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Attier - Fondation Sogolon

 

A TOUS LES NOYAUX

A TOUTES LES MERES

 

DE LA SOCIETE, DE LA NATION, DE L'HUMANITE

 

 

SPECIALEMENT A TOUTES LES FEMMES

MERE ET FILLE

 

A TOUTES CELLES QUI Y OEUVRENT

A TOUTES CELLES QUI S'Y RECONNAISSENT

A CELLES DANS LA DOULEUR OU DANS LA SOUFFRANCE

 

POUR LA MEMOIRE

POUR L'ESPOIR

PARTOUT ET POUR TOUJOURS, A TOUTES

 

QUE BIEN DE BONNES CHOSES

 

Puisse l'arbre etendre son ombre et porter ses fruits, 

Femme tu es cet arbre!

 

 

 

 

Avec le don de la vie d'Une Femme 

 

La Mère - Patrie

 

Mère de l'Empire et de la République du Mali: SOGHOLON

 

 

* Manding Ko Sèbè Mara

 

 

Seul le travail paie: il établit et delimite les frontières.

Un travail ne vaut pas plus qu'un autre tout comme
les civilisations, il n'y a pas de sot métier pour ne citer
que ceci:

Homme ou Femme,

Pour gagner la bataille de la prosperité, il faut lutter contre la paresse, l'oisivité,

enfin consentir l'effort contre l'ignorance, la perversité notamment de la corruption, de la rebellion en faisant la part entre assistance et dependance surtout en ce qui concerne les personnes physiques ou morales repentie,  émissaire,  abandonnée ou de quelque conviction,  de quelque profession. 

C'est un exercice mental, physique et de commodités même sociales. 

 

    

 

« Une démocratie ne se construit qu’autour des besoins du peuple »

 

un Homme, une Femme nommée Sogolon ou le sacrifice ultime d’une femme pour la nation de la diversité contre l’adversité, l’hospitalité contre l’hostilité, l’utilité contre l’absurdité nulle part ailleurs au monde.

Kéïta d’hier & d’aujourd’hui

 

Dans toutes les variantes de l'épopée de Soundiata, Sogolon Kondé joue un rôle important dans la naissance et la jeunesse de Soundiata Keïta. Dans la version rapportée par Wa Kamissoko, Sogolon est recherchée par deux frères chasseurs, Dan Massa Woulani (autrement dit Tiramakhan Traore) et Dan Massa Woulamba, les vainqueurs de Dô-Kamissa, la femme-buffle qui ravageait la région de Dô sous la forme d'un buffle sauvage1. À titre de récompense pour avoir mis fin à ce fléau, les deux chasseurs sont invités par les gens de la région à choisir une épouse parmi les jeunes femmes du pays. Mais, conseillés avant leur expédition par le patriarche des devins, les deux chasseurs demandent au roi du Dô, Dô Moko Niamoko Djata (« Djata, le guide des gens du Dô »), aussi appelé Gnèmo Diarra, ou encore Do Mansa Gnèmo Diarra, « Gnèmo Diarra, roi du Dô »2, de faire aussi sortir de sa case Sogolon Koudouman, malgré sa laideur exceptionnelle qui lui interdit a priori le mariage. Les deux frères emmènent Sogolon et vont la remettre au roi de Niani, Fara-Koro Makan Kègni (Naré Maghann Konaté dans la version de D. T. Niane3) qui l'épouse4. Elle lui donne six fils, dont Soundiata Keïta qui est le quatrième né, ainsi qu'une fille, Sogolon Kolonkan5

Après la mort de Fara-Koro Makan Kègni, Sogolon est exilée avec toute sa famille, dont Soundiata. Après plusieurs étapes, tous trouvent un accueil durable et bienveillant à Mèma (ou Nèma), auprès du roi Faran Tounkara10. Ils y résident jusqu'à l'arrivée de messagers venus du Manden pour demander secours à Soundiata, seul capable de tenir tête à Soumaworo Kanté, roi du Sosso, qui a conquis le Manden et le dépouille de ses richesses. Sogolon rencontre les messagers au marché et reconnaît leur origine aux variétés de légumes qu'ils sont venus vendre et qui sont typiques du Manden (le grand gombo, l'aubergine et le haricot ditmògòtigi, « le populaire ») : elle les amène alors au palais, où ils transmettent leur message à Soundiata et le pressent de rentrer au Manden11. Sogolon donne alors des indications à Soundiata qui lui permettent de prédire la tournure que prendra sa guerre contre Soumaworo en accomplissant un rite divinatoire devant unkarité mort ; Soundiata accomplit le rite, qui augure de sa victoire, et il décide de partir le lendemain. Dans la nuit, Sogolon meurt. Le lendemain, Soundiata veut l'enterrer sur place, mais le roi Faran Tounkara s'y oppose dans un premier temps, puis tente de lui faire payer le prix de la terre où la reine serait enterrée. Soundiata réplique à cette demande inique par une menace, et, sur l'avis de ses conseillers, le roi finit par accepter que Sogolon soit enterrée à Nèma12.

De La Femme-Bufflesse

 Ainsi que Les Champs puissent Fleurir d'Esperance

Kô tièma Sounsou ani Batièma Sounsou (kôtiguè nonkoma, batiguè nonkoma) San nana sounsou bé déhn – Ari san mana Sounsou bé déhn, Tama béré, So Ta, djata, kala ta Mandé, bèlè wa’so.

 

Les objectifs assignés à ce module rappelaient les droits de la femme et spécifiquement la femme malienne d’une part, et d’autre part quelques références et fondements de la participation de la femme

à la gestion des affaires publiques.

Les droits de la femme sont les mêmes dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen dans la

constitution du Mali en ses article 1 et 2.

Quant à la participation de la femme malienne à la gestion des affaires publique, les principales

références de positionnement ont fait allusion à Wagadou sous Sokna, le dernier sermon du prophete de l’islam et le saint coran notamment en tant que vetement, couverture, champs sur lequel il faut œuvrer pour soi-même suivant les prescriptions divines tels que jachere ou repos, s’eloigner des impuretés, s’adapter de l’indisponibilité féminine, sa versalité, ou encore en tant que partenaire au droit d’être nourrie et on comprend aisement qu’on ne se nourrit pas que de pain, d’être vetue convenablement pour interdire le blamable dont un cache un autre et se cache sous quelque chose d’autre, aussi de bien la traiter, d’être gentil avec, et de s’assurer qu’elle ne commette l’adultère préjudiciable à l’enfant, à la mère, à la société, et le choix des amies au sens de la mauvaise compagnie ou des relations douteuses, des pratiques insensées, absurdes, de dechéance, de corruption de sa nature or, mère de l’humanité et éducatrice et bien plus, tout comme la charte de Kourougan Fuga ou la charte de Mandé en 1236 à travers quelques articles bien avant la révolution ou plus vieux la masculinisation divine et la divinité partagée familiale, ou l’accès à la félicité ou le repos eternel était payant et onereux detenu par certaines qui s’approprient de la conscience et de l’être en terme d’exclusivité et d’exclusion, et l’absurde aberration qui touchait aux hommes de bonne dentition et enlevait aux femmes dont les marchands d’illusion turbulents destabilisateurs se jouent d’elles, ces millions de victimes des conflits imperialistes et expansionnistes d’exclusivité et d’exclusion, également ces tirrailleurs africains dits sénégalais en parlant de la résistance après l’appel de la radio sachant compter sur ces bras valides dans des procéssus, ainsi que la déclaration d’indépendance dudit nouveau monde d’après, les droits civiques du 20° siècle après le 18°, les droits de vote de 1948, et aussi aux différentes manifestations des femmes dans divers pays entre 1975 et 2006 qui a vu institutionnalisé la journée du 08 Mars et le 31 Juillet pour les femmes.

S’agissant de l’engagement des femmes dans la gestion des affaires publiques, quelques figures féminines de référence pour leur forte implication dans la vie publique à savoir :

- (A)Brakatal abashya et agar pour leur influence

- Sokna sept ans de règne

- Sogolon Kediou et Niéleni avnt la colonisation

- Mamo Traoré

- Awa Keîta pendant la période coloniale sans oublier les femmes qui ont joué un rôle prépondérant dans la révolte des cheminots de la Régie du chemin de fer Dakar Niger.

 

On retrace cette femme africaine, son identité, sa culture, sa dignité qu’on veut voler, violer, détruire sous pretexte …

Le modèle de femme africain, mère de famille, fondateur de nation exprimé et raclamé est combattu et corrompu par des maitres de science sans conscience qui s’imposent dans nos maisons, et imposent son diktat d’action, d’experimentation n’est ce pas qu’il faut extraire son or et comment et à quel prix.

Ils denaturent, violent et promettent troubles et bains de sang, contre des sueurs et des sangs d’un age à autre, dans sa sélection, sa domination, sa tyrannie et embrigandage…

 

un jour, deux frères chasseurs du royaume Dô, secoururent une vieille femme tenaillée par une grande faim, et pour les remercier, elle leur confia son terrible secret, c’était elle, le Buffle de Dô à queue d’or qui ne pouvait être maitrisé que par la générosité.

Ils se rendirent alors chez un sorcier qui leur prescrit le rituel du sacrifice du buffle. Les chasseurs exécutèrent les consignes du sorcier et évincèrent la bête.

Le patriarche des devins leur prédit pour les remercier, qu’en cette circonstance, toutes les filles du pays devraient être rassemblées sur la place du village, parées de leurs beaux atouts, et que celle qui manquera à l’appel, c’est elle précisément qui épousera et enfantera le sauveur du Mandingue.

Or la jeune fille en question Sogolon Koudouma, était d’une laideur repoussante, beaucoup furent effrayés par son apparence, bossue, difforme et affreusement répugnante. Le roi du Mandingue, Fara-Koro Makan Kégni, qui respectant la tradition, la prit pour femme.

De cette union naquit un garçon prénommé Sogolon Djata qui donna Soundjata Buffle -Lion

Sogolon Kondé

Page d'aide sur l'homonymiePour les articles homonymes, voir Kondé (homonymie).

Sogolon Kondé ou Koné, appelée aussi Sogolon Kèdjou ou Kèdjougou (« Sogolon la vilaine »), Sogolon Koudouman (« Sogolon la verruqueuse ») ou encore Sogolon Kondouto (« Sogolon la bossue ») en raison de son apparence laide et difforme, est la mère de Soundiata Keïta, le fondateur de l'empire mandingue en Afrique de l'Ouest au XIIIe siècle. Elle joue un rôle important dans l'épopée de Soundiata transmise par les traditions orales et qui mêle événements historiques réels et éléments légendaires. Dans l'épopée, Sogolon apparaît dotée de pouvoirs magiques et conseille son fils. Elle apparaît par la suite dans la postérité de cette épopée, notamment ses réécritures et adaptations sur divers supports.

 

 

Invité par les organisateurs de la première édition du festival historique du Manding du 22 au 24 octobre 2015, Me Amadou Tiéoulé Diarra, dans un style dont il a lui seul le secret, a émerveillé un public à qui, il aura marqué les esprits. Le thème qu’il a exposé de long à large était : «l’esprit de kurukanfuga et les impératifs de la construction démocratique ».

L’éminent conférencier a posé le problème à savoir le sens à donner à la rencontre de Kurukanfuga ? Ainsi, dira l’orateur que ce soit la charte de Kurukanfuga ou la charte du Mandé de Youssouf Tata Cissé ou des écrits des professeurs Joseph Ki Zerbo et Djibril Tamsir Niane, le dialogue est devenu un instrument qui a profondément marqué la vie sociale de l’époque.

Parlant de l’institutionnalisation de  Kurukanfuga

Le conférencier dira que la vie politique de l’époque a été dominée par la coexistence de plusieurs petits royaumes se situant dans le Mandé. La nécessité de planter douze lances au tour à tour devant Soundiata ainsi que la restitution simultanée de chaque lance a été établi. C’est ainsi que des corps et des ordres ont été créées en face de l’empereur. Ces états ces ordres ont désormais des représentants établis qui vont les défendre auprès de l’empereur.

consécration du dialogue comme fondement de notre société fixant les formes d’organisation

le conférencier a affirmé que le dialogue est devenu un instrument qui a profondément marqué la vie sociale de l’époque. En lieu et place de la négociation avec chaque  roi, on a trouvé l’initiative hardie d’amener les chefs à se retrouver en un lieu public en présence des populations des pays vaincus pour la construction de l’unité et de la paix.

La relation entre Kurukanfuga et Nous

 Beaucoup de chefs politiques de notre époque rêvent d’être de nouveaux Soundjata, Soumangourou, Askia, Kaya Maghan, Firhoun, Tiéba, Babemba, Biton, Monzon, Dah, Cheick Oumar TALL, Ahmadou Ahmadou!  Ils en sont même persuadés ! Le hic est que, cinquante ans après, la République se passe pour l’héritière des origines glorieuses traditionnelles.

De nos origines guerrières, personne ne conteste, et en tant que nation malienne, nous devons en tirer de l’orgueil. Tout peuple, tout individu, parfois, aime à retrouver dans son histoire des personnages exceptionnels dont les vertus et la gloire sont des repères.

Parmi les héros nationaux de notre histoire, il est permis de dire, qu’aucun n’a joué un rôle plus marquant que Soundjata.

En ce sens que son souvenir a foisonné et a vécu et continue de vivre et foisonner le continent africain. En effet, les traditions que Soundjata incarne sont diverses, parfois contradictoires, d’un lieu à l’autre, d’un temps à l’autre, ces traditions sont plus ou moins vives.

Malgré les grandes divergences entre les tenants de la Charte du Mandé de 1222 découverte par Youssouf Tata CISSE et ceux du kô autour de la Charte de Kurukanfuga, elles sont révélatrices de l’actualité de la revendication de notre passé traditionnel en matière des droits de l’homme.

A preuve, deux instruments régionaux africains l’attestent. En effet, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples adoptée en 1981 et entrée en vigueur en 1986 exprime cette préoccupation dans son préambule en ces termes : « Tenant compte des vertus de leurs traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser leurs réflexions sur la conception des droits de l’homme et des peuples ».

Plus récemment les Chefs d’Etats Africains   ont réaffirmé notre attachement à nos cultures africaines à travers certaines dispositions-clés de la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance entrée en vigueur en 2007 et ratifiée par le Mali  en Mars 2013. C’est ainsi que l’Article 27-9 stipule « Mettre à profit les valeurs démocratiques des institutions traditionnelles ». De même  l’Article 35 est plus précis. Il stipule : « Vu le rôle primordial des autorités et organisations traditionnelles, en particulier au niveau des communautés rurales, les Etats parties s’efforcent de trouver les moyens appropriés d’accroître leur intégration et leur performance dans un cadre plus vaste du système démocratique ».

Le sentiment « national » de l’époque de Soundjata qui était le fait d’un nom commun (Mandé), d’un Empereur commun, d’intérêts communs, de  la conscience d’une origine commune, de la fierté d’une histoire commune, est-il le même que nos modernes sentiments nationaux ?

Notre ‘’moderne sentiment national’’ fait-il de la République une conviction politique profonde ou un simple rhétorique ?

La renaissance de la 3e République a mis à l’honneur le recours à la tradition mais dans un contexte d’achèvement total d’une mutation de l’Etat-providence à l’Etat néolibéral où les entreprises publiques même classées stratégiques ont été soit privatisées soit libéralisées. Or, Kurukanfuga est un contexte communautaire !

Renaissance africaine mais dans un contexte d’économie de marché. Malgré les reformes imposées il est honnête de  dire que nous résistons. La preuve supplémentaire de cette résistance c’est le 1er festival du Mande.

 

Bissidi Simpara

Source: Sirène

 

 

UN MALI

DES MALIENS

Du Sacrifice ultime de la Mère de l'Empire et de la République du Mali

 

nommée Sogolhon*Prière de l'Absent

 

N’offensez jamais les femmes, nos mères

Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.

La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Font partie de la classe d’âge, les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives. Les Kangbès (classe internationale entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés à participer à la prise des grandes décisions concernant la société. Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.

Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.

Il est institué entre les Mandenkas, le Sanankuya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyoya (forme de totémisme). En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits, la tolérance et le chahut doivent être le principe.

L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous. La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.

N’offensez jamais les femmes, nos mères. Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari. Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements. Tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l’on n’a pas eue et la parole qu’on a prononcée sans contrainte aucune. On leur doit respect et considération.

Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l’ami et de l’associé.

Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.

Ne faites jamais du tort aux étrangers. Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.

Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités. Respectons le droit d’aînesse. La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur. Le taureau confié ne doit pas diriger le parc. La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelque soit le nombre des candidats. Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans. La dot est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour son père et sa mère.

 

Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez–vous les uns les autres. Le désigné grand chef des cérémonies et médiateur principal du Mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes les tribus,

Venons en aide à ceux qui en ont besoin. La quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien. Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres. Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.

 Assouvir sa faim n’est pas de vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.

Le désigné chef des chasseurs est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous. Avant de mettre le feu à la brousse ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.

Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures, libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.

Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est chargé de l’application stricte

 

 

Pour gagner la bataille de la prosperité, il faut lutter contre la paresse, l'oisivité,

enfin consentir l'effort contre l'ignorance, la perversité notamment de la corruption, de la rebellion en faisant la part entre assistance et dependance surtout en ce qui concerne les personnes physiques ou morales repentie,  émissaire,  abandonnée ou de quelque conviction,  de quelque profession. 

C'est un exercice mental, physique et de commodités même sociales. 

 

 

Soundiata Keïta

Soundiata Keïta

Titre

Empereur du Mali

12351255

Prédécesseur

Dankaran Toumani1

Successeur

Mansa Oulé

Biographie

Dynastie

Keïta

Nom de naissance

Sogolon Diata Konaté

Date de naissance

20 août 11902

Lieu de naissance

Niani (Royaume du Manding)

Date de décès

1255

Lieu de décès

Rivière Sankarani3
(Empire du Mali)

Père

Naré Maghann Konaté

Mère

Sogolon Kondé

Enfant(s)

Oulé
Ouati
Khalifa
Plusieurs autres filles

Religion

Sunnisme4,5

modifier Consultez la documentation du modèle

Sogolon Diata Keïta, plus connu sous le nom de Soundiata Keïta6, né le 20 août 1190 à Niani dans la région de siguiri (au Royaume du Manding, en actuelle Guinée) et mort en 1255, est un souverain mandingue de l'Afrique de l'Ouest médiévale, fondateur de l'Empire du Mali.

Fils du roi Naré Maghann Konaté et de sa seconde épouse Sogolon Kondé, il est couronné sous le nom de Mari Diata Ier et règne aux alentours d'entre 1235 et 1255.

L'histoire de Soundiata est essentiellement connue par l'épopée racontée de génération en génération jusqu’à nos jours par les griots ainsi que les savants, et est ainsi analysée par Seydou Camara :

« Cette « épopée » aux tonalités légendaires est un mélange de souvenirs réels et de motifs de conte ; c'est, autrement dit, une construction littéraire qui évoque l'histoire locale parasitée par le thème universel du héros classique7 »

Sommaire

Biographie

Origines familiales

Naré Maghann Konaté était un roi du Manding, petit royaume d’Afrique de l'ouest (situé dans l'actuelle Guinée). Il reçut un jour la visite d’un chasseur devin qui lui prédit qu’une femme laide lui donnerait un jour un fils qui deviendrait un grand roi. Naré Maghann Konaté était alors déjà marié à Sassouma Bereté et avait un fils, Dankaran Toumani.

Pourtant, selon la prédiction faite quelques années plutôt, les deux frères Traoré, chasseurs venant du pays de Do, lui présentent une femme laide et bossue, Sogolon Kondé (Sogolon Kedjou ou Sogolon « la vilaine »8), que le roi épouse.

Enfance et exil

Cette deuxième épouse donne donc naissance à un fils baptisé « Diata » ou « Djata ». L'additif « Sogolon », marque son appartenance matriarcale, dans le but de le distinguer de tout homonyme. Cet ajout est également le fait de son infirmité. En effet, la tradition orale rapporte que Soudiata est né paralysé et qu'il marcha à quatre pattes jusqu'à l'âge de sept ans2). Or, selon les coutumes mandingues, si plusieurs enfants d´une même famille ont le même prénom ou qu'un enfant porte une caractéristique un peu spécifique (un handicap ou une réputation par exemple), ces enfants ajoutent le nom de leur mère à leur prénom. Le prénom de Sogolon Diata signifie ainsi « Diata, fils de mère Sogolon ». Cela devint par diminutif « Soundiata ».

À la mort de Naré Maghann Konaté en 1218, son premier fils, Dankaran Toumani, prend le pouvoir malgré la volonté du roi défunt de respecter la prédiction. Soundiata et sa mère, qui avait entre temps donné naissance à deux nouvelles filles et avait adopté le fils de la troisième femme de Naré Maghann Konaté, furent donc l’objet permanent du mépris du nouveau roi et de sa mère.

Après un affront contre sa mère, Soundiata, à l’âge de sept ans, réussit à se lever et recouvrit miraculeusement l’usage de ses jambes lorsqu’il toucha le bâton royal. Mais la haine de Dankaran Toumani et de Sassouma Bereté conduisit Soundiata, sa mère et ses sœurs à l’exil au Royaume de Mena.

Soumaoro Kanté, roi du Sosso, attaque ensuite le royaume du Manding. Dankaran Toumani, craignant pour sa vie, finit par fuir vers Kissidougou (en actuelle Guinée). Selon la tradition, Soumaoro mena une dizaine d’expéditions au cours desquelles il massacra onze des fils de Naré Maghann Konaté, sauf Soundiata.

Retour d'exil sous le nom nouveau de Keïta

Les habitants du Manding allèrent donc ensuite chercher Soundiata dans son exil et lui demandent de prendre son héritage soit: « Kien » (héritage) et « Ta » (prendre), qui est devenu « Kienta » (prends ton héritage) et par la suite « Keïta ».

Le jeune prince devient rapidement très populaire auprès des Mandingues qui espèrent qu’il chassera un jour les envahisseurs du Sosso. Sa popularité croissante inquiète Soumaoro, le roi du Sosso, à qui des sorciers ont prédit : « Ton vainqueur naîtra au Mali ». Pour échapper à sa vengeance, Soundiata se réfugie chez un souverain voisin et ami, régnant au sud de son pays. Là, il attend le moment favorable pour libérer son royaume.

Soundiata était aguerri dès son plus jeune âge à la chasse, au tir à l’arc et fut mithridatisé contre les poisons. Il vécut pendant des années avec l’idée de se venger du massacre de sa famille. Un jour, un émissaire lui apprend la révolte des Mandé (ou mandingues) contre Soumaoro Kanté.

Il rassemble ses guerriers (selon les traditions orales, il aurait organisé une armée composée de dix mille cavaliers et de cent mille fantassins), conquiert le Fouta-Djalon, et lance des attaques sur le Sosso. Sa soeur Djegue, que Soumaoro Kanté avait épousé de force, s'enfuit et, selon la légende, alla apprendre à son frère que « seule une flèche portant un ergot de coq blanc pourra tuer le roi du Sosso ». Soundiata fait le nécessaire avec le secours des magiciens attachés à son service.

Rassemblant les armées de différents petits royaumes en lutte contre le Sosso, Soundiata Keïta forma une armée et réussit à vaincre l’armée de Soumaoro Kanté en 1235 à la bataille de Kirina, qui finit par disparaitre dans une montagne à Koulikoro.

Fondateur de l'empire du Mali

 

 

Soundiata Keïta réunit tous les royaumes pour constituer l’Empire du Mali. Il est proclamé « Mansa » ce qui signifie « Roi des rois », et établit sa capitale à Niani, sa ville natale (aujourd’hui un village en haute Guinée). Lors de son intronisation, la confrérie des chasseurs du Mandé proclame la Charte du Manden, qui abolirait l'esclavage et serait l'une des premières déclarations des Droits de l'homme (il existe une controverse à ce sujet).

Vers 1240, le roi Soundiata s’empare de Koumbi-Saleh, capitale du Ghana, et détruit la ville. Il prend alors le titre d’empereur et envoie ses lieutenants conquérir le Bambouk.

Soundiata est présenté comme un grand administrateur qui développe le commerce, l’exploitation de l’or et des cultures nouvelles (introduction du cotonnier). Il organise politiquement et administrativement les peuples soumis, en implantant une solide organisation militaire. Les chefs de ses armées sont installés comme gouverneurs de province. Soundiata, outre ses exploits guerriers, est connu pour sa sagesse. Sa tolérance permet la coexistence pacifique de l’islam et de l’animisme dans son Empire.

Soundiata Keïta meurt en 1255, noyé dans les eaux du Sankarani pour les uns, tué d’une flèche par traîtrise (ou accidentellement) lors d’une fête à Niani selon les autres. À sa mort, l’empire du Mali s’étend de l’Atlantique au Moyen Niger, et de la forêt au désert.

Famille

Unions et descendances

Soundiata Keïta durant l'assemblée constitutive.

Soundiata Keïta a eu trois fils qui se sont succédé sur le trône de l’Empire du Mali :

Les successeurs de Mansa Oulé, Ouati, Khalifa et Aboubakari, manqueront d’autorité et laisseront régner l’anarchie dans l’Empire.

Ancêtres  Soundiata Keïta

 Naré Maghann Konaté

 Sogolon Kondé

 

 
 
 

L'épopée de Soundiata

Article détaillé : Épopée de Soundiata.

Une épopée se développe rapidement à partir de la vie réelle de Soundiata Keïta : diffusée et transmise par tradition orale, elle se ramifie en plusieurs variantes dans les différentes régions d'Afrique de l'Ouest. Au cours du XXe siècle, elle est mise par écrit et commence à être mieux connue au plan international.

Hommages et postérité

  • Les Badou Sakho depuis Bakel font encore aujourd’hui des sacrifices à la mémoire de Soundiata, qui selon la légende se serait métamorphosé en hippopotame.
  • Dans sa chanson Sundjata, Tiken Jah Fakoly (dont son ancêtre, Fakoly, fut l'allié de Soundiata et neveu de Soumaoro Kanté) rend hommage à Soundiata Keïta.

Annexes

Notes et références

  1. Prédécesseur en tant que Faama (roi), mais en tant que Mansa (roi des rois, l'équivalent de l'empereur), Soundiata est le premier.
  2. a et b Soundiata Keïta, fondateur de l'empire du Mali — cultures-maliennes
  3. Il serait mort dans sa vile natale de Niani selon d'autres sources.
  4. (en) SUNDIATA
  5. Certaines sources affirment également qu'il pratiquait les religions traditionnelles.
  6. Également appelé Sundiata, Sunjata ou encore Soundjata.
  7. Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 770
  8. Appelée également la bossue ou encore la femme-buffle.

Bibliographie

Histoire

  • Djibril Tamsir Niane, « Soundjata ou l'Epopée Mandingue », 1960, éd. Présence Africaine
  • Djibril Tamsir Niane, « Le Mali et la deuxième expansion manden », in Histoire générale de l'Afrique, IV, L'Afrique du XIIe au XVIe siècle, chapitre 6, UNESCO/NEA, 1985, rééd. UNESCO/Edicef/Présence Africaine, 1991
  • Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, La Grande Geste du Mali. Des origines à la fondation de l'Empire, Paris, Karthala, 1988, 2e édition 2007.
  • Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du Mali (La Grande Geste du Mali, tome 2), Paris, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 1991, 2e édition 2009.
  • Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 770
  • Jan Jansen, Épopée, histoire, societé - Le Cas de Soundjata, Mali et Guinée, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 2003

Littérature

Filmographie

L'épopée de Soundiata

Personnages principaux

Naré Maghann KonatéSogolon KondéSoundiata KeïtaBalla FassékéSassouma BeretéSoumaoro KantéTiramakhan TraoreFakoli Doumbia

Lieux principaux

MandéNianiDakadjalanNiger (fleuve)KoulikoroSankarani

Éléments historiques

MandinguesEmpire du MaliRoyaume de SossoBataille de KirinaCharte du MandenConfréries de chasseurs en AfriqueCaste au Mali

Griots et traducteurs

Mamadou Kouyaté (griot) et Djibril Tamsir NianeWa Kamissoko et Youssouf Tata CisséBazoumana Sissoko

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                                                      Introduction :

 

L’étude des sociétés africaines avant la fin du XVe siècle montre que plusieurs grands foyers de civilisation ont émergé à l’intérieur du continent au cours des siècles. Même si le développement de ces civilisations ne fut pas uniforme, il faut cependant souligner la remarquable vitalité politique qui s’est manifestée tout au long des siècles par la recherche permanente des meilleures formules de vie commune et de gouvernement.

C’est à partir du VIIe siècle que l’Afrique au sud du Sahara est mieux connue, du fait de l’arrivée des Arabes, remarquables géographes.

En dehors de l’Egypte et des royaumes d’Aksoum et de Nubie, le reste de l’Afrique n’était pas très bien connu du reste du monde.

A partir de 642, les Arabes qui étaient en Egypte vont pénétrer vers le Maghreb et de là descendre vers le sud. C’est en ce sens que la conquête Arabo-islamique peut-être considérée comme un phénomène majeur non seulement pour l’Asie et l’Europe, mais encore pour l’Afrique.

Par delà le trafic d’esclaves auquel les Arabo-berbères se livrèrent sur la côte orientale et à travers le Sahara, l’essor de la conquête Arabo-islamique a donné néanmoins à l’Afrique noire, l’une de ses principales religions et a transformé d’une certaine manière le paysage socioculturel du continent.

L’Afrique a vu naitre plusieurs ensembles politiques et ceux-ci, grâce à une économie diversifiée et à une culture brillante, ont rayonné vers l’extérieur. Cet essor, fondé sur un cadre géopolitique particulier décline à partir du XVIe siècle.

L’espace géographique qui englobe toute la région de la boucle du Niger, depuis les frontières avec le Sahara au nord et celles avec la forêt au sud, a été témoin d’une civilisation qui s’y est développée depuis le VIIIe siècle. C’est le Soudan occidental, espace que les voyageurs arabes appellent le Bilad as Sudan ou pays des Noirs. Cette civilisation dont le commerce à longue distance a été un des soubassements, a eu comme conséquence l’organisation de puissants états. L’esclavage, jusque là inconnu, prend une importance croissante, sans compter diverses autres formes de dépendances.

Cette civilisation a vu naître les premières agglomérations importantes qui aient mérité le nom de villes.

Il s’agit vraisemblablement de la réponse du monde noir au défi du monde berbère qui a pris une nouvelle forme au VIIIe siècle, quand les musulmans, à peine maîtres de l’Afrique du nord, ont organisé le commerce transsaharien. Celui-ci visait avant tout l’or soudanais qui va animer l’économie du monde méditerranéen et même de l’Europe entière avant que les mines d’Amérique n’entrent en scène au XVIe siècle.

Les Sahariens vendront aux noirs le sel de leurs mines, ainsi qu’une quantité croissante d’objets manufacturés et de biens culturels venant du Maghreb désormais islamisé.

Cette civilisation soudanaise a donné naissance aux puissants empires du Soudan Occidental : Le Ghana, le Mali et le Songhay.

 

 

 

                                                    L’Empire du Mali 

 

Organisation sociopolitique né sur les bords du Niger supérieur, les provinces qui à l’origine composaient le berceau originel de l’Empire n’avait aucun lien politique entre elles, sinon leur allégeance au pouvoir de l’empereur du Ghana.

C’est à partir du XIIIè siècle que l’on voit émerger dans cet espace du Soudan occidental, une formation politique, en l’occurrence l’Empire du Mali qui, progressivement impose sa puissance dans toute la région, et atteint son apogée au XIVè siècle.

En ce sens, on peut dire que l’empire du Mali succède à celui du Wagadu, plus connu sous le nom de Ghana.  Depuis le VIIIe siècle, l’empire soninké du Ghana entretient des échanges avec les populations sédentaires aux confins du Sahel, mais aussi les nomades berbères du Sahara : des produits vivriers et des esclaves, contre des chevaux, du sel, et des produits manufacturés venus du Maghreb.

Par suite de l’assèchement progressif des zones du Sahel, les populations se replient vers le sud plus humide. A ce fait, il faut ajouter la poussée des populations arabo-berbère (le mouvement almoravide) dont la confrontation avec le Ghana sonne le début du déclin de cette formation politique.

Ainsi, dès le XIe siècle, deux royaumes commencèrent à émerger à côté du Ghana : le Sosso et le Mandé. Ils s’affrontèrent pour la domination du champ politique laissé vacant dans cet espace du fait de la faiblesse du Ghana. Le XIIe siècle est de ce fait une période de lutte pour l’hégémonie politique.

Au Nord, le royaume de Sosso dirigé par Sumaworo Kanté (roi magicien) semblait, par sa puissance, devoir prendre la relève du Ghana et s’imposer au Soudan occidental.

Le Sosso, considéré comme l’héritier du Wagadu Ghana, conquiert les petits royaumes voisins et au XIIIe siècle sous la direction de Sumaworo, constitue une armée très disciplinée. Il afficha alors sa volonté d’expansion en cherchant à contrôler les mines d’or du Bouré, s’attaquant ainsi au Mandé situé plus au sud, d’où il pouvait en même temps se ravitailler en esclaves.

Le conflit entre le Sosso et le Mandé s’achève par la victoire du dernier dont les souverains, convertis à la religion musulmane depuis le XIIe siècle, se sont appuyés sur les richesses de leur régions (les mines d’or du Bouré étaient localisées dans l’espace Mande, et cette région, beaucoup plus arrosée bénéficiaient d’une agriculture assez riche) et sur l’organisation sociale commune à leurs différents clans, pour centraliser les différentes formations politiques de l’espace Mande autour d’un seul pouvoir.

Composé de trois provinces (celle de Do dirigé par le clan Condé, celle du Bouré dirigée par les Camara, et celle du Kri, dirigée par les Keita) le Mandé ou Manden, réussit à s’unifier autour du leadership des Keita pour faire face aux attaques du Sosso de Sumawoaro Kanté.

On peut alors dire que c’est pour répondre aux attaques répétées du Sosso que le Mande fit son unification politique.

A noter : l’élément nouveau qu’est la conversion à l’islam du chef du clan qui aura la charge d’amorcer l’unification (le clan des Keita). En fait c’est le début de la progression de l’Islam, puisque les Keita, après leur victoire sur les autres clans se convertissent à l’Islam et cherchent à défaire les liens de vassalité qui lient le Manden au Ghana.

 

(DIA 10) Au début du XIIIe siècle, le héros légendaire des Mandenka (les habitants du Mali), le célébre Sundiata Keita était le chef de l’association traditionnelle des chasseurs, (le «Simbong »grand maître chasseur, associé à tous les cultes du pays.) C’est Sundiata qui, selon le légende a pu venir à bout de la puissance du Sosso, dont le souverain Sumaworo Kanté est appelé le « roi Magicien ».

En fait, la lecture que l’on peut faire de ces évènements  c’est la victoire des forces musulmanes sur celle de la religion traditionnelle. Sumaworo est présenté comme le représentant de la  religion des terroirs, alors que le Mandé sous la direction de chefs islamisés réussit enfin à venir à bout du travail entamé depuis le milieu du XIe siècle par les Almoravides.

(voir l’ouvrage de Djibril Tamsir Niane , Sundiata où l’épopée mandingue , qui est en fait la restitution sous forme d’épopée de l’histoire du Mali racontée par les Jeli de la société Manden).

 

C’est donc à partir du XIIIe siècle, vers 1235, que le Mali émerge comme la principale formation étatique du Soudan Occidental.

Sundiata Keita en est le fondateur, puisque c’est sous sa direction que les armées du Mande vinrent à bout  de celle du Sosso.

 

 

                                 Sundiata Keita fondateur du Mali 

 

Il occupe une place très importante dans l’histoire traditionnelle du Mali.

Fils de Naré Famaghan (1218-1230) et de Sogholon Konté surnommée Kédiougou (la vilaine). Sundiata est née infirme et n’a pu marcher qu’à l’âge de sept ans. Il eut une enfance très difficile. Persécuté par le souverain régnant (en fait son demi-frère), il s’enfuit avec ses proches assez loin de la cour et ce fut le début de longues années d’exil. Il ne revint qu’au moment de la coalition du peuple Mande contre le Sosso, quand des messagers du Manden vinrent le chercher depuis sa retraite de Mema.

A la tête des troupes du Mande, Sundiata battit les armées de Soumaworo lors de la célébre bataille de Kirina, lieu situé entre Bamako et Kangaba.

Il s’empara du Sosso et de ses dépendances (le Bagana, le Nord du Bélédougou, le Ouagadou, le Bakhounou, et la cité de Koumbi (ancienne capitale de l’empire du Ghana)

Le sentiment national mandé qui avait été à la base  du conflit, donnait ainsi naissance à un état. D’autres campagnes dirigées vers l’ouest, annexèrent bientôt la deuxième grande région de l’or du Soudan : le Bambouk.

Secondés par de valeureux généraux, Sundiata soumit pratiquement tous les pays qui avaient été sous la domination du Ghana.

Tiramaghan Traoré, un de ses généraux, fut envoyé dans le Jolof (qui se trouve dans l’actuel Sénégal) pour combattre le souverain qui avait arrêté une caravane de commerçants envoyés par Sundiata pour acheter des chevaux. Après avoir vaincu le roi du Jolof, Tiramaghan poussa les opérations jusque dans le Boundou et la basse Gambie.

 

C’est à Sundiata que revint le mérite d’avoir mis en place les fondements du nouvel empire dont il assure l’organisation administrative et militaire. La population est répartie en 30 clans : 16 clans d'hommes libres; 4 clans de griots; 5 clans maraboutiques, et 5 clans d'artisans. Pour rassembler ces clans, il instaure le système de parenté à plaisanterie.

On lui attribue la codification des coutumes et des interdits qui régissent encore les rapports entre clans Mandenka, mais aussi entre ces derniers et les autres clans de l’Afrique de l’Ouest.

Un vigoureux effort d’intégration des peuples fut initié par le nouveau souverain dans cet empire pluriethnique.

A Kurukanfugan, plaine située non loin de Kangaba, les chefs Mandé firent acte d’allégeance à Soundiata qui fut auréolé du titre de Mansa (roi des rois)  et une charte fut élaborée. Certains n’hésitent pas, faisant référence à cette charte,  à parler de constitution de l’empire du Mali.

Tous les chefs du Mandé étaient d’accord pour garantir aux populations toutes les libertés.

Les droits et devoirs de chacune des ethnies associées furent arrêtés. C’est pourquoi les traditionnistes du Mali disent que Soundiata « partagea le monde ».

La charte reproduisait le schéma des couches sociales de chaque région dont la personnalité était reconnue.

L’Empire avait une administration assez souple puisque le souverain respectait les institutions des provinces conquises ; c’était plutôt une fédération de royaumes ou de provinces.

Il met en place deux gouvernements militaires au Nord à Soura et au Sud à Sankaran

De Kangaba, la capitale du Mali fut transférée à Niani situé plus au sud, loin de la zone de turbulence des peuples nomades du Sahel et confinant à la forêt d’où venait l’or, la cola, l’huile de Palme et où les commerçants Mandenka allaient vendre des cotonnades et des objets en cuivre. (Ibn Battuta  et Al Omari visitèrent la ville de Niani)

La ville avait une population cosmopolite, car toutes les provinces et tous les corps de métiers s’y faisaient représenter. Soundiata la déclara terre d’empire ou patrie commune à tous les peuples.

Avec lui, l’histoire du Mandé va tourner autour de trois éléments : la Terre,(l’exploitation de ses richesses) puisque le Mali était avant tout un pays agricole ; le commerce sous toutes ses formes  (le Mali prenant ainsi le relai du Ghana son prédécesseur) et les guerres de conquête.

D’ailleurs c’est au cours d’une guerre contre un chef peul du Wasoulou que soundiata meurt noyé dans le Sankarani. (Il se serait transformé en hippopotame qui depuis, est devenu le totem des Keita).

 

                                          Le XIVe siècle et l’apogée de l’Empire

 

Il faut dire que vers la fin du XIIIe siècle, le Mali avait connu une période d’instabilité politique à la suite de la quelle le pouvoir échut à un esclave affranchi de la famille royale qui par son habileté réussit à rétablir l’autorité et à agrandir l’empire. Il reprit les conquêtes, soumit les tributs touaregs, raffermit l’autorité du Mali sur la vallée du Niger et se rendit maître de Gao.

Vers 1303, un neveu de Soundiata arrive sur le trône du Mali et se rendit célèbre par sa tentative d’exploration de l’Océan Atlantique. Se refusant à croire que la mer fut sans limites, Aboubakar (Bakary II) avait fait équiper deux cents navires remplis de vivres et les avait envoyés en exploration. Cette première expédition ayant échoué, le Mansa lui-même fit équiper dit-on deux milles navires et à la tête de cette armada, il tenta de voguer vers l’Amérique du Sud. On ne le revit plus.

Si pour les traditionnistes du Mali, la figure de Soundiata domine largement les récits du passé, le monde musulman du XIVe siècle apprend par contre l’existence de cet empire par le biais d’un de ces dirigeants Kankou Moussa, qui fit le pèlerinage aux lieux saint de l’islam.

Mansa Moussa fut le plus connu des empereurs du Mali et à partir de son règne (1312 -1332), le Mali commence à apparaître sur les cartes européennes.

Portrait de Mansa Moussa sur une carte datant de 1375

 

(Diap. 19) Musa qui était monté au pouvoir en 1312, fit un pèlerinage remarquable à la Mecque. A son passage au Caire en 1324, il distribua tellement d’or que le métal précieux perdit de sa valeur pendant plusieurs années. Le prestige du Mali franchit ainsi les limites du Soudan. Il faut noter que ce pèlerinage ne doit pas être considéré comme un simple geste pieux de la part d’un monarque. Il s’agissait d’un acte politique, économique et culturel de grande portée.

 

Il ramena de la Mecque de nombreux savants et lettrés qui l’aidèrent à propager l’islam à Tombouctou, Gao et dans le reste de son empire. Il faut dire que l’islam s’accommodait aussi de pratiques animistes et que la majorité de la population était demeurée animiste, ce que le Mansa tolérait sous réserve de l’obéissance et du versement du tribut.

Kankou Moussa ramenait aussi de son prestigieux voyage, un poète architecte originaire de Grenade, Abou Issak dit Es Saheli. Ce dernier fut le maître d’œuvre de plusieurs mosquées et maisons. Il fit construire à Tombouctou, la grande mosquée de Djingerayber, ainsi qu’une résidence, grande salle carrée, surmontée d’une coupole avec des murs enduits de plâtre et ornés d’arabesques.

Bâtisseur, Mansa Moussa a laissé son empreinte sur toutes les villes soudanaises par ces monuments de terre battue hérissée de bois. Les mosquées de Djenne et de Tombouctou sont les prototypes de ce qu’il est convenu d’appeler le style soudanais.

 

Bientôt l’influence du Mansa s’étendit à tout le Sahara. Des liens furent noués avec l’Egypte et le Hedjaz. Sur le plan économique, le roi sut développer les rapports entre ses états et le proche orient.

Avant le pèlerinage de Moussa, le Mali ne pratiquait le commerce à longue distance qu’avec le Maghreb. Kankan Moussa chercha d’autres débouchés et d’autres fournisseurs.

 

Du point de vue culturel, le pèlerinage se révéla d’une grande importance pour le Mali, puisqu’il a été à la base de la naissance d’une civilisation Arabo-Malienne sur les bords du Niger. Les lettrés, architectes, juristes et marabouts ramenés du proche orient se fixèrent dans la capitale du pays (Niani) ainsi qu’à Tombouctou. C’est dans ce cadre que naquirent des écoles comme celle de Sankoré qui firent la reommée de Tombouctou au XIVe et XVe siècles.

Après avoir bien assis son autorité, les armées du Mansa s’enfoncèrent vers l’Ouest, où elles atteignirent le fleuve Gambie et les marches du Tékrour(le Sénégal actuel).

C’est sous le règne de Kankou Moussa que le Mali atteint son apogée. Il s’étendait alors de l’Océan Atlantique à  l’Est de la boucle du Niger, et de la zone forestière au sud, aux salines de Teghazza au nord. Il englobait ainsi les actuels états du Mali, du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Conakry, de la Guinée Bissau, de la Mauritanie et une grande partie de la côte d’Ivoire. L’empire contrôlait les placers aurifères du Bouré, du Bambuk, de la Falémé et les salines du nord. L’une des conséquences les plus importantes des conquêtes fut l’expansion de la langue Malinké  dans tout l’ouest africain.

Les successeurs de Kankou Moussa eurent de la peine à maintenir longtemps un empire aussi vaste couvrant toute l’Afrique de l’Ouest soudano-sahélienne.

 

 

                                             La civilisation Mandenka

 

L’empire du Mali a englobé dans un même ensemble politique, divers peuples et ethnies :

  • Nomades et Eleveurs : les Mesufa ces grands nomades sahariens occupaient l’espace allant des salines de Teghazza à la ville de Walata, grands carrefour malien du commerce transsaharien. C’étaient les principaux agents du commerce du sel et les guides des caravanes reliant le Maghreb au Soudan. Les Berbères Lemtouna, Sanhadja et Godala étaient plus à l’Ouest et occupaient le pays correspondant à l’actuel Mauritanie. Ils exploitaient les mines de sel d’Idjil. Les Touareg se retrouvaient entre Walata et la boucle du Niger. Ce vaste domaine était sous le contrôle du commandement militaire du soura farin.
  • Les Sahéliens : c’est dans la zone du sahel que se trouvaient les villes septentrionales du soudan. Ce sont les cités du Tékrur, Awdaghost, Kumbi, Walata et Tombouctou. De l’embouchure du Sénégal jusqu’à la boucle du Niger, nomadisaient les fulbé, qui pratiquaient la transhumance sur des parcours restreints, tandis que  Toucouleurs, Soninké et Songhoy, islamisés depuis au moins le XIe siècle vivaient dans de gros villages. La facilité de communication offerte par ce pays sans relief a favorisé la création de villes nouvelles et d’une culture commune, même si les peuples concernés ne parlaient pas la même langue.
  • Les peuples de la Savane : D’ouest en Est, nous avons les Wolof, les Mandenka, les Bambara. A cela, il faut ajouter les populations sur la côte entre la Gambie et le Rio Grande où des communautés d’agriculteurs (Beafadas, Balante, feloup Bainounk,) ont été encadrées par les Mandenka de l’Ouest.
  • A l’intérieur de la boucle du Niger, au niveau de l’ensemble montagneux du Hombori, vit le peuple Dogon (accroché aux flancs de la falaise de Bandiagara) dont la culture est l’une des plus étudiée  (du moins dans une perspective ethnologique). Il semble que les souverains mandingues eurent peu d’emprise sur les populations Dogon, du fait de la difficulté d’accès de leur site d’habitat certainement.

 

Cet empire multiethnique dans le cadre duquel ont évolué ces populations soudano-sahéliennes, a permis par le biais de ses structures de fonctionnement de renforcer les points communs et d’atténuer les divergences entre elles. 

 

-         La religion : Empire islamisé par le fait que son souverain était musulman. Cependant, la ferveur religieuse que l’on pouvait noter (les pèlerinages des souverains), cachait mal une certaine ignorance des préceptes enseignés par l’islam.

En fait, les groupes les plus profondément islamisés étaient les commerçants soninkés et Dioula qui étaient depuis très longtemps en contact avec l’islam.

Les réseaux commerciaux qu’ils mirent en place et qui maillèrent tout l’espace relevant de cet empire furent à coup sûr un des plus puissants facteurs d’intégration du Mali.

 

  • Organisation politique et administrative : Gouverner cet immense empire dont les chroniqueurs de Tombouctou (Mahmud Kati dans le Tarikh El Fettach) disait qu’il renfermait 400 villes, n’était pas chose aisée. Le Mali était donc un état très décentralisé, ce qui présentait des avantages mais aussi des inconvénients dont le pouvoir souffrit. Il y’avait une organisation en trois paliers : d’une part, le noyau central soumis à une administration directe, avec des provinces subdivisées en canton (les Kafou) et en villages (les dougou). Autour du noyau central, il y’avait les royaumes qui étaient gouvernés par leurs chef traditionnels, le Farim , représentant du roi, servant alors de ministre résident. A son apogée au XIVe siècle, il y’avait une douzaine de provinces ayant ce statut dans l’empire. Le troisième palier était constitué par les royaumes subordonnés qui n’étaient pas organiquement et constamment reliés avec le centre, mais qui reconnaissaient l’hégémonie de l’empereur et le signifiait en expédiant régulièrement des présents.
  •  L’économie dans le Mali reposait essentiellement sur :

Ibn Battuta a insisté sur l’abondance de vivres au Mali où le voyageur selon lui n’avait       pas besoin de faire des provisions, car à chaque village, il trouvait des vivres en quantité. La culture du coton y était aussi largement répandue. L’empire du Mali qui couvrait plusieurs zones agro-écologiques, le Sahara, le Sahel, le Soudan et touchait à la zone forestière, avait des productions agricoles très variées. Les cultures les plus répandues étaient les céréales, le mil. Le coton, une des grandes spécialités du Mali, était aussi cultivé. L’élevage était surtout pratiqué dans les zones sahélienne et saharienne. Au nord de nombreux chameaux étaient élevés pour le transport du sel depuis les salines du nord vers le sud et pour le commerce transsaharien très demandeur de chameaux. Les Mandéka pratiquaient aussi la pêche. Le Joliba (nom local du fleuve Niger) est un fleuve très poissonneux.

L’empire contrôlait alors les placers aurifères du Bouré du Bambuk, de la Falémé, ce qui en fit un très grand producteur de métal précieux. Il faut dire que, l’or, sauf dans les régions minières était très peu utilisé dans les transactions locales. Il était surtout la chose des Mansa et des riches marchants Mandenka ou arabo- erbères. L’or, le sel, le cuivre et la cola sont des produits qui ont joué un rôle important dans l’économie malienne.

 Le sel était exploité à Teghazza et à Idjil (dans l’actuel Mauritanie), tandis que le cuivre provenait de Takedda (le Niger actuel). Les noix de cola étaient importées des pays du sud (actuels Ghana et Côte d’Ivoire). Les commerçants spécialisés dans ce commerce d’or et de cola étaient soit des Soninké, soit des Mandenka. Ils ont fini par être appelés sous le nom générique de Wangara oju Dioula. Ils ont joué un rôle important dans la diffusion de l’Islam et de la culture Mandeng dans les pays forestiers du sud.

 

 

Pour conclure, on peur dire que l’importance qu’il y’a à étudier cette formation étatique africaine  qui, dans la chronologie de l’histoire occidentale se situe au Moyen Âge, est de montrer comment pendant plus d’un siècle, le Mali, a pu réaliser et maintenir un modèle d’intégration politique où des peuples aussi variés que les Touareg, les Wolof, les Malinké, les Bambara, les Songhay, les Peuls et les Toucouleurs, reconnaissaient un seul souverain.

Le secret de cette réussite réside probablement dans la mise en place d’un système politique souple, d’une sorte « d’indirect rule » pour les provinces périphériques et d’une tolérance religieuse.

Cependant, les contradictions inhérentes à tout évolution d’un groupement humain n’ont pas manqué d’affecter le Mali. Dès le début du XVe siècle, les querelles de succession au sein de l’aristocratie commencèrent à affaiblir l’empire. A cela, il faut ajouter le glissement du centre d’intérêt de l’empire vers l’ouest. Le commerce malien qui jusqu’ici se fait avec le monde musulman, sera partiellement tourné vers la côte à partir du milieu du XVe siècle, alors que le monopole commercial musulman reste intact pour le Songhay. Les relations avec le monde musulman s’affaiblissent au profit du Songhay qui devient la nouvelle puissance montante du Soudan occidental. 

 

   

 

                 

 

 

 

Basil Davidson Les royaumes africains, Les grandes époques de l’homme -collection Time life 1967

Davidson Basil : L’Afrique avant les Blancs, découverte du passé oublié de l’Afrique PUF 1962, 322 Pages.

Elikia M'Bokolo, Afrique noire, Histoire, tome 1, éditions Hatier, 1995

Ibn Fadl Allah Al ‘Omari : Masalik el Absar fi mamalik el Amsar, Traduit par Gaudefroy- Demombynes, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris 1927

Ibn Khaldoum : Histoire des berbères Tome II 1925- 1956

J M Cuoq, Histoire de l’islamisation de l’Afrique de l’Ouest des origines à la fin du XVIème siècle, 1984

Ly Tall Madina : L’empire du Mali NEA, 1977, 220 Pages.

Raymond Mauny : Tableau géographique de l’Afrique Occidentale au Moyen Age, Mémoire de l’IFAN N° 61, 1961

Van Sertina Ivan: They Came Before Columbus: The African Presence in Ancient America, Hardcover, Random House, 1976.

Wa Kamissoko : Soundiata ou la gloire du Mali, 1991, Karthala-ARSAN

 

 

 

Charte du Kurukanfuga

Véritable constitution avant la lettre, la charte de Kurukanfuga adoptée en 1236 après la bataille de Kirina par les représentants du Mandé et leurs alliés, régissait la vie du grand ensemble mandingue.

Programmée sur toute l’année, la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance se poursuit. L’épicentre des activités se déplace aujourd’hui à Kangaba. Dans la cité historique, le président de la République, Amadou Toumani Touré, présidera la journée de la Charte de Kurukanfuga. Cette journée se divise en plusieurs séquences : une déclaration des griots, des manifestations folkloriques, une fresque historique sur la Charte de Kurukanfuga, la pose de la première pierre de la stèle commémorative par le chef de l’Etat.

La Charte de Kurukanfuga, également appelée Charte du Mandé, date de 1236. Il s’agit d’une déclaration des droits de l’homme élaborée bien avant la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En 1236 donc à Kurukanfuga (dans l’actuel cercle de Kangaba), après la sanglante bataille de Kirina, les représentants du Mandé et leurs alliés se réunirent pour adopter un code destiné à régir la vie du grand ensemble mandingue.

Le roi Naré Maghan Soundiata était entouré pour la circonstance à la tribune par 4 chefs de tribus : Siby Kamandjan Camara (roi des Camara non forgerons), Fran Camara dit Tabon N’Yana Fran Camara (chef des rois forgerons), Fakoly Koroma et Faouly Tounkara (frère cadet de Nema Moussa Tounkara).

La Charte de Kurukanfuga est l’une des plus anciennes constitutions au monde même si elle a traversé les siècles sous une forme orale. Elle est composée d’un préambule et de chapitres prônant notamment la paix sociale dans la diversité, l’inviolabilité de la personne humaine, l’éducation, l’intégrité de la patrie, la sécurité alimentaire, l’abolition de l’esclavage par la razzia, la liberté d’expression et d’entreprise (voir encadré).

Si l’Empire a disparu, les termes de la Charte et les rites associés continuent d’être transmis oralement, de père en fils, et de manière codifiée au sein de la communauté des Malinkés.

Pour perpétuer cette tradition, des cérémonies commémoratives annuelles de l’assemblée historique sont organisées à Kangaba. Elles sont soutenues par les autorités locales et nationales, et surtout par les autorités coutumières lesquelles y voient une source d’inspiration juridique ainsi qu’un message d’amour, de paix et de fraternité venu du fond des âges. La Charte de Kurukanfuga représente aujourd’hui encore le socle des valeurs et de l’identité des populations concernées.

A côté de la Charte de Kurukanfuga, le village de Kangaba, reconnu aujourd’hui comme site mondial de l’UNESCO, est aussi célèbre pour sa case sacrée, le "Kababulon". La réfection septennale du toit de l’édifice est un événement culturel majeur. Les Malinkés et les autres populations du Mandé, des régions du sud-ouest du Mali, se rassemblent tous les sept ans pour célébrer la pose de la toiture de chaume sur le Kababulon. Construit en 1653, le Kababulon est un édifice circulaire qui abrite des objets et des éléments de mobilier d’une grande richesse symbolique pour la communauté et est utilisé comme sénat villageois. La cérémonie est organisée par les membres du clan des Kéïta, descendants du fondateur de l’Empire du Mali, Soundiata Kéïta, et par les griots du patronyme Diabaté, lesquels sont les détenteurs de l’histoire du Kababulon.

La réfection du toit est l’occasion d’évoquer l’histoire et la culture du Mandé à travers les traditions orales. Elle renforce les liens sociaux, règle les conflits et prédit l’avenir pour les sept ans à venir. Les festivités durent cinq jours, pendant lesquels les jeunes âgés de 20 à 21 ans descendent l’ancienne toiture puis posent la nouvelle sous la surveillance et la direction des anciens de la communauté, qui, à cette occasion, transmettent leur savoir lié à la case sacrée, à sa construction, son histoire et sa valeur symbolique.

 

Que dit la charte de Kouroukan Fouga ?

I. DE L’ORGANISATION SOCIALE

Article 1 : La société du grand Mandé est divisée en seize (16) porteurs de carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre (4) classes de Nyamakalas (hommes de caste), une (1) classe de serfs (esclaves) (Mofé molu). Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques.

Article 2 : Les Nyamakalas se doivent de dire la vérité aux chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur l’ensemble du royaume.

Article 3 : Les Morikandas lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.

Article 4 : La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Font partie de la classe d’âge, les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives. Les Kangbès (classe internationale entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés à participer à la prise des grandes décisions concernant la société.

Article 5 : Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.

Article 6 : Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.

Article 7 : Il est institué entre les Mandenkas, le Sanankuya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyoya (forme de totémisme). En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits, la tolérance et le chahut doivent être le principe.

Article 8 : La Famille Keïta est désignée famille régnante sur l’empire.

Article 9 : L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.

Article 10 : Adressons-nous mutuellement les condoléances.

Article 11 : Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez par chez le voisin.

Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.

Article 13 : N’offensez jamais les Nyaras.

Article 14 : N’offensez jamais les femmes, nos mères.

Article 15 : Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.

Article 16 : Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements.

Article 17 : Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.

Article 18 : Respectons le droit d’aînesse.

Article 19 : Tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l’on n’a pas eue et la parole qu’on a prononcée sans contrainte aucune. On leur doit respect et considération.

Article 20 : Ne maltraitez pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.

Article 21 : Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l’ami et de l’associé.

Article 22 : La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.

Article 23 : Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.

Article 24 : Ne faites jamais du tort aux étrangers.

Article 25 : Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.

Article 26 : Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.

Article 27 : La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelque soit le nombre des candidats.

Article 28 : Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.

Article 29 : La dot est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour son père et sa mère.

Article 30 : Venons en aide à ceux qui en ont besoin.

 

II. DES BIENS

Article 31 : Il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.

Article 32 : Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété commune qu’au bout de 4 ans.

Article 33 : La quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.

Article 34 : Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.

Article 35 : Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.

Article 36 : Assouvir sa faim n’est pas de vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.

 

III. DE LA PRÉSERVATION DE LA NATURE

Article 37 : Fakombé est désigné chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.

Article 38 : Avant de mettre le feu à la brousse ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.

Article 39 : Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures, libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.

IV. DISPOSITIONS FINALES

Article 40 : Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.

Article 41 : Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.

Article 42 : Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez–vous les uns les autres.

Article 43 : Balla Fassèkè Kouyaté est désigné grand chef des cérémonies et médiateur principal du Mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes les tribus, en priorité avec la famille royale.

Article 44 : Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est chargé de l’application stricte de ces articles.

 

La charte du Manden ou charte du Mandé1, charte de Kouroukan Fouga , ou encore, en langue malinké, Manden Kalikan, est un texte oral, dont l'authenticité n'est pas sérieusement mise en doute, contemporain du règne du premier souverain Soundiata Keita qui vécut de 1190 à 1255. Il aurait été solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soundiata Keïta comme empereur du Mali à la fin de l'année 1236. Il n'en existerait pas de trace écrite antérieure aux années 1960. La Charte qui est décrite ci-dessous provient des travaux de Wa Kamissoko, menés dans les années 1970.

Au même titre que la Magna Carta éditée en 1215 en Angleterre, ce texte est considéré comme l'une des plus anciennes références concernant les Droits fondamentaux. Pour cette raison, il est inscrit depuis 2009 par l'UNESCO au patrimoine immatériel de l'Humanité. Cette reconnaissance confirme la valeur juridique et la portée universelle de la Charte du Mandé.

 

La Charte du Mandén, proclamée à Kouroukan Fouga *

 

Patrimoine culturel immatériel

de l’humanité

 

 

 

Pays *   Mali

 

Région *         Afrique

Liste    Liste représentative

Fiche   00290

 

Année d’inscription    2009

 

* Descriptif officiel UNESCO

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La charte du Manden ou charte du Mandé1, charte de Kouroukan Fouga , ou encore, en langue malinké, Manden Kalikan, est un texte oral, dont l'authenticité n'est pas sérieusement mise en doute, contemporain du règne du premier souverain Soundiata Keita qui vécut de 1190 à 1255. Il aurait été solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soundiata Keïta comme empereur du Mali à la fin de l'année 1236. Il n'en existerait pas de trace écrite antérieure aux années 1960. La Charte qui est décrite ci-dessous provient des travaux de Wa Kamissoko, menés dans les années 1970.

Au même titre que la Magna Carta éditée en 1215 en Angleterre, ce texte est considéré comme l'une des plus anciennes références concernant les Droits fondamentaux. Pour cette raison, il est inscrit depuis 2009 par l'UNESCO au patrimoine immatériel de l'Humanité. Cette reconnaissance confirme la valeur juridique et la portée universelle de la Charte du Mandé.

Sommaire

•          1 Origine

•          2 Contenu de la Charte

•          3 Patrimoine culturel national

•          4 Controverse sur cette charte

•          5 Notes et références

•          6 Bibliographie

•          7 Articles connexes

•          8 Liens externes

Origine

Œuvre de lettrés, ce texte en forme de serment nous est connu sous forme de deux versions, l'une datée de 1222 et comportant sept chapitres, l'autre datée 1236 et comportant quarante-quatre articles. Ces deux versions ont été retranscrites à partir de travaux conduits depuis les années 1960 auprès des dépositaires de la mémoire africaine appartenant en particulier à la confrérie des chasseurs.

Contenu de la Charte

Après un préambule « à l'adresse des douze parties du Monde et au nom du Mandé tout entier » avec une vocation universelle, la charte mentionne sept paroles, qui sont autant d'entêtes d'articles de la charte :

•          le droit à la vie, les principes d'égalité et de non-discrimination sont déclarés : « Une vie n'est pas plus ancienne ni plus respectable qu'une autre vie, de même qu'une autre vie n'est pas supérieure à une autre vie »

•          « Que nul ne s'en prenne gratuitement à son voisin, que nul ne cause du tort à son prochain, que nul ne martyrise son semblable.»

•          « Le tort demande réparation »

•          « Pratique l'entraide »

•          « Veille sur la patrie »

•          « La faim n'est pas une bonne chose, l'esclavage n'est pas non plus une bonne chose.»

•          « La guerre ne détruira plus jamais de village pour y prélever des esclaves; c'est dire que nul ne placera désormais le mors dans la bouche de son semblable pour aller le vendre; personne ne sera non plus battu au Mandé, a fortiori mis à mort, parce qu'il est fils d'esclave.»

•          Le principe moderne de liberté est ainsi énoncé : « Chacun est libre de ses actes, dans le respect des interdits des lois de sa Patrie. »

On trouve donc dans cette charte le respect de la vie humaine, la liberté individuelle, la justice et l'équité, la solidarité. En prenant le parti de lutter contre ce qui lui apparait comme la racine des conflits, l'esclavage, elle identifie la violence des situations comme précédant la violence de la guerre. L'esclavage était devenu courant en Afrique de l'Ouest. Selon les transcripteurs de la charte du Manden l'abolition de l'esclavage fut une œuvre maîtresse de Soundiata Keïta et de l'Empire du Mali.

Patrimoine culturel national

Le 16 mars 2011, le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national de la Charte du Manden2.

Controverse sur cette charte

Le contenu exact de cette charte est contesté parce qu'il n'y a pas de traces écrites de cette déclaration. On a pu dire à propos de l'épopée de Soundiata :

« Le schéma idéologique mis en place répond à la situation dominante de ceux qui l'ont construit et vise à consolider celle-ci. Ce modèle qui donne de l'organisation sociale une image simplifiée répartit les hommes en trois catégories : les hôôrôn (hommes libres) spécialistes du pouvoir, de la guerre et de la production, les nyamakala (gens dits de caste inférieure) à qui la société délègue le soin de la sauvegarde et de l'enseignement de l'histoire, et les jôn (esclaves) aux rôles multiples. […] Le schéma que nous évoquons ici reflète avant toutes les structures globales d'une société guerrière et dissimule les tensions entre les trois catégories sociales, sous couvert d'un échange équilibré de services mutuels. De plus, il justifie, par l'accomplissement de ces services, les inégalités de fait, l'oisiveté et l'opulence des tenants du pouvoir et des nyamakala leurs alliés, les obligations de labeur qui pèsent sur les jôn et l'exploitation dont ces derniers sont l'objet. Enfin ce reflet idéologique rassure dans la mesure où il vise à stabiliser les structures dont il montre l'image dans l'intérêt des élites qui occupent leur sommet. Cette idéologie de la société, qui est en effet résolument conservatrice, conçoit les divisions dont elle décrit l'ajustement comme des «ordres», c'est-à-dire des groupes considérés comme immuables, délimités par des frontières difficiles à franchir3. »

L'état de la société décrit dans la Geste de Sundjata contredit fortement le texte de la charte. À cet égard, la charte de Kurukanfuga, parfois assimilée à celle de Manden, et qui daterait de 1236, telle que retranscrite par le CELTHO, (Center of Linguistic and Historical Studies by the Oral tradition) en 1998 ne mentionne pas l'abolition de l'esclavage mais seulement dans son article 20 l'obligation pour les maîtres de se comporter humainement4. La charte du Manden fait l'objet d'un intérêt marqué en Afrique de l'Ouest et en particulier au Mali5. Son ancienneté prétendue en fait un argument localement fort pour lutter contre l'esclavage6. D'un point de vue historique elle soulève de nombreuses questions, à commencer par celle de la fiabilité des sources orales, de leur reconstruction et de leur réinterprétation durant l'histoire7.

Notes et références

•          Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Charte des droits du Mandé » (voir la liste des auteurs).(voir aussi la page de discussion)

1.         ↑ La Charte du Mandé et autres traditions du Mali, traduction Youssouf Tata et Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Albin Michel 2003

2.         ↑ Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 mars 2011 [archive], 16 mars 2011

3.         ↑ Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, n°144, 1996, p. 785. [lire en ligne [archive]]

4.         ↑ [1] [archive] et [2] [archive]

5.         ↑ maliweb.net :: Charte du Manden ou de Kurukanfuga : Le ministère de la Culture ouvre le débat [archive]

6.         ↑ PDF/Full%20English%20Slavery%20in%20Niger.pdf [archive]

7.         ↑ Voir ainsi à propos de l'épopée de Soundiata, Seydou Camara, "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 775 : "Au fur et à mesure que le texte était véhiculé par lesnyamakala, il se transformait selon les intérêts de chacun".

Bibliographie

•          CELTHO (collectif), La Charte de Kurukan Fuga. Aux sources d'une pensée politique en Afrique, Paris, L’Harmattan / Conakry (Guinée), Société africaine d’édition et de communication, 2008.

•          Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, La grande geste du Mali - Des origines a la fondation de l'empire- Karthala - Hommes et Sociétés - Civilisation

•          Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du mali - Karthala - Hommes et Sociétés - Histoire

•          Aboubacar Fofana; La Charte du Mandé et autres traditions du Mali, calligraphies de Aboubacar Fofana, traduction de Youssouf Tata Cissé, Les Carnets du calligraphe, éditions Albin Michel, 2003. (ISBN 222613736X)

•          Éric Jolly, « L’épopée en contexte Variantes et usages politiques de deux récits épiques (Mali/Guinée) », dansAnnales. Histoire, Sciences Sociales, 2010/4, p. 885-912.

•          Djibril Tamsir Niane, « Recherches sur l'Empire du Mali au Moyen Âge », article dans Recherches africaines, n°1, janvier 1959 p. 6-56. [lire en ligne] (Sur Guinee.net.) (L'article ne mentionne pas que la tradition ait transmis de façon précise les principes fondateurs de l'empire mandingue.

•          Francis Simonis L'âme de l'Afrique - Epopée, contes et légendes Le Point Références, Novembre-décembre 2012, pages 70 et 71.

Articles connexes

•          Droits de l'homme

•          Les Manuscrits de Tombouctou

Liens externes

•          Le texte complet de la charte traduit par Youssouf Tata Cissé lisible légalement ethttp://fulele.unblog.fr/files/2008/08/lachartedumanden.pdf.

•          (en) http://sociolingomali.wordpress.com/2007/05/28/the-mande-charter-controversy-a-magna-carta-for-africa/

•          Une publication plus explicite de la charte se trouve àhttp://www.cimaisevirtuelle.com/afriquecrit/afeour.htm

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Patrimoine culturel immatériel de l’humanité au Mali

 

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L'épopée de Soundiata

 

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Hommage à madame Modibo Keïta Mariam Travélé

Notre grande sœur Mariam Travélé, comme tous ses frères et sœurs, a reçu une éducation stricte de la part d’un père, Moussa Travélé, rigide sur les valeurs sociétales et une maman profondément croyante et ferme sur les principes de l’Islam. Mariée en 1939 à Modibo Keïta alors instituteur, elle acquit une riche expérience de la vie en compagnie de cet homme exceptionnel à tous égards. Le couple servit à Bamako, Sikasso, Kabara et Tombouctou. Partout et dans toutes les conditions, elle assuma son rôle avec discrétion, délicatesse et droiture. L’ascension sociale de son mari et les postes de responsabilité auxquels il accéda, ne changèrent rien à son comportement. D’ailleurs, interrogée par un journaliste de la revue «Construire l’Afrique», n’a-t-elle pas répondu à la question : «dans une vie d’épouse de chef d’Etat, peut-on vraiment être simple comme tout le monde ?» : On a tout intérêt à l’être, car rien n’est éternel. C’est pourquoi en ce qui me concerne, je faisais comme tout le monde. Je sortais sans escorte ; j’allais ou je voulais, voir ma mère, ma sœur, mes amis, au marché…».

Voilà le sort que le Mali réserve à l’une de ses plus honorables citoyennes, la première Malienne qui a occupé le Palais de Koulouba après la proclamation de l’indépendance le 22 septembre 1960. 

Le vrai salaire des libérateurs ne se mesure ni en numéraire ni en nature. Les actes patriotiques ne sont pas des marchandises. Ils ne se vendent pas, ils ne s’achètent pas, ils ne sont pas piratables. Ils appartiennent en propre à ceux qui les ont posés et se paient uniquement en valeurs impérissables.

Grande sœur, Mariam Travélé, c’est très pieusement que nous nous inclinons devant ton corps pour manifester notre admiration sans bornes pour ton parcours glorieux sur cette terre malienne au service de la liberté, de la souveraineté, de l’unité nationale, de l’Unité africaine, de l’amitié entre les peuples du monde et de la paix. Grande sœur Mariam Travélé, le peuple malien qui t’aime et te respecte, fait des prières ardentes pour le repos de ton âme. Un jour viendra où on reconnaîtra ta contribution à l’édification d’un Mali fort, uni et respecté dans le monde.

 

S’agissant de l’engagement des femmes dans la gestion des affaires publiques, quelques figures féminines de référence pour leur forte implication dans la vie publique.

On retrace cette femme africaine, son identité, sa culture, sa dignité, et la jeunesse, l'avenir et le vrai pouvoir:

Assia

Sogolon Kediou et Niéleni 

 

N’offensez jamais les femmes, nos mères

 

Merci aux familles Daba Keïta, Kounadi Traoré, Bouyagui Fadiga, Alassane Traoré. Merci à Souleymane et à Bamoussa ainsi qu’à leurs épouses pour leur dévouement constant. Merci à toute la famille Moussablena. Grand merci pour tous ceux qui se sont investis pour accompagner Madame Modibo durant sa fin de vie.

 

 

Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale. Son principe est le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple.

 

Les institutions de la République sont :

Le Président de la République;

Le Gouvernement;

L'Assemblée Nationale;

La Cour Suprême;

La Cour Constitutionnelle;

La Haute Cour de Justice;

Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales;

Le Conseil Economique, Social et Culturel.

L'emblème national est composée de trois bandes verticales et égales de couleurs vert, or et rouge. La devise de la République est " UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI ". L'hymne national est " LE MALI ". La loi détermine le sceau et les armoiries de la République. Le français est la langue d'expression officielle. La loi fixe les modalités de promotion et d'officialisation des langues nationales.

 

Les collectivités territoriales sont créées et administrées dans les conditions définies par la loi. ARTICLE 97/ - TITRE XI DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

Les collectivités s'administrent librement par des Conseils élus et dans les conditions fixées par la loi. ARTICLE 98/ - TITRE XI DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

 

Le Haut Conseil des Collectivités a pour mission d'étudier et de donner un avis motivé sur toute politique de développement local et régional. Il peut faire des propositions au Gouvernement pour toute question concernant la protection de l'environnement et l'amélioration de la qualité de la vie des citoyens à l'intérieur des collectivités. Le Gouvernement est tenu de déposer un projet de loi conforme dans les quinze jours de sa saisine sur le bureau de l'Assemblée Nationale. Le Gouvernement est tenu de saisir pour avis le Haut Conseil des Collectivités pour toutes actions concernant les domaines cités dans le présent article. ARTICLE 99/ - TITRE XII DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES

 

Le Haut Conseil des Collectivités a son siège à BAMAKO. Il peut être transféré en tout autre lieu en cas de besoin. Le Haut Conseil des Collectivités ne peut être dissous. ARTICLE 100/ - TITRE XII DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES

Les membres du haut Conseil des Collectivités portent le titre de Conseillers Nationaux. Aucun membre du Haut Conseil des Collectivités ne peut être poursuivi, recherché ou jugé pour des opinions émises par lui lors des séances du Haut Conseil. Une loi organique fixe le nombre des Conseillers Nationaux, leurs indemnités, les conditions d'éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités ainsi que les conditions de leur remplacement. Le mandat de Député est incompatible avec celui de Conseiller National. ARTICLE 101/ - TITRE XII DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES

 

Les Conseillers Nationaux sont élus pour cinq ans au suffrage indirect. Ils assurent la représentation des collectivités territoriales de la République. Les Maliens établis à l'extérieur sont représentés au Haut Conseil des Collectivités. ARTICLE 102/ - TITRE XII DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES

Le Haut Conseil des Collectivités se réunit de plein droit en session ordinaire deux fois par an sur convocation de son Président. La durée de chaque session ne peut excéder trente jours. Ses séances sont publiques. Le compte-rendu intégral des débats est publié au Journal Officiel . ARTICLE 103/ - TITRE XII DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES

Le Président du Haut Conseil des Collectivités est élu pour cinq ans. ARTICLE 104/ - TITRE XII DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES

L'Assemblée Nationale et le Haut Conseil des Collectivités peuvent siéger en comité restreint à la demande du Premier Ministre. Le Président de l'Assemblée Nationale et le Président du Haut Conseil des Collectivités peuvent provoquer une session commune des Députés et des Conseillers Nationaux. L'ordre du jour de cette session doit porter sur un problème local et régional d'intérêt national. La durée de cette session ne peut excéder quinze jours. ARTICLE 105/ - TITRE XII DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES

 

TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

Le Conseil Economique, Social et Culturel a compétence sur tous les aspects du développement économique, social et culturel. Il participe à toute commission d'intérêt national à caractère économique, Social et Culturel. ARTICLE 106/ - TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

 

Le Conseil Economique , Social et Culturel collecte, rédige, avec la participation des différentes entités qui le composent, à l'attention du Président de la République, du Gouvernement et de l'Assemblée Nationale, le recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile avec des orientations et des propositions. ARTICLE 107/ - TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

 

Le Conseil Economique, Social et Culturel est obligatoirement consulté sur tout projet de loi de Finances, tout projet de plan ou de programme économique, social et culturel ainsi que sur toutes dispositions législatives à caractère fiscal, économique, social et culturel. ARTICLE 108/ - TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

 

Le Conseil Economique, Social et Culturel peut désigner l'un de ses membres, à la demande du Président de la République, du Gouvernement ou de l'Assemblée Nationale, pour exposer devant ces organes l'avis du conseil sur les projets ou propositions qui lui ont été soumis. Le Gouvernement et l'Assemblée Nationale ont l'obligation, quand ils sont saisis, de donner une suite aux avis et rapports formulés par le Conseil Economique, social et Culturel dans un délai maximum de trois mois pour le Gouvernement et avant la fin de la session en cours pour l'Assemblée Nationale. Il reçoit une ampliation des lois, ordonnances et décrets dès leur promulgation. Il suit l'exécution des décisions du Gouvernement relatives à l'organisation économique, sociale et culturelle. ARTICLE 109/ - TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

 

Sont membres du Conseil Economique, Social et Culturel :

les représentants des syndicats, des associations, des groupements socio-professionnels élus par leurs associations ou groupements d'origine;

les représentants des collectivités désignés par leurs pairs;

les représentants des Maliens établis à l'extérieur.

Sont membres associés, les cadres supérieurs de l'Etat dans le domaine économique, social et culturel. ARTICLE 110/ - TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

 

Le Conseil Economique, Social et Culturel se réunit chaque année de plein droit en deux sessions ordinaires de quinze jours chacune sur convocation de son Président. Les séances du Conseil Economique, Social et Culturel sont publiques. ARTICLE 111/ - TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

 

Le Président et le Vice-Président du Conseil Economique, Social et culturel sont élus au sein du Conseil par leurs pairs lors de la séance d'ouverture de la première session pour un mandat de cinq ans. Aucun membre du Conseil Economique, Social et Culturel ne peut être poursuivi, recherché ou jugé pour des opinions émises par lui lors des séances du Conseil. ARTICLE 112/ - TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

 

L'organisation interne, les règles de fonctionnement et de désignation des membres du Conseil Economique, Social et Culturel sont fixées par la loi. ARTICLE 113/ - TITRE XIII DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

 

 

TITRE XIV

DES TRAITES ET ACCORDS INTERNATIONAUX

ARTICLE 114/ - Le Président de la République négocie et ratifie les traités. Il est informé de toute négociation tendant à la conclusion d'un accord international non soumis à ratification.

ARTICLE 115/ - Les traités de paix, de commerce, les traités ou accords relatifs aux organisations internationales, ceux qui engagent les finances de l'Etat, ceux qui sont relatifs à l'état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être approuvés ou ratifiés qu'en vertu de la loi. Ils ne prennent effet qu'après avoir été approuvés ou ratifiés. Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n'est valable sans le consentement du peuple.

ARTICLE 116/ - Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord de son application par l'autre partie.

 

TITRE XV

DE L'UNITE AFRICAINE

ARTICLE 117/ - La République du Mali peut conclure avec tout Etat africain des accords d'association ou de communauté comprenant abandon partiel ou total de souveraineté en vue de réaliser l'unité africaine.

 

TITRE XVI

DE LA REVISION

ARTICLE 118/ - L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux Députés. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l'Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers de ses membres. La révision n'est définitive qu'après avoir été approuvé par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. La forme républicaine et la laïcité de l'Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent faire l'objet de révision.

 

TITRE XVII

DES DISPOSITIONS FINALES

ARTICLE 119/ - La législation en vigueur demeure valable dans la mesure où elle n'est pas contraire à la présente Constitution et où elle n'est pas l'objet d'une abrogation expresse.

ARTICLE 120/ - La présente Constitution sera soumise au référendum. Au cas où elle recueillirait la majorité des suffrages exprimés, le Président du Comité de Transition pour le salut du Peuple procède à la promulgation dans les conditions fixées par la présente Constitution.

ARTICLE 121/ - Le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution. La forme républicaine de l'Etat ne peut être remise en cause. Le peuple a le droit à la désobéissance civile pour la préservation de la forme républicaine de l'Etat. Tout coup d'Etat ou putsch est un crime imprescriptible contre le peuple malien.

 

 

L'Exception Malienne au sens de la cedeao et de l'union africaine soutenue et repartie sur les principes et reperes imperiaux de l'empire à la république du Mali

Au nom du père fondateur Soundjata

du fils citoyen Modibo

 

L'unité et l'Intégrité

La diversité contre l'adversité

La Solidarité et la Tolérance

Parce que ni le Politique ni l'Economique n'a de sens que par le culturel, une culture ne vaut pas plus qu'une autre. S'organiser Pour Responsabiliser. Ensemble pour Agir de CONCERT

La Préférence Nationale :

de la Badéya fraternité malienne,

de la Diatigui-ya,

de la Sinakoun-ya

de la Tanamanyon-ya..

UN MALI

DES MALIENS

Du Sacrifice ultime de la Mère de l'Empire et de la République du Mali

 

nommée Sogolhon*Prière de l'Absent

 

Coopération Internationale

 

Chapitre I : Buts et principes
Article 1
Les buts des Nations Unies sont les suivants :
1.    Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
2.    Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;
3.    Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;
4.    Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.
Article 2
L'Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l'Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants :
1.    L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres.
2.    Les Membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées aux termes de la présente Charte.
3.    Les Membres de l'Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
4.    Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.
5.    Les Membres de l'Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s'abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l'Organisation entreprend une action préventive ou coercitive.
6.    L'Organisation fait en sorte que les États qui ne sont pas Membres des Nations Unies agissent conformément à ces principes dans la mesure nécessaire au maintien de la paix et de la sécurité internationales.
7.    Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII.

Chapitre VI : Règlement pacifique des différends
Article 33
1.    Les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales doivent en rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation, d'enquête, de médiation, de conciliation, d'arbitrage, de règlement judiciaire, de recours aux organismes ou accords régionaux, ou par d'autres moyens pacifiques de leur choix.
2.    Le Conseil de sécurité, s'il le juge nécessaire, invite les parties à régler leur différend par de tels moyens.
Article 34
Le Conseil de sécurité peut enquêter sur tout différend ou toute situation qui pourrait entraîner un désaccord entre nations ou engendrer un différend, afin de déterminer si la prolongation de ce différend ou de cette situation semble devoir menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Article 35
1.    Tout Membre de l'Organisation peut attirer l'attention du Conseil de sécurité ou de l'Assemblée générale sur un différend ou une situation de la nature visée dans l'Article 34.
2.    Un État qui n'est pas Membre de l'Organisation peut attirer l'attention du Conseil de sécurité ou de l'Assemblée générale sur tout différend auquel il est partie, pourvu qu'il accepte préalablement, aux fins de ce différend, les obligations de règlement pacifique prévues dans la présente Charte.
3.    Les actes de l'Assemblée générale relativement aux affaires portées à son attention en vertu du présent Article sont soumis aux dispositions des Articles 11 et 12.
Article 36
1.    Le Conseil de sécurité peut, à tout moment de l'évolution d'un différend de la nature mentionnée à l'Article 33 ou d'une situation analogue, recommander les procédures ou méthodes d'ajustement appropriées.
2.    Le Conseil de sécurité devra prendre en considération toutes procédures déjà adoptées par les parties pour le règlement de ce différend.
3.    En faisant les recommandations prévues au présent Article, le Conseil de sécurité doit aussi tenir compte du fait que, d'une manière générale, les différends d'ordre juridique devraient être soumis par les parties à la Cour internationale de Justice conformément aux dispositions du Statut de la Cour.
Article 37
1.    Si les parties à un différend de la nature mentionnée à l'Article 33 ne réussissent pas à le régler par les moyens indiqués audit Article, elles le soumettent au Conseil de sécurité.
2.    Si le Conseil de sécurité estime que la prolongation du différend semble, en fait, menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales, il décide s'il doit agir en application de l'Article 36 ou recommander tels termes de règlement qu'il juge appropriés.
Article 38
Sans préjudice des dispositions des Articles 33 à 37, le Conseil de sécurité peut, si toutes les parties à un différend le demandent, faire des recommandations à celles-ci en vue d'un règlement pacifique de ce différend.
Chapitre VII : Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression
Article 39
Le Conseil de sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.
Article 40
Afin d'empêcher la situation de s'aggraver, le Conseil de sécurité, avant de faire les recommandations ou de décider des mesures à prendre conformément à l'Article 39, peut inviter les parties intéressées à se conformer aux mesures provisoires qu'il juge nécessaires ou souhaitables. Ces mesures provisoires ne préjugent en rien les droits, les prétentions ou la position des parties intéressées. En cas de non-exécution de ces mesures provisoires, le Conseil de sécurité tient dûment compte de cette défaillance.
Article 41
Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut inviter les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci peuvent comprendre l'interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques.
Article 42
Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l'Article 41 seraient inadéquates ou qu'elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d'autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.
Article 43
1.    Tous les Membres des Nations Unies, afin de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationales, s'engagent à mettre à la disposition du Conseil de sécurité, sur son invitation et conformément à un accord spécial ou à des accords spéciaux, les forces armées, l'assistance et les facilités, y compris le droit de passage, nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.
2.    L'accord ou les accords susvisés fixeront les effectifs et la nature de ces forces, leur degré de préparation et leur emplacement général, ainsi que la nature des facilités et de l'assistance à fournir.
3.    L'accord ou les accords seront négociés aussitôt que possible, sur l'initiative du Conseil de sécurité.. Ils seront conclus entre le Conseil de sécurité et des Membres de l'Organisation, ou entre le Conseil de sécurité et des groupes de Membres de l'Organisation, et devront être ratifiés par les États signataires selon leurs règles constitutionnelles respectives.
Article 44
Lorsque le Conseil de sécurité a décidé de recourir à la force, il doit, avant d'inviter un Membre non représenté au Conseil à fournir des forces armées en exécution des obligations contractées en vertu de l'Article 43, convier ledit Membre, si celui-ci le désire, à participer aux décisions du Conseil de sécurité touchant l'emploi de contingents des forces armées de ce Membre.
Article 45
Afin de permettre à l'Organisation de prendre d'urgence des mesures d'ordre militaire, des Membres des Nations Unies maintiendront des contingents nationaux de forces aériennes immédiatement utilisables en vue de l'exécution combinée d'une action coercitive internationale. Dans les limites prévues par l'accord spécial ou les accords spéciaux mentionnés à l'Article 43, le Conseil de sécurité, avec l'aide du Comité d'état-major, fixe l'importance et le degré de préparation de ces contingents et établit des plans prévoyant leur action combinée.
Article 46
Les plans pour l'emploi de la force armée sont établis par le Conseil de sécurité avec l'aide du Comité d'état-major.
Article 47
1.    Il est établi un Comité d'état-major chargé de conseiller et d'assister le Conseil de sécurité pour tout ce qui concerne les moyens d'ordre militaire nécessaires au Conseil pour maintenir la paix et la sécurité internationales, l'emploi et le commandement des forces mises à sa disposition, la réglementation des armements et le désarmement éventuel.
2.    Le Comité d'état-major se compose des chefs d'état-major des membres permanents du Conseil de sécurité ou de leurs représentants. Il convie tout Membre des Nations Unies qui n'est pas représenté au Comité d'une façon permanente à s'associer à lui, lorsque la participation de ce Membre à ses travaux lui est nécessaire pour la bonne exécution de sa tâche.
3.    Le Comité d'état-major est responsable, sous l'autorité du Conseil de sécurité, de la direction stratégique de toutes forces armées mises à la disposition du Conseil. Les questions relatives au commandement de ces forces seront réglées ultérieurement.
4.    Des sous-comités régionaux du Comité d'état-major peuvent être établis par lui avec l'autorisation du Conseil de sécurité et après consultation des organismes régionaux appropriés.
Article 48
1.    Les mesures nécessaires à l'exécution des décisions du Conseil de sécurité pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales sont prises par tous les Membres des Nations Unies ou certains d'entre eux, selon l'appréciation du Conseil.
2.    Ces décisions sont exécutées par les Membres des Nations Unies directement et grâce à leur action dans les organismes internationaux appropriés dont ils font partie.
Article 49
Les Membres des Nations Unies s'associent pour se prêter mutuellement assistance dans l'exécution des mesures arrêtées par le Conseil de sécurité.
Article 50
Si un État est l'objet de mesures préventives ou coercitives prises par le Conseil de sécurité, tout autre État, qu'il soit ou non Membre des Nations Unies, s'il se trouve en présence de difficultés économiques particulières dues à l'exécution desdites mesures, a le droit de consulter le Conseil de sécurité au sujet de la solution de ces difficultés.
Article 51
Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée, jusqu'à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Les mesures prises par des Membres dans l'exercice de ce droit de légitime défense sont immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité et n'affectent en rien le pouvoir et le devoir qu'a le Conseil, en vertu de la présente Charte, d'agir à tout moment de la manière qu'il juge nécessaire pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.


Chapitre IX : Coopération économique et sociale internationale
Article 55
En vue de créer les conditions de stabilité et de bien-être nécessaires pour assurer entre les nations des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, les Nations Unies favoriseront : 
1.    Le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l'ordre économique et social;
2.    La solution des problèmes internationaux dans les domaines économique, social, de la santé publique et autres problèmes connexes, et la coopération internationale dans les domaines de la culture intellectuelle et de l'éducation;
3.    Le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.
Article 56
Les Membres s'engagent, en vue d'atteindre les buts énoncés à l'Article 55, à agir, tant conjointement que séparément, en coopération avec l'Organisation.
Article 57
1.    Les diverses institutions spécialisées créées par accords intergouvernementaux et pourvues, aux termes de leurs statuts, d'attributions internationales étendues dans les domaines économique, social, de la culture intellectuelle et de l'éducation, de la santé publique et autres domaines connexes sont reliées à l'Organisation conformément aux dispositions de l'Article 63.
2.    Les institutions ainsi reliées à l'Organisation sont désignées ci-après par l'expression « institutions spécialisées ».
Article 58
L'Organisation fait des recommandations en vue de coordonner les programmes et activités des institutions spécialisées.
Article 59
L'Organisation provoque, lorsqu'il y a lieu, des négociations entre les États intéressés en vue de la création de toutes nouvelles institutions spécialisées nécessaires pour atteindre les buts énoncés à l'Article 55.
Article 60
L'Assemblée générale et, sous son autorité, le Conseil économique et social, qui dispose à cet effet des pouvoirs qui lui sont attribués aux termes du Chapitre X, sont chargés de remplir les fonctions de l'Organisation énoncées au présent Chapitre.
Chapitre XIV : Cour Internationale de Justice
Article 92
La Cour internationale de Justice constitue l'organe judiciaire principal des Nations Unies. Elle fonctionne conformément à un Statut établi sur la base du Statut de la Cour permanente de Justice internationale et annexé à la présente Charte dont il fait partie intégrante.
Article 93
1.    Tous les Membres des Nations Unies sont ipso facto parties au Statut de la Cour internationale de Justice.
2.    Les conditions dans lesquelles les États qui ne sont pas Membres de l'Organisation peuvent devenir parties au Statut de la Cour internationale de Justice sont déterminées, dans chaque cas, par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.
Article 94
1.    Chaque Membre des Nations Unies s'engage à se conformer à la décision de la Cour internationale de Justice dans tout litige auquel il est partie.
2.    Si une partie à un litige ne satisfait pas aux obligations qui lui incombent en vertu d'un arrêt rendu par la Cour, l'autre partie peut recourir au Conseil de sécurité et celui-ci, s'il le juge nécessaire, peut faire des recommandations ou décider des mesures à prendre pour faire exécuter l'arrêt.
Article 95
Aucune disposition de la présente Charte n'empêche les Membres de l'Organisation de confier la solution de leurs différends à d'autres tribunaux en vertu d'accords déjà existants ou qui pourront être conclus à l'avenir.
Article 96
1.    L'Assemblée générale ou le Conseil de sécurité peut demander à la Cour internationale de Justice un avis consultatif sur toute question juridique.
2.    Tous autres organes de l'Organisation et institutions spécialisées qui peuvent, à un moment quelconque, recevoir de l'Assemblée générale une autorisation à cet effet ont également le droit de demander à la Cour des avis consultatifs sur des questions juridiques qui se poseraient dans le cadre de leur activité.

 


CHAPITRE I 
Objectifs Et Principes Article 1
Les objectifs de l’Organisation de Coopération islamique sont les suivants :
1. Améliorer et consolider les liens de fraternité et de solidarité entre les Etats Membres ;
2. Sauvegarder et protéger les intérêts communs et soutenir les justes causes des Etats Membres, et coordonner et unifier les efforts des Etats membres face aux défis auxquels se trouvent confrontés le monde islamique en particulier et la communauté internationale en général ;
3. Respecter le droit à l’autodétermination et la non-ingérence dans les affaires intérieures et respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de chaque Etat membre ;
4. Soutenir la restauration de la souveraineté complète et l'intégrité territoriale d'un Etat membre sous occupation étrangère par suite d'une agression, sur la base du Droit International et de la coopération avec les organisations internationales et régionales compétentes ;
5. Assurer une participation active des Etats Membres au processus mondial de prise de décision dans les domaines politique, économique et social, afin de garantir leurs intérêts communs ;
6. Promouvoir des relations inter-Etats basées sur la justice, le respect mutuel et le bon voisinage en vue de garantir la paix, la sécurité et l’harmonie dans le monde ;
7. Réaffirmer le soutien aux droits des peuples tels que stipulés par la Charte des Nations Unies et par le droit international ;
8. Soutenir le peuple palestinien et lui donner les moyens d’exercer son droit à l’autodétermination et à créer son Etat souverain, avec pour capitale al-Qods al-Charif, tout en préservant le caractère historique et islamique ainsi que les Lieux Saints de cette ville ;
9. Renforcer la coopération économique et commerciale intra islamique, en vue de réaliser une intégration économique devant aboutir à la création d’un Marché Commun Islamique ;
10. S’efforcer de promouvoir un développement humain intégral et durable et le bien-être économique des Etats membres ;
11. Propager, promouvoir et préserver les enseignements et les valeurs Islamiques fondés sur la modération et la tolérance, promouvoir la culture islamique et sauvegarder le patrimoine islamique ;
12. Protéger et défendre la véritable image de l’Islam, lutter contre la diffamation de l’Islam et encourager le dialogue entre les civilisations et les religions ;
13. Promouvoir et développer la science et la technologie et encourager la recherche et la coopération entre les Etats membres dans ces domaines ;
14. Promouvoir et protéger les droits humains et les libertés fondamentales, y compris les droits des femmes, des enf ants, des jeunes, des personnes âgées et des personnes à besoins spécifiques, et veiller à la sauvegarde des valeurs inhérentes à la famille islamique ;
15. Réaffirmer, protéger et promouvoir le rôle de la famille en tant que cellule naturelle et fondamentale de la société ;
16. Préserver les droits, la dignité et l’identité religieuse et culturelle des communautés et minorités musulmanes dans les Etats non Membres ;
17. Promouvoir et défendre des positions unifiées sur les questions d’intérêt commun dans les forums internationaux ;
18. Coopérer à la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, le crime organisé, le trafic illicite des drogues, la corruption, le blanchiment d’argent et la traite des êtres humains ;
19. Travailler en collaboration et en coordination dans les situations d’urgence humanitaire telles que les catastrophes naturelles ;
20. Promouvoir la coopération entre les Etats Membres dans les domaines social, culturel et de l’information.
Article 2 
Les Etats membres, dans la poursuite des objectifs énoncés à l’article 1, doivent être guidés et inspirés par les nobles enseignements et valeurs de l’Islam et agir conformément aux principes ci-après :
1. Tous les Etats membres s'engagent à respecter les buts et principes de la Charte des Nations unies ;
2. Les Etats membres sont souverains, indépendants et égaux en droits et obligations ;
3. Tous les Etats membres règlent leurs différends par des moyens pacifiques et s’abstiennent de tout recours ou menace de recours à la force dans leurs relations ;
4. Tous les Etats membres s’engagent à respecter la souveraineté nationale, l’indépendance et l’intégrité territoriale des autres Etats membres et s’abstiennent de s’immiscer dans leurs affaires intérieures ;
5. Tous les Etats membres s’engagent à participer au maintien de la paix et de la sécurité internationales et à s'abstenir de toute ingérence dans les Affaires intérieures des autres Etats membres, comme le soulignent la présente charte, la Charte de Nations unies, le Droit International et le droit humanitaire international ;
6. Comme il a été mentionné à la Charte des Nations unies, aucune disposition de la présente charte n’autorise l’Organisation ni ses organes à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat ou s’y rattachent.
7. Les Etats membres soutiennent et favorisent, aux niveaux national et international, la bonne gouvernance, la démocratie, les droits humains, les libertés fondamentales et l’Etat de droit ;
8. Les Etats membres veillent à la protection et à la sauvegarde de l’environnement.
CHAPITRE II 
QUALITE DE MEMBRE
Article 3
1. L’Organisation se compose des 57 Etats membres de l’Organisation de Coopération islamique et des autres Etats qui peuvent adhérer à la présente Charte conformément au paragraphe 2 de l'article 3.
2. Tout Etat, membre des Nations Unies, disposant d’une majorité musulmane qui soumet une demande pour devenir membre peut adhérer à l’Organisation si sa demande est approuvée par consensus seulement par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères sur la base des critères arrêtés, et adoptés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
3. Aucune disposition de la présente Charte ne peut mettre en cause les droits et privilèges des Etats membres actuels, particulièrement leur qualité de membre. 
Article 4
1. L’octroi du statut d’observateur à un Etat, membre des Nations Unies, est décidé par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères par consensus seulement et sur la base des critères agréés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
2. L’octroi du statut d’observateur à une organisation internationale est décidé par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères par consensus seulement et sur la base des critères agréés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
CHAPITRE III 
ORGANES
Article 5
L’Organisation de Coopération islamique comprend les organes suivants :
1.    Le Sommet islamique.
2.    Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
3.    Les Comités permanents.
4.    Le Comité exécutif.
5.    La Cour islamique internationale de Justice.
6.    La Commission permanente indépendante des Droits de l’Homme.
7.    Le Comité des Représentants permanents.
8.    Le Secrétariat général.
9.    Les Organes subsidiaires.
10.    Les Institutions spécialisées.
11.    Les Institutions affiliées.
CHAPITRE IV 
SOMMET ISLAMIQUE
Article 6
Le Sommet islamique, composé des Souverains et Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres, est l’instance suprême de l’Organisation.
Article 7
Le Sommet islamique délibère, prend les décisions politiques et apporte des conseils sur toutes les questions relatives à la réalisation des objectifs énoncés dans la Charte et examine les autres questions d’intérêt commun pour les Etats Membres et pour la Oummah.
Article 8
1. Le Sommet islamique se réunit une fois tous les trois ans dans l’un des Etats membres.
2. La préparation de l’Ordre du Jour et toutes les dispositions requises pour la convocation du Sommet seront assurées par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères avec l’assistance du Secrétariat Général.
Article 9
Des sessions extraordinaires se tiendront, lorsque les intérêts des Etats membres l’exigent, en vue d’examiner les questions d’importance vitale pour la Oummah et de coordonner en conséquence la politique de l’Organisation. Une session extraordinaire peut se tenir sur recommandation du Conseil des Ministres des
Affaires étrangères, ou à l’initiative d’un Etat membre ou du Secrétaire général, sous réserve d’obtenir l’approbation de la majorité simple des Etats membres.
CHAPITRE V 
LE CONSEIL DES MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES
Article 10
1. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères se réunit une fois par an dans l’un des Etats Membres.
2. Une session extraordinaire du Conseil des Ministres des Affaires étrangères peut se tenir à l’initiative de tout Etat membre ou du Secrétaire général, sous réserve de l’approbation de la majorité simple des Etats membres.
3. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères peut recommander la convocation d’autres réunions ministérielles sectorielles afin d’examiner des questions spécifiques qui interpellent la Oummah. Ces réunions soumettent leurs rapports au Sommet Islamique et au Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
4. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères examine les voies et moyens de mettre en œuvre la politique générale de l’Organisation et plus particulièrement :
a. Adopter des décisions et résolutions sur des questions d’intérêt commun relatives à la réalisation des objectifs et de la politique générale de l’Organisation ;
b. Assurer le suivi de l’évolution du processus de mise en œuvre des décisions et résolutions adoptées par les sessions antérieures du Sommet et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères ;
c. Examiner et approuver le programme, le budget et les autres rapports financiers et administratifs du Secrétariat général et des organes subsidiaires ;
d. Examiner toute question affectant un ou plusieurs Etats membres, chaque fois qu’une demande est formulée à cet effet par l’Etat Membre concerné, en vue de prendre les mesures appropriées ;
e. Recommander la création éventuelle de tout nouvel organe ou nouveau comité ;
f. Elire le Secrétaire général et nommer les Secrétaires généraux Adjoints conformément aux Articles 16 et 18 de la Charte, respectivement ;
g. Examiner, le cas échéant, toutes autres questions pendantes.
CHAPITRE VI 
COMITES PERMANENTS
Article 11
1. Dans le souci de réaliser des progrès sur les questions d’importance capitale pour l’Organisation et ses Etats membres, l’Organisation a créé les Comités permanents ci-après :
Le Comité Al-Qods.
Le Comité permanent pour l’Information et les Affaires culturelles (COMIAC).
Le Comité permanent pour la Coopération économique et commerciale (COMCEC).
Le Comité permanent pour la Coopération scientifique et technologique (COMSTECH).
2. Les Comités permanents sont présidés par les Souverains et les Chefs d’Etat et de Gouvernement et sont créés conformément aux décisions du Sommet ou sur recommandation du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, y compris la désignation des membres desdits comités.
CHAPITRE VII 
COMITE EXECUTIF
Article 12
Le Comité exécutif est composé des Présidents des sessions actuelles, précédente, et prochaine du Sommet islamique et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, du pays hôte du siège du Secrétariat général et du Secrétaire général à titre de membre ex officio. Les réunions du Comité exécutif sont conduites conformément à ses Règles de Procédure.
CHAPITRE VIII
COMITE DES REPRESENTANTS PERMANENTS
Article 13
Les attributions et les modalités de fonctionnement du Comité des Représentants permanents seront définies par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
CHAPITRE IX 
COUR ISLAMIQUE INTERNATIONALE DE JUSTICE
Article 14
La Cour islamique internationale de Justice, fondée au Koweït en 1987, deviendra l’organe judiciaire principal de l’Organisation, à compter de la date d’entrée en vigueur de ses statuts.
CHAPITRE X 
COMMISSION PERMANENTE INDEPENDANTE DES DROITS
HUMAINS
Article 15
La Commission permanente indépendante des Droits humains favorise les droits civiques, politiques, sociaux et économiques consacrés par les conventions et déclarations de l’Organisation, ainsi que par les autres instruments universellement reconnus, en conformité avec les valeurs Islamiques.
CHAPITRE XI 
SECRETARIAT GENERAL
Article 16
Le Secrétariat général comprend un Secrétaire général qui est le premier responsable administratif de l’Organisation et le personnel requis par l’Organisation. Le Secrétaire général est élu par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Le Secrétaire général est élu parmi les citoyens des Etats membres conformément aux principes de la répartition géographique équitable, de la rotation et de l’égalité des chances pour tous les Etats membres et en tenant dûment compte des critères de compétence, d’intégrité et d’expérience.
Article 17
Le Secrétaire général assume les responsabilités suivantes :
a. Il peut attirer l’attention des organes compétents de l’Organisation sur toute affaire qui, à son avis, pourrait servir les objectifs de l’Organisation, ou lui porter préjudice ;
b. Il assure le suivi de la mise en œuvre des décisions, résolutions et recommandations du Sommet islamique, du Conseil des Ministres des Affaires étrangères et des autres réunions ministérielles ;
c. Il fait parvenir aux membres les notes et documents de travail par les voies appropriées, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions, résolutions et recommandations du Sommet islamique et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères ;
d. Il coordonne et harmonise l’action des organes pertinents de l’Organisation ;
e. Il élabore le programme et le budget du Secrétariat général ;
f. Il œuvre à promouvoir la communication entre les Etats membres et à faciliter les consultations et échanges de vues ainsi que la diffusion des informations revêtant un intérêt pour ces Etats ;
g. Il assume toute autre fonction que lui confie le Sommet islamique ou le Conseil des Ministres des Affaires étrangères ;
h. Il soumet un rapport annuel au Conseil des Ministres des Affaires étrangères sur les travaux de l’Organisation.
Article 18
1. Le Secrétaire général soumet les candidatures des Secrétaires généraux adjoints au Conseil des Ministres des Affaires étrangères qui les nomme pour un mandat de 5 ans, conformément aux principes de la répartition géographique équitable et en tenant dûment compte des critères de compétence, d’intégrité et de dévouement aux objectifs de la Charte. Un poste de Secrétaire général adjoint sera réservé à la cause d’Al-Qods Al-Charif et de la Palestine, étant entendu que l’Etat de Palestine désigne son propre candidat.
2. Le Secrétaire général peut, pour les besoins de mise en œuvre des résolutions et décisions des Sommets islamiques et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, nommer des Représentants Spéciaux. Ces nominations de même que les mandats des Représentants Spéciaux se feront avec l’approbation du Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
3. Le Secrétaire général nomme le personnel du Secrétariat général parmi les ressortissants des Etats membres en tenant dûment compte des critères de compétence, d’éligibilité, d’intégrité et du genre conformément au principe de la répartition géographique équitable. Le Secrétaire général peut recruter des experts et des consultants sur une base temporaire.
Article 19
Dans l’accomplissement de leurs missions, le Secrétaire général, les Secrétaires généraux adjoints et le personnel ne solliciteront, ni n’accepteront d’instructions d’aucun gouvernement, ni d’aucune autorité extérieure à l’Organisation. Ils s’abstiendront de toute action susceptible de porter atteinte à leur statut de fonctionnaires internationaux responsables uniquement devant l’Organisation. Les Etats membres sont tenus de respecter exclusivement ce caractère international des fonctions du Secrétaire général et du personnel et de ne pas chercher à les influencer de quelque façon que ce soit dans l’accomplissement de leurs tâches.
Article 20
Le Secrétariat général prépare les sessions du Sommet islamique et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères en étroite collaboration avec le pays hôte pour tout ce qui a trait aux questions administratives et organisationnelles.
Article 21
Le siège du Secrétariat général est fixé à Djeddah en attendant la libération d’Al-Qods Al-Charif qui deviendra siège permanent de l’Organisation.
CHAPITRE XII
Article 22
L’Organisation peut créer des organes subsidiaires et des institutions spécialisées et octroyer le statut d’organe affilié, après accord du Conseil des Ministres des Affaires étrangères et conformément à sa Charte. 
Organes subsidiaires
Article 23
Les organes subsidiaires sont créés dans le cadre de l’Organisation conformément aux décisions prises par le Sommet islamique ou le Conseil des Ministres des Affaires étrangères et leur budget sera approuvé par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
CHAPITRE XIII 
Institutions spécialisées
Article 24
Des institutions spécialisées sont créées dans le cadre de l’Organisation conformément aux décisions prises par le Sommet islamique ou le Conseil des Ministres des Affaires étrangères. L’adhésion aux institutions spécialisées est facultative et ouverte pour tout Etat membre de l’Organisation. Leurs budgets sont indépendants et sont approuvés par leurs organes législatifs respectifs conformément à leurs statuts. 
Les institutions affiliées
Article 25
Les institutions affiliées sont des entités ou organes dont les objectifs sont conformes à ceux de la présente Charte et qui sont reconnus en tant qu’institutions affiliées par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères. L’adhésion aux institutions affiliées est facultative et ouverte pour les organes et institutions des Etats membres de l’Organisation. Leurs budgets sont indépendants de ceux du Secrétariat général, des organes subsidiaires et des institutions spécialisées. Les institutions affiliées peuvent bénéficier du statut d’Observateur en vertu d’une résolution du Conseil des Ministres des Affaires étrangères. Elles peuvent obtenir une assistance volontaire de la part des organes subsidiaires ou des institutions spécialisées ainsi que des Etats membres.
CHAPITRE XIV 
Coopération avec les autres organisations islamiques et non islamiques
Article 26
Les Etats membres s’engagent à promouvoir la coopération avec les organisations islamiques et autres en poursuivant les objectifs consacrés par la présente Charte.
CHAPITRE XV 
Règlement pacifique des différends
Article 27
Les Etats membres, parties à tout différend dont la persistance peut porter atteinte aux intérêts de la Oummah islamique ou mettre en danger la paix et la sécurité
internationale, doivent en rechercher la solution par la voie des bons offices, de négociation, d’enquête, de médiation, de conciliation, d’arbitrage, de règlement judiciaire ou par d’autres moyens pacifiques de leurs choix. Dans ce contexte, les bons offices pourraient inclure une consultation avec le Comité exécutif et le Secrétaire général.
Article 28
L’Organisation peut coopérer avec les autres organisations internationales et régionales dans le but de préserver la paix et la sécurité internationales, à travers le règlement des différends par les moyens pacifiques.
CHAPITRE XVI
Budget et finances
Article 29
1. Les budgets du Secrétariat général et des organes subsidiaires sont financés par les Etats membres en fonction de leurs revenus nationaux.
2. L’Organisation peut, avec l’accord du Sommet islamique ou du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, créer des fonds spéciaux et des waqfs alimentés par des contributions volontaires des Etats membres, d’individus et d’organisations. Ces Fonds et Awqaf sont assujettis au système financier de l’organisation et audités annuellement par l’organe de contrôle Financier.
Article 30
Le Secrétariat général et les organes subsidiaires gèrent leurs opérations financières conformément aux règles et procédures financières approuvées par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
Article 31
1. Une Commission permanente des Finances est créée par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères et composée des représentants accrédités des Etats membres participants. Elle se réunit au siège de l’Organisation pour finaliser le programme et le budget du Secrétariat général et de ses organes subsidiaires conformément aux règlements approuvés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
2. La Commission permanente des Finances soumet un rapport annuel au Conseil des Ministres des Affaires étrangères qui examine et approuve le programme et le budget.
3. L’Organe de contrôle financier composé d’experts en finances/audit comptable des Etats membres, procède à la vérification des comptes du Secrétariat général et de ses organes subsidiaires conformément à ses règles et à son règlement interne.
CHAPITRE XVII 
Règles de procédure et vote
Article 32
1. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères adopte ses propres règles de procédure.
2. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères recommande les règles de procédure du Sommet islamique.
3. Les Comités permanents établissent leurs propres règles de procédure.
Article 33
1. Les deux tiers des Etats membres constituent le quorum des réunions de l’Organisation de Coopération islamique.
2. Les décisions sont prises par consensus. A défaut, les décisions sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents et votants à moins qu’une autre procédure ne soit stipulée dans cette Charte.
CHAPITRE XVIII 
Dispositions finales
Privilèges et immunités
Article 34
1. L’Organisation jouit dans les Etats membres, des privilèges et immunités nécessaires à l’accomplissement de sa mission et à la réalisation de ses objectifs.
2. Les représentants des Etats membres et les responsables de l’Organisation jouissent des privilèges et immunités énoncés par l’accord de 1976 sur les privilèges et immunités.
3. Les personnels du Secrétariat général, des organes subsidiaires et des institutions spécialisées jouissent des privilèges et immunités nécessaires à l’exercice de leurs fonctions conformément à ce qui pourra être convenu entre l’Organisation et les pays hôtes.
4. Tout Etat membre qui accumule des arriérés dans le règlement de ses contributions financières à l’Organisation est privé du droit de vote lors du Conseil des Ministres des Affaires étrangères si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur au montant de ses contributions dues pour les deux années écoulées. L’Assemblée peut, néanmoins, autoriser ce membre à voter si elle établit que le défaut de paiement est dû à des circonstances indépendantes de sa volonté.
Retrait Article 35
1. Tout Etat membre peut se retirer de l’Organisation en adressant une notification écrite dans ce sens au Secrétaire général une année avant le retrait. Une telle notification sera communiquée à tous les Etats membres.
2. L’Etat ayant demandé son retrait, est tenu de s’acquitter de ses obligations financières jusqu’à la fin de l’année budgétaire au cours de laquelle la demande de retrait a été déposée. Il s’acquittera, en outre, de toute autre obligation financière due à l’Organisation.
Amendements
Article 36
Les amendements à la présente Charte ont lieu conformément à la procédure ci-après :
a- Tout Etat membre peut proposer des amendements à la présente charte au Conseil des Ministres.
b- Les amendements à la présente Charte entreront en vigueur une fois approuvés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères et ratifiés à la majorité des deux tiers des Etats membres.
Interprétation
Article 37
1. Tout différend qui pourrait naître de l’interprétation, de l’application, ou de l’exécution de toute disposition de la présente Charte sera réglé à l’amiable par la voie de la consultation, de la négociation, de la réconciliation ou de l’arbitrage.
2. Les dispositions de la présente Charte seront mises en œuvre par les Etats membres conformément à leurs exigences constitutionnelles.
Langues Article 38
Les langues de l’Organisation sont l’arabe, l’anglais et le français.
Dispositions transitoires 
RATIFICATION ET ENTREE EN VIGUEUR 
Article 39
1) La présente Charte sera adoptée par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères à la majorité des deux tiers et ouverte à la signature et à la ratification des Etats membres selon les procédures constitutionnelles de chaque Etat membre.
2) Les instruments de ratification seront déposés auprès du Secrétaire général de l’Organisation.
3) La présente Charte remplace la Charte de l’Organisation de la Conférence islamique enregistrée, le 1er février 1974, conformément aux dispositions de l’Article 102 de la Charte des Nations Unies.
Fait à Dakar, République du Sénégal, le sept Rabia al awwal mille quatre cent vingt neuf de l’Hégire correspondant au quatorze mars deux mille huit.

Parce qu'un train revient toujours.

 

 

Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale entre le tropique du Cancer et l'Équateur. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. La plus grande part de la population vit en zone rurale. La densité, très variable, passe de 90 hab./km2 dans le delta central du Niger à moins de 5 hab./km2 dans la région saharienne du Nord.

Le pays possède des frontières communes avec la Mauritanie, l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Sénégal.

Outre la capitale Bamako, les villes principales sont Kayes, Ségou, Mopti, Sikasso, Koulikoro, Kidal, Gao, Tombouctou.

Le pays possède trois zones climatiques :

  • les deux tiers nord du pays, entièrement désertiques, appartiennent au Sahara méridional, avec des précipitations annuelles inférieures à 127 mm. Cette région est traversée par des nomades avec leurs troupeaux ;
  • le centre : la région sahélienne, relativement sèche (aux pluies tropicales relativement insuffisantes), est couverte de steppe remplacée progressivement vers le sud par la savane. La vallée du Niger est cultivée grâce à certains travaux de mise en valeur : on y trouve du riz, du coton, du karité (appellation en langue bamana), de l'arachide, du mil, du sorgho. Une vaste étendue dans le centre du Mali est constituée de marécages, dus aux nombreux bras du Niger ;
  • la région soudanaise est une zone avec des précipitations de 1 400 mm par an et des températures moyennes comprises entre 24 °C et 32 °C. Elle est, dans sa partie nord, couverte de savane devenant de plus en plus dense et se transformant progressivement en forêt vers le sud.

Le relief est peu accentué. Les plaines alluviales, très vastes, sont toutefois dominées par quelques plateaux calcaires et de grès (plateaux mandingues et dogon). Le point culminant du Mali est le mont Hombori (1155 m).

Article détaillé : Savane ouest soudanienne.

Subdivisions

Article détaillé : Collectivité territoriale au Mali.

Le Mali est divisé en huit régions et un district. Ces subdivisions portent le nom de leur ville principale. Les trois régions du nord : Gao, Kidal et Tombouctou représentent les deux tiers de la superficie du pays pour seulement 10 % de sa population. Deux nouvelles régions devraient bientôt voir le jour, à la suite d'un récent projet de loi, il s'agit des régions de Ménaka et de Taoudeni. Neuf autres régions seront créées au cours des cinq prochaines années. Il s'agit des régions de Nioro, Kita, Nara, Dioïla, Koutiala, Bougouni, San, Bandiagara et Douentza.

Au sud le pays est divisé entre les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou, Sikasso et le district de Bamako.

La décentralisation est une réforme majeure en cours. Elle vise à transférer des compétences aux collectivités territoriales afin que les affaires locales soient gérées au plus près des populations.

Cette réforme a pour base une refonte complète du découpage territorial hérité de l'administration coloniale et se distingue par le processus de consultation populaire qui a permis la création des communes sur la base de regroupements volontaires de villages et de fractions suivant des critères bien définis21.

Il y a 703 communes au Mali, dont 684 nouvelles communes ont été créées en 1996. Une loi de 1999 confirme cette réorganisation administrative et territoriale du Mali en créant les cercles (regroupement de communes) et les régions (regroupement de cercles)22.

L'État malien a créé une direction nationale des collectivités territoriales au sein du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) chargée de suivre la mise en œuvre de la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs d'appui technique et d'appui financier sont également en place.

En 2005, un document cadre de la politique nationale (DCPN) de décentralisation (2005-2014) a été adopté et s’articule autour de quatre axes majeurs, à savoir :

  • Le développement des capacités des collectivités territoriales ;
  • L’amélioration de la déconcentration des services de l’État ;
  • Le développement de la citoyenneté ;
  • Le développement des prestations privées des services au niveau local.

En 2005, la huitième Institution de la République du Mali a été créée. Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales assure la représentation nationale des collectivités territoriales. Son avis est requis sur toutes les questions concernant la politique de développement local et régional, la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens à l’intérieur des collectivités territoriales22.

Environnement

Économie

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Usine de coton de la Compagnie malienne pour le développement du textile

Marché du Mali

 

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États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)

Le Mali est un pays en développement, avec 65 % de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L'activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Environ 10 % de la population est nomade et environ 80 % travaille dans l'agriculture ou la pêche. L'activité industrielle est concentrée autour des activités agricoles. L'émigration constitue une très importante manne de revenus. Le Mali dépend de l'aide étrangère et est très vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du coton, son exportation principale. En 1997, le gouvernement a mis en place un programme d'ajustement structurel réclamé par le FMI qui a aidé la croissance, la diversification et les investissements étrangers. Ces réformes économiques et la dévaluation du Franc CFA en janvier 1994 ont soutenu une croissance moyenne de 4 %. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l'or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d'or dans la région sub-saharienne. Il est d'ailleurs actuellement le troisième exportateur africain, derrière l'Afrique du Sud et le Ghana. L'or est la première source d'exportation du pays, suivi du coton et du bétail. La production d'or a doublé entre 2000 et 2002 pour représenter 12% du PIB malien. C'est le troisième producteur aurifère d'Afrique.

Depuis la fin des années 1990, les "compagnies juniors" canadiennes, investies dans plus de 8000 propriétés minières, dans plus de 100 pays, pour la plupart encore à l'état de projet23 multiplient les contrats avec des pays africains. Au Mali, elles ont pour nom Nevsun Resources, Robex, Resources, Great Quest Metals, Axmin, Delta Exploration , Etruscan Resources, Glencar Mining pic, North Atlantic Resources et IAMGold24.

Pour ce qui est des principaux partenaires commerciaux, le principal pays importateur du Mali est le Sénégal avec 13,1 % en 2008 et le principal pays exportateur est la Chine avec 26,7 % en 2008. En dehors de ces pays, le Mali a aussi, comme partenaires commerciaux, la France, la Côte d’Ivoire, la Belgique, le Luxembourg, la Grande-Bretagne et l’Allemagne25. De très nombreuses références historiques [Lesquelles ?] attestent de l’existence d’un potentiel minier confirmé au Mali. [ réf.  souhaitée]

Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database).

Le Mali est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le Mali s’est hissé au niveau de premier producteur de coton de l’Afrique au sud du Sahara. Il possède le premier troupeau de bétail de la sous-région, assure l’autosuffisance alimentaire durable en année de pluviométrie normale et subvient à l’ensemble de ses besoins en céréales sèches. Grâce aux réussites déjà constatées et au regard des potentialités déjà existantes, notamment dans les cultures irriguées et l’élevage qui reste à développer, le Mali a donc démontré qu’il peut devenir la grande puissance agricole de la sous-région.

 

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Mali,

À la suite de la chute du cours du coton sur le marché en 2005, les paysans maliens produisent aujourd'hui à perte. Les agriculteurs dégagent des marges de plus en plus étroites et sont obligés de contracter des dettes. La CMDT (Compagnie malienne du développement des textiles) achète le kilogramme de coton 160 francs CFA alors que la production de ce même kilogramme coûte 190 francs CFA. Le Mali envisage des alternatives, mais il n'est pas facile de sortir de la monoculture. Le Mali est détenteur de plusieurs faiblesses, mais il y a entre autres les sécheresses répétitives depuis les années 1970, la baisse des matières premières produites, la hausse des coûts de production et le secteur industriel peu développé, ce qui engendre une grande importation des biens de consommation. Le Mali est également confronté au problème de la dette. Les organisations mondiales ont poussé le Mali à adopter des politiques d’ajustement structurel avec la privatisation de certains secteurs de l’économie.

Quant à la dévaluation du franc CFA, censée favoriser les exportations, elle a surtout divisé par deux la valeur des capitaux nationaux et donc les capacités d'investissement nationales ; les exportations maliennes de produits transformés sont avant tout bloquées par des barrières administratives, et non du fait de leur prix.

En plus du coton ( 12e  producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200 000 tonnes) dont une faible partie seulement est exportée (3 000 tonnes) malgré un énorme potentiel. C'est un gros producteur et exportateur de bétail dans la région :

  • cheptel bovin 7,8 millions de têtes
  • cheptel caprin 22 millions de têtes.

L'or occupe la première place dans les recettes d'exportation du Mali (75 % en 2009). suivi du bétail, du coton et du fer. D'autres produits comme l'arachide (360 000 tonnes produites en 2003) s'exportent fortement.

En ce qui concerne l'immobilier, le Mali est un pays en chantier. Il existe de nombreux projets publics et privés dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. La demande en matériaux de construction est en très forte croissance. Aussi, les créneaux suivants offrent d'énormes possibilités d'investissement : fabrique de briques, cimenteries, fabrication de chaux et de peintures, production de plâtre, fabrication de fer à béton et autres, menuiserie métallique ou de bois pour les bâtiments, fabrication d'appareils électriques (ampoules, disjoncteurs, prises, gaines).

Le tourisme, encore circonscrit à quelques zones, se développe depuis quelques années. Citons notamment les sites classés au patrimoine mondial de l'humanité UNESCO : le Pays Dogon, Tombouctou, Djenné, le tombeau des Askia à Gao. Certains de ces sites ont été profanés à Tombouctou et Gao depuis l'occupation par les islamistes en juillet 2012.

Le Mali possède comme principales ressources naturelles des produits agricoles. En effet, 80 % de la population étant active trouve un emploi dans ce domaine. Les vingt autres pourcent sont dans l’industrie et les services. Leur production est surtout basée sur les céréales qui constituent l’essentiel de leur base alimentaire. Ces céréales sont surtout : le mil, le sorgho, le riz, le maïs, le fonio ainsi que le blé. Il y a aussi quelques tubercules tels que : l’igname, la pomme de terre et le manioc. Une des cultures ayant eu une certaine montée en production est celle de la production fruitière et maraîchère. Les bananes, les mangues et les oranges forment une importante exportation vers les pays d’Europe et les pays arabes. La production cotonnière domine l’agriculture industrielle, mais malgré cela elle a quand même connu une baisse de 5,23 %. Aujourd’hui le coton est produit à perte et cela depuis la chute du marché en 2005. L’industrie n’a malheureusement jamais réussi à atteindre de nouveau le prix de vente d’avant la crise.

En 2012, une entreprise canadienne a fait des sondages exploratoires en vue d’exploiter une mine d’uranium dans la région de Faléa26.

Le PIB est principalement tiré par les secteurs primaire et tertiaire. Le PIB de 2006 était de 3 132 milliards de francs CFA et a augmenté à 3 344 milliards de francs CFA en 2007. L’inflation en 2009 était de 2,2 %. Le Mali espère réaliser un taux de croissance nominal du PIB de 7,8 %. En 2008 et 2009, la croissance devrait légèrement s'accélérer pour atteindre un taux moyen annuel de 4,8 %. Les exportations sont de 0,915 milliard de dollars et les importations de 0,927 milliard de dollars. Le PIB par secteurs (principaux) l’agriculture 45 %, l’industrie 17 % et les services 38 %. Les services occupent 13 % de la population active et contribuent pour 38 % au PNB du pays. Le secteur public n'occupe plus que 22 % des effectifs salariés du pays. Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1 % (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30 %. Et puis, 30 % de ce total résident dans un milieu urbain tandis que la majorité des démunis vivent dans un milieu rural.

Sources : http://www.indexmundi.com/fr/mali/index.html#Économie, http://www.emergence-mali.com/economie.html

Indicateurs de développement

Indice de développement humain (IDH) : 182e sur 187 en 2012.

Évolution de l'IDH sur 30 ans1

Année

1980

1990

2000

2005

2010

2011

2012

IDH

0,176

0,204

0,270

0,312

0,344

0,347

0,344

 

 

Indicateur de pauvreté humaine : 107e sur 177 (56,4 %)27.

Le rapport national sur le développement humain 2006 porte sur les relations entre la dégradation de l'environnement et ses effets sur les conditions de vie et de bien-être des populations. Les recommandations touchent principalement la maîtrise des eaux, la diminution de la pression humaine sur les ressources forestières, le contrôle des déchets chimiques toxiques, la lutte contre l'ensablement et la désertification. Il propose notamment de renforcer les capacités de gestion des populations locales et réclame l'application de la réglementation existante28.

Transports

Le transport aérien se caractérise non seulement par la présence de plusieurs aéroports internationaux, et des aérodromes, mais aussi par la fréquentation de ceux-ci par beaucoup de compagnies aériennes : Air-France, Aigle-Azur, Royal-Air Maroc, Tunis-air, Air-Algérie, Ethiopian Airlines, Air-Mali, Air-Burkina, Air-Ivoire, Spanair, Afriquiha, etc.

Le transport ferroviaire relie la Capitale du Mali à la Capitale du Sénégal sur 1248 km, hérité de la colonisation, Trans-rail autrefois appelé Régie des Chemins de Fer du Mali a été construit par le colon dans le but de faciliter les interventions militaires du Sénégal vers le Niger (fleuve) et inversement en cas d’émeute, et surtout le transport des matières premières vers l'Europe. Une rénovation effectuée par la China Railway Construction Corporation International est à l'étude29.

Le transport fluvial reste marqué par sa saisonnalité à cause de la présence des chutes et des cataractes le long des cours d'eau, il est assuré par deux bateaux : Kankou Moussa et Général Soumaré qui relient Koulikoro à Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.

Démographie

Article détaillé : Démographie du Mali.

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Le Mali a 14,5 millions d'habitants, dont 53,3 % de femmes[Quand ?].

La pauvreté est importante puisque les 10 % de la population la plus pauvre ne consomment que 2,4 % des consommations totales du pays et les 10 % les plus riches en consomment 30,2 % (2001)30.

Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l'un des taux de fécondité les plus élevés au monde. La croissance très rapide de la population constitue un problème fondamental pour l’amélioration du niveau de vie des Maliens, d'autant plus que les deux tiers de la superficie du Mali sont arides ou semi-arides.

Santé au Mali

L'espérance de vie à la naissance est de 53,06 ans en moyenne, 51,43 ans pour les hommes et 54,73 ans pour les femmes (estimation de 2012 31).

Éducation

Le taux d’alphabétisation se situe entre 23 et 46 % selon les sources34,35. Ce taux est plus faible parmi les femmes, la majorité des élèves étant des garçons. L'alphabétisation au Mali est en développement.

Culture

Article détaillé : Culture du Mali.

Le Mali a su conserver les éléments importants de ses cultures traditionnelles. Les griots (ou « Djéli ») exercent toujours leurs fonctions de musiciens-poètes transmettant l’histoire du pays et des hommes sur plusieurs générations. Bakary Soumano, chef des griots du Mali de 1994 à 2003, a contribué à réhabiliter les fonctions du griot dans la société moderne.

Parmi les grands écrivains maliens, on peut citer Amadou Hampâté Bâ.

Parmi les cinéastes de renommée internationale, on peut citer Cheick Oumar Sissoko et Souleymane Cissé.

Pour la musique, voir la section dédiée.

Langues

Article détaillé : Langues du Mali.

Signalisation bilingue à l'entrée de Kidal. Sur le côté gauche du rocher, Kidal est transcrit en caractères tifinagh.

Le français est la langue officielle, mais la plus utilisée est le bambara qui est parlé par 80 % de la population35. Cette dernière, ainsi que douze autres (bobo, bozo, dogon, peul, soninké, songhaï (ou Songoy), sénoufo-minianka, tamasheq, hassanya, khassonké, madenkan et le maninkakan) sont reconnues par l'État comme des langues nationales36.

Le recensement de 1987 a enregistré la langue parlée par les personnes de plus de 6 ans. Le bambara arrive largement en tête (38,3 %), suivi du peul (11,7 %), du dogon (6,9 %), du songhay (6,3 %) et du soninké (12,3 %)37. La connaissance du français a également beaucoup progressé. En 1960, 66 000 Maliens savaient lire et écrire en français. En 1985, ils étaient 564 000. En 2009, ils sont 2,2 millions38.

Religion

Article détaillé : Religion au Mali.

Selon les données du CIA World Factbook, l'islam est la principale religion pratiquée au Mali (90 %) alors que les catholiques, protestants et animistes représentent à peu près 10 %. La religion est omniprésente au Mali. Il est rare de trouver un village sans sa mosquée. Mais des cérémonies animistes, pourtant interdites par l'islam, persistent encore dans quelques villages majoritairement musulmans.

L'un des lieux célèbres du christianisme au Mali est la ville de Kita dans la région de Kayes ( 1re région) où se trouve la cathédrale Notre-Dame où a lieu le pèlerinage catholique annuel au Mali.

Communautés

La population du Mali est divisée en plusieurs communautés. Les peuples nomades et semi-sédentaires se trouvent au nord. Les Maures, les Kountas et les Touaregs se partagent environ 10 % de la population. Les premiers sont traditionnellement spécialisés dans le commerce de la gomme arabique tandis que les seconds et les troisièmes sont éleveurs nomades ; ils se déplacent en permanence à la recherche de pâturages frais pour leur bétail.

Plus au sud, on trouve les Bambaras (28 %) qui représentent le groupe majoritaire, autour de la capitale Bamako, ainsi que les Malinkés qui leur sont apparentés et les Soninkés, les Peuls, les Sénoufos, les Bwas, les Bozos, les Dogons, les Songhai, les Khassonkés.

Les Touaregs, les songhaïs, les Kounta et les Bérabich résident dans le nord du Mali, la partie la plus aride et la moins peuplée du pays.les Bellas, qui sont d'anciens esclaves des Touaregs, vivent dans ces mêmes régions.

Musique

 

Amadou au Parc de Choisy lors d'un concert de lutte contre la désertification du Sahel.

Les médias au Mali sont constitués par la presse écrite (en français et quelques journaux en langues nationales), par la radio de proximité, par la télévision, ainsi que par plusieurs services liés (satellite, câble, internet).

Les journaux sont concentrés dans la capitale Bamako ou dans les grandes villes régionales. Le réseau des radios libres croit à grande vitesse. Ces radios atteignent la grande majorité de la population en diffusant des émissions dans les langues locales. L'accès à internet se développe tant au niveau de l'extension des infrastructures, de la réduction des coûts et de la familiarisation des usagers aux outils les plus courants. On note plusieurs collaborations de sites internet avec des journaux, des radios et des télécentres communautaires.

L’artisanat du Mali est très riche, il varie d’une région à une autre, d’une ethnie à une autre.

Fêtes et jours fériés

Fêtes et jours fériés

Date

Nom français

Nom local

Remarques

1er  janvier

 

Jour de l'an

 

20 janvier

 

Fête de l'armée du Mali

 

26 mars

 

Journée des Martyrs

Chute du régime de Moussa Traoré

1er  mai

 

Fête du travail

 

25 mai

 

Fête de l'Afrique

Création de l'Organisation de l'unité africaine

22 septembre

 

Jour de l'Indépendance

Proclamation de la République du Mali (Indépendance accordée par la France le 20 juin 1960 à la Fédération du Mali).

25 décembre

 

Noël

Naissance de Jésus-Christ

 

 

Sont également fériées un certain nombre de fêtes dépendant du calendrier musulman : Korité (fin du Ramadan), Tabaski (commémoration du sacrifice d'Abraham), Maouloud (naissance de Mahomet), Tamkharit (nouvel an musulman).

Francophonie

Les régions du Mali de Gao, Kayes, Kidal, Koulikoro, Mopti, Segou, Sikasso et de Tombouctou sont membres de l'Association internationale des régions francophones41.

De plus le Mali est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie de même que de l'Organisation internationale de la francophonie

 

Il Faut Preserver ce qui Nous Conserve de la rupture, la corruption, l'oppression et la confiscation aliénant Bien et Personnes physique et/ou morale.Parce que ni le Politique ni l'Economique n'a de sens que par le culturel, une culture ne vaut pas plus qu'une autre. S'organiser Pour Responsabiliser. Ensemble pour Agir de CONCERT


Ciwara

 
Comparaison des styles de 4 types principaux de ciwara, avec de gauche à droite : Style de Bougouni; Style de Ségou; Style de Bamako; style de la région de Sikasso

Le masque Ciwara, ou encore Tyi wara, de son nom complet Tyi wara kun (du bambara prononcé tchiwara, signifiant "tête du fauve de la culture" (ci = culture, wara = lion, et kun = tête)1) est un masque-cimier rituel en forme d'antilope-cheval que l'on rencontre dans la culture Bambara. C'est l'une des pièces les plus connues de l'art africain2.

Représentation de danse avec cimiers Ciwara lors d'une démonstration à Bamako (2010)

 

 

Usage

Le ciwara récompense, en milieu bambara, les plus grands travailleurs dans tous les domaines de la vie active.

Ce masque-cimier est utilisé lors des rites de la société ciwara, l'une des six institutions secrètes qui organisent la société bambara. Il est fixé sur la tête des danseurs, appartenant tous à la société ciwara, grâce à un bonnet en vannerie. Les danses de la société ciwara sont liées aux rites agraires et donc à l’idée de fertilité, de fécondité, d’ensemencement3. Lors de ces cérémonies rituelles, le masque devenait l'attribut d'un danseur costumé qui lui donnait vie et parole. Au travers du mouvement, et du porteur plus particulièrement, le masque trouve son sens. Les ciwaras dansaient généralement en couple. Ces cérémonies ont lieu en plein jour, au milieu des champs comme au village. Elles célèbrent l’union mythique entre le soleil, qui renvoie au principe mâle, et la terre, principe féminin, tout en stimulant l’ardeur au travail des jeunes cultivateurs4.

Mythe fondateur

Il existe plusieurs versions du mythe fondateur concernant les ciwaras. Selon l'une d'elle, Ciwara était un être mi-animal, mi-humain, né d'un serpent et d'une femme, premier être humain, nommée Mousso Koroni (Mousso signifiant "femme", koro "vieille" et le suffixe -nin "petit", mais koroni veut tout simplement dire "très vieux ou très vieille" en bambara). Ciwara cultivait le sol avec ses griffes et un bâton offert par sa mère. Il était doté de pouvoirs magiques le rendant capable de transformer l'herbe en mil. Les cultures étaient ainsi tellement abondantes que les être humains se désintéressèrent de la question et ne firent plus attention aux récoltes. Tant et si bien que Ciwara partit en s'enfouissant dans le sol. Pour se faire pardonner, les humains réalisèrent un autel dans lequel pouvait résider son esprit et créèrent les masques cimiers pour rappeler la mémoire et les enseignements de Ciwara5.

Selon une autre version, les ciwaras évoqueraient l'histoire de Sanou Koronin("très viel or" en bambara), fille d'un roi bambara promise en mariage au vainqueur d'une course. Celle-ci fut remportée par un caméléon ayant triché en se faisant transporter au dos d'une antilope-cheval. Mais le caméléon mourut et ce fut donc l'hippotrague qui épousa Sanou Koronin6.

Variations stylistiques7

Selon les régions, les masques-cimiers Ciwara prennent des formes relativement différentes.

Le style "de Ségou"

Ciwara du style de Ségou, féminin (à gauche) et masculin (à droite)

Les masques de ce style, utilisé dans la région de Ségou, de Baninko et du Kenedougou, ont une orientation verticale. Le dimorphisme sexuel est marqué  : les ciwaras masculins possèdent des cornes recourbées vers l'arrière, une crinière, un pénis proéminent et il est de taille plus importante que le cimier féminin. Le masque féminin est donc plus petit, possède des cornes verticales et présente le plus souvent un petit sur son dos.

Le style de Bougouni

Ciwara du style de Bougouni

Dans la région de Bougouni, les masques-cimiers sont composites. Ils sont formés d'un assemblage de différents animaux montés sur un animal quadrupède aux pattes fléchies. La crinière est souvent stylisée sous forme d'un zig-zag. Des colliers de cauris décorent souvent le bas du cou.

 

Le style de Bamako

Ciwara du style de Bamako

Dans ce style rencontré dans le Mandé, le Beledugu et le Djitoumou), le dimorphisme sexuel n'est pas marqué. Les cimiers sont horizontaux et sont généralement formés de deux parties réunies au niveau du cou par un collier ou des crochets métalliques  : la tête avec de longues cornes étirées horizontalement vers l'arrière et un corps quadrupède. La gueule de l'animal est généralement ouverte comme s'il allait crier.

Le style de Kita

Dans la région de Kita les masques ciwara sont très originaux : il s'agit d'un masque anthropomorphe plat et vertical, portant trois ou quatre cornes verticales. Le front, les joues et le nez forment un plan rehaussé. Le menton est les yeux sont quant à eux en retrait.

 

Les cimiers-satellites

Ce style est généralement attribué à la région de Sikasso, mais a été également décrit dans d'autres région (Bougouni, Djitoumou). Ces masques ne sont pas à proprement parler des masques Ciwara, mais sont des masques -cimiers qui sont portés en marge des manifestations Ciwara. Les masques sont très stylisés et fondés sur un jeu complexes de lignes et de formes épurées. Souvent les cornes ne sont pas visibles.

Ciwara, l'un des emblèmes du Mali

Les ciwaras sont aujourd'hui communément utilisés comme emblème du Mali, ou du moins comme l'une des représentations graphiques de l'art et de la culture du pays. En 2011, à l'occasion de l'exposition "Ciwara, collections du Musée du Quai Branly" au Musée national du Mali, Abdoulaye Sylla, ancien Directeur général adjoint du Musée national du Mali et Président de l’Association malienne pour la protection du patrimoine, a publié un appel pour que soit davantage respecté la signification du symbole et dénoncer l'excessive et mauvaise utilisation du Ciwara. Il regrettait notamment que ne soit généralement utilisée que la représentation mâle des ciwaras alors qu'ils s'utilisent en couple8.

Entre autres exemples, voici quelques utilisations contemporaines et non rituelles du ciwara (nom ou symbole)  :

  • Le prix Ciwara. Par exemple, le "Ciwara d’exception" est la distinction nationale la plus importante qui est décernée par le chef de l'État8.
  • Le logo des compagnies aériennes Air Afrique9 et Air Mali10.
  • Le logo d'Énergie du Mali.
  • Le programme santé "Keneya Ciwara" de l'USAID11.
  • Une statue de ciwara mâle, monumental, se trouve dans le parc de la mairie du district de Bamako.
  • "Ciwara info" est un journal quotidien malien.
  • Un modèle de pompe hydraulique à pédale a été baptisé "Ciwara"12.

Influence dans les arts occidentaux

Les masques Ciwara sont une des pièces les plus connus de l'art africain. Le plus ancien ciwara exposé en Europe a été acquis par le colonel Archinard et offert en 1883 au musée d'ethnographie du Trocadéro. Ces masques ont marqué et influencé divers artistes occidentaux : André Derain, Constantin Brancusi, Georges Braque ou encore Fernand Léger possédait chacun un cimier Ciwara7.

  • En 1923, Fernand Léger s'inspira d'un dessin qu'il fit de Ciwara pour réaliser les costumes du ballet La Création du monde.
  • Entre 1993 et 2000, Lorenzo Pace a réalisé une sculpture monumentale à Manhattan, appelé Triumph of the spirit, inspiré d'un masque Ciwara femelle13.

Photographies

Notes et références

  1. Youssouf Tata Cissé, "Les dieux et les hommes : permanence du sacré dans les arts bambara" in "Arts d'Afrique", Musée Dapper Gallimard, Paris, 2000, (ISBN 2-07-011614-X)
  2. « Ciwara » [archive], sur quaibranly.fr (consulté le 5 juin 2013)
  3. « Ciwara, chimères africaines » [archive], sur quaibranly.fr (consulté le 5 juin 2013)
  4. « Le cimié Tiwara » [archive], sur african-concept.com (consulté le 5 juin 2013)
  5. « Les animaux dans l'art africain; Cimier de Tyi wara » [archive], sur cndp.fr (consulté le 16 août 2013)
  6. « Antilopes du soleil » [archive], sur detoursdesmondes.typepad.com (consulté le 16 août 2013)
  7. a et b "Ciwara, Chimères africaines", Musée du Quai Branly, Paris, 2006, 93 p. (ISBN 978-2915133158)
  8. a et b « Le mauvais usage dénoncé » [archive], sur maliweb.net (consulté le 13 août 2013)
  9. « Logo Air Afrique : d'où vient-il ? » [archive], sur airafrique.eu (consulté le 14 août 2013)
  10. « Air Mali » [archive], sur air-mali.com (consulté le 14 août 2013)
  11. « Le Programme Santé US-AID Keneya Ciwara, 10 ans après : Près de 9 millions de personnes ont bénéficié des actions du Programme » [archive], sur airafrique.eu (consulté le 14 août 2013)
  12. p. 107 Birama Diakon, "Office du Niger et pratiques paysannes, appropriation technologique et dynamique sociale", L'Harmattan, Paris, 2012, 178 p. (ISBN 978-2-296-55709-3)
  13. « Triumph of the spirit » [archive], sur lorenzopace.com (consulté le 3 août 2013)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Jean-Paul Colleyn, Lorenz Homberger, Ciwara, chimères africaines, Musée du Quai Branly, Paris, 2006, 93 p. (ISBN 978-2915133158)
  • Dominique Zahan, Antilopes du Soleil : arts et rites agraires d'Afrique noire, A.Schendl, Viennes, 1980, 193 p. (ISBN 3-85268-069-7)

Catégories :


 

Parce qu'un train revient toujours.

 

·         Le site de Bamako a été occupé dès la Préhistoire comme l’ont confirmé les fouilles archéologiques deMagnambougou.
Bamako, du bambara « bàmakɔ̌ » (qui signifie « marigot du caïman »), a été fondée à la fin du xvie siècle par les Niaré, anciennement appelés Niakaté, qui sont des Sarakolés à l'origine. Le caiman étant le fétiche de Bamako, chaque année on lui donnait une jeune fille vierge à manger. Cependant cette tradition n'est plus pratiquée depuis longtemps ( cf : Terre d'Ebène d'Albert London, chapitre IV " à Bamako " ). Simballa Niakaté, un chasseur venu de Lambidou (Cercle de Nioro, Région de Kayes), un village sarakolé, a choisi le site. Mais, c'est son fils ainé Diamoussa Niakaté couramment appelé Diamoussan Djan (à cause de sa taille très grande) qui fonda Bamako. Niaréla, le quartier des Niaré, est un des plus anciens quartiers de Bamako. Les trois caïmans qui symbolisent Bamako trouvent leur origine à partir des trois marigots qui traversaient Bamako : Lido, Diafarana et Bèlèsôkô. Les marigots se rejoignaient environ à 500 mètres à l'est de l'Hôtel de l'Amitié de Bamako (fruit de la coopération sino-malienne aux lendemains des indépendances) pour ensuite se jeter dans le Niger.

·         Kayes est une grande ville et une commune de l’Ouest du Mali à 495 km au nord-ouest de Bamako, sur les rives du fleuve Sénégal. Elle est la capitale de la première région administrative et le chef-lieu du cercle qui porte son nom. La ville connaît un fort accroissement démographique puisqu'elle passe de 80 146 habitants en 20052 à127 368 habitants en 2009.

Son nom vient du soninké, du mot karré qui signifie « marigot » (bas-fond humide qui est inondé en saison de pluie). Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'Islam, avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes.

·         Mosquée de Kayes / Diocèse de Kayes / Cathédrale de Kayes

Cercle de Diema, Region Kayes

·         Catégories : Ville ou localité de la région de Kayes

·         Lambidou est une commune du Mali, dans le cercle de Diémarégion de Kayes dont la Population compte 14 947  habitants en  2009 contre 9 347 habitants en 1998. Le taux de croissance annuel moyen est de 4,4 %.

·         Il appartient au royaume bambara de Kaarta est un royaume historique de l'ouest du Mali, fondé au xviie siècle par les bambaras (et rival de celui de Ségou centré sur le delta intérieur du Niger). À son apogée au xviiie siècle, le Kaarta couvre une région englobant le Khasso (région de Kayes), Nioro et Kita dans le Mali actuel.

·         La ville est jumelée avec Aubevoye (Haute-Normandie).

 

 

 

 

 

Administration Bamako

 

Pays

 Mali

 

 

Région

 

 

 

Cercle

Bamako

 

 

Maire

Adama Sangaré (Adéma-Pasj)
élu(e) en 20091

 

 

Démographie

 

Population

2 309 106  hab.  (2012)

 

 

Densité

8 648 hab./km2

 

 

Géographie

 

 

Coordonnées

 

 

Superficie

26 700 ha = 267 km2

 

   

12° 38′ 00″ Nord7° 59′ 00″ Ouest  

 

 

Localisation

 

 

 

         

 

·         Jumelages[modifier | modifier le code]

·         La ville de Kayes est jumelée depuis 30 novembre 1990  entre le Syndicat d'agglomération nouvelle devenu Communauté d'agglomération Évry Centre Essonnecomposée des communes d’ÉvryRis-OrangisCourcouronnesBondoufle et Lisses)9.
L'école Legal Segou A est jumelée avec le Collège Jean Lurçat de Ris-Orangis.

Le nom « Tombouctou » viendrait du tamasheq, langue des Touareg qui auraient fondé la ville au XIe siècle, de Tin (ou Tim), qui signifie « puits » ou « lieu », et de Bouctou, nom donné à la femme présente à l'arrivée des Touareg, gardienne d'un puits, et qui désignerait une personne originaire d’Essouk – ce qui donne « le lieu de Bouctou »3. À cette étymologie proposée par Abderrahmane Es Saâdi au XVIIe siècle dans son Tarikh es-Sudan (Histoire du Soudan)4, l’explorateur allemand Heinrich Barth au XIXe siècle, lui, oppose une origine songhaï du mot Tombouctou qui désignerait une « dépression entre les dunes »3.

Première caractéristique de la ville, le désert est très proche des premières maisons. On trouve à différents endroits plusieurs zones de culture en terrasse, disposées en entonnoir autour d'un puits ou d'un point d'eau. Ces puits de Bouctou sont un bel exemple de culture dans un environnement difficile. L'ensemble des maisons est construit en banco mais à Tombouctou le crépi est remplacé par un parement en pierres. Les trois mosquées de la ville, Djingareyber, Sidi Yahiya et Sankoré, sont la mémoire de l'apogée de la ville. Seule la première se visite. On peut aussi visiter les restes des maisons qui abritèrentRené Caillé, le major Alexander Gordon Laing et le docteur Heinrich Barth, dont certaines ont été transformées en musée.

Une place abrite le monument « de la Flamme de la Paix » qui symbolise la fin de la rébellion touarègue, le 26 mars 1996. La cérémonie commémorative a lieu tous les ans.

En 2007, Tombouctou a également été en compétition pour obtenir le titre de Merveille du Monde moderne, mais elle n'a pas été retenue dans le choix final.

La région de Tombouctou est la sixième région administrative du Mali. Son chef-lieu est la ville de Tombouctou dont les cercles de DiréNiafunkéGoundam et Gourma-Rharous pour une population estimée en 2009 à 681 691 Habitants se partageant une superficie de 49 792 600 ha = 497 926 kmavec une densité de 1,4 hab./km2 en terme d’empreinte écologique. Les coordonnées géographiques sont : 21° 08′ 45″ N 4° 01′ 15″ O 21° 08′ 45″ Nord 4° 01′ 15″ Ouest

En grande partie désertique, elle est limitée au sud par les régions de Ségou et Mopti, à l'est par les régions de Gao et Kidal, au nord et nord-est par l'Algérie et à l'ouest par la Mauritanie.

Au sud cependant, la présence du Niger et de son delta intérieur, ainsi que de nombreux marigots, étangs et lacs, permettent d'importantes activités agricoles.

 

La population a été multipliée par près de 1,5 depuis 1998, soit un taux d'accroissement moyen annuel de 3,3 % entre 1998 et 2009. Le cercle de Tombouctou a connu la plus forte augmentation de la population (+75 %) suivi par ceux de Gourma-Rharous et Niafunké (respectivement +64 % et +50 %).

 

Le Taux de croissance annuel moyen

5.7 %

 

La région de Tombouctou est composée de cinq cercles (TombouctouDiréNiafunkéGoundam et Gourma-Rharous) qui regroupent 51 communes.

 

Les femmes représentent 50,0 % de la population.

Les trois groupes ethniques principaux de Tombouctou sont les Touareg, les Songhaï et les Arabes.

Culture

C'est encore un centre de négoce de produits de base, particulièrement du sel, qui est extrait des mines de Taoudeni à 700 km plus au nord et amené lors de l'Azalaï à Tombouctou. Ce transport, des plaques de sel de 40 kg[réf. souhaitée] chacune, se fait de moins en moins à dos de dromadaires, et de plus en plus à bord de camions. La ville travaille également le textile, le cuir, et divers objets d'artisanat touareg.

La ville est le centre administratif de la région du même nom. Elle abrite les principaux services publics et est aussi le siège des ONG qui travaillent dans la zone. Centre touristique, Tombouctou abrite deux hôtels et plusieurs agences de voyages.

L'accès de la ville se fait par avion par l'aéroport international de Tombouctou (vol hebdomadaire, via Mopti, lorsque le nombre de passagers est suffisant), en voiture par une piste difficile en provenance de Douentza et en empruntant le bac pour franchir le Niger ou bien en caravane par le désert. Un canal, qui avait disparu à cause de l'ensablement, reliait la ville directement au fleuve Niger. Le gouvernement libyen ayant accordé un financement pour son curage, son rétablissement est effectif depuis septembre 200731.

Éducation

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La ville de Tombouctou possède de nombreuses écoles de quartier et un lycée d'enseignement secondaire : le lycée Mahamane Alassane Haïdara (LMAHT) qui est l'héritier de l'école franco-arabe fondée par l'administration française, devenue le lycée franco-arabe avant de prendre en 1995 son nom actuel. Il peut accueillir environ 1500 élèves32.

En revanche, l'importante activité intellectuelle et éducative présente du XVe au XVIIIe siècle avec l'université Sankoré a disparu.

 

Manuscrits de Tombouctou

Article détaillé : Manuscrits de Tombouctou.

 

 

Pages d'un manuscrit d'astronomie

Le vrai trésor de Tombouctou est constitué par un ensemble de près de cent mille manuscrits datant de la période impériale ouest-africaine (au temps de l'Empire du Ghana, de l'Empire du Mali et de l'Empire songhaï) détenus par les grandes familles de la ville2Ces manuscrits, dont certains datent de l'époque préislamique remontant au XIIe siècle, sont conservés depuis des siècles comme des secrets de famille. Ils sont pour la plupart écrits en arabe ou en peul, par des savants originaires de l'ancien empire du Mali et contiennent un savoir didactique notamment dans les domaines de l'astronomie, de la musique, de la botanique… Des manuscrits plus récents couvrent les domaines du droit, des sciences, de l'histoire (avec d'inestimables documents comme le Tarikh el-Fettash (Chronique du chercheur) de Mahmud Kati sur l'histoire du Soudan au XVe siècle et le Tarikh es-Sudan (Chronique du Soudan) d'Abderrahmane Es Saâdi au XVIIe siècle), de la religion, du commerce.

Certains de ces textes gardent la trace de la tradition des grands jurisconsultes de l'Islam de l'Empire du Mali : Ahmed Baba - l'un des intellectuels les plus réputés du XVIe siècle - est l'auteur d'un dictionnaire daté de 1596 présentant en particulier le fonctionnement des écoles et universités qui réunissaient 25 000 élèves et étudiants dans la ville de Tombouctou.

Un recueil sur « les bons principes de gouvernement » rédigé par Abdul Karim Al Maguly remonte au règne de l'empereur Askia Mohammed (1493-1528). Ce document atteste de l'existence d'institutions étatiques très développées 25. Il introduit les règles du procès équitable qui préfigurent les grands textes du XXe siècle :

« L'impartialité du souverain doit être faite dans le cas notamment du jugement à rendre entre deux personnes opposées par un différend : Il faut être juste dans chacun des actes, allant de la façon de recevoir les personnes opposées jusqu'au moment de trancher. Même si l'un des protagonistes tentait un rapprochement avec le souverain-juge, il faudrait éviter toute amitié. »

« Le temps de plaidoirie doit être également équitable. L'équité veut qu'il n'admette pour témoins que des personnes à la moralité avérée. »

« Les hommes de droit qui entourent le Roi ne doivent accepter de pots-de-vin ni avant, ni après le procès. Aucun cadeau des plaignants ne doit non plus être accepté. »

Le centre de documentation et de recherches Ahmed-Baba (Cedrab), fondé en 1970 par le gouvernement avec l'aide de l'UNESCO, recueille certains de ces manuscrits pour les restaurer et les numériser26. Si déjà plus de 18 000 manuscrits ont été collectés par le seul centre Ahmed Baba, on estime qu'il existerait jusqu'à 300 000 manuscrits dans l'ensemble de la zone touarègue. Environs 60 à80 bibliothèques privées existent aussi dans la ville, parmi lesquelles la bibliothèque commémorative Mamma Haidara et la bibliothèque Mahmoud-Kati. Couvrant l'ensemble des domaines du savoir, les manuscrits sont menacés par les mauvaises conditions de conservation et surtout par le trafic dont ils font l'objet au profit de riches collectionneurs2.

L’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba, a été inauguré en janvier 2009 par le président malien Amadou Toumani Touré, le président sud-africainKgalema Motlanthe et son prédécesseur Thabo Mbeki. Le coût des travaux d’un montant de 2,5 milliards de Francs CFA a été financé par l’Afrique du Sud. Construite sur la place Sankoré, sur le site de l'ancienne université Sankoré, les locaux de 4 800 m2 comprennent notamment un amphithéâtre de 500 places, une salle de conférence de 300 places et une bibliothèque27.

Monuments

Article détaillé : Mosquée Djingareyber de Tombouctou.

 

 

Cour de la mosquée Djingareyber

Tombouctou est aujourd'hui plus connue par sa légende que par les différents sites présents. Cependant, différents lieux sont dignes d'intérêt. La ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988.

 

Surnommée « la ville aux 333 saints » ou « la perle du désert », sa visite en 1828 par le Français René Caillé a fait grand bruit à l'époque en Europe. Elle est aujourd'hui classée par l'UNESCO à plusieurs titres au patrimoine mondial de l'humanité.

Tombouctou a actuellement une population estimée à 32 000 personnes en 2006. Cependant, au faîte de sa grandeur au XVe siècle, la ville comptait environ 100 000 habitants dont 25 000 étudiants pour la seule université de Sankoré2.

 

 

Portes de la Medersa de Sankoré

 

 

Patrimoine mondial au Mali

Culturel

Villes anciennes de Djenné (1988) · Tombouctou (1988, en péril) · Tombeau des Askia (2004, en péril)

 

Mixte

Falaises de Bandiagara (pays dogon) (1989)

 

 

L'Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou-IHERIAB (ex CEDRAB)

Ô toi qui vas à Gao Fais un détour par Tombouctou Murmure mon nom à mes amis Et porte leur le salut parfumé de l'exilé Qui soupire après le sol où résident famille, ses amis, ses voisins. Ahmed Baba Es-Sudani (26 octobre 1556 - 1627), le savant dont l'IHERIAB porte le nom. Poème écrit pendant son exil à Marrakech. صفحة استقبال معهد أحمد بابا للدراسات العليا والبحوث الإسلامية بتمبكتوأيا قاصدا كاغو فعج نحو بلدتي وزمزم لهم باسمي وبلغ أحبتي سلاما عطيرا من غريب وشائق إلى وطن الأحباب رهطي وجيرتي السيد: عبدول قدري إدريسا مايغا مدير معهد الدراسات العليا والبحوث الإسلامية أحمد بابا السوداني (1627-1556) رقمالاتصال (223) 292 10 81 :التلفون والفاكس 14: صندوق البريد =-=-=-=-=-=-=-=- L’Institut de Hautes Etudes et de Recherche Ahmed Baba de Tombouctou-IHERIAB Créé en 1974 sur recommandation de l’UNESCO par le Gouvernement du Mali, l'IHERIAB est un centre sous régional de documentation et de recherche, un établissement public à caractère scientifique, technologique et culturel ayant pour mission

-          la collecte, la conservation et l’exploitation des manuscrits arabes anciens.

-           

Il possède aujourd’hui près de vingt mille (20000) manuscrits et demeure l’un des plus grands centres de documentation en Afrique au Sud du Sahara. Ces documents dont la plupartdatent du 16ème siècle de l’ère chrétienne traitent de tous les domaines du savoir :

-          histoire, droit, pharmacopée traditionnelle, astronomie, commerce, mathématiques, sciences physiques, etc.

 

Comme l’a si bien exprimé la réunion des experts de l’UNESCO (tenue en 1967 à Tombouctou)ces documents constituent la mémoire de l’Afrique et une chance pour la recherche.

La présence du Niger et de son delta intérieur, ainsi que de nombreux marigots, étangs et lacs, permettent d'importantes activités agricoles

La région de Tombouctou compte 26 forêts classées couvrant une superficie de 57 416 ha4.

Dans la région sont situés un site Ramsar, le lac Horo dans le cercle de Niafunké, et une zone d’intérêt cynégétique, Azaouad Nord – Ouest dite Salam, dans le cercle de Tombouctou5.

La ville de Tombouctou génère une activité touristique notable dans une région qui vit toujours de la production du sel (les routes transsahariennes au nord persistent), d'un peu d'élevage et du petit artisanat local.

 

Manifestations culturelles

Le Festival au désert se déroule chaque année à Essakane, à deux heures de piste de la ville de Tombouctou, au mois de janvier.

 

Depuis plusieurs années, la ville est menacée par l'avancée des dunes (ensablement). Sous l'impulsion de l'UNESCO, des travaux de stabilisation des dunes ont été entrepris.

 

Tombouctou est située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara. Elle était reliée au fleuve par des canaux qui ne sont plus fonctionnels aujourd'hui, et est desservie par le port de Kabara, à 12 km plus à l'est.

 

La région est desservie par l'Aéroport international de Tombouctou, et accessoirement par celui de Gao. On y accède également par le fleuve Niger et les pistes qui le longent, mais la partie nord est uniquement le domaine des routes caravanières.

Adresse à Bamako :

Quartier Kalabankoura- Route de l'aéropot
Rue 558 Porte 512
Tel : 20280324/ 66732024/ 76732024

Email : cedrab2003@yaoo.fr /  arbouna@yahoo.fr

Adresse à Tombouctou :

Quartier Sankoré, à coté de la Mosquée de Sankoré

 

N°O

Action

Acteur

Résultat Attendu

Indicateur Objectivement Vérifiable

Coût estimé (FCFA)

Statut de l’action

1

Location d’un site approprié pour garder temporairement les manuscrits à Bamako  pendant une année

IHERIAB

Les manuscrits sont bien gardés et le local est propre

Un immeuble est loué et abrite les manuscrits

10 200 000 

Urgent

2

Acquisition d’étagères métalliques pour la conservation temporaire à Bamako

IHERIAB

Les manuscrits sont  étalés et aérés

Nombre de manuscrits étalés

15 213 000 

Urgent

3

Climatisation  du site des manuscrits à Bamako

IHERIAB

Le local est climatisé

Nombre de climatiseurs

100 000 000 

Urgent

4

Acquisition de matériels  pour la confection des boites de conservation 

 

Les matériels sont disponibles

nombre de matériels disponibles

100 000 000 

 

5

Acquisition de consommables pour la confection des boites de conservation 

IHERIAB

Les manuscrits sont tous conservés dans des boites

Nombre de boites de protection confectionnées

150 000 000 

Urgent

6

Création du répertoire des manuscrits

IHERIAB

Un répertoire de l’ensemble des manuscrits de l’IHERIAB est crée

Nombre de manuscrits répertoriés

7 500 000 

Urgent

7

Etablissement de catalogage en arabe et leurs traduction en fraçais et en anglais

IHERIAB

l'ensemble des manuscrits sont catalogués

Nombre de manuscrits catalogués

750 000 000 

moyen terme

8

Nettoyage des manuscrits

IHERIAB

les manuscrits sont nettoyés

Nombre de manuscrits nettoyés

8 000 000 

Court terme

9

Organiser le retour du personnel de l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT)

IHERIAB

Tout  le personnel de l’IHERI- ABT est sur place

Nombre de personnel sur place à Tombouctou

8 113 500 

Urgent

10

Préparer et organiser le retour des manuscrits à Tombouctou

IHERIAB

Tous  les manuscrits de L'IHERI- ABT sont sur place

Nombre de manuscrits retournés

20 000 000 

Urgent

11

Réhabiliter et équiper l'ancien bâtiment de l’Institut Ahmed Baba à Tombouctou

IHERIAB

l'ancien Bâtiment réhabilité et équipé

% de réhabilitation et équipement

224 640 782 

Urgent

12

Réhabiliter et équiper le nouveau bâtiment de l’Institut Ahmed Baba à Tombouctou

IHERIAB

le nouveau Bâtiment réhabilité et équipé

% de réhabilitation et équipement

60 000 000 

Urgent

13

Reconstruction et équipement du centre de restauration et de formation pour les bibliothèques de Tombouctou

IHERIAB

le centre est reconstruit et équipé

% de réhabilitation et équipement

500 000 000 

court terme

14

Acquisition d’une imprimerie d’une grande capacité

IHERIAB

Tous les manuscrits étudiés en arabe ; ou traduits en français ou en anglais sont édités  

Nombre d’équipements d’impression et de publication

60 000 000 

court et moyen terme

15

Installation d’un système d’énergie solaire pour le bâtiment de  Sankoré à Tombouctou

IHERIAB

L’Institut dispose d’électricité de façon pérenne

Nombre de panneaux solaires et voltage disponible

300 000 000 

court et moyen terme

16

Acquisition des appareils de numérisation

IHERIAB

L’Institut est doté des numériseurs et accessoires  

Nombre de postes de numérisation

83 500 000 

Court et moyen terme

17

Formation des agents dans les domaines de la gestion administrative, de la Numérisation, du catalogage et de la conservation physique 

IHERIAB

Les agents de l’institut sont bien formés

Nombre de formations et de personnels formés

150 000 000 

court moyen et long terme

18

Acquisition de serveurs de grande capacité

IHERIAB

Les manuscrits numérisés sont stockés sur serveurs

Nombre de serveurs et de capacités de stockage

10 000 000 

Urgent

19

Acquisition de disques durs pour stocker les images numérisés 

IHERIAB

Les manuscrits numérisés sont stockés

Nombre de disques durs et de capacités de stockage

2 028 500 

court et moyen terme

20

Contacts et Rencontres avec des institutions similaires dans les pays suivants : Niger, Mauritanie, Maroc, Turquie, France

IHERIAB

Des contacts sont établis entre l’IHERIAB et des institutions similaires et des rencontres tenues

Nombre de missions ou de rencontres

30 000 000 

court moyen et long terme

21

Signer des conventions de partenariat avec des institutions similaires

IHERIAB

Des conventions de partenariat sont signées avec des institutions similaires

Nombre de conventions signées

500 000 

court moyen et long terme

22

Accueil de chercheurs étrangers

IHERIAB

Des chercheurs étrangers sont accueillis à l’IHERIAB

Nombre de chercheurs accueillis

100 000 000 

court et moyen terme

23

Tenue d'un atelier national appuyé par des experts étrangers pour l'ouverture de la formation Universitaire

IHERIAB

l'atelier est tenu

rapport disponible

50 000 000 

urgent

24

Evolution de l’institut vers une Université pluridisciplinaire

IHERIAB

 la formation de différents domaines universitaires (arabe, français ; anglais)  est assurée

Nombre de formations assurées

200 000 000 

court terme

25

Edition des catalogues  et leur  diffusion  en arabe, français et en anglais

IHERIAB

Les catalogues sont édités en trois langues

Nombre de catalogues édités et diffusés

300 000 000 

court moyen et long terme

26

la mise en ligne des catalogues

IHERIAB

les catalogues sont mis en ligne 

Nombre de fiches catalographiques mises en ligne

500 000 

court moyen et long terme

27

Organisation de la semaine et du grand prix de la recherche scientifique Ahmed Baba autour des manuscrits (cinq ans)

IHERIAB

La recherche scientifique autour des manuscrits est encouragée

Nombre de participants au prix et distinctions

250 000 000 

Court terme

28

Présentation de l’IHERIAB aux étudiants, enseignants et chercheurs maliens

IHERIAB

L’IHERIAB est présenté aux étudiants, enseignants et chercheurs maliens

Nombre d’étudiants, enseignants et chercheurs atteints

10 000 000 

court et Moyen et terme

29

Préparer et faire adopter une loi spécifique protégeant les manuscrits en leurs conférant un statut juridique.

IHERIAB

Les manuscrits sont protégés par une loi

Nombre de loi votée et nombre de mesures de protection

275 000 000 

court et Moyen et terme

 

 

Nous appellons à toute contribution et aux valeurs et repères notamment pour agir de concert, nous repondons à toute invitation:
 
Contre le culte de personnalité et d'ignorance,
Ni opprimé ni oppresseur, Pouvoir de penser, d'agir sans contrainte ni d'oppression
L'Exception Malienne au sens de la cedeao et de l'union africaine soutenue et repartie sur les principes et reperes imperiaux de l'empire à la république du Mali
Au nom du pere fondateur de soundjata
du fils citoyen modibo
et de la conscience nationale suprême
de la badéya fraternité malienne,
de la diatigui-ya,
de la sinakoun-ya
...
la diversité contre l'adversité
 
L'unité et l'Intégrité
 
la préference nationale
 
la dignité, la culture et l'identité,
la solidarité et la tolerance
la survie des personnes physique et morale, de la nation
l'honneur contre l'horreur
 
Bien de Bonnes Choses:Paix et Bénédictions sur Nous

et Les Absents
 
Ainsi que
 
 
Tous Nos Voeux Les Meilleurs
Bons Retablissement de Fait puis de Droit et Repos,
Heureux Ménage,
Félicitations,
Joyeux Anniversaire
A TOUTES & A TOUS
CORDIALEMENT,
Salutations Distinguées!
 
Sacrifice ultime de la Mère de l'Empire et de la République du Mali
 
nommée Sogolhon*Prière de l'Absent

 

 

 

 Préambule

·         Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

·         Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

·         Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

·         Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

·         Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

·         Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

·         Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

·         L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

 
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
 
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
 
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
 
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
 
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
 
Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
 
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
 
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
 
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
 
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
 
Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.
 
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
 
Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
 
Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.
 
Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
 
Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
 
Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
 
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
 
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
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Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.
 
Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
 
Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
 
Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
 
Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
 
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
 
Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
 
Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
 
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
 
Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
 
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

 

Chapitre IX : Coopération économique et sociale internationale
Article 55
En vue de créer les conditions de stabilité et de bien-être nécessaires pour assurer entre les nations des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, les Nations Unies favoriseront : 
1.    Le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l'ordre économique et social;
2.    La solution des problèmes internationaux dans les domaines économique, social, de la santé publique et autres problèmes connexes, et la coopération internationale dans les domaines de la culture intellectuelle et de l'éducation;
3.    Le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.
Article 56
Les Membres s'engagent, en vue d'atteindre les buts énoncés à l'Article 55, à agir, tant conjointement que séparément, en coopération avec l'Organisation.
Article 57
1.    Les diverses institutions spécialisées créées par accords intergouvernementaux et pourvues, aux termes de leurs statuts, d'attributions internationales étendues dans les domaines économique, social, de la culture intellectuelle et de l'éducation, de la santé publique et autres domaines connexes sont reliées à l'Organisation conformément aux dispositions de l'Article 63.
2.    Les institutions ainsi reliées à l'Organisation sont désignées ci-après par l'expression « institutions spécialisées ».
Article 58
L'Organisation fait des recommandations en vue de coordonner les programmes et activités des institutions spécialisées.
Article 59
L'Organisation provoque, lorsqu'il y a lieu, des négociations entre les États intéressés en vue de la création de toutes nouvelles institutions spécialisées nécessaires pour atteindre les buts énoncés à l'Article 55.
Article 60
L'Assemblée générale et, sous son autorité, le Conseil économique et social, qui dispose à cet effet des pouvoirs qui lui sont attribués aux termes du Chapitre X, sont chargés de remplir les fonctions de l'Organisation énoncées au présent Chapitre.
Chapitre XIV : Cour Internationale de Justice
Article 92
La Cour internationale de Justice constitue l'organe judiciaire principal des Nations Unies. Elle fonctionne conformément à un Statut établi sur la base du Statut de la Cour permanente de Justice internationale et annexé à la présente Charte dont il fait partie intégrante.
Article 93
1.    Tous les Membres des Nations Unies sont ipso facto parties au Statut de la Cour internationale de Justice.
2.    Les conditions dans lesquelles les États qui ne sont pas Membres de l'Organisation peuvent devenir parties au Statut de la Cour internationale de Justice sont déterminées, dans chaque cas, par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.
Article 94
1.    Chaque Membre des Nations Unies s'engage à se conformer à la décision de la Cour internationale de Justice dans tout litige auquel il est partie.
2.    Si une partie à un litige ne satisfait pas aux obligations qui lui incombent en vertu d'un arrêt rendu par la Cour, l'autre partie peut recourir au Conseil de sécurité et celui-ci, s'il le juge nécessaire, peut faire des recommandations ou décider des mesures à prendre pour faire exécuter l'arrêt.
Article 95
Aucune disposition de la présente Charte n'empêche les Membres de l'Organisation de confier la solution de leurs différends à d'autres tribunaux en vertu d'accords déjà existants ou qui pourront être conclus à l'avenir.
Article 96
1.    L'Assemblée générale ou le Conseil de sécurité peut demander à la Cour internationale de Justice un avis consultatif sur toute question juridique.
2.    Tous autres organes de l'Organisation et institutions spécialisées qui peuvent, à un moment quelconque, recevoir de l'Assemblée générale une autorisation à cet effet ont également le droit de demander à la Cour des avis consultatifs sur des questions juridiques qui se poseraient dans le cadre de leur activité.

 

Les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) forment un plan approuvé par tous les pays du monde et par toutes les grandes institutions mondiales de développement. Ils ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. L'ONU travaille avec les gouvernements, la sociéte civile et les différents partenaires pour exploiter la dynamique dégagée par les OMD et poursuivre unprogramme ambitieux pour l'après-2015. Découvrez comment l'ONU et ses partenaires s'attachent à bâtir un monde meilleur!

Les buts des NationUnies sont les suivants :

1.     Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;

2.     Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;

3.     Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;

4.     Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.

Article 2

L'Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l'Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants :

1.     L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres.

2.     Les Membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées aux termes de la présente Charte.

3.     Les Membres de l'Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.

4.     Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.

5.     Les Membres de l'Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s'abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l'Organisation entreprend une action préventive ou coercitive.

6.     L'Organisation fait en sorte que les États qui ne sont pas Membres des Nations Unies agissent conformément à ces principes dans la mesure nécessaire au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

7.     Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues auChapitre VII.

 

 

 


 

Ainsi que Les Champs puissent Fleurir d'Esperance

Ce que je pense : Le rôle du binôme

Famille-Ecole

dans l’éducation
Par L'Indépendant - Date: 18 Février 2013
Ce que je pense : Le rôle du binôme Famille-Ecole dans l’éducation

La fonction première d’une société est d’éduquer, c’est-à-dire de faire prendre conscience à chacun qu’il peut se choisir un destin et s’efforcer de le réaliser. Il ne s’agit pas de fabriquer des hommes tous conformes à un modèle, ayant appris les mêmes réponses, mais des personnes capables de formuler de nouvelles questions. Ceci relève d’abord des obligations de famille – la famille en tant que cellule de base de la société -.

 

Ce fondement éducatif, socle indispensable à l’équilibre familial, se consolide par une gestion dynamique de l’école en vue de générer une qualité de vie qui privilégie l’épanouissement personnel, la confiance en soi, la socialisation, l’autonomie, le sens des responsabilités, la liberté, l’éfficacité, la créativité, le développement corporel, la curiosité d’esprit, l’esprit critique et la solidarité.

Cette solidarité va de paire avec une aide au développement qui ne résoudra rien par le miracle des seules lois du marché mais aura un effet avec un intense investissement dans le secteur de l’éducation, seul antidote à la prise en main par des intégristes religieux ou politiques transmettant leurs transes à des foules assommées par la misère et abruties par l’ignorance.

Un précepte de la sagesse africaine dit : « Sois riche sans orgueil, pauvre sans abattement, aies l’injustice en horreur, observe la piété, contribue au bonheur de tes concitoyens, réprime ta langue, ne fais rien avec violence, instruis tes enfants, apaise les querelles, regarde comme tes ennemis ceux de l’Etat: tel est le caractère de la vertu ».

Face à la situation actuelle que vivent l’école et le pays tout entier, puisse ce précepte germer et/ou se consolider dans l’esprit de chacun et de tous en vue de fédérer les énergies autour de l’école et de l’intégrer dans un projet global de promotion collective. Puisse t-il aussi et surtout (ce précepte) guider les acteurs et partenaires de l’école afin que les actes posés au quotidien contribuent à l’émergence de l’école de nos besoins, formatrice de citoyens patriotes et d’acteurs de développement.

Daouda TEKETE

Journaliste

 

Source: L'Indépendant

Consolidation de la paix et développement :

 

La femme actrice incontournable
Par Le Guido -
Mme Oumou TouréMme Oumou Touré

En tant qu’actrice au développement, pilier central du foyer, la femme joue un rôle fondamental dans le processus de la pacification. C’est dans ce sens que Madame Oumou Touré, Présidente de la Coordination des Associations et ONG des Femmes du Mali (CAFO), nous explique la prépondérance de l’implication des femmes maliennes dans le processus de paix et de la situation particulière des femmes dans les conflits armés. Elle propose également des recommandations qui permettraient à la femme d’apporter sa contribution à la consolidation de la paix et à la résolution pacifique des conflits.

 

La guerre ne fait que dévoiler grossièrement le prolongement de la tyrannie et de la discrimination que les femmes vivent dans leurs familles et communautés en temps de paix. On ne peut pas construire une paix durable en oubliant une grande partie de la population. Si la guerre est souvent l’affaire des hommes, la paix est plutôt celle des femmes.

Madame Oumou Touré, Présidente de la CAFO s’exprime : «Dans les conflits armés, très généralement, elles (femmes) sont utilisées comme bouclier humain. Les belligérants les prennent comme appât de guerre. Leurs dignités sont bafouées à travers viols, flagellations, changement même de leurs styles vestimentaire. Suite à leur vulnérabilité, elles sont obligées de fuir ou de se déplacer par instinct, pour pouvoir préserver leur vie et celui de leurs enfants. Pour pouvoir préserver la vie des femmes en milieu des conflits l’ONU a fait la résolution 13 25 18…»

Les femmes ont un rôle décisif dans la promotion de la tolérance et de la non violence, car elles sont la première école de vie. La Présidente de la CAFO évoque la nécessité de l’implication des femmes : Quand les conflits arrivent les femmes ne sont pas consultées, elles ne sont pas aux décisions et très généralement elles sont les premières à être victimes. Quand il faut rechercher la paix, les impliquer serait nécessaire, car elles savent ce que c’est que la guerre. La présidente de la CAFO soutient fermement que quand les conflits se terminent et se négocient, il faut appeler les femmes. Victimes dans leur chair, dans leur âme et dans leur cœur, on doit leur demander quelles sont les solutions durables. La guerre affecte les hommes et les femmes, ils doivent s’unir ensemble sur les tables de négociation. Les femmes sont actrices au même titre que les hommes. Elles doivent s’armer, s’outiller pour être à la hauteur. Selon la présidente de la CAFO, les décideurs doivent le savoir « Quand on résout un problème dans un pays, ce sont les hommes et les femmes qui doivent le régler ; il faut les impliquer dans le dialogue intercommunautaire et intra-communautaire. Elles savent comment amener la paix, inculquer aux enfants l’éducation à la non-violence. Elles résorbent le chômage qui favorise la pauvreté et rend vulnérable les masses populaires à toutes formes de conflits» a-t-elle souligné

Enfin, elle souligne que la paix n’est pas un acquis naturel, mais une valeur à la fois politique et culturelle à conquérir et à consolider au quotidien. Il serait impossible de le faire sans implication de la femme.

Fatoumata Doumbia

 

Source: Le Guido

 

 « Les femmes africaines peuvent et doivent jouer un rôle critique »

Kabiné Komara, Ancien Premier Ministre de Guinée /
Par Lerepublicainmali - Date: 18 Février 2013  
Kabiné Komara, Ancien Premier Ministre de Guinée / « Les femmes africaines peuvent et doivent jouer un rôle critique »

A l’entame de la 13ème édition fondation forum de Bamako sur le thème Général : « Genre, paix et sécurité : rôle des femmes et des organisations féminines dans la prévention, la médiation et la résolution des conflits en Afrique », l’ancien Premier ministre de la Guinée Kabiné Komara, a présenté une importante communication pleine de leçons de la vie, qui met en évidence les qualités intrinsèques de la femme, et son aptitude dans la prévention, la résolution et la médiation des conflits en Afrique. Une contribution agréable à lire !

Mes très chers sœurs et frères

Mesdames et Messieurs

Je suis tout à la fois ému et honoré de prendre la parole à cette tribune pour parler du rôle des femmes dans la prévention, la résolution et la médiation des conflits en Afrique.

Nous savons tous que les conflits naissent toujours à partir des situationsd’injustice, d’exclusion, de tricherie et d’intolérance. Qui ne veut pas de conflit doit donc en combattre les germes.

Les femmes africaines ont-elles la force de mener ce combat?

Ma réponse personnelle est OUI. Pour celles et ceux d’entre vous qui en douteraient, je voudrais faire état de deux récits : l’un estcocasse et personnel, l’autre est historique.

Le récit cocasse porte sur une leçon qu’un de mes gentils onclesm’avait administrée dès après mon mariage pour m’amener à bien mesurer le pouvoir de la femme sur l’homme. Cet homme était un éminent diplomate, pétri d’expérience et qui fut longtemps ministre des affaires de la Guinée sous le PrésidentAhmed Sékou Touré.

Il m’a dit ceci « Mon fils, tu viens à peinede te marier et je sais que ton orgueil masculin te fait croire que tu vas dominer ton épouse. Eh bien ! détrompestoi.Si tu as de la chance, tu te battras pendant une période qui durera tout au plus 2 ans pour tenter dela dominer, mais tu finiras par reconnaitre que c’est peine perdue. Vous passerez à la deuxième étape. A ce niveau, tu te battras non plus pour la dominer mais pour être son égal. Là aussi, tu réaliserasaprès une période qui n’excèdera pas deux ans que tu as perdu cette bataille. Tu te résoudras alorsà passer à la troisième étape. Tu réaliseras que tu ne peux ni la dominer ni être son égal. Tu te battras désormais seulement pour le respect de certains de tes droits. Quand les couples atteignent cette phase, c’est là que l’on entend souvent lemari dire à sa femme « Ecoutes chérie, tu as raison mais de grâce attends que nos invités s’en aillent ».

Deux moisaprès, je suis venu rendre visite à ce gentil oncle. Il me demanda jovialement comment va mon épouseet comment ça se passedans mon foyer.

Je lui répondis sanshésiter : Tonton, je crains de te décevoir mais je dois t’avouer queje suis déjà arrivé à la troisième phase.

Le second récit qui , quant à lui est d’ordrehistorique,explique comment les femmes de l’Union du Fleuve Mano sont arrivées par leur intelligence et leur opiniâtreté à mettre un terme à l’une des guerres civiles les plus sanglantes qu’a connuel’Afrique de l’Ouest , à savoir la guerre civile du Liberia qui a duré de 1989 à 2003 , soit 14 ans ; une guerre qui a fait près de 150 000 morts,qui a jeté près 850000 de refugiés dans la détresse, disloqué des familles entièreset mis l’économie du Libéria à terre .

Comment ont-elles fait ?

Elles ont pris conscience de la gravité du conflit qui était entrain d’absorber les ressources humaines, matérielles et financières des 3 pays Liberia, Sierra Leone et Guinée, pays tousmembres d’une même organisation sous régionale, l a Mano River Union.

Elles ont constitué une association des femmes de la Mano Riversur une baseriche et diversifiée, comprenant des femmes jeunes, moyennement âgées et très âgées. Elles ont décidé que c’est elles seules qui pouvaient arrêter la tragédie .Pour cela, elles ont étudié le profil psychologique de chacun des 3 chefs d’Etat ( Lansana Conté militaire, présidentpaysan, Charles Taylor bouillant Guérilléro, Tidiane Kaba ancien fonctionnaire international).

Patiemment, elles ont rencontréles différents protagonistes du conflit dans chacun des pays et à l’étranger, recoupé les informations et élaboréune stratégie, en jouant de manière sincère sur la corde sensible de chacun des 3 chefs d’Etat. Elles ont successivement rencontré Charles Taylor du Liberia, Tidjan Kaba de Sierra Leone et Lansana Conté de Guinée

Je résume ici l’entrevue critique qu’elles ont eu avec le Président Lansana Conté de Guinée( personnage peu enclin à recevoir des conseils et des injonctions des occidentaux, d’un niveau éducationnellimité, affichant sans complexe son caractère paysan et rural maisaussi doublé d’uneruse exceptionnelle ,accordant une grande importance aux traditions africaines qui privilégient la chefferie et le droit d’aînesse)

Cet entretien dontje vousfaisici la narration s’est passé le 24 juillet 2001 entrele PrésidentLansana Conté et une délégation des femmes de la Mano River Unionqui comprenaitentre autres lagrande dame libérienne d’un d’âge assez avancé MmeMary Brownell ,Mme Agnès Taylor Lewis ancienne ministre de Sierra Léone et Docteur Saran Daraba alorsactrice active de la société civile Guinéenne

Voici quelques séquences de l’entretien.

« - Mme Brownell : Président est-ce vrai que Saran est ta Sœur ?

-Président Conté : Oui elle est ma sœur

-Mme Brownell:Comme Saran est ma fille donc tu es mon fils. Il se trouve que 3 de mes fils sont entrain de se battre actuellement : Toi Lansana, Tidiane et Charles. Ceci fait que j’ai honte des autres mamans des autres régions de l’Afrique . Aussij’ai décidé de réunir mes 3 fils pour qu’ils arrêtent leurs folies et qu’ils fassent la paix, pourfaire sécher nos larmes et nous permettre d’éviter à nos autres enfants des malheurs de tout genre. Comme je suis la maman, je demande au plus âgé qui estplus mûr que les autresd’accepter de prendre le dessous car dans notre culture l’ainé est considéré comme le dépotoir qui absorbe et transforme en engrais les ordures venant des moins âgés .C ‘est pourquoi Toi Lansana, tu dois m’écouter pour jouer ce rôle pour 3 raisons.

La première raison c’est que tu es le plus âgé des 3, la deuxième raison c’est que tu es arrivé au pouvoiravant les autres, donc tu es le mieux placé pour donner des leçons , la troisième raison est que tu es militaire donc mieux que les autres tu connais le prix de la guerre et le gain de la paix . Je compte donc sur toi Lansana pour ne pasdécevoir une mère qui ne peut que te bénir si tu l’honores .Le cas échéant, jepromets devous enfermer tous les 3 dans une chambre si vous ne m’écoutez pas ;j’en garderai la clef et vous n’en sortirez que quand vous aurez conclu la paix. »

Ces parolesde la vieille dame libérienne ont touchéprofondément Lansana Conté . C’est ainsi que,alors qu’il avait boudé depuis près de 3 ans toute discussion de paix avec le Liberia, il donna instruction à son ministre des affaires étrangères de prendre désormais part aux différents travaux sur la recherche de la paix au Liberia.

Chemin faisant , aprèsdes efforts conjugués et hardis de plusieurs parties prenantes dont les Nations Unies et la CEDEAO , efforts soutenus par l’implication et la médiationintelligentes et efficaces des Femmes de la Mano River Union, les trois Chefs d’Etatse sont rencontrés d’abordfévrier 2002 au Maroc puis , en Juin 2003 ,à travers leurs plénipotentiaires à Accra en juin2003 avec toutes les autres parties prenantes au conflitpour discuter des voies et moyens de mettre fin à la guerre qui sévissait si rageusement. Encore ,ces braves femmes de l’Union étaient présentes à cette historiqueréunion. Ayant pressenti un échec de ce sommet crucial,ellesont mis leur menace à exécution ; elles ont bloqué toutes les issues de la salle de réunion en y organisant un sit inet ontintimé aux participantsde trouver vaille que vailleune solution définitive à ce conflit qui n’avait que trop duré. Cette réunion cruciale a jeté les bases du pré accord, lequel a aboutià l’Accorddéfinitif signé à Accra le 18 Aout 2003 etmit fin à la guerre civile du Liberia. CetAccord futcontresigné par l’Association des Femmes de la Mano Riveren tant garant moral.

Ce geste héroïque leur a valu lareconnaissance de l’ONU quileur a octroyé une Distinction de Reconnaissancele 10 Décembre 2003.

Alors mes chères sœurs ;cet exemplehistorique doit vous inspirer. Vous pouvez et devez amplifier ici et ailleurs, ce que vos sœurs de la Mano River Union ont pu faire.

Rappelez-vous que quand les conflits éclatent, il est souvent difficile de les éteindre car chaque camp de belligérantsest animé de la volonté d’en découdre à tout prix. Il manque souvent des personnes crédibles, neutres et respectées pour faire raisonner les seigneurs de guerre et leur faire toucher du doigt la vérité. Les fonctionnaires, conseillers, serviteurs et autres operateurs économiques qui dépendent du bon vouloir des chefs s’abstiennent de leur dire la vérité,de peur de compromettre leurs privilèges indus. C’est là que les femmes africaines peuventet doivent jouer un rôle critique, surgir avec détermination et pondération avecdes moyens dont elles seules ont le secret .

Ce faisant , vous femmes du Mali, vous femmes d’Afrique, vous pouvez amener ceux qui sont aveuglés par le pouvoirà voir la triste réalité que leur inconséquence impose à leur peuple ;vous pouvez amener ceux qui sont volontairementsourds auxbruits des armes à entendre les cris de détresse des victimes horrifiées par leur cruauté ; vous pouvezamener les névrosés volontaires àsentir la puanteur des corps en putréfaction et la sueur piquante des orphelins et innocentes femmes qui sont jetés sur les routes vers des horizons hostiles pour devenir des déplacés déboussolés ou des réfugiés désemparés.

Femmesdu Mali, vous devez accompagner, soutenir les vrais patriotes de votre pays ; vous devez encourager et agir avec les bons éducateurs, vous devez vous substituer aux aventuriers guerriers et belliqueux pour chausser les chaussures de la pondération, bâtir des ponts entre tous les fils et filles devotre pays martyr. Il ne s’agira pas seulement d’éteindre le feu actuel mais il faudra surtout réconcilier les uns et les autres, prôner la tolérance et le vraipardon. Pouréviter la récidive de ce qui est entrain de se passer en ce moment et tout autre conflit ultérieur,vous devez dénoncer et combattre partout, toutes les formes d’injustice , d’exclusion et de favoritisme ;même si les privilèges qui endécoulentsont profitables à vos propres enfants biologiques .Retenez qu’en favorisant vos enfantsau détriment de ceuxdes autres, vous aurez contribué à semer les germes de la haine dans le cœur de ces autres enfants qui auront été injustement privés de leurs droits. Le nombre de ces enfants frustrés grandissant, de nouveaux conflits naitront inévitablement.

Soyez donc la torche qui éclairerad’abord vos enfants et tous les enfants afin que prévalent les valeurs d’équité et de justice qui sont les vrais rempartscontre l’égoïsme et l’exclusion ;sources imparables de conflits.

Pour conclure , puisque nous sommesau Mali, cette terre qui a connu tant de glorieux empires et de célèbres hommes de culture de la trempe de Amadou Hampate Ba, permettez moi chères sœursde rappelerce passage de l’hymne de l’empire du Wassoulou dont le fondateurl’ Almamy Samory Touré a combattu pendant 18 ans la pénétration coloniale françaisedans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

Ce passage dit ‘’ Si tu ne peux dire la véritéen tout lieu eten tout temps, Si tu ne peux défendre vaillamment les valeurs de ta patrie, alors donnes ton sabre de guerre aux femmes qui t’indiqueront le chemin de l’honneur !».

Alors mes chères sœurs, soyez ces femmes d’honneur qui feront l’honneur du grand Mali dont les hauts faits ont inspirétant d’entre nous ici présents.

 

Je vous remercie

Présenté par : Mr KabinéKomara,

Ancien Premier Ministre de Guinée

 

 

 

 

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Le Mali doit garantir une paix durable

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M. John Ging M. John Ging

Le directeur des opérations du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, OCHA), John Ging a souligné, jeudi, la nécessité d'un 'leadership courageux' des autorités au Mali afin de résoudre les problèmes politiques que connait le pays, déclarant que la situation humanitaire déjà grave risque de se détériorer davantage si la paix et la stabilité ne sont pas restaurées.

M. Ging, qui s'est adressé aux journalistes de l'ONU à New York, à l'issue d'une visite de trois jours dans le pays, a déclaré que la situation au Mali n'était pas à coup sûr désespérée, mais qu'elle est en ce moment assez sombre.

'Malgré les améliorations initiales en 2013, la situation dans le Nord du Mali s'est détériorée depuis le début de cette année et la violence récente, ciblant pour l'essentiel les forces de sécurité maliennes et internationales, a contribué à créer un sentiment général d'insécurité qui a empêché le retour à la normale et la reprise des activités économiques et de développement'.

Il a prévenu que le drame du pays réside dans le fait est qu'il se trouve dans cette situation, crée par les hommes et aggravée par sa situation géographique dans le Sahel.

'Cependant, les bonnes nouvelles sont qu'il s'agit d'un pays qui a le potentiel de se maintenir s'il parvient à résoudre correctement les problèmes qui sous-tendent la violence', a souligné l'officiel onusien.

M. Ging a déclaré que la situation humanitaire très grave au Mali inclut près de 500.000 enfants de moins de cinq ans qui sont exposés à une malnutrition aiguë, environ 1,5 million de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire immédiate et plus de 64.000 enfants qui ont interrompu leurs études.

Il a souligné la présence de 13.700 réfugiés maliens dans les pays voisins et de 151.000 personnes déplacées internes au Mali même.

'Ces chiffres ont baissé depuis par rapport au pic de la crise en juin 2013. Nous avons donc enregistré des progrès sur le nombre des personnes qui ont regagné leurs maisons, mais la dernière série de violence sape à coup sûr leur confiance', a-t-il expliqué.

Le responsable onusien a déclaré que la préoccupation qui lui a été soumise tout au long de sa visite est celle de la vulnérabilité des femmes et des risques auxquels elles sont confrontées, dont la violence qu'elles subissent.

'La violence faite aux femmes constitue un énorme problème et c'est un problème épouvantable; une question dont le règlement doit nous mobiliser davantage', a ajouté M. Ging.

Il a souligné que dans un contexte d'insécurité permanente, la communauté internationale mène une grande opération humanitaire, souvent dans des 'circonstances difficiles et dangereuses'.


'L'ONU et ses partenaires ont atteint plus d'un demi-million avec l'aide alimentaire, plus de 200.000 personnes ont bénéficié d'un accès permanent à l'eau potable, 1.400 personnes reçoivent des soins de santé et 4.200 étudiants ont reçu des manuels scolaires et un soutien pour poursuivre leurs études', a-t-il indiqué.


M. Ging a, en outre, déclaré que les gens avaient exprimé l'espoir que les autorités feraient plus pour leur assurer la paix et la stabilité.

'Le sentiment est très fort au sein de la population que le gouvernement va prendre ses responsabilités et exercer un leadership courageux pour aborder les questions politiques qui ont été sans réponse pendant des décennies.

'Dans le domaine humanitaire, nous ne nous immisçons pas dans la politique de ces conflits, sauf pour dire que nous ne sommes pas la solution des problèmes auxquels les gens sont confrontés.

'Nous devons nous faire l'écho des demandes de la population et sa demande est très claire, elle cherche à mettre un terme à la situation actuelle, une solution qui va instaurer un environnement pacifique et sûr et leur permettre de se concentrer sur leur vie', a-t-il déclaré.

Pana 21/06/2014

Source: Pana


 

 


Sogolon Kondé

 
 
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kondé (homonymie).

Sogolon Kondé ou Koné, appelée aussi Sogolon Kèdjou ou Kèdjougou (« Sogolon la vilaine »), Sogolon Koudouman (« Sogolon la verruqueuse ») ou encoreSogolon Kondouto (« Sogolon la bossue ») en raison de son apparence laide et difforme, est la mère de Soundiata Keïta, le fondateur de l'empire mandingue en Afrique de l'Ouest au xiiie siècle. Elle joue un rôle important dans l'épopée de Soundiata transmise par les traditions orales et qui mêle événements historiques réels et éléments légendaires. Dans l'épopée, Sogolon apparaît dotée de pouvoirs magiques et conseille son fils. Elle apparaît par la suite dans la postérité de cette épopée, notamment ses réécritures et adaptations sur divers supports.

 

 

Dans l'épopée de Soundiata[modifier | modifier le code]

Mariage de Sogolon[modifier | modifier le code]

Dans toutes les variantes de l'épopée de Soundiata, Sogolon Kondé joue un rôle important dans la naissance et la jeunesse de Soundiata Keïta. Dans la version rapportée par Wa Kamissoko, Sogolon est recherchée par deux frères chasseurs, Dan Massa Woulani (autrement dit Tiramakhan Traore) et Dan Massa Woulamba, les vainqueurs de Dô-Kamissa, la femme-buffle qui ravageait la région de Dô sous la forme d'un buffle sauvage1. À titre de récompense pour avoir mis fin à ce fléau, les deux chasseurs sont invités par les gens de la région à choisir une épouse parmi les jeunes femmes du pays. Mais, conseillés avant leur expédition par le patriarche des devins, les deux chasseurs demandent au roi du Dô, Dô Moko Niamoko Djata (« Djata, le guide des gens du Dô »), aussi appelé Gnèmo Diarra, ou encore Do Mansa Gnèmo Diarra, « Gnèmo Diarra, roi du Dô »2, de faire aussi sortir de sa case Sogolon Koudouman, malgré sa laideur exceptionnelle qui lui interdit a priori le mariage. Les deux frères emmènent Sogolon et vont la remettre au roi de Niani, Fara-Koro Makan Kègni (Naré Maghann Konaté dans la version de D. T. Niane3) qui l'épouse4. Elle lui donne six fils, dont Soundiata Keïta qui est le quatrième né, ainsi qu'une fille, Sogolon Kolonkan5.

Gestation et naissance de Soundiata[modifier | modifier le code]

La gestation et l'enfance de Soundiata comportent plusieurs éléments merveilleux. Dans la version de Wa Kamissoko, la nuit où Soundiata est conçu, tout le royaume du Manden en est prévenu par un rêve et pressent le grand destin de l'enfant à naître ; la gestation dure dix-sept ans, et, le jour de la naissance, tout le Manden rêve à nouveau de Soundiata6. Pendant la gestation, le petit Soundiata avait la capacité de sortir du ventre de sa mère endormie pour aller chasser desmargouillats (de petits lézards), les faire griller et les manger, avant de rentrer dans le sein maternel pour terminer sa nuit. Ayant remarqué ce manège une nuit, Sogolon va se faire conseiller par Djéli Moussonin Toumoun Maninyan (« Toumoun Maninyan, la petite-dame-griotte »), qui lui indique comment accoucher : pendant l'absence de l'enfant parti chasser les margouillats, Sogolon va prévenir Toumoun Maninyan, qui l'aide à se recoucher et place un mortier entre ses jambes, de sorte que, lorsque Soundiata revient et tente de rentrer dans le ventre de sa mère, il se heurte au fond du mortier, où la mère et la sage-femme peuvent le saisir7.

Enfance de Soundiata[modifier | modifier le code]

L'enfance de Soundiata est cependant malheureuse : paralysé des jambes, l'enfant reste incapable de marcher jusqu'à un âge avancé, dix-sept ans dans la version de Wa Kamissoko8. Pendant ce temps, Sogolon Kèdjougou est en butte à la jalousie et à la haine de Sassouma Bérété (ou Tassouma), la précédente épouse du roi, qui a elle aussi des fils. Un jour, Manden Bogori, fils de Sassouma, va chercher pour sa mère des feuilles de baobab ; Sogolon, dont le fils est incapable de lui rendre le même genre de services, est contrainte de quémender quelques feuilles auprès de sa rivale, mais Sassouma les lui refuse et l'insulte publiquement. Devant les lamentations de Sogolon, le jeune Soundiata décide de se lever : il demande à son père de commander aux forgerons (dont l'ancêtre mythique est Noun Fayiri) de couler une énorme barre de fer pour la lui livrer. Soundiata s'appuie à cette barre de fer, qu'il courbe sous sa force, et parvient ainsi à se mettre debout et à marcher. C'est la fin de sa paralysie : aussitôt, il va jusqu'à un baobab et arrache l'arbre entier pour le remettre à Sogolon9.

Vieillesse et mort de Sogolon[modifier | modifier le code]

Après la mort de Fara-Koro Makan Kègni, Sogolon est exilée avec toute sa famille, dont Soundiata. Après plusieurs étapes, tous trouvent un accueil durable et bienveillant à Mèma (ou Nèma), auprès du roi Faran Tounkara10. Ils y résident jusqu'à l'arrivée de messagers venus du Manden pour demander secours à Soundiata, seul capable de tenir tête à Soumaworo Kanté, roi du Sosso, qui a conquis le Manden et le dépouille de ses richesses. Sogolon rencontre les messagers au marché et reconnaît leur origine aux variétés de légumes qu'ils sont venus vendre et qui sont typiques du Manden (le grand gombo, l'aubergine et le haricot ditmògòtigi, « le populaire ») : elle les amène alors au palais, où ils transmettent leur message à Soundiata et le pressent de rentrer au Manden11. Sogolon donne alors des indications à Soundiata qui lui permettent de prédire la tournure que prendra sa guerre contre Soumaworo en accomplissant un rite divinatoire devant unkarité mort ; Soundiata accomplit le rite, qui augure de sa victoire, et il décide de partir le lendemain. Dans la nuit, Sogolon meurt. Le lendemain, Soundiata veut l'enterrer sur place, mais le roi Faran Tounkara s'y oppose dans un premier temps, puis tente de lui faire payer le prix de la terre où la reine serait enterrée. Soundiata réplique à cette demande inique par une menace, et, sur l'avis de ses conseillers, le roi finit par accepter que Sogolon soit enterrée à Nèma12.

Dans la postérité de l'épopée[modifier | modifier le code]

Sogolon apparaît dans plusieurs des réécritures et adaptations de l'épopée de Soundiata. Au cinéma, elle apparaît dans le film Keïta ! L'Héritage du griot réalisé par le cinéaste burkinabé Dani Kouyaté en 1995, où elle est jouée par Blandine Yaméogo. Au théâtre, elle donne son nom à un spectacle de la compagnie ivoirienne Ki Yi M'BockSogolon, l'épopée panafricaine, créé en 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1.  Cissé et Kamissoko (1988), p. .53-69
  2.  D.T. Niane (1960), p. 21.
  3.  D.T. Niane (1960), p. 17-31.
  4.  Cissé et Kamissoko (1988), p. 69-71.
  5.  Cissé et Kamissoko (1988), p. .71-73.
  6.  Cissé et Kamissoko (1988), p. .73.
  7.  Cissé et Kamissoko (1988), p. 73-77.
  8.  Cissé et Kamissoko (1988), p. 77-79.
  9.  Cissé et Kamissoko (1988), p. 99-103.
  10.  Cissé et Kamissoko (1988), p. 127.
  11.  Cissé et Kamissoko (1988), p. 137-141.
  12.  Cissé et Kamissoko (1988), p. 143-151.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

 [masquer]
v · d · m
L'épopée de Soundiata
Personnages principaux Naré Maghann Konaté • Sogolon Kondé • Soundiata Keïta • Balla Fasséké • Sassouma Bereté • Soumaoro Kanté • Tiramakhan Traore • Fakoli Doumbia
Lieux principaux Mandé • Niani • Dakadjalan • Niger (fleuve) • Koulikoro • Sankarani
Éléments historiques Mandingues • Empire du Mali • Royaume de Sosso • Bataille de Kirina • Charte du Manden • Confréries de chasseurs en Afrique • Caste au Mali
Griots et traducteurs Mamadou Kouyaté (griot) et Djibril Tamsir Niane • Wa Kamissoko et Youssouf Tata Cissé • Bazoumana Sissoko

 

A la Mémoire de la Mère de l'Empire et de la République du GrandMaliBa 

Une place abrite le monument « de la Flamme de la Paix »

A la Mémoire

Tout comme les autres années, les populations de la Commune I du District sont sorties massivement pour réserver un accueil chaleureux à l’illustre visiteur et sa délégation. C’était en présence du Professeur N’Tji Idriss Mariko parrain de la semaine des personnes âgées et du ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité ainsi que les autres parrains du mois.
Née vers 1886 à Pièbougou dans le cercle de Kati, Zé Diarra malgré son grand âge paraît en bonne forme. Même si ses déplacements sont laborieux ses proches assurent qu'elle est lucide et qu'elle comprend bien et répond correctement aux questions qu'on lui pose. Nous nous en sommes rendu compte au cours d'un entretien avec elle, avant l'arrivée des officiels. « Mon père s'appelait Dougoukolo Diarra et ma maman Sanata Coulibaly. J’ai donné naissance à 6 enfants. Certains sont morts, le benjamin de mes enfants est cet homme qui se trouve en face de vous, son aîné immédiat a 78 ans et lui-même 69 ans avait-elle lucidement déclaré. 
Ensuite le président Touré a eu droit à un véritable cours d’histoire dispensé par la doyenne qui se souvient de l’époque Samory Touré. Le Chef de l’Etat s’est réjoui de respecter une tradition bien ancrée dans notre société. Elle a reçu après des mains d’ATT, au nom du peuple malien, des effets d’habillement, une couverture, une moustiquaire imprégnée, 10 noix de colas, une somme symbolique d'argent et un sac de patates douces. La fondation Orange-Mali lui a également remis une enveloppe symbolique. 
Le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité relevant le remarquable état de santé d'une personne de cet âge, est revenu sur le sens à donner aux gestes envers les personnes âgées et à l'institution du Mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion. « La visite aux personnes âgées est une tradition ancestrale. Il s'agit au cours de ce mois, de rappeler ces valeurs essentielles multi-séculaires de notre société à travers des actions menées en faveur des couches vulnérables de la société comme les personnes âgées, les personnes handicapées, les femmes démunies ou seules, les femmes fistuleuses, les enfants en détresse etc. Ainsi, durant 14 ans, le gouvernement malien s'emploie à maintenir cette dynamique », a expliqué le ministre Sékou Diakité. 
Le parrain du mois Pr N’Tji Idriss Mariko a fait des bénédictions pour Zé Diarra. Très satisfaite et émue, l'Aînée a salué les autorités pour le geste avant de souhaiter santé, prospérité et bonheur à tous nos compatriotes.

Doussou Djiré

SourceL'Essor

 

Aljimit Walat Bareika dite Innouka venait certainement en seconde position après la Canadienne Julie Winnefred Bertrand. Julie Bertrand est décédée le jeudi 18 janvier 2007 à l »âge de 115 ans à Montréal au Canada. Julie était la plus vieille personne du Canada et doyenne de l’humanité.

Aljimit Walat Bareika, dite Innouka était jusque-là considérée comme la plus vieille Malienne et vivait à Tombouctou. Innouka vit le jour en 1893, date qui coïncide avec l’occupation française de la ville de Tombouctou. Elle descend de la tribu des Immiddedaganes, les premiers Touaregs à habiter Tombouctou vers le 11e siècle.

Son nom, Innouka en langue tamashek, est donné aux personnes âgées ou à leurs homonymes. Elle est décédée le samedi 27 janvier dernier à Tombouctou. Musulmane de foi et de croyance, elle laisse derrière elle une multitude de descendants Yattara, Cissé, Dicko… inconsolables.

De l’avis de ceux qui l’ont côtoyée, Innouka est restée très vive au niveau de la mémoire. « Elle avait une constante bonne humeur, sa gentillesse et surtout son sourire généreux en faisaient la plus agréable des compagnons ; ce qui lui valu l »amitié de tous ceux qui la connaissaient », témoigne depuis les Etats-Unis, Jean Lefe Ag Nouh, un de ses petits-fils.

Les petits-fils précisent que les condoléances sont reçues dans la famille Yattara dans le quartier de Hammabangou, à Tombouctou, chez le pasteur Nouh Ag Infa Yattara de l »Eglise évangélique baptiste de Tombouctou.

La personne la plus âgée du Mali, Aljimit Walat Bareika dite Innouka, vient de rendre son dernier souffle de vie à Tombouctou.

Alexis Kalambry

 

La nouvelle doyenne du District s’appelle Mme Bah Sokona Keïta. Agée de 125, cette vieille dame marche à l’aide d’une canne, mais elle a une bonne vision, est en bonne santé et jouit de toutes ses facultés mentales. Un cas bien rare...

Mme Bah Sogona Kéïta, qui a eu six enfants (trois garçons, dont deux décédés, et trois filles) et qui habite à Sébénikoro (secteur 7, rue 432, porte 200), succède ainsi à Mme Zié Diarra décédée l’année dernière à l’âge de 126 ans.

           

Rappelons que cette dernière a vécu et célébré quatre éditions du Mois de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion, durant lesquelles elle a reçu la visite du Chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, qui était d’ailleurs présent à ses obsèques.

           

Cette année, c’est au tour de Mme Bah Sokona Keïta, en sa qualité de nouvelle doyenne du District, de recevoir la visite du Chef de l’Etat, dans le cadre des activités de cette 15è édition dudit Mois. Mais avant cette visite du Premier Magistrat de la République, la nouvelle doyenne avait reçu à son domicile (plus précisément le 1er Octobre) la visite du Ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes Agées, M. Sékou Diakité, accompagné du parrain de cette 15è édition, M. Ahmed Mohamed Ag Hamani.

             

En se rendant au domicile de cette vieille dame ce dimanche 18 Octobre ; le Président de la République était accompagné de hautes personnalités : entre autres, le Parrain national du Mois, M. Ahmed Mohamed Ag Hamani ; le Ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées ; le Directeur National du Développement Social, M. Alassane Bocoum ; le Gouverneur et le Maire du District...

           

 En plus de membres de la famille de la vielle SoKona, les autorités locales de la Commune IV du District étaient présentes à l’accueil du Chef de l’Etat qui a profité de cette occasion pour remettre divers cadeaux à la nouvelle doyenne et pour lui demander de formuler des bénédictions pour le pays.

Laya DIARRA

SourceSoir de Bamako

Mme Ba Sokona Keita, 127 ans, a reçu des mains du président ATT, les clés de sa nouvelle une maison dotée de toutes les commodités. La visite à la personne plus âgée du district de Bamako, au cours du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion figure en bonne place dans l’agenda du président de la République Amadou Toumani Touré. C’est donc avec tout enthousiaste que le président ATT s’est rendu samedi, chez la doyenne du district de Bamako, Mme Ba Sokona Kéita âgée de 127 ans. Et cela pour la troisième fois consécutive. Le chef de l’Etat était accompagné à l’occasion, par le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Harouna Cissé et du gouverneur du District de Bamako, Souleymane Diabaté. C’était en présence des parrains de cette 17ème édition du Mois de la solidarité de la lutte contre l’exclusion. Comme les années passées, ce fut un moment de grande émotion et de complicité entre la doyenne et le visiteur de marque du jour qui lui apportait cette fois les clés de sa nouvelle maison. En effet, dès son arrivée, le président Touré a été accueilli par la doyenne qui lui tendu pour la troisième année consécutive une pièce de monnaie de 500 Fcfa, avec ce commentaire : « prenez cet argent pour acheter du haricot pour votre déjeuner ». Ce geste symbolique visait en fait à magnifier les liens de cousinage à plaisanterie qui existent entre les Kéita et les Touré que la doyenne, malgré son âgée, a tenu à magnifier. Le décor était ainsi planté pour le président ATT qui s’est enquis de l’état de santé de sa « Baramousso » avant de lui donner les clés de sa nouvelle maison dotée de toutes les commodités pour personnes âgées.

La doyenne du District, toujours très lucide et particulièrement en forme a demandé au président Touré d’aller faire ses bagages pour venir déménager rapidement avec elle dans cette nouvelle maison. « C’est moi, la nouvelle mariée maintenant. Je n’ai rien à envier à Lobbo, car j’ai désormais une jolie maison pour accueillir mon mari. Je vais lui préparer des  pâtes alimentaires (Macaroni) », a t-elle lancé toute émue.

Elle a remercié le président ATT pour cette maison très confortable qui la met désormais à l’abri de la fraicheur et de la pluie. Il faut rappeler que la doyenne avait l’année dernière interpellé le président de la République sur l’état de délabrement très avancé sa maison. « Quant il pleut, l'eau suinte par la tôle de la toiture. Mes petits-enfants ont essayé de colmater les brèches mais sans grands succès", avait-elle confié à ATT.

Aujourd’hui, cela n’est qu’un mauvais souvenir. En effet, le président de la République sur fonds propre a construit chez la doyenne un nouveau bâtiment tout équipé d’une valeur estimé à 10,8 millions de Fcfa et lui a offert un nouveau fauteuil roulant de dernière génération.  La doyenne a également reçu de la marraine de cette édition, Mme Mariko Aminata Touré, des cadeaux symboliques : des effets, d'habillement, une couverture, une moustiquaire imprégnée, 10 noix de colas et une enveloppe.

Amadou Toumani Touré s’est réjoui de la bonne santé de la doyenne et surtout de sa grande lucidité. « J’avoue que je suis chaque année impressionné par la doyenne (ma nouvelle épouse). Malgré le poids de l’âge, à chaque fois que je viens ici, elle me donne 500 Fcfa pour que j’achète du haricot. C’est un geste fort qui me va droit au cœur, mais vise surtout à magnifier le cousinage à plaisanterie qui existe entre nous. Cette tradition est une valeur sacrée dans notre pays qu’il faut promouvoir pour qu’elle serve de repère aux futures génération », a lancé le président Touré.

Et le chef de l’Etat de préciser : « le mois de solidarité ne doit pas s’arrêter aux officiels. Car, la solidarité, c’est le voisin, le fils, la sœur, le cousins, le petit-fils, chacun de nous doit faire un geste pendant ce mois de solidarité, que ce soit un geste d’amour pour un voisin, un geste de solidarité à l’endroit d’une personne démunies, un geste de compassion pour une personne âgée. Et la solidarité dans notre pays ne limite pas à un mois. C’est permanent. Le mois décrété officiellement vise tout simplement à magnifier cette valeur fondamentale », a précisé Amadou Toumani Touré, avant de donner rendez-vous à la doyenne pour l’an prochain.

D. DJIRE 

LA JOURNEE DES AÎNES

Les membres du gouvernement ont sillonné les différentes communes du District de Bamako pour rendre hommage aux personnes âgées.

La 17ème édition du mois de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion est entrée samedi dans sa phase pratique avec la visite des membres du gouvernement aux personnes âgées du district de Bamako. La marraine de l’édition, Mme Mariko Aminata Touré, n'est pas en reste. Accompagnée du ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Harouna Cissé, elle a rendu visite au doyen de la Commune IV, à Lafiabougou Koda où habite le doyen Cherif Abdoulaye Haïdara, 124 ans, considéré comme le doyen du quartier. Cherif Abdoulaye Haïdara, reçoit la visite des autorités à ce titre pour la huitième fois. Il a reçu des mains de la marraine de l’édition, une tunique, un châle, une couverture, des pagnes, une moustiquaire imprégnée, 10 noix de colas, une somme symbolique d'argent. L'aîné a remercié les autorités pour le geste avant de souhaiter santé, prospérité et bonheur à tous nos compatriotes. Et comme depuis 8 ans, le vieux Haïdara très lucide, a fait une brève lecture du Coran avant de faire des bénédictions pour le pays. 

Expliquant le sens des gestes envers les personnes âgées, Mme Mariko Aminata Touré a relevé que « Dans notre pays, les personnes âgées sont des repères, dont on adore et qu’on respecte. Elles défendent les vertus du trépied traditionnel sur lequel sont fondées toutes les structures traditionnelles qui sont respectivement les liens de fraternité, liens d'amitié et de mariage. La célébration, chaque année d’un mois d’octobre entièrement dédié à l’exaltation de la solidarité envers nos doyens et doyennes en est l’illustration ». 
Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille était en Commune I. Mme Konaré Mariam Kalapo a successivement rendu visite à Mme Niama Koné (104 ans à Sikoroni) et Brahima  Kassambara (95 ans à Djélibougou), considéré comme le doyen et la doyenne de cette commune.

La doyenne de cette commune est à sa 7ème édition tandis que le doyen participe pour la 5ème fois au Mois de la solidarité. Tous les deux ont reçu des mains de Mme Konaré Mariam Kalapo des cadeaux symboliques. En commune II, c’est le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Sidiki N’Fa Konaté qui est allé apporter du réconfort aux personnes âgées. Ici, le doyen s’appelle Sidi Traoré (97 ans à l’Hippodrome) et la doyenne, Mme Fatoumata Coulibaly (111 ans à Niaréla). Les anciens ont reçu des mains du ministre Konaté, des cadeaux et on fait des bénédictions pour la nation.

En commune III,  El Hadji Bakary Kamissoko (102 à Badialan Kodabougou) et Mme Maimouna Sangaré (102 ans à Niomirambougou) ont reçu la visite du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Modibo Kadjoké. Le vieux Kamissoko détient aujourd’hui le record de participation au Mois de la solidarité avec 10 éditions et la Commune III a depuis une décennie répertorié dans le cadre de ce mois, les personnes âgées qui reçoivent mensuellement 20.000 Fcfa de la mairie.

Sur la rive gauche ce sont les ministres Hamane Niang (Culture) et Mme Diallo Madeleine Bah (Santé) qui ont respectivement rendu visite aux personnes âgées des communes VI et VII. En commune VI, le doyen s’appelle Mountaga Diarra (112 ans) vit au Quartier Mali) et la doyenne Mme Kadia Traoré (122 ans) est à Baco Djikoroni. Les anciens de cette commune ont reçu des mains du ministre Hamane Niang, des cadeaux symboliques. Les doyens de la commune VII, Mme Hawa Samaké (121 ans à Sokorodji) et Namakoro Samaké (112 ans à Sénou Aviation) ont reçu leurs cadeaux des mains du  ministre Mme Diallo Madeleine Ba.

A la fin des visites, les doyens ont fait des bénédictions pour une bonne saison hivernale dans le pays et la paix surtout à cette veille des élections de 2012.
Les membres du gouvernement ont placé ces visites sous le signe de la promotion de nos valeurs de solidarité, d’entraide mais surtout assistance et de respect aux personnes âgées. Le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Harouna Cissé jugera que ces visites aux personnes âgées prouvent que ce mois, conformément à la volonté des plus hautes autorités du pays, est un moment d’intense communion, un ciment de l’unité nationale, mais surtout un ancrage fort dans nos valeurs ancestrales.

Signalons que dans nos régions, les cercles et les arrondissements, les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets et les responsables politiques ont accompli le même geste vis à vis des personnes âgées.

D. D.
Journal l’Essor du lundi 3 octobre 2011

La plus âgée du district de Bamako, Sayon Kéita, est décédée hier dimanche à l’âge de 112 ans à son domicile à Sébénikoro en Commune IV. Elle a été inhumée le même jour accompagnée en sa dernière demeure par les siens et une foule nombreuse de voisins et d’autorités communales.Pendant plusieurs éditions du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion célébré dans notre pays depuis une vingtaine d’années, les présidents de la République qui se sont succédé à la tête de l’Etat rendaient visite à Sayon Kéita et d’autres personnes âgées de Bamako. Dors en pais doyenne. Source: Les Echos du 07 avr 2014 – 

 

Les activités de la première semaine de la 20è édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, dédiée aux personnes âgées se sont poursuivies hier avec la visite du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta à la personne la plus âgée de Bamako. Les Bamakois  ont ainsi découvert l’identité de la nouvelle doyenne du District de Bamako. La précédente Mme Ba  Sokona Keïta est décédée en avril dernier à l’âge de 129 ans.

C’est désormais Mme Sangaré  Kadia Togola qui est la personne la plus âgée de la capitale. Elle a 124 ans et habite à Djikoroni Para  en Commune IV du District. Mère de huit enfants dont trois sont vivants,  la native de Tiencounko (cercle de Bougouni) est grand-mère et arrière grand-mère. C’est tout de blanc vêtue, et entourée de ses trois filles, de parents, de proches, d’amis et de voisins, que Mme Sangaré Kadia Togola a accueilli le président de la République qui fit son entrée chez la doyenne précisément à 16 h 10 mn.  La rencontre entre le président et la plus que centenaire durera près de 10 minutes.

L’hôte du jour a pris soins de s’informer sur l’état de santé de celle qu’il considère comme sa « femme » et de recenser ses besoins. L’on a ainsi appris qu’elle est victime quelque fois d’hémorragie du nez et qu’elle n’entend que d’une seule oreille. Mme Sangaré Kadia Togola souffre aussi d’inflammation des pieds et des céphalées. Diabétique et hypertendue, elle ne consomme ni sucre, ni sel.

Son plat préféré est le « tô » national accompagné de sauce poisson. Comme besoins, la veille dame a parlé du plafond de sa chambre qui doit être refait, du matelas et de ventilateur.

Ibrahim Boubacar Keïta s’est réjoui de l’état de santé de la doyenne, qui malgré tout reste stable. Il a émis le vœu que l’ancienne soit au rendez-vous l’année prochaine.

En parlant du Mois de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion, le président de la République dira que c’est une belle initiative. La solidarité est une valeur cardinale de notre pays. Il s’agit juste à travers ce mois de faire un rappel de cette valeur ancrée dans notre société.

Pour le chef de l’Etat, cette 20è édition du Mois de la solidarité offre l’occasion de promouvoir la paix, la réconciliation et le vivre ensemble. Des valeurs qui ont été sérieusement mises en cause lors de la crise dans notre pays. En prenant congé de la doyenne, le président de la République lui a remis au nom du Mali, un bélier pour la fête de Tabaski,  une couverture, une moustiquaire imprégnée, des noix de cola et une enveloppe symbolique. Très heureuse, Mme Sangaré Kadia Togola a souhaité bonne fête à son nouveau « mari » et à l’ensemble du peuple, et fait des bénédictions pour le retour définitif de la paix dans notre pays.

M. A. TRAORE

source : essor

Le recensement mené ces dernières semaines en Indonésie aurait permis de découvrir une femme âgée de 157 ans dans un petit village de l'île de Sumatra. Lors de l'enquête effectuée en mai, la dénommée Turinah a affirmé aux agents recenseurs être née en 1853, ce qu'ils ont jugé envisageable.

"Il n'y a pas de documents authentiques pour prouver son âge mais, sur la base de ses déclarations et en prenant en compte l'âge de sa fille adoptive, qui a 108 ans, il est difficile d'en douter", a déclaré un responsable des services du recensement. Le seul être humain connu ayant vécu plus de 120 ans est la française Jeanne Calment, morte en 1997 à 122 ans.

Selon le responsable, Turinah continue de s'activer autour de la maison où elle habite et a fumé des cigarettes aux clous de girofle toute sa vie. "Malgré son âge, elle conserve une excellente mémoire, une bonne vue et n'a pas de problème d'audition", a-t-il ajouté. Turinah a indiqué avoir brûlé tous ses papiers d'identité en 1965 afin d'éviter d'être liée aux communistes, dont un grand nombre ont été massacrés après avoir été accusés d'avoir fomenté un coup d'Etat.

L'Indonésie a chargé des milliers d'agents, souvent peu formés, de mener le recensement de ses quelque six mille îles habitées. Ces dernières sont peuplées d'environ 240 millions d'habitants, faisant de l'archipel le quatrième pays le plus peuplé derrière la Chine, l'Inde et les Etats-Unis. Pendant l'enquête, une autre Indonésienne a affirmé aux agents recenseurs être âgée de 145 ans.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/

 

 

Le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution. 

 

De La Femme-Bufflesse

 

 

Buffle
Bubalina
 Description de cette image, également commentée ci-après
Buffle d'Afrique (Syncerus caffer)

Classification
Règne    Animalia
Embranchement    Chordata
Classe    Mammalia
Infra-classe    Eutheria
Cohorte    Laurasiatheria
Ordre    Cetartiodactyla
Sous-ordre    Ruminantia
Famille    Bovidae
Sous-famille    Bovinae
Tribu    Bovini
Sous-tribu
Bubalina
Rütimeyer, 1865
Genres de rang inférieur
Bubalus
Syncerus
Le terme buffle s'applique à une lignée de bovins, la sous-tribu des Bubalina, qui se décompose en deux genres :

Syncerus — les buffles d'Afrique
Bubalus — les buffles d'Asie.
Le mot « buffle », venu de l’italien bufalo, dérive du grec boúbalis « antilope », « bœuf sauvage ». Le nom de la femelle est bufflonne ou bufflesse.

 

Buffles d'Asie (Bubalus bubalis près de Bangkok en 1965.
Bovidae     
 Boodontia = Bovinae     
Boselaphini    
 (tétracères et nilgauts…)

      
 Tragelaphini     
 (koudous)

 Bovini     

 Bubalina (buffles)

      
 Pseudorygina     
 (saolas)

 Bovina     
 (bisons, bœufs…)

 

 

 Aegodontia     
 Antilopes, caprins et ovins…

 

Les buffles sont issus d'une souche commune qui est asiatique. Au cours des siècles sont apparues des différences si bien qu'aujourd'hui il existe deux grandes lignées : les buffles d'Asie et les buffles d'Afrique, constituant respectivement les genres Bubalus (Hamilton Smith, 1827) et Syncerus (Hodgson, 1847).

Près d'un million de buffles vivent sur le continent africain, dont les trois quarts dans des aires protégées du sud du Sahara jusqu'à la limite de l'Afrique australe1.

Le buffle a été domestiqué en Asie et une souche a été importée en Europe, que l'on nomme buffle méditerranéen.

Les mâles adultes pèsent de 700 à 900 kg, contre 500 kg en moyenne pour les bufflonnes. Les mâles mesurent 1,70 mètre au garrot pour une longueur du corps de 3,50 mètres. Les bufflonnes mesurent 1,40 mètre au garrot pour une longueur du corps de 2,50 mètres.

Les seuls prédateurs des buffles sont le tigre en Asie et le lion en Afrique ; ils s'attaquent uniquement à des individus vulnérables parce que jeunes, âgés ou malades. Grands, forts et musclés, les buffles peuvent courir très vite et faire des pointes à 30 km/h pour les mâles les plus massifs, jusqu'à 55 km/h2 pour les bufflonnes, plus légères. Moins rapides que d'autres herbivores, ils sont très puissants et se défendent en chargeant avec leurs cornes. Les buffles d'Afrique sont grégaires, irascibles et très dangereux, pouvant tuer des lions ou des chasseurs.

Sommaire  [masquer] 
1 Espèces
2 Aspects culturels
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Articles connexes
Espèces[modifier | modifier le code]
Ce sont des ruminants appartenant à la sous-famille des bovinae (bovins) Il existe deux genres :

Bubalus (Hamilton Smith, 1827) — Buffle d'Asie.
Bubalus bubalis (Linnaeus, 1758) — Buffle domestique
Bubalus depressicornis (Hamilton Smith, 1827) — Anoa des plaines.
Bubalus mephistopheles (Hopwood, 1925).
Bubalus mindorensis (Heude, 1888) — Tamarau.
Bubalus quarlesi (Ouwens, 1910) — Anoa des montagnes.
Syncerus (Hodgson, 1847) — Buffle d'Afrique.
Syncerus caffer (Sparrman, 1779) — Buffle d'Afrique.
Syncerus caffer caffer — Buffle du Cap ou buffle de Cafrerie.
Syncerus caffer aequinoctialis — Buffle équinoxial.
Syncerus caffer nanus — Buffle de forêt ou buffle nain
Aspects culturels[modifier | modifier le code]
Les dix tableaux du « dressage du buffle » sont un thème iconographique bouddhiste commun3.


Buffle à roulettes, jouet d'enfant. Terre cuite, Grande Grèce, époque archaïque.

 

Buffles, par Pisanello (vers 1420-1440)

 

Bouviers en Hongrie au xixe siècle.

 

Combat d'un tigre et d'un buffle, par Henri Rousseau, 1908.

Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ GEO N°384 de février 2011 p.80
↑ Buffalo - Big 5 Kruger National Park [archive]
↑ La fable du dressage du buffle [archive]
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Bovidé
Bovin
Fromages au lait de bufflonne
Khoo kheer
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Catégorie : Bovinae

Buffle d'Afrique

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Buffle d'Afrique
 Description de cette image, également commentée ci-après
Syncerus caffer

Classification
Règne    Animalia
Embranchement    Chordata
Classe    Mammalia
Infra-classe    Eutheria
Cohorte    Laurasiatheria
Ordre    Cetartiodactyla
Sous-ordre    Ruminantia
Famille    Bovidae
Sous-famille    Bovinae
Tribu    Bovini
Sous-tribu    Bubalina
Genre
Syncerus
Hodgson, 1847
Nom binominal
Syncerus caffer
(Sparrman, 1779)1
Statut de conservation UICN
( LC )
LC  : Préoccupation mineure


carte de Répartition du buffle d'Afrique 1 vert clair Syncerus caffer caffer 2 en vert foncé Syncerus caffer nanus 3 en marron Syncerus caffer brachyceros


crâne de buffle d'Afrique
Le buffle d'Afrique, buffle noir des savanes ou grand buffle noir des savanes (Syncerus caffer2) est une espèce de bovidés de la sous-tribu des Bubalina. Sa taille peut atteindre 1,7 m en hauteur et 3,4 m en longueur, avec des cornes de 1,5 m d'envergure et un poids compris entre 500 kg et une tonne. C'est la seule espèce du genre Syncerus.

Sommaire  [masquer] 
1 Caractéristiques
2 Liste des sous-espèces
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Articles connexes
4.2 Liens extrêmes
4.2.1 Références toxinomiques
Caractéristiques[modifier | modifier le code]
Les buffles vivent en groupe dans les marais ou dans les grandes prairies. Ils sont caractérisés par de redoutables cornes et de grandes oreilles. Ils pèsent en moyenne 700 kilogrammes et s'alimentent de graminées et de quelques feuilles.

La gestation de la femelle dure 13 mois, elle met au monde un petit de 40 kilogrammes.

La chasse des trois buffles d'Afrique (Syncerus caffer caffer, Syncerus caffer aequinoctialis et Syncerus caffer nanus) est autorisée dans de nombreux pays africains.

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]
La génétique a permis de déterminer des sous-espèces3 :

Syncerus caffer caffer4 — Buffle du Cap ou buffle de Cafrérie
Syncerus caffer aequinoctialis5 (Blyth, 1866) — Buffle équinoxial
Syncerus caffer brachyceros6 (Gray, 1837)
Syncerus caffer matthewsi (Lydekker, 1904)
Syncerus caffer nanus7 (Boddaert, 1785) — Buffle nain ou buffle de forêt
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ créé sous le nom de Bos caffer.
↑ synonymes : Synceros caffer, Syncerus houyi, niger.
↑ Référence NCBI : Syncerus caffer [archive] (en)
↑ synonymes : cottoni, limpopoensis, neumanni, planiceros, radcliffei.
↑ synonymes : azrakensis, orientalis, solvayi.
↑ synonymes : beddingtoni, bornouensis, centralis, geoffroyi.
↑ synonymes : adamauae, adametzi, adolfifriederici, corniculatus, diehli, hunti, hylaeus, mayi, nuni, pumilus, reclinis, savanensis, simpsoni, sylvestris.
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Buffle naincapabledetous
Liens extrêmes[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :

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Références toxinomiques[modifier | modifier le code]
Genre :

Référence Mammal Species of the World : Syncerus (en)
Référence ITIS : le genre Syncerus (fr) (+ version anglaise (en))
Référence Animal Diversity Web : Syncerus (en)
Référence NCBI : Syncerus (en)
Espèce :

Référence Mammal Species of the World : Syncerus caffer (en)
Référence Ultimate ungulate : Syncerus caffer (en)
Référence ITIS : Syncerus caffer (Sparrman, 1779) (fr) (+ version anglaise (en))
Référence Animal Diversity Web : Syncerus caffer (en)
Référence NCBI : Syncerus caffer (en)
Référence UICN : espèce Syncerus caffer (Sparrman, 1779) (en)
Portail des mammifères Portail des mammifères
Catégories : BovinaeMammifère (nom vernaculaire)Faune endémique d'Afrique

 

 



ATTIER

 

 

Quantité pour 100 grammes
 
Calories 94
  1.  
  2. Attier
    Plante
  3. L'attier ou pommier cannelle est un arbuste fruitier de la famille des Annonaceae originaire d'Amérique du Sud et de l'Afrique de l'Ouest. Son fruit est appelé atte ou pomme cannelle. Il est gros comme une pomme.Wikipédia
  4.  
  5. Informations nutritionnelles
    Attier
     
  6.  
    Lipide 0,3 g  
    Acide gras saturé 0 g  
    Cholestérol 0 mg  
    Sodium 9 mg  
    Potassium 247 mg  
    Glucide 24 g  
    Fibre alimentaire 4,4 g  
    Protéine 2,1 g  
    Vitamine A 6 IU Vitamine C 36,3 mg
    Calcium 24 mg Fer 0,6 mg
    Vitamine B6 0,2 mg Vitamine B12 0 µg
    Magnésium 21 mg
     

 

L'attier ou pommier cannelle (Annona squamosa) est un arbuste fruitier de la famille des Annonaceae originaire d'Amérique du Sud et de l'Afrique de l'Ouest (Mali).


Son fruit est appelé atte ou pomme cannelle. Il est gros comme une pomme. Sous ses écailles dures se trouve une chair blanche, tendre, sucrée et parfumée qui se mange telle quelle. Elle est criblée de pépins ronds et aplatis d'environ 1 cm de diamètre.

Il est cultivé dans la plupart des régions subtropicales : en Amérique latine, en Asie du Sud et du Sud-Est où il a été introduit dès le xvie siècle, autour de l'océan Indien et de l'océan Pacifique, aux Antilles (principalement enMartinique). À la Réunion, où on le trouve surtout à Saint-Leu, on utilise également le terme zatte, sous l'influence du créole réunionnais. La pomme cannelle est également très présente en Nouvelle-Calédonie où on la trouve fréquemment le long des routes et en milieu sauvage.

Illustration dans la Flore des Philippines de Francisco Manuel Blanco

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