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Dialogue Interreligieux

 

 

 

LA LIBERTE D'EXPRESSION

 

 

L’Ethiopie Noire et Chrétienne Première Terre d’Asile pour l’Islam

 

lalibela-ethiopie 881374Nous sommes en 615 apr. J.-C., la mission de Muhammad se complique et les musulmans sont persécutés par les polythéistes de La Mecque. Face à une situation qui devient de plus en plus insoutenable, surtout pour les plus faibles, Muhammad eut la lumineuse idée d’envisager l’exil. Naturellement, monothéisme oblige, la destination choisie fut l’Abyssinie. Mais il sait surtout que dans ce territoire, qui peut sembler lointain et inconnu pour beaucoup de musulmans de l’époque, se trouve ce qui fait que tout être humain peut se sentir chez les autres un peu comme chez lui : la justice. En dehors de la nostalgie qui est le compagnon de tout exilé, Muhammad ne craint pas d’envoyer les musulmans en Abyssinie.

 

Alors que de nos jour encore le Noir est perçu, dans l’imaginaire arabo-musulman, comme un esclave sans culture (est-ce parce que Bilal, le musulman noir le plus célèbre, était un esclave éthiopien ?), il n’est pas inintéressant de dire un mot sur l’Éthiopie (Abyssinie) de Bilal de l’époque. Même si son rayonnement n’a pas autant bouleversé le monde par son retentissement que celui de l’Égypte, elle a toujours eu des rapports mutuellement enrichissants avec l’Égypte. D’ailleurs beaucoup d’historiens pensent à l’antériorité de la civilisation nubienne sur celle égyptienne. Elle semble être la matrice qui a inondé l’Égypte et le reste de l’Afrique noire. À partir du Ve siècle avant Jésus-Christ, début de l’occupation égyptienne par les Indo-européens, la Nubie rayonnera en solo en tant qu’unique foyer de culture, et cela jusqu’au relais ghanéen au VIe siècle de notre ère. Nous savons aussi que la puis­sante Abyssinie (qui avait déjà conquis, occupé et évangélisé le Yémen) est celle dont une armée de 40 000 hommes envahit La Mecque en l’an 570, c’est-à-dire à la naissance du Prophète Muhammad. On dit que le Prophète est né en cette année baptisée l’année de l’éléphant, car un corps de cette armée éthiopienne était composé de guerriers montés sur des éléphants. Le Coran lui-même en témoigne dans la sourate 105 (Al Fil ou l’éléphant). Un tel déploiement de forces témoigne de la puissance et du rayonnement nègre lorsque les Arabes erraient encore dans le désert. Ce n’est donc pas étonnant, quelque quarante années plus tard, lorsque les mécréants mecquois ont commencé à persécuter les premiers musulmans, que le Prophète leur suggéra d’aller se réfugier en Abyssinie : « Si vous alliez au pays des Abyssins, vous y trouveriez un roi sous la tutelle duquel personne ne subit d’injustice. C’est un pays de sincérité dans la religion. Vous y resterez jusqu’à ce que Dieu vous délivre de ce dont vous souffrez actuellement [1]. »

Cette première émigration inquiéta les Quraïchs de La Mecque qui ne tardèrent pas à envoyer ‘Amr ibn Al ’As et Abdallah Ibn Rabi’a auprès du Négus pour le dissuader d’offrir l’hospitalité aux musulmans. Après avoir inondé de cadeaux les dignitaires abyssins pour s’assurer de leur soutien, les voilà devant le Négus en audience avec une délégation représentant les musulmans. Le souhait des Quraïchs aurait été que le roi renvoyât les musulmans à La Mecque sans les entendre, mais celui-ci refusa et demanda aux exilés les raisons de leur exil. Jafar Ibn Abi Talib en grand orateur et porte-parole des musulmans lui résuma les fondements de la foi musulmane. Ibn Hicham nous rapporte ce face-à-face en ces termes : « Ô souverain ! Nous vivions plongés dans les ténèbres de l’ignorance, nous adorions des idoles, nous vivions dans la luxure, nous mangions la bête morte, nous ne respections pas les liens de parenté ni les devoirs de bon voisinage et le plus fort d’entre nous dévorait le plus faible ; ainsi, nous étions jusqu’au jour où Dieu suscita parmi nous un homme, dont la lignée, l’honnêteté, la sincérité et la pureté d’âme étaient connues et appréciées de tous ; il a appelé à confirmer l’unicité de Dieu, rejetant l’adoration des idoles, nous a ordonné de dire la vérité, de tenir nos engagements, d’être miséricordieux et d’honorer les droits de la famille et des voisins ; il nous a enjoint de ne pas commettre les interdits, de ne pas verser le sang, de nous détourner des turpitudes, de ne pas faire de faux témoignages, de ne pas manger les biens des orphelins, de prier, de donner l’aumône, et de jeûner. Nous avons eu confiance en lui, accepté la religion qu’il a apportée de Dieu, en adorant Dieu sans rien Lui associer, et en observant ses prescriptions. Notre peuple s’est alors dressé contre nous, nous persécutant pour nous faire renoncer à l’adoration de Dieu et pour nous faire retourner à l’adoration des idoles et à la pratique des autres abominations. Il nous a torturés et opprimés, jusqu’à ce que nous fûmes en totale insécurité parmi les nôtres ; nous sommes alors venus dans votre pays espérant, ô souverain, que vous nous protégeriez de l’iniquité [2]. »

 

Impressionné, le Négus demanda à en savoir plus sur le contenu du message coranique. C’est alors que Jafar lui récita les versets 16 à 21 de la sourate Mariam (Marie) :

« Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel) qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait. Elle dit : ‘‘Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point]’’. Il dit : ‘‘Je suis en fait un messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur’’. Elle dit : ‘‘Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je ne suis pas prostituée ?’’ Il dit : ‘‘Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée’’. » Saisi par l’émotion suite à la lecture et la traduction des versets, le Négus en eut les larmes aux yeux. Ce n’est donc guère étonnant si sa réaction fut de dire : « Il semble que ces paroles et celles qui ont été révélées à Jésus sont des rayons de soleil provenant de la même source » ; et ainsi de refuser de livrer les musulmans. Il décida de continuer à leur offrir hospitalité et refuge. Non contents d’être déboutés une première fois, ‘Amr Ibn Al ‘As et Abdallah Ibn Rabi’a décidèrent de revenir à la charge.

 

C’est alors que le lendemain, ‘Amr retourna voir le roi pour l’informer de ce que le Coran dit réellement sur Jésus. Les musulmans durent revenir s’expliquer au sujet de ce qu’ils pensaient de Jésus. À la question : « que professez-vous au sujet de Jésus, le fils de Marie ? »Jafar répondit : « Nous disons au sujet de Jésus ce qui a été révélé à notre Prophète, à savoir qu’il est le serviteur de Dieu, Son messager, Son Esprit et Verbe insufflé en Marie la Vierge. » Et à cette réponse le Négus réagit en faisant la remarque suivante :« Jésus, fils de Marie, ne dépasse pas ce que tu viens de dire de la longueur de ce bâton ». Il renouvela sa protection totale à la petite communauté musulmane et leur dit :« Quiconque vous insultera payera une amende. Me donnerait-on une montagne d’or que je ne ferai pas quelque mal à l’un de vous. (…) Remettez aux envoyés Quraïchs les cadeaux qu’ils avaient apportés, je n’en ai aucunement besoin. Par Dieu ! Lorsque Dieu me rendit mon trône, il ne me demanda pas quelque gratification pour cela. Accepterai-je maintenant quelque faveur pour dire la vérité Le concernant. Dieu ne favorisa personne à mes dépens pour que j’obéisse à autre que Lui en ce qui le concerne ! »

Umm Salama future épouse du Prophète, et qui faisait partie des quelque quatre-vingts émigrés concernés par cet épisode de la mission de Muhammad, raconte la fin de l’entrevue :« Ils sortirent de la cour du Négus humiliés, emportant avec eux les cadeaux que le Négus refusa de garder ; nous vécûmes alors paisiblement en Abyssinie [3]. »

Les musulmans vécurent paisiblement en Abyssinie, chez les Noirs, pays majoritairement chrétien. Malgré la position de l’islam sur le statut de Jésus qui n’est pas considéré comme fils de Dieu, malgré le fait que les chrétiens ne reconnaissent pas Muhammad comme un envoyé de Dieu, le vivre ensemble n’a pas été mis en danger. Le Négus n’a pas vu en ces musulmans des rivaux prosélytes venus islamiser les Abyssins. Il n’a pas vu en eux des envahisseurs. La sincérité des musulmans dans leur demande d’asile et le souci d’équité de la part du Négus ont été les clés de la réussite de cette épreuve de la différence. L’émigration en Abyssinie est une leçon de tolérance à méditer pour les juifs, les chrétiens et les musulmans du XXIe siècle.

El Hadji Samba Khary Cissé

 

 


Le messager (El Risala) le FILM

 

 

 

 

 


Certes, Allah est Omniscient.

Allah veut 
pour 
vous 
la facilité,
Il ne veut pas
la difficulté 
pour vous,
 
afin que vous en complétiez le nombre
 
et que vous proclamiez la grandeur d´Allah pour vous avoir guidés,
 
et afin que vous soyez reconnaissants!
 
 
49.13
Ô hommes! 
Nous vous avons 
créés 
d´un mâle
et d´une femelle,
et Nous avons fait 
de vous 
des nations
et des tribus,
pour que vous vous entreconnaissiez.

Le plus noble d´entre vous, auprès d´Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand- Connaisseur.

 

Toute l'humanité descend de Adam (le père) et Eve. Un Arabe n'est pas supérieur à un non-Arabe et un non-Arabe n'est pas supérieur à un Arabe. Un blanc n'est pas supérieur à un noir et un noir n'est pas supérieur à un blanc - seulement par la piété et la bonne action.

 

Discours Final Vendredi 6 mars 632, Mont Arafat


9.122
Les croyants n´ont pas à quitter tous leurs foyers. 
 
 
Pourquoi de chaque 
 
clan 
 
quelques hommes ne viendraient-il pas 
 
s´instruire dans la religion,
 
 
pour pouvoir à leur retour, avertir leur peuple afin qu´ils soient sur leur garde.
 
 
2.148
A chacun une orientation vers laquelle il se tourne.
Rivalisez donc dans les bonnes oeuvres.

 
3.133
Et concourez au pardon 
96.19 Non ne lui obeis pas, prosterne-toi et rapproche-toi.
 
2.256
Nulle contrainte en religion!

Car le bon chemin s´est distingué de l´égarement. Donc, quiconque mécroît au Rebelle tandis qu´il croit en Allah saisit l´anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.
 
2.257
Allah est le défenseur de ceux qui ont la foi.
 
3.64 Dis: "ô gens du Livre,
venez à une parole commune entre nous et vous:
que nous n´adorions qu´Allah,
sans rien Lui associer,
et que nous ne prenions point les uns les autres
pour seigneurs en dehors d´Allah".
Puis, s´ils tournent le dos, dites:
"Soyez témoins que nous, nous sommes soumis".
3.199
Il y a certes, parmi les gens du Livre
ceux qui croient en Allah
et en ce qu´on a fait descendre vers vous
et en ceux qu´on a fait descendre vers eux.
Ils sont humbles envers Allah,
et ne vendent point les versets d´Allah à vil prix.
Voilà ceux dont la récompense est auprès de leur Seigneur.
En vérité, Allah est prompt à faire les comptes.
3.200
Ô les croyants! Soyez endurants.
Incitez-vous à l´endurance.
Luttez constamment (contre l´ennemi) et craignez Allah,
afin que vous réussissiez!
35.5Ô hommes! La promesse d´Allah est vérité. Ne laissez pas la vie présente vous tromper, et que le grand trompeur (Satan) ne vous trompe pas à propos d´Allah.
35.6Le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour un ennemi. 
2.268Le Diable vous fait craindre l´indigence et vous recommande des actions honteuses

44. Nous avons fait descendre le Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C'est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Dieu, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre de Dieu, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, les voilà les mécréants.
45. Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont des injustes.
46. Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l'Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.
47. Que les gens de l'Evangile jugent d'après ce que Dieu y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont les pervers.
48. Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce que Dieu a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t'est venue.
 
A chacun de vous
Nous avons assigné une législation
et un plan à suivre.

 
Si Dieu avait voulu,
certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté.
Mais Il veut vous éprouver en ce qu'Il vous donne.
 
Concurrencez donc dans les bonnes oeuvres.
C'est vers Dieu qu'est votre retour à tous;

alors
Il vous informera de ce en quoi vous divergiez

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le terme choura ou shûrâ (arabeشورَى /šūrā/ ou [ˈʃuːrɑː], « concertation », « conseil », Majles el-Shoura) désigne notamment le parlement d'un État islamique, le conseil d'administration d'un parti ou d'une institution religieuse. Dans le cadre religieux musulman c'est un concile de juges musulmans.
  • « L'ordre a été donné à Mahomet de consulter les croyants avant de prendre une décision.

Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux; consulte-les sur toute chose; mais, quand tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu.

—Dieu aime ceux qui ont confiance en lui—

Le Coran (III; 159) »

« Conseil de choura » : le programme, l’ordre du jour, les conclusions

  • Le Coran traduit en 63 langues 
  • Après le swahili, le complexe Fahd-Ben-Abdelaziz d’impression du Coran de Médine (Arabie saoudite) a traduit le livre saint en 63 langues, soit 32 langues d’Asie, 15 d’Europe et 16 d’Afrique, dont le tamazight, rapporte le quotidien arabophone El-Arab, paraissant à Londres, à la faveur d’un entretien que lui a accordé dernièrement Mohamed Salem Ben Chadid El-Oufi, responsable de l’institution.
  • PUBLIE LE : 06-11-2014 | 0:00
  • Après le swahili, le complexe Fahd-Ben-Abdelaziz d’impression du Coran de Médine (Arabie saoudite) a traduit le livre saint en 63 langues, soit 32 langues d’Asie, 15 d’Europe et 16 d’Afrique, dont le tamazight, rapporte le quotidien arabophone El-Arab, paraissant à Londres, à la faveur d’un entretien que lui a accordé dernièrement Mohamed Salem Ben Chadid El-Oufi, responsable de l’institution.
  • Dans ce contexte, il faut rappeler que, grâce à l’aide et au soutien du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, le complexe Fahd-Ibn-Abdelaziz d’impression du Coran a procédé, il y a quelques années, à l’impression de plusieurs centaines d’exemplaires d’un essai de traduction du Coran en tamazight, réalisé en 2005 par Cheikh Si Hadj Mohand Tayeb, un ancien inspecteur de l’éducation nationale. Le travail, qui a duré deux années, a été supervisé par des savants religieux et experts en langue amazighe avant de sortir des presses du complexe.
    Abordant le sujet, dernièrement, sur les colonnes du quotidien, Mohamed Salem Ben Chadid El-Oufi, responsable du complexe d’impression du Coran de Médine, a rappelé que cette contribution entre dans le cadre du programme d’activité de l’institution en matière de conception et de diffusion d’ouvrages de traduction des significations du Coran en plusieurs langues. Il a ajouté que le complexe prévoit prochainement la traduction du Coran en hébreu et en japonais. Mohamed Salem El-Oufi devait ensuite dire que le complexe qu’il dirige a produit 300 millions d’ouvrages divers (exemplaires du livre saint, essais de traduction de ses significations en diverses langues, livres d’interprétation, de psalmodie du Coran…)Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, le complexe distribue gratuitement de nombreux ouvrages religieux aux hadjis, durant le pèlerinage aux Lieux saints, en précisant à cet égard que 37 millions de livres ont été offerts aux «hôtes du Miséricordieux» durant les 30 dernières années.
    Mourad A.
  • L'araméen est un groupe de langues afro-asiatiques. Son nom vient d'Aram, une ancienne région du centre de la Syrie.

Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite, l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ, la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud.

 

17.110

Dis: "Invoquez Allah(L’Unique, L’Un , L’Eternel), ou invoquez le Tout Miséricordieux.

Quel que soit le nom par lequel vous l´appelez, Il a les plus beaux noms.

 

A chacun de vous
Nous avons assigné une législation
et un plan à suivre.
 
Si Dieu avait voulu,
certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté.

{ Et c'est devant Dieu que se prosterne tout être vivant dans les cieux, et sur la terre; ainsi que les Anges qui ne s'enflent pas d'orgueil.} [ Sourate 16 - Verset 49 ]

{ Ceux qui sont auprès de Ton Seigneur (les Anges) chantent Sa Gloire de nuit et de jour sans éprouver le moindre ennui.} [ Sourate 41 - Verset 38 ]

{19 - A Lui seul appartiennent tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Ceux qui sont auprès de Lui [Les Anges] ne se considèrent point trop grands pour L'adorer et ne s'en lassent pas. 20 - Ils exaltent Sa Gloire nuit et jour et ne s'interrompent point.} [ Sourate 21 - Versets 19-20 ]

{ Je (Dieu) n'ai créé les Djinns et les Hommes que pour qu'ils M'adorent } [ Sourate 51 - Verset 56]

 

{Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne.} [Sourate 66 - Verset 6 ]

(Extrait tiré du Coran)

C'est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre.

La religion musulmane se veut une révélation en langue arabe, se présentant comme issue de la continuité de la religion originelle d’Adam, de Noé, et de tous les prophètes parmi lesquels elle place aussi Jésus (appelé Îsâ dans le Coran). Ainsi, l'islam se décrit comme un retour au monothéisme pur d’Abraham (appelé Ibrahim), du point de vue de la croyance.

Le livre sacré de l’islam est le Coran. Le dogme islamique assure qu’il contient le recueil de la révélation d’Allah, transmise oralement par son prophète Mahomet. Le Coran reconnaît l’origine divine de l’ensemble des livres sacrés du judaïsme et du christianisme, tout en considérant qu’ils sont, dans leurs écritures actuelles, le résultat d’une falsification : le Suhuf-i-Ibrahim (les Feuillets d’Abraham), la Tawrat (le Pentateuque ou la Torah) de Moïse, le Zabur de David et Salomon (identifié au Livre des Psaumes) et l’Injil (l’Évangile) de Jésus.

En 2009, le Pew Research Center estime que l’islam comprend 1,57 milliard de fidèles.

Une mosquée est un lieu de culte où se rassemblent les musulmans pour les prières communes. L’ensemble architectural est le plus souvent entouré d’une ou plusieurs tours, ou minarets, dont le nombre est limité à six pour ne pas excéder celui de la mosquée de La Mecque qui en comporte sept. Le toit est souvent en forme de dôme. C’est du haut d’un des minarets que le muezzin (Moadhin) appelle à la prière au cours de l’adhan. Une mosquée est plus qu’un lieu de culte, c'est, également, une institution sociale, éducative et politique : elle peut, ainsi, être accompagnée d’une madrasa (école) , d’un centre de formation, voire d’une université. Elle sert aussi de lieu de rencontres et d’échanges sociaux.

Le nom mosquée, attesté en 1550 dans la langue française, est un emprunt à l’italien mosche(t)a, par le truchement de l'espagnol mezquita, venant lui-même de l’arabe مسجد masjid, lui-même emprunté à l'araméen masged. Il dérive d’une racine proto-sémitique signifiant « poser le front au sol » et rappelle qu’il s’agit d’un lieu de prosternation.

La première construite pendant le règne de l’islam serait la mosquée de Quba à Médine. Elle aurait été édifiée lors de l’hégire, fuite de Mahomet et ses compagnons de la Mecque à Médine. Quelques jours après avoir commencé sa construction, Mahomet aurait entamé la construction d’une deuxième mosquée à Médine, connue aujourd’hui sous le nom de masjid al-Nabawi, ou « mosquée du prophète ». D'après la tradition, son emplacement serait celui de la première prière de vendredi effectuée à Médine. Selon cette tradition, prié par les habitants de Médine d’accepter plusieurs terrains, Mahomet, pour ne froisser personne, laissa à sa monture, Qoçoua, le soin de déterminer le lieu d’arrivée en lui relâchant la bride. C’est ainsi qu’après nombre de détours elle s’arrêta enfin sur un large terrain vide et s’agenouilla. C’est sur ce terrain que la mosquée de Médine aurait été bâtie.

 

Le Coran, le livre saint de l'islam, a été révélé sur une période de 23 années.

Le Coran reconnaît l'origine divine de l'ensemble des livres sacrés du judaïsme et du christianisme10, tout en considérant qu'ils sont, dans leurs écritures actuelles, le résultat d'une falsification partielle11 : le Suhuf-i-Ibrahim (les Feuillets d'Abraham), la Tawrat (le Pentateuque ou la Torah), le Zabur de David et Salomon (identifié au Livre des Psaumes) et l'Injil(l'Évangile).

Selon le Coran, pendant les 23 dernières années de sa vie, Mahomet dicte des versets, qu'il reçoit d'Allah par l'intermédiaire de l'ange Gabriel (Jibril), à des fidèles de plus en plus nombreux convaincus par ce nouveau message. 

La hiérarchie musulmane est la suivante : Le muezzin fait l'appel à la prière. L'imam dirige la prière. Le recteur de la mosquée dirige la mosquée. Le cheikh est un sage, un guide. Le mufti est l'interprète de la loi. L'ouléma, ʿâlim (عالِم), est le gardien de la tradition musulmane et homme de référence. Dans le Coran, al-'Alîm (العليم), l'omniscient est l'un des nombreux noms de Dieu. Le molla ou mollah (Ayatollah ou Hodjatoleslam) est un érudit musulman dans des pays dont le langage a une influence perse (arabe : mawlān, مولًى, pl. mawâlin, موالٍ aide ; défenseur ; seigneur). Il est la plus haute autorité pour les chiites.

Jusqu'en 1055, le caliphe détenait le pouvoir temporel (politique et militaire) et spirituel (religieux).

En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum 55.

l n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un membre de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien : en arabe, l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme, il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin, celui qui fait l'appel à la prière, n'est pas un prêtre non plus.

L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles : L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et l'ijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلات [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلة [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite.

  1. al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ;
  2. al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ;
  3. al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ;
  4. al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ;
  5. al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam.

Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes.

 

  • Un muftimoufti ou muphti est un religieux musulman sunnite qui est un interprète de la loi musulmane ; il a l'autorité d'émettre des avis juridiques, appelés fatwas. Il est connaisseur de la religion musulmane et peut être consulté par des particuliers comme par les organes officiels des oulémas afin de connaître la position exacte à adopter sur des questions d'ordre cultureljuridique ou politique afin d'être en conformité avec la religion musulmane.
  • Dans chaque État issu de l'ancien Empire ottoman, le pouvoir nomme un Grand Mufti qui est la plus haute autorité religieuse du pays.
  • Le mufti doit en général passer devant un comité d'oulémas afin que ceux-ci puissent déterminer si celui-ci remplit les conditions suivantes :
  • 1.     maîtriser les principes de la jurisprudence (fiqh) ;
  • 2.     maîtriser la science du hadith ;
  • 3.     maîtriser les objectifs de la charia (Maqasid ach-Chari`a) ;
  • 4.     maîtriser les maximes légales ;
  • 5.     maîtriser l'étude des religions comparatives ;
  • 6.     maîtriser les fondements des sciences sociales ;
  • 7.     maîtriser la langue arabe ;
  • 8.     avoir une connaissance suffisante des réalités sociales1.
  • Pour les chiites, les muftis sont des mollahs.
  •  
  • Le râwî est le transmetteur de hadith, c'est l'un des chaînons de l'isnad. En étudiant l'isnad et la fiabilité des rowwât (pluriel de râwî) le composant, un muhaddith peut évaluer l'authenticité d'un hadith et par extension un recueil qui comprend l'ensemble des traditions relatives aux actes et aux paroles, considérés comme des principes de gouvernance personnelle et collective pour les musulmans, que l'on désigne généralement sous le nom de « tradition du Prophète ». Les hadiths auraient été rapportés par près de 50 000 compagnons.L'arabe : مَسيح, masīḥ, le grec χριστός, christos, l'hébreu מָשִׁיחַ, mašia'h et l'araméen משיחא, meši'ha signifient tous « oint ; consacré »
  • Une république est un régime politique où les fonctions de chef de l'État ne sont pas héréditaires mais découlent d'une élection. Cependant une république n'est pas nécessairement une démocratie (cas des régimes à parti unique ou ayant élu un dictateur), tout comme une monarchie n'est pas nécessairement absolue, cas de la monarchie constitutionnelle et parlementaire.
  • ·         La république est aujourd'hui la forme d'État la plus répandue : sur 193 pays, 136 sont des républiques, 34 des royaumes ousultanats, trois des principautés et neuf des unions ou fédérations qui peuvent mélanger plusieurs formes d’États.
  • Le mot « république » provient du latin res publica qui signifie au sens propre « chose publique » et désigne l’intérêt général puis le gouvernement, la politique et enfin l’État.  Le terme est clairement synonyme de « gouvernement », de « bonne gouvernance ». Une république islamique, indépendamment de la forme démocratique ou non du régime en place, est la forme de gouvernement prise par un État qui n'a pas de monarque et où la gouvernance s'aligne sur le dogme, dans ce cas l'islam, comme c'est le cas en Iran, en Afghanistan ou au Pakistan.
  •  
  • Le terme de république islamique désigne les États possédant une Constitution qui stipule que l'islam est la religion officielle du pays, ou encore d'autres États où le droit musulman s'applique et dont la dénomination officielle comporte la dénomination de République islamique.
  • Certains pays musulmans ne revendiquent pas spécifiquement le caractère islamique de leur état, mais appliquent pourtant la charia. D'autres pays musulmans n'utilisent celle-ci que comme simple référence juridique. Enfin certains pays musulmans revendiquent spécifiquement le caractère islamique de leurs État, religion et législation. Ils sont alors qualifiés d'États islamiques. Les républiques islamiques constituent une partie des États islamiques possèsseur d'une constitution qui institue l'islam comme religion d'État ou/et de la nation (du peuple).
  • De nos jours, on peut dénombrer cinq états islamiques reconnus internationalement en tant que république :
  • ·         République islamique de l'Afghanistan : « Art. 1: Afghanistan is an Islamic Republic {...} » - Constitution de 2004
  • ·         République islamique de l'Iran : « 1er principe : le gouvernement de l’Iran est une République Islamique » - Constitution de 1979
  • ·         République islamique de Maldives : « Art. 7: The religion of the State of the Maldives is Islam {...} » - Constitution de 2008
  • ·         République islamique de Mauritanie : « Art. 5: L'islam est la religion du peuple et de l'Etat » - Constitution de 1991
  • ·         République islamique du Pakistan : « Art. 2: Islam shall be the State religion of Pakistan » - Constitution de 1973
  • Ces théocraties islamiques peuvent affirmer législativement l'application intégrale de la charia (loi islamique), la considérant comme supérieure à toute autre loi humaine. Tandis que d'autres républiques islamiques, plaçant les législations islamiques sous tutelle de leur Constitution, n'appliquent la charia qu'en partie plus ou moins variable selon le pays concerné et son histoire passée.
  • Chaque république islamique a une histoire et un destin particulier. Certaines sont nées naturellement dans des pays musulmans en paix, alors que d'autres sont apparues à la suite d'évènements tragiques. Certaines républiques islamiques ont disparu rapidement, alors que d'autres ont perduré pendant plusieurs dizaines d'années; jusqu'à nos jours. Parmi ces républiques islamiques, on pourrait citer ces exemples historiques :
  • 1.     Perse (actuel Iran) : De la révolution constitutionnelle persane de 1906 est née la première constitution iranienne (inspirée de celle de la Belgique) qui instaure une monarchie constitutionnelle. La constitution de cette république islamique à régime présidentialiste (parlement sous pouvoirs du Shah) stipule qu'aucune loi ne peut aller à l'encontre de la Chari'ah.
  • 2.     Afghanistan : En 1923, le royaume d'Afghanistan succédant peu à peu à l'Émirat d'Afghanistan met en place une constitution instituant une monarchie constitutionnelle. Cette république islamique monarchique (dissoute en 1973) précise dans son article 2 de constitution que « La religion de l'Afghanistan est la religion sacrée de l'Islam. »
  • 3.     Turkestan : Entre 1933 et 1934, la Première République du Turkestan oriental qui fut rapidement renversé par les militaires chinois, se dénommaitRépublique islamique du Turkestan Oriental.
  • 4.     Pakistan : En 1973, et suite à l'adoption d'une 3ème constitution (après celles de 1956 et de 1962), la nouvelle république fédérale se nomme République islamique du Pakistan (constitution actuelle de 1973, amendée en 2012).
  • 5.     Comores : Créée en 1978, la République fédérale islamique des Comores est renversée en 2001. Le 23 décembre 2001, sous direction d'un nouveau régime présidentiel, cette terre d'islam sunnite (à 98%) formée des îles de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli, devient alors Union des Comores.
  • 6.     Iran : En 1979, et suite au renversement du Shah d'Iran par la Révolution iranienne, cet ancien État monarchique devient République islamique d’Iran(constitution actuelle de 1979, amendée en 1989).
  • 7.     Mauritanie : Le 20 juillet 1991, et suite à la relance du processus de démocratisation, est adoptée la constitution de la République islamique de Mauritanie(constitution actuelle de 1991, amendée en 2006).
  • 8.     Afghanistan : En 1992, à la chute du régime communiste (départ de l'armée soviètique), l'État islamique d'Afghanistan a remplacé la République démocratique d'Afghanistan de 1990 . En 1996, les talibans ont institué l'Émirat islamique d'Afghanistan. En 2004, après l'intervention militaire des USA et la chute des talibans, le pays est devenu République islamique d'Afghanistan (constitution actuelle de 2004, non-amendée).
  • 9.     Maldives : Le 7 août 2008, et après celles de 1968 et 1997, une nouvelle constitution est mise en place avec un régime de type présidentiel. Les Maldives est un État souverain indépendant, une république démocratique fondée sur les principes de l'Islam (art. 2 - Constitution actuelle de 2008).
  • L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États, sous la forme de « République islamique ». Il s'agit alors officiellement de la religion d'Etat. Toutefois, ces États ne sont pas les seuls où l'imbrication du civil et du religieux est conforme à ce que veut la charia comme en Arabie saoudite.
  • Il peut se produire une confusion entre Arabes et musulmans, principalement à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et la place centrale qu'occupe la langue arabe dans cette religion. Il y a environ 300 millions d'Arabes, dont la grande majorité est musulmane. En fait, 20 % seulement des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique subsaharienne, et la plus grande population musulmane du monde est enIndonésie. D'importantes communautés existent au NigeriaBangladeshAfghanistanPakistan, en Iran, en Chine, enEurope, dans l'ancienne Union soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a trois millions de musulmans aux États-Unis représentant 1 % de la population américaine et environ 2,1 millions en France selon l'INED et l'INSEE, principalement issus de l'immigration auxquels il faut ajouter les conversions, dont le nombre est très difficile à déterminer d'autant qu'il y a des conversions en sens inverse et des apostats.
  • De nombreux quadragénaires vivent des événements qui peuvent aboutir à une période de stress psychologique ou de dépression, comme la mort de l'être aimé ou un échec professionnel. Toutefois, ces événements peuvent survenir plus ou moins tôt. Dans ce cas, la crise « de la quarantaine » est qualifié de crise de l'âge adulte.

La crise d'adolescence est l'ensemble des troubles (sautes d'humeur, attitudes de défi, opposition aux parents, comportements excessifs…) en rapport avec la phase de transition entre l'âge enfant et l'âge adulte qu’est l'adolescence.

C'est une crise naturelle dans une période de la vie où l'incertitude est présente. L'adolescent subit un changement physique (apparition de poils, développement de la poitrine...) qui peut provoquer un déséquilibre. Moment d'interrogations sur la génitalité, la mort et la filiation, la crise d’adolescence est fréquente dans les sociétés occidentales[réf. nécessaire]. Ce passage correspond à une période d'affrontement mais aussi d'identification et d'adhésion. Un adolescent en pleine crise doit se sentir exister, quitte à faire des erreurs.

Les manifestations de la crise d'adolescence sont diverses : elles peuvent aller de l'irritabilité et des remises en cause, du repli sur soi-même et du sentiment d'incompréhension jusqu'à des comportements tels que violencefugue, prise de droguedélinquance, atteintes corporelles voire tentatives de suicide.

Certaines études semblent indiquer que certaines cultures sont plus sensibles à ce phénomène que d'autres. Une étude notamment a montré une très faible prévalence de cette crise de la quarantaine chez les personnes de culture japonaise ou indienne, mettant en exergue que cette crise a une origine profondément culturelle. Les auteurs de cette étude ont émis l'hypothèse que la « culture de la jeunesse » présente dans la société occidentale expliquerait, au moins en partie cette crise3.

Certains chercheurs ont montré que la quarantaine est le moment de la réflexion et de la remise en question personnelle, mais que ce questionnement ne débouche pas nécessairement sur une crise psychologique.

  • Citations :

« La gouvernance est sage et paternaliste, la politique infantile et malpolie. C'est pour ça que les peuples adultes préfèrent la politique à la gouvernance. »

— Omar Saghi, Soyez polis, dites gouvernance, TEL QUEL N° 596 [1]

« Le premier objectif de la gouvernance est d’apprendre à vivre ensemble et à gérer pacifiquement la maison commune ; d’y assurer les conditions de la survie, de la paix, de l'épanouissement et de l'équilibre entre l'humanité et la biosphère »

— Pierre Calame

« La bonne gouvernance est le chemin le plus sûr pour en finir avec la pauvreté et soutenir le développement ((en) Good governance is the single most important way to end poverty and support development) »

— Kofi Annan

« L’enjeu fondamental de la gouvernance se précise clairement : « Comment un petit groupe de personnes (travaillant à temps partiel) peut-il réussir à superviser, contrôler et orienter les dirigeants d’une organisation à prendre les décisions stratégiques et à protéger et promouvoir les intérêts de ses commettants. » »

— Professeur Yvan Allaire, Ph.D.(MIT) Président du conseil d’administration IGOPP

« La gouvernance devrait être un aiguillon de haute performance, un souffle d’énergie ; elle doit contribuer à la création de valeur durable pour l’organisation. »

— Allaire et Firsirotu, 2003

  • A la Mémoire

La gouvernance est une notion parfois controversée, car définie et entendue de manière diverse et parfois contradictoire. Cependant, malgré la multiplicité des usages du mot, il semble recouvrir des thèmes proches du « bien gouverner ». Chez la plupart de ceux qui, dans le secteur public ou privé, emploient ce mot, il désigne avant tout un mouvement de « décentrement » de la réflexion, de la prise de décision, et de l'évaluation, avec une multiplication des lieux et acteurs impliqués dans la décision ou la construction d'un projet.
Il renvoie à la mise en place de nouveaux modes de pilotage ou de régulation plus souples et éthiques, fondés sur un partenariat ouvert et éclairé entre différents acteurs et parties prenantes, tant aux échelles locales1 que globales et Nord-Sud2,3

On distingue deux principaux types de gouvernance : la gouvernance d'entreprise pour le secteur privé et la gouvernance politique pour la pensée politique et administrative. En gouvernance politique, on parle de gouvernance mondiale ou globale, de gouvernance territoriale ou locale en fonction des échelles de gouvernance abordées.

La gouvernance concerne en particulier :

·         la gestion publique ou collective ou collaborative des biens communs4 ;

·         le gouvernement d'institutions publiques, telles que l'ONU, l'Union européenne, les États, les collectivités locales, l'OCDE, etc. pour la moralisation des échanges, le respect des droits des citoyens, de l'environnement et des ressources naturelles ;

·         la gestion des sociétés par actions, quand les actionnaires ne doivent pas être de simples apporteurs de capitaux ;

·         la gestion des organismes sociaux pour le respect des cotisants et bénéficiaires ;

·         les organisations associatives (ONG, communautés) pour le respect des membres.

 

L'autonomie par rapport au milieu (cf. Claude Bernard) est ce qui caractérise les êtres vivant et les distingue des machines.

  • L'analyse sociologique et l'intervention sociale utilisent aussi beaucoup la notion d’autonomie pour définir dans un sens restreint l'aptitude d'une personne à s'intégrer de manière individuelle dans la société par opposition à la situation d'assistance de la part de tiers et des pouvoirs publics : autonomie des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, des personnes en situation précaire, etc. 

La personne doit faire preuve de savoir-faire lors de l’accomplissement de l’acte. C’est-à-dire qu’elle doit maîtriser les actions faisant partie de l’acte, et pouvoir remédier aux éventuelles situations difficiles. Lors de contacts avec des tiers, elle doit avoir un comportement adapté. Lors du déroulement de l’action, la personne peut rencontrer certains problèmes et cela à différents niveaux: moteur, sensoriel, affectif et cérébral.

 

L'autonomie peut être, dans certains cas, stabilisée ou même renforcée avec un mode de vie.

  • Renforcement mémoire.
  • Renforcement musculaire : les chutes sont la cause principale de fractures avec ou sans complications. Il est fortement recommandé de faire une activité physique régulière, même en institution. Dans les recommandations des bonnes pratiques en EHPAD, le ministère de la santé recommande plus de 30 minutes de marche 3 jours par semaine [1]
  • Renforcement social : sentir une place dans la société et un apport à celle-ci, est essentiel pour garder la motivation à « être bien ».
  • Renforcement communication : Très lié au point antérieur, car la pratique de communiquer va toujours ensemble avec un rapport aux autres. Des solutions plus adaptées érgonomiquement aux personnes âgées commencent à apparaitre, comme des téléphones fixe ou mobile (Doro par exemple [2], des services via un mobile (témo [3] par exemple) ou un opérateur mobile dédié aux seniors, qui propose une combinaisons de téléphones mobiles et de services adaptés (Bazile telecom).

 

Araméen
ארמית Arāmîtܐܪܡܝܐ Oromoyoآرامية Ārāmiya

Pays

Arabie saouditeArménieAzerbaïdjanÉrythréeÉthiopieGéorgieIranIrakIsraëlLibanPalestine,RussieSyrieTurquieYémen,

Nombre de locuteurs

Plus de 400 000[1]

Classification par famille

 

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  • Stèle portant une dédicace en araméen au dieu Salm, ve siècleav. J.-C., trouvée à Tayma en Arabie.
  • L'araméen est un groupe de langues afro-asiatiques. Son nom vient d'Aram[2], une ancienne région du centre de la Syrie.
  • Dans cette famille, l'araméen appartient à la famille sémitique, et plus particulièrement, est une partie de la sous-famille sémitique occidental septentrional, qui comprend également les langues cananéennes telles que l'hébreu et l'ougaritique. L'alphabet araméen a été largement adopté pour les autres langues et est l'ancêtre des alphabets hébreu et arabe moderne.
  • Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite[3], l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ[4],[5], la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud[6]. Toutefois, le judéo-araméen était différent par les caractères et par la grammaire. La longue histoire de l'araméen et son utilisation diversifiée et généralisée a abouti à la création de nombreux dialectes, parfois considérés comme des langues. Ainsi, il n'y a pas eu une langue araméenne statique, chaque époque et chaque zone géographique a plutôt eu sa propre variété. L'araméen a été retenu comme langue liturgique par certaines églises chrétiennes orientales, sous la forme du syriaque, variété araméenne dans laquelle a été diffusé le christianisme oriental. Ces communautés la parlant ou parlant une autre forme d'araméen comme langue vernaculaire.
  • L'araméen moderne est parlé aujourd'hui comme première langue par de nombreuses petites communautés éparses et en grande partie isolées, chrétiennesjuives, et par les groupes ethniques mandéens de l'Asie occidentale[7] — les plus nombreux, les Assyriens, sous la forme de l'assyrien néo-araméen et du chaldéen néo-araméen — ; ils ont tous conservé l'utilisation d'une langue véhiculaire dominante, malgré les transferts linguistiques.
  • Les langues araméennes sont considérées comme langues en voie de disparition[réf. souhaitée].

·Sommaire

Importance historique de l'araméenModifier

Au vie siècle av. J.-C., l'araméen était la langue administrative de l'Empire perse. Du iiie siècle jusqu'à 650 apr. J.-C., c'était la principale langue écrite du Proche-Orient. Elle a donné son nom à l'alphabet araméen avec lequel elle était écrite. L'araméen pouvait servir de langue véhiculaire ou lingua franca[8].

Une des plus grandes collections de pièces en araméen achéménide, au nombre de 6 000 lisibles (correspondant à environ 500 textes déchiffrés), est celle des tablettes des fortifications de Persépolis[9],[10].

L’araméen était la « langue de relation » de cette époque, la langue de l’éducation et du commerce. Au viiie siècle av. J.-C., on parlait couramment l’araméen de l’Égypte à l’Asie majeure, jusqu’au Pakistan, et c’était la principale langue des grands empires d’Assyrie, de Babylone et, plus tard, de l’empire chaldéen ainsi que du gouvernement impérial de la Mésopotamie. L’araméen s’est également répandu en Israël, supplantant l’hébreu comme langue la plus couramment parlée entre 721 et 500 avant J.-C. Une grande partie de la loi judaïque a été créée, débattue et transmise en araméen, et c’est aussi la langue à la base du Talmud.

Jésus aurait parlé et écrit ce qu’on désigne aujourd’hui comme l’araméen occidental, le dialecte des Juifs de cette époque. Après la mort du Christ, les premiers chrétiens ont rédigé certaines Écritures en araméen, relatant la vie de Jésus et propageant sa parole dans cette langue, dans de nombreux pays.

Langue historiquement employée pour exprimer des idées religieuses, l’araméen constitue un lien entre le judaïsme et la chrétienté. Le professeur Franz Rosenthal a écrit, dans le Journal of Near Eastern Studies (traduction libre) : « À mon avis, l’histoire de l’araméen représente le triomphe, pur et simple, de l’esprit humain incarné dans la langue (qui est la forme la plus directe de l’expression de l’esprit)… [Cette langue] réussissait, avec force, à promulguer les questions spirituelles »[11]

GroupeModifier

Les trois groupes dialectaux actuels sont :

L'arabe, l'hébreu et le persan ont emprunté de nombreux mots à l'araméen.

PropagationModifier

Les papyrus araméens d’Éléphantine, témoins de la vie d'une communauté juive en Égypte à l'époque achéménide, constituent un autre important corpus de textes.

Communauté juive

Article détaillé : Judéo-araméen.

Le Livre de Daniel et le Livre d'Esdras sont écrits en partie en araméen.

Parmi les manuscrits de Qumran, une centaine est constituée de textes rédigés en araméen, notamment des traductions de la Bible (targoums)[12].

Le Targoum Onkelos, attribué traditionnellement à Onkelos le Prosélyte, est la traduction officielle de la Torah utilisée par la communauté juive. L'araméen était également la langue employée par les rabbins qui ont participé à l'écriture du Talmud de Babylone et du Talmud de Jerusalem, langue dans laquelle les deux Talmuds furent rédigés intégralement. Seule la Mishnaest rédigée en hébreu. Ainsi un étudiant talmudique digne de ce nom a souvent de meilleures connaissances en araméen qu'en hébreu moderne.

Époque de Jésus

Les dialectes araméens parmi les langues sémitiques de l'Antiquité[Quand ?]

On pense que l'araméen était la langue usuelle en Judée du temps de Jésus de Nazarethet le resta dans toute la région puisque Mani prêchait en araméen, bien que certains historiens estiment que le grec s'était répandu à tout le pourtour de la Méditerranée[réf. nécessaire].

On estime que Jésus de Nazareth a prêché en araméen[13].

Une phrase attribuée à Jésus, « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » est rapportée par une transcription différente dans l'évangile selon Marc et l'évangile selon Matthieu.

Le texte de Westcott-Hort (en) rend cette citation ainsi :

  • Dans Matthieu 27:46 : « ελωι ελωι λεμα σαβαχθανι[14] » (« elôi, elôi, lema sabachthani »).
  • Dans Marc 15:34 : « ελωι ελωι λαμα σαβαχθανι[15] » (« elôi, elôi, lama sabachthani »).

Le Codex Bezae, les versions du Stephanus New Testament (1550) et Scrivener New Testament (1894) donnent une autre version de Matthieu 27:46 : « ηλι ηλι λαμα σαβαχθανι[16] » (« êli, êli, lama sabachthani »). Cette transcription en grec du passage de Matthieu, ηλι, est plus proche de l'hébreu officiel de l'époque.

La TOB met en note sur les deux versets qu'il s'agit d'une citation en araméen de Psaumes 22:2 (en hébreu, אֵלִי אֵלִי לָמָה עֲזַבְתׇנִי) ( Eli, Eli, lama azavtani ) « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ». La Bible de Jérusalem met en note sur le verset de Marc 15:34 : « Jésus a dû prononcer en araméen, Élahî, transcrit Élôï, peut-être sous l'influence de l'hébreuÉlohim. » Ces deux traductions transcrivent Éli (Eli) pour Matthieu, et Élôï (Eloï) pour Marc.

RACHB"I

Le Zohar, livre ésotérique juif, qui selon certaines sources aurait été écrit en Israël au IIe siècle par le Rabbi Shimon bar Yohaï[17], selon d'autres, il aurait été écrit par une multiplicité d'auteurs réunis en « cercles » kabbalistiques disséminés dans l'entourage de Moïse de Léon au XIIIe siècle [18]. Il est rédigé en araméen[19].

De nos jours

Traitement de texte

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Le premier logiciel de traitement de texte en langue araméenne a été élaboré en 1986-1987 au Koweït par Sunil Sivanand, un jeune professionnel des technologies de l'information qui est maintenant directeur général et ingénieur en chef chez Acette, une société implantée à Dubaï. Le projet avait été parrainé par Daniel Benjamin, qui était à la tête d'un groupe de personnes qui s'efforcent de préserver et de faire revivre la langue araméenne.

Le peuple araméen

Depuis la seconde partie du xxe siècle, la majorité des Araméens vit dans la région du Proche-Orient[20].

 

 

 

 

  • Aram, une ancienne région du centre de la Syrie.
  • l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ[4],[5], la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud[6]. *1 ETERNEL 2 L'UN 
  • L'arabe : مَسيح, masīḥ, le grec χριστός, christos, l'hébreu מָשִׁיחַ, mašia'h et l'araméen משיחא, meši'ha signifient tous « oint ; consacré »
  •  ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, seigneur (sayyid)-voyage d’affaires-
  • Abdallah épousa Amina, fille de Wahb. Āmina bint Wahb (arabe : آمنة بنت وهبconfiante, sereine), est la mère de Mahomet, prophète de l'islam et l'épouse de `Abdullah, le père de Mahomet. Āmina naît à La Mecque, elle est la fille de Wahb ibn 'Abd Manaf (en)[1], seigneur (sayyid) du clan des Banu Zuhra, de la tribu de Quraysh, et de Kibara bint ‘Abd al-‘Uzza[2]. Elle épouse dans sa jeunesse ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, seigneur (sayyid) du clan hachémite de la tribu deQuraysh[3].
  • Peu après leurs épousailles, ‘Abd Allāh, parti en voyage d’affaires au Cham (actuelleSyrie), mais tombe gravement malade et décède, deux mois environ avant la naissance de son fils.

  •  
  • En 570, Abdallah partit en visite à Yathrib (actuelle Médine), mais mourut sur le chemin du retour à la Mecque. Il fut inhumé sur place, et la nouvelle fut portée à son père Abd al-Muttalib et à sa femme enceinte de Mahomet.
  • Selon la tradition, Āmina donne naissance à Mahomet à La Mecque le 12 du mois de Rabi` al-Awwal, pendant l’année de l’éléphant (‘ām al-fīl) qui, correspond à l’an 571. Elle l’allaite quelques jours puis le confie, selon la coutume, à une nourrice,Halimah bint Abi Dhuayb (en) qui l’élève jusqu’à l’âge de quatre ans, âge auquel elle le ramène au domicile maternel. En 577, elle voyage avec l’enfant à Médine pour visiter sa famille mais elle meurt sur le chemin de retour vers La Mecque, dans la région d’al-Abwā’, non loin de Médine, et est enterrée là-bas, laissant Mahomet orphelin dès l’âge de 6 ans. Pour les musulmans, elle est considérée comme la plus noble et la plus vertueuse des femmes qurayshites de son temps.

    Abd Allah ibn Abd al-Muttalib (v. 545 - 570) (en arabe ‘abd ’Allah signifie serviteur de Dieu), fils d’Abd al-Muttalib et frère d’Abû Tâlib, était le père de Mahomet. Il mourut avant la naissance de son fils et sa veuve, Amina, mourut en 577 quand l’enfant n’avait que six ans ; il fut élevé par son grand-père Abd al-Muttalib et son oncle Abû Tâlib.

  • Bahira (arabe : بحيرى) est un moine chrétien (arien ou nestorien) arabe. D'après la tradition musulmane que l'on peut trouver dans les récits de Ibn Hisham, Ibn Sa'd al-Baghdadi et de Tabari, il découvrit la « marque du prophète » entre les deux omoplates de Mahomet alors que celui-ci était âgé de 9 ou 12 ans et qu'il accompagnait son oncle Abu Talib en Syrie à Bosra dans un trajet caravanier Mecquois à des fins commerciales. Lorsque la caravane passa devant lui, il invita tous les commerçants à une fête. Ils acceptèrent l'invitation mis à part Mahomet qui devait garder les chameaux mais le Bahira insista pour qu'il se joigne à eux5. Ce sont les stigmates sur le corps de Mahomet que remarqua le moine, ainsi que le nuage qui le suivait, lui faisant ombrage pendant toute la durée de la journée, qui lui indiquèrent que le jeune garçon allait devenir un « prophète ».
  • Ce fut au moment de remettre en place la Pierre Noire que le désaccord entre les clans fut le plus violent. Chaque clan voulait obtenir cet honneur. Les esprits étaient échauffés et les gens commencèrent à vouloir résoudre la querelle par les armes. Ils furent vite sur le point de se battre.

    Quatre ou cinq nuits passèrent, dans une tension extrême. Une alliance se forma entre le clan des Abd ad-Dâr et celui des Adî ibn Ka'b pour combattre jusqu'au bout ; l'alliance fut scellée par le sang. Quelques sages tentèrent néanmoins de désamorcer le conflit. Une réunion fut organisée dans la mosquée elle-même et l'on discuta de la manière de résoudre l'affaire à l'amiable. Ce n'était toutefois pas facile. Le doyen des Quraysh, Abu Umayya ibn al-Mughîra, émit une suggestion qui fit l'unanimité : il suggéra qu'on demande au premier homme à entrer dans la mosquée d'arbitrer la dispute, et que tous se soumettent à son jugement.

    Le premier homme à entrer ne fut autre que Muhammad http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gif. Il n'avait encore reçu aucune révélation et ignorait sa mission prophétique. Cependant, il était respecté de tous pour son intégrité et sa justice. La satisfaction fut donc unanime lorsqu'il apparut. Les gens dirent : « C'est l'homme digne de confiance, al-amîn, et nous l'acceptons comme arbitre. » Ils lui soumirent leur querelle, et il reconnut immédiatement qu'il s'agissait d'une question très sensible, nécessitant beaucoup de tact. Il leur demanda d'apporter une pièce d'étoffe et de désigner un représentant de chaque clan.

    Lorsqu'ils eurent obéi, il plaça la Pierre Noire sur l'étoffe et demanda à ces représentants des clans de la soulever tous ensemble, avec la Pierre Noire dessus, et de porter ainsi cette dernière à sa place. Lorsqu'ils l'eurent apportée jusqu'à son emplacement exact, il l'y plaça lui-même et l'y scella. Tous étaient satisfaits de cette solution qui garantissait qu'aucun clan ne pourrait revendiquer à lui seul l'honneur d'avoir remis en place la Pierre Noire. Chacun avait sa pair dans cet honneur. En outre, cette solution éleva le statut de Muhammad parmi les siens.

  • Constitution de Médine

    Le texte connu sous le nom de constitution de Médine, appelée également charte de Médine est tiré du livre d'Ibn Ishaq, dans lequel il figure sous le titre : « Le pacte entre les Émigrés et les Ansars et la réconciliation avec les juifs ». Ce pacte de paix définit les droits et les devoirs des musulmans, des juifs et des autres communautés arabes tribales de Médine, pendant la guerre qui les opposaient aux Koraïchites.

    Sommaire

  • 1 Dispositions
  • 2 Notes et références
  • 3 Voir aussi
  • Dispositions

    Clauses en rapport avec les musulmans et les croyants monothéistes

  • Les musulmans koraïchites et de Yathrib (Médine) et ceux qui les suivirent et luttèrent avec eux forment une seule communauté à part.
  • Tous les musulmans quelles que soient leurs tribus ou clans partagent entre eux le prix du sang, payent la rançon des captifs selon le bon usage et l'équité.
  • Les croyants monothéistes ne délaissent jamais un endetté qui a la charge d'une famille; ils lui donnent des fonds destiné à payer le prix du sang ou le rachat d'un captif.
  • Tous les croyants monothéistes devront s’unir contre quiconque étant rebelle ou cherchant à promouvoir l’hostilité ou la sédition, quels que soient leurs liens familiaux ou tribaux.
  • Aucun croyant monothéiste ne doit en tuer un autre, ou soutenir un non croyant au détriment d’un croyant.
  • La protection de Dieu est sur tous les croyants monothéistes, indépendamment de leur classe ou de leur origine tribale.
  • Les croyants monothéistes doivent s’entraider.
  • Il est défendu à un croyant monothéiste ayant consenti à ce qui est écrit dans ce texte et cru en Dieu et au jour du jugement de secourir un criminel ou de l’héberger. S'il le fait, il sera maudit par Dieu au jour de la résurrection, sans pitié, et l'on n'acceptera de lui ni compensation, ni indemnité.
  • Les juifs ne font qu’une communauté avec les croyants.
  • Les juifs peuvent continuer de professer leur religion et la liberté de pratiquer leur religion est garantie.
  • Tout juif qui adhère à cette charte doit avoir l’aide et l’assistance des croyants et tous les droits des croyants doivent lui être donnés.
  • Chaque tribu et chaque clan juif est responsable de son prix du sang, de ses taxes de châtiment et de ses payements de rançon.
  • Clauses en rapport avec les juifs

  • Les juifs ne font qu’une communauté avec les croyants.
  • Les juifs peuvent continuer de professer leur religion et la liberté de pratiquer leur religion est garantie.
  • Tout juif qui adhère à cette charte doit avoir l’aide et l’assistance des croyants et tous les droits des croyants doivent lui être donnés.
  • Chaque tribu et chaque clan juif est responsable de son prix du sang, de ses taxes de châtiment et de ses payements de rançon.
  • Clauses communes à tous

  • Les juifs et les croyants monothéistes de Médine ont un pacte de défense mutuelle entre deux groupes. Pour honorer ce pacte, ils doivent en payer le coût nécessaire.
  • Les juifs et les croyants monothéistes de Médine se conseilleront et leurs relations mutuelles doivent être fondées sur la droiture, alors que le péché est interdit.
  • Aucun des juifs ou des croyants monothéistes ne doit commettre de péchés portant préjudice à l’autre groupe.
  • Si les juifs font du tort aux croyants monothéistes ou si ceux-ci font du tort à ceux-là, alors le parti lésé doit être aidé.
  • Médine doit rester un lieu sacré et inviolé pour tous ceux qui joignent la charte, à l’exception de ceux qui ont commis une injustice ou un crime.
  • Tous les participants à cette charte doivent boycotter les Koraïchites non-musulmans de La Mecque.
  • Tous les participants à cette charte doivent défendre Médine de toute attaque étrangère.
  • Aucune clause de cette charte ne doit interdire à aucun parti de demander un châtiment légal.
  • Aucun participant à cette charte ne peut déclarer une guerre sans la permission du prophète de l'islam Mahomet.
  • Chaque fois qu’un désaccord s’élève entre deux participants à cette charte, le désaccord doit être soumis à Dieu et à Son messager pour arbitrage.
  •  

    Notes et références

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    Pacte de Najran

     

    Sommaire

  • 1 Le traité: traité
  • 2 Texte du traité
  • 3 Voir aussi
  • 4 Notes
  • Le traité: traité

    L'expansion du jeune état islamique atteignant le Yémen, une délégation de 70 chrétiens dont 14 notables vivant dans la communauté de Najran, à quelque 600 km de Médine, la cité où vivait Muhammed, se rendirent chez lui en l'an 631, soit un an avant sa mort. Il les laisse prier dans la mosquée en s'orientant vers l'orient1. Le traité de l'an 10 fut négocié à égalité entre deux puissances, l'une artisanale (Najran), l'autre militaire (Médine) selon Lammens2.

    Les entretiens entre les représentants d'une communauté monothéiste avec le fondateur d'une autre durèrent trois jours. Ils permirent d'expliciter une fois pour toutes le modèle de l'éthique musulmane vis-à-vis de "l'autre" en religion. Les conditions qu'acceptent les chefs chrétiens, sont de fournir tous les six mois 1000 habits onciaux plus 30 cuirasses et 30 lances en cas d'expédition musulmane au Yemen. Moyenant quoi, ils seront les protégés de l'Etat musulman3.

    La rencontre avec les chrétiens de Najran évoquée ci-dessus ne fut pas, loin de là, un événement isolé dans la vie de Mahomet, qui témoigne constamment de la permanence de ses relations inter-religieuses. Un pacte antérieur conclu avec les chrétiens du Sinaï au monastère de Sainte Catherine (charte des privilèges)[réf. nécessaire], et dont la documentation existe encore aujourd'hui, en apporte la preuve.

    Texte du traité

    « “Au nom de Dieu clément et miséricordieux.”
    Charte de protection donnée par Dieu et son apôtre à ceux qui ont reçu le Livre (sacré), aux chrétiens qui appartiennent à la religion de Najran ou à toute autre secte chrétienne. Il leur a été écrit par Mahomet, envoyé de Dieu près de tous les hommes, en gage de protection de la part de Dieu et de son apôtre, et afin qu’il soit pour les musulmans qui viendront après lui un pacte qui les engagera, qu’ils devront admettre, reconnaître pour authentique et observer en leur faveur. Il est défendu à tout homme, fût-il gouverneur ou détenteur d’autorité, de l’enfreindre ou de le modifier. Les Croyants ne devront pas être à la charge des chrétiens, en leur imposant d’autres conditions que celles qui sont portées dans cet écrit. Celui qui le conservera, qui le respectera, qui se conformera à ce qui y est renfermé, s’acquittera de ses devoirs et observera le pacte de l’apôtre de Dieu. Celui qui, au contraire, le violera, qui s’y opposera, qui le changera, portera son crime sur sa tête ; car il aura trahi le pacte de Dieu, violé sa foi, résisté à son autorité et contrevenu à la volonté de son apôtre : il sera donc imposteur aux yeux de Dieu. Car la religion que Dieu a imposée, et le pacte qu’il a fait, rendent la protection obligatoire.

     

     

    Celui qui n’observera pas ce pacte, violera ses devoirs sacrés, et celui qui viole ses devoirs sacrés n’a pas de fidélité et sera renié par Dieu et par tous les croyants sincères. La raison pour laquelle les chrétiens ont mérité d’obtenir ce pacte de protection de Dieu, de son envoyé et des croyants, est un droit qu’ils se sont acquis, et qui engage quiconque est musulman, d’obtenir cette charte établie en leur faveur par les hommes de cette religion et qui force tout musulman à y avoir égard, à lui prêter main-forte, à la conserver, à la garder perpétuellement et à la respecter fidèlement.

  • la protection de Dieu et la garantie du prophète Mahomet, envoyé de Dieu, s'étendent sur Najran et alentours, soit sur leurs biens, leurs personnes, la pratique de leur culte, leurs absents et présents, leurs familles et leurs sanctuaires, et tout ce qui grand et petit, se trouve en leur possession
  • aucun évêque ne sera déplacé de son siège épiscopal,
  • ni aucun moine de son monastère,
  • ni aucun prêtre de sa cure,
  • aucune humiliation ne pèsera sur eux,
  • ni le sang d'une vengeance antérieure à la soumission,
  • ils ne seront ni assemblés ni assujettis à la dîme,
  • aucune troupe ne foulera leur sol
  • et lorsqu'un d'eux réclamera son dû,
  • l'équité sera de mise parmi eux
  • ils ne seront ni oppresseurs ni opprimés
  • et quiconque d'entre eux pratiquera dans l'avenir l'usure, sera mis hors de ma protection
  • aucun homme parmi eux ne sera tenu pour responsable de la faute d'un autre »
  •  

    Cinq principes

    Ce discours mémorable définit cinq principes fondamentaux. Deux de ces principes portent sur l'individu tandis que les trois autres affectent la structure de la société musulmane. En effet, l'islam forge le caractère du musulman sur la base de deux principes fondamentaux. Premièrement, l'islam rompt tous les liens qu'un musulman avait avec l'ignorance ou jâhiliyya, ses idoles, ses usages, ses transactions financières, ses pratiques usuraires, etc., car l'adoption de la religion musulmane implique que le musulman entame une nouvelle vie en rupture totale avec les erreurs du passé.

    Le second principe est de se préserver de toute forme de péché. Les effets du péché sont beaucoup plus graves que tous les dangers que peut représenter l'ennemi sur le champ de bataille. Toutes les catastrophes de cette vie sont causées par nos péchés, qui nous feront également souffrir dans l'au-delà. Le Prophète indique aussi clairement qu'il n'entend pas par péché la réversion à l'idolâtrie. Une personne intelligente qui a eu connaissance de la foi basée sur l'unicité divine ne s'abaissera jamais à attribuer explicitement des partenaires à Dieu. Malgré cela, le Démon ne renonce pas à tenter d'attirer les gens vers le péché afin de les égarer encore davantage.

    Le Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifdéfinit en outre trois principes sur lesquels est fondée la communauté musulmane. Le premier est le lien de fraternité qui forge les relations entre tous les musulmans. C'est cette fraternité qui fait que chaque musulman est prêt à soutenir et à aider chaque autre musulman autant qu'il le peut. Le second de ces principes est le soutien aux faibles, de sorte que leur faiblesse ne rende pas vulnérable la société entière. On notera en particulier l'accent mis par le Prophète sur la bonté et la justice envers les femmes.

    Enfin, le troisième de ces principes est la coopération entre l'autorité officielle et les membres de la société musulmane afin de parvenir à une mise en oeuvre adéquate des principes de justice. Le résultat conjugué de ces cinq principes est la mise en pratique du Coran et de la Sunna : d'où l'insistance du Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifpour que ses compagnons s'y attachent fermement et les mettent en oeuvre dans leur vie. Malgré sa brièveté, ce discours du Prophète contient tous les principes nécessaires à la formation du croyant parfait et de la société musulmane parfaite. C'est pourquoi le Prophète tenait à faire comprendre à ses auditeurs qu'il avait transmis son message et accompli sa mission, en prenant Dieu à témoin à plusieurs reprises.

    Le pèlerinage du Prophète fut la seule fois où il accomplit ce devoir religieux depuis qu'il avait été prescrit par Dieu. L'accomplissement de ce pèlerinage permettait aux musulmans de suivre son enseignement pratique à propos de toutes les facettes de l'islam. Plusieurs indices suggéraient que la mission du Prophète touchait à sa fin. Jusqu'alors, les musulmans avaient été habitués à avoir le Messager de Dieu parmi eux : il était directement guidé par Dieu et leur expliquait la voie à suivre à chaque fois qu'un problème se présentait.

    Pour eux, la perspective de poursuivre leur vie sans le Prophète était inimaginable. Le Prophète était cependant conscient que cette issue était inéluctable, et s'efforçait donc de les préparer à cette éventualité. Nous avons vu comment le Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifdit adieu à son compagnon Mu'adh ibn Jabal qu'il avait nommé gouverneur du Yémen : lorsque Mu'adh s'apprêtait à quitter Médine, le Prophète lui dit qu'il ne le verrait peut-être plus mais qu'il passerait peut-être devant sa mosquée et sa tombe. Cet avertissement fut donné peu de temps avant le départ du Prophète pour le pèlerinage.

    Quand il prononça son sermon essentiel le jour où tous les pèlerins devaient être réunis à 'Arafat, il commença par dire à ses compagnons : « Écoutez mes paroles, car je ne sais pas si je vous rencontrerai encore en ce lieu après cette année. » Ce discours du Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gif, soulignant les principes essentiels de l'islam et les fondements de la société musulmane, était un sermon d'adieu destiné à rappeler les valeurs sans lesquelles aucune société musulmane ne peut exister. Après chaque point de son discours, le Prophète demandait à ses compagnons : « Ai-je transmis mon message ? »

    C'était là l'attitude d'un homme, d'un prophète, qui comprenait parfaitement la valeur de son message et tenait à le transmettre intégralement aux gens afin qu'ils puissent le mettre en oeuvre dans leur vie de tous les jours. Quand ses auditeurs lui répondaient qu'il avait transmis son message, le Prophète en prenait Dieu à témoin. Si le message avait bien été transmis et si la religion qu'il représentait était complète, la mission du Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifétait donc terminée.

    C'est pourquoi lorsque, durant son pèlerinage, le Prophète récita à ses compagnons le verset qui lui avait été révélé : « Aujourd'hui, J'ai amené votre religion à son point de perfection ; Je vous ai accordé Ma grâce tout entière et J'ai agréé l'islam pour vous comme religion » (5.3), le sens en était parfaitement clair. 'Umar ibn al-Khattâb, qui était peut-être celui des compagnons du Prophète qui percevait les choses avec la plus grande acuité, était en larmes en écoutant le Prophète réciter ce verset. Comme ses compagnons lui en demandaient la raison, il répondit : « Seule l'imperfection peut faire suite à la perfection. » On peut imaginer qu'il avait le pressentiment que la vie du Prophète touchait à sa fin.

    De fait, plusieurs propos du Prophète et divers incidents pouvaient suggérer aux plus perspicaces que cette grande et noble vie approchait de sa conclusion. Ainsi, lorsque le Prophète alla accomplir le rite de la lapidation à al-'Aqaba, il dit à la foule immense des pèlerins qui l'entourait : « Apprenez de moi vos rites car je n'accomplirai peut-être plus jamais le pèlerinage après cette année. »

    En outre, la sourate intitulée « Le Secours » fut révélée au Prophète le second jour de son séjour à Minâ. On peut la traduire ainsi : « Lorsque le secours de Dieu et Sa victoire viendront, lorsque tu verras les hommes embrasser en masse Sa religion, célèbre alors les louanges de ton Seigneur et implore Son pardon, car Il est toute mansuétude et toute compassion ! » Deux des compagnons du Prophète les plus érudits, 'Umar ibn al-Khattâb et Abdullâh ibn Abbâs, le cousin du Prophète, comprirent que la révélation de cette sourate annonçait au Prophète que sa vie sur terre s'achèverait bientôt.

    Une autre indication de l'événement à venir avait eu lieu plus tôt la même année. Pendant le ramadan, le Prophète avait l'habitude de passer dix jours à la mosquée pour se consacrer totalement au culte. Chaque année, l'ange Gabriel lui apparaissait pendant le mois de ramadan et ils récitaient le Coran. Cette année-là, le Prophète passa vingt jours du ramadan à la mosquée, et récita le Coran en entier avec Gabriel deux fois de suite.

    A l'époque où tous ces indices donnaient à penser que la fin de la mission du Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifapprochait, l'Arabie tout entière était loyale à l'islam. Alors que de nombreuses parties de l'Arabie étaient profondément transformées par le passage des anciennes croyances païennes à l'islam, la religion au monothéisme le plus pur, le Prophète était conscient qu'un changement inverse était fort peu probable. Certains facteurs ou certaines circonstances peuvent conduire à une apostasie de l'islam, comme ce fut parfois le cas après la mort du Prophète, mais de telles tentatives ne pouvaient qu'échouer. Une fois que la foi claire, fondée sur l'unicité divine, pénètre dans le coeur des gens, elle ne peut en être facilement chassée.

    Tel est le contenu du "pacte de Najran" après la soumission des chrétiens à l'autorité du prophète de l'islam"

     

     

    Un discours capital

    Le huit du mois de dhûl-hijja, le Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifquitta La Mecque à midi, monté sur sa chamelle, pour se rendre à Mina où il passa la nuit. Le matin, il accomplit à Mina la prière de fajr avant de partir pour Arafat après le lever du soleil. À Arafat, toujours monté sur sa chamelle, il prononça un discours très important. Un homme à la voix forte, Rabî'a ibn Umayya ibn Khalaf, se tenait près de la chamelle du Prophète et répétait chaque phrase qu'il disait afin que toute l'assistance puisse entendre. Le discours prononcé par le Prophète ce jour-là, définissant la nature de la communauté musulmane, fut le point culminant de son pèlerinage.

    Comme toujours, le discours commença par la louange et la glorification de Dieu. Puis le Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifpoursuivit : « O gens, écoutez mes paroles, car je ne sais pas si je vous rencontrerai encore en ce lieu après cette année. Ô gens, savez-vous quels sont ce mois, ce jour et cette cité ? » Les gens répondirent : « Nous sommes un jour sacré, dans un mois sacré, dans une cité sacrée. » Il poursuivit : « Sachez donc que votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés pour vous, jusqu'à ce que vous rencontriez votre Seigneur, comme sont sacrés ce jour, ce mois et cette cité où vous êtes. Vous rencontrerez assurément votre Seigneur et Il vous interrogera assurément sur vos actions. Ai-je transmis mon message ? »

    Ils répondirent : « Oui. » Il poursuivit : Seigneur, sois témoin. Celui à qui un dépôt a été confié doit le rendre à son propriétaire. Toutes les transactions usuraires conclues au temps de l'ignorance sont abrogées. Vous avez droit à votre capital : vous ne faites pas subir et vous ne subissez pas d'injustice. Dieu a décrété qu'il n'y aura plus d'usure. Les premières transactions usuraires que j'abroge sont celles de mon oncle al-'Abbâs ibn Abd al-Muttalib. Toutes les vengeances du sang sont abolies. La première vengeance du sang que j'abolis est celle de Âmir ibn Rabî'a ibn al-Hârith. Ai-je transmis mon message ?

    Les gens dirent : « Oui, certes. » Il poursuivit : Seigneur, sois témoin. O gens, le décalage des mois sacrés est un excès de mécréance, par lequel les négateurs sont égarés. Ils déclarent le décalage permis une année et interdit une autre année afin de se conformer en apparence au nombre de mois que Dieu a déclarés sacrés et de rendre licite ce que Dieu a interdit. Le temps est désormais rétabli dans la forme qu'il avait lorsque Dieu a créé les Cieux et la Terre. Le nombre des mois est pour Dieu de douze, dont quatre sont sacrés, trois mois consécutifs et un mois seul : dhûl-qïda, dhûl-hijja, muharram et rajab, qui tombe entre jumâda et sha'bân. Telle est la loi éternelle de Dieu. Ne commettez donc pas de péché contre vous-mêmes en ce qui concerne ces mois. Quand je ne serai plus là, ne revenez pas à la mécréance en vous entretuant. Ai-je transmis mon message ?

    Les gens répondirent : « Oui, certes. » Le Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifcontinua son discours : Seigneur, sois témoin. Ô gens, vous avez des devoirs envers vos femmes et elles ont des devoirs envers vous. Il est de leur devoir de ne faire entrer personne chez vous contre votre gré : si elles le font, Dieu vous a permis de déserter leur lit et de les frapper légèrement. Si elles cessent, elles ont droit à être nourries et vêtues selon l'usage. Vos femmes sont à votre charge, elles dépendent de vous. Vous les avez prises en vous engageant devant Dieu, et vous avez rendu licites vos relations avec elles par la parole de Dieu. Craignez donc Dieu dans votre attitude envers les femmes et traitez-les bien. Ai-je transmis mon message ?

    Ils répondirent : « Oui, certes. » Le Prophète http://islammedia.free.fr/Pages/Muhammed/Images/saws.gifpoursuivit : Seigneur, sois témoin. Ô gens, les croyants sont frères. Vous n'avez droit à rien de ce qui appartient à votre frère à moins qu'il ne le donne de son plein gré. O gens, votre Seigneur est un et votre père est un. Vous êtes tous les enfants d'Adam et Adam a été créé de poussière. Le plus noble d'entre vous est le plus pieux. Aucun Arabe n'est supérieur à un autre Arabe, sauf par la piété. Ai-je transmis mon message ?

    Ils répondirent : « Oui, certes. » Il poursuivit : Seigneur, sois témoin. Ô gens, Satan a renoncé à tout espoir d'être adoré ici, sur votre terre. Il se satisfait cependant d'être obéi en ce que vous considérez comme des futilités. Préservez-vous de lui, de crainte qu'il ne corrompe votre foi. Je vous ai laissé ce qui vous empêchera de vous égarer si vous le suivez : quelque chose de clair et simple, le Livre de Dieu et la Sunna de Son Prophète. On vous interrogera à mon sujet. Que direz-vous ?

    Ils répondirent : « Nous témoignons que tu as transmis ton message intégralement et que tu t'es acquitté de ta mission en toute sincérité. Le Prophète leva le doigt vers le ciel puis le baissa pour montrer les gens rassemblés, tout en disant : « Seigneur, sois témoin. Seigneur, sois témoin. » Le Prophète dit ensuite : « Que ceux qui sont présents transmettent ce que j'ai dit aux absents. Il se peut que ceux qui l'apprendront de cette manière le comprennent mieux que ceux qui l'ont écouté. » Ainsi le Prophète conclut-il ce discours essentiel.

L'émir des Croyants, Aboû Hafs Omar Ibn Al-Kattab  a dit: J`ai entendu l'Envoyé de Dieu  dire:
« Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention.
Celui qui a accompli l'émigration pour plaire à Allâh et à Son Envoyé, son émigration lui sera comptée comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l'a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son émigration lui sera comptée selon ce qu`il recherchait. »

 

Al Islam, Al Imane wa Al Ihsane.

 

Omar  a dit encore :
"Un jour, nous étions assis chez l`Envoyé de Dieu  et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le connaissait. Il prit alors place, en face du prophète . Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:
- « Ô Mohammed, informe moi sur l`Islam »
L'Envoyé de Dieu  dit alors:
- « L'Islam consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser l’aumône (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadan, ainsi que le pèlerinage à la Maison d`Allah si les conditions de voyage rendent la chose possible. »
- L'étranger lui répondit: « Tu as dit vrai », et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation, puis, il reprit « Informe moi sur la Foi ».
- Le Prophète répliqua : « La foi consiste en ce que tu dois croire à Allah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Prophètes, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal. » 
- L`homme lui dit encore: « Tu as dit vrai » et il reprit: « Fais-moi connaître la vertu », et le Prophète lui répondit:
- « La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes Lui te voit. »
- L`homme lui dit encore: « Informe moi sur l`Heure (du Jugement Dernier) », et le Prophète lui répondit :
- « Sur l`heure du jugement, l`interrogé n`est pas plus savant que celui qui le questionne. »
Là-dessus, l`homme lui dit: « Informe moi sur les signes précurseurs », et le Prophète lui répondit:
- « Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse, et quand tu verras les vas-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, rivaliser dans l’élévation des constructions. »
Là-dessus, l`homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète dit:
- « Ô Omar, sais-tu qui m`a interrogé ? » 
- « Non », répondis-je ! « Dieu et Son Envoyé le savent mieux que moi »
- « C’est l’Ange Gabriel. Il est venu vous apprendre votre religion. »

 

Chap. 1 | 22. Le bon conseil

Allah a dit :

Coran 49.10 : [Les Croyants ne sont que des frères.]

Coran 7.62 : [Je vous donne le bon conseil.]

Coran 7.68 : [Et je suis pour vous un conseiller digne de confiance.]

 

181. Selon Tamîn Ibn Aws ad-Darî , le Prophète a dit : « La religion c’est le bon conseil et la loyauté ». Nous demandâmes : « Vis-à-vis de qui ? » Il dit : « Vis-à-vis de Dieu, de Son Livre, de Son Messager, des chefs et de l'ensemble de la communauté musulmane ». [Muslim]

182. Jarîr Ibn ‘Abdullâh a dit : « J’ai fait acte d’allégeance au Messager de Dieu en m’engageant à faire la prière selon toutes ses règles, à faire l’aumône et à être loyal dans mon conseil et dans mes sentiments envers tout Musulman ». [Bukhari et Muslim]

183. D’après Anas , le Prophète a dit : « Aucun d’entre vous ne peut se prétendre croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». [Bukhari et Muslim]

 

 

Chap. 1 | 31. La réconciliation entre les gens

Allah a dit :

Coran 4.114 : [Il n'y a rien de bon dans la majeure partie de leurs conversations secrètes, sauf si l'un d'eux ordonne une charité, une bonne action, ou une conciliation entre les gens.]

Coran 4.128 : [La réconciliation est meilleure.]

Coran 8.1 : [Craignez Dieu, maintenez la concorde entre vous.]

Coran 49.10 : [Les croyants ne sont que des frères, établissez la concorde entre vos frères.]

 

248. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit : « L'homme, pour chacune de ses articulations, doit verser l'aumône chaque jour où le soleil se lève. Pratiquer l'équité entre deux personnes est une aumône. Aider un homme à enfourcher sa monture ou à hisser (sur elle) ses bagages est une aumône. Dire une bonne parole est une aumône et tout pas effectué vers un [lieu] de prière est une aumône. Enfin,
écarter ce qui nuit de la voie (publique) est également une aumône. » [Bukhari et Muslim]

249. Oum Koulthum Bent 'Oqba a dit : « J'ai entendu le Messager de Dieu dire : « N'est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant à chacun des deux adversaires que l'autre a dit du bien de lui ». [Bukhari et Muslim]

Dans une autre version de Mouslim, elle dit: « Je ne l'ai jamais entendu tolérer le mensonge si ce n'est dans trois cas : en temps de guerre, en vue de reconcilier des gens et lorsqu'un homme et une femme s'entretiennent de ce qui touche à leur couple. »

250. Selon 'Âisha , le Messager de Dieu entendit une fois deux rivaux discuter à voix haute devant sa porte. Or voici que l'un d'eux priait l'autre de renoncer à une partie de sa créance et de lui faire des facilités pour le reste. L'autre disait : « Par Dieu, je n'en ferai rien ». Le Messager de Dieu sortit alors à eux et leur dit : « Où est celui qui jure par Dieu de ne pas faire le bien envers son compagnon ? » L'autre dit : « Moi, ô Messager de Dieu! et j'accepte maintenant la solution qui lui convient ». [Bukhari et Muslim]

251. Selon Sahl Ibn Sa'd as-Sa'idi :

Le Prophète eut connaissance d'un litige entre les membres de la tribu des Bani 'Arnr ibn 'Awf. Le Prophète se rendit chez eux, accompagné d'un groupe de personnes, afin de les réconcilier. Il fut retenu chez eux alors que le temps de la salat était venu. Bilal vint alors trouver Abu Bakr et lui dit : « Abu Bakr ! Le Prophète a été retenu alors que le temps de la salat est venu, peux-tu la diriger ? » - « Oui, si tu le désires. » Bilal prononça 1'iqama, Abu Bakr s'avança et prononça la formule d'entrée en prière (takbir), suivi par tous les fidèles. C'est alors qu'arriva le Prophète qui traversa les rangs et prit place dans la première rangée.

Les gens se mirent alors à taper des mains, mais Abu Bakr ne se retournait jamais lorsqu'il était en salat. Cependant, comme le bruit s'intensifiait, Abu Bakr se retourna et vit alors le Messager de Dieu qui lui fit signe de poursuivre. Abu Bakr, après avoir levé les mains et prononcé la formule « louange à Dieu », vint à reculons se placer dans le rang. Le Prophète avança alors et dirigea la prière. Lorsqu'il termina la salat, i1 fit face aux fidèles et dit : « Pourquoi frappez-vous des mains lorsqu'il survient quelque chose au cours de la salat ? Frapper des mains est réservé aux femmes. Lorsqu'il survient quelque chose au cours de la prière, dites "subbanallah" (gloire à Dieu), car quiconque entendra prononcer ces mots y prêtera aussitôt attention (litt. se retournera). Et toi, Abu Bakr, qu'est-ce qui t'a empêché de diriger la salat lorsque je t'ai fait signe de poursuivre ? » Abu Bakr répondit : « Il ne convient pas au fils d'Abu Quhafa de diriger la prière en présence de l'Envoyé de Dieu . » [Bukhari et Muslim]

 

Chap. 1 | 79. Le gouvernant juste

Allah a dit :

Coran 16.90 : [En vérité, Dieu ordonne l'équité et la bienfaisance.]

Coran 49.9 : [Soyez impartiaux, car Dieu aime les gens équitables.]

 

659. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit : « Sept personnes seront protégées sous l'ombre de Dieu, le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne : un chef équitable ; un homme jeune qui a grandi dans l'adoration de Dieu, Puissant et Majestueux ; un homme dont le coeur est attaché aux mosquées ; deux hommes qui se sont aimés en Dieu, se réunissant pour Lui et se séparant pour Lui ; un homme qu'une femme noble et belle convia à l'adultère et qui a répondu en disant : « Je crains Dieu ! » ; un homme qui a fait une aumône si discrètement que sa main gauche ignore ce qu'a dépensé sa main droite ; et enfin un homme qui a évoqué Dieu dans la solitude, emplissant ainsi ses yeux de larmes. » [Bukhari et Muslim]

660. Selon 'Abdullah Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Messager de Dieu a dit : « Ceux qui font montre d'équité seront, auprès de Dieu, sur des chaires de lumière : ce sont ceux qui se montrent justes dans leurs jugements, avec leur famille et avec ceux qui sont sous leur commandement. » [Muslim]

661. Selon 'Awf Ibn Malik , le Prophète a dit : « Les meilleurs guides (imam) sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux pour lesquels vous priez et qui prient pour vous. Les pires des guides sont ceux que vous détestez et qui vous détestent, ceux que vous maudissez et qui vous maudissent. » Nous demandâmes : « O Prophète de Dieu, devons-nous les combattre ? » - « Non, répondit-il, pas tant qu'ils accomplissent la prière avec vous. Non, pas tant qu'ils accomplissent la prière avec vous. » [Muslim]

662. Selon 'Iyad Ibn Himar , le Prophète a dit : « Les gens du Paradis se classent en trois catégories : un homme de pouvoir juste et agréé de Dieu, un homme clément et sensible à l'égard de tout proche et de tout musulman, un homme qui s'abstient de mendier et s'attache à cela, malgré une famille à charge. » [Muslim]

 

Chap. 1 | 48. La mise en garde contre le fait de nuire aux vertueux, aux faibles, et aux miséreux

Allah a dit :

Coran 33.58 : [Ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu'ils l'aient mérité se chargent d'une infamie et commettent un grave péché.]

Coran 93.9 : [Alors, ne brime jamais l'orphelin ! Ne repousse jamais l'homme qui est dans le besoin !]

Nawawi ajoure : Quant aux hadiths, ils sont nombreux. Notons celui rapporté par Abu Hurayra au chapitre précédent (hadith n°386) et celui rapporté par Sa'd ibn Abi Waqqas (hadiths n° 260 et 261)

389. Joundab Ibn 'Abdullàh rapporte ces propos du Messager de Dieu :
« Celui qui accomplit la prière de l'aube est sous la protection de Dieu. Faites en sorte que Dieu ne vous demande pas de comptes au sujet de la protection qu'Il accorde, car s'Il le faisait, Il vous saisirait pour vous jeter la tête la premiere dans le feu de l'Enfer. » [Muslim]

Chap. 1 | 23. Ordonner le bien et interdire le mal

Allah http://islammedia.free.fr/Pages/ryadh_salihin/arabe/taala.gifa dit :

Coran 3.104 : [Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable, car ce sont ceux qui réussiront.]

Coran 3.110 : [Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable et vous interdisez le blâmable.]

Coran 7.199 : [Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.]

Coran 9.71 : [Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils recommandent le convenable, proscrivent le blâmable.]

Coran 5.79 : [Ceux des Enfants d'Israel qui n'avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient. Ils ne s'interdisaient pas les uns aux autres ce qu'ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu'ils faisaient !]

Coran 18.29 : [Et dis: "La vérité émane de votre Seigneur." Croira qui voudra et niera qui voudra.]

Coran 15.94 : [Expose clairement ce qu'on t'a commandé!]

Coran 7.165 : [Nous sauvâmes ceux qui (leur) avaient interdit le mal et saisîmes par un châtiment rigoureux les injustes pour leurs actes pervers.]

 

184. Abou Sa’id Al Khoudri rapporte qu’il a entendu le Messager de Dieu dire : « Que celui d’entre vous qui voit une chose répréhensible la corrige de sa main! S’il ne le peut pas de sa main, qu’il la corrige avec sa langue! S’il ne le peut avec sa langue que ce soit avec son cœur et c’est là le degré le plus faible de la foi ». [Muslim]

185. Selon Ibn Mas’ud , le Messager de Dieu a dit : « Il n’est pas de prophète suscité par Dieu à sa nation qui n’ait eu parmi ses concitoyens des partisans fidèles et des compagnons adoptant sa ligne de conduite et obéissant à ses ordres. Puis il viendra après eux des successeurs qui diront ce qu’ils ne font pas eux-mêmes et feront ce dont ils n’auront pas reçu l’ordre. Celui qui les aura combattus de sa main sera croyant; celui qui l’aura combattus de sa langue sera croyant et celui qui les aura combattus de son cœur sera croyant. Mais après cela il n’y a plus le poids d’un grain de moutarde de foi ». [Muslim]

186. ‘Oubâda Ibn as-Sâmit a dit : « Nous avons fait acte d’allégeance au Messager de Dieu nous engageant à écouter et à obéir dans l’aisance comme dans la gêne, dans ce qu’on aime et dans ce qu’on n’aime pas, même si nous voyons régner quelque favoritisme à notre détriment; à ne point lutter pour le pouvoir à moins de voir une mécréance évidente à propos de laquelle nous tenons un argument de Dieu; à proclamer la vérité là où que nous soyons sans craindre en Dieu le reproche de quiconque ». [Bukhari et Muslim]

187. D’après Nou’mân Ibn Bachir , le Prophète a dit : « L’image de celui qui ne reconnaît pas les interdits de Dieu et cherche à les abolir et l’image de celui qui les transgresse est celle d’un groupe de gens qui ont tiré au sort pour donner à chacun d’eux sa place dans un bateau. A certains revint le pont et à d’autres la soute. Ceux qui logeaient dans la soute étaient obligés de passer par le pont pour puiser l’eau (de la rivière). Ils dirent : « Si nous faisions un trou dans la partie qui nous revient, nous cesserons de déranger ceux qui sont au dessus de nous ». Si les passagers du pont les laissaient faire, ils périraient tous ; mais s'ils les en empêchent, ils auront tous la vie sauve. » [Bukhari]

188. La mère des Croyants Oum Salma rapporte que le Prophète a dit : « On mettra à votre tête des chefs dont vous approuverez certains comportements et dont vous désapprouverez d’autres. Celui d’entre vous qui n’aura pas aimé ces comportements se sera disculpé, celui qui les aura désavoués aura assuré son salut mais celui qui aura accepté et suivi… (aura péché) ». Ils dirent : « O Messager de Dieu! Ne devons-nous pas les combattre? » Il dit : « Non, tant qu’ils assurent parmi vous l’office de la prière ». [Muslim]

189. La mère des Croyants Zaynab bint Jahsh rapporte que le Prophète est rentré un jour chez elle effrayé : « Il n'est de divinité que Dieu ! Malheur aux Arabes pour un mal imminent! La digue qui retient Gog et Magog s'est aujourd'hui ouverte comme ceci - et il fit un rond en joignant le pouce et l'index. » Zaynab dit alors : « O Envoyé de Dieu! Est-ce que nous périrons alors qu'il y a parmi nous des gens pieux ? » Le Prophète répondit : « Oui ! Si la perversion se propage. » [Bukhari et Muslim]

190. Selon Abou Sa’id Al Khoudri , le Prophète a dit : « Méfiez-vous de cette pratique qui consiste à vous asseoir dans les rues! » Ils dirent : « O Messager de Dieu! Nous ne pouvons nous en passer car c’est là pour nous l’occasion de parler entre nous ». Le Messager de Dieu leur dit alors : « Si vous tenez absolument à cette pratique, donnez au moins à la rue son droit ». Ils dirent : « Et quel est le droit de la rue ? O Messager de Dieu! » Il dit : « Abaisser son regard, s'abstenir de faire du tort, répondre au salut, ordonner le convenable et réprouver le blâmable. » [Bukhari et Muslim]

191. Ibn ‘Abbas rapporte, le Messager de Dieu vit une bague d’or au doigt d’un homme. Il la lui retira et la jeta par terre en disant : « Comment dont est-ce que l’un de vous saisit de sa main une braise en connaissance de cause ? » Une fois que le Messager de Dieu s’en alla, on dit à cet homme : « Ramasse ta bague et tires-en quelque profit! » Il dit : « Non, par Dieu! Jamais je ne la reprendrai alors que le Messager de Dieu l’a jetée par terre ». [Muslim]

192. Al Hasan Al Basri rapporte que le compagnon du Prophète A’idh Ibn ‘Amr entra un jour chez ‘Oubeydillah Ibn Zayd et lui dit : « Mon petit! J’ai entendu dire le Messager de Dieu : « Le plus mauvais berger est celui qui se montre brutal. Garde-toi d’être parmi eux ». Il lui répondit : « Assieds-toi donc! Tu n'es que de peu d'importance parmi les Compagnons de Muhammad ». Il lui dit : « Et y a-t-il des Compagnons qui ne sont pas importants ? Les gens sans importance sont uniquement ceux qui leur succédèrent et ceux qui n'en font pas partie ». [Muslim]

193. Houdheyfa rapporte que le Prophète a dit : « Par celui qui tient mon âme dans Sa main, vous commanderez le bien et interdirez le mal ou bien vous ne serez certainement pas loin de voir Dieu envoyer sur vous un châtiment venant de Lui. Vous L’invoquerez alors et Il ne répondra pas à votre appel ». (Tirmidhi)

194. Selon Abou Sa’id Al Khoudri , le Prophète a dit : « Le meilleur combat (au service de Dieu) est une parole de justice et de vérité prononcée en présence d'un tyran ». (Abou Daoud et Tirmidhi)

195. Tariq ibn Shihab al-Bajali al-Ahmasi rapporte qu'un homme questionna le Prophète après qu'il eut mis son pied à l'étrier : « Quel est le meilleur combat ? » Le Prophète répondit : « Une parole de vérité en présence d'un souverain oppresseur. » (Rapporte par Nasa'î)

196. Selon Ibn Abbas , le Messager de Dieu a dit : « Les premières déficiences des Enfants d'Israel en matière de religion apparurent lorsqu'un homme en rencontrait un autre et lui disait : « O toi! Crains Dieu et délaisse ce que tu commets car cela t'est defendu. » Puis, le lendemain, il le rencontrait de nouveau dans le même état, et cela ne lui empêchait pas pour autant de rester en sa compagnie pour manger, boire et s'asseoir avec lui. Alors qu'ils se comportaient ainsi, Dieu installa l'animosite entre eux. » Puis il cita ces versets de la Sourate 5 du Coran : « Ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie ceux des fils d’Israël qui avaient renié et ce pour leur désobéissance (à Dieu) et pour leurs agressions répétées (78). Quand ils faisaient quelque chose d’unanimement réprouvé, ils ne se l’interdisaient pas les uns aux autres. Quelle bien mauvaise chose que ce qu’ils faisaient! (79). Tu vois plusieurs d’entre eux se lier de véritable amitié avec ceux qui avaient renié. Quelle bien mauvaise chose que ce que leur âme leur a fait aimer car Dieu les as frappés de Son indignation et c’est dans le supplice qu’ils s’éterniseront (80). S’ils croyaient en Dieu, au Prophète et à ce qui lui a été descendu, ils ne les prendraient point comme véritables amis; Mais plusieurs d’entre eux sont des dévergondés (81)». Puis il dit: « Mais non! Par Dieu, vous ordonnerez le convenable, réprouverez le blamâble, vous combattrez l'injuste, vous ramenerez autrui à la justice et la lui imposerez, sinon Dieu instaurera entre vous la haine puis Il vous maudira comme Il les a maudits. » (Abou Daoud et Tirmidhi)

Cette version est celle de Abou Daoud et voici celle de Tirmidhi : « Le Messager de Dieu a dit : « Quand les fils d’Israël tombèrent dans les actes de désobéissance, leurs savants le leur déconseillèrent mais en vain. Cela n’empêcha pourtant pas leurs savants d’assister à leurs réunions et de partager leur manger et leur boire. Dieu installa alors la haine entre leurs cœurs et « les maudit par la bouche de David et de Jésus fils de Marie et ce pour leur désobéissance et leurs agressions répétées ». Le Messager de Dieu s’assit alors qu’il était appuyé sur son coude et dit : « Oh non, par Celui qui tient mon âme dans Sa main … jusqu’à ce que vous le rameniez par la force au bon droit ».

197. On rapporte ces propos de Abou Bakr : « O gens! Vous lisez ce verset : « O vous qui avez cru! Vous ne répondez que de votre propre personne et celui qui s’égare ne vous fait aucun tort si vous avez suivi la bonne voie ». Cependant que j’ai entendu dire le Messager de Dieu : « Les gens, quand ils voient l’injuste commettre son injustice sans l’en empêcher, ne sont plus loin de voir Dieu les frapper tous, sans distinction, d’un châtiment provenant de Lui ». (Abou Dâoud, Titmidhi et An-Nasâi)

 

 

 

An-Nawawi

 

Hadith 1 : Les Actes ne valent que par leurs intentions.

 

L'émir des Croyants, Aboû Hafs Omar Ibn Al-Kattab a dit: J`ai entendu l'Envoyé de Dieu dire:
« Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention.
Celui qui a accompli l'émigration pour plaire à Allâh et à Son Envoyé, son émigration lui sera comptée comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l'a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son émigration lui sera comptée selon ce qu`il recherchait. »

`An Amir l-Mu'minin Abi Hafs `Umar ibn al-Khattab radi Allahu `anhu Qal : Sami`tu Rasoulallahi sal Allahu `alayhi wa sallama yaqoul :
« Inama l-a`malou bin niyyaat, wa inama likullim ri-im ma nawa. Fa man kanat hijratuhu ila llahi wa Rasoulih, fahijratuhu ila llahi wa Rasoulihi. Wa man kanat hijratuhu li dunya yusibuha aw mra-atin yankihuha fahijratuhu ila ma hajara ilayh. »

 

Hadith 2 : Al Islam, Al Imane wa Al Ihsane.

 

Omar a dit encore :
"Un jour, nous étions assis chez l`Envoyé de Dieu et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le connaissait. Il prit alors place, en face du prophète . Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:
- « Ô Mohammed, informe moi sur l`Islam »
L'Envoyé de Dieu dit alors:
- « L'Islam consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser l’aumône (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadan, ainsi que le pèlerinage à la Maison d`Allah si les conditions de voyage rendent la chose possible. »
- L'étranger lui répondit: « Tu as dit vrai », et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation, puis, il reprit « Informe moi sur la Foi ».
- Le Prophète répliqua : « La foi consiste en ce que tu dois croire à Allah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Prophètes, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal. »

- L`homme lui dit encore: « Tu as dit vrai » et il reprit: « Fais-moi connaître la vertu », et le Prophète lui répondit:
- « La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes Lui te voit. »
- L`homme lui dit encore: « Informe moi sur l`Heure (du Jugement Dernier) », et le Prophète lui répondit :
- « Sur l`heure du jugement, l`interrogé n`est pas plus savant que celui qui le questionne. »
Là-dessus, l`homme lui dit: « Informe moi sur les signes précurseurs », et le Prophète lui répondit:
- « Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse, et quand tu verras les vas-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, rivaliser dans l’élévation des constructions. »
Là-dessus, l`homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète dit:
- « Ô Omar, sais-tu qui m`a interrogé ? »
- « Non », répondis-je ! « Dieu et Son Envoyé le savent mieux que moi »
- « C’est l’Ange Gabriel. Il est venu vous apprendre votre religion. »

`An `Umar Radi Allahu `anhu aydan Qal :
Baynama nahnu julousun `inda Rasulu Allahi - Sal Allahu `alayhi wa sallama - dhaata yawm. Idh tala`a `alayna rajulun shadidu bayadi Ath-Thiyaab, shadidu sawadi as-sha`r
La yura `alayhi atharu as-safar, wa la ya`rifuhu minna ahada
Hatta jalasa ila an-nabiyy - Sal Allahu `alayhi wa sallam -
Fa asnada rukbataihi ila rukbataih, wa wada`a kaffaihi `ala fakhidhayhi wa Qal :
- Ya Muhammad, akhbirni `ani l-Islam
- Fa qala Rasulu Allahi - Sal Allahu `alayhi wa sallam - : al-Islam an tash-hada an la ilaaha illa Allahu wa anna Muhammadan Rasulu Allah, wa tuqimu as-Salata, wa tu'tiya az-Zakata, wa tasuma Ramadan wa tahujja al-bayta in istatahta ilayhi sabila
- Qala : Sadaqta.
Fa 'ajibnaa lahu yas'aluhu wa yusaddiquhu
- Qal : fa akhbirni `ani al-Imaan
- Qal : An tu'mina bi Allahi wa mala'ikatihi wa kutubihi wa rusulihi wa al-yawmi al-akhiri wa tu'min bi al-qadri khairihi wa sharih
- Qal : Sadaqta
- Qal : Fa akhbirni `ani al-Ihsan
- Qal : An tahbuda Allaha ka annaka tarah, fa in lam takun tarah fa innahu yaraak
- Qal : Fa akhbirni `ani as-sa`ah
- Qal : Ma al-mas'oulu anhaa bi 'alam min as-sa-il
- Qal : Fa akhbirni `an amaratiha
- Qal : An talida al-amatu rabataha, wa an tara al-hufata al-`urata al-`alata ri`a a-shaah, yatatawaluna fi al-bunyaan
Thuma ntalaqa falabithtu malliya
Thuma qal : Ya `Umar, A-tadri man as-saa'il ?
Qultu : Allahu wa rasuluhu A`lam
Qal : Fa innahu jibril, ataakum yuhallimukum dinakum

 

Hadith 3 : Les Piliers de l'Islam

 


Abou Abd er-Rah`man, Abd Allah ibn Omar, ibn l-Khattab , a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire:
« L'lslam est bâti sur cinq piliers:
1. Le témoignage qu`il n`est d'autre Dieu qu'Allah et que Mohammed est Son Envoyé.
2. L'accomplissement de la prière rituelle.
3. L'acquittement de l'aumône (impôt rituel).
4. Le pèlerinage à la Maison de Dieu.
5. Le Jeûne du mois de Ramadan. »

`An abi `Abdil-Rahman `Abdil lah ibn `Umar ibn Khattab Radi Allahu `anhumma qal :
Sami`tu Rasoul Allahi Sal Allahu `alayhi wa sallama yaqoul :
Buniya al Islamu `ala khams :
Shahadati an la ilaha ilallahu wa anna Muhammadan Rasoulullah, wa iqami Salaati, wa itaa-i Zakati, wa Hajjil bayti, wa Sawmi Ramadan

 


Hadith 4 : Les dernières oeuvres sont déterminantes

 


Abou Abd er-Rahman, Abd-Allah, ibn Massoud a dit: l'Envoyé de Dieu le Trés véridique, le Trés digne de foi, nous a raconté ce qui suit :
« Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé dans le sein de sa mère est d`abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il est ordonné à celui-ci d`accomplir quatre commandements, à savoir d`inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.

Par Allah, en dehors de Qui il n`est pas d`autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l`ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu`il s`en approcherait à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer.

Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s`approcher de l`Enfer à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu`il accomplirait les actions des élus et qu`il entrerait (quand même) au Paradis ».

`An Abi `Abd l-Rahman `Abdillahi ibn Mas`ud Radhi Allahu `Anhu Qal :
Haddathana Rasoululahi Sal Allahu `alayhi wa salam wa huwa as-saadiq ul masdouq :

Inna ahadakum yujma`u khalquhu fi batni ‘umihi arba`ina yawman nutafa, thumma yakounu `alaqatan mithla dhalik, thumma yakounu mudhghatan mithla dhalik, thumma yursalu ilayhi l-malaku fa yanfukhu fihi l-Ruha, wa yu’marou bi ‘arba`i kalimaat :

Bi katbi rizqihi, wa ajalihi wa `amalihi, wa shaqiyyun aw sa`id

Fa wa Allahi ladhi la ilaha ghayruhu, inna ahadakum la ya`malu bi `amali ahl il Jennati hatta ma yakouna baynahu wa baynaha ila dhirah, fa yasbiqu `alayhi il kitab, fa ya`malu bi `amali ahl in- naari fayadkhuluha.

wa 'inna ahadakum la ya`malu bi `amali ahl in-naar, hatta ma yakouna baynahu wa baynaha ila dhirah, fa yasbiqu `alayhi il kitabu fa ya`malu bi `amali ahl il Jannati fa yadkhuluha.

 

Hadith 5 : La nullité des innovations

 

Selon la Mère des Croyants, Oumm Abdallah Aïcha , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n`en provient pas, celui-là est à repousser. »

`An Umm il Mu’minina Ummi `Abdillahi `Aishata Radhi Allahu `anha qalat:
Qala Rasoulullahi Sal Allahu `alayhi wa salam :
Man ahdatha fi amrina hadha ma laysa minhu fa huwa radd
 

 

Hadiths 6  : Du licite et de l'illicite.

 


Abou Abdallah En-Noumân ben Bachîr a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire :
« Certes, ce qui est permis est évident, et ce qui est interdit est évident aussi. Mais, entre l`un et l`autre, il y a bien des choses équivoques, que la plupart des gens ne savent pas (distinguer). Qui se garde de l`équivoque purifie sa foi et son honneur, mais celui qui y tombe, tombe dans ce qui est défendu : il est semblable au pâtre qui mène ses troupeaux aux alentours d`un territoire gardé, et alors, bien vite il y fera paître. Chaque roi ne possède-t-il pas un territoire gardé ? Le champ gardé de Dieu, ce sont les choses défendues. En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c`est le cœur ».

`An Abi `Abdillahi Nu`mani Ibn Bashirin Radhi Allahu anhumma qal :
Sami`tu Rasoul Allahi Sal Allahu `alaihi wa sallama yaqoul :

Inna al Halala bayyinun, wa 'inna al Harama bayyin, wa baynahumma umourun mushtabihat la ya`lamuhunna kathirun mina an-Nass. Fa mani taqa ash-shubuhati faqad stabra’a lidinihi wa `irdhihi.

Wa man waqa`a fi shubuhati waqa`a fil Haram, ka ar-raa`i yar`aa Hawla al Hima youshiku ‘ay yarta`a fih. A la wa inna likuli malikin Himan, A la wa 'inna Hima Allahi ma Harimuh.

A la wa inna fil jasadi madhghatan, idha Salahat Salaha al jasadu kulluhu, wa idha fasadat fasada al jasadu kulluhu, ‘a la wa hiya al Qalb.


 

Hadith 7  : La religion est le bon conseil.

 


Selon Abou Roqiya Tamim ben Aous ed-Dari , l`Envoyé de Dieu a dit :
« La religion, c`est la sincérité ».
Quand nous demandâmes: « Envers qui ? », il répondit :
« Envers Allah, envers Son Livre, envers Son Envoyé, envers les chefs des musulmans, et le commun peuple parmi eux ».

`An Abi Ruqayyata tamim ibn Aus ad-Dari - Radhi Allahu `Anhu - An an-Nabi - Sal Allahu Alayhi wa sallama - Qal :
- Ad-dinu Nasihah
- Qulna : Liman ?
- Qala : Lillahi, wa li Kitabihi, wa li Rasoulihi, wa li a-imat il Muslimina wa `ammatihim.

 

Hadith 8  : Le caractère sacré du musulman.

 


D'après Ibnou Omar , l`Envoyé de Dieu a dit :
« Il m`a été ordonné de combattre les hommes jusqu`à ce qu`ils témoignent qu`il n`est d`autre divinité qu`Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu`ils accomplissent la prière rituelle, qu`ils acquittent l’aumône. S`ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu`ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l`Islâm, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies) ».

`An Ibn `Umar - Radhi Allahu `anhumma - anna Rasoul Allahi - Sal Allahu `alaihi wa sallama - Qal :

Umirtu An Uqatil n-naas hatta yash-hadu An la ‘ilaha ila Allahu wa anna Muhammadan Rasoulu Allah, wa yuqimu Salata, wa yu’tu zakata. Fa idha fa`alu dhalika `asamou minni dima-ahum wa amwalahum, ila bi Haqqi l-Islam, wa Hissabuhum `ala Allahi ta`ala

 

Hadith 9 : La responsabilité dépend de la capacité.

 


Abou Horeyra Abd-er-Rahman Ibn Çakhr a dit : J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire :
« Ce que je vous ai défendu de faire évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez-le dans la mesure où cela vous est possible. Ceux qui vous ont précédé ont péri seulement par l`abondance de leurs questions et leurs divergences d`opinions à l`égard de leurs Prophètes ».

`An Abi Hurayrata `Abd-Rahman ibn Sakhri Radi Allah `Anhu Qal :
Sami`tu Rasul Allahi - Sal Allahu `alaihi wa sallama - yaqul :

"Ma nahaytukum `anhu fajtanibuh, wa ma amartukum bihi fa-tu minhu masta ta`tum. Fa inama ahla kal ladhina min qablikum kathratu masa ilihim wa khtilafuhum `ala anbiyaa-ihim"

 

Hadith 10 : Ne sont acceptées que les bonnes choses.

 

Selon Aboû Horeyra , l`Envoyé de Dieu a dit :

« Dieu le Très-Haut est bon et n'accepte que ce qui est bon, sachez que Dieu a ordonné aux croyants ce qu'il a ordonné aux Envoyés, Il a dit [ s'agissant des Envoyés ] : { O les Envoyés ! Mangez des choses bonnes, œuvrez salutairement. Je sais parfaitement ce que vous faites } , et II a dit [ s'agissant des croyants ] : { O vous qui croyez ! Mangez des choses bonnes que Nous vous attribuons } ».

Puis il parla de l'homme qui fait un long voyage, à la tignasse mal peignée, poussiéreux, levant les mains au ciel criant : « Seigneur ! Seigneur », alors que sa nourriture est de source illicite, sa boisson est de source illicite, ses habits sont de source illicite, il s'est rassasié de ce qui est illicite. Il est loin pour que son invocation soit exaucée.


`An Abi Hurayrata Radi Allah `Anhu Qal : Qala Rasulu Lahi - Sal Allahu `alaihi wa sallam : Inna Allaha ta`ala tayyibu la yaqbalu ila tayyiban. Wa inna Allaha amara l-Mu'minina bima amara bihil Mursaline.
Fa Qala ta'ala: "Ya ayuha r-rusoulu kulu minat tayyibati wa`malu saliha"
Wa Qala ta'ala: "Ya ayuha ladina amanu kulu min tayibati ma razaqnakum"
Thuma dhakarar rajula yutilu s-safar ash'atha aghbara yamudu yadayhi ila sama-i "Ya Rabb Ya Rabb"
Wa matamuhu haram, wa mashrabuhu haram, wa mal basuhu haram, wa ghudiya bi l-haram , fa anna yustajabu Lah.

 

 

Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser.

 

2.153

Ô les croyants! Cherchez secours dans l´endurance et la Salat. Car Allah est avec ceux qui sont endurants.

 

 

 

Pacte d'Umar

Le Pacte d'Umar est censé être édicté en 717 par le calife Umar II. Il s'agirait, en partie, d'un traité entre Umar ben Abd al-Aziz (682-720) et les monothéistes non-musulmans, les « gens du Livre ». Ces derniers, également appelés dhimmis, sont placés sous le régime de la dhimma. Les versions les plus anciennes de ce pacte qui nous sont parvenus datent du XIIe siècle, mais sûrement pas des premiers temps de l'islam. Il n'est donc pas possible d'attribuer la paternité de ce pacte au deuxième calife Omar ibn al-Khattâb, certains spécialistes remettant en cause son authenticité même. Ce document semblerait être en fait "une compilation de dispositions élaborées progressivement, dont certaines pourraient dater du règne du calife Umar II", c'est-à-dire Umar ben Abd al-Aziz. De là, il semble qu'une confusion volontaire a été faite pour l'attribuer à Omar ibn al-Khattâb. L'origine de ce traité était composé de restrictions visant la sécurité militaire des premiers conquérants et qui se transformèrent en interdits légaux et sociaux par la suite.

Le texte du Pacte d'Umar d'après Turtushi (m. 1126), le plus ancien auteur ayant rapporté cette convention:

« Au Nom d'Allāh, le Bienfaiteur miséricordieux!

Ceci est une lettre adressée par les Chrétiens de telle ville, au serviteur d'Allāh, 'Umar b. Khattāb, commandeur des Croyants. Quand vous êtes venus dans ce pays, nous vous avons demandé la sauvegarde pour nous, notre progéniture, nos biens et nos coréligionnaires. Et nous avons pris par devers vous l'engagement suivant: Nous ne construirons plus dans nos villes et dans leurs environs, ni couvents, ni églises, ni cellules de moines, ni ermitages. Nous ne réparerons point, ni de jour ni de nuit, ceux de ces édifices qui tomberaient en ruine, ou qui seraient situés dans les quartiers musulmans. Nous tiendrons nos portes grandes ouvertes aux passants et aux voyageurs. Nous donnerons l'hospitalité à tous les Musulmans qui passeront chez nous et les hébergerons durant trois jours. Nous ne donnerons asile, ni dans nos églises ni dans nos demeures, à aucun espion. Nous ne cacherons rien aux Musulmans qui soit de nature à leur nuire. Nous n'enseignerons pas le Coran à nos enfants. Nous ne manifesterons pas publiquement notre culte et ne le prêcherons pas. Nous n'empêcherons aucun de nos parents d'embrasser l'Islam, si telle est sa volonté. Nous serons pleins de respect envers les Musulmans. Nous nous lèverons de nos sièges lorsqu'ils voudront s'asseoir. Nous ne chercherons point à leur ressembler, sous le rapport des vêtements, par la calotte, le turban ou les chaussures, ou par la manière de peigner nos cheveux. Nous ne ferons point usage de leur parler; nous ne prendrons pas leurs noms. Nous ne monterons point sur des selles. Nous ne ceindrons pas l'épée. Nous ne détiendrons aucune espèce d'arme et n'en porterons point sur nous. Nous ne ferons point graver nos cachets en caractères arabes. Nous ne vendrons point de boissons fermentées. Nous nous tondrons le devant de la tête. Nous nous habillerons toujours de la même manière, en quelque endroit que nous soyons; nous nous serrerons la taille avec une ceinture spéciale. Nous ne ferons point paraître nos croix et nos livres sur les chemins fréquentés par les Musulmans et dans leurs marchés. Nous ne sonnerons la cloche dans nos églises que très doucement. Nous n'y élèverons pas la voix en présence des Musulmans. Nous ne ferons pas les processions publiques du dimanche des Rameaux et de Pâques. Nous n'élèverons pas la voix en accompagnant nos morts. Nous ne prierons pas à voix haute sur les chemins fréquentés par les Musulmans et dans leurs marchés. Nous n'enterrerons point nos morts dans le voisinage des Musulmans.


Quatrième et cinquième jours : 11 & 12 dhû al-hijja

  • Le pèlerin durant chaque jour de Tachriq, lapide les 3 stèles de Mina, d'abord la plus petite, puis la médiane et enfin la plus grande, celle de Aqaba. Sur chacune, il jette 7 cailloux en disant : Allahou Akbar (« Allah est le plus Grand »)… entre deux stèles, il fait face à la Quibla et récite quelques invocations.
  • Effectuer une dernière circumambulation: celle d'adieu et sortir de l'état de sacralisation : pour les hommes, se couper les cheveux, se raser le crâne, pour les femmes, raccourcir la longueur des cheveux. (taqṣīr, تقصير, diminution; nettoyage).

Troisième jour : 10 dhû al-hijja

  • Après la prière du matin, le pèlerin revient vers Mîna. Le premier jour de la fête du sacrifice (Aïd al-Adha) le pèlerin parcourt les 300 m qui le séparent du lieu où Abraham emmena son fils Ismaël pour le sacrifier. Sur le parcours, il rencontre trois piliers qui symbolisent les trois points où Iblîs tenta de le détourner. Le pèlerin lapide ces piliers avec les cailloux ramassés la veille. (7)
  • Dans l'intervalle, il faut sacrifier l'animal d'offrande qui symbolise le bélier qu'Abraham a sacrifié à la place de son fils. Il faut en manger mais la plus grande partie doit être donnée aux indigents. Les pèlerins ont la possibilité de payer le montant de l'offrande à une banque gérée par les autorités locales. (8)
  • Il faut aussi refaire les rites (2) et (3) « circumambulation du retour ». (9)

Le jour d'Arafah (en arabe: يوم عرفة) est un jour saint islamique, dans lequel le dernier verset du Coran a été révélé ce qui explique ce que l'on dit que la religion y avait été perfectionné. Le jour tombe sur le 9e jour de Dhoul Hijja ( ذو الحجة) douzième mois du calendrier lunaire islamique.

 

Cela arrive environ 70 jours après la fin du mois de Ramadan (le mois du jeûne).

Il s'agit de la deuxième journée du pèlerinage à La Mecque et le jour suivant est le premier jour de la grande fête islamique de l'Aïd el-Adha (jour du sacrifice). À l'aube de ce jour, les pèlerins musulmans se dirige, à partir de Mina, vers une colline voisine appelée mont Arafat.

La nuit du doute est dans le calendrier musulman la nuit du 29e jour du mois de Cha’bân, au cours de laquelle le ciel est observé pour apercevoir le fin croissant lunaire (« hilal ») qui suit la nouvelle lune. Si le croissant est visible, le mois de Ramadan débute le lendemain matin. Si le croissant n’est pas visible, le mois de Cha’bân dure un trentième jour, après lequel débute le mois de Ramadan.


Deuxième jour : 9 dhû al-hijja

  • Lorsque le soleil se lève, il faut avancer vers la montagne ʿArafat (20 km) et y faire la prière de midi (dhur) et de l'après-midi en s'assurant bien être au-dedans des frontières de ʿArafat. Il faut rester dans ce territoire jusqu'au soleil couchant. C'est de ce point que Mahomet fit son discours d'adieu. (wuqūf, وُقوف, halte; station debout; pause). (5)
  • Après le coucher du soleil, il faut aller vers « Muzdalifah. ». À l'arrivée, il faut faire les prières du soir. Il faut rester à Muzdalifa jusqu'à ce que la nuit soit tombée. Le pèlerin va se munir de cailloux pour la suite des rites (49 cailloux : 7+21+21). (6)


Umar répondit : "Signez ce qu'ils proposent, mais ajoutez deux clauses à celles qu'ils proposent. Ils ne pourront acheter quiconque fait prisonnier par les musulmans, et quiconque attaquera délibérément un musulman abandonne la protection accordée par ce pacte."

»

En contrepartie d'une stricte obéissance à ce pacte (dans ses diverses formes selon les territoires et le périodes concernées) les dhimmis doivent s'acquitter d'un impôt de capitation, la Djizya. Ils sont reconnaissables dans la rue et aux bains par la couleur de leurs vêtements (ou par des objets spécifiques qu'ils doivent porter aux bains) en général bleus pour les chrétiens et jaunes pour les juifs. En pratique, les dhimmis vivent dans une situation assez précaire, en fonction de la tolérance prônée par les gouvernants.

 

 

Les rites sont légèrement différents selon qu'on habite la région de La Mecque ou non, particulièrement les rites de sacralisation (ihrâm) qui sont faits au moment de l'entrée dans le territoire sacré pour les gens de l'extérieur. Ils varient aussi légèrement selon les écoles juridiques de l'islam.

Premier jour : 8 dhû al-hijja

  • Déclarer son intention de faire le pèlerinage par une formule rituelle répétée par trois fois. (nīya, نِيَّة,projet ; volonté).
  • Se mettre en état de sacralisation. (ihrâm). (1)
  • Faire les sept rondes autour de la Kaaba (ou Ka'ba)(tawaf : circumambulation). (2)
  • Faire sept fois la marche (420 m dans un long couloir atteignant à la mosquée) entre Safâ et Marwah(saʿīy, سَعْيي, course; effort; recherche) en souvenir de l'errance d'Agar à la recherche d'eau pour Ismaël. Puis boire à la source Zamzam. (3)
  • Se rendre au lieu dit « Mina » à 4 km de La Mecque et faire les prières de l'après-midi (asr), du soir (maghreb et icha) et du matin (fajr). (4)

[...]

Nous acceptons ces conditions pour nous mêmes et notre communauté, et nous recevrons en retour une protection (dhimma). Si nous violions ces termes, nous nous exposerions aux pénalités de sédition.

Le texte du Pacte d'Umar tel qu'il apparaît dans l'œuvre d'Ibn Qayyim Al-Jawziyya :

« Quand les musulmans ont occupé la Grande Syrie, Omar ibn Al-Khattab a reçu une lettre de la part des chrétiens :

Nous ne construirons pas de nouveaux monastères, églises ou cellules de moines dans les villes musulmanes ni ne nous réparerons d'anciens ; Nous conserverons nos portes ouvertes aux voyageurs. Nous fournirons gîte et couvert pendant trois jours au voyageur musulman ; Nous n'hébergerons pas d'espions dans nos églises ou nos habitations et ne dissimulerons pas leur présence aux musulmans.

  • Nous n'emploierons pas les esclaves qui sont échus en partage aux Musulmans.
  • Nous n'aurons point de vue sur les maisons des Musulmans.
  • Telles sont les conditions auxquelles nous avons souscrit, nous et nos coreligionnaires, et en échange desquelles nous recevons la sauvegarde.
  • S'il nous arrivait de contrevenir à quelques-uns de ces engagements dont nos personnes demeurent garantes, nous n'aurions plus droit à la dhimma et nous serions passibles des peines réservées aux rebelles et aux séditieux. »

 

 

 

 

  • De même, l'année qui commence le premier jour du premier mois de mouharram, ne débute pas au même moment dans tous les pays musulmans.
  • Quatre mois sont sacrés pour l'islam : Mouharram, Rajab, Dhou al Qi`da et Dhou al Hijja.
  • Correspondance du calendrier musulman avec d'autres calendriers. 
  • La Prière de Demande de Pluie (salât al-istisqâ’) C87 + C88
  •  
  • L’istisqâ, qui, étymologiquement, consiste à demander de l’eau, signifie ici prier Dieu pour obtenir la pluie en temps de sécheresse. Cette prière s’effectue selon l’une des modalités suivantes :
  • 1 – L’imam préside une prière de deux cycles à un moment quelconque en dehors des moments déconseillés. Lors du premier cycle, il récite, à voix haute, la Fatiha et la sourate 87 Al-A’lâ ; lors du second cycle, la Fatiha suivie de la sourate 88 Al-Ghâchiyah. Il fera un sermon, soit avant, soit après la prière. Une fois le sermon achevé, les orants changeront la disposition de leurs vêtements, ce qui est à droite sera désormais à gauche et vice-versa. Ils se tiendront dans le sens de la Qibla et lèveront les mains pour invoquer Dieu le Très-Haut avec ferveur. Ibn ‘Abbâs a dit : "Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, sortit de chez lui avec une allure modeste, portant des habits de travail. Tout ferveur et recueillement, il accomplit deux cycles de prière pareils à ceux de la prière de la fête, sans faire ce sermon que vous faites." (Abû Dâwûd, At-Tirmidhi, An-Nasa’i, Ibn Maja, Ahmad).
  • ‘Aisha raconte que les gens ayant exprimé au Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leur plainte au sujet de la sécheresse, il ordonna qu’on disposât une tribune, puis fixa un jour où ils sortiraient ensemble implorer la pluie. Le jour venu, il sortit quand le soleil fut levé, s’assit sur la tribune, proclama la grandeur de Dieu ainsi que la louange et déclara : "Vous vous êtes plaints de la sécheresse. Dieu vous a enjoints de L’invoquer et vous a promis d’exaucer vos prières". Et d’ajouter : "Louange à Dieu, Seigneur des mondes, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux, Maître du jour de la Rétribution. Il n’est d’autre divinité en dehors de Dieu ; Il fait ce qu’Il veut. Seigneur, il n’est d’autre divinité en dehors de Toi, Tu es le Riche et nous les pauvres. Puisses-Tu faire tomber Ta pluie sur nous, puisses-Tu faire de ce bien une force et un appui qui nous soulageront pour quelque temps". Puis il leva les bras et se mit à invoquer longtemps, si longtemps que l’on pouvait voir la blancheur de ses aisselles. Après quoi il tourna le dos aux gens et mit son habit à l’envers en levant les bras. C’est alors qu’il se tourna vers les orants, descendit de la tribune et célébra la prière. Dieu le Très-Haut voulut à ce moment-là que se formât un gros nuage, qui se déclencha en tonnerre et en éclair avant de se déverser par la grâce de Dieu. Voyant la pluie tomber à flots et les gens accourir vers leurs maisons, il sourit avec béatitude et déclara : "Je témoigne que Dieu est Tout-Puissant, et que je suis Son serviteur et Son Messager." (Al-Hâkim).
  • Citant son oncle paternel ‘Abdallâh Ibn Zayd Al-Mâzinî, ‘Abbâd Ibn Tamîm rapporte : "Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, sortit implorer la pluie, accompagné d’une foule de gens. Il présida une prière de deux cycles, dans lesquels il récita le Coran à haute voix." (Al-Bukhâri, Muslim, Abû Dâwûd, At-Tirmidhi, An-Nasa’i, Ibn Maja, Ahmad). Abû Huraya rapporte : "Un jour le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, sortit implorer la pluie ; il nous dirigea dans un office de deux cycles, sans appels à la prière dit adhân et iqâma. Ensuite il prononça un sermon, invoqua Dieu, tourna le visage vers la Qibla en levant les bras, puis il changea la disposition de son vêtement, en mettant le côté gauche à droite et inversement." (Ahmad, Ibn Mâja, Al-Bayhaqî).
  • 2 – Lors du prêche du Vendredi, l’imâm prononce des invocations auxquels les orants répliquent par des "Amin". Qu’on en juge par ce propos rapporté par Al-Bukhari et Muslim, citant Sharîk Ibn Anas : "Un Vendredi, un homme entra dans la mosquée et trouva le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, qui faisait le sermon. – Ô Messager de Dieu, lui dit-il, il ne nous reste plus d’argent, plus de marchandises. Prie donc Dieu pour qu’il nous vienne en aide. Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leva alors les bras vers le ciel et implora Dieu en ces termes : "Seigneur, portes-Toi à notre secours ; Seigneur, portes-Toi à notre secours ; Seigneur, portes-Toi à notre secours". Anas constate : "Par Dieu, on ne voyait pas la trace d’un nuage dans le ciel. Entre nous et la montagne, il ne se trouvait nulle maison ni habitation. Et voilà que de l’autre flanc de la montagne, il s’éleva un nuage rond et dense. Quand il atteignit le milieu du ciel, il se déversa en flots. Par Dieu, toute une semaine durant, nous ne vîmes pas le soleil. Le Vendredi suivant, par la même porte, entra un homme alors que le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, prononçait son prêche. Celui-ci se tourna vers lui. – Ô Messager de Dieu, dit l’homme, il ne nous reste plus d’argent, plus de marchandises. Prie donc Dieu pour qu’Il mette un terme à ce déluge. Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leva alors les bras vers le ciel et implora Dieu en ces termes : "Seigneur, déverse-la autour de nous, non sur nous-mêmes. Déverse-la sur les collines et les buttes, sur les fonds des vallées et sur les plantations". Sitôt dit, sitôt fait : l’averse cessa sur le champ, et nous sortîmes marcher sous le soleil.
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  • 3 – On peut s’en tenir à une simple invocation le jour du Vendredi, sans prière aucune à la mosquée ou ailleurs. A telle enseigne que Ibn Mâja et Abû ‘Uwâna rapportent, citant Ibn ‘Abbâs, qu’un bédouin vint un jour trouver le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, et lui tint le langage suivant : "Ô Messager de Dieu, je viens de chez une groupe de gens dont les bergers ne trouvent nul pâturage, et dont les boeufs remuent à peine la queue tant ils sont chétifs. Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, se hissa alors sur la r=tribune, louangea Dieu et dit : "Seigneur, puisses-Tu nous arroser par une pluie qui nous porte secours, qui soit bienfaisante et féconde, répandue partout et abondante, immédiate et non tardive". Puis il descendit de la tribune. Aussitôt après, il n’y eut pas de visiteur venu le voir de telle ou telle contrée qui ne manquait d’affirmer : "Nous avons été arrosés." (Ibn Mâja, Abû ‘Uwâna). Shurahbil Ibn As-Simt raconte avoir demandé une fois à Ka’b Ibn Murra : "Ô Ka’b, parle-nous du Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam. – J’ai entendu, dit-il, le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, tenir ces propos à un homme qui lui demandait d’implorer la pluie en faveur de la tribu de Mudar : "Tu es bien hardi, lui dit le Prophète, est-ce pour Mudar? – Ô Messager de Dieu, rétorqua l’homme, tu as demandé soutien et victoire à Dieu le Très-Haut et Il t’a soutenu ; tu L’as invoqué et Il a zxaucé tes prières. Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leva alors les bras vers le ciel en disant : "Seigneur, puisses-Tu nous arroser par une pluie qui nous porte secours, qui soit bienfaisante et féconde, répandue partout et abondante, immédiate et non tardive, utile et non nocive". Cette prière fut bientôt exaucée. Mais ces gens ne tardèrent pas à venir déplorer une quantité surabondante de précipitations : "Nos maisons se sont écroulées", dirent-ils. Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leva alors les bras vers le ciel et pria Dieu : "Seigneur; déverse-la autour de nous, non sur nous-mêmes". Les nuages commencèrent alors à se disperser en tous sens. (Ahmad, Ibn Mâja, Al-Bayhaqî, Ibn Abî Shayba, Al-Hakim).
  • Ash-Sha’bî rapporte : ‘Umar sortit solliciter la pluie et se contenta d’implorer le pardon de Dieu. On lui demanda : "On voit que tu n’as pas demandé la pluie. – J’ai imploré la pluie en demandant pardon à Dieu. Puis il lut ce verset : "Implorez pardon, de votre Seigneur, – Il reste grand pardonneur, vraiment. – pour qu’Il vous envoie la nuée qui tombe abondamment en pluie" ; et cet autre verset : "Implorez pardon, de votre Seigneur, puis repentez-vous à Lui". (Sa’id, ‘Abd Ar-Razzâq, Al-Bayhaqî, Ibn Abî Shayba).
  • Voici quelques formules invocatoires puisées dans la tradition prophétique :
  • - Selon Ash-Shâfi’i, certains ont rapporté, citant Sâlim Ibn ‘Abdallâh, lequel tient ce propos de son père ‘Abdallâh, que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, invoqua Dieu en ces termes : "Seigneur, puisses-Tu nous arroser par une pluie qui nous porte secours, qui soit bienfaisante et féconde, répandue partout et abondante, régulière et continue. Seigneur, nous te prions de nous abreuver par la pluie. Fais que nous ne soyons pas de ceux qui se laissent vaincre par le désespoir. Seigneur, le pays, les gens, le bétail et toutes les créatures vivent dans le malaise, la disette, la misère. Et ce n’est qu’à Toi que nous exprimons notre mal et notre souffrance. Seigneur, fais pousser pour nous les récoltes, rends fécondes et productives les bêtes. Arrose-nous par les biens bénis du ciel. Fais pousser pour nous les biens bénis de la terre. Seigneur, débarrasse-nous de la gêne et du malaise, de la faim et du dénuement. Epargne-nous le malheur et l’adversité que nul autre que Toi ne saurait nous épargner. Seigneur, nous implorons Ton pardon ; c’est Toi le Pardonneur. Déverse sur nous les eaux du ciel en abondance". Puis Ash-Shafi’i commente : "J’aime à entendre les imâms prononcer cette invocation".
  • - Sa’d rapporte que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, fit cette invocation pour demander la pluie : ""Seigneur, couvre-nous d’une nue épaisse, massive, impétueuse, accompagnée d’éclairs, qui se déverse en bruine, en pluie plus fine, et qui soit régulière, ô Seigneur, plein de majesté et de munificence." (Abû ‘Uwâna).
  • - D’après ‘Amr Ibn Shu’ayb, citant son père et son grand-père, le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, avait coutume d’invoquer Dieu en ces termes pour demander la pluie : "Seigneur, puisses-Tu abreuver Tes serviteurs et Ton bétail ; puisses-Tu déployer Ta miséricorde et régénérer Ta terre morte." (Abû Dawûd).
  • Il est préférable, lors de l’invocation pour la pluie, de tourner vers le ciel le dos de la main. Qu’on en juge par le propos de Muslim, citant Anas, selon lequel le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, procéda de cette manière lorsqu’il fit cette invocation.
  • De même, il est recommandé de dire, en voyant tomber la pluie : "Seigneur, fais que ce soit une pluie bienfaisante". Ce disant, on découvrira une partie de son corps pour qu’elle soit touchée par la pluie.
  • Si, la pluie se faisant abondante, on craint quelque désastre, on dira : "Seigneur, fais que ce soit une pluie de miséricorde, non une pluie entraînant souffrance et malheur, destruction et inondation. Déverse-la, Seigneur, sur les collines et les plantations, autour de nous et non sur nous-mêmes".
  • Toutes ces formules invocatoires font partie de la tradition prophétique authentique.
  • Le calendrier musulman comporte douze mois de 29 ou 30 jours :

  • Le calendrier musulman ou calendrier hégirien (hijri) est un calendrier lunaire, fondé sur une année de 12 mois lunaires de 29 à 30 jours chacun . Une année hégirienne compte 354 ou 355 jours, et est donc plus courte qu’une année solaire d’environ onze jours.
  • Le 1 Mouharram 1 débute donc la veille du 16 juillet 622 et se termine avant lui. De façon simplifiée, le calendrier islamique est donc "en avance" de 6 heures 30 minutes.

  •  
  • Calendrier musulman

    Mois

    MouharramSafarRabia al awalRabia ath-thaniJoumada al oulaJoumada ath-thania

    RajabChaabaneRamadanChawwalDhou al qi`daDhou al-hijja

    Célébrations et Fêtes Chronologiquement

    MouharramAchouraMawlidNuit du DestinAïd el-FitrAïd el-Kebir

     

     

    Principaux

    bouddhiste • chinois • grégorien • hindou • hébraïque • national indien • julien (révisé) • musulman • persan • Calendrier thaïlandais

    Locaux ou désuets

    arménien • attique • aztèques (Xiuhpohualli, Tonalpohualli) • babylonien • badi • balinais (pawukon, saka) • bengali • berbère • CNCA • de Coligny • copte • darien • égyptien antique • éthiopien • étrusque • fixe • grec • grégorien proleptique • holocène • japonais • julien proleptique • liturgique romain • macédonien • maçonnique • malayalam • mayas (haab, tzolk’in, compte court, compte long) • mésopotamien • moundang • pataphysique • perpétuel • révolutionnaire français • romain • rumi • shilluk • solaire de 364 jours • soviétique • suédois • tamoul • tibétain • universel • zoroastrien

    Fictifs

    de la Terre du Milieu • stellaire

    Éléments et notions

    année • année zéro • calendes • calendrier lunaire • calendrier solaire • calendrier luni-solaire • décennie • ère • heure • histoire de la mesure du temps • ides • jour • jours de l’année • lustre • millénaire • minute • mois • nones • numérotation ISO des semaines • prytanie • quinquennat • saison • seconde • semaine • semestre • siècle • temps • trimestre

     

     

    Ressources

    Selon Dieu, les mois sont au nombre de douze. Quatre d'entre-eux sont saints. Trois d'entre-eux sont successifs et un survient entre les mois de Jumada et de Shaban 
     

  • L'araméen est un groupe de langues afro-asiatiques. Son nom vient d'Aram[2], une ancienne région du centre de la Syrie.
  • Dans cette famille, l'araméen appartient à la famille sémitique, et plus particulièrement, est une partie de la sous-famille sémitique occidental septentrional, qui comprend également les langues cananéennes telles que l'hébreu et l'ougaritique. L'alphabet araméen a été largement adopté pour les autres langues et est l'ancêtre des alphabets hébreu et arabe moderne.
  • Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite[3], l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ[4],[5], la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud[6]. Toutefois, le judéo-araméen était différent par les caractères et par la grammaire. La longue histoire de l'araméen et son utilisation diversifiée et généralisée a abouti à la création de nombreux dialectes, parfois considérés comme des langues. Ainsi, il n'y a pas eu une langue araméenne statique, chaque époque et chaque zone géographique a plutôt eu sa propre variété. L'araméen a été retenu comme langue liturgique par certaines églises chrétiennes orientales, sous la forme du syriaque, variété araméenne dans laquelle a été diffusé le christianisme oriental. Ces communautés la parlant ou parlant une autre forme d'araméen comme langue vernaculaire.
  • 20.2

    Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.

    20.3

    Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.

    20.4

    Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.

    20.5

    Tu ne te prosterneras pas devant d'autres dieux que moi, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent

    20.6

    et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.

    20.7

    Tu n'invoqueras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain ; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui invoque son nom en vain.

     

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  • L’invocation de la prosternation de la récitation du Coran
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  • La prosternation de la récitation du Coran ?
  • Lors de la lecture du Coran, vous avez surement du déjà rencontrer un petit symbole (avec la forme d'une porte) à la fin de certains versets, ceci doublé d’un trait tiré au dessus d’un mot de la famille « prosterner » (sajada en arabe). Ce symbole est l'indication de la recommandation de se prosterner c'est la prosternation de la lecture du Coran ou encore « Soujoud At Tilawa »
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  • À quel endroit ?
  • Il faut savoir que les versets après lesquels il est recommandé une telle prosternation sont au nombre de 15 (source fatwa du comité permanent de la fatwa). En voici le détail :
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  • (Sourate/Verset)

  • (7, Al A'raf / 206) 
    (13, Ar Ra'd / 15) 
    (16, An Nahl / 49) 
    (17, Al Isra' / 109) 
    (19, Maryam / 58) 
    (22, Al Hajj / 18) 
    (22, Al Hajj / 77) 
    (25, Al Fourqan / 60) 
    (27, An Naml / 26) 
    (32, As Sajda / 15) 
    (38, Sad / 24) 
    (41, Foussilat / 37) 
    (53, An Najm / 62) 
    (84, Al Inshiqaq / 21) 
    (96, Al 'Alaq / 19)
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  • On remarquera au passage qu'il y a deux prosternations dans la seule sourate Al Hajj (Le pèlerinage)
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  • Intérêt de cette prosternation
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  • Selon Abou Hourayra, le Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) a dit : « Quand le fils d'Adam récite un endroit où il faut se prosterner et qu'il se prosterne, le diable dit en pleurant : « Malheur à moi ! Il lui a été demandé de se prosterner et il s'est prosterné, il a donc le Paradis ; mais il m'a été demandé de me prosterner et j'ai refusé, j'aurais donc le Feu ! » (Rapporté par Mouslim)
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  • Est-ce une obligation ou bien une recommandation ?
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  • La prosternation de la récitation du Coran n'est pas obligatoire conformément au hadith : Selon 'Omar Ibn Al Khattab : « Le Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) a lu une fois sur la chaire, le jour du vendredi, la sourate « l'étoile » jusqu'à lire le verset de la prosternation, il descendit et se prosterna et les gens se prosternèrent. Le vendredi suivant, il lit la même sourate jusqu'au verset de la prosternation et dis : O hommes, la prosternation ne nous a pas été rendue obligatoire ; celui qui se prosterne a bien fait, celui qui ne se prosterne pas n'a pas fait de péché ». (Rapporté Boukhâry)
  • Il est donc recommandé pour celui qui le peut de se prosterner ne serait-ce que pour le mérite évoqué précédemment ou encore pour le fait de poser le front à terre et ainsi de s'humilier devant son Créateur et de reconnaitre qu'Il est le Très-Haut et que l'on n'est rien.
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  • Y'a t'il une invocation propre à cette prosternation ?
  • Il existe effectivement deux invocations qu'il est recommandé de dire au moment de la prosternation :
  • Première invocation :
  • " سَجَدَ وَجْهِيَ لِلَّذِي خَلَقَهُ, وَ شَقَّ سَمْعَهُ وَ بَصَرَهُ بحَوْلِهِ وَ قُوَتِهِ, فَتَبَارَكَ اللهُ أَحْسَنُ الخَالِقِينَ "
  • « Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé, lui a procuré son ouïe et sa vue par Sa force et Sa puissance. Gloire donc à Allah le Meilleur des créateurs. » At-Tirmidhî (2/474), Ahmed (6/30) et Al- Hâkim qui rapporte la dernière partie et l’a authentifié ; approuvé par Ad-Dhahabî (1/220).
  • Phonétique : "Sajada wajhî lilladhî khalaqahou, wa chaqqa sam'ahou wa basarahou bi hawlihi wa qouwwatihi, fatabârakallâhou ahsanoul khaliqine"
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  • Seconde invocation :
  • " اللَّهُمَّ اكْتُبْ لِي بهَا عِنْدَكَ أَجْراً, وَ ضَعْ عَنِّي بهَا وِزْراً, وَ اجْعَلْهَا لِي عِنْدَكَ ذُخْراً, وَتَقَبَّلْهَا مِنِّي كَمَا تَقَبَّلْتَهَا مِنْ عَبْدِكَ دَاوُدَ "
  • « Ô Seigneur ! Inscris-moi grâce à elle (cette prosternation) une rétribution auprès de Toi, décharge-moi grâce à elle d’un fardeau, réserve-la-moi auprès de Toi comme une provision et accepte-la de ma part comme Tu l’as accepté de Ton serviteur Dâwûd (David). » At-Tirmidhî (2/473) et Al-Hâkim qui l’a authentifié ; approuvé aussi par Ad-Dhahabî (1/219).
  • Phonétique : « Allâhoumma Ouktoubli bihâ ‘indaka ajra, wa dha’ ‘annî bihâ wizra, waj’al-hâlî ‘indaka doukhra, wa taqabbalhâ minnî kamâ taqabbaltahâ mine ‘abdika Dawoud »
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  • Comment est accomplie la prosternation dite de récitation ?
  • D'après Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) qui dit : « Le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) nous récitait le Coran, et quand il atteignait l’emplacement d’une prosternation (d'un verset à prosternation), il disait : « Allahou akbar » et se prosternait et nous en faisions autant. » (Hadith authentique rapporté entre autres par Mouslim & Al Bokhari).
  • Ce qui a été rapporté c’est le takbir (le fait de dire « Allahou Akbar ») au moment de procéder à la prosternation et non au moment de se redresser, à moins que cette prosternation soit effectuée dans le cadre d’une récitation faisant partie de prière. On ne procède ni au tachahhoud ni au salut à la suite de la prosternation de récitation parce que cela n’est pas rapporté du Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui). (Commission Permanente pour les Recherches Scientifiques et la Consultation Religieuse)
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  • Doit-on avoir les ablutions pour effectuer la prosternation dite de récitation ?
  • L’avis juste est qu’il n’est point nécessaire d’être en état de pureté rituelle pour pouvoir effectuer la prosternation de reconnaissance et de prosternation de la récitation de la part de celui qui récite ou de celui qui écoute la récitation, car ces actes ne sont pas assimilables à la prière proprement dite. (Commission Permanente pour les Recherches Scientifiques et la Consultation Religieuse)
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  • La femme doit-elle être voilée pour la prosternation dite de récitation ?
  • Il vaut mieux que la femme qui arrive à un point de prosternation se prosterne tout en restant voilée. Mais si elle se prosterne sans voile, nous espérons qu’il n’y ait aucun inconvénient, car la prosternation de récitation n’est pas assimilable à la prière proprement dite. Il ne s’agit que d’un signe d’humilité à l’égard d’Allah, le Transcendant, un moyen de se rapprocher de Lui comme les autres dhikr et actes de bienfaisance. (Commission Permanente pour les Recherches Scientifiques et la Consultation Religieuse)
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  • Passer devant une personne qui effectue la prosternation dite de récitation ?
  • Il n’encourt rien pour ce geste. (Commission Permanente pour les Recherches Scientifiques et la Consultation Religieuse)
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  • Informations supplémentaires sur la
  • Sourate As-Sajdah (La Prosternation)
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  • Pourquoi ce nom ?
  • La Sourate a été nommée As-Sajdah en raison du mot « soujjadane » (prosternés) mentionné dans le verset 15.
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  • Quand fut-elle révélée ?
  • Le style de cette sourate montre qu’elle a été révélée pendant la période mecquoise, plus spécifiquement à sa première étape. En effet, on n’y trouve pas en arrière-plan la sévère persécution et la tyrannie exercées contre les musulmans, chose qui apparait dans les sourates révélées dans les étapes ultérieures.
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  • Thèmes et sujets abordés
  • Le thème principal de cette sourate vise à dissiper les doutes dans l’esprit des gens au sujet du Tawhîd (Monothéisme), l’Au-delà ainsi que la Prophétie. Elle les invite à adhérer à ces trois vérités. Lorsque les infidèles mecquois parlaient entre eux au sujet du prophète, ils se disaient : « Cet homme invente des choses bien curieuses. Il lui arrive parfois de parler de ce qui va se produire après la mort… Il dit : lorsque vous ne serez que poussière, vous serez appelés pour rendre des comptes et il y aura un Enfer et un Paradis. Il lui arrive de dire : ces dieux, déesses et autres saints que vous adorez ne sont rien : Il n’y a qu’un Seul Dieu digne d’être adoré. Il dit aussi : les paroles que je récite ne sont guère de moi, c’est la Parole d’Allâh. Autant de choses étranges qu’il soutient ». Les réponses à ses doutes et craintes constituent le thème central de cette sourate.
  • À cet égard, les infidèles sont informés : « Très certainement, ceci est la Parole d’Allâh, révélée pour réveiller des gens sombrant dans l’insouciance, privés des bienfaits et des bénédictions de la mission Prophétique. Comment l’appelleriez-vous « invention » alors qu’il est manifeste et évident que c’est révélé par Allâh ? »
  • Puis ils sont interrogés : « Usez de votre bon sens et jugez par vous-mêmes : parmi les choses présentées dans le Coran, qu’est-ce qui est étrange et relève des histories fabriquées ? Observez la gestion de la terre et des cieux. Méditez sur votre création elle-même. Ces éléments ne témoignent-ils pas en faveur des enseignements que ce Prophète vous transmet par le Coran ? L’univers reflète-t-il le Monothéisme (Tawhîd) ou le polythéisme (shirk) ? Lorsque vous considérez tout cet univers et votre création elle-même, votre intellect vous indique-t-il que Celui qui vous a donné votre existence actuelle ne pourra pas vous créer de nouveau ? »
  • Puis, une scène de l’Au-delà est dépeinte. Les fruits savoureux de la foi et les conséquences amères de la mécréance sont évoqués et les gens sont exhortés d’abandonner la mécréance avant d’entrer dans leur tombe. Ils sont appelés à accepter les enseignements du Noble Coran qui témoignera alors en leur faveur dans l'au-delà. Puis, ils furent informés : C’est par sa Miséricorde suprême qu’Allah ne saisit pas l’homme immédiatement à cause de ses erreurs pour le châtier éternellement. Au contraire, Il l’éprouve par des petits ennuis, des difficultés, des pertes, des calamités afin qu’il se réveille et saisisse l’avertissement.
  • Puis il est dit : « Ce n’est pas la première fois qu’Allâh révèle un Livre à un homme. Par le passé, comme vous le savez bien, un Livre fut révélé à Moïse. Il n’y donc rien qui mérite votre étonnement. Soyez-en certains, ce Livre est révélé par Allâh et sachez bien que ce qui s’est produit du temps de Moïse se reproduira maintenant. La suprématie sera accordée uniquement à ceux qui acceptent le Livre Divin. Ceux qui le rejettent courent à leur perte inéluctable ».
  • Puis les infidèles mecquois sont avertis : « Regardez le sort funeste des communautés révolues. Pendant vos voyages pour le commerce, vous passez tout près des ruines qu’ils ont laissées après eux. Espérez-vous avoir le même sort ? Que les apparences et l’aspect superficiel des choses ne vous trompent pas ! Aujourd’hui, il vous est clair que nul n’écoute ce que Muhammad (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) dit, exception faite de quelques jeunes gens, quelques esclaves et certains pauvres. Il est l’objet de vos malédictions et propos désagréables, fusant de toutes parts. Vous avez alors l’impression, à tort, que sa mission échouera. C’est la conclusion erronée que vos observations vous inspirent. Ne voyez-vous pas dans la vie de tous les jours, une terre, qui pourtant était sèche et déserte, se couvrir d’une florissante végétation après la pluie ? Qui aurait pu imaginer, que sous ces couches de terre se trouvent de tels trésors qui peuvent pousser et fleurir ? » Que le Coran est beau !
  • En conclusion, le Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) est informé et consolé : « Ces gens se moquent de ce que tu leur dis et ils te demandent quand viendra l’heure de ta victoire décisive. Dis-leur : lorsque l’Heure du Jugement Final viendra, il sera trop tard pour vous d’adhérer à la foi. S’il s’agit d’embrasser la foi, c’est maintenant qu’il faut le faire. Mais si vous préférez attendre le Jugement Final, attendez à votre guise ».
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  • La prière d'exaltation de Dieu

    Cette prière dont la pratique a été recommandée par le prophète Mohamed (saws) s'établit en 4 rak'ates, à toute heure du jour ou de la nuit, avec une salutation finale lorsqu'elle a lieu le jour et deux salutations finales dans le cas où elle est établie la nuit. A chaque rak'a le fidele récite 75 fois:

    Soubhanallah, walhamdoulillah, wala ilâha illallah, wallaho akbar de la manière suivante :

    - 15 fois après la récitation d'al-Fatiha et d'une sourate de son choix
    - 10 fois pendant l'inclination (Roku')
    - 10 fois après s'être relevé de l'inclination
    - 10 fois pendant la première prosternation (Sojoud)
    - 10 fois après s'être relevé de la première prosternation
    - 10 fois pendant la deuxième prosternation
    - 10 fois après s'être relevé de la deuxième prosternation

    Après quoi le fidèle se lève pour accomplir la deuxième rak'a de la même manière que précédemment.
    Faisons remarquer que si cette prière est établie la nuit, elle comporte alors deux salutations finales : une salutation finale après les deux premières rak'ates et une autre salutation finale après les deux dernières rak'ates. Mais au cas où cette prière est établie le jour, il n'est dit qu'une seule salutation finale après la quatrième rak'a, étant bien entendu que chaque rak'a comporte 75 fois le "tasbih" et qu'après les deux premières rak'ates on récite le tachad-hod et l'appel des bénédictions divines sur le prophetes (saws).

    Parlant du mérite de cette prière, le prophète Mohamed (saws) déclara à son oncle Al-Abbas ibn Abdel Mottalib : "Si tu établis cette prière, Dieu absout tous tes péchés : du premier au dernier, les anciens et les nouveaux, les volontaires et les involontaires, les secrets et les publics".

    (du livre " le rappel et l'invocation de Dieu") 
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  • La Prière du Besoin (Salate al Hadja)
  • Assalam alaykoum,

    Abd Allah ibn Abi al-Awfa al-Aslami a dit : « Le Messager d’Allah se présenta à nous et dit : que celui qui a un besoin auprès d’Allah ou auprès de l’une de Ses créatures fasse ses ablutions et accomplisse deux rak'a ( unités).
    Et puis qu’il dise :il n’y a pas de dieu en dehors d’Allah, le clément, le noble. Gloire à Allah, maître du Trône immense. Louange à Allah, le Maître de l’univers. Mon Seigneur ! Je te demande les choses qui conduisent nécessairement à Ta miséricorde et les choses qui permettent nécessairement d’accéder à Ton pardon. Je Te demande de gagner tout bien et d’être à l’abri du péché. Je te demande de me pardonner tous mes péchés, de dissiper tous mes soucis et de satisfaire tous mes besoins qui rencontrent Ton agrément. Ensuite, il demande ce qui lui plaît en fait des choses de ce monde et de l’autre car on le lui décrétera. (Rapporté par Ibn Madja).

    La version phonétique de la prière du besoin:
    La illaha illa Allah al halimoul al karim wa subhannallahi rabil 'archil 'adim al hamdoulilahi rabbil 'alamine ass- alouka moujibati rahmatica wa 'aza- ima maghfiratika wal 'ismata min kouli dhanbin wal ghanimata min kouli birrin wa salamata min kouli ithmin la tada'li dhanban illa ghafartahou wa la hamman illa farrajtahou wa la hajatan hiya laka ridan illa qadaytaha ya arhama rahimin.

    La version arabe de la prière:
  • لا إله إلا الله الحليم الكريم ، سبحان الله رب العرش العظيم
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  • الحمد لله رب العالمين أسألك موجبات رحمتك و عزائم مغفرتك
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  • و الغنيمة من كل بر و السلامة من كل إثم لا تدع لي ذنبا إلا غفرته
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  • و لا هما إلا فرجته و لا حاجة هي لك رضا إلا قضيتها
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  • La priere du repentir
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  • La Prière du Repentir (salât at-tawba)
  • Abû Bakr rapporte : "J’ai entendu le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, dire : "Tout homme qui, ayant omis un péché, s’avise de faire ses ablutions, de prier et d’implorer le pardon de Dieu, verra ses péchés pardonnés par Dieu". Puis il récita ce verset : "Et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou prévariqué contre eux-mêmes, se souviennent de Dieu et demandent pardon de leurs péchés, – et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Dieu? – et qui ne s’entêtent pas, en ce qu’ils ont fait, alors qu’ils savent. Ceux-là ont pour paiement le pardon de la part de leur Seigneur, ainsi que les Jardins, sous quoi coulent les ruisseaux, d’y demeurer éternellement." (La Famille d’Imrân, 135-136). Ce hadith est rapporté par Abû Dâwûd, An-Nasa’i, Ibn Maja, Al-Bayhaqî, At-Tirmidhi).
  • Citant Abû Ad-Dardâ, At-Tabarânî rapporte dans son traité "Al-Kabîr" ce hadith : "Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, a déclaré : "Celui qui fait ses ablutions en veillant à les accomplir selon les règles, puis effectue deux ou quatre cycles de prière, prescrites ou non, en s’inclinant et en se prosternant dûment, et qui implore le pardon de Dieu, celui-là verra son voeux exaucé".
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  • Ô Seigneur ! Tu es mon Dieu. Il n'y a d'autre divinité que Toi. Tu m'as créé et je suis ton esclave, je me conforme autant que je peux à mon engagement et à ma promesse vis-à-vis de Toi. Je me mets sous Ta protection contre le mal que j'ai commis. Je reconnais Ton bienfait à mon égard et je reconnais mon péché. Pardonne-moi car Il n'y a que Toi qui pardonne les péchés.
  •  
  • اللّهـمَّ أَنْتَ رَبِّـي لا إلهَ إلاّ أَنْتَ ، خَلَقْتَنـي وَأَنا عَبْـدُك ، وَأَنا عَلـى عَهْـدِكَ وَوَعْـدِكَ ما اسْتَـطَعْـت ، أَعـوذُبِكَ مِنْ شَـرِّ ما صَنَـعْت ، أَبـوءُ لَـكَ بِنِعْـمَتِـكَ عَلَـيَّ وَأَبـوءُ بِذَنْـبي فَاغْفـِرْ لي فَإِنَّـهُ لا يَغْـفِرُ الذُّنـوبَ إِلاّ أَنْتَ
  • Allâhumma anta rabbî, lâ ilâha illâ anta, Khalaqtanî wa anâ habduka, wa anâ halâ hahdika wa wahdika mâ statahtu, Ahûdhu bika min sharri mâ sanahtu. Abû'u laka bi-nihmatika halayya wa abû'u bi-dhanbî. Fa-ghfir lî fa-innahu lâ yaghfiru dh-dhunûba illâ ant.
  •  Sourate 67 : Al-Mulk
    Selon Abu Hurayra, le Prophète dit: «Une des sourates du Coran, composée de trente versets, intercédera en faveur de celui qui la récite régulierement jusqu'à ce qu'il soit pardonné. [Béni soit Celui qui tient en Sa Main la Royaute"... (Sourate 67)]» (Rapporté par Abou Dawùd et Attirmdidhi) [Repentir, repentance...]

  • Dix versets de la Sourate Al-Kahf
    Selon Abu Darda', Ie Prophète dit : Celui qui mémorise par coeur les dix premiers versets de la sourate Al-Kahf sera préservé de l'Antéchrist. [Muslim] Une autre version stipule : « Celui qui mémorise les dix derniers versets [ ... ].»
    Le Messager d'allaha dit: "Celui qui lit sourate "Al-Kahf" (La caverne) un vendredi, une lumière l’éclairera jusqu’au vendredi suivant". (Rapporté par Al-Hakim et Al-Bayhaki). Aisha (RA), son épouse nous a offert l'éclairante formule ; il vivait du rayonnement de la Révélation : dans ses prières, son engagement, ses silences, son honnêteté, son amour... son comportement, sa morale, son caractère étaient le Coran ... une lumière

33.45

Ô Prophète! Nous t´avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur.

33.46

appelant (les gens) à Allah, par Sa permission; et comme une lampe éclairante.

33.43

C´est Lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses anges, - afin qu´Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux envers les croyants.

 

Le fondement doctrinal de l'islam est que Dieu (Allah en arabe) est unique. L'unicité de Dieu (tawhid) se décompose en trois branches selon une position dogmatique remontant à l'Imam Ibn Taymiyya au xive siècle23 :

·         L'unicité dans la Seigneurie (tawhid ar-Rouboubiya)

(Ou, la foi en la seigneurie d'Allah) C’est le fait de reconnaître les œuvres spécifiques à Allah (tel le fait de donner la vie, la mort, la subsistance…). Reconnaître Allah comme Seigneur c’est lui reconnaître :
- La création, Allah est Le seul Créateur
- La royauté, Allah est Le seul à détenir la royauté
- La gérance, Allah est Le Seul à gérer la création

·         L'unicité dans l'adoration (tawhid al Oulouhiya)

(Ou, la foi en la divinité d'Allah) C’est le fait de vouer tout acte d’adoration à Allah, en toute exclusivité.

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent »

(Coran. Sourate 51, verset 56)

L’adoration telle que la définit Ibn Taymiyya est :

« Un terme qui englobe tout ce qu’Allah aime et agrée comme œuvre apparente ou cachée »

·         L'unicité dans les noms et attributs (tawhid al asma wa sifat)

(Ou, la foi en ses noms et attributs) Allah dans le Coran s’est attribué des noms et des caractères, tout comme Mahomet dans sa sounna (traditions) a attribué à Allah des noms et des caractères, que tout musulman se doit d'accepter.

- Tous les noms d’Allah sont parfaits puisque chacun d’entre eux désignent un caractère qui est lui aussi au summum de la perfection. C’est pourquoi les musulmans doivent invoquer Allah par ces noms-là.

- Les attributs d’Allah sont tous parfaits, sans aucune faille.

« C’est à ceux qui ne croient pas en l’au-delà que revient le mauvais qualificatif, tandis qu’à Allah Seul est le qualificatif suprême et c’est Lui le Tout Puissant et le Sage »

(Coran. Sourate 16, verset 60)

Exemples de noms et attributs d'Allah : al-Wahid (l'unique) al-Rahmane (le miséricordieux) al-Rahime (le tout-miséricordieux) al-Afou (le tout-clément) al-Awal (le premier) al-Akhir (le dernier).

Ces trois branches de l'unicité sont indissociables et forment à elles trois, le Tawhid, ou le premier pilier de la foi.

Les théologiens musulmans affirment que les versets qui donneraient en apparence des organes ou un emplacement à Allah ne doivent pas faire sujet de comparaison avec une créature.

Dieu est décrit dans le Coran à plusieurs reprises. À titre d'exemple, les versets suivants :

« Dis : "Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est égal à Lui". »

(Coran. Sourate 112)

« Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "al-Qayyum". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône "Kursiy" déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. »

(Coran. Sourate 2, verset 255)

Selon un hadîth, il est mentionné qu'Allah a quatre-vingt-dix-neuf noms parfaits (asma'ou l-Lahou l-housna) révélés par Dieu, qui permettent au musulman qui les connaitrait par cœur et les utiliserait, d’entrer au paradis. Le Coran cite des noms/attributs comme al-'ahad (Celui Dont les perfections sont sans rapport avec les caractéristiques des créatures) ou ar-rabb (Celui à Qui nous nous devons d’obéir), Al-Malik (Celui à Qui ce monde appartient en réalité et en totalité et Celui Dont la domination est absolue et exempte de toute imperfection) qui ne sont pas cités dans le hadith précédant. Un autre hadith affirme qu’Allah possède un nom inconnu des gens du commun. Selon une version de ce hadith, ce nom est qualifié de الأعظم "Al-Adham" qui veut dire "le plus grand" ou "le plus noble".

Mi-2014, le nombre de musulmans dans le monde est estimé à 1,661 milliard, c'est-à-dire 22,9 % de la population mondiale. La diffusion de l'islam, hors du monde arabe, s'explique par les migrations et les conversions. L'islam est aujourd'hui la religion ayant la plus forte croissance démographique.

 

  •  
  • L'araméen moderne est parlé aujourd'hui comme première langue par de nombreuses petites communautés éparses et en grande partie isolées, chrétiennesjuives, et par les groupes ethniques mandéens de l'Asie occidentale[7] — les plus nombreux, les Assyriens, sous la forme de l'assyrien néo-araméen et du chaldéen néo-araméen — ; ils ont tous conservé l'utilisation d'une langue véhiculaire dominante, malgré les transferts linguistiques.
  • Les langues araméennes sont considérées comme langues en voie de disparition[réf. souhaitée].
  • À la fin du Ier siècle, dans les Antiquités judaïquesFlavius Josèphe résume ainsi les Dix Commandements3 :
  • Tous entendent une voix venue d'en haut, elle leur parvient à tous, de manière qu'ils ne perdent aucune de ces dix paroles que Moïse a laissées écrites sur les deux tables. Ces paroles, il ne nous est plus permis de les dire explicitement, en toutes lettres, mais nous en indiquerons le sens.
  • La première parole nous enseigne que Dieu est Un, qu'il ne faut vénérer que lui seul. La deuxième nous commande de ne faire aucune image d'animal pour l'adorer, la troisième de ne pas invoquer Dieu en vain, la quatrième d'observer chaque septième jour en nous abstenant de tout travail, la cinquième d'honorer nos parents, la sixième de nous garder du meurtre, la septième de ne point commettre d'adultère, la huitième de ne point voler, la neuvième de ne pas rendre de faux témoignages, la dixième de ne rien convoiter qui appartienne à autrui.
  • Ainsi la version catéchistique adressée aux catéchumènes actuellement recommandée par le Vatican5 est la suivante :
  • ·         Premier commandement : Un seul Dieu tu aimeras et adoreras parfaitement.
  • ·         Deuxième commandement : Son saint nom tu respecteras, fuyant blasphème et faux serment.
  • ·         Troisième commandement : Le jour du Seigneur garderas, en servant Dieu dévotement.
  • ·         Quatrième commandement : Tes père et mère honoreras, tes supérieurs pareillement.
  • ·         Cinquième commandement : Meurtre et scandale éviteras, haine et colère également.
  • ·         Sixième commandement : La pureté observeras, en tes actes soigneusement.
  • ·         Septième commandement : Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras injustement.
  • ·         Huitième commandement : La médisance banniras et le mensonge également.
  • ·         Neuvième commandement : En pensées, désirs veilleras à rester pur entièrement.
  • ·         Dixième commandement : Bien d'autrui ne convoiteras pour l'avoir malhonnêtement.
  • La version de la tradition juive aussi donnée par le Vatican5 est :
  • ·         Premier commandement : Je suis le Seigneur ton Dieu Qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte.
  • ·         Deuxième commandement : Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi.
  • ·         Troisième commandement : Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain.
  • ·         Quatrième commandement : Souviens-toi du jour du sabbat.
  • ·         Cinquième commandement : Honore ton père et ta mère.
  • ·         Sixième commandement : Tu ne tueras point.
  • ·         Septième commandement : Tu ne commettras pas d’adultère.
  • ·         Huitième commandement : Tu ne voleras pas.
  • ·         Neuvième commandement : Tu ne feras pas de faux témoignage.
  • ·         Dixième commandement : Tu ne convoiteras ni la femme, 
  • ·         - ni la maison,
  • ·         - ni rien de ce qui appartient à ton prochain.
  •  
  •  Le texte de l'Exode 20, 2–17, est, selon la traduction de Louis Segond, le suivant :
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  • ·         Exode 20 : 2–17 (traduction Louis Segond, 1910), sur Wikisource


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