Concertation ou Conseil
Le terme: « concertation », « conseil » désigne notamment le parlement d'un État monotheique, le conseil d'administration d'un parti ou d'une institution religieuse. « L'ordre a été donné au serviteur de consulter les croyants avant de prendre une décision.
(République du Mali)
Démographie
Gentilé Malien
Population totale
(2016) 16 575 580[1] hab. (classé 63e)
Densité 11,7 hab./km2
Langues officielles Français
Capitale Bamako 12° 39′ N, 8° 00′ O
Géographie
Plus grandes villes Bamako, Sikasso, Segou, Mopti, Koutiala, Kayes
Superficie totale 1 241 238 km2 (classé 24e)
Superficie en eau 1,68
Fuseau horaire UTC +0
Économie
PIB nominal
(2015) en augmentation 15,1 milliards de $ +7,7%
PIB nominal par hab.
(2015) en augmentation 2428,3 $ +4,5%
IDH (2013) en augmentation 0,399 (moyen) (175e)
Monnaie Franc CFA (XOF)
Divers
Code ISO 3166-1 MLI, ML
Domaine Internet .ml
Indicatif téléphonique +223
Administration
Forme de l'État République ...
Forme de l'État République
L'emblème de la République du Mali possède une forme circulaire.
Sur un fond bleu on peut voir :
Au centre, la mosquée de Djenné.
Au-dessus de la mosquée, un vautour d'argent volant. Dans la partie inférieure, un soleil naissant.
Devant le soleil, deux arcs opposés, avec leurs flèches. Dans la bordure du cercle, on peut lire dans la partie supérieure :
« République du Mali »,
et, dans la partie inférieure, la devise officielle du pays : « Un Peuple, Un But, Une Foi ».
Toponymie
La République du Mali tient son nom de l'ancien empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au xiiie siècle et qui a connu son apogée au xive siècle.
Sa devise est « un peuple, un but, une foi »
et son drapeau est constitué de trois bandes verticales verte, jaune et rouge.
Hymne national Pour l'Afrique et pour toi, Mali.
Le Mali est une République
indépendante,
souveraine,
indivisible,
démocratique,
laïque
et sociale.
Son principe est le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple.
Les institutions de la République sont :
Le Président de la République;
Le Gouvernement;
L'Assemblée Nationale;
La Cour Suprême;
La Cour Constitutionnelle;
La Haute Cour de Justice;
Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales;
Le Conseil Economique, Social et Culturel.
Son principe est le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple.
- La souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l'exerce par ses représentants ou par voie de référendum.
La Loi fixe les règles concernant :
Les droits civiques et les garanties fondamentales accordés aux citoyens.
La loi détermine également les principes fondamentaux : de l'organisation générale et de la sécurité; du droit du travail, de la Sécurité Sociale de l'organisation et de la compétence des ordres professionnels; de l'enseignement et de la recherche; de la protection du patrimoine culturel et archéologique; de la comptabilité publique; de la création, de l'organisation et du contrôle des services et organismes publics; des nationalisations d'entreprises, des dénationalisations et du transfert de propriété d'entreprises du secteur public au secteur privé; du régime électoral; de la libre administration des collectivités locales, de leur compétence et de leurs ressources; de l'organisation administrative du territoire;
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 mars 2011 [archive], 16 mars 2011 Patrimoine culturel national
Le 16 mars 2011, le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national de la Charte du Manden. Ces deux versions ont été retranscrites à partir de travaux conduits depuis les années 1960 auprès des dépositaires de la mémoire africaine appartenant en particulier à la confrérie des chasseurs.
La Charte de Kurukanfuga représente aujourd’hui encore le socle des valeurs et de l’identité des populations concernées.
A côté de la Charte de Kurukanfuga, le village de Kangaba, reconnu aujourd’hui comme site mondial de l’UNESCO, est aussi célèbre pour sa case sacrée, le "Kababulon".
La réfection septennale du toit de l’édifice est un événement culturel majeur.
Les Malinkés et les autres populations du Mandé, des régions du sud-ouest du Mali, se rassemblent tous les sept ans pour célébrer la pose de la toiture de chaume sur le Kababulon.
Construit en 1653, le Kababulon est un édifice circulaire qui abrite des objets et des éléments de mobilier d’une grande richesse symbolique pour la communauté et est utilisé comme sénat villageois.
La cérémonie est organisée par les membres du clan des Kéïta, descendants du fondateur de l’Empire du Mali, Soundiata Kéïta, et par les griots du patronyme Diabaté, lesquels sont les détenteurs de l’histoire du Kababulon.
La réfection du toit est l’occasion d’évoquer l’histoire et la culture du Mandé à travers les traditions orales. Elle renforce les liens sociaux, règle les conflits et prédit l’avenir pour les sept ans à venir.
Les festivités durent cinq jours, pendant lesquels les jeunes âgés de 20 à 21 ans descendent l’ancienne toiture puis posent la nouvelle sous la surveillance et la direction des anciens de la communauté, qui, à cette occasion, transmettent leur savoir lié à la case sacrée, à sa construction, son histoire et sa valeur symbolique.
La Charte de Kurukanfuga, également appelée Charte du Mandé, date de 1236. Il s’agit d’une déclaration des droits de l’homme élaborée bien avant la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En 1236 donc à Kurukanfuga (dans l’actuel cercle de Kangaba), après la sanglante bataille de Kirina, les représentants du Mandé et leurs alliés se réunirent pour adopter un code destiné à régir la vie du grand ensemble mandingue. Véritable constitution avant la lettre, la charte de Kurukanfuga adoptée en 1236 après la bataille de Kirina par les représentants du Mandé et leurs alliés, régissait la vie du grand ensemble mandingue.
Le roi Naré Maghan Soundiata était entouré pour la circonstance à la tribune par 4 chefs de tribus : Siby Kamandjan Camara (roi des Camara non forgerons), Fran Camara dit Tabon N’Yana Fran Camara (chef des rois forgerons), Fakoly Koroma et Faouly Tounkara (frère cadet de Nema Moussa Tounkara).
Il est institué entre les Mandenkas, le Sanankuya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyoya (forme de totémisme). En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits, la tolérance et le chahut doivent être le principe.
Il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque. La quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien. Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres. Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété commune qu’au bout de 4 ans.
La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Font partie de la classe d’âge, les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives. Respectez la parenté, le mariage et le voisinage. Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements. Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.
Les Kangbès (classe internationale entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés à participer à la prise des grandes décisions concernant la société. L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.
La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.
Avant de mettre le feu à la brousse ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres. Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures, libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
Le désigné chef des chasseurs est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.
Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez–vous les uns les autres. La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.
Chacun est chargé de l’application Il est autorisé. Il est désigné grand chef des cérémonies et médiateur principal du Mandé. Respectez la parenté, le mariage et le voisinage. La Charte de Kurukanfuga est l’une des plus anciennes constitutions au monde même si elle a traversé les siècles sous une forme orale. Elle est composée d’un préambule et de chapitres prônant notamment la paix sociale dans la diversité, l’inviolabilité de la personne humaine, l’éducation, l’intégrité de la patrie, la sécurité alimentaire, l’abolition, la liberté d’expression et d’entreprise (voir encadré). Si l’Empire a disparu, les termes de la Charte et les rites associés continuent d’être transmis oralement, de père en fils, et de manière codifiée au sein de la communauté des Malinkés.
Fondé au xie siècle il sera unifié par Sundjata Keïta en 1222 qui proclame la Charte du Manden. Fondatrice de l'identitée malienne, l'épopée de Soundiata Keïta a inspiré plusieurs créations littéraires dont la plus récente est celle du romancier français Raphaël Chauvancy : "Soundiata Keïta, le lion du Manden". En 1312 à son apogée sous le règne de Mansa Moussa, l'empire du Mali s'étendait sur une région comprise entre l'océan Atlantique et le Niger. Ce souverain sera célèbre pour les fastes de son pèlerinage à la Mecque. Son armée était composée de 100 000 soldats. La prospérité de l'empire reposait sur le commerce transsaharien du cuivre, du sel, de l'or et des étoffes. Les caravanes favoriseront également les échanges culturels. Tombouctou, Gao et Djenné furent les centres économiques et culturels de cette civilisation au centre de l'islam soudano-malien.