La lettre de démission d'ATT
Par journaldumali.com - 10/04/2012
Journaldumali.com révèle en exclusivité le contenu de la lettre de démission signée par le président ATT le dimanche 8 avril et adressée au Président de la Cour Constitutionnelle.
« En ce moment critique de l’histoire de notre pays, qu’il me soit permis d’avoir une pensée profondément douloureuse pour les populations des régions de Tombouctou, Gao et Kidal, en particulier mes amis les enfants qui souffrent du fait de l’occupation inacceptable de cette partie de notre territoire.
A la suite de l’élection du président de la République en Avril 2007, les Maliennes et les Maliens m’ont renouvelé leur confiance. En application des dispositions de l’article 37 de la Constitution du 25 février 1992, j’ai pris fonction le 08 juin 2007 pour un mandat de cinq (05) ans.
Dans le prolongement des acquis de mon mandat précédent, j’ai consacré toute mon énergie et toute mon imagination à la satisfaction exclusive des besoins essentiels de mes compatriotes et à la réalisation d’un Mali émergent. Aujourd’hui, il ne me revient pas de dresser le bilan de mes deux quinquennats. Les historiens s’en chargeront. Toutefois, depuis quelques mois, notre pays est en proie à des convulsions sur le triple plan sécuritaire, politique et social. Cette situation a atteint son paroxysme les 21 et 22 mars 2012, lorsqu’une violente mutinerie de la garnison militaire de Kati m’a mis dans l’impossibilité d’exercer mes fonctions de président de la République.
C’est pourquoi, dans l’intérêt supérieur de mon pays, j’ai l’honneur de demander qu’il vous plaise de recevoir ma démission et, subséquemment, de constater la vacance de la présidence de la République conformément à l’article 36, alinéa 2 de la Constitution susvisée.
Ce faisant, j’adresse mes sincères remerciements à toutes les Maliennes et à tous les Maliens qui m’ont fait confiance, m’ont accompagné durant le temps que j’ai passé à la tête de l’Etat et qui continuent d’œuvrer pour le rayonnement d’un Mali éternel.
Enfin, je demande pardon à toutes celles et à tous ceux qui ont pu souffrir du fait des actes que j’ai posés, sans intention de nuire, durant mes deux mandats.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération très distinguée.
Amadou Toumani Touré
Situation au Nord: Réunion d'information avec les diplomates
Le Lundi 13 Février 2012 à 10 heures, s’est tenue dans la Salle de réunion du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, la réunion d’information avec le Corps Diplomatique sur la crise du Nord, présidée par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Son Excellence Soumeylou Boubeye MAIGA et en présence des Ministres de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, le Général Kafougouna KONE, de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, Natié PLEA ; et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Sidiki N’FA KONATE.
Après, les mots de bienvenue, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a informé les représentants du corps Diplomatique. accrédités au Mali sur la situation qui prévaut actuellement au Nord du pays.
Dans son exposé, le Ministre a rappelé que depuis le 17 janvier dernier, la partie nord de notre pays fait l’objet d’attaques, souvent meurtrières, perpétrées par des marginaux se réclamant du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA). Il s’agit des bandits armés dont la première revendication est l’autonomie ou l’indépendance d’un espace appelé Azawad, lesquels s’adonnent à des harcèlements dans des localités frontalières de notre pays avec le Niger, l’Algérie et la Mauritanie. « Le Mali est disponible au dialogue avec tous les acteurs concernés. Mais il est clair que nous ne discuterons aucune question sur le partage du territoire », a tenu à préciser le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale
En outre, il a expliqué que la rencontre d’Alger à laquelle il a représenté l’Etat, a formellement condamné le retour à la violence et demandé la cessation des hostilités. Au cours de cette rencontre qui a également vu la participation des représentants de « l’Alliance du 23 mai » ayant signé l’Accord d’Alger en 2009, il a été aussi convenu de la mise en place d’une Mission de Paix et de Dialogue comprenant des représentants des parties concernées, avant de préciser que tout le processus est inclus dans le cadre de la célébration du 20ème anniversaire du Pacte national.
Selon le Chef de la diplomatie Malienne, le Gouvernement considère que les actions militaires en cours au Nord du pays sont liées au matériel de guerre des d’ex-combattants venus de la Libye soutenus par des groupes terroristes, notamment Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI). L’exemple de cette implication est l’exécution barbare de certains de nos éléments des forces armées et de sécurité à Aguel-hoc qui porte la signature des Mouvements islamistes en complicité avec le MNLA, qui n’a pas condamné ce qui s’est passé à Aguel-hoc. Leurs actions ont des conséquences néfastes sur notre pays pour entacher sa réputation, affaiblir la cohésion nationale et retarder le processus démocratique.
Les préoccupations du Corps Diplomatique ont porté essentiellement sur les points suivants :
- les mesures prises par le Gouvernement, dans le cadre de la protection des populations civiles déplacées à l’intérieur et à l’extérieur du pays ;
- les moyens de sortie de crise.
Après avoir déploré les conditions de vie actuelle de nos paisibles populations suite à ces évènements vingt ans (20) après le Pacte National de 1992, le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, le Général Kafougouna KONE a affirmé avoir rencontré les représentants du HCR pour faire le point des difficultés. Il a ajoute qu’un le recensement a été effectué dans les sites de regroupements de Kidal et d’Aguel-hoc qui ont bénéficié de 10 tonnes de riz de l’aide du Gouvernement. A cela, s’ajoute des campagnes de sensibilisations et d’encouragement, à l’égard des populations.
Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale a conforté les propos de son homologue de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales précisant que le Gouvernement continue à prendre des contacts avec les organismes humanitaires notamment la Croix-Rouge dans le cadre de la mise en place d’un dispositif d’assistance humanitaire. Du point de vue évaluation, les Représentations Diplomatiques et Consulaires du Mali dans les pays voisins et les services locaux, ont permis d’avoir une idée du déplacement des populations.
En outre, Son Excellence Soumeylou Boubeye MAIGA a rassuré les participants de la ferme volonté du Gouvernement, qui demeure toujours favorable au dialogue et à la paix, mais déterminé à défendre l’intégrité du Territoire National et à ramener, aussitôt que possible, les personnes déplacées en vue de relancer le processus électoral.
Le Doyen du Corps Diplomatique, Représentant de la Palestine au Mali a salué les efforts déployés par le Gouvernement pour le développement des régions du Nord et, a manifesté le soutien de son pays à l’unité du Peuple Malien.
Après avoir remercié tous les participants, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, a salué le soutien des Pays et Organisations partenaires du Mali ayant clairement affiché leur position en accord avec celle de notre pays.
Koulouba, le 13 février 2012
Houleymatou Diallo chef BIP.
Intervention sur "La Crise dans les Regions Nord du Mali" de S.E.M AL-Maamoun Baba Lamine Keita, Ambassadeur du Mali aux Etats Unis d'Amerique, à l'Assemblée générale de l'Association des Maliens de Washington, le Samedi 03 mars 2012.
Monsieur le Président de l’Association des Maliens de Washington, D.C,
Messieurs les Coordinateurs du Mouvement pour la Paix au Mali,
Messieurs les Membres du Personnel diplomatique à l’Ambassade du Mali à Washington,
Mesdames et Messieurs,
Au nom du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, S.E.M. Soumeylou Boubeye MAIGA, j’ai le plaisir de participer à cette Assemblée générale, initiée et organisée conjointement par l’Association des Maliens de Washington, D.C et le Mouvement pour la Paix au Mali, sur la crise dans les régions Nord du Mali.
Je tiens d’emblée à remercier le Président de l’AMAW, Mr. Ismaila Togola, et les Coordinateurs du MPM, d’avoir eu l’obligeance de me convier, ainsi que l’ensemble du Personnel à l’Ambassade, à cette importante rencontre.
Sur votre demande, Je désire vous parler cet après-midi, mes chers compatriotes, d’un sujet qui, en ce temps de guerre, est de la plus grave importance - pour la position actuelle de notre pays, pour sa sécurité future et, donc, d’un intérêt capital pour la vie de chacun d’entre nous.
Appréciant le cadre familial de dialogue que vous avez pertinemment situé cette Assemblée générale, je veux vous parler du plus profond de mon cœur, au plus profond du vôtre.
Je crois que tous les maliens aux Etats Unis ont un intérêt passionné envers la situation qui prévaut dans notre pays présentement.
Ainsi, je ne vous parlerai donc qu’avec le sérieux et la franchise tout à fait de mise, en ces temps.
Toutefois, avant de poursuivre, je voudrais vous suggérer, Monsieur le Président, de bien vouloir reformuler l’intitule du point à l’ordre du jour ; à savoir : Situation dans le Nord Mali, afin qu’il soit libellé dans ces termes : Situation dans les régions Nord du Mali.
Sur ce, dans l’examen de la situation dans les régions Nord du Mali, j’évoquerai successivement dans mon propos :
-le Contexte
-les principes de gestion de la crise
-le Point de la situation aux plans militaire, sécuritaire et diplomatique
I . Contexte
Mesdames, Messieurs,
Pour cerner les contours de la crise actuelle, Il serait opportun de situer son contexte marque par la situation de guerre prévalant dans régions du Nord du Mali.
Premièrement : Depuis le 17 janvier, plusieurs localités dans les régions du Nord du Mali subissent des attaques conduites par plusieurs centaines d’assaillants touaregs de Libye d’origine malienne, rentrés au Mali au lendemain de la chute du régime de Mouammar Kadhafi, et revendiquant l'indépendance des régions septentrionales du pays.
Ces attaques ont poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir ces zones, dans des campements de déplacés en territoire malien, et dans des pays voisins : Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Algérie.
Dirigé par Mohamed ag Najim, lui-même ex-colonel de l'armée de Kadhafi, les assaillants sont fort de 1500 à 2000 hommes, tous bien équipés, et agissent sous l’étendard du soit disant Mouvement national pour la libération d'Azaouad (MNLA).
Deuxièmement, toujours dans le cadre du contexte, Nous sommes rassemblés, tous ensemble, le samedi 3 mars 2012 à Washington afin de montrer notre unité, notre unanimité et notre force de volonté pour surpasser les difficultés et la crise que nous affrontons, aujourd’hui.
II . Principes de gestion de la crise
Mesdames, Messieurs,
Face à cette situation grave, nous devons être guidés par Cinq (5) principes fondamentaux dans le cadre de la gestion de la crise actuelle ; à savoir :
1 . l’ unité nationale : Nous ne devons jamais perdre de vue l’importance de l’unité nationale. Pour moi, l’unité nationale est plus indispensable au succès de l’effort de guerre de tout pays que presque tous les autres facteurs combinés.
2 l’intégrité territoriale : J’ai parlé de l’unité. Mais, au-delà des événements d’aujourd’hui, et en regardant dans le futur, ce n’est plus l’unité, mais l’existence même de notre pays en tant qu’Etat souverain et démocratique qui est aujourd’hui en danger. Il s’agit du danger que représentent des ambitions séparatistes et belliqueuses portant atteinte à l’intégrité territoriale du Mali.
3 la Foi dans les institutions démocratiques du Mali, car Il n’y a jamais eu une époque où le besoin de conserver ce qui nous reste de foi dans les institutions démocratiques, dans l’Exécutif et dans le Commandement militaire malien a été plus grand qu’aujourd’hui concernant la gestion de cette crise.
4 le Partenariat régionale et international. En effet, le Mali est disposé à coopérer de la manière la plus totale pour la résolution de cette situation, qui si elle ne s’achève pas en une défaite écrasante des groupes d’assaillants armés alliés à Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), aucun pays dans la sous région, ni même au plan international ne pourra se considérer en sécurité.
5 . le Dialogue. Evidemment, la porte du dialogue reste ouverte. Mais, dans un premier temps, il faut contenir les attaques militaires dont les régions du Nord du Mali font l’objet, et puis, dans le contexte démocratique malien qui rend aujourd’hui toutes les expressions possibles, et à tout moment, le Gouvernement du Mali écoutera, échangera, et avancera avec ceux qui veulent qu’on avance dans un cadre de discussions.
Dans cette perspective, le Gouvernement du Mali apportera des solutions qui non seulement garantissent la cohésion et l’intégrité territoriale du Mali, mais aussi la cohésion de l’ensemble de la région.
III . Point de la situation
Mesdames, Messieurs,
Il n’y a pas lieu de discuter du sérieux de la situation. La crise à laquelle nous faisons face actuellement est à son point culminant.
Nous faisons face à un défi militaire et à une agression armée sérieuse.
Je ne voudrais pas vous donner une fausse impression de la situation qui pourrait nous conduire à des conclusions erronées, et qui nous donnerait un faux sentiment de sécurité qui serait inapproprié dans la situation actuelle.
La tempête qui fait rage actuellement sur les régions du Nord du Mali jette de l’ombre sur tous nos acquis démocratiques, et sur toutes les réalisations aux plans du développement.
• Actions de développement économique et social
Face aux revendications soulevées, il serait opportun d’évoquer l’évaluation de la mise en œuvre des actions de développement économique et social que le Gouvernement du Mali a initiées dans le cadre de ses engagements pris dans le Pacte National et l’Accord d’Alger.
Ainsi, il ressort de l’analyse, ce qui suit :
- Le montant total des fonds acquis pour les Projets/programmes dans les régions du Nord du Mali de 1992 à ce jour s’élève à la somme de 1112,470 milliards sur un coût total de 1509,551 milliards soit un taux de 73,69% ;
- Sur ce montant acquis 778,332 milliards ont été décaissés pour des investissements réalisés ;
- Les Sous secteurs de la Sécurité alimentaire et du Développement rural, du Développement des Infrastructures de Base, Eaux et Energie et du Développement de l’Accès au Services Sociaux ont bénéficié d’un montant de 604,571 milliards de FCFA sur le montant effectivement décaissé le reste (173,761 milliards) reviennent aux sous secteurs de la Gestion Durable des Ressources Naturelles et Protection de l’Environnement, du Développement des Secteurs Industrie- Commerce- Artisanat- Tourisme et de celui de la Gestion du Développement et de la Bonne Gouvernance.
• Situation militaire
Présentement, les Forces armées et de sécurité mènent de violents combats contre les assaillants armés et les combattants d’al-Qaïda au Maghreb islamique à Tessalit, depuis mercredi 29 février.
Vous noterez, également, qu’après les attaques barbares et meurtrières de la localité d’Aguel’hoc survenues les 18 et 24 janvier 2012, le Président de la République a instruit la mise en place d’une Commission Spéciale d’Enquête.
La Commission Spéciale d’Enquête a pu recueillir des preuves et des témoignages des rescapés militaires et civils soutenus par des images qui attestent que des combattants de l’Armée malienne désarmés ont été égorgées et les autres tuées d'une balle dans la tête. Les 85 morts, tous des militaires ou des gendarmes, ont été abattus alors qu'ils avaient les mains liées dans le dos.
• Action diplomatique
Mesdames, Messieurs,
Au-delà du Mali, la situation préoccupe les organisations sous-régionale, continentale et même internationale que sont la CEDEAO, l’Union africaine et l’Organisation des Nations-Unies.
A cet égard, la Quarantième Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest s’est tenue les 16 et 17février 2012 à Abuja.
Le Communiqué Final de cette Quarantième Session met un accent particulier sur les points suivants :
- la ferme condamnation par la CEDEAO de la rébellion du MNLA.
- l’appui sans réserve de la CEDEAO aux efforts déployés par le Mali pour défendre son intégrité territoriale.
- l’appel de la CEDEAO à la cessation immédiate et inconditionnelle des hostilités engagées par les rebelles, et la restitution de toutes les zones occupées dans le Nord du Mali.
- l’instruction de la Commission de convoquer une réunion urgente du Comité des Chefs d’Etat-major, afin d’examiner les menaces sécuritaires dans la Région du Sahel et dans le Golfe de Guinée et de formuler des recommandations concrètes sur ces questions.
Au plan diplomatique, il faudrait noter que déjà, le 24 janvier 2012 à Nouakchott, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale déclarait à la Réunion ministérielle sur la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée que le contexte au Nord du Mali et dans la région Sahélo-Saharienne est caractérisé par :
- l’amplification des menaces déjà existantes avec l’afflux massif d’armes et d’ex-soldats des forces gouvernementales.
- le grand potentiel de violence et d’imbrication des réseaux et d’instrumentalisations de revendications identitaires.
Aussi, tout en indiquant que les régions Nord du Mali ont vécu les jours derniers des activités de violence injustifiées, le Ministre Soumeylou Boubeye MAIGA a réitéré l’engagement du Mali à assurer l’unité et l’indivisibilité du territoire malien.
Par la suite, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a rencontré une délégation de l'Alliance Démocratique du 23 Mai pour le Changement, à Alger du 2 au 4 février 2012.
Le Ministre Soumeylou Boubèye Maïga a, également rencontré le Corps diplomatique accrédité à Bamako sur la question.
• Initiatives au plan national
Au plan national, on note, particulièrement :
-l’appel à la cohésion et à l’unité nationale lancé par le Président de la République, Chef de l’Etat.
-les actions de toutes natures déployées par les différents acteurs, notamment le Gouvernement, les élus, les partenaires techniques et financiers, les autorités traditionnelles, coutumières et religieuses, le secteur privé et la société civile visant à Contribuer à ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire malien, notamment les initiatives, notamment :
-de la classe politique nationale dont une délégation conduite par Dioncounda Traoré (ADEMA) et comprenant Soumaïla Cissé (URD), Tiébilé Dramé (PARENA) et Choguel K. MAIGA (MPR) a été reçue par le Président de la République. Conformément à ses engagements, la classe politique nationale a élaboré un plan d’action de sortie de crise qu’elle a soumis à l’appréciation du Chef de l’Etat.
-du collectif des ressortissants du nord, à travers des réunions préparatoires des cadres s’est saisi de la question, et après analyse, a proposé les solutions de sortie de crise présentées dans la présente plateforme.
Conclusion
-Monsieur le Président de l’Association des Maliens de Washington, D.C,
-Messieurs les Coordinateurs du Mouvement pour la Paix au Mali,
-Mesdames et Messieurs,
A la lumière de ce qui précède, il nous appartient de mettre l’accent sur les faits suivants :
1 . Au plan de l’Intégration et du développement des régions du Nord du Mali, nous pouvons déduire que des efforts extraordinaires ont été faits, courant ces vingt dernières années, en termes d’investissement dans les régions du Nord Mali. Ces efforts doivent être consolidés et étendus compte tenu de l’immensité de la zone.
2 . Au plan de la gestion de la crise, la nature des revendications des groupes armés dans les régions du Nord du Mali, on ne peut plus confuse et en partie inacceptable. Aussi, la récupération par les assaillants des armes lourdes libyennes, risquent de faire perdurer la situation.
3 . Au plan sécuritaire, Je n’ai nul besoin de vous dire que nous voyons tous l’ampleur réelle de la crise.
Elle est une menace directe à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Mali.
C’est pourquoi la bataille à laquelle font face nos soldats dans les régions Nord du Mali dépasse l’entendement en termes de dureté, de dangers et de difficultés.
Par conséquent, cette crise demande la mobilisation de toute notre force nationale et notre appui indéfectible aux Forces armées et de sécurité du Mali.
4 . Ma troisième thèse est que le ce danger immédiat vise, entre autres, la paralysie du processus démocratique et les Institutions démocratiques du Mali.
A cet égard, je saisis cette opportunité pour vous confirmer que le processus électoral se poursuit, conformément au calendrier déjà établi et que les élections présidentielles se dérouleront dans les délais constitutionnels.
5 . Ma quatrième thèse est que quelle que soit l’évolution de la situation, le peuple malien ne fléchira pas face à ce danger, et les sacrifices héroïques de nos soldats dans les régions Nord du Mali sont d’une très grande signification historique.
Enfin, au nom du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, S.E.M. Soumeylou Boubeye MAIGA, Je salue votre initiative et je vous remercie pour votre aimable attention.
Que Dieu bénisse le Mali
Réunion Ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine
Madame le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Mesdames, Messieurs les Ministres des Affaires Etrangères ;
Mesdames, Messieurs les Ministres en charge de la Défense et de la sécurité ;
Mesdames, Messieurs les Ministres ;
Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine ;
Monsieur le Représentant de la Commission de l’Union Africaine ;
Excellence, Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique ;
Excellences, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs ;
Mesdames, messieurs les représentants des Organisations Internationales ;
Messieurs les Chefs d’Etat-major des Etats membres du Conseil de Paix et de Sécurité ;
Distingués Invités ;
Mesdames, Messieurs,
C’est pour moi un privilège de vous souhaiter, au nom du peuple malien et en mon nom personnel, la plus chaleureuse bienvenue, en terre hospitalière du Mali. Vous êtes chez vous.
Permettez-moi, d’adresser mes vifs remerciements au Président en exercice de l’Union Africaine, Son Excellence le Président Boni YAYI, et d’exprimer ma profonde gratitude à la Commission de l’Union Africaine, d’avoir choisi le Mali, dans un contexte d’urgence, pour abriter cette Réunion ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.
La présente rencontre se tient, comme vous le savez, à la suite de la réunion d’experts sur la situation dans le Sahel, initiée par la Commission de l’Union Africaine et le Secrétariat des Nations-Unies à Addis Abeba, les 14 et 15 mars 2012.
Au cours de cette réunion, les participants venus des Etats membres de l’Union Africaine, des Communautés régionales, des Mécanismes régionaux, de l’Union Africaine et des Nations-Unies, ont souligné la nécessité de déployer des efforts renouvelés, améliorés et mieux coordonnés, afin d’aider les pays du Sahel, à relever avec succès les défis auxquels ils font face, à savoir :
le terrorisme,
la rébellion armée,
la criminalité organisée,
la prolifération illicite d’armes légères et d’autres armements,
l’insécurité alimentaire,
et les effets collatéraux de la crise libyenne (armes et combattants).
Aussi, le Mali, concerné à plus d’un titre, par le souci de préserver la sécurité dans le Sahel, a déjà déployé des efforts soutenus, en participant d’une part, à tous les mécanismes institutionnels crées par les pays du champ, et d’autre part à initier des actions de coopération bilatérale avec les Etats voisins, pour une meilleure promotion de la Paix, de la Sécurité, de la Stabilité et du Développement dans la Région.
Cependant, Mesdames, Messieurs, mon pays traverse aujourd’hui une période difficile, marquée par la dégradation de la situation sécuritaire, dans sa partie septentrionale, en raison de la poursuite des attaques menées par des rebelles armés, dont beaucoup sont des rapatriés revenus de la Libye, des islamistes armés et des narcotrafiquants contre nos forces gouvernementales, garantes de la stabilité nationale.
Ces attaques, ont aggravé une situation humanitaire déjà difficile qui prévalait dans la région, y compris le déplacement de nos populations à l’intérieur du pays et vers les Etats voisins.
D’ailleurs, c’est le lieu pour moi, d’adresser mes sincères remerciements, aux communautés d’accueil de nos Compatriotes et de féliciter les gouvernements de pays voisins, les organisations humanitaires internationales, pour avoir accepté d’accueillir nos parents déplacés et pour tout le soutien qu’ils leurs apportent, durant cette épreuve certes difficile, mais temporaire.
Excellences ;
Mesdames, Messieurs,
Ce matin, nous nous réunissons surtout en tant que membres du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, afin d’examiner les propositions faites par les experts sur :
le point des efforts et initiatives en cours, en vue de faire face aux défis auxquels la région du Sahel est confrontée ;
l’examen des recommandations de la mission d’évaluation conjointe complémentaires d’actions en cours dans la région ;
la nécessité de convenir sur les actions d’ordre sécuritaire, diplomatique, humanitaire, socio-économique et de développement durable ;
la formulation de grandes lignes d’un plan d’action global pouvant faciliter l’appui, la coordination par l’Union Africaine et ses Etats membres, les Nations-Unies et la Communauté Internationale dans son ensemble, des efforts déployés dans la région.
Et de trouver, des solutions adéquates aux menaces transfrontalières, qui préservent la quiétude des populations innocentes, en favorisant un développement rapide de la région.
Mesdames, Messieurs,
Vous conviendrez avec moi, que la région du Sahel, déjà submergée par les crises alimentaires à répétition, la sécheresse, la famine ne mérite plus d’avoir d’autres fardeaux supplémentaires, pouvant anéantir les efforts déjà fournis par les Etats de la Sous-région et leurs partenaires au développement.
C’est pourquoi, pour réussir notre mission, nous devons garder à l’esprit que nous ne devons épargner aucun effort pour vaincre les fléaux présents, dans cette partie du continent, de sauvegarder les acquis démocratiques des Etats et de favoriser le bien-être des populations dans l’Unité, la Paix et le Développement.
Ainsi, je voudrais d’ores et déjà, vous remercier d’avoir souligné, lors de la rencontre des experts à Addis Abeba, votre attachement indéfectible, à l’Unité et à l’Intégrité territoriale du Mali, en dénonçant le recours à la force par des groupes armés dans un pays démocratiques, comme le mien où la lutte politique peut-être poursuivie par des moyens pacifiques. (C’est cela la position du Mali. Démocrates, nous sommes pour le dialogue et la concertation).
Aussi, au moment d’entamer vos réflexions, je voudrais partager avec vous ma ferme conviction, que vos travaux aboutiront à des propositions concrètes, pour sortir la région Sahel des difficultés énormes et de permettre aux populations de retrouver leur quiétude d’antan, de participer au développement de nos pays.
Pour ce faire, Mesdames, Messieurs, je voudrais savoir pouvoir compter sur votre compréhension et votre détermination à faire de la rencontre de Bamako, une réussite.
Je terminerai mes propos en vous renouvelant mes souhaits de bon et agréable séjour chez vous à Bamako, au Mali.
Sur ce, je déclare ouverte « la Réunion ministérielle du Conseil de Paix et sécurité de l’Union africaine ».
Je vous remercie !
Discours prononcé du Ministre d’Etat Sadio Lamine Sow, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale à l’occasion de la célébration du 25 mai 2012, journée de l’Afrique.
Mes très Chers compatriotes,
Le Mali, fidèle à sa vocation panafricaniste, célèbre ce 25 mai 2012, une fois de plus la journée de l’Afrique. Un cruel paradoxe de l’histoire fait coïncider cet anniversaire avec l’agression contre une partie de notre territoire par des groupes d’individus armés aux revendications inacceptables et aux projets maléfiques qui ne trouveront jamais leur réalisation au sein de notre peuple.
En effet, c’est ce 25 mai 1963, qu’a été créée à Addis-Abeba en Ethiopie, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) par trente deux (32) Chefs d’Etat et de Gouvernement dont le nôtre.
Les pères fondateurs de l’OUA répondaient ainsi aux profondes aspirations des populations africaines. Depuis cette date historique l’Afrique s’est affirmée sur la scène internationale et a déployé des efforts soutenus pour mobiliser ses ressources humaines et naturelles afin d’offrir à ses populations des conditions de vie meilleures et un destin commun.
L’organisation de l’Unité africaine, OUA, a vécu non sans avoir réalisé les grandes ambitions de l’émancipation de notre continent ; Elle a ainsi joué son rôle historique et a passé le relai à l’Union africaine, portée sur les fonds baptismaux le 09 juillet 2002, deux ans après la signature de son traité constitutif.
L’Union africaine est notre institution fondamentale et la principale organisation de promotion de l’intégration socio-économique accélérée du continent. Elle renforce l’unité et la solidarité et la paix entre les pays et les peuples africains.
Mes très Chers compatriotes,
L’Afrique est, il est vrai, un continent confronté à de nombreux défis, mais c’est aussi et surtout un continent qui se bat pour tenir les promesses de lendemains meilleurs.
En effet, l’Afrique est véritablement riche non seulement de ses ressources humaines mais aussi riche de ressources de toute nature. Judicieusement exploitées, ces ressources sont le gage d’un avenir prometteur pour nos peuples.
Notre constitution, vous le savez, nous permet de renoncer à tout ou partie de notre souveraineté pour réaliser l’Unité africaine. Cet acte de foi illustre parfaitement notre engagement résolu en faveur de toute initiative relative à la paix, à la sécurité et à la libre circulation des personnes et des biens en Afrique.
Le gouvernement du Mali, profondément attaché à l’unité de notre peuple et à l’indivisibilité de son territoire, entreprend et entreprendra tout ce qu’il faudra, accompagné en cela, nous en avons la ferme et tranquille conviction, par l’Union africaine et la Communauté internationale afin de libérer notre région Nord des mains d’Islamistes archaïques, de pseudos indépendantistes, de narcotrafiquants criminels, et d’organiser des élections libres, transparentes et démocratiques.
Dans le but de concrétiser les nobles idéaux de notre organisation, et tel qu’inscrit dans sa constitution, le Mali accomplira son devoir et assumera sa part dans les efforts de l’Union africaine et dans la promotion des voies et moyens pour la mise en œuvre des dits idéaux, pour une Afrique en marche vers l’Unité, la paix et le progrès.
Vive l’Afrique !
Vive l’Union africaine !
Vive l’intégration Africaine !
Vive le Mali Un et Indivisible
A l’occasion de votre élection à la Magistrature suprême de notre Pays,
Je tiens à vous adresser mes plus vives et chaleureuses félicitations pour la confiance que nos compatriotes
viennent de vous manifester.
Je forme, pour vous-même, des vœux ardents de succès et de santé ainsi que de prospérité pour le Mali sous
votre leadership.
Je demeure convaincu que votre parcours et votre expérience sont des atouts surs et précieux pour permettre
à notre Pays de relever le défi de la Réconciliation nationale et de la Reconstruction.
En vous renouvelant mes souhaits sincères de réussite, je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Président
de la République, à l’assurance de ma très haute et fraternelle considération.
Monsieur Amadou Toumani TOURE
Les 29 et 30 juillet derniers, Niamey abritait un atelier régional sur la gestion des frontières dans le Sahel. La validation des résultats de cette rencontre a motivé l’organisation d’un autre atelier qui s’est ouvert hier à l’hôtel Salam de Bamako.
La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par un représentant du ministère de l’Administration territoriale, Moussa Ibrahim Touré. C’était en présence du chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Mali, Bakary Doumbia, et du chargé d’affaires de l’ambassade du Japon au Mali, Korehito Masuda. Celui-ci a constaté que la gestion des frontières dans la région du Sahel est devenue difficile, avec des pays déstabilisés et fragilisés. Pour le diplomate, la recrudescence du trafic d’armes et de drogue gangrène la région, installe une anarchie inquiétante où sévissent des trafiquants de toutes sortes. C’est pourquoi, le gouvernement du Japon a financé des programmes régionaux comme la gestion coordonnée des frontières au Niger, au Mali, au Burkina Faso et en Mauritanie, l’amélioration de la capacité collective des frontières et la protection des communautés de frontière entre le Mali et la Mauritanie. Ces initiatives, a expliqué Korehito Masuda, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris par Tokyo lors de la Conférence internationale pour le développement de l’Afrique (TICAD), tenue en juin 2013 à Yokohama. Elles visent à contribuer à la sécurité, par la consolidation des capacités stratégiques et opérationnelles et de gestion des frontières, ainsi que par la promotion d’une approche régionale. Le diplomate japonais a invité les acteurs politiques à s’impliquer davantage pour le renforcement de la coopération entre les autorités douanières frontalières, les services sécuritaires et les organisations internationales concernées en vue de la consolidation de la paix et de la stabilité. Le chef de l’OIM au Mali, Bakary Doumbia, a remercié le gouvernement du Mali pour avoir accepté d’accueillir cette rencontre et le gouvernement nippon pour son appui financier. Moussa Ibrahim Touré a, lui, confirmé que la restitution de l’atelier régional de Niamey sur la gestion des frontières et du rapport d’évaluation de la cartographie dans la gestion des frontières sont deux sujets majeurs pour le département de l’Administration territoriale. La sécurité et le développement des espaces frontaliers, note-t-il, dépassent les capacités individuelles des pays. Cela requiert une dimension internationale. « Aucun pays ne peut faire face seul aux défis sécuritaire et de développement des frontières », a-t-il indiqué. Le technicien préconise, par conséquent, une gestion partagée des espaces frontaliers, notamment dans les domaines de la sécurité et du développement et la construction et l’équipement en commun de certains postes de sécurité frontaliers.
Abdoul K. COULIBALY
Source: Essor
Les Européens cherchent à obtenir des pays africains qu’ils reprennent plus facilement leurs ressortissants déboutés du droit d’asile. La réadmission est un sujet délicat. Il faut avoir à l’esprit que ces personnes ont bravé la mort, traversé des déserts et la Méditerranée, a insisté le président sénégalais. « Des milliers sont morts, certains sont rescapés, moi je pense que pour ceux qui sont déjà en Europe on devrait avoir une discussion franche. Voir ceux que l’on peut régulariser et pour le reste, nous étudierons en fonction des accords qui nous lient à l’Union européenne quelle est la meilleure manière de gérer cet aspect.»
Le refus historique d’ATT
Voilà qui ouvre le débat et qui promet des discussions pas toujours faciles ce mercredi soir pour les participants au sommet. On attend le discours du président français François Hollande, ensuite les dirigeants africains et européens se mettront au travail à huis clos pour leur première réunion avant d’entamer leur dîner de travail. Mais s’il est clair qu’aujourd’hui l’objectif est identique, pour l’instant les moyens d’y parvenir ne sont pas totalement partagés.
En tous cas, pour le Mali, l’accord de réadmission est un sujet très délicat. Jusqu’ici, notre pays a refusé de le signer. Ce qui est considéré par beaucoup comme l’une des raisons du désamour entre les anciens présidents Nicolas Sarkozy et Amadou Toumani Touré dont le renversement serait intimement lié à ce dossier. Donc, un dossier délicat à gérer pour IBK qui sait les enjeux pour notre pays dont des dizaines de milliers de ressortissants vivent en France et en Espagne. “Les droits des Maliens de l’extérieur risquent d’être totalement spoliés avec les accords de réadmission que l’État français veut faire signer à l’État malien. Certes l’État français fait de fortes pressions sur l’État malien comme sur tous les États africains pour qu’il signe cet accord, mais l’État malien doit résister, notamment lors de la 8ème réunion du comité franco malien qui se tiendra à Paris du 17 au 19 mars 2008. Nous devons résister. Le Mali ne doit pas s’agenouiller”. C’est en substance, la synthèse de l’appel rédigé par l’association malienne des expulsés et son collectif de soutien, à l’issue du forum sur l’émigration organisé du 15 au 16 mars 2008, au centre Djoliba.
La grande hostilité des Maliens
A l’appel de plusieurs associations maliennes, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à l’époque pacifiquement à Bamako et à Kayes (ouest, région d’origine de l’écrasante majorité des Maliens vivants en France) pour demander que Bamako ne signe pas cet accord. “Il n’est pas question de signer. Signer, c’est vendre nos parents en France. Nous n’accepterons jamais. Nous resterons mobilisés”, avait déclaré à l’AFP, Tahirou Bah, président du “Mouvement des sans-voix”, principal organisateur de la manifestation à Bamako. Plusieurs organisations non gouvernementales françaises s’étaient mobilisées contre cet accord. Pour Attac (altermondialiste), “cet accord consacrerait la coopération des autorités maliennes à la politique française de chasse aux sans-papiers, en facilitant la délivrance de laissez-passer permettant l’expulsion effective des Maliens en situation irrégulière en France”. Quelque 4 millions de Maliens vivent à l’étranger, essentiellement en Afrique (Côte d’Ivoire, Sénégal…) et quelque 200.000 en Europe. L’argent des Maliens de l’extérieur représente 10% du PIB de ce pays de 12 millions d’habitants en grande partie désertique, classé parmi les plus pauvres du monde mais bénéficiant d’une image positive auprès de la communauté internationale en raison de sa stabilité et de ses institutions démocratiques. La communauté malienne en France, ancienne puissance coloniale, totalise 120.000 personnes, dont 45.000 en situation régulière, généralement dans des emplois peu qualifiés. Les transferts d’argents des “Maliens de France” vers leur pays d’origine est supérieure à l’aide publique au développement (APD) versée chaque année par Paris à Bamako. La France a déjà signé sept accords de gestion concertée des flux migratoires (Cap Vert, Sénégal, Gabon, République démocratique du Congo, Bénin, Tunisie et Ile Maurice). Cinq autres accords de ce genre sont en gestation (Mali, Burkina, Cameroun, Haïti et Egypte).
Nabila Sogoba Avec RFI
Source: L'Indicateur du Renouveau
Paix et Réconciliation au Mali : La Plateforme et la CMA préparent des missions conjointes
Par Lerepublicainmali - Date: il ya 20 heures 20 minutes 1 réactions
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Après s’être combattus pour le contrôle de plusieurs localités du Nord du pays, les mouvements de la Plateforme et la Coordination des Mouvements de l’Azawad ont enterré la hache de guerre et semblent résolument tourné vers la paix. A cet effet, les deux groupes armés ont initié, le début du mois d’octobre à Anefif, des rencontres pour réconcilier les différentes communautés du Nord. Et pour faciliter ce dialogue entre les ennemis d’hier, le Centre HD (Centre pour le Dialogue Humanitaire) les accompagne dans l’organisation de missions conjointes de sensibilisation des communautés et de leurs combattants dans les zones de Gao, Tombouctou, Mopti, Menaka, Kidal et Taoudeni. Durant leurs missions, les deux mouvements bénéficieront de l’appui financier et technique du Centre HD.
Les représentants des mouvements de la Plateforme et de la Coordination des Mouvements de l’Azawad, qui vont être déployés sur le terrain, participent, depuis hier 12 novembre 2015 à l’hôtel Al Farouk, à une session de formation de deux jours initié par le Centre HD.
La formation a pour but de former les chefs de missions conjointes afin qu’ils s’approprient des deux étapes de la mission : la sensibilisation et un partage du processus d’accord avec sympathisants et les combattants et la restitution des résultats des missions conjointes au niveau de chaque chef de lieu de région.
Selon Abdelkader Sidibé, le chef de mission du Centre HD, ces missions conjointes visent à renforcer la cohésion entre les communautés, partager le contenu de l’accord pour la paix et les résultats des consultations d’Anefif avec les leaders des communautés et les combattants sur le terrain.
Nous voulons aussi, ajoute-t-il, sensibiliser les leaders et les combattants sur le terrain à s’approprier l’accord de paix et préparer les leaders des communautés au nord et les combattants à s’impliquer et à participer massivement à la mise en œuvre de l’accord.
Almoud Ag Mohamed, membre de la CMA, voit d’un bon œil cette initiative. De son avis, ces missions conjointes sont la suite logique des consultations d’Anefif. « Nous devons pérenniser ce travail par des missions de sensibilisation auprès des communautés. », soutient-il. Azaz ag louk dag dag, membre de la Plateforme, affiche le même optimisme. Il a soutenu qu’il est nécessaire de donner l’information sur le terrain.
Durant 12 jours, les missionnaires des deux mouvements se rendront à Gao, Tombouctou, Mopti, Ménaka, Kidal et Taoudéni pour expliquer aux différentes communautés l’importance d’adhérer à la marche de la paix au Mali.
Madiassa Kaba Diakité
Source: Lerepublicainmali
LES PROMESSES DE LA REGIONALISATION
En faisant de la région l’épicentre du développement économique, social, culturel et environnemental, l’Etat engage une innovation politique majeure à même d’atteindre un niveau de développement équilibré et durable du territoire
5 avril 2002-5 avril 2014, le Haut conseil des collectivités a bouclé ses 12 ans d’existence. Le président de l’institution, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, a présidé samedi et dimanche les activités de la journée anniversaire. La cérémonie s’est déroulée à la Maison des collectivités en présence de membres du gouvernement au premier rang desquels Moussa Mara, ministre sortant de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville et désormais Premier ministre, et le ministre délégué en charge de la Décentralisation, Malick Alhousseïni, des conseillers nationaux, des gouverneurs et des représentants des partenaires techniques et financiers.
Le programme de la journée prévoyait un atelier de réflexion et de partage d’expérience avec tous les acteurs impliqués dans la mise en oeuvre de la vaste réforme de la décentralisation. Le thème central de l’atelier a trait à la régionalisation, facteur d’approfondissement de la décentralisation au Mali, défis enjeux et perspectives. Il se déclinait en 2 sous-thèmes : « les élections communales de 2014, perspectives, enjeux pour la réconciliation et le développement local et régional » et « la redevabilité, moyen d’améliorer la gouvernance ».
Tous les principes directeurs qui ont sous-tendu notre politique volontariste de décentralisation ont été fortement réaffirmés par les Etats généraux de la décentralisation tenus du 21 au 23 octobre 2013 a rappelé Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara. « Au sortir de cette réflexion, nous devons aujourd’hui nous inscrire dans une nouvelle vision dont le corpus comporte 4 grands axes : la régionalisation ; l’amélioration de la gouvernance ; le renforcement du financement de la décentralisation et la contribution des collectivités au renforcement de la paix et de la sécurité », a-t-il souligné. En faisant de la région, l’épicentre du développement économique, social, culturel et environnemental, l’Etat amorce de facto une innovation politique majeure qui, par des propositions, orientations pertinentes, lui permet d’atteindre un niveau de développement équilibré et durable du territoire. Ainsi, la région sera le lieu idéal de mise en cohérence de tous les plans de développement nationaux, régionaux et locaux, a indiqué le président du HCC.
Cette refondation de l’Etat à travers la régionalisation impose aussi l’implication effective des autorités coutumières et religieuses. La collectivité régionale doit être perçue aujourd’hui comme le socle sur lequel la réforme s’appuie à travers la valorisation de toutes les ressources et potentialités économiques. La décentralisation assise sur la région sera, en résumé, la locomotive du développement économique, social, culturel. La nécessité de résoudre définitivement les conflits exige une mise en synergie des efforts de tous les acteurs. On pourrait ainsi envisager le mode de gestion alternatif des conflits à travers la participation aussi bien de l’Etat que des ONG, des groupes associatifs, des autorités coutumières ou des personnes ressources. Mode d’expression, permettant aux citoyens d’élire en toute liberté leurs représentants, les élections en général et en particulier les communales de 2014, viendront parachever le processus du retour de notre pays dans la société des démocrates, a souligné Ibrahim Ag Mohamed Haïdara..
Les conseillers nationaux ont approuvé la décision du gouvernement de reporter les élections communales pour permettre à nos compatriotes déplacés ou exilés, de rentrer et d’exercer leur droit de vote.
Le HCC a regretté la réduction de son budget par rapport à celui de l’année budgétaire 2011. Le président de l’institution a aussi déploré l’état d’indigence dans lequel l’Etat maintient les collectivités sevrées de 2 ressources essentielles à leur fonctionnement. Il s’agit en l’occurrence des droits de représentation des élus des collectivités et de la subvention annuelle destinées à celles-ci.
La cérémonie a pris fin par la remise d’attestations de reconnaissance à trois personnalités pour service rendu au processus de décentralisation : la représentation de l’UE, Ousmane Sy, ancien ministre de l’Administration territoriale, et Adama Sissouma, le directeur général des collectivités. Les remises ont été effectuées respectivement par le président du HCC, le ministre sortant de l’Urbanisme et de la politique de la Ville et le ministre délégué en charge de la Décentralisation.
S. DOUMBIA
Source: Essor
Assemblée Nationale : discours d'ouverture de la première session ordinaire de la 5ème législature (lundi 07 Avril 2014)
Par ASSEMBLEE NATIONALE - Date: il ya 10 heures 58 minutes
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Issaka SIDIBE, Président de l'Assemblée Nationale Issaka SIDIBE, Président de l'Assemblée Nationale
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Amis ;
Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;
Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement ;
Mesdames, Messieurs les membres du Bureau des Assemblées Nationales amies et du Mali ;
Honorables Députés du Benin, du Burkina-Faso et du Mali ;
Monsieur le Maire du District de Bamako ;
Monsieur le Gouverneur du District de Bamako ;
Monsieur le Chef d’Etat Major Général des Armées ;
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique, et des Représentations consulaires accréditées en République du Mali ;
Messieurs les Chefs d’État-major des différents corps des Forces Armées et de Sécurité, Officiers supérieurs et Directeurs Nationaux des Services des Forces Armées et de Sécurité du Mali ;
Monsieur le Médiateur de la République ;
Monsieur le Vérificateur Général ;
Mesdames, Messieurs les Présidents des partis politiques ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des Ordres Professionnels ;
Madame la Présidente de la Coordination des Associations et ONG Féminines (CAFO) ;
Messieurs les Chefs traditionnels, Notables et Représentants des Chefs de Familles fondatrices de Bamako ;
Messieurs les Chefs ou Représentants des Cultes Religieux ;
Distingués invités ;
Honorables Collègues ;
Mesdames et Messieurs,
J’ai le triste devoir de vous informer du décès hier soir de l’Honorable Nock Ag ATTIA, Ancien Député à l’Assemblée Nationale et Notable à Diré. A sa famille d’éplorée, nous adressons nos sincères condoléances.
Je vous prie de bien vouloir observer une minute de silence à sa mémoire, de même qu’à celle de nos disparus.
Que son âme repose en paix. Amen !
Honorables Collègues ;
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais d’emblée en votre nom à tous, Mesdames, Messieurs les Députés, adresser nos vives félicitations et nos sincères vœux de réussite à M. Moussa MARA, en qui Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, vient de placer sa confiance pour diriger le Gouvernement de la République du Mali en Qualité de Premier Ministre.
Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, la représentation nationale vous exprime toute sa disponibilité à vous accompagner dans l’accomplissement de votre noble mission au service du Mali et des maliens.
Mesdames et Messieurs,
Honorables Invités,
Je voudrais également en votre nom à tous, m’acquitter d’un agréable devoir, celui de saluer la présence parmi nous, d’importantes délégations des parlements amis du Bénin et du Burkina Faso, conduites respectivement par :
•Professeur Mathurin Coffi NAGO, Président de l’Assemblée Nationale du Bénin ;
•M. Soungalo Appolinaire OUATTARA, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso.
Honorables frères NAGO et OUATTARA,
Ai-je besoin de vous rappeler, que vous êtes chez vous au Mali, ce pays dont la loi fondamentale stipule qu’il peut renoncer à tout ou partie de sa souveraineté, pour la réalisation de l’unité africaine.
Votre présence à cette cérémonie, est le témoignage de l’amitié séculaire, jamais démentie, et de la solidarité toute africaine, existant si heureusement, entre nos peuples respectifs.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Après la première session extraordinaire convoquée par le Gouvernement le 22 janvier 2014,
et consacrée principalement à la mise en place des organes dirigeants de notre parlement, de même que la prestation de serment des membres de la Haute Cour de Justice, la tenue de cette première session ordinaire, marque une étape importante, dans le processus de normalisation de la vie politique, suite à la crise que nous avons connue.
On peut dire sans risque de se tromper, que notre pays vient de loin ; et nous sommes en train de sortir de cette crise, grâce à l’accompagnement de l’ensemble des frères africains et de la communauté internationale.
Je voudrais tout particulièrement saluer, l’appui et la solidarité des pays de la CEDEAO, de l’Union Africaine et des Nations Unies, qui ont permis au Mali, de faire face à la plus grande crise de son histoire moderne.
Oui ! Le Mali est aujourd’hui debout grâce à Dieu. Mais les défis demeurent.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Au-delà de ces constats, la situation vécue par le Mali, pose la problématique de la sécurité de nos Etats, la capacité de nos armées à défendre notre souveraineté et la sécurité de nos populations.
De plus, elle souligne un autre aspect non moins important, l’avenir de nos regroupements sous régionaux et régionaux, leur perpétuation face à des menaces de grande ampleur.
Plus que jamais, le problème de l’intégration africaine se pose avec acuité.
La solidarité et l’hospitalité des pays voisins ont allégé la souffrance de nos compatriotes déplacés.
C’est le lieu de remercier tous les pays qui, à des degrés divers, se sont impliqués dans la sauvegarde des intérêts du Mali, dans la recherche d’une solution humaine au problème sécuritaire malien.
L’implication de la CEDEAO et de l’ensemble de la Communauté internationale, a permis le rétablissement des institutions républicaines, le retour du Mali sur la scène internationale, le retour progressif des refugiés maliens dans leur localité d’origine, celui de l’administration dans les zones qui étaient occupées, le rétablissement du tissu économique, la reconstitution du tissu social, toute chose qui installe progressivement l’espérance d’un lendemain meilleur.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Le vote par l’Assemblée Nationale, durant la dernière session extraordinaire, de la loi sur la création de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation permettra, j’en suis sûr, de consolider tout ce qui a été entrepris, pour réconcilier les cœurs et les esprits, et ressouder le tissu social affecté dans certaines localités au nord du pays.
De même, les récentes assises sur la décentralisation, nous ont offert l’occasion d’évaluer son évolution, pour nous permettre d’asseoir un développement économique et social, participatif et durable, au profit de toutes les régions et de toutes les composantes de la Nation malienne.
Les rencontres intercommunautaires initiées par les communautés à la base, celles qui ont subi de plein fouet la crise et l’occupation, avec son cortège de violations des droits humains, augurent des lendemains meilleurs pour notre pays.
Ces rencontres intercommunautaires contribuent sans nul doute, à améliorer le vivre ensemble.
Pour ce faire, nous devons user de tous les mécanismes, notamment les mécanismes de gestion traditionnelle des conflits, et j’exhorte tous les acteurs, à explorer aussi cette piste.
Le retour des refugiés dans leur foyer reste un défi majeur pour le pays. Le Gouvernement doit s’y atteler, dans le respect de la dignité humaine.
C’est dire aussi, que la représentation nationale jouera toute sa partition, aux fins de contribuer à la résolution définitive de la crise dans le nord du pays, et à l’édification des bases d’une véritable réconciliation nationale.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Je voudrais ici réaffirmer la solidarité de l’Assemblée Nationale, avec l’ensemble des victimes des incendies, ayant récemment ravagé de nombreux marchés de notre capitale.
J’invite le Gouvernement à prendre les mesures idoines, pour situer les responsabilités, et circonscrire ce fléau pour toujours.
Une autre menace à nos portes, c’est sans doute le virus Ebola, dont souffre aujourd’hui un pays frère, la Guinée.
Je voudrais, en réaffirmant toute notre solidarité au peuple guinéen, inviter le Gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires, à la hauteur du danger que représente ce fléau.
Quant à nos populations, je les invite à la prudence, au respect des mesures de prévention, et surtout, à ne pas céder à la panique.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
L’Assemblée Nationale du Mali a participé en février 2014, à Téhéran en Iran, aux assises de l’Union des Parlements de l’Organisation de la Conférence Islamique (UPCI).
Aussi, ai-je le plaisir de vous informer, que la prochaine session de cette organisation se tiendra dans notre pays courant 2015.
Une Commission sera bientôt mise en place, pour œuvrer à la réussite de ce rendez-vous de la diplomatie parlementaire.
Nous avons également pris part en mars dernier aux rencontres statutaires de l’Union interparlementaire (UIP) et des ACP.
La participation de la délégation que j’ai conduite, la semaine dernière, à la 6e Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), a marqué, le retour de notre pays dans cette Organisation et permettra de retrouver la place qui a toujours été la nôtre dans les instances de la francophonie.
Par ailleurs, nous sommes convaincus, qu’il demeure plus que jamais nécessaire pour les Parlements africains, d’initier et d’organiser des rencontres d’échanges et de réflexions, sur tous les sujets de préoccupations majeures, en vue de formuler des recommandations pour leurs gouvernements respectifs.
Le Parlement du Mali se propose d’organiser prochainement, dans ce cadre, un séminaire régional sur l’alternance politique en Afrique.
Mesdames, Messieurs les Députés, chers collègues ;
Le programme de la session qui s’ouvre aujourd’hui est bien fourni.
De nombreux projets, plus d’une vingtaine, sont déjà déposés par le Gouvernement sur le bureau de l’Assemblée nationale ; notamment la loi sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière.
Son adoption contribuera, j’en suis sûr, à restaurer la confiance entre le Peuple et le Gouvernement, et entre les gouvernants et les partenaires techniques et financiers.
Plus de 80 % d’entre nous sont à leur première expérience de député. C’est dire que la tâche s’avère difficile ; mais je ne doute point chers collègues, de votre assiduité et de votre disponibilité qui vous permettront de créer les meilleures conditions pour la réussite de notre mission commune.
Vous bénéficierez, du concours d’une administration suffisamment outillée pour vous épauler dans l’accomplissement de cette mission.
Je sais pouvoir compter sur votre sens élevé du devoir bien accompli, sur votre esprit critique, pour mener à bien le rôle que la Constitution vous confère.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Je voudrais encore une fois remercier l’ensemble de nos invités, de même que les délégations du Benin et du Burkina-Faso, qui nous ont fait l’honneur, de rehausser l’éclat de cette cérémonie, et avec lesquelles nous sommes disposés à œuvrer, au renforcement de l’intégration sous-régionale et régionale.
C’est sur cette note d’espoir, que je déclare ouverts, les travaux de la première Session ordinaire de la 5ème Législature.
Je vous remercie.
Source: ASSEMBLEE NATIONALE
DR Etienne Fakaba Sissoko à propos : « Une démocratie ne se construit qu’autour des besoins du peuple »
Par L'Indépendant -
Accueil > Politique > Assemblée Nationale > Des indemnités et primes astronomiques pour les députés : – Le président de l’Assemblée nationale empoche 25 millions F CFA d’indemnités de souveraineté par mois – Chaque député touche 2 millions F CFA par mois en période de session
Des indemnités et primes astronomiques pour les députés : – Le président de l’Assemblée nationale empoche 25 millions F CFA d’indemnités de souveraineté par mois – Chaque député touche 2 millions F CFA par mois en période de session
L’honorable Chiaka sidibé est élu nouveau président de l’assemblée Nationale
Une indemnité de souveraineté de 25 millions par mois pour le président de l’Assemblée nationale, des primes de téléphone oscillant entre 100 et 200 000F CFA par mois (simple député, président de commission, vice-président du bureau de l’Hémicycle ou président de groupe parlementaire), 150 000 F de prime de logement, entre 300 à 400 000 F pour le carburant, une prime de session de 600 000 F CFA par mois, sans compter le salaire brut de 350 000 F CFA pour chacun des 147 députés de l’Assemblée nationale. L’addition est simplement salée pour la poche du pauvre contribuable malien.
Par ces temps où on parle de plus en plus d’enrichissement illicite et de lutte contre la corruption et la délinquance financière, au point que le président de la République a décrété 2014, année de lutte contre ce fléau, il sied de jeter un coup d’œil sur ce que nos députés empochent.
Selon des sources proches de la représentation nationale, les indemnités et autres primes des représentants du peuple sont assez importantes et couvrent leur besoin en logement, en communication, en déplacement, etc.
Ainsi, le président de l’Assemblée nationale rafle la mise à Bagadadji. Son indemnité de souveraineté, une véritable caisse noire s’élève à 25 millions de nos francs chaque mois. S’y ajoutent d’autres avantages pécuniaires dont ceux du simple député.
Un député touche chaque mois : un salaire net de 350 000 F CFA, une indemnité de représentation de 500 000 F CFA, une prime de logement de 150 000 F CFA, une prime pour le téléphone de 100 000 F CFA, une dotation en carburant de 300 000 F CFA. Lorsque l’Assemblée nationale est en session (ordinaire ou extraordinaire, souvent sur une période de trois mois), le député perçoit une prime de session de 600 000 F CFA.
Pour ce qui concerne les vice-présidents du bureau de l’Assemblée nationale, les présidents des commissions parlementaires, les présidents des groupes parlementaires, il y a une indemnité supplémentaire dite de fonction d’une valeur comprise entre 100 et 200 000F CFA. Sans compter le chauffeur (payé sur le budget de l’Hémicycle) et le véhicule de fonction.
Si on s’amuse à faire le calcul, on se retrouve avec au moins 2 millions de nos francs pour chaque député simple et près de 2,5 millions pour les parlementaires qui ont la chance d’occuper des postes stratégiques de présidents de commissions, membres du bureau, ou présidents de groupes parlementaires. Sans compter les nombreuses primes de missions que nos honorables s’arrachent à loisir.
Si on sait que la représentation nationale compte 147 députés, on a une idée de la charge financière en indemnité et prime de Bagadadji. Près de 400 millions de nos francs par mois perçus sur le contribuable malien.
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Tout coup d'Etat ou putsch est un crime imprescriptible contre le peuple malien.
Renouvellement du bureau de l’assemblée nationale : La caisse noire du président Issiaka SIDIBE paie de 25 à35 millions par mois.
Par Carrefour - Date: il ya 23 heures 42 minutes 17 réactions
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La session de l’Assemblée Nationale qui va du 1er lundi du mois d’octobre au 31 décembre est nommée session budgétaire du fait que pendant ce temps l’examen du budget est la priorité. Cette priorité relègue toutes les autres lois en seconde position. Cependant au cours de la même cession, certaines lois relatives à la ratification des accords de financement peuvent être votées.
La session commence par le renouvellement du bureau de l’assemblée nationale, excepté le poste de président de l’assemblée nationale. Le détenteur de ce poste est élu pour la durée du mandat, soit cinq ans. Tous les autres postes peuvent être mis à compétition, s’il n’ya pas d’entente entre les Honorables. Tel semble être le cas cette année. La publication de la liste des membres du bureau de l’Assemblée Nationale, après des conciliabules, était annoncée pour le jeudi 29 Octobre 2015, elle fut reportée au 30 puis finalement au 2 novembre 2015, avec cinq jours de retard. Pourquoi un tel retard ?
Selon nos informateurs, plus d’une trentaine de députés du RPM étaient en partance du parti pour créer leur propre groupe. La menace a été prise au sérieux lorsque l’Honorable Bafotigui DIALLO de la commune V a fait une déclaration de création d’un autre groupe parlementaire. Cette fronde était montée contre le président Issiaka SIDIBE pour sa mauvaise gestion de l’Assemblée Nationale.
Informé, l’arrivée du Docteur Bocary TRETA secrétaire général du parti, a commencé par une prise de bec entre lui et le président Issiaka, qui trouvait que Docteur TRETA n’avait rien à voir avec cette affaire parlementaire.
Docteur Bocary TRETA, Secrétaire Général du Bureau Politique National du RPM, et l’Honorable Issiaka SIDIBE président de l’Assemblée Nationale ont failli en venir aux mains. N’eut été la clairvoyance de certains députés et le bon sens d’autres, une bataille rangée allait se passer entre les deux camps. Toutes choses qui donnent raison à IBK de ne pas leur faire confiance pour la Primature.
C’est pour la suite que l’Honorable Seydou DEMBELE, président du groupe parlementaire RPM, a demandé et obtenu une suspension de séance.
Après plusieurs heures, voire même toute une journée, les frondeurs, avec à leur tête l’Honorable Bafotigui DIALLO, ont finalement eu gain de cause, tout en obtenant le départ du président du groupe parlementaire RPM, celui dela commission des travaux publics, le vice-président en la personne de Moussa TIMBINE et d’autres grosses pointures du groupe parlementaire RPM. En effet, selon les mêmes sources, la gestion de l’Honorable Issiaka SIDIBE est caractérisée par le clientélisme, la violation des procédures des dépenses, le népotisme. Il ne marcherait que sur chantage et les Honorables frondeurs ont vite fait de comprendre cela cette fois-ci.
Les autres partis à l’hémicycle reprochent à l’honorable Issiaka SIDIBE de se tailler depuis le budget 2015, la part du lion en s’octroyant la faramineuse somme de 35 millions mensuellement contre 25 millions du temps des présidents I.B.K et Dioncounda TRAORE depuis l’avènement d’ATT au pouvoir. Ce fonds est appelé communément « caisse noire » même si ce n’est pas dans un coffre noir qu’il est gardé il se donne sans témoin par le questeur ou président sous une lumière diffuse dans un bureau fermé à clé pour la circonstance.
Cette somme, selon certaines Honorables du RPM, n’a pas fait de contestations de leur part, parce que les 10millions de rajout seront mis mensuellement dans la cagnotte du RPM en vue de préparer les élections communales et régionales reportées sine die.
Quant au vice-président du Bureau, ils gagnent respectivement 2 750 000 F CFA.
Concernant les secrétaires parlementaires et les présidents des groupes parlementaires actuellement ils gagnent 2 650 000 F CFA. Les catégories de députés sans poste, ni aucun appelé généralement « député simple » gagnent 2 550 000 F CFA. Le questeur après le président de l’Assemblée Nationale se trouve être le plus doté avec une prime de 3 000 000 F CFA, sans compter ce qu’il gagne comme membre du bureau de l’assemblée et les avantages d’un simple député également.
Il y a donc de quoi faire du tapage à chaque rentrée parlementaire pour sauvegarder ses avantages.
Décidément, à l’Assemblée Nationale, c’est la « mangecratie » selon Tiken Jah FACOLY, le chanteur et reggae-man ivoirien.
Et si les paysans savaient que tout cela se passe sur leur dos à l’Assemblée Nationale, ne vont-ils pas marcher sur l’hémicycle ?
Source: Carrefour
Connaissez-vous désormais le salaire de nos Honorables Députés ?
Par Carrefour - Date: il ya 23 heures 59 minutes 44 réactions
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A chaque rentrée parlementaire, depuis l’avènement de la démocratie au Mali, le renouvellement du bureau de l’Assemblée Nationale a toujours fait l’objet d’empoignades entre les groupes parlementaires de partis politiques et au sein même des députés du même parti politique. La rentrée du lundi 5 octobre 2015, n’a pas fait exception à la règle. En effet la publication du bureau a été prévue pour le 29 octobre, puis le 30 octobre 2015. C’est finalement le 2 novembre que la publication a été faite, après de chaudes discussions au sein du groupe parlementaire RPM. La tension entre différents clans était telle qu’il a fallu de peu pour aller à la dislocation du groupe en deux entités différentes, mais appartement toujours au même parti : du jamais vu à l’Assemblée Nationale du Mali. Cependant, pour les initiés à l’hémicycle, ce n’est qu’une question de défense d’intérêts personnels de tel ou tel membre influent du groupe. Ces intérêts sont liés aux postes à travers des missions, des primes de responsabilité et la communication sociale y est relative. Pour être bien édifié, rentrons dans les secrets de l’Assemblée Nationale pour savoir ce que gagne désormais depuis 2015 un député selon son poste de responsabilité.
1. Président :
Emolument mensuel pendant les périodes de sessions
Prime de session : 900 000F CFA
Prime de responsabilité : 400 000F CFA
Prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA
Salaire mensuel : 700 000F CFA
Représentativité : 500 000FCFA
Fonds mensuel de souveraineté ‘’caisse noire’’ : 3 500 000F CFA
Total émolument mensuel du président : 37 500 000F CFA contre 26 600 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale.
Le professeur Dioncounda le partageait avec ses camarades politiques de lutte à la retraite, les vieux députés de l’Assemblée Nationale, les sollicitations pour les faire-part et quelques jeunes camarades politiques ayant perdu leur poste de ministre.
Vice-Président
Emolument mensuel pendant les périodes de sessions
Prime de session : 900 000F CFA
Prime de responsabilité : 200 000F CFA
Loyer de maison : 150 000F CFA
Prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA
Salaire mensuel : 300 000F CFA
Représentativité : 500 000F CFA
Total émolument mensuel pendant les périodes de sessions : 2 750 000F CFA contre 1 950 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale.
Emolument mensuel hors période de sessions
Prime de responsabilité : 200 000F CFA
Carburant : 150 000F CFA
Loyer de maison : 150 000F CFA
Cartes téléphoniques : 150 000F CFA
Prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA
Salaire mensuel : 300 000F CFA
Représentativité : 500 000F CFA
Total émolument mensuel : 1 850 000F CFA contre 1 350 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président l’Assemblée Nationale.
Secrétaire parlementaire et Président de groupe parlementaire
Emolument mensuel pendant les périodes de sessions
Prime de session : 900 000F CFA
Prime de responsabilité : 100 000F CFA
Carburant : 150 000F CFA
Prime de loyer : 150 000F CFA
Cartes téléphoniques : 150 000F CFA
Prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA
Salaire mensuel : 300 000F CFA
Représentativité : 500 000F CFA
Total émolument mensuel : 2 650 000F CFA contre 1 950 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale.
Emolument mensuel hors période de sessions
Prime de responsabilité : 100 000F CFA
Carburant : 150 000F CFA
Prime de loyer : 150 000F CFA
Cartes téléphoniques : 150 000F CFA
Prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA
Salaire mensuel : 300 000F CFA
Représentativité : 500 000F CFA
Total émolument mensuel : 1 750 000F CFA contre 1 350 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale.
Simple député (sans responsabilité)
Emolument mensuel pendant les périodes de sessions
Prime de session : 900 000F CFA
Carburant : 150 000F CFA
Prime de loyer : 150 000F CFA
Cartes téléphoniques : 150 000F CFA
Prime pour véhicule : 400 000F CFA
Salaire : 300 000F CFA
Représentativité : 500 000F CFA
Total émolument mensuel 2 550 000F CFA contre 1 850 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale.
Emolument mensuel hors période de sessions
Carburant : 150 000F CFA
Prime de loyer : 150 000F CFA
Cartes téléphoniques : 150 000F CFA
Prime pour véhicule : 400 000F CFA
Salaire : 300 000F CFA
Représentativité : 500 000F CFA
Total émolument mensuel 1 650 000F CFA contre 1 250 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale.
Questeur de l’Assemblée Nationale
Emolument mensuel pendant les périodes de session
Prime de session : 900 000F CFA
Prime de responsabilité : 3 000 000F CFA
Carburant : 150 000F CFA
Prime de loyer : 150 000F CFA
Cartes téléphoniques : 150 000F CFA
Prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA
Salaire mensuel : 300 000F CFA
Représentativité : 500 000F CFA
Total émolument mensuel 5 550 000F CFA contre 4 850 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale
Emolument mensuel hors période de session
Prime de responsabilité : 3 000 000F CFA
Carburant : 150 000F CFA
Prime de loyer : 150 000F CFA
Cartes téléphoniques : 150 000F CFA
Prime pour achat de véhicule : 400 000F CFA
Salaire mensuel : 300 000F CFA
Représentativité : 500 000F CFA
Total émolument mensuel 4 650 000F CFA contre 4 250 000F CFA pour la législature passée avec l’honorable Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale.
Pendant la législature 2002-2007, le président de l’Assemblée Nationale l’honorable Ibrahim Boubacar KEITA a décidé de porter la prime de responsabilité du questeur de l’Assemblée Nationale à 3 000 000F CFA. Cette prime ne prend pas en compte les mêmes avantages que ceux des autres députés liés aux missions parlementaires. Les frais de missions parlementaires sont fixés à 300 000F CFA par jour de mission pour l’Afrique de l’ouest, à 350 000F CFA pour le reste de l’Afrique et du monde. Peut-être c’est la raison qui fait que ce poste est très convoité à chaque législature. C’est peut-être aussi la raison qui fait aussi que l’actuel questeur, un simple enseignant du premier cycle de son Etat, est devenu très arrogant à l’égard de tous (collègues députés, fournisseurs, militants du parti RPM, anciens collègues etc…).
Nous comprenons aisément pourquoi le budget de l’Assemblée Nationale est passé de 9 milliards pendant la législature passée à 12 milliards depuis le début de l’année 2015. Donc nos honorables se ‘’sucrent’’ sur le dos du contribuable malien’’. Le monde rural est-il informé de cette situation ? Nous en doutons !
Pendant toute la législature, certains députés - ils sont rares tout de même -utilisent leurs sous à entretenir leurs bases politiques. D’autres se payent une parcelle à Bamako et la construisent pour se faire un domicile, car on ne sait pas comment se terminera la législature en bon ou mauvaise terme avec les militants. Signalons aussi que plusieurs d’entre eux, venus de la brousse, se tapent en mariage une belle demoiselle à la peau dorée de Bamako pour confirmer l’adage qui veut faire croire qu’à chaque nouveau bonheur, l’homme malien se tape une nouvelle femme.
Seydou DIARRA
Source: Carrefour
TRANSPARENCE ET ANTI-CORRUPTION
CF SUIVI ET ATTENDRE RESULTATS :OBLIGATION DE RESULTAT
ATTENTION: CONFIANCE RENOUVELEE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET CF APPUI PAR UIP/ONU/OCI
CONDITIONS PROPICES A L'INVESTISSEMENT - CONTRE GARANTIES REELLES ET SERIEUSES EN BONNE ET DUE FORME/ FAIT ET DROIT.CF DISPOSITIF PREVU ET EFFORT DU CONTRIBUABLE ET DETTE ETRANGERE SUR LE CONTRIBUABLE - STABILITE / PAIX ET SECURITE...
RESPECT DES REGLES ET CONVENTIONS NATIONALES.
Entre Nous : Régionalisation-Fédéralisme : le choc de deux visions !
La régionalisation et le fédéralisme seront les deux sujets sensibles qui opposeront le gouvernement de la République du Mali aux groupes armés du nord du pays. Malgré l’absence d’une feuille de route de sortie de crise (que Bamako devait élaborer) et d’une plateforme de revendication de différents groupes armés.
Le ministre de la Décentralisation et de la Ville, Dr Ousmane Sy, a déjà sillonné les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti et le district de Bamako pour présenter la régionalisation, considérée comme la seconde phase de la politique de décentralisation. Cette recommandation des états généraux sur la décentralisation, boycottés par les groupes armés prévoit, selon ses défenseurs, d’importants changements visant à accorder plus de pouvoir aux organes des collectivités territoriales.
«La décentralisation, ni dans sa définition ni dans sa mise en œuvre ordinaire, ne signifie une évolution ou une alternance par rapport à la situation actuelle. Dans cette situation, elle apparaît comme une forme limitée et usée face aux défis du temps. Dans un Mali territorial, il faut un système fédéral sur la base de deux États établis suivant le schéma politique et historique du conflit. La Fédération du Mali devra comporter deux États principaux qui seront l’Azawad et le Maliba avec la capitale fédérale à Mopti», a écrit le jeune Attaye Ag Mohamed qui se présente comme chargé de communication au sein du MNLA dans une tribune publiée sur le site de Jeune Afrique.
Comme on peut le constater, ce sont deux visions qui s’opposent au cours d’une bataille dont l’issue sera décisive pour l’avenir institutionnel du Mali. Déjà, les traîtres du Mnla ont commencé à intoxiquer l’opinion publique nationale et internationale à travers la publication des documents pour la production desquels ils n’ont aucune capacité intellectuelle. Ce qui conforte l’idée que ce mouvement n’est qu’une nébuleuse derrière laquelle se cachent des mains invisibles.
Les récentes évolutions sur le terrain où un torchon du Mnla remplace le drapeau national dans certaines localités du nord plaident en faveur de ces petits illusionnistes. Et ils ne feront rien pour arrêter leur emprise sur des zones présentées comme des prises de guerre alors qu’il n’en est rien. Sauf que le Mnla se verse dans son sport favori à savoir la diversion.
Signataire de l’Accord préliminaire de Ouagadougou du 18 juin 2013 qui réaffirme dans le préambule du document son «attachement à la Constitution de la République du Mali du 25 février 1992», le Mnla ne peut pas opter pour le fédéralisme. L’option fédérale est une remise pure et simple la constitution.
Il y a une urgence pour Bamako de partager rapidement avec la classe politique et la société civile le contenu de sa feuille de route pour les négociations. Cela aura l’avantage de recueillir leurs suggestions pour améliorer le document mais aussi obtenir leur adhésion. Ce dernier point est extrêmement important. Car, la signature le 4 juillet 2006 des Accords d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la région de Kidal entre les représentants de l’État malien et ceux de l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement avait été vivement critiquée par une partie de la classe politique et de la société civile.
Contrairement aux discours, la paupérisation s’accentue. Les conditions de vie et de travail (pour ceux qui ont la chance d’en avoir) se dégradent inexorablement. La situation va de mal en pis malgré la litanie des belles intentions et des propos mielleux des pouvoirs publics.
Tout cela mis ensemble attriste énormément et fâche le citoyen lambda. Ainsi, je suis de ceux-là qui sont fâchés. Très fâchés même, voire en colère, parce que citoyen d’un pays gravement malade et à l’avenir compromis par tant d’incertitudes et de probabilités.
En tant que citoyen, je suis donc en colère contre moi-même, contre tout le monde et contre personne à la fois. Tellement fâché et en colère que j’ai l’impression de perdre souvent le sens de la raison et de la responsabilité.
Mais heureusement, que j’ai encore la faculté de me rappeler que lorsqu’on perd la raison, on devient forcement irraisonnable. Il en est de même lorsqu’on perd le sens de la responsabilité. Alors là, rien à faire, l’on devient simplement irresponsable.
Serais-je donc devenu tout cela ou tous ceux-ci à la fois ? Au point de ne plus savoir qui je suis réellement, d’où je viens, ce que je veux et où je vais ? A force d’être dépassé par l’ampleur de la désillusion, je vais donc partout et dans tous les sens, malgré la difficulté que j’éprouve à faire partager ma vision par rapport à la situation désespérante que traverse mon pays.
Tout paraît confus en moi, ainsi que dans mes actes. Tout ce que j’entreprends, de bonne foi très certainement, dans le but de bien faire, produit inéluctablement l’effet contraire.
L’opinion nationale et internationale est très remontée contre des mesures que j’ai été amené à prendre en vue d’exercer convenablement mes fonctions de « Premier Citoyen » d’un pays pratiquement à terre à la suite d’une crise sans précédent qui affecte son fonctionnement normal depuis plus de deux ans.
Accablé par tant d’incompréhension et d’antipathie (?), j’ai parcouru le monde entier en si peu de temps en quête de bouée de sauvetage. Rien à faire. Les choses se compliquent davantage chaque jour. J’en suis profondément attristé, nonobstant ce que pourrait croire la plupart de mes compatriotes.
L’affaire de l’avion présidentiel, celle de mes relations supposées avec Tomi, les bruits de casseroles liés à des marchés publics, les fuites aux examens scolaires (DEF, bac, entre autres) et les dernières flambées des prix de denrées alimentaires, sont autant de choses qui ne peuvent laisser personne indifférent, encore moins là où je suis depuis bientôt un an.
Autant de frustrations et d’incapacité à répondre aux attentes de mes compatriotes créent en moi un sentiment de honte, d’indignation et de révolte en même temps.
Honte pour ce que mon pays est aujourd’hui devenu : la risée du monde. J’en suis en partie responsable, sinon le principal. Car, je suis le seul en qui les Maliens ont massivement investi de leur confiance au soir d’un certain 11 août 2013 avec une légitimité jamais égalée au Mali démocratique. De ce point de vue, j’assume tout ce qui adviendra durant le mandat de cinq ans, même si je suis convaincu que bon nombre de collaborateurs et partenaires ne jouent pas franc jeu avec moi.
Indignation et révolte ensuite parce que tous ceux que j’ai cru devoir appeler en « amis » à la rescousse, semblent me narguer et se complaire dans le cinéma ou le cirque qui se joue chez-moi et dont je suis injustement présenté comme l’acteur ou le personnage principal.
Quelle comédie ! N’est-ce donc pas révoltante ma situation d’homme « trahi » et abandonné par tous ?
Mais au fait, à qui la faute ? Si ce n’est moi-même quelque part, avec certainement la complicité plus ou moins active de tous ceux-là qui ont accepté de jouer, souvent en qualité de simples figurants, soi-disant à mes côtés, dans ce jeu qui s’apparente de plus en plus à une tragique comédie. Qui, hélas ! Oui, mille fois hélas ! Se déroule sur le sol à moi légué par mes pères et par mes ancêtres dont l’un des plus illustres est un certain Soundiata Kéita. J’en suis écœuré et, à la limite, dégoûté de la politique politicienne où seuls les intérêts priment sur toute autre considération, fusse-t-elle morale.
Aussi suis-je à me demander, s’il m’est encore possible de recouvrer toute la lucidité nécessaire pour me retrouver, me ressaisir afin de retrouver ma voie dans ce drame qui se joue au détriment de mes intérêts et aux seuls profits de ceux tapis dans l’ombre et qui en tirent les ficelles.
Finalement, comme tiré d’un rêve cauchemardesque, je fus subitement réveillé par le son d’un clairon qui dit à peu près ceci : « A ton appel Mali ; Pour ta prospérité ; Fidèle à ton destin ; Nous serons tous unis. Un peuple, un but, une foi ; Pour une Afrique unie. Si l’ennemi découvre son front ; Au-dedans ou au-dehors ; Debout sur les remparts ; Nous sommes résolus de mourir… »
Sur ce, de mon sommeil si profond, je me remis sur pieds, résolu, engagé et déterminé à redevenir le citoyen qui se bat pour recouvrer sa fierté, son honneur et sa dignité par soi-même d’abord afin de mériter ensuite le respect, la considération et l’estime des autres. Au-delà de simples incantations de mots, chacune de ces valeurs découle de nos comportements et des actes que nous posons au quotidien.
Le respect, la considération et l’estime ne se décrètent malheureusement ou heureusement pas. Ils se construisent et se mesurent à l’aune de nos actions au service de la société. En un mot, ils se méritent.
1. Poursuivre le renforcement de la politique de bon voisinage et des relations bilatérales avec les autres pays d'Afrique non frontaliers du Mali et la promotion de la paix dans le monde.
Un des objectifs majeurs de notre diplomatie devra être, à cet égard, de renforcer la position éminente du Mali sur la scéne régionale.
Cette perspective paraét déautant plus séimposer que les répercussions, notamment économiques, de la crise ivoirienne ont confirmé léimpérieuse nécessité pour le Mali de diversifier ses débouchés maritimes, de dynamiser et renforcer ses relations bilatérales avec les pays limitrophes et ceux du reste de l'Afrique.
De même, la sauvegarde de nos intéréts nationaux dicte à notre diplomatie de continuer à jouer un rôle actif dans la gestion des crises qui secouent l'Afrique et d'autres régions du continent.
A cet égard, notre diplomatie doit continuer d'être attentive aux différentes causes de conflits et de mésentente et de contribuer à leur solution en favorisant l'instauration de la confiance entre les pays de la sous-région (singuliérement entre pays membres de la CEDEAO) et l'instauration de la paix et la concorde en Afrique.
2. Promouvoir l'intégration économique de la sous-région, l'unité et le développement de l'Afrique.
Le Mali a joué un rôle moteur dans léaccélération du processus d'intégration en Afrique de l'Ouest, notamment dans le cadre de la présidence conjointe, durant deux ans, de la CEDEAO et de l'UEMOA.
Notre diplomatie continuera d'oeuvrer à l'accélération de ce processus à travers, notamment, l'harmonisation des programmes, des institutions et de l'arsenal juridique, et continuera de jouer un rôle actif concernant les autres organisations sous-regionnales, (OMVS, ABN, Liptako Gourma, CILSS, Cen-Sad.)
Le Mali ayant été un acteur majeur dans la création de léUnion africaine, notre diplomatie s'attachera à assurer la présence de maliens dans les organes de cette organisation.
Considérant le NEPAD comme une nouvelle opportunité pour le développement de l'Afrique, la diplomatie malienne s'emploiera à oeuvrer pour que la communauté internationale engage les actions prioritaires suivantes :
éliminer les obstacles à l'exportation des produits africains traités, semi-traités et agricoles ; (en particulier le coton) ;
doubler l'aide publique au développement pour accroétre l'investissement dans l'éducation, la santé et les infrastructures ;
alléger la dette extérieure des pays africains.
3. Contribuer au développement économique et social du Mali
Le Mali est reconnu aujourd'hui comme un pays stable, démocratique et respectueux des droits de l'homme. Ce capital de confiance a permis à notre pays, au cours de la décennie écoulée, de mobiliser d'importantes ressources pour son développement à travers une dynamisation de la coopération bilatérale et un renforcement de la coopération multilatérale.
A cet égard, les rapports avec les partenaires bilatéraux classiques seront consolidés et renforcés.
De même que seront poursuivis la recherche de nouveaux partenaires et le développement de nouveaux axes de coopération. Le renforcement continu de la coopération multilatérale sera poursuivi et amplifié.
Il faut se réjouir à cet égard de l'adhésion de l'ensemble des partenaires multilatéraux aux politiques et stratégies de développement du Mali, notamment lors de la conférence de table ronde de Genéve de mars 2004.
La coopération hors l'Etat sera fortement encouragée, à travers, notamment l'intervention des organisations non gouvernementales et des collectivités.
Toutes ces actions gagneraient à trouver place dans une politique qui ajouterait aux attributions des missions diplomatiques et consulaires :
la promotion économique du Mali ;
l'appui au secteur privé malien ;
la promotion de la coopération culturelle.
4. Assurer une gestion plus efficace et mieux coordonnée des fonctionnaires internationaux maliens.
La faible présence de cadres maliens dans la haute fonction publique internationale est un facteur limitant des moyens d'action et d'influence du Mali dans les organisations internationales.
Pour y remédier, il est prévu :
de créer un à Groupe de travail sur les fonctionnaires internationaux à chargé de définir une politique susceptible de renforcer les moyens déaction et déinfluence du Mali dans les organisations internationales ;
de mettre en place au niveau du ministére des Affaires étrangères un Service /Division/Bureau des fonctionnaires internationaux qui assurerait :
- la gestion d'un vivier de candidats ;
- le traitement du dossier administratif des candidats retenus ;
- le suivi des carriéres des fonctionnaires et experts maliens en liaison avec les missions diplomatiques du Mali auprés des organisations internationales concernées.
UN OUTIL DIPLOMATIQUE RENOVE ET RENFORCE POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DE NOS OBJECTIFS
La prise en charge efficace des nouveaux objectifs de la diplomatie malienne nécessite un renforcement des capacités de l'outil diplomatique.
Des efforts importants ont été accomplis, à cet égard, qui ont porté, notamment, sur la restructuration des services centraux, l'extension de la carte diplomatique et l'adoption d'un à plan de carriére.
Ces efforts ont commencé de montrer leurs limites puisque le ministére des Affaires étrangéres souffre de nombreux dysfonctionnements dus, notamment, à l'inadéquation de certaines structures, une insuffisante coordination entre les services et entre ceux-ci et les postes, léimprécision des objectifs assignés à ceux-ci et la non-évaluation des résultats obtenus par les postes.
Pour remédier à cette situation :
poursuivre la rationalisation des structures et des procédures ;
redonner au ministére des Affaires étrangéres son rôle éminent de coordination de léaction extérieure de l'Etat ;
mieux organiser la représentation du Mali à l'étranger ;
mobiliser davantage les agents du département ;
renforcer les moyens budgétaires.
1. Poursuivre la rationalisation des structures et des procédures
Cet objectif sera atteint par l'édiction des mesures ci-aprés:
Traduire en attributions normatives les orientations nouvelles de la diplomatie malienne en veillant, d'une part, à l'adéquation des missions et attributions conférées par le décret fixant les attributions des membres du gouvernement avec celles des textes relatifs aux structures du ministère ; à cet égard, une relecture des textes de création et déorganisation desdites structures est envisagée.
Redonner son véritable sens é la mission des ambassadeurs. Cette mesure appelle la mise en éuvre déun programme déaction définissant les objectifs poursuivis par chaque poste et les moyens quéils supposent. Ce programme sera approuvé par le département (lettre de mission), qui en suivra léexécution é partir d'un véritable processus de rendre compte.
Dynamiser le réseau diplomatique par l'amélioration de l'information destinée aux postes, la tenue régulière de la Conférence des Ambassadeurs, léorganisation de séminaires diplomatiques ouverts à des personnalités, administrations ou entreprises extérieures sur un théme à définir.
2. Redonner au ministère des Affaires étrangéres son rôle éminent de coordination
de l'action extérieure de l'Etat.
Une meilleure coordination de l'action internationale du Mali est un gage d'efficacité et de crédibilité.
A cet égard, le rôle du ministère des Affaires étrangéres est primordial et nous agirons pour qu'il soit confirmé.
3. Mieux organiser la représentation du Mali à l'étranger.
Le Mali compte aujourd'hui :
32 ambassades se répartissant comme suit :
Afrique : 16 dont 07 en Afrique de l'ouest, (Abidjan, Conakry, Dakar, Accra, Abuja, Nouakchott et Ouagadougou), 05 en Afrique du nord (Alger, Rabat, Le Caire, Tunis et Tripoli), 02 en Afrique australe (Pretoria et Luanda), 01 en Afrique centrale (Libreville) et 01 en Afrique orientale (Addis Abeba) ;
Europe : 07 (Paris, Bruxelles, Rome, Berlin, Moscou, Genéve et Madrid)
Asie : 05 , (Pékin, Ryadh, Téhéran, Tokyo, New Delhi) ;
Amérique : 04 (Washington, New York, Ottawa et Cuba.)
Ainsi, malgré les moyens limités, le Mali assure sa présence sur tous les continents.
Toutefois, la répartition actuelle de nos missions diplomatiques et consulaires révèle qu'elle repose sur un certain déséquilibre, et ne semble pas correspondre aux réalités géostratégiques et économiques consécutives aux mutations intervenues dans léordre international et é léévolution qualitative de certains pays.
A cet égard, le Mali est absent de l'Asie du sud-est, et de l'Amérique du sud ouest, pourtant, émergent des puissances économiques (Malaisie, Brésil) avec lesquelles notre pays peut tirer grand profit.
De même, le Mali gagnerait à être représenté dans un des pays nordiques.
En ayant à l'esprit ces considérations :
nous proposerons une mise à jour de la carte diplomatique ;
nous expérimenterons de formules nouvelles de représentation (postes déexpansion économique, Missions commerciales).
4. Mobiliser davantage les agents du département.
L'efficacité de la diplomatie malienne sera grandement assurée avec un personnel compétent et motivé.
A cet effet, nous agirons dans trois directions :
Professionnaliser davantage les agents en ;
instituant des stages pratiques dès l'entrée au Département ;
encourageant la formation permanente - droit et devoir de chaque agent - compte tenu des évolutions techniques et économiques ainsi que des changements d'affectation;
en favorisant le perfectionnement linguistique;
développant la formation à l'informatique;
entreprenant une réflexion approfondie sur les polyvalences dont le Département a besoin pour le moyen terme, c'est-à-dire les dix ans à venir;
connaissances de plusieurs zones géographiques, connaissances des dossiers techniques, connaissances linguistiques, expérience de gestion etc ...
Rationaliser la gestion des carriéres
Cet objectif vise à offrir de véritables perspectives de carriére aux agents du Département et améliorer l'efficacité des postes, à travers :
d'institutionnalisation déun systéme d'évaluation périodique des agents;
de renforcement de la rationalité et de la transparence des affectations en tenant compte des exigences d'une spécialité géographique (bilatéral) ou fonctionnelle (multilatéral ou communautaire);
l'encouragement de la diversité des recrutements afin de bénéficier d'un plus grand nombre d'agents d'origines diverses ainsi que la mobilité des carriéres pour permettre une plus grande adaptation des diplomates à d'autres administrations (publiques ou privées) ;
la prise en compte des contraintes particuliéres de la vie diplomatique qui pésent sur les conjoints, la vie familiale et l'éducation des enfants.
Rénover le statut particulier du cadre des fonctionnaires des Affaires étrangéres
La loi né 84-54/AN-RM du 11 juillet 1984 portant "statut particulier des fonctionnaires du cadre des Affaires étrangéres" sera revue et corrigée en vue:
d'harmoniser ses dispositions avec la Constitution du 25 février 1992, le Statut général des fonctionnaires et la pratique internationale;
de permettre la prise en compte des besoins spécifiques du métier de diplomate.
5. Renforcer les moyens budgétaires.
Le budget alloué au ministére des Affaires étrangéres a connu une progression continue au cours de la décennie écoulée.
Cette tendance devait étre maintenue et amplifiée puisque les exigences d'une diplomatie active et performante s'accommodent mal de l'insuffisance de ressources allouées au Département.
Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale
Le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale élabore et met en œuvre la politique nationale dans les domaines des relations extérieures et de la coopération avec les Etats et organismes étrangers.
A ce titre, il est chargé notamment des actions ci-après :
- la coordination des actions de l'Etat dans ses relations avec l'extérieur ;
- la représentation diplomatique et consulaire du Mali à l'étranger ;
- la négociation, la conclusion, la conservation, l'interprétation et le suivi des traités et des accords internationaux ;
- le développement des rapports de coopération avec les Etats et organismes étrangers, en liaison avec les autres ministres ;
- la participation à la promotion des intérêts économiques et culturels du Mali dans le monde ;
- les relations avec les représentants des Etats étrangers et des organisations internationales accrédités au Mali ;
- la gestion des privilèges et immunités diplomatiques ;
- l'information complète du Gouvernement sur l'évolution de la situation internationale et ses répercussions sur la politique nationale ;
La carte d'identité en règle ou le passeport en cours de validité suffit pour les ressortissants des pays membres de la CEDEAO, l'Algérie, le Cameroun, Andorre, la Principauté de Monaco, le Tchad, la Gambie, le Maroc, la Mauritanie, la Tunisie. Un passeport avec visa d'entrée et de séjour ou de transit pour tous les autres pays.
Les prorogations et les visas long séjour sont accordés par la direction génale de la Police Nationale à Bamako.
Pour promouvoir le tourisme certains assouplissements ont été apportés à la réglementation relative aux voyageurs qui rentrent au Mali après un voyage à l'étranger ou aux touristes qui viennent séjourner temporairement au Mali.
Douanes
Outre les objets usagés importés par les voyageurs, les objets neufs ci-après sont exempts de droits de douane.
Il s'agit des vêtements et linge personnels, du tabac dans la limite de 1 000 cigarettes ou cigarillos ou 250 cigares ou 2 000 g de tabac; allumettes (10 petites boîtes ou 500 allumettes), autres objets (2 appareils photographiques ainsi que 2 rouleaux de film, 1 caméra ainsi que 2 rouleaux de films, 1 appareil de projection, 1 écran cinématographique, 1 poste récepteur radio, 1 tourne disque avec 25 disques, 1 magnétophone, 1 machine à écrire portative, 1 canne à pêche, 1 fusil de chasse importé sous le couvert d'une autorisation d'importation) ; les vivres et provision (5 boites de conserves, 2 bouteilles de boissons, 2 kg de sucre, 2kg de thé.
Sont exclus des franchises les marchandises prohibées en raison :
de la sécurité publique (armes, explosifs, munitions)
de la santé (stupéfiants, médicaments, substances psychotropes).
Autres pays de la juriduction : BOTSWANA, LESOTHO, NAMIBIE, ZIMBABWE, MOZAMBIQUE, MADAGASCAR, COMORES, MALAWI, SWAZILAND, MAURICE, SEYCHELLES.
ALGERIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Karamoko COULIBALY Adresse : ALGER CITE DNC VILLA NO. 15
CHEMIN AHMED KARA, HYDRA-ALGER 05/16 300 Tél : (213) 215 47 214/7218 Fax : (213) 215 47 274 Courriel : ambamali@wissale.dz
CONSULAT DE TAMARASSET
Consul : Controleur Général Abdoul DIA Tél : (213) 29 34 45 11 Fax : (213) 34 45 11 / 341578 Courriel : consumali@wissale.dz
ALLEMAGNE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE
Ambassadeur : SE Mme Fatoumata Siré DIAKITE Adresse : KURFIESTANDAMM 72 D. 10709 BERLIN Courriel : ambmali@01019freenet.de
Autres pays de la juriduction : AUTRICHE, DANEMARK, FINLANDE, NORVEGE, POLOGNE, REPUBLIQUE TCHEQUE, SUEDE.
ANGOLA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE D'ANGOLA
Ambassadeur : SE M. Farouk CAMARA Adresse : 12 rua de Maculusso, LUANDA Tél : (+224) 929 77 44 44 Fax : Courriel : ambamali@netangola.com
Autres pays de la juriduction : ZAMBIE, BURUNDI RWANDA, NAMIBIE.
ARABIE SAOUDITE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ARABIE SAOUDITE
Ambassadeur : SE M. Mohammed BEN LABAT Adresse : PO BOX 94331 RIYADH 11693
QUARTIER RAHMANYA, RUE ALDOUMA VILLA NO. 37 Tél : (9661) 465 89 00 Fax : (9661) 464 87 14 Courriel : Site Web :http://www.maliembassy-ksa-gulf.com
CONSULAT DJEDDAH Consul : SE M. Chouaïdou TRAORE Adresse :BP : 5379 DJEDDAH 21422 Fax : (9662) 651 49 40 Courriel : consulat@sbm.net.sa
Autres pays de la juriduction : SULTANAT D’OMAN, YEMEN, KOWEÏT, BAHREÏN, QATAR, EMIRATS ARABES UNIS, PAKISTAN, BANGLADESH, AFGHANISTAN.
BELGIQUE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DE BELGIQUE
Ambassadeur : SE M. Ibrahim Bocar BAH Adresse : 487 AV. MOLIERE 1060 BRUXELLES Tél : (322) 345 74 32 - 345 75 89 Fax : (322) 344 57 00 Courriel : ambamali@scaynet.be
Autres pays de la juriduction : PAYS-BAS, GRANDE BRETAGNE, LUXEMBOURG.
CONSULAT GENERAL DU MALI AU NIGER Consul : SE M. Raphaël KEITA Adresse : Tél : (+227) 72 32 90 / 75 41 88 Fax : (+227) 75 43 69 E-Mail : consmali@intenet.ne
CANADA
AMBASSADE DU MALI AU CANADA
Ambassadeur : SE M. Mamadou Bandiougou DIAWARA Adresse : 50, AVENUE GOULBUM OTTAWA
ONTARIO KIN 8C8 Tél : (1613) 232 15 01 / 232 32 64 Fax : (1613) 232 74 29 Courriel : ambassadedumali@rogers.com Site Web :http://www.ambamalicanada.org
CHINE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE
Ambassadeur :SE M. N'Tji Laïco TRAORE Adresse : SAN LI TUNG NO. 3 PÉKIN 8 DONG-SIJIE - CHINE
Consul : SE Tél : (+225) 20 32 30 71 / 20 31 15 93
COTE D'IVOIRE
CONSULAT BOUAKE
Consul : SE M. Mamadou DIARRA BP : 01 BP : 4198 BOUAKE 01
TEL. (+225) 63 50 48 DOM 20 33 30 14
CUBA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE CUBA
Ambassadeur : SE M. Modibo DIARRA Adresse : CALLE 36A numéro 704/7ma y 42 Miramar - La Havane / CUBA Tél : (53) 7 204 53 21 Fax : (53) 7 204 53 20 Courriel : ambamali@cenia.inf.cu
Autres pays de la juriduction : HAÏTI, JAMAÏQUE, NICARAGUA, VENEZUELA, EQUATEUR, COLOMBIE, PEROU, REPUBLQUE DOMINICAINE
EGYPTE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE
Ambassadeur : SE M. Moussa DIAKITE Adresse : 3, RUE EL KANSA OKKIBP 844 LE CAIRE Tél : (202) 337 71 641 Fax : (202) 337 18 41 Courriel : mali.eg@ie.eg.com
CONSULAT GENERAL DU MALI AU SOUDAN Consul : SE M. Alhamdou Ag ILIYENE Adresse : N° 167-60 RUE DJEREF
P.O. BOX : 15095 CODE 12217 KHARTOUM - SOUDAN Tél : (249) 183 24 57 43 / (249) 183 24 57 45 Fax : Courriel :
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á BEYROUTH au LIBAN Consul : M. Ahed M. BAROUDI Adresse du poste consulaire: RUE Henry Saab
Immeuble Baroudi BP 501 Hazmieh Brasilia - Baabda - LIBAN Tél : + 961 5 453222 / + 961 5 457200 Fax : + 961 5 453111 Courriel : barco@dm.net.lb
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ANKARA - TURQUIE Consul : M. Huseyin BASARAN Adresse du poste consulaire: Bestkar Sok. N° 28/14 P.K 06680
Kavaklidere - ANKARA - TURQUEY Tél : + 90 312 4180374 Fax : + 90 312 4177647 Courriel : huseyinbasaran@hotmail.com
Bureau de liaison d'Istanbul (liason office) Adresse : Halaskargazi Cad N° 25D.2
Harbiye - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2415192 Fax : + 90 212 2415191
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ISTANBUL - TURQUIE Consul : M. Faruk CENGIC Adresse du poste consulaire: Haci Adil Caddesi,
Asma Sokak N°: 1 Levent P.K 34330 - ISTANBUL - TURQUEY Tél : + 90 212 2840515 Fax : + 90 212 2840510 Courriel : consulate@maliconist.com.tr / fcengic@kreatimimarlik.com
Bureau de la résidence du Consul honoraire Adresse : Cenk Sokak N°: 18
Ferahevler, Tarabiya 34457 - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2620693 / + 90 212 2997673 Fax : + 90 212 2620671 Gsm : + 90 212 271151
Autres pays de la juriduction : CHYPRE, IRAK, JORDANIE, PALESTINE, LIBAN, SYRIE, TURQUIE.
ESPAGNE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ESPAGNE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou CISSE Adresse : Tél : Fax : Courriel : gaoussou.cisse@diplomatie.gouv.ml
Autres pays de la juriduction :
ETATS-UNIS D'AMERIQUE
AMBASSADE DU MALI AUX ETATS-UNIS D'AMERIQUE
Ambassadeur : SE M. Mamadou TRAORE Adresse : 2130 R STREET NW
WASHINGTON, DC 20008 USA Tél : (1) 202-332-2249 Fax : (1) 202-332-6603 Courriel : infos@maliembassy.us Site Web :http://www.maliembassy.us
Autres pays de la juriduction : MEXIQUE, COLOMBIE, BRESIL, ARGENTINE, CHILI, URUGUAY, PEROU.
MISSION PERMAENTE AUPRES DES NATIONS UNIES A NEW-YORK
Ambassadeur REPRESENTANT PERMANENT: SE M. Oumar DAOU Adresse : 111, EAST 69th STREET NEW-YORK
NY 10021 U.S.A Tél : (1) 212-737 4150 / 212-737 6788 / 212-794 1311 Fax : (1) 212-472 3778 Courriel :malionu@aol.com
Autres pays de la juriduction : GUYANE, FIDJI, LES MALDIVES.
ETHIOPIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE ET DEMOCRATIQUE D’ETHIOPIE
Ambassadeur : SE M. Amadou N’DIAYE Adresse : W 23 K 12 HOUSE NO. 245
OLD AIR PORT ADDIS ABEBA BP : 4561 Tél : (2511) 71 26 01 Fax : (2511) 71 26 01 Courriel : addismali.addis@telecom.net.com
Autres pays de la juriduction : ERYTHREE, DJIBOUTI, KENYA, OUGANDA, SOMALIE, TANZANIE
FRANCE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FRANÇAISE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Sidiki TOURE Adresse : 89, RUE DU CHERCHE-MIDI PARIS 75006 Tél : (331) 45 48 58 43 Fax : (331) 45 48 55 34 Courriel : ambassade@ambamali.fr / paris@ambamali.fr Site Web :http://www.ambamali.fr
CONSULAT GENERAL DU MALI A PARIS Consul : SE M. Wafi OUGADEYE
64, RUE PELLEPORT PARIS XXEME Tél : (331) 48 07 85 85 / 48 07 16 54 Fax : (331) 48 07 07 39
Autres pays de la juriduction : PORTUGAL, MALTE, VATICAN.
GABON
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DU GABON
Ambassadeur : SE Adresse : QUARTIER LOUIS LIBREVILLE BP : 4007 Tél : (241) 73 82 73 82 / 80 Fax : (241) 73 82 80 Courriel : ambamaga@yahoo.fr
Autres pays de la juriduction : BURUNDI, GUINEE EQUATORIALE, CENTRAFRIQUE, CONGO, CONGO DEMOCRATIQUE, CAMEROUN, RWANDA, SAO TOME ET PRINCIPE, TCHAD.
CONSULAT BRAZZAVILLE
Consul : SE Adresse : 191 RUE CHARLES FOCAULT
AVENUE NELSON MANDELA BP 2067 Tél : (242) 83 52 79 Fax : Courriel :
CONSULAT MALABO
Consul : SE Général Ismaël CISSE Adresse :BP : 567 MALABO Tél : Fax : Courriel : consmalimalabo@yahoo.fr
Ambassadeur : SE M. Hassan BARRY Adresse : DONKARUE D1-259/298 IMP.
PRES DU BLOC DES PROFESSEURSCARRE OSFAM/PSI -
BP : 299 KONAKRY Tél : (224) 46 14 18
Autres pays de la juriduction : LIBERIA, SIERRA LEONE
INDE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE L’INDE
Ambassadeur : SE M. Ousmane TANDIA Adresse :
Autres pays de la juriduction :
IRAN
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN
Ambassadeur : SE M. Amadou Mody DIALL Adresse : No. 10, MASJED ALLEY
NORTH HEDAYAT, DAROUS, TEHERAN Tél : (9821) 872 08 10 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : AFGHANISTAN, PAKISTAN, BANGLADESH.
ITALIE
AMBASSADE DU MALI EN ITALIE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou DRABO Adresse : VIA ANTONIO BOSIO, 2
00161 ROMA Tél : (39) 06 44 25 40 68 Fax : (39) 06 44 25 40 29 Courriel : amba.malirome@tiscalinet.it
JAPON
AMBASSADE DU MALI AU JAPON
Ambassadeur : SE M. Mme GUISSE Maïmouna DIALLO Adresse : 5-15-15 SIKAZAWA 5 CHOME
SETAGAYAKU - TOKYO Tél : (81) 337 05 34 33 37 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : L’AUSTRALIE, LA NOUVELLE ZELANDE, COREE DU SUD, D’INDONESIE, MALAISIE, BRUNEI DARUSSALAM, THAÏLANDE, PHILIPPINES, SINGAPOUR.
LIBYE
AMBASSADE DU MALI EN GRANDE JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE POPULAIRE SOCIALISTE
Ambassadeur : SE M. Amadou T. TOURE Adresse : TRIPOLI Tél : (21821) 44 44 924 / 33 31 304 Fax : (21821) 33 31 304 Courriel :
Autres pays de la juriduction : MALTE.
MAROC
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DU MAROC
Ambassadeur : SE M. Toumani Djimé DIALLO Adresse : RUE THAMI LANDOUR SOUISSI RABA
RABAT 7 Tél : (212) 37 75 91 21 Fax : (212) 37 75 47 42
MAURITANIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
Autres pays de la juriduction : SLOVAQUIE, MONGOLIE (OULAN BATOR), HONGRIE, BULGARIE, LITUANIE, LETTONIE, ESTONIE, UKRAINE, BELARUS, KAZAKHSTAN, AZERBAÏDJAN, OUZBEKHISTAN.
Autres pays de la juriduction : BOTSWANA, LESOTHO, NAMIBIE, ZIMBABWE, MOZAMBIQUE, MADAGASCAR, COMORES, MALAWI, SWAZILAND, MAURICE, SEYCHELLES.
ALGERIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Karamoko COULIBALY Adresse : ALGER CITE DNC VILLA NO. 15
CHEMIN AHMED KARA, HYDRA-ALGER 05/16 300 Tél : (213) 215 47 214/7218 Fax : (213) 215 47 274 Courriel : ambamali@wissale.dz
CONSULAT DE TAMARASSET
Consul : Controleur Général Abdoul DIA Tél : (213) 29 34 45 11 Fax : (213) 34 45 11 / 341578 Courriel : consumali@wissale.dz
ALLEMAGNE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE
Ambassadeur : SE Mme Fatoumata Siré DIAKITE Adresse : KURFIESTANDAMM 72 D. 10709 BERLIN Courriel : ambmali@01019freenet.de
Autres pays de la juriduction : AUTRICHE, DANEMARK, FINLANDE, NORVEGE, POLOGNE, REPUBLIQUE TCHEQUE, SUEDE.
ANGOLA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE D'ANGOLA
Ambassadeur : SE M. Farouk CAMARA Adresse : 12 rua de Maculusso, LUANDA Tél : (+224) 929 77 44 44 Fax : Courriel : ambamali@netangola.com
Autres pays de la juriduction : ZAMBIE, BURUNDI RWANDA, NAMIBIE.
ARABIE SAOUDITE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ARABIE SAOUDITE
Ambassadeur : SE M. Mohammed BEN LABAT Adresse : PO BOX 94331 RIYADH 11693
QUARTIER RAHMANYA, RUE ALDOUMA VILLA NO. 37 Tél : (9661) 465 89 00 Fax : (9661) 464 87 14 Courriel : Site Web :http://www.maliembassy-ksa-gulf.com
CONSULAT DJEDDAH Consul : SE M. Chouaïdou TRAORE Adresse :BP : 5379 DJEDDAH 21422 Fax : (9662) 651 49 40 Courriel : consulat@sbm.net.sa
Autres pays de la juriduction : SULTANAT D’OMAN, YEMEN, KOWEÏT, BAHREÏN, QATAR, EMIRATS ARABES UNIS, PAKISTAN, BANGLADESH, AFGHANISTAN.
BELGIQUE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DE BELGIQUE
Ambassadeur : SE M. Ibrahim Bocar BAH Adresse : 487 AV. MOLIERE 1060 BRUXELLES Tél : (322) 345 74 32 - 345 75 89 Fax : (322) 344 57 00 Courriel : ambamali@scaynet.be
Autres pays de la juriduction : PAYS-BAS, GRANDE BRETAGNE, LUXEMBOURG.
CONSULAT GENERAL DU MALI AU NIGER Consul : SE M. Raphaël KEITA Adresse : Tél : (+227) 72 32 90 / 75 41 88 Fax : (+227) 75 43 69 E-Mail : consmali@intenet.ne
CANADA
AMBASSADE DU MALI AU CANADA
Ambassadeur : SE M. Mamadou Bandiougou DIAWARA Adresse : 50, AVENUE GOULBUM OTTAWA
ONTARIO KIN 8C8 Tél : (1613) 232 15 01 / 232 32 64 Fax : (1613) 232 74 29 Courriel : ambassadedumali@rogers.com Site Web :http://www.ambamalicanada.org
CHINE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE
Ambassadeur :SE M. N'Tji Laïco TRAORE Adresse : SAN LI TUNG NO. 3 PÉKIN 8 DONG-SIJIE - CHINE
Consul : SE Tél : (+225) 20 32 30 71 / 20 31 15 93
COTE D'IVOIRE
CONSULAT BOUAKE
Consul : SE M. Mamadou DIARRA BP : 01 BP : 4198 BOUAKE 01
TEL. (+225) 63 50 48 DOM 20 33 30 14
CUBA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE CUBA
Ambassadeur : SE M. Modibo DIARRA Adresse : CALLE 36A numéro 704/7ma y 42 Miramar - La Havane / CUBA Tél : (53) 7 204 53 21 Fax : (53) 7 204 53 20 Courriel : ambamali@cenia.inf.cu
Autres pays de la juriduction : HAÏTI, JAMAÏQUE, NICARAGUA, VENEZUELA, EQUATEUR, COLOMBIE, PEROU, REPUBLQUE DOMINICAINE
EGYPTE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE
Ambassadeur : SE M. Moussa DIAKITE Adresse : 3, RUE EL KANSA OKKIBP 844 LE CAIRE Tél : (202) 337 71 641 Fax : (202) 337 18 41 Courriel : mali.eg@ie.eg.com
CONSULAT GENERAL DU MALI AU SOUDAN Consul : SE M. Alhamdou Ag ILIYENE Adresse : N° 167-60 RUE DJEREF
P.O. BOX : 15095 CODE 12217 KHARTOUM - SOUDAN Tél : (249) 183 24 57 43 / (249) 183 24 57 45 Fax : Courriel :
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á BEYROUTH au LIBAN Consul : M. Ahed M. BAROUDI Adresse du poste consulaire: RUE Henry Saab
Immeuble Baroudi BP 501 Hazmieh Brasilia - Baabda - LIBAN Tél : + 961 5 453222 / + 961 5 457200 Fax : + 961 5 453111 Courriel : barco@dm.net.lb
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ANKARA - TURQUIE Consul : M. Huseyin BASARAN Adresse du poste consulaire: Bestkar Sok. N° 28/14 P.K 06680
Kavaklidere - ANKARA - TURQUEY Tél : + 90 312 4180374 Fax : + 90 312 4177647 Courriel : huseyinbasaran@hotmail.com
Bureau de liaison d'Istanbul (liason office) Adresse : Halaskargazi Cad N° 25D.2
Harbiye - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2415192 Fax : + 90 212 2415191
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ISTANBUL - TURQUIE Consul : M. Faruk CENGIC Adresse du poste consulaire: Haci Adil Caddesi,
Asma Sokak N°: 1 Levent P.K 34330 - ISTANBUL - TURQUEY Tél : + 90 212 2840515 Fax : + 90 212 2840510 Courriel : consulate@maliconist.com.tr / fcengic@kreatimimarlik.com
Bureau de la résidence du Consul honoraire Adresse : Cenk Sokak N°: 18
Ferahevler, Tarabiya 34457 - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2620693 / + 90 212 2997673 Fax : + 90 212 2620671 Gsm : + 90 212 271151
Autres pays de la juriduction : CHYPRE, IRAK, JORDANIE, PALESTINE, LIBAN, SYRIE, TURQUIE.
ESPAGNE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ESPAGNE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou CISSE Adresse : Tél : Fax : Courriel : gaoussou.cisse@diplomatie.gouv.ml
Autres pays de la juriduction :
ETATS-UNIS D'AMERIQUE
AMBASSADE DU MALI AUX ETATS-UNIS D'AMERIQUE
Ambassadeur : SE M. Mamadou TRAORE Adresse : 2130 R STREET NW
WASHINGTON, DC 20008 USA Tél : (1) 202-332-2249 Fax : (1) 202-332-6603 Courriel : infos@maliembassy.us Site Web :http://www.maliembassy.us
Autres pays de la juriduction : MEXIQUE, COLOMBIE, BRESIL, ARGENTINE, CHILI, URUGUAY, PEROU.
MISSION PERMAENTE AUPRES DES NATIONS UNIES A NEW-YORK
Ambassadeur REPRESENTANT PERMANENT: SE M. Oumar DAOU Adresse : 111, EAST 69th STREET NEW-YORK
NY 10021 U.S.A Tél : (1) 212-737 4150 / 212-737 6788 / 212-794 1311 Fax : (1) 212-472 3778 Courriel :malionu@aol.com
Autres pays de la juriduction : GUYANE, FIDJI, LES MALDIVES.
ETHIOPIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE ET DEMOCRATIQUE D’ETHIOPIE
Ambassadeur : SE M. Amadou N’DIAYE Adresse : W 23 K 12 HOUSE NO. 245
OLD AIR PORT ADDIS ABEBA BP : 4561 Tél : (2511) 71 26 01 Fax : (2511) 71 26 01 Courriel : addismali.addis@telecom.net.com
Autres pays de la juriduction : ERYTHREE, DJIBOUTI, KENYA, OUGANDA, SOMALIE, TANZANIE
FRANCE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FRANÇAISE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Sidiki TOURE Adresse : 89, RUE DU CHERCHE-MIDI PARIS 75006 Tél : (331) 45 48 58 43 Fax : (331) 45 48 55 34 Courriel : ambassade@ambamali.fr / paris@ambamali.fr Site Web :http://www.ambamali.fr
CONSULAT GENERAL DU MALI A PARIS Consul : SE M. Wafi OUGADEYE
64, RUE PELLEPORT PARIS XXEME Tél : (331) 48 07 85 85 / 48 07 16 54 Fax : (331) 48 07 07 39
Autres pays de la juriduction : PORTUGAL, MALTE, VATICAN.
GABON
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DU GABON
Ambassadeur : SE Adresse : QUARTIER LOUIS LIBREVILLE BP : 4007 Tél : (241) 73 82 73 82 / 80 Fax : (241) 73 82 80 Courriel : ambamaga@yahoo.fr
Autres pays de la juriduction : BURUNDI, GUINEE EQUATORIALE, CENTRAFRIQUE, CONGO, CONGO DEMOCRATIQUE, CAMEROUN, RWANDA, SAO TOME ET PRINCIPE, TCHAD.
CONSULAT BRAZZAVILLE
Consul : SE Adresse : 191 RUE CHARLES FOCAULT
AVENUE NELSON MANDELA BP 2067 Tél : (242) 83 52 79 Fax : Courriel :
CONSULAT MALABO
Consul : SE Général Ismaël CISSE Adresse :BP : 567 MALABO Tél : Fax : Courriel : consmalimalabo@yahoo.fr
Ambassadeur : SE M. Hassan BARRY Adresse : DONKARUE D1-259/298 IMP.
PRES DU BLOC DES PROFESSEURSCARRE OSFAM/PSI -
BP : 299 KONAKRY Tél : (224) 46 14 18
Autres pays de la juriduction : LIBERIA, SIERRA LEONE
INDE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE L’INDE
Ambassadeur : SE M. Ousmane TANDIA Adresse :
Autres pays de la juriduction :
IRAN
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN
Ambassadeur : SE M. Amadou Mody DIALL Adresse : No. 10, MASJED ALLEY
NORTH HEDAYAT, DAROUS, TEHERAN Tél : (9821) 872 08 10 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : AFGHANISTAN, PAKISTAN, BANGLADESH.
ITALIE
AMBASSADE DU MALI EN ITALIE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou DRABO Adresse : VIA ANTONIO BOSIO, 2
00161 ROMA Tél : (39) 06 44 25 40 68 Fax : (39) 06 44 25 40 29 Courriel : amba.malirome@tiscalinet.it
JAPON
AMBASSADE DU MALI AU JAPON
Ambassadeur : SE M. Mme GUISSE Maïmouna DIALLO Adresse : 5-15-15 SIKAZAWA 5 CHOME
SETAGAYAKU - TOKYO Tél : (81) 337 05 34 33 37 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : L’AUSTRALIE, LA NOUVELLE ZELANDE, COREE DU SUD, D’INDONESIE, MALAISIE, BRUNEI DARUSSALAM, THAÏLANDE, PHILIPPINES, SINGAPOUR.
LIBYE
AMBASSADE DU MALI EN GRANDE JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE POPULAIRE SOCIALISTE
Ambassadeur : SE M. Amadou T. TOURE Adresse : TRIPOLI Tél : (21821) 44 44 924 / 33 31 304 Fax : (21821) 33 31 304 Courriel :
Autres pays de la juriduction : MALTE.
MAROC
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DU MAROC
Ambassadeur : SE M. Toumani Djimé DIALLO Adresse : RUE THAMI LANDOUR SOUISSI RABA
RABAT 7 Tél : (212) 37 75 91 21 Fax : (212) 37 75 47 42
MAURITANIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
Autres pays de la juriduction : SLOVAQUIE, MONGOLIE (OULAN BATOR), HONGRIE, BULGARIE, LITUANIE, LETTONIE, ESTONIE, UKRAINE, BELARUS, KAZAKHSTAN, AZERBAÏDJAN, OUZBEKHISTAN.
Autres pays de la juriduction : BOTSWANA, LESOTHO, NAMIBIE, ZIMBABWE, MOZAMBIQUE, MADAGASCAR, COMORES, MALAWI, SWAZILAND, MAURICE, SEYCHELLES.
ALGERIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Karamoko COULIBALY Adresse : ALGER CITE DNC VILLA NO. 15
CHEMIN AHMED KARA, HYDRA-ALGER 05/16 300 Tél : (213) 215 47 214/7218 Fax : (213) 215 47 274 Courriel : ambamali@wissale.dz
CONSULAT DE TAMARASSET
Consul : Controleur Général Abdoul DIA Tél : (213) 29 34 45 11 Fax : (213) 34 45 11 / 341578 Courriel : consumali@wissale.dz
ALLEMAGNE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE
Ambassadeur : SE Mme Fatoumata Siré DIAKITE Adresse : KURFIESTANDAMM 72 D. 10709 BERLIN Courriel : ambmali@01019freenet.de
Autres pays de la juriduction : AUTRICHE, DANEMARK, FINLANDE, NORVEGE, POLOGNE, REPUBLIQUE TCHEQUE, SUEDE.
ANGOLA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE D'ANGOLA
Ambassadeur : SE M. Farouk CAMARA Adresse : 12 rua de Maculusso, LUANDA Tél : (+224) 929 77 44 44 Fax : Courriel : ambamali@netangola.com
Autres pays de la juriduction : ZAMBIE, BURUNDI RWANDA, NAMIBIE.
ARABIE SAOUDITE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ARABIE SAOUDITE
Ambassadeur : SE M. Mohammed BEN LABAT Adresse : PO BOX 94331 RIYADH 11693
QUARTIER RAHMANYA, RUE ALDOUMA VILLA NO. 37 Tél : (9661) 465 89 00 Fax : (9661) 464 87 14 Courriel : Site Web :http://www.maliembassy-ksa-gulf.com
CONSULAT DJEDDAH Consul : SE M. Chouaïdou TRAORE Adresse :BP : 5379 DJEDDAH 21422 Fax : (9662) 651 49 40 Courriel : consulat@sbm.net.sa
Autres pays de la juriduction : SULTANAT D’OMAN, YEMEN, KOWEÏT, BAHREÏN, QATAR, EMIRATS ARABES UNIS, PAKISTAN, BANGLADESH, AFGHANISTAN.
BELGIQUE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DE BELGIQUE
Ambassadeur : SE M. Ibrahim Bocar BAH Adresse : 487 AV. MOLIERE 1060 BRUXELLES Tél : (322) 345 74 32 - 345 75 89 Fax : (322) 344 57 00 Courriel : ambamali@scaynet.be
Autres pays de la juriduction : PAYS-BAS, GRANDE BRETAGNE, LUXEMBOURG.
CONSULAT GENERAL DU MALI AU NIGER Consul : SE M. Raphaël KEITA Adresse : Tél : (+227) 72 32 90 / 75 41 88 Fax : (+227) 75 43 69 E-Mail : consmali@intenet.ne
CANADA
AMBASSADE DU MALI AU CANADA
Ambassadeur : SE M. Mamadou Bandiougou DIAWARA Adresse : 50, AVENUE GOULBUM OTTAWA
ONTARIO KIN 8C8 Tél : (1613) 232 15 01 / 232 32 64 Fax : (1613) 232 74 29 Courriel : ambassadedumali@rogers.com Site Web :http://www.ambamalicanada.org
CHINE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE
Ambassadeur :SE M. N'Tji Laïco TRAORE Adresse : SAN LI TUNG NO. 3 PÉKIN 8 DONG-SIJIE - CHINE
Consul : SE Tél : (+225) 20 32 30 71 / 20 31 15 93
COTE D'IVOIRE
CONSULAT BOUAKE
Consul : SE M. Mamadou DIARRA BP : 01 BP : 4198 BOUAKE 01
TEL. (+225) 63 50 48 DOM 20 33 30 14
CUBA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE CUBA
Ambassadeur : SE M. Modibo DIARRA Adresse : CALLE 36A numéro 704/7ma y 42 Miramar - La Havane / CUBA Tél : (53) 7 204 53 21 Fax : (53) 7 204 53 20 Courriel : ambamali@cenia.inf.cu
Autres pays de la juriduction : HAÏTI, JAMAÏQUE, NICARAGUA, VENEZUELA, EQUATEUR, COLOMBIE, PEROU, REPUBLQUE DOMINICAINE
EGYPTE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE
Ambassadeur : SE M. Moussa DIAKITE Adresse : 3, RUE EL KANSA OKKIBP 844 LE CAIRE Tél : (202) 337 71 641 Fax : (202) 337 18 41 Courriel : mali.eg@ie.eg.com
CONSULAT GENERAL DU MALI AU SOUDAN Consul : SE M. Alhamdou Ag ILIYENE Adresse : N° 167-60 RUE DJEREF
P.O. BOX : 15095 CODE 12217 KHARTOUM - SOUDAN Tél : (249) 183 24 57 43 / (249) 183 24 57 45 Fax : Courriel :
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á BEYROUTH au LIBAN Consul : M. Ahed M. BAROUDI Adresse du poste consulaire: RUE Henry Saab
Immeuble Baroudi BP 501 Hazmieh Brasilia - Baabda - LIBAN Tél : + 961 5 453222 / + 961 5 457200 Fax : + 961 5 453111 Courriel : barco@dm.net.lb
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ANKARA - TURQUIE Consul : M. Huseyin BASARAN Adresse du poste consulaire: Bestkar Sok. N° 28/14 P.K 06680
Kavaklidere - ANKARA - TURQUEY Tél : + 90 312 4180374 Fax : + 90 312 4177647 Courriel : huseyinbasaran@hotmail.com
Bureau de liaison d'Istanbul (liason office) Adresse : Halaskargazi Cad N° 25D.2
Harbiye - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2415192 Fax : + 90 212 2415191
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ISTANBUL - TURQUIE Consul : M. Faruk CENGIC Adresse du poste consulaire: Haci Adil Caddesi,
Asma Sokak N°: 1 Levent P.K 34330 - ISTANBUL - TURQUEY Tél : + 90 212 2840515 Fax : + 90 212 2840510 Courriel : consulate@maliconist.com.tr / fcengic@kreatimimarlik.com
Bureau de la résidence du Consul honoraire Adresse : Cenk Sokak N°: 18
Ferahevler, Tarabiya 34457 - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2620693 / + 90 212 2997673 Fax : + 90 212 2620671 Gsm : + 90 212 271151
Autres pays de la juriduction : CHYPRE, IRAK, JORDANIE, PALESTINE, LIBAN, SYRIE, TURQUIE.
ESPAGNE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ESPAGNE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou CISSE Adresse : Tél : Fax : Courriel : gaoussou.cisse@diplomatie.gouv.ml
Autres pays de la juriduction :
ETATS-UNIS D'AMERIQUE
AMBASSADE DU MALI AUX ETATS-UNIS D'AMERIQUE
Ambassadeur : SE M. Mamadou TRAORE Adresse : 2130 R STREET NW
WASHINGTON, DC 20008 USA Tél : (1) 202-332-2249 Fax : (1) 202-332-6603 Courriel : infos@maliembassy.us Site Web :http://www.maliembassy.us
Autres pays de la juriduction : MEXIQUE, COLOMBIE, BRESIL, ARGENTINE, CHILI, URUGUAY, PEROU.
MISSION PERMAENTE AUPRES DES NATIONS UNIES A NEW-YORK
Ambassadeur REPRESENTANT PERMANENT: SE M. Oumar DAOU Adresse : 111, EAST 69th STREET NEW-YORK
NY 10021 U.S.A Tél : (1) 212-737 4150 / 212-737 6788 / 212-794 1311 Fax : (1) 212-472 3778 Courriel :malionu@aol.com
Autres pays de la juriduction : GUYANE, FIDJI, LES MALDIVES.
ETHIOPIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE ET DEMOCRATIQUE D’ETHIOPIE
Ambassadeur : SE M. Amadou N’DIAYE Adresse : W 23 K 12 HOUSE NO. 245
OLD AIR PORT ADDIS ABEBA BP : 4561 Tél : (2511) 71 26 01 Fax : (2511) 71 26 01 Courriel : addismali.addis@telecom.net.com
Autres pays de la juriduction : ERYTHREE, DJIBOUTI, KENYA, OUGANDA, SOMALIE, TANZANIE
FRANCE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FRANÇAISE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Sidiki TOURE Adresse : 89, RUE DU CHERCHE-MIDI PARIS 75006 Tél : (331) 45 48 58 43 Fax : (331) 45 48 55 34 Courriel : ambassade@ambamali.fr / paris@ambamali.fr Site Web :http://www.ambamali.fr
CONSULAT GENERAL DU MALI A PARIS Consul : SE M. Wafi OUGADEYE
64, RUE PELLEPORT PARIS XXEME Tél : (331) 48 07 85 85 / 48 07 16 54 Fax : (331) 48 07 07 39
Autres pays de la juriduction : PORTUGAL, MALTE, VATICAN.
GABON
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DU GABON
Ambassadeur : SE Adresse : QUARTIER LOUIS LIBREVILLE BP : 4007 Tél : (241) 73 82 73 82 / 80 Fax : (241) 73 82 80 Courriel : ambamaga@yahoo.fr
Autres pays de la juriduction : BURUNDI, GUINEE EQUATORIALE, CENTRAFRIQUE, CONGO, CONGO DEMOCRATIQUE, CAMEROUN, RWANDA, SAO TOME ET PRINCIPE, TCHAD.
CONSULAT BRAZZAVILLE
Consul : SE Adresse : 191 RUE CHARLES FOCAULT
AVENUE NELSON MANDELA BP 2067 Tél : (242) 83 52 79 Fax : Courriel :
CONSULAT MALABO
Consul : SE Général Ismaël CISSE Adresse :BP : 567 MALABO Tél : Fax : Courriel : consmalimalabo@yahoo.fr
Ambassadeur : SE M. Hassan BARRY Adresse : DONKARUE D1-259/298 IMP.
PRES DU BLOC DES PROFESSEURSCARRE OSFAM/PSI -
BP : 299 KONAKRY Tél : (224) 46 14 18
Autres pays de la juriduction : LIBERIA, SIERRA LEONE
INDE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE L’INDE
Ambassadeur : SE M. Ousmane TANDIA Adresse :
Autres pays de la juriduction :
IRAN
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN
Ambassadeur : SE M. Amadou Mody DIALL Adresse : No. 10, MASJED ALLEY
NORTH HEDAYAT, DAROUS, TEHERAN Tél : (9821) 872 08 10 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : AFGHANISTAN, PAKISTAN, BANGLADESH.
ITALIE
AMBASSADE DU MALI EN ITALIE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou DRABO Adresse : VIA ANTONIO BOSIO, 2
00161 ROMA Tél : (39) 06 44 25 40 68 Fax : (39) 06 44 25 40 29 Courriel : amba.malirome@tiscalinet.it
JAPON
AMBASSADE DU MALI AU JAPON
Ambassadeur : SE M. Mme GUISSE Maïmouna DIALLO Adresse : 5-15-15 SIKAZAWA 5 CHOME
SETAGAYAKU - TOKYO Tél : (81) 337 05 34 33 37 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : L’AUSTRALIE, LA NOUVELLE ZELANDE, COREE DU SUD, D’INDONESIE, MALAISIE, BRUNEI DARUSSALAM, THAÏLANDE, PHILIPPINES, SINGAPOUR.
LIBYE
AMBASSADE DU MALI EN GRANDE JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE POPULAIRE SOCIALISTE
Ambassadeur : SE M. Amadou T. TOURE Adresse : TRIPOLI Tél : (21821) 44 44 924 / 33 31 304 Fax : (21821) 33 31 304 Courriel :
Autres pays de la juriduction : MALTE.
MAROC
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DU MAROC
Ambassadeur : SE M. Toumani Djimé DIALLO Adresse : RUE THAMI LANDOUR SOUISSI RABA
RABAT 7 Tél : (212) 37 75 91 21 Fax : (212) 37 75 47 42
MAURITANIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
Autres pays de la juriduction : SLOVAQUIE, MONGOLIE (OULAN BATOR), HONGRIE, BULGARIE, LITUANIE, LETTONIE, ESTONIE, UKRAINE, BELARUS, KAZAKHSTAN, AZERBAÏDJAN, OUZBEKHISTAN.
Autres pays de la juriduction : BOTSWANA, LESOTHO, NAMIBIE, ZIMBABWE, MOZAMBIQUE, MADAGASCAR, COMORES, MALAWI, SWAZILAND, MAURICE, SEYCHELLES.
ALGERIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Karamoko COULIBALY Adresse : ALGER CITE DNC VILLA NO. 15
CHEMIN AHMED KARA, HYDRA-ALGER 05/16 300 Tél : (213) 215 47 214/7218 Fax : (213) 215 47 274 Courriel : ambamali@wissale.dz
CONSULAT DE TAMARASSET
Consul : Controleur Général Abdoul DIA Tél : (213) 29 34 45 11 Fax : (213) 34 45 11 / 341578 Courriel : consumali@wissale.dz
ALLEMAGNE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE
Ambassadeur : SE Mme Fatoumata Siré DIAKITE Adresse : KURFIESTANDAMM 72 D. 10709 BERLIN Courriel : ambmali@01019freenet.de
Autres pays de la juriduction : AUTRICHE, DANEMARK, FINLANDE, NORVEGE, POLOGNE, REPUBLIQUE TCHEQUE, SUEDE.
ANGOLA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE D'ANGOLA
Ambassadeur : SE M. Farouk CAMARA Adresse : 12 rua de Maculusso, LUANDA Tél : (+224) 929 77 44 44 Fax : Courriel : ambamali@netangola.com
Autres pays de la juriduction : ZAMBIE, BURUNDI RWANDA, NAMIBIE.
ARABIE SAOUDITE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ARABIE SAOUDITE
Ambassadeur : SE M. Mohammed BEN LABAT Adresse : PO BOX 94331 RIYADH 11693
QUARTIER RAHMANYA, RUE ALDOUMA VILLA NO. 37 Tél : (9661) 465 89 00 Fax : (9661) 464 87 14 Courriel : Site Web :http://www.maliembassy-ksa-gulf.com
CONSULAT DJEDDAH Consul : SE M. Chouaïdou TRAORE Adresse :BP : 5379 DJEDDAH 21422 Fax : (9662) 651 49 40 Courriel : consulat@sbm.net.sa
Autres pays de la juriduction : SULTANAT D’OMAN, YEMEN, KOWEÏT, BAHREÏN, QATAR, EMIRATS ARABES UNIS, PAKISTAN, BANGLADESH, AFGHANISTAN.
BELGIQUE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DE BELGIQUE
Ambassadeur : SE M. Ibrahim Bocar BAH Adresse : 487 AV. MOLIERE 1060 BRUXELLES Tél : (322) 345 74 32 - 345 75 89 Fax : (322) 344 57 00 Courriel : ambamali@scaynet.be
Autres pays de la juriduction : PAYS-BAS, GRANDE BRETAGNE, LUXEMBOURG.
CONSULAT GENERAL DU MALI AU NIGER Consul : SE M. Raphaël KEITA Adresse : Tél : (+227) 72 32 90 / 75 41 88 Fax : (+227) 75 43 69 E-Mail : consmali@intenet.ne
CANADA
AMBASSADE DU MALI AU CANADA
Ambassadeur : SE M. Mamadou Bandiougou DIAWARA Adresse : 50, AVENUE GOULBUM OTTAWA
ONTARIO KIN 8C8 Tél : (1613) 232 15 01 / 232 32 64 Fax : (1613) 232 74 29 Courriel : ambassadedumali@rogers.com Site Web :http://www.ambamalicanada.org
CHINE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE
Ambassadeur :SE M. N'Tji Laïco TRAORE Adresse : SAN LI TUNG NO. 3 PÉKIN 8 DONG-SIJIE - CHINE
Consul : SE Tél : (+225) 20 32 30 71 / 20 31 15 93
COTE D'IVOIRE
CONSULAT BOUAKE
Consul : SE M. Mamadou DIARRA BP : 01 BP : 4198 BOUAKE 01
TEL. (+225) 63 50 48 DOM 20 33 30 14
CUBA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE CUBA
Ambassadeur : SE M. Modibo DIARRA Adresse : CALLE 36A numéro 704/7ma y 42 Miramar - La Havane / CUBA Tél : (53) 7 204 53 21 Fax : (53) 7 204 53 20 Courriel : ambamali@cenia.inf.cu
Autres pays de la juriduction : HAÏTI, JAMAÏQUE, NICARAGUA, VENEZUELA, EQUATEUR, COLOMBIE, PEROU, REPUBLQUE DOMINICAINE
EGYPTE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE
Ambassadeur : SE M. Moussa DIAKITE Adresse : 3, RUE EL KANSA OKKIBP 844 LE CAIRE Tél : (202) 337 71 641 Fax : (202) 337 18 41 Courriel : mali.eg@ie.eg.com
CONSULAT GENERAL DU MALI AU SOUDAN Consul : SE M. Alhamdou Ag ILIYENE Adresse : N° 167-60 RUE DJEREF
P.O. BOX : 15095 CODE 12217 KHARTOUM - SOUDAN Tél : (249) 183 24 57 43 / (249) 183 24 57 45 Fax : Courriel :
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á BEYROUTH au LIBAN Consul : M. Ahed M. BAROUDI Adresse du poste consulaire: RUE Henry Saab
Immeuble Baroudi BP 501 Hazmieh Brasilia - Baabda - LIBAN Tél : + 961 5 453222 / + 961 5 457200 Fax : + 961 5 453111 Courriel : barco@dm.net.lb
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ANKARA - TURQUIE Consul : M. Huseyin BASARAN Adresse du poste consulaire: Bestkar Sok. N° 28/14 P.K 06680
Kavaklidere - ANKARA - TURQUEY Tél : + 90 312 4180374 Fax : + 90 312 4177647 Courriel : huseyinbasaran@hotmail.com
Bureau de liaison d'Istanbul (liason office) Adresse : Halaskargazi Cad N° 25D.2
Harbiye - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2415192 Fax : + 90 212 2415191
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ISTANBUL - TURQUIE Consul : M. Faruk CENGIC Adresse du poste consulaire: Haci Adil Caddesi,
Asma Sokak N°: 1 Levent P.K 34330 - ISTANBUL - TURQUEY Tél : + 90 212 2840515 Fax : + 90 212 2840510 Courriel : consulate@maliconist.com.tr / fcengic@kreatimimarlik.com
Bureau de la résidence du Consul honoraire Adresse : Cenk Sokak N°: 18
Ferahevler, Tarabiya 34457 - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2620693 / + 90 212 2997673 Fax : + 90 212 2620671 Gsm : + 90 212 271151
Autres pays de la juriduction : CHYPRE, IRAK, JORDANIE, PALESTINE, LIBAN, SYRIE, TURQUIE.
ESPAGNE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ESPAGNE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou CISSE Adresse : Tél : Fax : Courriel : gaoussou.cisse@diplomatie.gouv.ml
Autres pays de la juriduction :
ETATS-UNIS D'AMERIQUE
AMBASSADE DU MALI AUX ETATS-UNIS D'AMERIQUE
Ambassadeur : SE M. Mamadou TRAORE Adresse : 2130 R STREET NW
WASHINGTON, DC 20008 USA Tél : (1) 202-332-2249 Fax : (1) 202-332-6603 Courriel : infos@maliembassy.us Site Web :http://www.maliembassy.us
Autres pays de la juriduction : MEXIQUE, COLOMBIE, BRESIL, ARGENTINE, CHILI, URUGUAY, PEROU.
MISSION PERMAENTE AUPRES DES NATIONS UNIES A NEW-YORK
Ambassadeur REPRESENTANT PERMANENT: SE M. Oumar DAOU Adresse : 111, EAST 69th STREET NEW-YORK
NY 10021 U.S.A Tél : (1) 212-737 4150 / 212-737 6788 / 212-794 1311 Fax : (1) 212-472 3778 Courriel :malionu@aol.com
Autres pays de la juriduction : GUYANE, FIDJI, LES MALDIVES.
ETHIOPIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE ET DEMOCRATIQUE D’ETHIOPIE
Ambassadeur : SE M. Amadou N’DIAYE Adresse : W 23 K 12 HOUSE NO. 245
OLD AIR PORT ADDIS ABEBA BP : 4561 Tél : (2511) 71 26 01 Fax : (2511) 71 26 01 Courriel : addismali.addis@telecom.net.com
Autres pays de la juriduction : ERYTHREE, DJIBOUTI, KENYA, OUGANDA, SOMALIE, TANZANIE
FRANCE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FRANÇAISE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Sidiki TOURE Adresse : 89, RUE DU CHERCHE-MIDI PARIS 75006 Tél : (331) 45 48 58 43 Fax : (331) 45 48 55 34 Courriel : ambassade@ambamali.fr / paris@ambamali.fr Site Web :http://www.ambamali.fr
CONSULAT GENERAL DU MALI A PARIS Consul : SE M. Wafi OUGADEYE
64, RUE PELLEPORT PARIS XXEME Tél : (331) 48 07 85 85 / 48 07 16 54 Fax : (331) 48 07 07 39
Autres pays de la juriduction : PORTUGAL, MALTE, VATICAN.
GABON
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DU GABON
Ambassadeur : SE Adresse : QUARTIER LOUIS LIBREVILLE BP : 4007 Tél : (241) 73 82 73 82 / 80 Fax : (241) 73 82 80 Courriel : ambamaga@yahoo.fr
Autres pays de la juriduction : BURUNDI, GUINEE EQUATORIALE, CENTRAFRIQUE, CONGO, CONGO DEMOCRATIQUE, CAMEROUN, RWANDA, SAO TOME ET PRINCIPE, TCHAD.
CONSULAT BRAZZAVILLE
Consul : SE Adresse : 191 RUE CHARLES FOCAULT
AVENUE NELSON MANDELA BP 2067 Tél : (242) 83 52 79 Fax : Courriel :
CONSULAT MALABO
Consul : SE Général Ismaël CISSE Adresse :BP : 567 MALABO Tél : Fax : Courriel : consmalimalabo@yahoo.fr
Ambassadeur : SE M. Hassan BARRY Adresse : DONKARUE D1-259/298 IMP.
PRES DU BLOC DES PROFESSEURSCARRE OSFAM/PSI -
BP : 299 KONAKRY Tél : (224) 46 14 18
Autres pays de la juriduction : LIBERIA, SIERRA LEONE
INDE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE L’INDE
Ambassadeur : SE M. Ousmane TANDIA Adresse :
Autres pays de la juriduction :
IRAN
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN
Ambassadeur : SE M. Amadou Mody DIALL Adresse : No. 10, MASJED ALLEY
NORTH HEDAYAT, DAROUS, TEHERAN Tél : (9821) 872 08 10 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : AFGHANISTAN, PAKISTAN, BANGLADESH.
ITALIE
AMBASSADE DU MALI EN ITALIE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou DRABO Adresse : VIA ANTONIO BOSIO, 2
00161 ROMA Tél : (39) 06 44 25 40 68 Fax : (39) 06 44 25 40 29 Courriel : amba.malirome@tiscalinet.it
JAPON
AMBASSADE DU MALI AU JAPON
Ambassadeur : SE M. Mme GUISSE Maïmouna DIALLO Adresse : 5-15-15 SIKAZAWA 5 CHOME
SETAGAYAKU - TOKYO Tél : (81) 337 05 34 33 37 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : L’AUSTRALIE, LA NOUVELLE ZELANDE, COREE DU SUD, D’INDONESIE, MALAISIE, BRUNEI DARUSSALAM, THAÏLANDE, PHILIPPINES, SINGAPOUR.
LIBYE
AMBASSADE DU MALI EN GRANDE JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE POPULAIRE SOCIALISTE
Ambassadeur : SE M. Amadou T. TOURE Adresse : TRIPOLI Tél : (21821) 44 44 924 / 33 31 304 Fax : (21821) 33 31 304 Courriel :
Autres pays de la juriduction : MALTE.
MAROC
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DU MAROC
Ambassadeur : SE M. Toumani Djimé DIALLO Adresse : RUE THAMI LANDOUR SOUISSI RABA
RABAT 7 Tél : (212) 37 75 91 21 Fax : (212) 37 75 47 42
MAURITANIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
Autres pays de la juriduction : SLOVAQUIE, MONGOLIE (OULAN BATOR), HONGRIE, BULGARIE, LITUANIE, LETTONIE, ESTONIE, UKRAINE, BELARUS, KAZAKHSTAN, AZERBAÏDJAN, OUZBEKHISTAN.
Autres pays de la juriduction : BOTSWANA, LESOTHO, NAMIBIE, ZIMBABWE, MOZAMBIQUE, MADAGASCAR, COMORES, MALAWI, SWAZILAND, MAURICE, SEYCHELLES.
ALGERIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Karamoko COULIBALY Adresse : ALGER CITE DNC VILLA NO. 15
CHEMIN AHMED KARA, HYDRA-ALGER 05/16 300 Tél : (213) 215 47 214/7218 Fax : (213) 215 47 274 Courriel : ambamali@wissale.dz
CONSULAT DE TAMARASSET
Consul : Controleur Général Abdoul DIA Tél : (213) 29 34 45 11 Fax : (213) 34 45 11 / 341578 Courriel : consumali@wissale.dz
ALLEMAGNE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE D’ALLEMAGNE
Ambassadeur : SE Mme Fatoumata Siré DIAKITE Adresse : KURFIESTANDAMM 72 D. 10709 BERLIN Courriel : ambmali@01019freenet.de
Autres pays de la juriduction : AUTRICHE, DANEMARK, FINLANDE, NORVEGE, POLOGNE, REPUBLIQUE TCHEQUE, SUEDE.
ANGOLA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE D'ANGOLA
Ambassadeur : SE M. Farouk CAMARA Adresse : 12 rua de Maculusso, LUANDA Tél : (+224) 929 77 44 44 Fax : Courriel : ambamali@netangola.com
Autres pays de la juriduction : ZAMBIE, BURUNDI RWANDA, NAMIBIE.
ARABIE SAOUDITE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ARABIE SAOUDITE
Ambassadeur : SE M. Mohammed BEN LABAT Adresse : PO BOX 94331 RIYADH 11693
QUARTIER RAHMANYA, RUE ALDOUMA VILLA NO. 37 Tél : (9661) 465 89 00 Fax : (9661) 464 87 14 Courriel : Site Web :http://www.maliembassy-ksa-gulf.com
CONSULAT DJEDDAH Consul : SE M. Chouaïdou TRAORE Adresse :BP : 5379 DJEDDAH 21422 Fax : (9662) 651 49 40 Courriel : consulat@sbm.net.sa
Autres pays de la juriduction : SULTANAT D’OMAN, YEMEN, KOWEÏT, BAHREÏN, QATAR, EMIRATS ARABES UNIS, PAKISTAN, BANGLADESH, AFGHANISTAN.
BELGIQUE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DE BELGIQUE
Ambassadeur : SE M. Ibrahim Bocar BAH Adresse : 487 AV. MOLIERE 1060 BRUXELLES Tél : (322) 345 74 32 - 345 75 89 Fax : (322) 344 57 00 Courriel : ambamali@scaynet.be
Autres pays de la juriduction : PAYS-BAS, GRANDE BRETAGNE, LUXEMBOURG.
CONSULAT GENERAL DU MALI AU NIGER Consul : SE M. Raphaël KEITA Adresse : Tél : (+227) 72 32 90 / 75 41 88 Fax : (+227) 75 43 69 E-Mail : consmali@intenet.ne
CANADA
AMBASSADE DU MALI AU CANADA
Ambassadeur : SE M. Mamadou Bandiougou DIAWARA Adresse : 50, AVENUE GOULBUM OTTAWA
ONTARIO KIN 8C8 Tél : (1613) 232 15 01 / 232 32 64 Fax : (1613) 232 74 29 Courriel : ambassadedumali@rogers.com Site Web :http://www.ambamalicanada.org
CHINE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE
Ambassadeur :SE M. N'Tji Laïco TRAORE Adresse : SAN LI TUNG NO. 3 PÉKIN 8 DONG-SIJIE - CHINE
Consul : SE Tél : (+225) 20 32 30 71 / 20 31 15 93
COTE D'IVOIRE
CONSULAT BOUAKE
Consul : SE M. Mamadou DIARRA BP : 01 BP : 4198 BOUAKE 01
TEL. (+225) 63 50 48 DOM 20 33 30 14
CUBA
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE CUBA
Ambassadeur : SE M. Modibo DIARRA Adresse : CALLE 36A numéro 704/7ma y 42 Miramar - La Havane / CUBA Tél : (53) 7 204 53 21 Fax : (53) 7 204 53 20 Courriel : ambamali@cenia.inf.cu
Autres pays de la juriduction : HAÏTI, JAMAÏQUE, NICARAGUA, VENEZUELA, EQUATEUR, COLOMBIE, PEROU, REPUBLQUE DOMINICAINE
EGYPTE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE
Ambassadeur : SE M. Moussa DIAKITE Adresse : 3, RUE EL KANSA OKKIBP 844 LE CAIRE Tél : (202) 337 71 641 Fax : (202) 337 18 41 Courriel : mali.eg@ie.eg.com
CONSULAT GENERAL DU MALI AU SOUDAN Consul : SE M. Alhamdou Ag ILIYENE Adresse : N° 167-60 RUE DJEREF
P.O. BOX : 15095 CODE 12217 KHARTOUM - SOUDAN Tél : (249) 183 24 57 43 / (249) 183 24 57 45 Fax : Courriel :
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á BEYROUTH au LIBAN Consul : M. Ahed M. BAROUDI Adresse du poste consulaire: RUE Henry Saab
Immeuble Baroudi BP 501 Hazmieh Brasilia - Baabda - LIBAN Tél : + 961 5 453222 / + 961 5 457200 Fax : + 961 5 453111 Courriel : barco@dm.net.lb
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ANKARA - TURQUIE Consul : M. Huseyin BASARAN Adresse du poste consulaire: Bestkar Sok. N° 28/14 P.K 06680
Kavaklidere - ANKARA - TURQUEY Tél : + 90 312 4180374 Fax : + 90 312 4177647 Courriel : huseyinbasaran@hotmail.com
Bureau de liaison d'Istanbul (liason office) Adresse : Halaskargazi Cad N° 25D.2
Harbiye - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2415192 Fax : + 90 212 2415191
CONSUL HONORAIRE DU MALI Á ISTANBUL - TURQUIE Consul : M. Faruk CENGIC Adresse du poste consulaire: Haci Adil Caddesi,
Asma Sokak N°: 1 Levent P.K 34330 - ISTANBUL - TURQUEY Tél : + 90 212 2840515 Fax : + 90 212 2840510 Courriel : consulate@maliconist.com.tr / fcengic@kreatimimarlik.com
Bureau de la résidence du Consul honoraire Adresse : Cenk Sokak N°: 18
Ferahevler, Tarabiya 34457 - Istanbul - TURQUEY Tél : + 90 212 2620693 / + 90 212 2997673 Fax : + 90 212 2620671 Gsm : + 90 212 271151
Autres pays de la juriduction : CHYPRE, IRAK, JORDANIE, PALESTINE, LIBAN, SYRIE, TURQUIE.
ESPAGNE
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME D’ESPAGNE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou CISSE Adresse : Tél : Fax : Courriel : gaoussou.cisse@diplomatie.gouv.ml
Autres pays de la juriduction :
ETATS-UNIS D'AMERIQUE
AMBASSADE DU MALI AUX ETATS-UNIS D'AMERIQUE
Ambassadeur : SE M. Mamadou TRAORE Adresse : 2130 R STREET NW
WASHINGTON, DC 20008 USA Tél : (1) 202-332-2249 Fax : (1) 202-332-6603 Courriel : infos@maliembassy.us Site Web :http://www.maliembassy.us
Autres pays de la juriduction : MEXIQUE, COLOMBIE, BRESIL, ARGENTINE, CHILI, URUGUAY, PEROU.
MISSION PERMAENTE AUPRES DES NATIONS UNIES A NEW-YORK
Ambassadeur REPRESENTANT PERMANENT: SE M. Oumar DAOU Adresse : 111, EAST 69th STREET NEW-YORK
NY 10021 U.S.A Tél : (1) 212-737 4150 / 212-737 6788 / 212-794 1311 Fax : (1) 212-472 3778 Courriel :malionu@aol.com
Autres pays de la juriduction : GUYANE, FIDJI, LES MALDIVES.
ETHIOPIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FEDERALE ET DEMOCRATIQUE D’ETHIOPIE
Ambassadeur : SE M. Amadou N’DIAYE Adresse : W 23 K 12 HOUSE NO. 245
OLD AIR PORT ADDIS ABEBA BP : 4561 Tél : (2511) 71 26 01 Fax : (2511) 71 26 01 Courriel : addismali.addis@telecom.net.com
Autres pays de la juriduction : ERYTHREE, DJIBOUTI, KENYA, OUGANDA, SOMALIE, TANZANIE
FRANCE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE FRANÇAISE
Ambassadeur : SE M. Boubacar Sidiki TOURE Adresse : 89, RUE DU CHERCHE-MIDI PARIS 75006 Tél : (331) 45 48 58 43 Fax : (331) 45 48 55 34 Courriel : ambassade@ambamali.fr / paris@ambamali.fr Site Web :http://www.ambamali.fr
CONSULAT GENERAL DU MALI A PARIS Consul : SE M. Wafi OUGADEYE
64, RUE PELLEPORT PARIS XXEME Tél : (331) 48 07 85 85 / 48 07 16 54 Fax : (331) 48 07 07 39
Autres pays de la juriduction : PORTUGAL, MALTE, VATICAN.
GABON
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DU GABON
Ambassadeur : SE Adresse : QUARTIER LOUIS LIBREVILLE BP : 4007 Tél : (241) 73 82 73 82 / 80 Fax : (241) 73 82 80 Courriel : ambamaga@yahoo.fr
Autres pays de la juriduction : BURUNDI, GUINEE EQUATORIALE, CENTRAFRIQUE, CONGO, CONGO DEMOCRATIQUE, CAMEROUN, RWANDA, SAO TOME ET PRINCIPE, TCHAD.
CONSULAT BRAZZAVILLE
Consul : SE Adresse : 191 RUE CHARLES FOCAULT
AVENUE NELSON MANDELA BP 2067 Tél : (242) 83 52 79 Fax : Courriel :
CONSULAT MALABO
Consul : SE Général Ismaël CISSE Adresse :BP : 567 MALABO Tél : Fax : Courriel : consmalimalabo@yahoo.fr
Ambassadeur : SE M. Hassan BARRY Adresse : DONKARUE D1-259/298 IMP.
PRES DU BLOC DES PROFESSEURSCARRE OSFAM/PSI -
BP : 299 KONAKRY Tél : (224) 46 14 18
Autres pays de la juriduction : LIBERIA, SIERRA LEONE
INDE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE DE L’INDE
Ambassadeur : SE M. Ousmane TANDIA Adresse :
Autres pays de la juriduction :
IRAN
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN
Ambassadeur : SE M. Amadou Mody DIALL Adresse : No. 10, MASJED ALLEY
NORTH HEDAYAT, DAROUS, TEHERAN Tél : (9821) 872 08 10 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : AFGHANISTAN, PAKISTAN, BANGLADESH.
ITALIE
AMBASSADE DU MALI EN ITALIE
Ambassadeur : SE M. Gaoussou DRABO Adresse : VIA ANTONIO BOSIO, 2
00161 ROMA Tél : (39) 06 44 25 40 68 Fax : (39) 06 44 25 40 29 Courriel : amba.malirome@tiscalinet.it
JAPON
AMBASSADE DU MALI AU JAPON
Ambassadeur : SE M. Mme GUISSE Maïmouna DIALLO Adresse : 5-15-15 SIKAZAWA 5 CHOME
SETAGAYAKU - TOKYO Tél : (81) 337 05 34 33 37 Fax : Courriel :
Autres pays de la juriduction : L’AUSTRALIE, LA NOUVELLE ZELANDE, COREE DU SUD, D’INDONESIE, MALAISIE, BRUNEI DARUSSALAM, THAÏLANDE, PHILIPPINES, SINGAPOUR.
LIBYE
AMBASSADE DU MALI EN GRANDE JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE POPULAIRE SOCIALISTE
Ambassadeur : SE M. Amadou T. TOURE Adresse : TRIPOLI Tél : (21821) 44 44 924 / 33 31 304 Fax : (21821) 33 31 304 Courriel :
Autres pays de la juriduction : MALTE.
MAROC
AMBASSADE DU MALI AU ROYAUME DU MAROC
Ambassadeur : SE M. Toumani Djimé DIALLO Adresse : RUE THAMI LANDOUR SOUISSI RABA
RABAT 7 Tél : (212) 37 75 91 21 Fax : (212) 37 75 47 42
MAURITANIE
AMBASSADE DU MALI EN REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
Autres pays de la juriduction : SLOVAQUIE, MONGOLIE (OULAN BATOR), HONGRIE, BULGARIE, LITUANIE, LETTONIE, ESTONIE, UKRAINE, BELARUS, KAZAKHSTAN, AZERBAÏDJAN, OUZBEKHISTAN.
INSTITUT INTERNATIONAL DE RECHERCHE SUR LES CULTURES DES ZONES TROPICALES SEMI ARIDES (ICRISAT)
Adresse : Samanko à 25 Km de Bamako sur la route de la Guinée après le Corps de la paix Tél : +223 20 22 33 75 / 20 22 77 07 Fax : +223 20 22 86 83 BP : 320 Bamako E-Mail :
PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL DES NATIONS UNIES (PAM)
UNION AFRICAINE (UA)
COMMISSION ECONOMIQUE POUR L’AFRIQUE (CEA)
PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT (PNUE)
CENTRE DES NATIONS UNIES POUR LES ETABLISSEMENTS HUMAINS (HABITAT)
AMBASSADEUR SEM. Amadou N'DIAYE
W 23 K 12 HOUSE NO. 245 OLD
AIR PORT ADDIS ABEBA BP: 4561
TÉL. : (2511) 71 26 01. FAX : (2511) 71 26 01
ADDIS ABEBA - ETHIOPIE
BERLIN
ORGANISATION DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
ORGANISATION DE LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION
AMBASSADEUR SE. Mme Fatoumata Siré DIAKITE
KURFIESTANDAMM 72 D-1709, BERLIN Tél : 00 49 30 31 99 883 Fax : 00 49 30 31 99 88 48 E-Mail : ambmali@1019freenet.de Site Web : www.ambassade-mali-berlin.de BERLIN - ALLEMAGNE
BRUXELLES
UNION EUROPEENNE
COMMISSION EUROPEENNEGROUPE DES ETATS D’AFRIQUE, DES CARAÏBES ET DU PACIFIQUE (ACP)
ORGANISATION MONDIALE DES DOUANES (OMD)
BANQUE EUROPEENNE D’INVESTISSEMENT (BEI)
ORGANISATION POUR L’INTERDICTION DES ARMES CHIMIQUES(OIAC)
COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE (CIJ)
AMBASSADEUR SEM. Ibrahim Bocar BAH
487 AV. MOLIÈRE 1060 BRUXELLES
TEL. (322) 345 74 32 - 345 75 89
FAX (322) 344 57 00
E-Mail : ambamali@scaynet.be
BRUXELLES - BELGIQUES
CAIRE
BANQUE ARABE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EN AFRIQUE (BADEA)
LIGUE DES ETATS ARABES
AMBASSADEUR SEM. Moussa DIAKITE
3, RUE EL KANSA OKKIBP 844 LE CAIRE
TEL. : (202) 337 71 641
FAX : (202) 337 18 41
CAIRE - EGYPTE
DAKAR
BANQUE CENTRALE DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST(BCEAO)
ORGANISATION POUR LA MISE EN VALEUR DU FLEUVE SENEGAL (OMVS)
AMBASSADEUR SE Mme Hawa KEITA
FANN RESIDENCE DAKAR
CORNICHE OUEST N° 23
TEL. (221) 824 62 52
DAKAR - SENEGAL
FRANCE
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’EDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURE(UNESCO)
ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE(OIF)
ORGANISATION MONDIALE DU TOURISME (OMT)
AMBASSADEUR SEM. Sidiki TOURE
89, RUE DU CHERCHE-MIDI PARIS 75006
TEL. : (331) 45 48 58 43
FAX : (331) 45 48 55 34
E-Mail : ambassade@ambamali.fr / paris@ambamali.fr / ambamali.paris@wanadoo.fr
Site Web : www.ambamali.fr
PARIS - FRANCE
GENEVE
OFFICE DES NATIONS UNIES A GENEVE
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE(OMS)
ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL(OIT)
ORGANISATION MONDIALE DE LA METEOROLOGIE(OMM)
HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES POUR LES REFUGIES (HCR)
HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES POUR LES DROITS DE L’HOMME (HCDH)
UNION INTERNATIONALE DES TELECOMMUNICATIONS(UIT)
UNION POSTALE UNIVERSELLE (UPU)
ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE(OMPI)
ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE (OMC)
COMITE INTERNATIONAL DE LA CROIX ROUGE (CICR)
OFFICE DES NATIONS UNIES A VIENNE
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL (ONUDI)
AGENCE INTERNATIONALE DE L’ENERGIE ATOMIQUE
ORGANISATION DU TRAITE D’INTERDICTION COMPLETE DES ESSAIS NUCLEAIRES (OTICE)
FONDS DE L’OPEP POUR LE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL
AMBASSADEUR SEM. Sidiki Lamine SOW
I.C.C 2à, route de Pré-Bois hall G-1e étage
CP : 1814, 1215 Genève 15, Suisse
TEL. : 0041 22 710 09 60 / 66
Fax : (022) 710 09 69
E-Mail : malisuisse@yahoo.fr
Site Web : www.mali-suisse.org
GENEVE - SUISSE
ORGANISATION DES NATIONS UNIES (ONU)
MOUVEMENT DES NON ALIGNES (MNA)
AMBASSADEUR SEM. Oumar DAOU
111, EAST 69th STREET NEW-YORK NX 10021 U.S.A
TEL.: (01202) 737 4150 / 737 6788 / 794 1311
FAX : (01202) 472 3778
E-Mail : malionu@aol.com
NEW-YORK - USA
OTTAWA
ORGANISATION DE L’AVIATION CIVILE INTERNATIONALE (OACI)
AMBASSADEUR SEM. Mamadou Bandiougou DIAWARA
50, AVENUE GOULBUM OTTAWA, ONTARIO
BP : KIN 8C8
TEL. : (1613) 232 15 01 232 32 64
FAX : (1613) 232 74 29
E-Mail : ambassadedumali@rogers.com
Site Web : www.ambamalicanada.org
OTTAWA - CANADA
OUAGADOUGOU
UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE(UEMOA)
AUTORITE DU LIPTAKO GOURMA
COMITE INTER-ETATS DE LUTTE CONTRE LA SECHERESSE AU SAHEL(CILSS)
AUTORITE DU BASSIN DU NIGER (ABN)
COMMUNAUTE DE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE AUSTRALE (SADC)
AMBASSADEUR SEM. Balladji DIAKITE
111 INFOTECH BUILDING,
1090 ARCADIA STREET HATFIELD 0083
TEL. : (2712) 342 06 76
FAX : (2712) 342 06 70
PRETORIA - AFRIQUE DU SUD
RABAT
UNION DU MAGHREB ARABE (UMA)
CENTRE AFRICAIN DE FORMATION ET DE RECHERCHE ADMINISTRATIVE POUR LE DEVELOPPEMENT (CAFRAD) ORGANISATION ISLAMIQUE POUR L’EDUCATION, LA SCIENCE ET LA CULTURE (ISESCO)
AMBASSADEUR SEM. Mamadou TRAORE
2130 R STREET WASHINGTON DC 20008
TÉL. :(01202) 332 2249
FAX : (01202) 332 6603
E-Mail : infos@maliembassy.us / ambassador@maliembassy.us
Site Web : www.maliembassy.us
WASHINGTON - USA
Communiqué Final de la visite du président Ibrahim Boubacar KEITA au Sénégal
1. Dans le cadre du raffermissement des relations multiséculaires de fraternité, d’amitié et de coopération entre la République du Mali et la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, en réponse à l’invitation de Son Excellence Monsieur Macky SALL, a effectué une visite officielle au Sénégal, du 13 au 15 avril 2014, à la tête d’une forte délégation de haut niveau.
2. Le Président Ibrahim Boubacar KEITA et Madame KEITA Aminata MAIGA ont été accueillis à leur descente d’avion par le Président Macky SALL et Madame Marième SALL, en présence de hautes personnalités de l’Etat et des membres du Corps diplomatique accrédité au Sénégal.
3. Au cours de la visite, les deux Chefs d’Etat ont eu des entretiens en tête-à-tête qui se sont déroulés dans une atmosphère fraternelle et empreinte d’une grande cordialité. Ils ont procédé à un large échange de vues sur plusieurs questions d’intérêt commun portant notamment sur les relations bilatérales, les questions de paix et de sécurité au plan régional, les enjeux de développement au plan continental ainsi que leurs préoccupations d’ordre politique et économique au plan international.
Ces entretiens ont été marqués par une parfaite convergence de vues sur tous les sujets évoqués.
4. Le Président Macky SALL a assuré le Président Ibrahim Boubacar KEITA de la pleine disponibilité du Sénégal à accompagner le Mali dans ses efforts visant à consolider la sécurité et la stabilité, à préserver l’intégrité territoriale du pays et à réconcilier tous les Maliens, grâce au dialogue et conformément aux valeurs ancestrales de cohabitation et d’entente qui ont toujours prévalu au Mali.
5. Le Président Ibrahim Boubacar KEITA a réaffirmé sa détermination à promouvoir un dialogue national inclusif dans le respect des règles de transparence, de loyauté, d’efficacité, de responsabilité et d’appropriation par les Maliens de ce processus et cela en conformité avec les différentes résolutions de la CEDEAO, du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine et du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
6. Les deux Chefs d’Etat ont également exprimé leurs vives préoccupations face aux crises et conflits dans certaines régions du continent et à la recrudescence du terrorisme dans la bande sahélo-saharienne et ont, à ce propos, lancé un appel pressant à la paix, à la solidarité et à la cohésion sociale sur le continent.
7. Au plan bilatéral, les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé le caractère exceptionnel des relations entre les Républiques sœurs du Mali et du Sénégal qui ont, par le passé, partagé une Assemblée fédérale, un gouvernement fédéral et qui partagent la même devise.
8. Le Président de la République du Mali a exprimé toute sa reconnaissance au Gouvernement et au Peuple sénégalais pour l’engagement déterminant des Forces armées et de Police du Sénégal aux côtés du Peuple et du Gouvernement maliens.
9. Le Président Ibrahim Boubacar KEITA a saisi cette occasion pour saluer, encore une fois, la mémoire des deux vaillants Jambars tombés sur le champ d’honneur au Mali et rendre un vibrant hommage à tous les soldats sénégalais qui se battent aux côtés de leurs frères maliens, pour leur courage et leur abnégation.
10. Les deux Chefs d’Etat ont rappelé leur entière disponibilité à renforcer la concertation et la coopération entre le Mali et le Sénégal dans le domaine de la sécurité, notamment en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière organisée et le terrorisme, par l’organisation de patrouilles mixtes des forces de défense et de sécurité des deux pays.
11. Ils ont réaffirmé leur ferme volonté de consolider la coopération dans tous les domaines, notamment dans celui de l’agriculture et de porter les relations entre le Mali et le Sénégal à un niveau stratégique.
12. Dans cette perspective, les deux Chefs d’Etat ont réitéré leur engagement à régler tous les problèmes inhérents à l’exploitation des corridors Dakar-Bamako et se sont félicités d’avoir trouvé, ensemble, des partenaires financiers disposés à participer à la rénovation de la ligne ferroviaire de cet axe.
13. Les deux Chefs d’Etat ont donné des orientations pour que les Entrepôts du Mali au Sénégal (EMASE) et les Entrepôts du Sénégal au Mali (ENSEMA) fonctionnent dans les meilleures conditions dans l’intérêt bien compris des deux pays.
14. Le Président Macky SALL a, en outre, réaffirmé la disponibilité du Sénégal à mettre à la disposition du Mali, toutes les facilités dont il a besoin au niveau du Port Autonome de Dakar.
15. Le Président Ibrahim Boubacar KEITA et le Président Macky SALL ont encouragé les secteurs privés des deux pays à renforcer leur partenariat par la redynamisation du Conseil des affaires et d’investissement sénégalo-malien (CAISEMA).
16. Les deux Chefs d’Etat ont exprimé leur volonté de renforcer leur coopération dans le domaine de l’énergie. A ce propos, le Président Macky SALL a informé son Homologue des instructions qu’il a données afin que l’ensemble des prestations (combustibles, pièces de rechange et autres intrants) liées à la production d’énergie et de la centrale de location de 40 mégawatts soit exonéré de tous taxes et droits pendant la période contractuelle.
De même, afin de faire face au déficit qu’elle connaît dans le service, EDM S.A. pourra bénéficier de 23 mégawatts fournis par SENELEC, en dehors des périodes de pointe.
17. Le Président Ibrahim Boubacar KEITA a remercié son Frère et Ami pour toutes les dispositions prises par le Sénégal pour assister le Mali dans la fourniture d’électricité.
18. Les deux Chefs d’Etat se sont félicités de la finalisation du projet de Traité portant sur la délimitation, la démarcation et le bornage de la frontière entre la République du Sénégal et le République du Mali et ont instruit leurs ministres en charge de ce dossier, de le signer dans les meilleurs délais.
19. Les deux Chefs d’Etat ont également instruit leurs ministres en charge des Affaires étrangères respectifs de convoquer, dans les meilleurs délais, la 13è Session de la Grande Commission mixte de Coopération sénégalo-malienne.
20. Par ailleurs, le Président KEITA a félicité le Président SALL pour l’élaboration du Plan Sénégal Emergent (PSE) et pour tout le grand succès enregistré lors de sa rencontre avec les Partenaires techniques et financiers dans le cadre de la tenue d’un Groupe consultatif à Paris.
21. Abordant les questions régionales et continentales, il a également félicité son Homologue pour son rôle de superviseur politique des négociations entre l’Union européenne et l’Afrique de l’Ouest concernant les Accords de Partenariat économique.
22. Le Président SALL a informé son Homologue des préparatifs du 15e Sommet de la Francophonie prévu les 29 et 30 novembre 2014, à Dakar et lui a réitéré son invitation à y prendre part personnellement.
23. Le Président Macky SALL et le Président Ibrahim Boubacar KEITA ont réaffirmé leur attachement à la mise en œuvre du Programme détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA).
24. Le Président Macky SALL a entretenu Son Homologue du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) qui servira de base aux échanges lors du Sommet sur le financement des infrastructures en Afrique, prévu le 15 juin 2014, à Dakar et auquel les partenaires au développement publics et privés sont conviés.
25. Les deux Chefs d’Etat ont réitéré leur attachement à la position africaine commune exprimée dans le consensus d’Ezulwini et rappelé la nécessité d’une réforme globale du système des Nations Unies, y compris le Conseil de Sécurité, de façon à assurer une représentation équitable des Etats membres.
26. Le Président Macky SALL et le Président Ibrahim Boubacar KEITA se sont engagés à procéder à des consultations permanentes à travers leurs ministres des Affaires étrangères en vue d’harmoniser les positions des deux pays sur les grands dossiers de politique internationale.
27. Les deux Chefs d’Etat se sont engagés à soutenir réciproquement les candidatures du Mali et du Sénégal auprès des instances internationales.
28. Le Président de la République du Sénégal a sollicité et obtenu le soutien du Mali à la candidature du Sénégal à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2016-2017, lors des élections prévues en 2015.
29. Pour magnifier l’excellence des relations multiséculaires qui unissent les peuples sénégalais et malien, le Président Macky SALL a décerné à son ami et frère, le Président Ibrahim Boubacar KEITA, le Grade de Grand-croix dans l’Ordre national du Lion.
30. A titre de réciprocité et au nom de l’amitié entre les deux pays et les deux Peuples, le Président Ibrahim Boubacar KEITA a, à son tour, élevé le Président Macky SALL à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre national du Mali.
31. Au cours de son séjour, le Président de la République du Mali s’est adressé à l’Assemblée nationale pour réaffirmer son attachement au Sénégal, rappeler les liens multiséculaires qui unissent les deux Peuples et dire sa disponibilité à engager un nouveau partenariat stratégique avec le Président Macky SALL, pour le bénéfice de leurs deux pays.
32. Au terme de sa visite officielle en République du Sénégal, Son Excellence le Président Ibrahim Boubacar KEITA, a exprimé ses vifs remerciements et sa profonde gratitude à Son Excellence le Président Macky SALL, au Gouvernement et au Peuple sénégalais, pour l’accueil spontané, chaleureux et fraternel et les soins attentifs qui lui ont été réservés, ainsi qu’à sa délégation.
33. Son Excellence le Président Ibrahim Boubacar KEITA a adressé une invitation à son Frère et Ami, le Président Macky SALL, pour effectuer une visite officielle en République du Mali. L’invitation a été acceptée avec un grand plaisir et la date sera fixée par la voie diplomatique.
IBK À LA COLONIE MALIENNE : « AYEZ DES COMPORTEMENTS CITOYENS »
Le président Ibrahim Boubacar Keita a invité ses concitoyens à des comportements citoyens. « Nous sommes en train de faire en sorte d’être un modèle de coopération », a-t-il lancé à la colonie malienne rencontrée à l’université, hier.
Le président malien a salué les liens culturels, anthropologiques, historiques… entre le Mali et le Sénégal.
« Ces deux pays sont condamnés à s’entendre, à coopérer. Cette volonté nous est commune. Je l’ai senti de la manière la plus forte », a ajouté Ibrahim Boubacar Keïta. Le président malien, en présence d’une délégation des autorités du Sénégal et du Mali, a qualifié cette rencontre devant ses concitoyens comme « un devoir, un privilège ». « Il était temps que je vienne ici au Sénégal et je me retrouve chez moi. Et toutes nos interrogations ont trouvé des réponses satisfaisantes », a dit Ibk. Se satisfaisant ainsi d’une visite au contenu remarquable qui va avoir des effets très positifs pour nos deux pays, il a salué les efforts consentis par l’Etat sénégalais qu’il a qualifiés de geste d’une singulière amitié. Sur les relations entre nos deux pays, Ibrahim Boubacar Keïta a tout simplement soutenu, « on n’est pas fâché, on est frère et ami et on a de l’affection l’un pour l’autre. Vous êtes chez vous au Sénégal », dit-il à l’endroit de la communauté malienne.
Ces derniers, par la voix du représentant du conseil des Maliens du Sénégal, n’ont pas tout de même manqué d’interpeller le président sur certaines préoccupations de ses compatriotes basés au Sénégal. Ainsi, tout en saluant le soutien du Sénégal, le représentant du président du conseil des Maliens du Sénégal, Almadane Ibrahima Touré, est revenu, entre autres, sur le cas des détenus maliens au Sénégal (environ 3.000), sur le coût élevé du passeport, les tracasseries policières, la présence massive des mendiants maliens à Dakar, les difficultés d’acquisition de logements sociaux, les difficultés d’intégration des cadres maliens formés à l’extérieur et des jeunes dans la Fonction publique. Avant d’alerter que « le redressement du Mali est un défi pour tous les Maliens ».
L’ambassadeur du Mali au Sénégal, Moulaye Aly Kalil Ascofare de noter que « les Maliens avaient soif et faim de vous au Sénégal et même les Sénégalais ». Quant aux relations entre nos deux pays qui étaient considérées, à bien des égards, comme « froides », l’ambassadeur du Mali a soutenu que la venue d’Ibk est un démenti. Et il poursuit au sujet des prisonniers maliens au Sénégal, « il y a eu des transfèrements mais il faut respecter les règles et droits de notre pays d’accueil ».
De son côté, le Pr. Saliou Ndiaye, recteur de l’université qui a accueilli le président Ibrahim Boubacar Keïta au sein de son institution, a dit sa « fierté et reconnaissance pour l’insigne honneur fait à l’université ». Après une brève incursion dans l’histoire du grand mandingue, le recteur a remis un cadeau symbolique à son hôte avant de préciser qu’il lui sera décerné tout prochainement, par l’université de Dakar, le titre de Docteur Honoris Causa.
COMMUNIQUE FINAL: SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEDEAO
SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEDEAO
Accra, République du Ghana, 30 mai 2014
COMMUNIQUE FINAL
1. A l’invitation de S.E.M. John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana, Président en Exercice de la CEDEAO, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont tenu, le 30 mai 2014 à Accra, République du Ghana, une Session Extraordinaire à l’effet d’examiner la situation sécuritaire de la région notamment au Nord du Mali et au Nord du Nigeria ainsi que l’évolution récente de la situation politique en Guinée Bissau.
2. Etaient présents à cette Session, les Chefs d’Etat et de Gouvernement suivants ou leurs représentants dûment mandatés:
- S.E.M. Thomas Boni YAYI, Président de la République du Bénin ;
- S.E.M. Blaise COMPAORE, Président du Burkina Faso ;
- S.E.M. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire
- S.E.M. John Dramani MAHAMA, Président de la République du Ghana ;
- S.E.M. Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali ;
- S.E.M. Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger ;
- S.E.M. Goodluck Ebele JONATHAN, Président de la République Fédérale du Nigeria ;
- S.E.M. Macky SALL, Président de la République du Sénégal ;
- S.E.M Ernest Bai KOROMA, Président de la République de Sierra Léone ;
- S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République Togolaise
- S.E.M. Joseph N. BOAKAI, Vice-Président de la République du Liberia
- S.E.M. Abdou KOLLEY, Ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Intégration Régionale et de l’Emploi de la République de Gambie
- S.E.M. Lonseny FALL, Ministre des Affaires Etrangères de la République de Guinée.
3. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris acte des memoranda du Président de la Commission sur la situation sécuritaire au Nord du Mali et au Nord du Nigeria ainsi que sur la situation politique en Guinée Bissau.
4. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont exprimé leur profonde préoccupation sur la dégradation récente de la situation sécuritaire dans la région de Kidal ainsi que sur les attaques sanglantes et récurrentes perpétrées notamment par la secte Boko Haram dans les régions Nord du Nigeria. La Conférence a condamné avec la plus grande fermeté ces actes de terrorisme ainsi que les actes d’enlèvement et de prise d’otages. Elle a exprimé sa solidarité au Mali et au Nigeria dans ces dures épreuves.
5. Après un examen approfondi de la situation, la Conférence a réaffirmé sa ferme détermination à combattre résolument les menaces que fait peser le terrorisme sur la paix et la sécurité régionale et internationale. En entérinant les principales recommandations contenues dans les différents rapports, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris les décisions spécifiques suivantes :
Sur la Situation Sécuritaire au Nord du Mali
6. Les Chefs d’État et de Gouvernement condamnent vigoureusement les actes déplorables de violence et de tuerie perpétrés, du 17 au 21 mai 2014, par les groupes armés à Kidal et dans les villes voisines du Nord ainsi que la prise d’otages et la saisie de bâtiments administratifs dans cette partie du territoire malien. La Conférence estime que l’assassinat de fonctionnaires sans défense dans l’exercice de leurs fonctions constitue une violation flagrante et délibérée de l’Accord de Ouagadougou. Elle demande que les auteurs de ces atrocités soient recherchés et punis conformément à la loi.
7. Les Chefs d’État et de Gouvernement saluent la mémoire des membres des Forces de Défense et de Sécurité du Mali, ainsi que celle des civils qui ont perdu la vie au cours de ces événements récents. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement présentent aux familles éplorées leurs condoléances attristées.
8. La Conférence réaffirme son attachement à la préservation de l’unité, de l’intégrité territoriale et du caractère laïc de l’État malien et exige le retrait immédiat des groupes armés des bâtiments publics et des zones occupés et le retour aux positions d’avant le 17 mai.
9. Pour aider le Mali à effectivement recouvrer la souveraineté sur l’ensemble du territoire y compris Kidal, la Conférence invite le Conseil de Sécurité des Nations-Unies à renforcer le mandat et les effectifs de la MINUSMA pour lui permettre d’assurer sa mission de garante de l’application de l’Accord de Ouagadougou.
10. A cet égard, la Conférence réitère son précédent appel à tous les groupes armés non étatiques du Mali afin qu’ils déposent les armes, se soumettent au cantonnement et participent, conformément aux Accords préliminaires de Ouagadougou, à la recherche d’un règlement pacifique des différends, dans le cadre du dialogue inclusif inter-malien.
11. Les Chefs d’État et de Gouvernement se félicitent des initiatives menées par les Nations Unies et le Président en Exercice de l’Union Africaine S.E.M. Mouhamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie et qui ont permis de faciliter la signature, le 23 mai 2014, d’un accord de cessez le feu entre le Gouvernement et les groupes armés non étatiques au Nord du Mali.
12. La Conférence exhorte toutes les parties prenantes à respecter scrupuleusement le caractère inviolable de l’accord et à veiller à l’application des clauses du cessez le feu, pendant que le Gouvernement du Mali poursuit ses efforts diplomatiques avec le soutien de la Communauté Internationale pour trouver les solutions politiques aux questions posées.
13. Dans cette perspective, le Sommet réitère son appel antérieur au Gouvernement du Mali afin qu’il diligente les préparatifs de la tenue du dialogue inclusif inter-malien. La CEDEAO soutient l’action du Haut Représentant récemment nommé par le Chef de l’Etat pour conduire les pourparlers inclusifs de paix avec les groupes armés et l’ensemble des communautés du Nord du Mali.
14. Le Sommet exhorte également le Gouvernement du Mali à procéder de toute urgence à la mise en place effective de la Commission Vérité Justice et Réconciliation de manière à accélérer le processus de réconciliation nationale et à préserver l’unité, l’intégrité et la stabilité du pays.
15. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement réaffirment leur attachement au dialogue inclusif inter-malien conformément aux principes de l’Accord préliminaire de Ouagadougou et expriment leur disponibilité à appuyer tout effort du Gouvernement du Mali visant à trouver une solution politique durable à la crise.
16. La Conférence rend un hommage appuyé à leurs Excellences Blaise Compaoré, Président du Faso et Médiateur de la CEDEAO au Mali et Goodluck Ebele Jonathan, Président de la République Fédérale du Nigeria et Médiateur associé, pour leur engagement continu en vue de trouver une solution politique à la crise au Nord du Mali.
17. La Conférence estime que la médiation de la CEDEAO reste le principal instrument de soutien au Mali pour la recherche d’une solution politique et doit bénéficier du soutien de toutes les autres initiatives.
18. La Conférence exprime sa gratitude, aux Nations Unies, à l’Union Africaine, à la France, et à l’ensemble des partenaires pour le rôle joué dans la maîtrise de la dernière vague de crise ainsi que pour leur soutien indéfectible en faveur de la paix durable, de la stabilité et de la réconciliation au Mali.
19. La Conférence demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de prendre des mesures appropriées y compris des sanctions ciblées contre les groupes armés ou tout individu qui ferait obstacle au processus de paix.
20. Le Sommet renouvelle tout son soutien au Gouvernement et au Peuple Maliens, en particulier à S.E.M. Ibrahim Boubacar Keïta Président de la République du Mali pour les efforts qu’il déploie, avec détermination, en vue d’assurer la reconstruction économique et la consolidation de la paix, de l‘unité nationale et de l’intégrité territoriale du pays.
21. Le Sommet en appelle à la Communauté Internationale, aux partenaires et aux bailleurs de fonds afin qu’ils continuent d’apporter leur soutien à ces efforts y compris l’assistance humanitaire aux populations déplacées et aux réfugiés dans les Etats voisins.
Sur la Situation Sécuritaire au Nord du Nigeria
22. Les Chefs d’État et de Gouvernement expriment leur sincères condoléances et leur solidarité à S.E.M. Goodluck Ebele Jonathan, Président de la République Fédérale du Nigeria et à tout le peule Nigérian pour les pertes en vie humaines et les dommages économiques causés par les actes terroristes de Boko Haram. La Conférence condamne fermement ces actes terroristes qui menacent la paix et la sécurité régionale.
23. Les Chefs d’État et de Gouvernement se félicitent des mesures engagées par les autorités Nigérianes pour venir à bout de ce fléau meurtrier en particulier, dans les États du Nord. Ils encouragent le Président Goodluck Ebele Jonathan à continuer à faire preuve de détermination dans la mobilisation de toutes les forces vives du pays pour mettre fin, le plus rapidement possible, à ces actes de terrorisme. Le Sommet encourage le Gouvernement à poursuivre le dialogue national et les efforts de réconciliation qu’il a courageusement initiés.
24. La Conférence salue la mobilisation de la Communauté Internationale aux côtés du Nigeria. Elle exprime sa reconnaissance aux partenaires notamment à la France, aux États-Unis, au Royaume-Uni, à la République populaire de Chine, à Israël, à l’Union Africaine et aux Nations Unies pour leur coopération et le soutien apporté dans le cadre des efforts menés pour la libération des jeunes lycéennes de Chibok enlevées par le groupe Boko Haram ainsi que dans le cadre de la lutte engagée contre ce groupe terroriste.
25. La Conférence salue en particulier la portée des conclusions du Sommet de Paris organisé le 17 mai 2014 sur la sécurité au Nigeria. Elle se félicite surtout des engagements pris et qui sont de nature à renforcer la coopération bilatérale, régionale et multilatérale dans la lutte contre le terrorisme du groupe Boko Haram.
26. Les Chefs d’État et de Gouvernement félicitent S.E.M. John Dramani Mahama Président de la République du Ghana, Président en Exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement pour les démarches entreprises afin d’apporter une réponse régionale au défi sécuritaire posé par la secte Boko Haram.
27. La Conférence exhorte les États Membres à renforcer leur collaboration notamment dans les domaines du partage d’informations et de la coordination des efforts des services en charge de renseignements et de l’application des lois.
28. A cet effet, la Conférence décide d’établir un partenariat de haut niveau avec les Etats de l’Afrique Centrale pour combattre plus efficacement le terrorisme. Elle encourage les pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) à poursuivre leur efforts d’opérationnalisation de leur plan d’action et de coopération en matière de lutte anti-terroriste. Elle soutien en outre les programmes de développement du Bassin du Lac Tchad.
29. La Conférence invite les Etats membres à renforcer leur système de défense et de sécurité par des moyens humains et matériels adéquats.
30. La Conférence instruit le Président de la Commission de prendre dans ce sens toutes les dispositions nécessaires et d’accompagner les Etats membres dans la mise en œuvre diligente de la stratégie anti terroriste de la CEDEAO.
31. En vue d’assurer une meilleure coordination de l’appui de la CEDEAO à la République Fédérale du Nigeria pour la lutte anti-terroriste, la Conférence a pris des mesures spéciales.
32. La Conférence appelle à la mise en œuvre diligente de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et à l’opérationnalisation de la stratégie sahel de la CEDEAO.
Sur la Guinée Bissau
33. La Conférence se félicite de l’aboutissement heureux du processus de transition en Guinée Bissau couronné par la tenue réussie des élections générales dans des conditions de transparence et de paix.
34. Le Sommet félicite S.E.M. Manuel Sérifo Nhamajo, Président par Intérim, le Gouvernement de transition, l’Assemblée Nationale Populaire, les organes de gestion des élections, les partis politiques et l’ensemble du peuple bissau-guinéen pour l’esprit de sacrifice et la détermination dont ils ont fait montre pour assurer une issue heureuse au processus de transition.
35. La Conférence adresse ses vives félicitations à S.E.M. José Mario Vaz, Président élu de la République de Guinée Bissau.
36. Afin de susciter un consensus national et de mobiliser toutes les forces vives de la Nation à la tâche urgente de reconstruction post-électorale de la Guinée Bissau, les Chefs d’Etat et de Gouvernement encouragent les futures autorités légitimes du pays à privilégier une approche inclusive de la gouvernance.
37. La Conférence les exhorte à veiller à l’adoption et la mise en œuvre, avec l’appui de la CEDEAO et de toute la Communauté Internationale, d’un programme de réforme détaillé, incluant le dialogue et la réconciliation nationale, le redressement économique, la réforme des institutions de l’Etat et les processus de stabilisation des efforts de redressement.
38. La Conférence exprime sa profonde gratitude à S.E.M. Goodluck Ebele Jonathan, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président du Groupe de Contact Régional sur la Guinée Bissau (GCR-GB) et aux membres du Groupe, ainsi qu’à S.E.M. Alpha Condé, Médiateur dans la crise bissau-guinéenne, pour leur assistance en faveur du pays et leur contribution déterminante dans la réussite du processus de transition en Guinée Bissau.
39. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement expriment leur profonde gratitude à S.E.M. John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana, Président en Exercice de la CEDEAO, au Gouvernement et au Peuple Ghanéen, pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé ainsi que pour les excellentes dispositions prises afin d’assurer le succès de leur sommet.
40. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement décident de rester saisis de la situation politique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest.
Fait à Accra, le 30 mai 2014
LA CONFERENCE
COOPERATION MALI-Allemagne : Plus de 28 milliards pour l’agriculture et la décentralisation
La coopération dynamique qui existe entre la République du mali et la République fédérale d’Allemagne se réaffirme davantage avec la signature, le lundi 3 mars 2014, de trois importants échanges de notes d’une enveloppe totale de plus de 28 milliards de CFA qui sera consacrée à deux secteurs clés de développements : l’Agriculture et la Décentralisation.
La signature de ces trois documents s’inscrit dans la continuité de l’engagement de la République Fédérale d’Allemagne, depuis 1960, à accompagner le Mali dans ses efforts de développement. Elle est aussi la réponse de l’engagement pris par ce pays, lors de la Conférence des donateurs, tenue le 15 mai 2013 à Bruxelles, de contribuer à hauteur de 100 millions d’euros, pour la reconstruction et le développement du Mali pour la période 2013-2014.
Les documents ont été paraphés par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, et l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, Günter OVERFELD. La cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Ousmane Ag RHISSA et de son collègue de la Promotion des Investissements et de l’Initiative Privée, Moustapha Ben BARKA.
Ainsi, par ces trois importants échanges de notes, l’Allemagne met à la disposition du Mali, une enveloppe d’un montant total de 43, 8 millions d’euros, soit environ 28,730 milliards de francs CFA. Le premier document d’un montant de 10 millions d’euros, soit environ 6, 559 milliards de CFA, porte sur le projet « Drainage des eaux pluviales de Bamako ». La mise en œuvre de ce projet permettra d’améliorer de façon considérable le système d’évacuation des eaux pluviales dans le cadre de la lutte contre les conséquences néfastes du changement climatique.
En effet, la question du changement climatique est une problématique globale dont la solution requiert un consensus mondial sur les actions appropriées à entreprendre et les efforts des pays à mettre en synergie. C’est avec cette vision que l’Allemagne a décidé d’apporter une aide substantielle aux pays d’Afrique dans les domaines de l’adaptation et de l’atténuation des effets négatifs du changement climatique.
Notre pays, à l’instar des autres pays de la région sahélo-saharienne, est sérieusement affecté par les effets du changement climatique qui se traduisent par la progression du désert, les sécheresses à répétition avec des crises alimentaires sévères ; des inondations entrainant des destructions des cultures, des infrastructures routières et des systèmes de production d’eau potable, des pollutions diverses liées à la mauvaise gestion des eaux pluviales.
Ces désastres créent des difficultés économiques et sociales auxquelles l’Etat est appelé à faire face en apportant des aides d’urgence aux populations victimes et en intervenant dans la réparation des infrastructures. Les deux autres échanges de notes d’un montant cumulé de 33,8 millions d’euros sont relatifs aux projets :
« Appui au Programme national de l’irrigation de proximité », « Programme d’Appui aux Collectivités territoriales (PACT) IV » et « Fonds d’étude et d’experts » ; « Programme national de l’irrigation de proximité-mesures d’urgence visant la sécurité alimentaire (récolte 2014) » et le « Programme d’Appui aux Collectivités territoriales (PACT) IV ».
Il s’agit du financement des projets dans les secteurs prioritaires que sont l’agriculture et la décentralisation. Cette importante somme, octroyée à notre pays, servira d’une part, à la réalisation de nombreux projets de développement dans le domaine de la sécurité alimentaire, notamment la construction des micros barrages, des magasins de stockage et des pistes d’accès aux villages ; et d’autre part, au renforcement des capacités des collectivités territoriales à travers la formation des acteurs (le conseil et le personnel communal, les services techniques, la tutelle, ainsi que la société civile) afin qu’ils puissent jouer efficacement leurs rôles.
Par ce geste, à travers les deux secteurs prioritaires de sa coopération avec le Mali, la République Fédérale d’Allemagne, selon son Ambassadeur, réaffirme sa volonté politique d’aider le pays à la réalisation des projets d’infrastructure dans les communes et dans les petits villages du Mali. Et le diplomate allemand de souhaiter que ces donations puissent contribuer au développement et à la plus grande régionalisation du pays. Par ailleurs, Günter OVERFELD a annoncé la visite prochaine de la ministre allemande de la Coopération dans le but d’approfondir davantage la plus belle coopération qui existe entre nos deux pays.
Pour sa part, le ministre des Affaires Etrangères a attiré l’attention sur le fait que les plus hautes autorités de notre pays ont toujours accordé une importance capitale au secteur agricole. C’est pourquoi elles se sont engagées de façon résolue sur la voie de l’atteinte de la sécurité alimentaire qui demeure un des objectifs essentiels du cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP).
Il en est de même, ajoute-t-il, pour la décentralisation qu’elles considèrent comme la reforme politique indispensable à la consolidation de la démocratie, à l’impulsion du développement et de la cohésion sociale. Sur l’exemplarité de la coopération entre nos deux pays, Zahabi Ould Sidi Mohamed s’est félicité du soutien et de l’accompagnement multiforme de l’Allemagne, tout au long de la crise politique et sécuritaire que notre pays a traversée.
Il a cité, entre autres, le soutien apporté à l’Opération Serval ; la contribution au financement des opérations de la MISMA-MINUSMA ; le renforcement des capacités des forces armées et de sécurité du Mali ; la participation à l’EUTM MALI ; le soutien au processus de dialogue et de réconciliation nationale…
Le Chef de la diplomatie malienne a noté également les nombreuses visites de hautes personnalités allemandes au Mali qui ont largement contribué, au sein de l’Union européenne, à une meilleure lecture de la situation politique et sécuritaire de notre pays.
Par Mohamed D. DIAWARA
Coopération Mali-USA: 28 milliards FCFA en appui au gouvernement
Le lundi 24 fevrier 2014, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, et l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Mali, Mary Beth Leonard, ont signé des Amendements à trois Accords de subventions liant les deux pays. Cette signature qui a eu lieu dans les locaux du Ministère à Koulouba porte sur un montant total de plus 28 milliards de FCFA consacrant ainsi la reprise officielle des relations entre nos deux Pays.
Après le coup de force du 22 mars 2013 par l’ex-junte, les Etats-Unis ont dû suspendre leur aide économique en faveur de notre pays. La reprise de cette aide était conditionnée au rétablissement de l’ordre constitutionnel et à la tenue d’élections transparentes et crédibles qui mettraient en place un pouvoir légitime avec des organes légaux.
Après l’accomplissement, par le pays, de cette exigence démocratique, le pays de l’Oncle Sam vient d’allouer au Mali un montant total d’un peu plus de 28 milliards de FCFA. Ceci, à travers la signature de trois amendements aux accords de subvention entre nos deux pays. Il s’agit de l’amendement n°16 l’Accord de subvention pour l’objectif stratégique service de Santé à grand impact de pour un montant de 15 milliards de FCFA. Cette enveloppe servira au renforcement des systèmes de santé, la lutte contre le paludisme et le VIH/SIDA, et la santé de la mère et de l’enfant. La seconde convention est relative à l’amendement n°14 à l’accord de subvention pour l’Objectif stratégique Amélioration de la qualité de l’éducation primaire et à adapter celle-ci au contexte malien, à travers la formation des enseignants l’élaboration et la mise en œuvre de nouveaux curricula, la participation communautaire et le système d’information et de geste de l’éduction.
La troisième entente, quant à elle, porte sur l’amendement n°22 à l’accord de subvention pour l’Objectif stratégique Croissance économique accélérée. D’un montant de 2 milliards de FCFA, cette contribution vise à stimuler et renforcer un partenariat effectif entre l’Etat, la société civile, le secteur privé et les collectivités en vue d’atteindre un développement durable. Mary Beth Leonard s’est félicitée de la signature de ces accords qui consacrent la reprise de coopération pleine et entière entre les USA et le Mali. De ce fait, l’Ambassadeur des Etats-Unis a salué les efforts inlassables déployés par le Mali qui ont permis à un retour à la vie institutionnelle normale à travers la tenue d’élections présidentielle et législative ayant permis la mise en place des institutions démocratiques et légitimes, déterminées à se mettre au travail pour améliorer les conditions de vie du Malien.
Si cette cérémonie de signature revêtait un caractère singulier aux yeux des deux parties, la diplomate américaine a tenu à rappeler que plusieurs de leurs activités antérieurement bloquées ont déjà pu redémarrer avant cette signature. Elle a cité le sponsoring par son pays des voyages de plusieurs responsables du Ministère du Développement rural en Géorgie pour assister à une foire commerciale sur l’aviculture et procéder à des accords d’échanges techniques avec l’Université de Géorgie. Avec le Ministère des Affaires étrangères, les Etats-Unis ont redémarré le comité technique conjoint qui va bientôt se réunir pour décider lesquelles des centaines de projets agricoles soumis vont recevoir des fonds du programme « des Vivres pour le Progrès » de notre Département d’Agriculture et verser les 200 milliards de francs CFA qui restaient depuis avant la crise.
Et, pas plus que la semaine dernière, ajoute-t-elle, la toute première activité bilatérale militaire, depuis le coup d’Etat a eu lieu à Siby, Nossombougou, et kassela. Tous ces appuis traduisent l’engagement des Etats-Unis aux côtés du Mali, et plus particulièrement sa volonté de procéder à une réforme de ses stratégies afin de mieux répondre aux défis de développement auxquels font face ses partenaires, en mettant l’accent surtout sur l’engagement civique, la transparence, et les responsabilités de l’état envers les besoins de ses citoyens, pierre angulaire de toute démocratie.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a remercié les USA pour leur accompagnement dans les efforts de développement enclenchés par les nouvelles autorités du pays. Une occasion pour le chef de la diplomatie malienne d’exprimer les sentiments de gratitude du peuple malien au gouvernement américain pour la rééligibilité de notre pays au bénéfice de la loi sur la Croissance et les opportunités en Afrique (AGOA) .
MOHAMMED D. DIAWARA. Infomatin
Forum de New Delhi: l'Inde et l'Afrique font des projets
Le Premier ministre a prononcé un important discours devant les 41 chefs d'Etat et de gouvernement africains présents à New Delhi pour le dernier jour du sommet du forum Inde -Afrique, la plus importante réunion de ce style en Inde depuis plus de trente ans. Parmi les chefs d’Etat présents, par exemple, Idriss Deby du Tchad, Macky Sall du Sénégal et Alpha condé de Guinée ou encore Jacob Zuma et Robert Mugabe.
avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis
Le Premier ministre indien a promis d'aider l'Afrique dans ce que son pays fait de mieux : le développement des ressources humaines. Au cœur des 500 millions d'euros d'aide accordées pour les cinq années à venir, une grande partie ira à l'extension d'un projet phare mis en place depuis 2009 : le réseau panafricain d'enseignement et de consultation médicale à distance, qui relie des universités et hôpitaux indiens à ceux de 48 pays africains grâce à un réseau satellite.
50 000 bourses seront également offertes à des étudiants du continent pour venir étudier en Inde. Une ligne de crédit de 9.1 milliards d'euros (10 milliards de dollars) pour cinq ans est également établie soit le double -par an- de ce qui a été accordé lors du premier sommet Inde-Afrique de 2008.
Un siège au Conseil de sécurité de l'Onu
Narendra Modi a enfin essayé de mobiliser les dirigeants africains sur un thème qui lui est cher : la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, où New Delhi aimerait obtenir un siège de membre permanent et pousse les Africains à faire de même : « Nos institutions ne peuvent pas être représentatives sans donner la voix à l'Afrique, qui compte plus d'¼ des membres de l'ONU, et à l'Inde, qui englobe 1/6 de l'humanité ».
Chronologie et chiffres clés
Depuis 55 ans, la coopération entre les deux pays n’a cessé de s’approfondir et de se diversifier pour couvrir aujourd’hui tous les domaines du développement
Il y a 55 ans, notre pays et la République Populaire de Chine établissaient des relations diplomatiques. C’est précisément le 25 octobre 1960 que les dirigeants des deux pays décidèrent d’établir ces relations. La décision sera publiée le 27 octobre simultanément à Beijing et à Bamako. Depuis, la coopération bilatérale n’a cessé de s’approfondir et de se diversifier. A l’occasion du 55è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques, l’ambassadeur de Chine, Mme Lu Huiying, a offert une réception dans les locaux de représentation diplomatique. La fête a réuni beaucoup de monde : plusieurs membres du gouvernement dont le ministre des Maliens de l’extérieur, Abdoulaye Sylla, assurant l’intérim de son collègue des Affaires étrangères, des députés, des diplomates, des opérateurs économiques. La communauté chinoise au Mali et les nombreux amis de la Chine au Mali étaient aussi de la partie. Plaçant l’événement dans son contexte, Mme Lu Huiying, a fait référence au célèbre penseur chinois, Confucius, qui disait que 55 ans, c’est l’âge de la providence. Entre le Mali et la Chine, c’est justement le cas. En effet, pendant un demi-siècle, les deux pays, main dans la main, ont fait face ensemble aux défis du développement économique, social et culturel. Pour la diplomate, en prenant la décision clairvoyante d’établir des relations diplomatiques le 25 octobre 1960, les dirigeants historiques, Mao Zedong et Modibo Keita, ont inauguré un nouveau modèle de coopération Sud-Sud. Depuis, que de chemin parcouru. Ce chemin était retracé à l’occasion de la réception sur les murs du grand hall de l’ambassade avec des photos montrant des réalisations de cette coopération. « Cette coopération a obtenu des fruits abondants dans des domaines comme la politique, l’économie, la culture, les infrastructures, l’éducation, la santé ou encore la sécurité », a énuméré l’ambassadeur citant entre autres réalisations concrètes qui témoignent de l’exemplarité des relations sino-maliennes, les projets Sukala et N-Sukala, le stade du 26 Mars, le CICB, l’hôpital du Mali ou encore le pont de l’amitié sino-malienne de Bamako. Et avec les projets en cours et à venir, les relations entre nos deux pays seront plus élevées. Au nombre de ces projets, elle a cité le campus universitaire de Kabala, le Centre de formation professionnel de Bamako, la rénovation du CICB. Mme Lu Huiying a, par ailleurs, évoqué la conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine prévue en décembre prochain. Un sommet qui va décider d’une série de nouvelles mesures de développement de la Chine et de l’Afrique. La diplomate s’est dite « émue de constater que tant d’amis maliens gardent toujours les beaux souvenirs de la visite au Mali du Premier ministre chinois Zhou Enlai en 1964 et peuvent encore chanter l’Orient Rouge ». Pour sa part, le ministre des Maliens de l’extérieur a salué la présence constante de la République populaire de Chine au coté de notre pays sur les différents chantiers du développement. Outre ces chantiers, Abdoulaye Sylla a fait cas des dons et engagements de la Chine à l’endroit de notre pays durant la crise politico-sécuritaire qu’il a traversée. Tout en saluant les progrès économiques de la Chine et son leadership sur la scène mondiale, Abdoulaye Sylla s’est félicité des concertations permanentes et de la convergence de vue entre les deux gouvernements dans les instances de décisions internationales. Après ces deux interventions, le ministre Sylla et l’ambassadeur Lu Huiying ont procédé à la coupure du gâteau d’anniversaire, avant que les convives soient invités à déguster des plats chinois.
L. ALMOULOUD
Source: Essor
Coopération Mali-Chine : 16 MILLIARDS DE FCFA POUR FINANCER DES PROJETS PRIORITAIRES
La Chine fait un don de 12 milliards FCFA et accorde un prêt sans intérêt de 4 milliards de FCFA à notre pays. Les documents ont été signés le Lundi 24 Février 2014 par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zahabi Ould Sidy Mohamed, et l’ambassadeur de Chine, Cao Zhongming. La cérémonie de signature s’est déroulée au ministère des Affaire étrangères.
Cao Zhongming a situé ces dons dans le cadre de l’aide annoncée par le gouvernement chinois avant la conférence des donateurs pour le développement du Mali à Bruxelles. « C’est une avancée considérable dans notre coopération bilatérale. Comme vous le savez, la coopération chinoise appuie depuis plusieurs années, de manière ciblée, le domaine socio-économique et les besoins urgents du peuple malien. Ainsi, ces deux sommes d’argent seront destinées aux projets convenus par les deux parties. Ce geste traduit une fois de plus, l’engagement de la Chine à aider le Mali dans sa marche vers le renouveau et la reconstruction. Plusieurs grands projets de la coopération sino-malienne sont déjà en cours. Pour ne citer que quelques-uns : le campus de Kabala, la route Bamako-Ségou et le barrage hydro-électrique de Gouina », a indiqué le diplomate chinois.
Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la coopération entre le Mali et la Chine se porte bien comme en témoigne la présence permanente de la Chine sur tous les chantiers de développement de notre pays. Aucun domaine de développement socio-économique du Mali n’a été négligé par la coopération chinoise, de l’industrialisation à la santé, en passant par l’agriculture, l’éducation, la sécurité, la communication et les infrastructures
« Le gouvernement du Mali n’est aucunement surpris par ce nouvel effort financier d’un montant de seize milliards de Fcfa, objet des présents accords de don et de prêts que le gouvernement chinois vient de mettre à la disposition du Mali pour la prise en compte d’une de ses préoccupations majeures à savoir le financement de son développement socioéconomique.
Par le premier accord, le gouvernement chinois met à la disposition du Mali, à titre de don, une enveloppe de douze milliards Fcfa. Ces montants serviront au financement de projets prioritaires qui seront identifiés par le gouvernement du Mali et réalisés pour le bonheur de ses populations. Pour ce faire, toute les mesures seront prises en vue d’une utilisation rationnelle des fonds ainsi mis à notre disposition », a promis Zahabi Ould Sidi Mohamed.
Cette signature qui intervient cinq mois seulement après celle du 13 septembre 2013 lors de laquelle la Chine avait mis à la disposition du Mali un don de seize milliards FCFA, témoigne de la solidité et de la sincérité des relations d’amitié qui existent entre le Mali et la Chine. Cela fait maintenant plus d’un demi-siècle, a rappelé le ministre des Affaires étrangères, que la Chine soutient les efforts de notre pays dans les différents secteurs de son développement.
Les dons et prêts accordés depuis 1967 à nos jours ont permis la réalisation de nombreuses infrastructures, au nombre desquelles on peut citer les toutes premières unités industrielles, les sociétés et entreprises d’Etat du Mali. Le ministre Zahabi Ould Sidy Mohamed citera entre autres, les nombreux dons de matériels et de fournitures de bureau que la Chine continue d’offrir à notre pays suite à la destruction de l’outil de travail de son administration au lendemain des évènements du 22 mars 2012.
A ces nombreux appuis, il convient d’ajouter l’apport constant de la Chine dans le cadre de la stabilisation du Mali. Celle-ci participe avec 500 hommes au contingent de la Mission multidimensionnelle des Nations-unies pour la stabilisation du Mali. Le dernier groupe du contingent chinois, déployé à Gao, est ainsi arrivé le jeudi 16 janvier 2014 à Bamako. « C’est le lieu de remercier la République populaire de Chine pour ce soutien multiforme », a conclu le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
A. DIARRA. Infomatin
Réception de don égyptien
Monsieur le Ministre de la Santé,
Monsieur le Ministre de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et des Personnes Agées,
Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République Arabe d’Egypte au Mali,
Mesdames et Messieurs,
Notre cérémonie de ce jour nous réjouit particulièrement puisque nous recevons un don de produits pharmaceutiques que le Gouvernement de la République Arabe d’Egypte offre en guise de soutien aux efforts du Gouvernement de la République du Mali et en solidarité pour atténuer la souffrance des populations du Nord du Mali.
Ce don composé de 417 cartons d’un poids total de 3 tonnes 100 est constitué de médicaments usuels utilisés dans le traitement symptomatique des rhumatismes inflammatoires chroniques et de certaines arthroses douloureuses.
Il contribuera assurément à la prise en charge urgente des malades déplacés des régions du nord du Mali.
Excellence Monsieur l’Ambassadeur,
Je voudrais alors en cette heureuse circonstance, vous dire, l’estime et l’amitié de notre peuple et de notre Gouvernement envers le grand peuple et le Gouvernement égyptiens.
La présente cérémonie est aussi une célébration de l’amitié et de la solidarité entre les peuples égyptiens et maliens, deux peuples au riche passé, engagés dans la préservation de la paix et de la sécurité dans le monde.
Comme on a coutume de le dire, c’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît ses vrais amis, Egyptiens et maliens sont de grands amis.
Excellence, Monsieur l’Ambassadeur,
Le peuple et le Gouvernement du Mali apprécient, les efforts louables que votre pays a toujours déployés en faveur des couches les plus démunies.
Il me plait de souligner que la coopération entre l’Egypte et le Mali n’a cessé d’enregistrer des progrès remarquables dans les domaines aussi variés que l’éducation, la santé, l’agriculture.
L’accompagnement de l’Egypte dans les efforts de développement du Mali n’as jamais fait défaut et cela depuis son accession à l’indépendance.
Aussi, voudrais-je vous donner l’assurance que toutes les mesures nécessaires seront prises pour une utilisation judicieuse du don mis à la disposition du Gouvernement.
Je voudrais avant de terminer, vous demander de bien vouloir transmettre au Peuple et au Gouvernement égyptiens, la profonde gratitude du peuple et du gouvernement maliens.
- Vive la Coopération Mali-Egypte
- Vive la Solidarité entre nos deux peuples
Koulouba, le 02 Août 2012
Je vous remercie.
Discours de SEM le Ministre d'Etat, à l'occasion de la Signature de deux importants documents de projets sur l’assistance d’urgence aux populations affectées par le déficit pluviométrique dans la région de Kayes et sur la lutte contre la mouche tsé-tsé et les trypanosomoses animales dans les cercles de Sikasso et Kadiolo.
Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche,
Monsieur le Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO),
Messieurs les Secrétaires Généraux,
Mesdames et Messieurs les Directeurs,
Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi tout d’abord, de m’acquitter de l’agréable devoir de vous témoigner toute la reconnaissance du Gouvernement du Mali pour l’engagement continu de votre Agence en faveur de l’amélioration de l’Agriculture, et partant de la sécurité alimentaire, surtout en ces moments particulièrement difficiles pour notre pays.
Participe de cette dynamique, la signature, aujourd’hui, de deux importants documents de projets relatifs d’une part, à l’assistance d’urgence aux populations affectées par le déficit pluviométrique dans la région de Kayes et d’autre part, à la lutte contre la mouche tsé-tsé et les trypanosomoses animales dans les cercles de Sikasso et Kadiolo.
Par le premier projet, la FAO s’engage à appuyer le Gouvernement du Mali, pour un montant d’environ 250 millions de Francs CFA, pour apporter une assistance d’urgence à 6 300 ménages vulnérables des communes fortement sinistrées des cercles de Kayes et Nioro qui ont perdu la totalité ou une partie importante de leur production à cause du déficit pluviométrique de 2011.
Quant au second projet, d’un montant d’environ 169 millions 500 mille Francs CFA, il vise l’appui à la lutte contre la mouche tsé-tsé et les trypanosomoses animales dans les cercles de Sikasso et Kadiolo en vue de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire des populations et à la réduction de la pauvreté à travers l’amélioration de l’état sanitaire du bétail.
Monsieur le Représentant de la FAO,
Mesdames et Messieurs,
Les pays du sahel vivent cette année, une insécurité alimentaire particulièrement grave, due au déficit pluviométrique de la campagne agricole 2011.
Cette situation s’est empirée pour le Mali avec l’occupation des régions nord du pays par des groupes armés, ce qui a entrainé des milliers de déplacés aussi bien à l’intérieur du Mali que dans les pays voisins.
C’est pourquoi, je voudrais saluer ici, les efforts de la FAO qui cadrent parfaitement avec les priorités dégagées par le Gouvernement, visant à atténuer les souffrances des populations sujettes d’insécurité alimentaire et à renforcer leur capacité de production.
Je puis vous assurer que toutes les mesures seront prises pour une exécution correcte de ces deux projets.
Mesdames, Messieurs,
Cette cérémonie de signature qui, il faut le rappeler, intervient dans un contexte très particulier pour notre pays, témoigne non seulement du dynamisme de la coopération entre le Mali et la FAO mais augure également, nous le souhaitons, une reprise effective de la coopération entre le Mali et ses partenaires.
En ces moments particulièrement difficiles, caractérisés par des défis multiples et multiformes, le Mali a plus que jamais besoin de la solidarité de la part de ses Partenaires.
Je voudrais à cet égard, lancer une invitation solennelle à tous les Partenaires Techniques et Financiers, aux amis du Mali à suivre l’exemple de la FAO pour que le Mali puisse surmonter ces difficultés tout à fait conjoncturelles.
Monsieur le Représentant,
Mesdames, Messieurs,
Avant de terminer, permettez-moi d’adresser les remerciements du Gouvernement au Système des Nations Unies en général, pour le soutien et l’aide qu’il n’a cessé d’apporter au Mali et, particulièrement à la FAO, pour son appui inestimable à notre Agriculture en vue d’assurer la sécurité alimentaire et d’amorcer un développement harmonieux du Mali.
Je vous remercie
Communiqué de presse: 95ème Session du Conseil des Ministres ACP et la 37ème Session du Conseil des Ministres ACP-UE
Les Travaux de la 95e session des ACP et de la 37e session des ACP-UE auxquels participait le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangéres et de la Coopération Internationale, Son Excellence Monsieur Sadio Lamine SOW, ont pris fin ce vendredi 15 juin 2012, Ils ont enregistré la participation des Ministres en charge de la Coopération des 78 Pays ACP et des 27 pays de l’Union Européenne.
Les Ministres ont au cours de leurs travaux examiné les voies et moyens permettant de renforcer le partenariat stratégique existant entre les ACP et l’Union Européenne depuis plus d’une trentaine d’années.
Le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a saisi l’opportunité qu’offre cette tribune pour faire le point de la situation dans les régions Nord du Mali d’une part et demander l’appui des ACP et l’UE aux efforts que déploie le Gouvernement en vue de recouvrer l’intégrité territoriale du Pays et de lutter contre le terrorisme et tous les autres fléaux qui ruinent le sahel d’autre part.
En marge des travaux de la Conférence, le Ministre d’Etat SOW, a eu des entretiens avec plusieurs personnalités parmi lesquelles :
- le Secrétaire Général des ACP, Docteur Mohamed Ibn CHAMBAS;
- la Ministre de la Coopérations et de l’Action Humanitaire du Grand Duché du Royaume du Luxembourg, SEM Marie Josée JACOBS ;
- le Commissaire au Développement de l’Union Européenne, Monsieur Andris PREBALGS ;
- les représentants du Niger, du Bénin et du Tchad.
Koulouba, le 15 juin 2012
Le Chef du BIP
Chérif Mohamed KANOUTE
Rencontre d'information
Madame et Messieurs les Ministres.
Excellence Monsieur le Doyen du Corps diplomatique,
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions diplomatiques, Consulaires et représentants des Organisations Internationales.
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais au nom des membres du gouvernement ici présents et en mon nom propre saluer chaleureusement chacun de vous et vous remercier d’ avoir répondu à mon invitation sachant bien que certains d’entre vous ont certainement du bousculer leur agenda.
Je sais que vous êtes les témoins attentifs et vigilants de ce qui se passe dans notre pays.
Aussi, ne ferais-je l’offense à aucun de vous en rappelant la jeunesse de l’équipe gouvernementale chargée depuis moins de trois mois d’une seule et unique mission à deux priorités :
La reconquête des régions du Nord de notre pays
L’organisation des élections générales dans le dogme de la transparence démocratique.
Excellences Mesdames et Messieurs,
Vous savez tout de l’état douloureux dans lequel se trouve le Mali qui fait face à quatre défis :
1. Institutionnel après le coup d’Etat militaire qui a porté atteinte à l’ordre démocratique et constitutionnel.
2. Territorial avec la tentative de sécession dans le Nord du Pays, tentative unanimement condamnée et vouée à l’échec.
3. Sécuritaire avec la présence dans ce même Nord de groupes armés islamistes intégristes d’ AQMI, du Mujao, de Boko-haram et de narco-trafiquants.
4. Humanitaire avec des populations déplacées, aussi bien à l’intérieur du pays que dans les Etats limitrophes.
Voilà la situation que notre gouvernement a héritée. Nous assumons cet héritage avec foi, détermination et croyez-moi, abnégation. Un jour viendra où notre peuple cherchera légitimement à comprendre comment et pourquoi un tel drame s’est joué chez nous. Aujourd’hui, notre combat est de rétablir en priorité, ici et maintenant, l’autorité inaliénable de l’Etat malien sur l’ensemble du territoire national.
Je comprends vos interrogations et surtout l’impatience de certains d’entre vous à connaître le contenu de la feuille de route que le Premier ministre Cheick Modibo Diarra s engage à appliquer.
Il avait fallu prendre l’exacte mesure des défis actuels, défis urgents, qui menacent encore l’existence même de notre unité nationale par les incompréhensibles séditions à répétition qui endeuillent notre peuple.
Excellence Mesdames et Messieurs
Il n’ y a pas de rébellion touareg au Mali. Il y a en réalité la rébellion de quelques touaregs aventuriers revenus chez nous après s’être égarés dans des aventures d’expéditions étrangères ; Il se sont alliés avec les forces du mal que sont AQMI et les narcotrafiquants transformés en preneurs d’innocents otages dont le seul tort est de s’être trouvés sur un territoire où ils avaient librement choisi de vivre.
Ces rebelles sont venus chez nous d’un autre pays, lourdement munis d’armes qui ne sont pas fabriquées sur notre continent, que nous ne pouvons, nous, pour notre part, acheter,
Depuis le 17 janvier 2012 Les activités criminelles du MNLA, des Djihadistes d’Aqmi, Ancar Dine et du MUJAO ont provoqué une véritable crise sécuritaire et humanitaire avec des milliers des personnes déplacées à l’intérieur et dans les pays voisins. Ces forces d’occupations se sont livrées à des crimes de guerres commis à Ag hel Oc, à des viols souvent de façon collective, se sont attaquées aux bâtiments et symboles de l’Etat, ont détruit des écoles, des domiciles privés et des biens d’opérateurs économiques. Ces activités criminelles ont emmené le gouvernement du Mali à saisir la Cour Pénale Internationale.
Cette situation est intervenue dans un contexte de crise alimentaire aggravée. Comme si cela ne suffisait pas, les populations ont assisté impuissantes et sans défense à la destruction systématique de symboles religieux et culturels qui ont toujours fait la fierté du Mali.
Excellence Mesdames et Messieurs
Depuis le début de la crise dans le Nord et les événements du 22 mars 2012, la Communauté Internationale et plus particulièrement la CEDEAO et l’Union Africaine ont déployé des efforts diplomatiques intenses à la recherche d’une solution pacifique à la double crise politique et sécuritaire qui frappe mon pays.
Le mini sommet de la CEDEAO sur le Mali qui a réuni le 07 juillet à Ouagadougou les Chefs d’Etat du Groupe de contact de la CEDEAO et le Représentant du Président par intérim du Mali a recommandé entre autres, l’élargissement du gouvernement, le retour du Président intérimaire, l’arrêt complet des hostilités avant le mois du ramadan, l’élaboration d’une Feuille de route et une concertation de toutes les forces vives de la nation. Le gouvernement du Mali adhère entièrement à ces recommandations.
Nous travaillons donc jour et nuit avec nos voisins, nos amis et nos partenaires à rétablir l’intégrité territoriale par la négociation ou par les armes. Cette détermination est visible dans tout ce que nous entreprenons, elle est la marque déposée de cette feuille de route du gouvernement dont les grandes lignes ressortiront de l’exposé qui vous sera fait par le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale. Ainsi j’ai tenu à vous en réserver la primeur.
Mesdames et Messieurs,
Je le répète ici solennellement : ni le Premier ministre, ni aucun membre du gouvernement ne sera candidat aux prochaines élections dans notre pays. Notre seul credo n’a pas varié depuis le premier jour : faire notre devoir, tout notre devoir et rien que notre devoir et de tout sacrifier de nous-mêmes pour réunifier le Mali. Cet objectif nous commande de prendre en considération les recommandations les plus pertinentes de nos amis et de la communauté internationale. Ce qui a déjà été fait dans ce sens sera consolidé par le Premier ministre en parfait accord avec le Président de la République.
SI KADDOUR BEN GHABRITDirecteur et fondateur de l’Institut Musulman de la Mosquée de Parisde 1922 à 1954
Si Abdelkader Ben Ghabrit est né en 1873 à Sidi-Bel-Abbès en Algérie, dans une famille originaire de Tlemcen. Conformément aux traditions des grandes familles musulmanes, le jeune homme poursuit de bonnes études à la Médersa d’Alger (la Thaalibiya) et de Fès (la Qarawiyyine) où il acquiert une solide formation française et arabe.
Grâce à cette double formation il entre facilement dans l’administration marocaine qui recherchait et appréciait facilement les anciens élèves des « Médersas » pour mettre a exécution la nouvelle réforme administrative lancée par le Roi Hassan 1er .
Dès 1895 le Roi Moulay Abdelaziz accorde la nationalité marocaine aux Algériens résidant au Maroc, où de nombreuses populations de l’Ouest et Sud Ouest algérien avaient trouvé refuge devant la conquête française de l’Algérie.
En 1904 Si Kaddour ouvre une Ecole franco-arabe à Tanger et prend les fonctions de Drogman ou interprète bilingue et de traducteur efficace dans le cadre des relations des français avec le palais marocain. Très vite devenu indispensable au progrès des discussions qui allaient aboutir aux accords du protectorat français sur le Maroc, il est considéré par de nombreux diplomates (Revoil, Saint Aulaire, plus tard Lyautey) comme l’homme d’une grande destinée et d’un grand dévouement à la France.
Nommé d’abord « Drogman » du Palais (interprète = Torjman) puis Directeur du Protocole chérifien, puis Ministre Plénipotentiaire son rôle est partout apprécié, admiré et lui gagne la solide amitié du Maréchal Lyautey, qui lui vaut de faire partie de la « mission française » qui se rend en 1916 au Hedjaz pour le pèlerinage à la Mecque.
En 1917 Si Kaddour fonde à la Mahakma d’Alger (tribunal civil ou cadi) la Société des Habous et Lieux Saints de l’Islam sous forme d’une Association Cultuelle musulmane destinée à faciliter le pèlerinage des pèlerins de l’Afrique du Nord française en faisant l’acquisition de deux hôtelleries : à Médine et à la Mecque.
En 1920 la Société des Habous et Lieux Saints de l’Islam est déclarée à la Préfecture d’Alger comme Association de la Loi de 1901 ayant pour objet la construction à Paris d’un Institut et d’une Mosquée qui symboliseraient sur le sol français l’amitié éternelle de la France et de l’Islam mais aussi le sacrifice des milliers de soldats musulmans tombés durant la première guerre mondiale, notamment à Verdun (1916).
Patronnée par le Président de la République et les quatre Maréchaux de France (Lyautey, Pétain, Foch, Franchet d’Espéray) l’initiative est renforcée par le vote du Parlement en 1920 d’un budget destiné à la construction de la Mosquée (Rapport E. Herriot).
Des aides diverses, des populations musulmanes d’Afrique du Nord, d’Orient, et de la ville de Paris (qui fait don du terrain), permirent le début des travaux en 1922 et l’ouverture de l’Institut Musulman de la Mosquée de Paris le 15 Juillet 1926 devant le Tout-Paris.
Devenue un centre très actif de la vie parisienne, la Mosquée de Paris, ses annexes (restaurant, hammam) vont vite connaître une vie culturelle intense (peintures, romans, films). Si Kaddour Ben Ghabrit qui préside les destinées de l’Institution brille à merveille par sa personnalité dans les salons parisiens. Il écrit des pièces (3) et des livres (Abou Nouas ou l’Art de se tirer d’affaire). II permet aussi aux étudiants musulmans de Paris de célébrer régulièrement les fêtes et manifestations religieuses à la Mosquée de Paris.
Durant la Guerre 1939-1945 la Mosquée de Paris par ses caves et son accès à la Bièvre (petit cours d’eau parisien) dût jouer un rôle actif dans le sauvetage de nombreux juifs et de résistants puisque le regretté ami de la Mosquée Abraham Assouline avance le chiffre de 1700 personnes…
A la libération, jouissant d’une santé fragilisée par un accident de voiture, Si Kaddour Ben Ghabrit organise des conférences dont l’une : « La Primauté de la civilisation Arabe dans le domaine des sciences et la Médecine » prononcée par le Professeur Jacques Risler le 18 Juin 1954 est restée mémorable et a fait l’objet de nombreuses communications.
Atteint par l’âge (82 ans) et la maladie Si Kaddour assiste aux prémices des mouvements nationalistes du Maghreb qui allaient déboucher sur l’indépendance du Maroc lorsque meurt le 30 Juin 1954 à Paris celui qu’on a appelé « le plus parisien des musulmans ».
Si Kaddour Ben Ghabrit était Grand Croix de la Légion d’Honneur. Il est inhumé dans un site réservé au Nord de la Mosquée de Paris selon le rite malékite. Il est l’objet des visites, de commémorations à caractère national tous les ans.
Ouvrage édité : Abou Nouas, ou l’art de tirer d’affaire, 1930