PROJET ET PROPOSITION
Au nom du père fondateur Soundjata
du fils citoyen Modibo
La célébration du cinquantenaire de l'indépendance de notre Pays, le Mali, offre l'occasion à tous ses fils et filles de célébrer, dans la joie et l'allégresse, la souveraineté retrouvée. Elle donne également l'occasion à tous, de relire notre histoire commune pour retrouver les repères, le sens de notre marche commune vers un avenir radieux.
S’agissant de l’engagement des femmes dans la gestion des affaires publiques, quelques figures féminines de référence pour leur forte implication dans la vie publique.
On retrace cette femme africaine, son identité, sa culture, sa dignité, et la jeunesse, l'avenir et le vrai pouvoir:
- Assia
- Āmina bint Wahb ibn 'Abd Manaf, seigneur (sayyid) , Halimah bint Abi Dhuayb
- Sogolon Kediou et Niéleni
Le PEUPLE Souverain du Mali, fort de ses traditions engagé à rester fidèle aux idéaux affirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis
s'engage solennellement à défendre la forme républicaine et la laïcïté de l'Etat,
proclame sa détermination à défendre les droits de la femme et de l'enfant ainsi que la diversité culturelle et linguistique de la communauté nationale,
réaffirme sa détermination à maintenir et à consolider l'unité nationale,
s'engage à assurer l'amélioration de la qualité de la vie, la protection de l'environnement et du patrimoine culturel,
souscrit à la Déclaration Universelle des Droits
réaffirme son attachement à la réalisation de l'Unité Africaine, à la promotion de la paix, de la coopération régionale et internationale, entre Etats dans le respect de la justice, de l'égalité, de la liberté et de la souveraineté.
Cependant le calendrier s'etend selon ses principes sur toute l'année y compris en tenant compte des deux precedents voire chrétien, juif aussi laïc à l'instar du 28 Octobre ou tout evenement similaire relatif à la responsabilité, au dernier sermon du prophete, aux valeurs islamiques... à l'esprit et à la lettre de la déclaration universelle des droits de l'homme, de la charte de Mandé...Pensons Mère
Le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution. La forme républicaine de l'Etat ne peut être remise en cause.
UN MALI
DES MALIENS
Le Mali est un pays enclavé d’Afrique de l'Ouest ayant des frontières communes avec la Mauritanie, leSénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, leNiger et l’Algérie.
D’une superficie de1 241 238 kilomètres carrés, on rencontre au Mali trois grands types de climat : désertique au nord avec leSahara, sahélien, et soudanais au sud.
Le pays est traversé par plusieurs fleuves : le Niger et le Sénégal et leurs différents affluents.
§ Géographie du Mali – Boucle du Baoulé - Delta central du Niger
§ Montagnes : Adrar des Ifoghas – Falaise de Bandiagara – Mont Hombori
§ Lacs et fleuves : Bani - Niger - Sénégal – Bafing – Lac Débo
Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine.
§ Autorité de Liptako-Gourma - Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel - Communauté des États Sahélo-Sahariens -Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
La Communauté Économique du Développement des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est uneorganisation intergouvernementale ouest-africaine créée le 28 mai 1975 . C'est la principale structure destinée à coordonner les actions des pays de l’Afrique de l'Ouest. Son but principal est de promouvoir la coopération et l'intégration avec pour objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine. En 1990, son pouvoir est étendu au maintien de la stabilité régionale avec la création de l'ECOMOG, groupe militaire d’intervention qui devient permanent en 1999. La CEDEAO compte aujourd'hui 15 États membres. Selon le FMI, en 2012, le PIBPPA global des États membres de la CEDEAO s'élève à 564,86 milliards de dollars US ce qui en fait la 25epuissance économique du Monde1,2.
Francophonie
Les régions du Mali de Gao, Kayes, Kidal, Koulikoro, Mopti, Segou, Sikasso et de Tombouctou sont membres de l'Association internationale des régions francophones41.
De plus le Mali est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie de même que de l'Organisation internationale de la francophonie.
Le 16 mars 2011, le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national de la Charte du Manden. Au même titre que la Magna Carta éditée en 1215 en Angleterre, ce texte est considéré comme l'une des plus anciennes références concernant les Droits fondamentaux. Pour cette raison, il est inscrit depuis 2009 par l'UNESCO au patrimoine immatériel de l'Humanité. Cette reconnaissance confirme la valeur juridique et la portée universelle de la Charte du Mandé.
La cérémonie commémorative a lieu tous les ans.
Le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution. La forme républicaine de l'Etat ne peut être remise en cause.
La République du Mali peut conclure avec tout Etat africain des accords d'association ou de communauté comprenant abandon partiel ou total de souveraineté en vue de réaliser l'unité africaine.
Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord de son application par l'autre partie.
Les traités de paix, de commerce, les traités ou accords relatifs aux organisations internationales, ceux qui engagent les finances de l'Etat, ceux qui sont relatifs à l'état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être approuvés ou ratifiés qu'en vertu de la loi. Ils ne prennent effet qu'après avoir été approuvés ou ratifiés. Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n'est valable sans le consentement du peuple.
Le Président de la République négocie et ratifie les traités. Il est informé de toute négociation tendant à la conclusion d'un accord international non soumis à ratification.
Les institutions de la République :
Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales;
Le Conseil Economique, Social et Culturel.
Son principe est legouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple.
Les collectivités territoriales sont créées et administrées dans les conditions définies par la loi. Les collectivités s'administrent librement par des Conseils élus et dans les conditions fixées par la loi.
La décentralisation est une réforme majeure en cours. Elle vise à transférer des compétences aux collectivités territoriales afin que les affaires locales soient gérées au plus près des populations.
L'État malien a créé une direction nationale des collectivités territoriales au sein du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) chargée de suivre la mise en œuvre de la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs d'appui technique et d'appui financier sont également en place. Cette réforme a pour base une refonte complète du découpage territorial hérité de l'administration et se distingue par le processus de consultation populaire qui a permis la création des communes sur la base de regroupements volontaires de villages et de fractions suivant des critères bien définis. Les communes sont gérées par un conseil communal élu au suffrage universel direct. Une fraction est incluse dans une commune et regroupe des populations nomades. Du fait de l'ampleur du nomadisme et de la précarité résidentielle, les fractions sont plus nombreuses dans les régions nord du Mali. Dans cette zone, elles représentent des familles sommairement installées auprès d'un village ou un point d'eau. Dans les autres régions, les fractions sont le fait d'installations familiales pour des activités de production (agriculture, élevage). Ainsi, dans les régions situées plus au sud, les fractions sont le fait de Peuls allochtones, venus le plus souvent des régions septentrionales du fait des précédentes sécheresses (1970-1973 et 1985). Elles constituent des fragments de résidences, le plus souvent affiliées à un village.
Le maire et les adjoints, qui forme le bureau communal, sont élus par les conseillers communaux.
Les domaines de compétences des communes englobent l’éducation des enfants, l'alphabétisation, la santé primaire et les maternités, la gestion des infrastructures d'intérêt local et l'environnement.
Le Conseil Communautaire est l'organe délibérant de la Communauté d'Agglomération.
Il prend, par délibération, les décisions majeures relatives aux orientations politiques et au fonctionnement de la Communauté.
La Communauté d'Agglomération dispose d'un champ de compétences spécifique qui lui a été transféré par ses communes membres. Elles sont dites « d’intérêt communautaire ».
Des compétences obligatoires
Des compétences optionnelles
Des compétences facultatives
Des compétences obligatoires
Le développement économique
La création, l’aménagement, l’entretien et la gestion des zones d’activités industrielles, commerciales, tertiaires, artisanales
Mise en œuvre les compétences transférées par les communes et définit les priorités et orientations stratégiques de l’agglomération.
Une loi de 1999 confirme cette réorganisation administrative et territoriale du Mali en créant les cercles (regroupement de communes) et les régions (regroupement de cercles). Le cercle est une collectivité territoriale regroupant plusieurs communes, doté d’une personnalité morale et bénéficiant de l’autonomie financière. Le conseil de cercle est composé de membres élus par les conseillers communaux pour un mandat de 5 ans. Le conseil de cercle peut émettre des avis sur toute question concernant le cercle et est obligatoirement consulté pour la réalisation de projets de développement de l’État ou de la région. Il y a 49 cercles au Mali.
La loi du 11 février 1993[17] définit les collectivités territoriales du Mali qui sont les régions, le district de Bamako, les cercles, les communes urbaines et les communes rurales, chacune étant dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et aucune ne peut établir ou exercer de tutelle sur une autre collectivité.
Les collectivités s’administrent librement par des assemblées ou conseils élus qui élisent en leur sein un organe exécutif.
Le district de Bamako est divisée en six communes par l’ordonnance du 18 août 1978 modifiée par la loi de février 1982[14].
La commune I compte 256 216 habitants. Limitée au nord par la commune rurale de Djalakorodji (cercle de Kati), à l'ouest par la Commune II, au nord-est par la commune rurale de Sangarébougou (cercle de Kati), à l'est par la commune rurale deGabakourou III et au sud par le fleuve Niger, elle couvre une superficie de 34,26 km². Neuf quartiers composent cette commune : sont Banconi, Boulkassombougou, Djélibougou, Doumanzana, Fadjiguila, Sotuba, Korofina Nord, Korofina Sud et Sikoroni[15].
La commune II, limitée à l'est par le marigot de Korofina, à l'ouest par le pied de la colline du Point G, au nord par la limite nord du District et au sud par le lit du fleuve Niger, couvre une superficie de 16,81 km² et compte une population de160 680 habitants. La commune compte onze quartiers : Niaréla (le plus ancien où réside la famille des fondateurs de Bamako), Bagadadji, Médina-coura, Bozola, Missira, Hippodrome, Quinzambougou, Bakaribougou, TSF, Zone industrielle et Bougouba. La commune abrite 80 % des industries du Mali[16].
La commune III est limitée au nord par le cercle de Kati, à l’est par le boulevard du Peuple qui la sépare de la Commune II, au sud par la portion du fleuve Niger, comprise entre le pont des Martyrs et le Motel de Bamako, et à l’ouest, par la rivière Farako à partir du Lido, l’Avenue Cheick Zayed El Mahyan Ben Sultan et route ACI 2000, couvrant une superficie de 23 km², . Sa population est de 119 287 habitants. La commune III est le centre administratif et commercial de Bamako. Elle accueille notamment les deux plus grands marché de la capitale, le Grand marché Dabanani et Didida. Vingt quartiers composent cette commune et les villages de Koulouninko et Sirakorodounfing ont été rattachés à la Commune III[17].
La Commune IV, limitée à l'est par la Commune III, au nord et à l'ouest par le cercle de Kati et au sud par la rive gauche dufleuve Niger, couvre une superficie de 36 768 hectares, avec une population de plus de 200 000 habitants en 2001. la commune IV est composé de huit quartiers : Taliko, Lassa, Sibiribougou, Djikoroni-Para, Sébénikoro, Hamdallaye, Lafiabougou et Kalabambougou[18]
La Commune V couvre une superficie de 41 km². Elle est limitée au nord par le fleuve Niger, au sud par la zone aéroportuaire et la commune de Kalanban-Coro, à l'est par la Commune VI et le Niger. Elle est composée de huit quartiers Badalabougou, Sema I, Quartier Mali, Torokorobougou, Baco-Djicoroni, Sabalibougou, Daoudabougou et Kalaban-Coura et compte249 727 habitants[19].
La commune VI avec une superficie de 8 882 hectares est la plus vaste du district de Bamako. Sa population est d’environ600 000 habitants. Elle est constituée de dix quartiers : Banankabougou, Djanékéla, Faladié, Magnambougou, Missabougou, Niamakoro, Sénou, Sogoniko, Sokorodji et Yrimadio[20].
Bamako est également érigé en district[21] avec un maire élu par l’ensemble des conseillers. Chaque commune est géré par conseil communal et un maire élu en son sein. Les dernières élections communales ont eu lieu le 26 avril 2009.
· Le conseil des ministres a adopté le 3 février 2010 un projet de décret portant nomination des membres de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune IV à la suite de l’annulation des élections communales de 2009 dans cette commune[27]. Cette délégation est présidée par Karim Togola, administrateur civil.
Chaque conseil communal élit également ses représentants au conseil de district
·
o La ville de Bamako est située de part et d’autre du fleuve Niger. Trois ponts relient les deux rives : le « pont des Martyrs »
o Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'islam, avec environ 95 % de musulmans[réf. nécessaire], avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes
Le Haut Conseil des Collectivités a pour mission d'étudier et de donner un avis motivé sur toute politique de développement local et régional. Il peut faire des propositions au Gouvernement pour toute question concernant la protection de l'environnement et l'amélioration de la qualité de la vie des citoyens à l'intérieur des collectivités. Le Gouvernement est tenu de déposer un projet de loi conforme dans les quinze jours de sa saisine sur le bureau de l'Assemblée Nationale. Le Gouvernement est tenu de saisir pour avis le Haut Conseil des Collectivités pour toutes actions concernant les domaines cités dans le présent article. Le Haut Conseil des Collectivités a son siège à BAMAKO. Il peut être transféré en tout autre lieu en cas de besoin. Le Haut Conseil des Collectivités ne peut être dissous.
Les membres du haut Conseil des Collectivités portent le titre de Conseillers Nationaux. Aucun membre du Haut Conseil des Collectivités ne peut être poursuivi, recherché ou jugé pour des opinions émises par lui lors des séances du Haut Conseil. Une loi organique fixe le nombre des Conseillers Nationaux, leurs indemnités, les conditions d'éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités ainsi que les conditions de leur remplacement.
Le mandat de Député est incompatible avec celui de Conseiller National.
Les Conseillers Nationaux sont élus pour cinq ans au suffrage indirect. Ils assurent la représentation des collectivités territoriales de la République.
Les Maliens établis à l'extérieur sont représentés au Haut Conseil des Collectivités.
Le Haut Conseil des Collectivités se réunit de plein droit en session ordinaire deux fois par an sur convocation de son Président. La durée de chaque session ne peut excéder trente jours. Ses séances sont publiques. Le compte-rendu intégral des débats est publié au Journal Officiel . Le Président du Haut Conseil des Collectivités est élu pour cinq ans. L'Assemblée Nationale et le Haut Conseil des Collectivités peuvent siéger en comité restreint à la demande du Premier Ministre. Le Président de l'Assemblée Nationale et le Président du Haut Conseil des Collectivités peuvent provoquer une session commune des Députés et des Conseillers Nationaux. L'ordre du jour de cette session doit porter sur un problème local et régional d'intérêt national. La durée de cette session ne peut excéder quinze jours.
La législation en vigueur demeure valable dans la mesure où elle n'est pas contraire à la présente Constitution et où elle n'est pas l'objet d'une abrogation expresse.
L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux Députés. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l'Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers de ses membres. La révision n'est définitive qu'après avoir été approuvé par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. La forme républicaine et la laïcité de l'Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent faire l'objet de révision. La présente Constitution sera soumise au référendum. Au cas où elle recueillirait la majorité des suffrages exprimés, le Président du Comité de Transition pour le salut du Peuple procède à la promulgation dans les conditions fixées par la présente Constitution.
Le Conseil Economique , Social et Culturel collecte
L'organisation interne, les règles de fonctionnement et de désignation des membres du Conseil Economique, Social et Culturel sont fixées par la loi.
Sont membres du Conseil Economique, Social et Culturel :
les représentants des syndicats, des associations, des groupements socio-professionnels élus par leurs associations ou groupements d'origine;
les représentants des collectivités désignés par leurs pairs;
les représentants des Maliens établis à l'extérieur.
Sont membres associés, les cadres supérieurs de l'Etat dans le domaine économique, social et culturel.
Le Président et le Vice-Président du Conseil Economique, Social et culturel sont élus au sein du Conseil par leurs pairs lors de la séance d'ouverture de la première session pour un mandat de cinq ans. Aucun membre du Conseil Economique, Social et Culturel ne peut être poursuivi, recherché ou jugé pour des opinions émises par lui lors des séances du Conseil.
Il reçoit une ampliation des lois, ordonnances et décrets dès leur promulgation. Il suit l'exécution des décisions du Gouvernement relatives à l'organisation économique, sociale et culturelle.
Le Conseil Economique, Social et Culturel se réunit chaque année de plein droit en deux sessions ordinaires de quinze jours chacune sur convocation de son Président. Les séances du Conseil Economique, Social et Culturel sont publiques.
Le Conseil Economique, Social et Culturel peut désigner l'un de ses membres, à la demande du Président de la République, du Gouvernement ou de l'Assemblée Nationale, pour exposer devant ces organes l'avis du conseil sur les projets ou propositions qui lui ont été soumis. Le Gouvernement et l'Assemblée Nationale ont l'obligation, quand ils sont saisis, de donner une suite aux avis et rapports formulés par le Conseil Economique, social et Culturel dans un délai maximum de trois mois pour le Gouvernement et avant la fin de la session en cours pour l'Assemblée Nationale.
Il rédige, avec la participation des différentes entités qui le composent, à l'attention du Président de la République, du Gouvernement et de l'Assemblée Nationale, le recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile avec des orientations et des propositions. Le Conseil Economique, Social et Culturel est obligatoirement consulté sur tout projet de loi de Finances, tout projet de plan ou de programme économique, social et culturel ainsi que sur toutes dispositions législatives à caractère fiscal, économique, social et culturel.
Le Conseil Economique, Social et Culturel a compétence sur tous les aspects du développement économique, social et culturel. Il participe à toute commission d'intérêt national à caractère économique, Social et Culturel.
Les régions sont gérées par un conseil régional. Les conseillers régionaux sont élus par les conseillers communaux.
|
Rang |
Ville |
Population |
|||
|
Cens. 1987 |
Cens. 1998 |
Cal. 2005 |
|||
|
1. |
658 275 |
1 016 167 |
1 297 390 |
||
|
2. |
73 859 |
113 803 |
144 801 |
||
|
3. |
74 771 |
79 840 |
108 790 |
||
|
4. |
48 698 |
74 153 |
99 662 |
||
|
5. |
50 993 |
67 262 |
97 475 |
||
|
6. |
88 135 |
90 898 |
92 562 |
||
|
7. |
14 385 |
60 112 |
72 080 |
||
|
8. |
17 934 |
40 513 |
58 668 |
||
|
9. |
19 508 |
37 114 |
53 746 |
||
|
10. |
k.A. |
35 149 |
53 119 |
||
|
11. |
34 315 |
49 756 |
52 782 |
||
|
12. |
55 266 |
54 903 |
52 265 |
||
|
13. |
k.A. |
33 832 |
48 792 |
||
|
14. |
9 110 |
17 108 |
43 302 |
||
|
15. |
22 374 |
23 535 |
35 567 |
||
|
16. |
k.A. |
32 801 |
33 458 |
||
|
17. |
31 962 |
31 973 |
32 463 |
||
|
18. |
9 398 |
22 113 |
30 603 |
||
|
19. |
k.A. |
31 655 |
29 369 |
||
|
20. |
k.A. |
20 031 |
27 797 |
||
|
21. |
k.A. |
16 670 |
26 866 |
||
|
22. |
30 772 |
26 744 |
24 813 |
||
|
23. |
14 129 |
22 673 |
23 922 |
||
|
24. |
12 152 |
19 233 |
22 391 |
||
|
25. |
k.A. |
17 010 |
15 782 |
||
|
26. |
k.A. |
15 846 |
17 447 |
||
|
27. |
k.A. |
14 981 |
17 232 |
||
|
28. |
3 344 |
10 580 |
11 642 |
||
|
29. |
k.A. |
10 732 |
10 947 |
||
|
30. |
13 352 |
9 042 |
8 459 |
||
|
31. |
10 469 |
7 857 |
8 057 |
||
|
32. |
k.A. |
7 140 |
7 471 |
||
|
33. |
k.A. |
7 354 |
6 856 |
||
|
34. |
k.A. |
k.A. |
6 014 |
||
|
35. |
22 914 |
4 811 |
5 769 |
||
|
36. |
k.A. |
k.A. |
4 026 |
||
|
37. |
k.A. |
k.A. |
3 019 |
||
|
38. |
k.A. |
2 533 |
3 019 |
||
Le 1er octobre 1960, dans un appel à la nation, le président Modibo Keïta déclare que « le village est chez nous la cellule de base et c’est la vitalité de cette cellule qui engendrera la vitalité de la nation tout entière ».
« Le Mali, ce n’est pas nous, ce n’est pas non plus ceux qui viennent de prendre le pouvoir. Le Mali, c’est vous ! » [NDLR : s’adressant à la jeunesse]
A QUOI SERVENT LES JOURNÉES INTERNATIONALES?
Les célébrations et manifestations des Nations Unies ont pour objectif de contribuer, à travers le monde, à la réalisation des objectifs de la Charte des Nations Unies ainsi qu'à la sensibilisation du public sur des sujets politiques, sociaux, culturels, humanitaires ou ayant trait aux droits de l'homme. Elles sont autant d'occasions de promouvoir des actions nationales et internationales et de stimuler l'intérêt pour les programmes et activités de l'ONU.
Ces célébrations et manifestations des Nations Unies ont en grande partie été établies par l'Assemblée générale. Toutefois, quelques unes ont aussi été créées par des institutions spécialisées du système pour attirer l'attention du public sur des sujets plus pointus.
Journées internationales ou Journées mondiales?
Les Journées internationales sont initiées par les États Membres des Nations Unies, alors que les Journéesmondiales le sont par les institutions spécialisées des Nations Unies.
RÉUNIONS ET MANIFESTATIONS DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL ET DE SES ORGANES SUBSIDIAIRES
Le Conseil a tenu pour la première fois en 1993 sa session de fond à Genève sous sa nouvelle formule d’une seule réunion de fond par année, en juillet. Elle a lieu alternativement à New York et à Genève.
La session de fond est précédée, en mai, d’une session d’organisation, au cours de laquelle ont lieu en particulier les élections aux organes subsidiaires.
Cette session comporte une réunion spéciale des ministres, au cours de laquelle sont examinées les grandes questions économiques, sociales et humanitaires.
Réunions et événements de l'ECOSOC et de ses organes subsidiaires
S'il vous plaît noter que cette liste fournit des informations sur les prochaines réunions et manifestations du Conseil économique et social, et les sessions annuelles de ses organes subsidiaires. Toutes les réunions sont ouvertes aux États membres, les agences des Nations Unies, fonds et programmes, et la société civile. Pour plus d'informations, s'il vous plaît contacter ecosocinfo@un.org pour les événements de l'ECOSOC, et vous pouvez aussi consulter les liens Internet des organes subsidiaires de l'ECOSOC .
Pour assurer un processus de développement durable et général, il faut investir dans la jeunesse et agir en partenariat avec les jeunes.
Système des Nations Unies
Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies
- Division du développement durable EN
- Alliance mondiale pour les technologies de l'information et des communications au service du développement EN
Commissions régionales des Nations Unies
- Commission économique pour l'Afrique EN
- Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes EN
- Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique EN
- Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale EN
- Commission économique pour l'Europe EN
Institutions spécialisées des Nations Unies
- Banque mondiale EN
- Division du Fonds international de développement agricole (FIDA) EN
- Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) EN
- Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)
- Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) EN
- Groupe interinstitutions sur la justice pour mineurs
- Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) EN
- Organisation internationale du travail (OIT)
- Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)
- Organisation des Nations Unies pour le développement industriel
- Organisation mondiale de la santé (OMS)
- Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
- Programme alimentaire mondial EN
- Programme commun coparrainé sur le VIH et le sida (ONUSIDA)
- Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
- Programme des Nations Unies pour l'environnement EN
- Programme des Nations Unies pour l'Habitat (UN-HABITAT) EN
Quel rôle pouvez-vous jouer dans la célébration de cette année internationale?
Chacun est invité à promouvoir les idéaux de paix, de liberté, de progrès et de solidarité et à contribuer à la réalisation des objectifs d’épanouissement de la jeunesse et des objectifs du Millénaire pour le développement.
Les États Membres de l’ONU sont invités à organiser des manifestations nationales à l’occasion de l’Année internationale et à sensibiliser l’opinion publique au rôle important que jouent les jeunes dans le développement de leur pays.
Ils sont aussi invités à revoir leurs politiques et programmes nationaux en matière de jeunesse afin de mettre pleinement en oeuvre le Programme d’action mondial pour la jeunesse
.
Les organisations de jeunesse et axées sur la jeunesse sont invitées à entreprendre des activités pour célébrer l’Année internationale de la jeunesse.
- Organisez une manifestation : Vous trouverez des conseils et des stratégies efficaces pour promouvoir votre manifestation dans le kit d’activités.
- Annoncez une manifestation sur le calendrier officiel : Annoncez votre manifestation sur lecalendrier officiel EN de l’Année internationale et demandez à l’ONU l’autorisation d’utiliser le logo officiel.
- Participez aux manifestations locales : Consultez le calendrier officiel pour découvrir la liste des activités organisées dans les environs et prenez connaissance des initiatives lancées par d’autres, dans le monde entier, pour célébrer cette Année internationale.
- Sensibilisez l’opinion publique : Téléchargez le bandeau « Année internationale de la jeunesse » sur le site officiel et créez un lien sur votre page Web. Servez-vous des réseaux sociaux pour assurer la promotion de l’Année internationale.
- Participez aux discussions en ligne : Participez aux consultations mensuelles organisées surFacebook EN et donnez votre avis sur des questions diverses. Les discussions précédentes ont porté sur les thèmes suivants : organiser des activités à moindre coût; accroître concrètement la participation des jeunes et leur représentation au niveau local; tirer parti des médias pour sensibiliser l’opinion publique; et formuler des suggestions pour le slogan officiel de l’Année internationale : « Notre année. Notre voix. »
- Parlez avec vos dirigeants : rencontrez les décideurs pour leur rappeler qu’il est important que les jeunes participent au développement et le rôle crucial qu’ils ont à jouer dans la compréhension mutuelle.
- Abonnez-vous à Youth Flash : Recevez la lettre d’information en ligne mensuelle du Programme des Nations Unies pour la jeunesse pour en savoir plus sur les activités du système des Nations Unies et des organisations de jeunesse du monde entier.
- Entamez le dialogue : Entamez le dialogue avec vos voisins pour découvrir leur culture et leur religion et encouragez vos amis à faire de même.
Pour découvrir d’autres activités et télécharger des supports de promotion de l’Année internationale, rendez-vous sur le site officiel de l’Année internationale EN.
Documents
Conventions internationales et déclarations
- Règles des Nations Unies pour la protection des mineurs privés de liberté (14 décembre 1990)[A/RES/45/113]
- Ensemble des règles minima des Nations Unies concernant l'administration de la justice pour mineurs (« Règles de Beijing ») (29 novembre 1985) [A/RES/40/33]
- Déclaration concernant la promotion parmi les jeunes des idéaux de paix, de respect mutuel et de compréhension entre les peuples (7 décembre 1965) [A/RES/2037 (XX)]
Autres documents
Les liens ci-dessous mènent sur le site UNBISNET (site du Système d'information bibliographique des Nations Unies). L'interface du site est en anglais mais les documents sont également disponibles en français, au format PDF.
- Résolutions de l'Assemblée générale
- Résolutions du Conseil économique et social
- Rapports du Secrétaire général
- Rapports du Conseil économique et social
Pourquoi la jeunesse?
Selon la définition de l’ONU, les jeunes constituent la tranche d’âge comprise entre 15 et 24 ans. À l’heure actuelle, ils représentent 18 % de la population mondiale, soit 1,2 milliard de personnes. 87% des jeunes vivent dans des pays en développement et, à ce titre, pâtissent d’un accès restreint aux ressources, aux soins de santé, à l’éducation, à la formation, à l’emploi et à la vie économique.
Les États Membres de l’Organisation des Nations Unies sont conscients que les jeunes de tous les pays constituent une ressource humaine de première importance pour le développement, le progrès social et l’innovation technologique. Leurs idéaux, leur énergie et leur conception du monde sont essentiels à la poursuite du développement des pays dans lesquels ils vivent.
Les jeunes ne sont pas seulement les bénéficiaires passifs du changement, ils en sont également les acteurs. Résolus, enthousiastes et imaginatifs, ils contribuent au développement en s’attaquant aux problèmes les plus épineux de la société.
Ils participent ainsi à la lutte contre la pauvreté et la faim au niveau local, à l’arrêt de la propagation de la pandémie par des actions de sensibilisation et à la promotion de la protection de l’environnement. Ils jouent également un rôle pionnier pour favoriser le dialogue, la compréhension et le respect entre peuples de cultures et de religions différentes.
Beaucoup de jeunes montrent l’exemple en menant une vie saine et respectueuse de l’environnement, en favorisant des usages novateurs des nouvelles technologies, comme l’électronique mobile et les réseaux sociaux en ligne, et en oeuvrant pour l’intégration sociale. Leur contribution au développement local, national, régional et mondial doit être saluée et encouragée.
Le Conseil Communautaire est l'organe délibérant de la Communauté d'Agglomération.
Il prend, par délibération, les décisions majeures relatives aux orientations politiques et au fonctionnement de la Communauté.
La Communauté d'Agglomération dispose d'un champ de compétences spécifique qui lui a été transféré par ses communes membres. Elles sont dites « d’intérêt communautaire ».
Des compétences obligatoires
Des compétences optionnelles
Des compétences facultatives
Des compétences obligatoires
Le développement économique
La création, l’aménagement, l’entretien et la gestion des zones d’activités industrielles, commerciales, tertiaires, artisanales
Mise en œuvre les compétences transférées par les communes et définit les priorités et orientations stratégiques de l’agglomération.
Fils de Daba et Hatouma (Fatoumata) Camara
né le4 juin 1915 à Bamako (Mali), Bamako-Coura, un quartier de Bamako, alors capitale du Soudan français
Modibo Keïta est un homme politique malien, président de la République du Mali entre 1960 et 1968. Il est né le4 juin 1915 à Bamako (Mali). Il sort major de sa promotion et en 1936, il devient instituteur. Il enseignera d’abord en brousse puis à Bamako, Sikasso et Tombouctou.
Modibo Keïta est un panafricaniste et un tiers-mondiste convaincu. Il partage cette conviction avec les grands nationalistes de son temps, Mouammar Kadhafi, de Libye, Gamal Abdel Nasser d’Égypte, Kwame Nkrumah duGhana, Ahmed Ben Bella d’Algérie, Nehru d’Inde, pour ne citer que ceux-ci.
Actuellement et Prochainement, L'ESS* s.a GROUPE ATTIER ET COMPAGNIE C/o Nouvelles Pratiques Economiques et Sociales (NPES) (Group. Attier & Cie)
organise une manifestation de soutien et de bienfaisance, toute autre expression et/ou manifestation utile dans le cadre de la décentralisation et de la coopération, d'un conseil national independant du district du groupe Economique social et solidaire des collectivités locale, urbaine, territoriale à caractère international,
affirmant le caractère essentiel de la promotion et du renforcement de l’unité et de la solidarité pour garantir leurs intérêts communs sur la scène internationale ;
Réaffirmant notre attachement aux principes de la Charte des Nations Unies, de la présente Charte et du Droit International ;
• à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances,
• à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,
• à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,
• à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Et à ces fins
• à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l'un avec l'autre dans un esprit de bon voisinage,
• à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales,
• à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu'il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun,
• à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social
À promouvoir les valeurs islamiques de modération, de tolérance, de respect de la diversité, de sauvegarde des symboles et du patrimoine commun de l’Islam et à défendre l’universalité de la religion islamique ;
À promouvoir l’acquisition et la démocratisation du savoir conformément aux nobles idéaux de l’Islam afin d’accéder à l’excellence intellectuelle ;
À promouvoir la coopération entre les personnes physique et morale aux termes des dispositions relatives à la personnalité et à l'autonomie des groupements volontaires notamment les citoyens, les communes, les cercles, les regions, du dialogue, pour l'unité et l'integrité d'un Mali Fierement Conscient et Reconcilié dans l'ensemble de ses organisations, sa diversité contre l'adversité, l'exception malienne et le don de la vie de la Mère de la Patrie, de celles et ceux qui y oeuvrent, afin de garantir le développement socioéconomique durable à même d’assurer leur intégration effective dans l’économie mondiale, conformément aux principes du partenariat et de l’égalité ;
À préserver et promouvoir tous les aspects relatifs à l’environnement humain pour les générations actuelles et futures ;
A respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale, les règles et reglements interieurs, la constitution enfin en se retrouvant autour et à la joie de la Mère ;
À préserver et à promouvoir les droits des femmes et à favoriser leur participation effective dans tous les domaines de la vie, conformément aux lois et législations ;
À créer les conditions favorables à une éducation adéquate des enfants et des jeunes musulmans et à leur inculquer les valeurs islamiques au moyen de l’éducation, de manière à consolider leurs valeurs culturelles, sociales, morales et éthiques ;
À aider les minorités et communautés musulmanes vivant à l’extérieur des Etats membres de la cedeao où on pourra parler des cas de posthume, de defunte, d'orpheline, à préserver leur dignité et leur identité culturelle et religieuse ;
À soutenir les buts et principes de la présente, de la Charte des Nations Unies, du Droit International et du droit humanitaire international, tout en respectant strictement le principe de non-ingérence dans les affaires relevant essentiellement de la juridiction interne des Etats ;
À œuvrer à la réalisation de la bonne gouvernance au niveau international et à la démocratisation des relations internationales sur la base des principes d'égalité, de respect mutuel entre les Etats et de non ingérence dans les affaires relevant essentiellement de leur juridiction interne ;
« Une démocratie se construisant autour de nos besoins »
Lieux Principaux:
District de la République
Cercle de Diéma
Commune de Sikasso
Commune d'Essouk
Commune de Tischit
Commune de Mandé
Commune de Néma
Commune de Ouagadou
Le Groupe Heureux Vous Prie de Recevoir Les Salutations Sincères.
Paix et Bénédictions sur Nous et Les Absents,
Nous souhaitons Bien de Bonnes Choses:Paix et Bénédictions sur Nous et Les Absents
Ainsi que
Tous Nos Voeux Les Meilleurs
Bons Retablissement de Fait puis de Droit et Repos
Heureux Ménage,
Félicitations,
Joyeux anniversaire
Salutations Distinguées
A TOUTES & A TOUS
CORDIALEMENT!
ESS s.a* Groupe Attier et Compagnie
Anciennement association pour la solidarité et la tolérance «Solitole» déclarée
*structure associative
Forme Juridique : Economie Sociale et Solidaire
Taille : TPE
Secteur d’activité: Nouvelles Pratiques Economiques et Sociales (N.P.E.S)
- A.P.E : Social – Relations Internationales –Economie
Excellence d'Un Service d'Urgence et de Sagesse
Pour La Mémoire
Pour L'Espoir
Avec La Pertinence dans La Performance
De La Gestion Responsable Unanime Perfectible.
*structure associative
-Services d’aide à des personnes dépendantes, fragiles ou tout simplement défavorisées, isolées, desolées (Les Bien & personne sont des acquis inaliénables profitables).
Le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution.
Le terme choura ou shûrâ (arabe: شورَى /šūrā/ ou [ˈʃuːrɑː], « concertation », « conseil », Majles el-Shoura) désigne notamment le parlement d'un État islamique, le conseil d'administration d'un parti ou d'une institution religieuse. Dans le cadre religieux musulman c'est un concile de juges musulmans.
· « L'ordre a été donné à Mahomet de consulter les croyants avant de prendre une décision.
Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux; consulte-les sur toute chose; mais, quand tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu.
—Dieu aime ceux qui ont confiance en lui—
Le Coran (III; 159) »
L'émir des Croyants, Aboû Hafs Omar Ibn Al-Kattab a dit: J`ai entendu l'Envoyé de Dieu dire:
« Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention.
Celui qui a accompli l'émigration pour plaire à Allâh et à Son Envoyé, son émigration lui sera comptée comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l'a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son émigration lui sera comptée selon ce qu`il recherchait. »
Al Islam, Al Imane wa Al Ihsane.
Omar a dit encore :
"Un jour, nous étions assis chez l`Envoyé de Dieu et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le connaissait. Il prit alors place, en face du prophète . Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:
- « Ô Mohammed, informe moi sur l`Islam »
L'Envoyé de Dieu dit alors:
- « L'Islam consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser l’aumône (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadan, ainsi que le pèlerinage à la Maison d`Allah si les conditions de voyage rendent la chose possible. »
- L'étranger lui répondit: « Tu as dit vrai », et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation, puis, il reprit « Informe moi sur la Foi ».
- Le Prophète répliqua : « La foi consiste en ce que tu dois croire à Allah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Prophètes, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal. »
- L`homme lui dit encore: « Tu as dit vrai » et il reprit: « Fais-moi connaître la vertu », et le Prophète lui répondit:
- « La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes Lui te voit. »
- L`homme lui dit encore: « Informe moi sur l`Heure (du Jugement Dernier) », et le Prophète lui répondit :
- « Sur l`heure du jugement, l`interrogé n`est pas plus savant que celui qui le questionne. »
Là-dessus, l`homme lui dit: « Informe moi sur les signes précurseurs », et le Prophète lui répondit:
- « Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse, et quand tu verras les vas-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, rivaliser dans l’élévation des constructions. »
Là-dessus, l`homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète dit:
- « Ô Omar, sais-tu qui m`a interrogé ? »
- « Non », répondis-je ! « Dieu et Son Envoyé le savent mieux que moi »
- « C’est l’Ange Gabriel. Il est venu vous apprendre votre religion. »
-
Dans le cadre du Cinquantenaire de l'OCI et de l’agrandissement de la Grande Mosquée de la Mecque, de la Construction de la Tour de Djeddah,
Le premier agrandissement de la mosquée eut lieu sous le règne de calife Omar ibn al-Khattab qui ajouta une portion de terrain à la mosquée du côté nord et la reconstruisit. Quand le calife Omar mourut, il fut enterré à côté des tombeaux de Mahomet et du calife Abou Bakr Al Siddiq. Sous le règne du calife Uthman ben Affan, l'élargissement de la mosquée semblait nécessaire et urgent. Il procéda alors, en 649-650, à l'extension et la reconstruction de la mosquée.
Les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) forment un plan approuvé par tous les pays du monde et par toutes les grandes institutions mondiales de développement. Ils ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. L'ONU travaille avec les gouvernements, la sociéte civile et les différents partenaires pour exploiter la dynamique dégagée par les OMD et poursuivre unprogramme ambitieux pour l'après-2015. Découvrez comment l'ONU et ses partenaires s'attachent à bâtir un monde meilleur!
Les buts des Nations Unies sont les suivants :
1. Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;
3. Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;
4. Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.
Article 2
L'Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l'Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants :
1. L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres.
2. Les Membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées aux termes de la présente Charte.
3. Les Membres de l'Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
4. Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.
5. Les Membres de l'Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s'abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l'Organisation entreprend une action préventive ou coercitive.
6. L'Organisation fait en sorte que les États qui ne sont pas Membres des Nations Unies agissent conformément à ces principes dans la mesure nécessaire au maintien de la paix et de la sécurité internationales.
7. Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues auChapitre VII.
La Journée mondiale de l'eau est une journée internationale instituée par l'Organisation des Nations unies. Proposée dans l'Agenda 21 au cours du sommet de Rio en 1992 et adoptée le 22 février 1993 par l'Assemblée générale des Nations unies1, elle se célèbre le 22 mars de chaque année avec des thèmes différents.
L'ONU et ses États membres consacrent cette journée à la mise en œuvre des recommandations des Nations unies, notamment sur les économies d'eau et l' amélioration des conditions d'accès à l'eau potable qui est reconnu comme un droit fondamental par l'ONU depuis le 28 juillet 20102. Chaque année, l'une des différentes agences des Nations Unies impliquées dans les questions de l'eau est chargée de la promotion et la coordination des activités internationales de cette journée. Depuis sa création en 2003, le programme ONU-eau (en) choisit le thème de cette journée.
Outre les États membres de l'ONU qui organisent à cette occasion des événements pour faire connaître les messages clés de la campagne (conférences, expositions, ateliers), un certain nombre d'ONG profitent de cette journée pour attirer l'attention du public sur les enjeux cruciaux relatifs à l'eau. Tous les trois ans depuis 1997, par exemple, le Conseil mondial de l'eau, en lien avec cette journée, organise le forum mondial de l'eau.
L’expansion du Mataf (air de Tawaf) de la Grande-Mosquée de la Mecque
La nouvelle expansion de l’aire du Mataf a débuté à la suite du dernier Hajj, Muharram 1434 H / Décembre 2012, et se terminera d’ici trois ans. La rénovation se fera en trois phases sur trois ans pour être complète en 2015.
À chaque phase, une section de la mosquée sera rénovée.
Il n’y aura pas de fermeture de la mosquée pour les travaux seulement les parties concernées.
L’aire du Mataf où les fidèles accomplissent le rituel tawaf (circumambulation autour de la Sainte Kaaba) pourra accueillir plus de 150.000 personnes par heure une fois agrandi.
Le projet du Mataf vise à fournir aux pèlerins et aux visiteurs des services nécessaires pour les aider à accomplir leurs rites et obligations en termes de facilité et de confort.L’ancienne zone du Haram restera inchangée, même si de légères modifications seront apportées pour la maintenir à un même niveau que le Mataf, elle sera connectée avec le rez-de-chaussée et les différents cours.
Des voies spéciales pour les fauteuils roulants utilisés par les personnes handicapées physique seront construites ainsi que des couloirs seront élaborés pour être en ligne avec le Mataf.
Plus d’espace sera créé à l’intérieur de ces corridors pour faciliter la circulation des fidèles.
Le projet suivant sera l’installation d’un système de climatisation pour l’ensemble de la Grande Mosquée.Il y a eu nécessité d’évacuer plusieurs bureaux à proximité du mataf et le centre de commandement de la sécurité Haram près de la porte Al-Safa.
Les travaux d’agrandissement n’auront aucune incidence sur la prochaine saison Omra qui a déjà commencé.
L’expansion est réalisée sur la base d’un plan élaboré par l’Institut de Recherche du Hajj et la Omra du Dépositaire des Deux Saintes Mosquées. Le plan met l’accent sur l’utilisation maximale de l’espace disponible tout en conservant les caractéristiques architecturales de la Grande Mosquée.
Le nouveau projet prendra également des mesures pour que la structure soit à l’épreuve des tremblements .Le mataf sera séparé des aires de prière et sera lié aux différents niveaux de la mosquée, avec des entrées et sorties du mataf et un accès direct à partir du mataf au Masaa, le chemin entre les monts Safah et Marwah.
Le mataf sur les deuxième et troisième étages aura des télécabines pour transporter des pèlerins âgées et handicapées et il y aura un accès direct à ces étages de l’extérieur.
Le dernier étage du mataf aura un passage automatisé en forme de périphérique qui tourne autour de la Kaaba.Le mataf actuelle est un cercle d’un diamètre de 95 mètres avec une capacité de 28.000 personnes à heure, mais à des saisons de pointe, il passe à 40.000 personnes à heure.
Les travaux de démolition ont également commencé sur le côté NORD de la mosquée, ainsi que le premier et deuxième étage de la partie EST, FACE A LA PORTE DE LA KAABA, ont été complètement enlevé, toute cette partie est complétement rasée et le nettoyage des lieux a été fait comme vous pouvez le voir sur les images.Le dôme du vestibule de l’époque ottomane sur la section Nord-Est de la Grande Mosquée a été retiré.
Les intervenants avaient installé des murs de bois autour du mataf au début des travaux. Le secteur entourant l’espace isolé a été élargi pour assurer la sécurité des fidèles contre les chutes d’objets à partir de l’étage supérieur.
Le rythme de travail s’est accéléré avec le début de la saison Omra, et pour terminer la construction avant le mois sacré du Ramadan ou le nombre de pèlerins et de visiteurs se multiplient. Toutes les mesures ont été prises pour assurer l’achèvement rapide des travaux.
Les plans d’expansion consistaient à utiliser que la partie Est de l’expansion du Mataf pendant la saison Omra, après quoi le projet s’arrête pendant quatre mois pour la saison du Hajj. Les travaux vont reprendre au mois de novembre (Muharram).
Les observateurs qui suivent le projet ont déclaré que le délai actuel est suffisant pour achever les travaux d’extension dans la partie Est, que les travaux progressent avec quelque 2.000 hommes qui travaillent jour et nuit à la plus ancienne partie de la mosquée et la première expansion saoudienne pour atteindre un niveau égal de la Grande Mosquée avec celui du Mataf. Ainsi, l’aire du mataf augmentera de 20 mètres.
Le Président des Affaires des Deux Saintes Mosquées Cheikh Abdulrahman Al-Sudais a dit que le travail a été effectué conformément au calendrier et que l’expansion de la partie Est du Mataf sera prête d’ici le Ramadan.
Les restes d’expansions précédentes de la Grande Mosquée seraient conservées dans le musée d’architecture des Deux Saintes Mosquées à la Mecque, qui a été créé en 1420 H / 1999.
Des études sont en cours pour agrandir le musée et pour documenter tous les artefacts historiques.
La première expansion saoudienne du mataf a été entrepris au début des années cinquante.
Mosquée Masjid al Haram avant les travauxToute la partie entourée en violet a été démolie à l’intérieur comme à l’extérieur de la MosquéeDébut des travaux apparition des gruesVue sur la nouvelle mosquée en construction côté Nord de Masjid Al Haramhajj, ce qui fait d'elle la plus grande mosquée au monde. Ses septminarets culminent à 89 mètres. Son premier mihrab date du viiie siècle.Le cœur du sanctuaire en lui-même est un monument très simple, presque cubique, avec ses 15 m de haut et ses côtés de 10 et 12 m. Elle a aussi une porte au sud-est, qui s'appelle ritaj.
La pierre noire était vénérée[réf. souhaitée] avant l'Islam, et donnait lieu à un pèlerinage pour les populations de la région. Selon la tradition musulmane, son culte remonterait à Abraham et Ismaël3. Avant l'Islam, la Kaaba servait de lieu où étaient déposés les idoles des polythéistes[pas clair]. Un toit plat soutenu par six piliers avait été construit pour la protéger vers le début du viie siècle, sans doute par des Coptes d'Égypte4. Ils y avaient réalisé une décoration peinte.
La position de la Kaaba indique la direction (qibla) vers laquelle se tournent les musulmans pour effectuer leur prière.
De nombreuses personnes travaillent à la mosquée Al-Haram dont une quinzaine d'imams et de muezzins
La Kingdom Tower, en français Tour du Royaume, en arabe برج المملكة, est un gratte-ciel en construction àDjeddah, en Arabie saoudite, qui atteindra 1 001 m de hauteur3. À un prix prévu de 4,6 milliards de Riyal saoudien(RS/SR), elle est entièrement financée par le prince Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud via laKingdom Holding Company. Il constituera le joyau et la première étape d'un développement nommé la Ville du Royaume (Kingdom City, مدينة المملكة) qui se situera au bord de la Mer Rouge au nord de Djeddah. Si réalisée comme projetée, la tour atteindra une hauteur sans précédent, devenant le plus haut bâtiment du monde, en plus de la première structure à dépasser un kilomètre.
Le projet a d'abord été annoncé avec une hauteur de 1 600 m (un mille international)4 (d'où son ancien nom Mile-High Tower) mais la géologie de la région ne se prêtant pas à une tour d'une telle hauteur cette dernière a donc été réduite a 1 001 m.
Le plan, conçu par l'architecte Adrian Smith, incorpore de nombreux traits structurels et esthétiques uniques.
Sommaire
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· 1 Défis techniques
· 2 Construction
· 3 Références
· 4 Voir aussi
o 4.1 Article connexe
o 4.2 Lien externe
Défis techniques[modifier | modifier le code]
La hauteur importante de la tour pose des problèmes de stabilité. La structure doit pouvoir résister à de grands écarts de température dus à l'altitude, ainsi qu'aux effets du vent. La tour doit être de forme triangulaire pour limiter les effets du vent, inclure 59 ascenseurs pouvant monter 10 m/s, soit 36 km/h, et un grand balcon. Le démarrage de la construction était annoncé en 2010. Cependant, à cause du sondage de la stabilité géologique, le projet a pris du retard4 et en raison de la difficulté des solutions techniques à mettre en place, la hauteur a dû être réduite à un kilomètre, soit 600 m de moins5.
Le projet a reçu un accueil hautement polarisé. Certains l'accueillent comme une icône d'importance culturelle qui symbolisera la richesse et la puissance du pays, alors que d'autres remettent en question ses motifs socioéconomiques et prévoient des impacts financiers négatifs6.
Construction[modifier | modifier le code]
La construction a débuté en avril 2013 et devrait s'achever au plus tôt en 20192, en comparant les délais de construction de la tour Burj Khalifa. Les architectes Adrian Smith et Adrian Smith + Gordon Gill Architecture doivent participer à la conception de la tour, et la société Saudi Binladen Group doit la construire. La tour comprendra 167 étages2 et une plate-forme avec un plancher en verre transparent, située au 157e étage2. La construction hors-terre débute le 27 avril 2014 et doit durer 63 mois, après l'achèvement en décembre 2013 de l'étape qui consistait à enfoncer 270 pieux dans le sol à une profondeur de 110 m7.
Références[modifier | modifier le code]
1. Bertrand Gréco,
2. JDD, 11 août 2013 (consulté le 14 mai 2014)
3. Architravel
4. Huffington Post
9.122 Les croyants n´ont pas à quitter tous leurs foyers.
2.198 Ce n´est pas un pêché que d´aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur.
3.7C´est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre: il s´y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d´autres versets qui peuvent prêter à d´interprétations diverses, alors que nul n´en connaît l´interprétation, à part Allah. Ceux qui sont bien enracinés dans la science disent: "Nous y croyons: tout est de la part de notre Seigneur!" Mais, seuls les doués d´intelligence s´en rappellent.
2.106
Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu´Allah est Omnipotent?17.110
Dis: "Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l´appelez, Il a les plus beaux noms. Et dans ta Salat, ne récite pas à voix haute; et ne l´y abaisse pas trop, mais cherche le juste milieu entre les deux".
2.30
Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: "Je vais établir sur la terre un vicaire "Khalifa". Ils dirent: "Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier?" - Il dit: "En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas!".
9.114Abraham ne demanda pardon en faveur de son père qu´à cause d´une promesse qu´il lui avait faite. Mais, dès qu´il lui apparut clairement qu´il était un ennemi d´Allah, il le désavoua. Abraham était certes plein de sollicitude et indulgent.
9.115
Allah n´est point tel à égarer un peuple après qu´Il les a guidés, jusqu´à ce qu´Il leur ait montré clairement ce qu´ils doivent éviter. Certes, Allah est Omniscient.
3.190
En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l´alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d´intelligence,
3.191
qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre
2.154
Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d´Allah qu´ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients.
2.155
Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants,
2.156
qui disent, quand un malheur les atteint: "Certes nous sommes à Allah, et c´est à Lui que nous retournerons".
2.157
Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés.
41.30Ceux qui disent: "Notre Seigneur est Allah", et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux. "N´ayez pas peur et ne soyez pas affligés; mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis.
41.31
Nous somme vos protecteurs dans la vie présente et dans l´au- delà; et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez,
41.32
un lieu d´accueil de la part d´un Très Grand Pardonneur, d´un Très Miséricordieux".
41.33
Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne oeuvre et dit: "Je suis du nombre des Musulmans?"
41.34
La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.
5.1
Ô les croyants! Remplissez fidèlement vos engagements.
5.2 Et ne laissez pas la haine pour un peuple qui vous a obstrué la route vers la Mosquée sacrée vous inciter à transgresser. Entraidez-vous dans l´accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition!
49.15
Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d´Allah. Ceux-là sont les véridiques.
35.5Ô hommes! La promesse d´Allah est vérité. Ne laissez pas la vie présente vous tromper, et que le grand trompeur (Satan) ne vous trompe pas à propos d´Allah.
35.6Le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour un ennemi.
2.268Le Diable vous fait craindre l´indigence et vous recommande des actions honteuses; tandis qu´Allah vous promet pardon et faveur venant de Lui. La grâce d´Allah est immense et Il est Omniscient.
2.190 Combattez dans le sentier d´Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n´aime pas les transgresseurs.
*(Repousse (le mal) par ce qui est meilleur) 2.179
C´est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d´intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété.
2.180 On vous a prescrit, quand la mort est proche de l´un de vous et s´il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses père et mère et de ses plus proches. C´est un devoir pour les pieux.
2.181Quiconque l´altère après l´avoir entendu, le péché ne reposera que sur ceux qui l´ont altéré; certes, Allah est Audient et Omniscient.
2.182
Mais quiconque craint d´un testateur quelque partialité (volontaire ou involontaire), et les réconcilie, alors pas de péché sur lui car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux !
9.107
Ceux qui ont édifié une mosquée pour en faire [un mobile] de rivalité, d´impiété et de division entre les croyants, qui la préparent pour celui qui auparavant avait combattu Allah et Son Envoyé et jurent en disant: "Nous ne voulions que le bien!" [Ceux-là], Allah atteste qu´ils mentent.
9.108
Ne te tient jamais dans (cette mosquée). Car une Mosquée fondée dès le premier jour, sur la piété, est plus digne que tu t´y tiennes debout. [pour y prier] On y trouve des gens qui aiment bien se purifier, et Allah aime ceux qui se purifient.
9.109
Lequel est plus méritant? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l´agrément d´Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d´une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l´Enfer? Et Allah ne guide pas les gens injustes.
9.110
La construction qu´ils ont édifiée sera toujours une source de doute dans leurs coeurs, jusqu´à ce que leurs coeurs se déchirent. Et Allah est Omniscient et Sage.
9.111
Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d´Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C´est une promesse authentique qu´Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l´Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu´Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l´échange que vous avez fait: Et c´est là le très grand succès.
9.112
Ils sont ceux qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui parcourent la terre (ou qui jeûnent), qui s´inclinent, qui se prosternent, qui commandent le convenable et interdisent le blâmable et qui observent les lois d´Allah... et fais bonne annonce aux croyants.
3.68Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d´Abraham, sont ceux qui l´ont suivi, ainsi que ce Prophète-ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l´allié des croyants.
Puis nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes. Et dans les montagnes, il y a des sillons blancs et rouges, de couleurs différentes, et des roches excessivement noires.
35.28Il y a pareillement des couleurs différentes, parmi les hommes, les animaux et les bestiaux. Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. Allah est, certes, Puissant et Pardonneur.
53.36Ne lui a-t-on pas annoncé ce qu´il y avait dans les feuilles de Moïse
53.37et celles d´Abraham qui a tenu parfaitement [sa promesse de transmettre]
53.38
qu´aucune [âme]: ne portera le fardeau (le péché) d´autrui,
53.39et qu´en vérité, l´homme n´obtient que [le fruit]: de ses efforts;
53.40et que son effort, en vérité, lui sera présenté (le jour du Jugement).
53.41Ensuite il en sera récompensé pleinement,
53.42et que tout aboutit, en vérité, vers ton Seigneur,
53.43
et que c´est Lui qui a fait rire et qui a fait pleurer,
53.44
et que c´est Lui qui a fait mourir et qui a ramené à la vie,
4.84
Combats donc dans le sentier d´Allah, tu n´es responsable que de toi même, et incite les croyants (au combat) Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition.
4.85
Quiconque intercède d´une bonne intercession, en aura une part; et quiconque intercède d´une mauvaise intercession portera une part de responsabilité. Et Allah est Puissant sur toute chose.
4.86
Si on vous fait une salutation, saluez d´une façon meilleure; ou bien rendez-la (simplement). Certes, Allah tient compte de tout.
18.7
Nous avons placé ce qu´il y a sur la terre pour l´embellir, afin d´éprouver (les hommes et afin de savoir) qui d´entre eux sont les meilleurs dans leurs actions
3.103
Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (câble) d´Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d´Allah sur vous:
lorsque vous étiez ennemis, c´est Lui qui réconcilia vos coeurs.
Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères.Puis nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes. Et dans les montagnes, il y a des sillons blancs et rouges, de couleurs différentes, et des roches excessivement noires.
35.28
Il y a pareillement des couleurs différentes, parmi les hommes, les animaux et les bestiaux.
Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. Allah est, certes, Puissant et Pardonneur.49.9
Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux.
Si l´un d´eux se rebelle contre l´autre,
combattez le groupe qui se rebelle, jusqu´à ce qu´il se conforme à l´ordre d´Allah.
Puis, s´il s´y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables.
49.10
Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu´on vous fasse miséricorde.
41.34
La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. 5.1
Ô les croyants! Remplissez fidèlement vos engagements.
5.2 Et ne laissez pas la haine pour un peuple qui vous a obstrué la route vers la Mosquée sacrée vous inciter à transgresser. Entraidez-vous dans l´accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété
49.11
Ô vous qui avez cru! Qu´un groupe ne se raille pas d´un autre groupe: ceux-ci sont peut-être meilleurs qu´eux. Et que des femmes ne se raillent pas d´autres femmes: celles-ci sont peut-être meilleures qu´elles. Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que "perversion" lorsqu´on a déjà la foi. Et quiconque ne se repent pas... Ceux-là sont les injustes.
49.12
Ô vous qui avez cru! Evitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n´espionnez pas; et ne médisez pas les uns des autres. L´un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort? (Non!) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux.
5.7 Et rappelez-vous le bienfait d´Allah sur vous, ainsi que l´alliance qu´Il a conclue avec vous, quand vous avez dit: "Nous avons entendu et nous avons obéi". Et craignez Allah. Car Allah connaît parfaitement le contenu des coeurs.
3.104
Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront.33.2
Et suis ce qui t´est révélé émanant de Ton Seigneur. Car Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
33.3
Et place ta confiance en Allah. Allah te suffit comme protecteur.
33.40
Muhammad n´a jamais été le père de l´un de vos hommes, mais le messager d´Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient.
33.41
Ô vous qui croyez! Evoquez Allah d´une façon abondante.
33.42
et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour.
33.43
C´est Lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses anges, - afin qu´Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux envers les croyants.
33.44
Leur salutation au jour où ils Le rencontreront sera: "Salam" [paix], et Il leur a préparé une généreuse récompense.
33.45
Ô Prophète! Nous t´avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur.
33.46
appelant (les gens) à Allah, par Sa permission; et comme une lampe éclairante.
33.47
Et fait aux croyants la bonne annonce qu´ils recevront d´Allah une grande grâce.
2.148 A chacun une orientation vers laquelle il se tourne. Rivalisez donc dans les bonnes oeuvres.
Chap. 1 | 23. Ordonner le bien et interdire le mal
Coran 7.199 : [Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.]
2.177La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu´amour qu´on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l´aide et pour délier les jougs, d´accomplir la Salat et d´acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu´ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux .
4.85Quiconque intercède d´une bonne intercession, en aura une part; et quiconque intercède d´une mauvaise intercession portera une part de responsabilité. Et Allah est Puissant sur toute chose
41.34 La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur;
35.5Ô hommes! La promesse d´Allah est vérité. Ne laissez pas la vie présente vous tromper, et que le grand trompeur (Satan) ne vous trompe pas à propos d´Allah.
35.2Ce qu´Allah accorde en miséricorde aux gens, il n´est personne à pouvoir le retenir. Et ce qu´Il retient, il n´est personne à le relâcher après Lui. Et c´est Lui le Puissant, le Sage.
35.3Ô hommes! Rappelez-vous le bienfait d´Allah sur vous: existe-t-il en dehors d´Allah, un créateur qui du ciel et de la terre vous attribue votre subsistance? Point de divinité à part Lui! Comment pouvez-vous vous détourner [de cette vérité]?
2.268 Le Diable vous fait craindre l´indigence et vous recommande des actions honteuses; tandis qu´Allah vous promet pardon et faveur venant de Lui. La grâce d´Allah est immense et Il est Omniscient.
3.200 Ô les croyants! Soyez endurants. Incitez-vous à l´endurance. Luttez constamment (contre l´ennemi) et craignez Allah, afin que vous réussissiez!
2.263Une parole agréable et un pardon valent mieux qu´une aumône suivie d´un tort. (JC : ce qui sort de l’Homme peut être pire que ce qui rentre, ou encore tel autre tout comme les tombeaux blanchis…)
9.128
Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants.
Laqad Jā'akum Rasūlun Min 'Anfusikum `Azīzun `Alayhi Mā `Anittum Ĥarīşun `Alaykum Bil-Mu'uminīna Ra'ūfun Raĥīmun
9.129
Alors, s´ils se détournent, dis: "Allah me suffit. Il n´y a de divinité que Lui. En Lui je place ma confiance; et Il est Seigneur du Trône immense".
Fa'in Tawallaw Faqul Ĥasbī Allāhu Lā 'Ilāha 'Illā Huwa `Alayhi Tawakkaltu Wa Huwa Rabbu Al-`Arshi Al-`Ažīmi
Sallatou AL-Fatihi
· Allâhoumma çalli Alâ Sayyidina Mouhammadine
O Dieu! Répands tes grâces et ta paix sur notre Seigneur Mohammad (PSL)
· Al-Fâtihi Limâ Ougliqa
celui qui ouvre ce qui était fermé,
· Wal-Khâtimi limâ Sabaqa
qui clôt ce qui a précédé,
· Nâciril-Haqqi Bil-Haqqi
qui fait triompher la vérité par la vérité
· Wal Hadi ilâ Cirâtikal-Moustaqîmi
et qui guide vers le chemin de la rectitude
· Wa Alâ Alihi Haqqa Qadrihi Wa MiqDârihil-Azim
et [répands tes grâces] sur sa famille, selon la mesure qui lui est due, mesure immense.
3.136 Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien!
Coran 15.94 : [Expose clairement ce qu'on t'a commandé!]
18.1Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur (Muhammad), le Livre,
et n´y a point introduit de tortuosité (ambiguïté)!96.4 Ton Seigneur est le Très Noble,
Chap. 1 | 22. Le bon conseil Allah a dit :Coran 49.10 : [Les Croyants ne sont que des frères.]
Coran 7.62 : [Je vous donne le bon conseil.]
Coran 7.68 : [Et je suis pour vous un conseiller digne de confiance.]
181. Selon Tamîn Ibn Aws ad-Darî , le Prophète a dit : « La religion c’est le bon conseil et la loyauté ». Nous demandâmes : « Vis-à-vis de qui ? » Il dit : « Vis-à-vis de Dieu, de Son Livre, de Son Messager, des chefs et de l'ensemble de la communauté musulmane ». [Muslim]
182. Jarîr Ibn ‘Abdullâh a dit : « J’ai fait acte d’allégeance au Messager de Dieu en m’engageant à faire la prière selon toutes ses règles, à faire l’aumône et à être loyal dans mon conseil et dans mes sentiments envers tout Musulman ». [Bukhari et Muslim]
183. D’après Anas , le Prophète a dit : « Aucun d’entre vous ne peut se prétendre croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». [Bukhari et Muslim]
Chap. 1 | 79. Le gouvernant juste
Allah a dit :
Coran 16.90 : [En vérité, Dieu ordonne l'équité et la bienfaisance.]
Coran 49.9 : [Soyez impartiaux, car Dieu aime les gens équitables.]
659. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit : « Sept personnes seront protégées sous l'ombre de Dieu, le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne : un chef équitable ; un homme jeune qui a grandi dans l'adoration de Dieu, Puissant et Majestueux ; un homme dont le coeur est attaché aux mosquées ; deux hommes qui se sont aimés en Dieu, se réunissant pour Lui et se séparant pour Lui ; un homme qu'une femme noble et belle convia à l'adultère et qui a répondu en disant : « Je crains Dieu ! » ; un homme qui a fait une aumône si discrètement que sa main gauche ignore ce qu'a dépensé sa main droite ; et enfin un homme qui a évoqué Dieu dans la solitude, emplissant ainsi ses yeux de larmes. » [Bukhari et Muslim]
660. Selon 'Abdullah Ibn 'Amr Ibn Al 'As , le Messager de Dieu a dit : « Ceux qui font montre d'équité seront, auprès de Dieu, sur des chaires de lumière : ce sont ceux qui se montrent justes dans leurs jugements, avec leur famille et avec ceux qui sont sous leur commandement. » [Muslim]
661. Selon 'Awf Ibn Malik , le Prophète a dit : « Les meilleurs guides (imam) sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux pour lesquels vous priez et qui prient pour vous. Les pires des guides sont ceux que vous détestez et qui vous détestent, ceux que vous maudissez et qui vous maudissent. » Nous demandâmes : « O Prophète de Dieu, devons-nous les combattre ? » - « Non, répondit-il, pas tant qu'ils accomplissent la prière avec vous. Non, pas tant qu'ils accomplissent la prière avec vous. » [Muslim]
662. Selon 'Iyad Ibn Himar , le Prophète a dit : « Les gens du Paradis se classent en trois catégories : un homme de pouvoir juste et agréé de Dieu, un homme clément et sensible à l'égard de tout proche et de tout musulman, un homme qui s'abstient de mendier et s'attache à cela, malgré une famille à charge. » [Muslim]
Chap. 1 | 31. La réconciliation entre les gens
Allah a dit :
Coran 4.114 : [Il n'y a rien de bon dans la majeure partie de leurs conversations secrètes, sauf si l'un d'eux ordonne une charité, une bonne action, ou une conciliation entre les gens.]
Coran 4.128 : [La réconciliation est meilleure.]
Coran 8.1 : [Craignez Dieu, maintenez la concorde entre vous.]
Coran 49.10 : [Les croyants ne sont que des frères, établissez la concorde entre vos frères.]
Mi-2014, le nombre de musulmans dans le monde est estimé à 1,661 milliard, c'est-à-dire 22,9 % de la population mondiale. La diffusion de l'islam, hors du monde arabe, s'explique par les migrations et les conversions. L'islam est aujourd'hui la religion ayant la plus forte croissance démographique.
L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États, sous la forme de « République islamique ». Il s'agit alors officiellement de la religion d'Etat. Toutefois, ces États ne sont pas les seuls où l'imbrication du civil et du religieux est conforme à ce que veut la charia comme en Arabie saoudite.
Il peut se produire une confusion entre Arabes et musulmans, principalement à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et la place centrale qu'occupe la langue arabe dans cette religion. Il y a environ 300 millions d'Arabes, dont la grande majorité est musulmane. En fait, 20 % seulement des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique subsaharienne, et la plus grande population musulmane du monde est enIndonésie. D'importantes communautés existent au Nigeria, Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine, enEurope, dans l'ancienne Union soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a trois millions de musulmans aux États-Unis représentant 1 % de la population américaine et environ 2,1 millions en France selon l'INED et l'INSEE, principalement issus de l'immigration auxquels il faut ajouter les conversions, dont le nombre est très difficile à déterminer d'autant qu'il y a des conversions en sens inverse et des apostats.
Dans le cadre du Cinquantenaire de l'OCI et de l’agrandissement de la Grande Mosquée de la Mecque, de la Construction de la Tour de Djeddah,
Ces ouvrages ont été incorporés aux ouvrages cités en références….
Certes, Allah ne se gêne point de citer en exemple n´importe quoi: un moustique ou quoi que ce soit au-dessus;
Le pèlerinage à la Mecque de Kanga Moussa le rendit célèbre en Afrique du Nord et dans le Proche-Orient. Il part pour l'Arabie en 1324, sa suite comprend 60 000 hommes, 12 000 esclaves, des hérauts vêtus de soie et porteurs de bâtons d'or s'occupent des chevaux et des sacs. Moussa fournit tout ce dont a besoin la procession, fournissant nourriture aux hommes et aux animaux. Au sein de la caravane se trouvent aussi, selon certains récits, 80 dromadaires portant entre 50 et 300 livres d'or en poudre chacun (le Mali ignorait la monnaie). Dans chaque ville qu'il traverse, Moussa offre ses richesses. Il est aussi indiqué qu'il construit une nouvelle mosquée chaque vendredi, quelle que soit la localité où il s'arrête ce jour-là.
Plusieurs témoins directs rendent compte de son voyage. Ils sont tous impressionnés par la richesse du souverain et par l'importance de sa suite, dont le souvenir est rapporté dans de multiples sources. Sa rencontre avec le sultan mamelouk An-Nâsir Muhammad ben Qalâ'ûn en Égypte en juillet 1324 est documentée11.
Cependant, la générosité de Moussa provoque des effets secondaires dévastateurs, ruinant l'économie des régions qu'il traverse. Au Caire, à Médine et à La Mecque, l'afflux soudain d'or provoque une dévaluation de ce métal qui durera pendant dix ans. Le prix des biens de consommation connaît une forte inflation, le marché tentant de s'adapter à l'afflux de richesses accompagnant la venue du roi malien. Afin de rectifier le cours de l'or, Moussa emprunte à haut intérêt tout l'or qu'il peut emporter aux prêteurs du Caire. C'est la seule fois dans l'histoire qu'un homme contrôle directement le prix de l'or du bassin méditerranéen12.
Lors de son long voyage de retour depuis la Mecque en 1325, Moussa apprend que son armée avec à sa tête le général Sagamandia a repris Gao, en paysSonghaï. Cette ville avait fait partie de l'empire avant même le règne de Sakoura et constitue à cette époque un important centre commercial bien que ses tendances rebelles soient notoires. Moussa fait un détour par la ville où il reçoit en otages les deux fils du dia songhaï Yasibo, Ali Kolen et Souleyman Nar. Il revient ensuite à Niani avec les deux garçons et les fait éduquer à sa cour13.
Moussa fait construire de nombreuses mosquées et madrasas à Tombouctou14 et à Gao, son œuvre la plus connue restant la médersa de Sankoré. À Niani, il fait construire une salle d'audience, un bâtiment communiquant par une porte intérieure avec le palais royal. L'édifice "construit en pierre de taille est surmonté d'un dôme décoré d'arabesques colorées. Les fenêtres de l'étage supérieur sont ornées d'argent, celles de l'étage inférieur d'or" (il n'en reste aucun vestige). On lui attribue souvent par erreur la construction de l'actuelle mosquée de Djenné, mais celle-ci date de 1907.
Le souverain malien passe par Tombouctou à son retour de la Mecque et y installe des architectes venus d'Al-Andalus (dontAbou Ishaq es-Sahéli) et du Caire afin d'édifier son palais et la mosquée Djingareyber toujours existante15.
Tombouctou est située sur un site favorable, à proximité du fleuve Niger, l'axe de transport principal de la région. La ville devient un carrefour religieux, culturel et commercial, ses marchés attirent les commerçants de l'Afrique occidentale comme d'Égypte, une médersa est fondée dans la ville (ainsi qu'à Djenné et Ségou) ce qui contribue à la diffusion de l'islam, Tombouctou devient une ville renommée pour son enseignement islamique16. Les informations concernant la prospérité nouvelle de la ville parviennent jusqu'en Europe, les commerçants de Venise, Gênes et Grenade rajoutent la cité à leurs circuits commerciaux, ils y échangent des produits manufacturés contre de l'or17 .
En 1330, la ville est conquise par le royaume Mossi, après en avoir rapidement repris le contrôle, Moussa y fait construire des remparts, un fort et y cantonne une armée de manière à protéger Tombouctou de futures attaques.
Cependant, d'après les écrits d' Ibn-Khaldoun, il aurait été vivant à la date de la prise de Tlemcen (1337) en Afrique du nord, occasion lors de laquelle il aurait envoyé un représentant en Algérie afin de féliciter les conquérants pour leur victoire18,8.
À l'occasion des cinquante ans d’indépendance du Mali, le 22 septembre 2010, Aliou Diallo a lancé la pièce d’or commémorative Mansa Moussa19.
Pièce d’or "Mansa Moussa" pour célébrer le cinquantenaire du Mali.
À la fin de son règne, l’empire du Mali s’étend approximativement de l’Atlantique à la rive orientale de la boucle du Niger et de la forêt à Teghazza au milieu du désert.
Moussa Keïta, dit Allakoï ("plaise à Dieu") était un roi du Mandé qui régna entre la fin du xiie siècle et le début du xiiie siècle. Il est le père et prédécesseur de Naré Maghann Konaté (1135-1218) et le grand-père du fondateur de l'empire du Mali, Soundiata Keïta.
On rapporte qu'il aurait effectué plusieurs fois le pèlerinage à La Mecque (le roi du Mandé Baramenda Keïta fut le premier à se convertir à l'islam en 1050), sans que l'on sache très exactement si cela correspondait à une conviction profonde ou davantage à une conversion tactique.
En 1990, l’Unesco a déclaré Tombouctou site du Patrimoine Mondial en reconnaissance de sa signification en tant que site architectural d’Afrique, et de l’érudition de son passé.
En 2003, Les Manuscrits de Tombouctou, Projet Sud-africain Malien a été officiellement lancé. L’accomplissement majeur de ce projet a été la construction de la nouvelle bibliothèque-archive, inaugurée à Tombouctou en janvier 2009.
Le Projet Manuscrits de Tombouctou de l’Université du Cap (UCT) se spécialise dans l’étude de divers aspects de l’écriture et dans la lecture des œuvres manuscrites de Tombouctou et d’ailleurs. La formation des jeunes chercheurs représente une partie intégrale de son activité
Il garantit minimum d'insertion ainsi que les mécanismes d'intéressement défini selon la composition du foyer, accompagne et soutient le retour à l’activité professionnelle.. (parent isolé)
La Grande Mosquée Djingareyber de Tombouctou, est au Mali, elle a été construite entre 1325 et 1327 sous le règne de l' empereur de Kankoun Moussa à son retour de la Mecque.
Faute de sources écrites locales, les éléments historiques dont nous disposons sur l'empire du Mali proviennent des écrits des savants arabes ayant voyagé et séjourné dans le Sahel, Al-Umari, Abu-sa'id Uthman ad-Dukkali, Ibn Khaldoun, et Ibn Battuta. Selon l'histoire des dynasties maliennes que trace Ibn-Khaldoun, le grand-père de Kanga Moussa est Abou-Bakr (soit probablement Bakari ou Bogari au Mali), un frère de Soundiata Keïta, le fondateur de l'empire du Mali selon les traditions orales. Abou-Bakr ne montera pas sur le trône, et son fils, Faga leye, le père de Kanga Moussa n'a aucune espèce d'importance dans l'histoire du Mali9 .
Kanga Moussa parvient au pouvoir grâce à la pratique voulant que le roi nomme un représentant lors de son pèlerinage à la Mecque puis en fasse son dauphin. Ainsi Moussa est choisi en tant que représentant, puis prend le pouvoir. Son fils, Mansa Maghan deviendra aussi roi du Mali grâce à cette tradition10.
Mansa Moussa ou Kankou Moussa est le dixième « mansa » (roi des rois) de l'empire du Mali de 1312 à 13321ou 13372.
Lors de son ascension sur le trône, l'empire du Mali est constitué de territoires ayant appartenu à l'empire du Ghana et à Melle (Mali) ainsi que les zones environnantes. Moussa porte de nombreux titres, émir de Melle, seigneur des mines de Wangara, ou conquérant de Ghanata, Fouta-Djalon et, d'au moins une douzaine d'autres régions3.
Il porte l’Empire du Mali à son apogée, du Fouta-Djalon à Agadez et sur les anciens empires du Ghana et desSonghaï. Il établit des relations diplomatiques suivies avec le Portugal, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte. Son règne correspond à l'âge d'or de l'empire malien.
Il est considéré comme l'un des hommes les plus riches de l'Histoire4, voire le plus riche5, sa fortune étant estimée à 400 milliards de dollars6 ou 310 milliards d'euros actuels4.
Kanga Moussa signifie « Moussa, fils de Kankou hamidou » en référence à sa mère, les mandingues étaient à cette époque une société matriarcale, d'autres variantes de ce nom sont Kankou Moussa et Kankan Moussa. Il est la plupart du temps désigné sous le nom de Mansa Moussa dans les textes historiques européens et dans la littérature. D'autres variantes de son nom telles que Mali-koy Kankan Moussa, Gonga Moussa et le « lion du Mali » existent7,8.
L'architecte en est Abu Ishac es-Sahéli Selon Ibn Khaldun, l'empereur offrit à Sahéli 12 000 mithqals (~150 kg) de poussière d'or pour son design et sa construction. Toutefois on estime aujourd'hui que son rôle dans la construction fut limité1. C'est la plus grande mosquée de Tombouctou. Elle peut accueillir la prière du vendredi qui rassemble jusqu'à 2 000 fidèles.
Elle a été réalisée entièrement en adobe, dans un style architectural soudanais elle est constituée de vingt-cinq files de piliers. Le nombre important de piliers, nécessaires pour limiter la portée des voûtes, ne permet pas d'avoir une vue d'ensemble de la salle. Une fois par an la population participe à la réfection des enduits extérieurs2.
Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril depuis 1989 et bénéficie depuis 1996 d'un financement du Fonds du patrimoine mondial de l'UNESCO pour un projet intitulé « Sauvegarde des mosquées de Tombouctou »3.
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Présentation |
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Le sujet qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir l’islamisation du site, remonte aux années qui suivirent la construction du tata (enceinte de protection du village en terre) de Bamako par Diamoussa Dian Niaré aux alentours de 1750. C’est en effet vers la moitié du XVIIIe siècle qu’arriva à Bamako un grand marabout nommé Sidi Mohamed Touré, qui était marchand de sel. Il avait quelques années auparavant quitté sa région natale du Tawat (actuel désert algérien) pour descendre plus au sud. Au cours de son voyage, un marabout lui aurait prédit
qu’il devait aller et s’installer là où il trouverait un chef qui domine largement ses sujets par sa haute taille. En arrivant à Bamako, Sidi Mohamed reconnut en Diamoussa Dian ("dian" signifiant en bambara grand de taille) l’homme de la prédiction et décida de s’installer dans cette plaine marécageuse. Soucieux de voir prospérer son village, Diamoussa Niaré vit d’un bon œil l’installation de ce « saint homme » et lui donna une de ses filles en mariage. Le marabout enterra alors des versets du Coran aux quatre points cardinaux, garantissant ainsi au chef Niaré la protection et la prospérité de son petit village. Sidi Mohamed (plus tard surnommé « Tali Mahamane Touré ») construisit alors la première mosquée de Bamako et à proximité sa propre habitation. Il en devint le premier imam et y fut inhumé après son décès, survenu vers la fin du XVIIIe siècle ou au tout début du XIXe.
L’imamat se transmit ensuite parmi les descendants de son fils Samou, jusqu’à l’arrivée des Français en 1883.
Les Touré installèrent alors Massiré Koromagan dans la mosquée de leur ancêtre. Le nouvel imam, originaire de Sansanding (région de Ségou) était arrivé à Bamako aux alentours de 1865.
La mosquée de Tali Mahamane (ou mosquée du « Dabanani », du nom du quartier « des quatre grandes portes », en bambara, où elle se situe) conserva pendant près de deux cent
cinquante ans son état d’origine, au fil des réparations successives de l’édifice original en terre.
C’est cette mosquée de 1903-1905, intitulée "Mosquée de
Bamako", SENEGAL et SOUDAN - Mosquée de Bamako
La mosquée de Bozola ou « ancienne mosquée du vendredi » : 1909
En 1908, fut décidée la construction d’une nouvelle mosquée à l’est du marché de Bamako. Les ouvriers ouolofs firent établir le plan d’un édifice en briques de terre crue de vingt mètres de long, dix de large et quatre de haut à l’intérieur. L’avant-corps fut encadré par deux tours couvertes, de formes carrées.
Cette mosquée, terminée en 1909, prit alors le nom de « grande mosquée » ou « nouvelle mosquée » et celle de Tali Mahamane fut qualifiée d’ « ancienne mosquée ».
Au décès de Massiré Koromagan en 1912, son successeur désigné fut Bakari Kallé.
Le premier à diriger la prière dans ce haut lieu de culte bamakois est Maciré Koromagan. À la mort de ce dernier, l'imamat a été confié à Bakary Kallé qui officiera de 1916 à 1922. Se succéderont par la suite Ousmane Kallé (1922-1926), Oumar Kallé (1926-1961), Amadou Kallé (1961-1977) et Balla Kallé (1977-2009).
Balla Kallé était l’imam de la Grande mosquée de Bamako. Il est né vers 1925 à Bamako et est mort le 14 juin 2009.
Balla Kallé a été le cinquième imam de la Grande mosquée de Bamako, succédant à son père Amadou Kallé à sa mort en 1977.
Avec ses 4 000 places et ses dépendances, la nouvelle mosquée est l’un de édifices religieux les plus grands et les plus modernes du pays. L’événement fera date dans l’histoire (ô déjà combien riche !) de Ségou. Les habitants de la ville garderont très longtemps en mémoire cette journée du vendredi 24 juillet 2009, l’inauguration de la nouvelle grande mosquée de la ville.
En 1945 d’après son fils Gaoussou Maïga, la population de Guidjo localité située à quelques kilomètres de Ségou va à sa recherche, pour qu’il devienne l’imam du village. Ne voulant pas assumer cette responsabilité, il se cache. C’est finalement à Koïla qu’on le retrouve pour le conduire à Guidjo. D’où son nom de Guidjo Almamy, ce nom lui est resté collé.
L'application du « Pacte d'Umar » et l'interprétation de la dhimma ont largement varié dans les sociétés sous domination musulmane, selon les lieux et les époques. On observe par exemple vis-à-vis des dhimmis une plus grande sévérité chez les chiites qui - probablement influencés par le zoroastrisme - sont particulièrement attentif aux rituels de purification et considèrent les dhimmis comme impurs : il existe encore dans l'Iran du XIXe siècle des prescriptions strictes pour éviter les contacts avec ces derniers et ce qu'ils ont porté ou touché.
Tribunaux
Les dhimmis jouissent d'une certaine autonomie dans les affaires concernant leur communauté et, en affaires familiales, personnelles ou religieuses, bénéficient de leurs propres juges appliquant les lois spécifiques de la communauté.
Dans les tribunaux islamiques, les preuves de dhimmis ne sont pas admissibles et pour la plupart des écoles juridiques, à l'exception des hanafites — les réparations pour blessures ou meurtre sont de moindre importance pour un dhimmi que pour un musulman. Les juristes musulmans se sont beaucoup penché sur le sort à réserver aux dhimmis qui se montrent injurieux (sabb) envers l'islam, ce qui est là encore puni avec sévérité : chez les chiites et, parmi les sunnites, au sein des écoles malékites et hanbalites, c'est la peine de mort qui est préconisée46.
Au XIe siècle, l'école chaféiste, d'Al-Mawardi définit la condition du dhimmi, pour les sharias qui suivent cette école[réf. nécessaire] : « Un dhimmi fait l'objet d'un statut particulier tout en se prévalant des mêmes droits régaliens qu'un musulman. Il n'est pas soumis aux tribunaux de droit commun mais la charia islamique leur permet d'avoir leurs propres tribunaux en fonction de leur culte. Néanmoins il n'est pas permis à un dhimmi de se porter témoin dans un différend concernant un musulman, ce qui ne lui permet pas de se défendre en cas de crime, vol, saccage, viol commis par un musulman »
Signes distinctifs
À la suite de la conquête musulmane, les juifs adoptent le style vestimentaire des conquérants dont ils ne sont dès lors pas particulièrement distinguables. Mais il existe bientôt des dispositions - suivant le Pacte d'Umar- permettant la « différentiation » (ghiyar ou shakla au Maghreb) des dhimmis, aux chrétiens le port d'une ceinture (le zunnar) ou des signes distinctifs à afficher sur leur couvre-chef ou leur monture. En 850, le calife Jafar al-Mutawakkil impose le zunnar également aux juifs, ainsi que le port d'un châle pour couvrir la tête appelé taylasin. Au début du XIe siècle, le calife fatimide fanatique Al-Hakim bi-Amr Allah exige que les chrétiens portent une croix en fer en collier et que les juifs s'équipent de cloches ou la représentation d'un veau en bois évoquant le veau d'or. Néanmoins, ces ordonnances ne sont pas appliquées strictement et semblent avoir été vite abandonnées. Au IXe siècle à Bagdad, il est prescrit pour la première fois le port d'une marque de couleur pour les non-musulmans - un tissu rouge, bleu ou jaune porté sur l'épaule -, une marque qui se répand par la suite dans l'Occident médiéval pour distinguer les juifs.
À la fin du XIIe siècle, le calife almohade, Abu Yusuf Yaqub al-Mansur impose au Juifs du Maghreb de porter des vêtements bleu foncé avec de longues manches et un chapeau en forme de selle. Son petit-fils Abu Muhammad al-Adil, après de nombreuses réclamations des juifs, desserre les contraintes et accepte les vêtements et les turbans jaunes. Au XIIIe siècle, en Syrie, l'imam chaféisteAl-Nawawi prescrit que les dhimmis portent un habit jaune et une ceinture, ainsi que d'un anneau métallique à l'intérieur des bains publics. Au XVIe siècle, les juifs du Maghreb ne sont autorisés qu'à porter des sandales faites en jonc et des turbans ou chapeaux noirs avec un petit morceau de tissu rouge.
Les sultans de l'Empire ottoman continuent à réglementer les habits de leurs sujets non-musulmans mais le port d'habits discriminatoires n'était pas appliqué dans les provinces ottomanes à majorité chrétienne, telles que la Grèce et les Balkans. En 1577, Murad III publie un firman interdisant aux juifs et aux chrétiens de porter des habits, des turbans et des sandales. En 1580, il change d'idée et restreint l'interdiction précédente aux turbans et impose aux dhimmis de porter des chaussures noires. Aussi, les Juifs doivent porter des chapeaux rouges et les chrétiens des noirs. Constatant en 1730 que certains musulmans prenaient l'habitude de porter des chapeaux identiques à ceux des Juifs, Mahmud Ier ordonne que l'on pende les contrevenants. Mustafa III aide personnellement à l'application de ses décrets concernant l'habillement. En 1758, il se promène incognito à Istanbul et ordonne la décapitation d'un Juif et d'un Arménien habillés avec des vêtements interdits. Le dernier décret ottoman ordonnant des habits différents pour les dhimmis a été promulgué en 1837 par Mahmoud II.
La plupart de ces interdictions revêtent cependant un caractère symbolique et social, la discrimination réelle imposée aux dhimmis étant essentiellement de nature fiscale.
« Dhimmitude »
L'essayiste Bat Ye'or a développé le concept de « dhimmitude », néologisme inventé par le président Bachir Gemayel. Ses ouvrages polémiques et clivants sur le sujet sont fermement critiqués par nombre de chercheurs pour leur manque de rigueur scientifique et leur côté partisan. Ses positions rencontrent davantage d'échos auprès de polémistes et d'éditorialistes comme David Frum que chez les historiens et spécialistes de l'histoire de l'islam. Mais son travail a l'intérêt de concentrer un type d'arguments polémiques qui font partie des débats qui opposent polémistes et chercheurs, participant en cela de l’historiographie. En ce sens, ses travaux ont l'intérêt d'incarner de manière paradigmatique l'un des deux pôles extrêmes sur le sujet, celui d'une mythique oppression systématique (l'autre étant celui tout aussi mythique d'une harmonie interconfessionnelle), argumentée notamment par une lecture de textes pré-modernes abordés anachroniquement avec des concepts modernes, ou une assimilation abusive des différentes écoles juridiques islamiques, sans rapport avec la réalité historique.
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Droits et devoirs des dhimmis
La situation des dhimmis dans le monde arabo-musulman est souvent l'objet de stéréotypes de création relativement récente et occidentale, qui s'opposent dans des excès contradictoires : à l'image utopique d'un islam tolérant pratiquant l'égalité des droits dans une relative concorde religieuse s'oppose la caricature d'un islam intolérant, bigot et tyrannique, dans une conceptualisation anachronique appliquée à « une société pré-moderne dont les cadres ne pouvaient être définis en dehors de la référence religieuse ».
La réalité est bien plus complexe, à mi-chemin entre ces positions simplistes, des aspects négatifs coexistants avec des aspects positifs. Si le statut de dhimmi est inférieur à celui du groupe religieux dominant, à la fois marqué de restrictions sociales et fiscales parfois lourdes ou dégradantes, il n'en est pas moins un statut légal de citoyenneté reconnu : les relations sont régies dans un cadre contractuel, partie des lois sacrées de l'islam que les croyants musulmans se doivent de respecter et défendre.
Vocabulaire
La dhimma (arabe : ḏimma, ذمة, « engagement », « pacte », « obligation ») désigne le régime juridique auquel sont soumis les dhimmis - (en arabe : ذمّي) habituellement traduit en français par « pactisants », « alliés », « protégés » ou « tributaires ») - déterminant leurs droits et devoirs. L'expression Ahl adh-dhimma (arabe : ahl aḏ-ḏimma أهل الذمّة, « les gens de la dhimma ») désigne la communauté des dhimmis.
Origines
Le statut des non-musulmans en terre d'islam trouve son fondement d'une part sur le comportement de Mahomet rapporté par la tradition et, d'autre part, sur les conditions de la conquête musulmane.
Dans les dernières années de sa vie, après avoir soumis l'Arabie, Mahomet a conclu des accords de soumission avec les « gens du Livre » - les monothéistes juifs de Khaybar et chrétiens de Najran - qui, distingués des polythéistes, ne doivent plus être combattus s'ils se soumettent en payant un tribut. C'est ce que relate, dans le Coran, la sourate 9 « Le repentir » (At-Tawbah), verset 29 : « Combattez (...) également ceux parmi les gens du Livre qui ne professent pas la religion de la vérité, à moins qu'ils ne versent la capitation directement et en toute humilité ».
À la mort de Mahomet, la conquête rapide a placé de vastes territoires - de l'Atlantique Ouest aux confins de la Chine - et de nombreuses populations autochtones sous l'autorité musulmane. Mais les conquérants s'y retrouvent souvent minoritaires et doivent faire preuve de souplesse et de créativité législative, se gardant apparemment d'imposer des conversions forcées - ce qu'interdit le Coran - tout en assurant leur autorité et en l'inscrivant dans la loi : c'est à ce moment qu'apparaissent les premières restrictions qui semblent être d'origine militaire, afin de sécuriser les groupes de musulmans qui occupent et gouvernent ces régions. Progressivement incorporés dans les textes sacrés, ces usages, de sécuritaires qu'ils sont initialement, vont petit à petit devenir des interdits sociaux et légaux.
Au fil des époques et des conquêtes, le statut de dhimmi s'étendra parfois aux sujets samaritains, sabéens, zoroastriens mais aussi hindous sous l'autorité musulmane. Il ne sera jamais étendu aux manichéens11.
Le pacte d'Umar
Article détaillé : Pacte d'Umar.
Le pacte dit « d'Umar » est devenu la référence normative en termes de définitions des clauses de la dhimma.
La tradition fait remonter les premiers éléments de ce pacte au calife Omar ibn al-Khattâb (634-644), un proche de Mahomet : ceux-ci proviendraient d'une lettre adressée au calife par des chrétiens de Syrie, conditionnant leur soumission et proposant les sanctions auxquelles ils s'exposent en cas de viol de l'accord.
La mise en place du « Pacte d'Umar » a vraisemblablement plutôt débuté plus tardivement, notamment, comme pour beaucoup d'autres aspects de l'histoire administrative musulmane précoce, à partir du règne du calife omeyyadeUmar II (717-720) auquel la tradition pieuse a préféré son prédécesseur moins controversé. À cette époque, la fiscalité des non-musulmans est essentielle pour assurer le fonctionnement de l'État et de l'armée et les non-musulmans lourdement taxés quittent les campagnes pour tenter de devenir mawla, clients convertis avec une situation fiscale plus favorable : du mécontentement de ces populations est notamment venue la nécessité de légiférer. La réalité de l'authenticité d'un « pacte d'Umar » original, en tant que tel reste ainsi douteuse.
Des éléments relatifs à l'impôt foncier apparaissent déjà au VIIe siècle dans le Kitâb al Kharâj (le Livre de l'impôt foncier) du juriste Abou Yoûsouf. Mais la fixation à proprement parler de cet ensemble juridique semble remonter au IXe siècle à l'époque du calife Jafar al-Mutawakkil (847-861), lors d'une période d'application stricte de la discrimination envers les non-musulmans, après plus d'un siècle de débats entre juristes d'opinions divergentes, des plus libérales aux plus restrictives.
Avec le « Pacte d'Umar », il apparait clairement que les dhimmis convertis à l'islam sont totalement dispensés de l'imposition par capitation et rejoignent le régime d'imposition par zakat, la dime de leur coreligionnaires.
La plus ancienne version conservée du « Pacte d'Umar », « pacte » dont il existe par ailleurs de multiples versions, date du XIIe siècle.
Droits des dhimmis
Si les dhimmis sont indéniablement des citoyens de seconde classe, tant sur le plan fiscal que social - voire, à quelques occasions, victimes de persécutions -, leur situation est, selon l'historien Bernard Lewis infiniment meilleure que celle des communautés non chrétiennes d'Europe occidentale dans les mêmes périodes.
Même de seconde zone, ils n'en sont pas moins des citoyens libres et, à ce titre, à l'instar des musulmans, ils ne peuvent être réduits en esclavage, peuvent demeurer et se déplacer en terre d'islam - à l'exclusion de La Mecque et de Médine -, et bénéficient d'une protection contre toute menace intérieure ou extérieure. À ce sujet, Al-Bukhârî rapporte dans son Sahîh des paroles attribuées à Mahomet :« Celui qui tue un pactisant ne sentira point le parfum du paradis, alors que son parfum se sent à une distance de quarante ans de marche ».
Les dhimmis bénéficient en outre du droit de commercer, de droits de propriété foncière, mobilière et immobilière... normaux. Libres de pratiquer leur culte, ils conservent leur organisation, leur clergé, leurs propres tribunaux pour les affaires de leurs communautés, leurs établissements d'enseignement et leurs édifices religieux même si, concernant ces derniers, à certaines exceptions près, ils ne peuvent en bâtir de nouveaux.
Bien qu'ils en soient en principe exclus, ils sont régulièrement employés par l'administration - quoique rarement dans des charges élevées - et ils peuvent en outre faire partie de métiers dans certains desquels ils sont parfois majoritaires. D'une manière plus générale, il est rare que les dhimmis aient dû souffrir le martyre ou l'exil pour leurs croyances.
Par ailleurs, il semble que le passage de l'Empire byzantin à la domination arabe a été favorablement perçue par certains peuples qui ont trouvé le nouveau pouvoir moins oppressant que l'ancien, tant en matière fiscale que sur d'autres plans, y compris parmi les populations chrétiennes de Syrie et d'Égypte : s’ils payent un impôt de capitation supérieur à la dîme versée par les musulmans, ils ne subissent plus le joug des taxes féodales[réf. nécessaire].
Devoirs des dhimmis
Les obligations des dhimmis sont réglementées dans les traités de droit musulman ou fiqh.
En contrepartie de leurs droits, les dhimmis doivent avant tout reconnaitre la souveraineté politique du pouvoir musulman et s’acquitter d'un impôt particulier discriminatoire de capitation - hérité à la fois de l'Iran et de Byzance - appelé jizya frappant les adultes mâles et qui est normalement perçu en argent, ainsi que d'un impôt foncier appelé kharâj qui est supprimé en cas de conversion. Devant la multiplication des conversions, occasionnant un déficit d'imposition, le kharâj deviendra en Orient, sous Umar II, un impôt lié à la terre indépendamment de la confession de son propriétaire. Libres de pratiquer leur culte, les dhimmis ne peuvent cependant pas se livrer à des manifestations religieuses ostentatoires et doivent porter des marques ou attributs vestimentaires distinctifs.
Si certains califes prônent une relative modération notamment dans la perception des taxes, il a été estimé qu'au VIIIe siècle, un tributaire non musulman payait environ trois fois et demi ce que devait un musulman à l'État[Où ?] ; ce qui n'aurait pas été plus élevé que sous la domination romaine. On ne peut donner une vue d'ensemble sur de telles étendues durant de telles périodes, et les historiens sont partagés sur le poids de la jizya. Certaines traces documentaires, comme le Guenizah du Caire, laissent supposer pour le XIe siècle, dans cette région, que la charge était pesante pour les classes les plus pauvres.
L'application des dispositions contraignantes de la dhimma a régulièrement été sévèrement observée dans des périodes de crise propices à l'influence de religieux rigoristes, par exemple et notoirement à la fin du Moyen Âge dans les espaces seldjoukide, almoravide et almohade : il s'agit alors de raidissement temporaires, souvent motivés par la recherche de légitimité de dirigeants fraîchement convertis qui affichent un zèle particulier dans l'application des prescriptions musulmanes. Ainsi, à l'instar des seljoukides qui en 1058 et 1085 imposent par décrets des signes distinctifs aux dhimmis, interdisent les expressions publiques de leurs cultes, ferment les tavernes vendant de l'alcool... la domination des Mamelouks - du XIIIe siècle au XVIe siècle - multiplie également les vexations qui poussent notamment les juifs à quitter massivement les régions sous leur contrôle.
Néanmoins, la nécessité de rétablir ou durcir les interdictions en ces périodes montre en creux qu'elles n'étaient pas appliquées de manière constante. Il semble toutefois que ces lois dégradantes attachées à la condition de dhimmi, combinées au poids de l'impôt discriminatoire, ont probablement poussé de nombreux non-musulmans à se convertir à l'islam même si les historiens n'ont pas de moyens fiables de mesurer l'ampleur de ces mouvements.
Les interdictions
Les dhimmis sont en principe exclus de l'armée et de l'administration mais on retrouve au cours de l'histoire de très nombreux fonctionnaires chrétiens et juifs, parfois à des postes élevés. Il leur est interdit de communiquer des secrets relatifs à des points de territoires musulmans mal défendus, de guider ou donner asile aux agents ennemis. Mais les commentateurs divergent sur le sort à réserver au dhimmi coupable de cette intelligence avec l'ennemi, certains considérant qu'il y a rupture du pacte et d'autres non.
Un dhimmi ne peut hériter d'un musulman, ni l'inverse. Si un musulman peut épouser une dhimmi, il est par contre interdit à un dhimmi d'épouser une musulmane, une règle dont la transgression est sévèrement réprimée, souvent par la peine de mort. De la même manière, un dhimmi ne peut posséder un esclave musulman tandis que l'inverse est permis. On retrouve ces dispositions dans l'empire byzantin dans les relations entre les chrétiens et les sujets juifs de l'empire, dont la transgression est punie avec la même sévérité.
Ils sont encore soumis à plusieurs dispositions dégradantes qui ont pour but d'assurer la supériorité des musulmans vis à vis d'eux : interdiction des attaques verbales à l'encontre des musulmans ou de l'islam, interdiction de mariage avec une musulmane - le contraire étant possible -, interdiction de construire une maison plus élevée que celle des musulmans, interdiction de prosélytisme, de boire du vin ouvertement, de porter des armes, d'aller à cheval mais seulement à dos d'âne... D'une manière générale, Bernard Lewis relève[réf. insuffisante]l'interdiction de se hisser au-dessus de sa condition de soumis.
Le Coran indique qu'un musulman ne peut être l'allié d'un juif ou d'un chrétien. Mais dès les débuts de l'islam, il existe de nombreuses traces de telles amitiés et les échanges - notamment entre érudits - se prolongent jusqu'à la fin du Moyen Âge quand alors apparaissent les premières tendances à une ségrégation plus marquée.
Statut juridique
Les juristes distinguent deux catégories de non-musulmans, les kafir (les polythéistes) et les Ahl al-kitâb (« gens du Livre »). Cette expression ne désignait à l'origine que les juifs, les chrétiens et les sabéens, mais s'étend progressivement à d'autres croyances monothéistes telles que les adeptes du zoroastrisme. C'est aux « gens du Livre » que s'applique la dhimma, le régime juridique auquel est soumis un non-musulman en terre d'islam. Il porte le nom de dhimmi que l'on peut traduire par « hôte protégé » ou « pactisant ».
Les conception du champ d'application de la dhimma varient beaucoup selon les écoles juridiques et confessions musulmanes ainsi que selon les époques.
Les différentes écoles musulmanes
Si les différentes écoles juridiques musulmanes s'accordent sur le fait que l'octroi de la dhimma aux non-musulmans est l'apanage de l'autorité musulmane suprême sur les territoires conquis, elles se distinguent sensiblement lorsqu'il s'agit d'identifier précisément les populations éligibles à ce statut :
Dhimmi
Un dhimmi (en arabe : ذمّي) est, suivant le droit musulman, un citoyen non-musulman d'un État musulman, lié à celui-ci par un « pacte » de protection.
Le terme dhimmi s'applique essentiellement aux « gens du Livre » (Ahl al-kitâb), qui, dans le champ de la gouvernance islamique, moyennant l'acquittement d'un impôt de capitation (jizya)1, d'un impôt foncier (kharâj), d'une certaine incapacité juridique et du respect de certaines obligations discriminantes édictées dans un « pacte » conclu avec les autorités, se voient accorder une liberté de culte restreinte, certains droits ainsi que la garantie de sécurité pour leur personne et leurs biens.
Le terme dhimma désigne ce régime juridique auquel sont soumis les dhimmis et l'expression Ahl adh-dhimma désigne la communauté des dhimmis auxquels l'ensemble de ces règles sera appliqué de façon plus ou moins stricte à travers l'histoire, selon les périodes et les lieux dans le monde arabo-musulman.
Sommaire
Umar répondit : "Signez ce qu'ils proposent, mais ajoutez deux clauses à celles qu'ils proposent. Ils ne pourront acheter quiconque fait prisonnier par les musulmans, et quiconque attaquera délibérément un musulman abandonne la protection accordée par ce pacte." »
En contrepartie d'une stricte obéissance à ce pacte (dans ses diverses formes selon les territoires et le périodes concernées) les dhimmis doivent s'acquitter d'un impôt de capitation, la Djizya. Ils sont reconnaissables dans la rue et aux bains par la couleur de leurs vêtements (ou par des objets spécifiques qu'ils doivent porter aux bains) en général bleus pour les chrétiens et jaunes pour les juifs. En pratique, les dhimmis vivent dans une situation assez précaire, en fonction de la tolérance prônée par les gouvernants.
[...]
Le texte du Pacte d'Umar tel qu'il apparaît dans l'œuvre d'Ibn Qayyim Al-Jawziyya :
« Quand les musulmans ont occupé la Grande Syrie, Omar ibn Al-Khattab a reçu une lettre de la part des chrétiens :
Articles du Pacte
Le texte du Pacte d'Umar d'après Turtushi (m. 1126), le plus ancien auteur ayant rapporté cette convention:
« Au Nom d'Allāh, le Bienfaiteur miséricordieux!
Tel est le contenu du "pacte de Najran" après la soumission des chrétiens à l'autorité du prophète de l'islam"
Un discours capital
Le huit du mois de dhûl-hijja, le Prophète quitta La Mecque à midi, monté sur sa chamelle, pour se rendre à Mina où il passa la nuit. Le matin, il accomplit à Mina la prière de fajr avant de partir pour Arafat après le lever du soleil. À Arafat, toujours monté sur sa chamelle, il prononça un discours très important. Un homme à la voix forte, Rabî'a ibn Umayya ibn Khalaf, se tenait près de la chamelle du Prophète et répétait chaque phrase qu'il disait afin que toute l'assistance puisse entendre. Le discours prononcé par le Prophète ce jour-là, définissant la nature de la communauté musulmane, fut le point culminant de son pèlerinage.
Comme toujours, le discours commença par la louange et la glorification de Dieu. Puis le Prophète poursuivit : « O gens, écoutez mes paroles, car je ne sais pas si je vous rencontrerai encore en ce lieu après cette année. Ô gens, savez-vous quels sont ce mois, ce jour et cette cité ? » Les gens répondirent : « Nous sommes un jour sacré, dans un mois sacré, dans une cité sacrée. » Il poursuivit : « Sachez donc que votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés pour vous, jusqu'à ce que vous rencontriez votre Seigneur, comme sont sacrés ce jour, ce mois et cette cité où vous êtes. Vous rencontrerez assurément votre Seigneur et Il vous interrogera assurément sur vos actions. Ai-je transmis mon message ? »
Ils répondirent : « Oui. » Il poursuivit : Seigneur, sois témoin. Celui à qui un dépôt a été confié doit le rendre à son propriétaire. Toutes les transactions usuraires conclues au temps de l'ignorance sont abrogées. Vous avez droit à votre capital : vous ne faites pas subir et vous ne subissez pas d'injustice. Dieu a décrété qu'il n'y aura plus d'usure. Les premières transactions usuraires que j'abroge sont celles de mon oncle al-'Abbâs ibn Abd al-Muttalib. Toutes les vengeances du sang sont abolies. La première vengeance du sang que j'abolis est celle de Âmir ibn Rabî'a ibn al-Hârith. Ai-je transmis mon message ?
Les gens dirent : « Oui, certes. » Il poursuivit : Seigneur, sois témoin. O gens, le décalage des mois sacrés est un excès de mécréance, par lequel les négateurs sont égarés. Ils déclarent le décalage permis une année et interdit une autre année afin de se conformer en apparence au nombre de mois que Dieu a déclarés sacrés et de rendre licite ce que Dieu a interdit. Le temps est désormais rétabli dans la forme qu'il avait lorsque Dieu a créé les Cieux et la Terre. Le nombre des mois est pour Dieu de douze, dont quatre sont sacrés, trois mois consécutifs et un mois seul : dhûl-qïda, dhûl-hijja, muharram et rajab, qui tombe entre jumâda et sha'bân. Telle est la loi éternelle de Dieu. Ne commettez donc pas de péché contre vous-mêmes en ce qui concerne ces mois. Quand je ne serai plus là, ne revenez pas à la mécréance en vous entretuant. Ai-je transmis mon message ?
Les gens répondirent : « Oui, certes. » Le Prophète continua son discours : Seigneur, sois témoin. Ô gens, vous avez des devoirs envers vos femmes et elles ont des devoirs envers vous. Il est de leur devoir de ne faire entrer personne chez vous contre votre gré : si elles le font, Dieu vous a permis de déserter leur lit et de les frapper légèrement. Si elles cessent, elles ont droit à être nourries et vêtues selon l'usage. Vos femmes sont à votre charge, elles dépendent de vous. Vous les avez prises en vous engageant devant Dieu, et vous avez rendu licites vos relations avec elles par la parole de Dieu. Craignez donc Dieu dans votre attitude envers les femmes et traitez-les bien. Ai-je transmis mon message ?
Ils répondirent : « Oui, certes. » Le Prophète poursuivit : Seigneur, sois témoin. Ô gens, les croyants sont frères. Vous n'avez droit à rien de ce qui appartient à votre frère à moins qu'il ne le donne de son plein gré. O gens, votre Seigneur est un et votre père est un. Vous êtes tous les enfants d'Adam et Adam a été créé de poussière. Le plus noble d'entre vous est le plus pieux. Aucun Arabe n'est supérieur à un autre Arabe, sauf par la piété. Ai-je transmis mon message ?
Ils répondirent : « Oui, certes. » Il poursuivit : Seigneur, sois témoin. Ô gens, Satan a renoncé à tout espoir d'être adoré ici, sur votre terre. Il se satisfait cependant d'être obéi en ce que vous considérez comme des futilités. Préservez-vous de lui, de crainte qu'il ne corrompe votre foi. Je vous ai laissé ce qui vous empêchera de vous égarer si vous le suivez : quelque chose de clair et simple, le Livre de Dieu et la Sunna de Son Prophète. On vous interrogera à mon sujet. Que direz-vous ?
Ils répondirent : « Nous témoignons que tu as transmis ton message intégralement et que tu t'es acquitté de ta mission en toute sincérité. Le Prophète leva le doigt vers le ciel puis le baissa pour montrer les gens rassemblés, tout en disant : « Seigneur, sois témoin. Seigneur, sois témoin. » Le Prophète dit ensuite : « Que ceux qui sont présents transmettent ce que j'ai dit aux absents. Il se peut que ceux qui l'apprendront de cette manière le comprennent mieux que ceux qui l'ont écouté. » Ainsi le Prophète conclut-il ce discours essentiel.
Cinq principes
Ce discours mémorable définit cinq principes fondamentaux. Deux de ces principes portent sur l'individu tandis que les trois autres affectent la structure de la société musulmane. En effet, l'islam forge le caractère du musulman sur la base de deux principes fondamentaux. Premièrement, l'islam rompt tous les liens qu'un musulman avait avec l'ignorance ou jâhiliyya, ses idoles, ses usages, ses transactions financières, ses pratiques usuraires, etc., car l'adoption de la religion musulmane implique que le musulman entame une nouvelle vie en rupture totale avec les erreurs du passé.
Le second principe est de se préserver de toute forme de péché. Les effets du péché sont beaucoup plus graves que tous les dangers que peut représenter l'ennemi sur le champ de bataille. Toutes les catastrophes de cette vie sont causées par nos péchés, qui nous feront également souffrir dans l'au-delà. Le Prophète indique aussi clairement qu'il n'entend pas par péché la réversion à l'idolâtrie. Une personne intelligente qui a eu connaissance de la foi basée sur l'unicité divine ne s'abaissera jamais à attribuer explicitement des partenaires à Dieu. Malgré cela, le Démon ne renonce pas à tenter d'attirer les gens vers le péché afin de les égarer encore davantage.
Le Prophète définit en outre trois principes sur lesquels est fondée la communauté musulmane. Le premier est le lien de fraternité qui forge les relations entre tous les musulmans. C'est cette fraternité qui fait que chaque musulman est prêt à soutenir et à aider chaque autre musulman autant qu'il le peut. Le second de ces principes est le soutien aux faibles, de sorte que leur faiblesse ne rende pas vulnérable la société entière. On notera en particulier l'accent mis par le Prophète sur la bonté et la justice envers les femmes.
Enfin, le troisième de ces principes est la coopération entre l'autorité officielle et les membres de la société musulmane afin de parvenir à une mise en oeuvre adéquate des principes de justice. Le résultat conjugué de ces cinq principes est la mise en pratique du Coran et de la Sunna : d'où l'insistance du Prophète pour que ses compagnons s'y attachent fermement et les mettent en oeuvre dans leur vie. Malgré sa brièveté, ce discours du Prophète contient tous les principes nécessaires à la formation du croyant parfait et de la société musulmane parfaite. C'est pourquoi le Prophète tenait à faire comprendre à ses auditeurs qu'il avait transmis son message et accompli sa mission, en prenant Dieu à témoin à plusieurs reprises.
Le pèlerinage du Prophète fut la seule fois où il accomplit ce devoir religieux depuis qu'il avait été prescrit par Dieu. L'accomplissement de ce pèlerinage permettait aux musulmans de suivre son enseignement pratique à propos de toutes les facettes de l'islam. Plusieurs indices suggéraient que la mission du Prophète touchait à sa fin. Jusqu'alors, les musulmans avaient été habitués à avoir le Messager de Dieu parmi eux : il était directement guidé par Dieu et leur expliquait la voie à suivre à chaque fois qu'un problème se présentait.
Pour eux, la perspective de poursuivre leur vie sans le Prophète était inimaginable. Le Prophète était cependant conscient que cette issue était inéluctable, et s'efforçait donc de les préparer à cette éventualité. Nous avons vu comment le Prophète dit adieu à son compagnon Mu'adh ibn Jabal qu'il avait nommé gouverneur du Yémen : lorsque Mu'adh s'apprêtait à quitter Médine, le Prophète lui dit qu'il ne le verrait peut-être plus mais qu'il passerait peut-être devant sa mosquée et sa tombe. Cet avertissement fut donné peu de temps avant le départ du Prophète pour le pèlerinage.
Quand il prononça son sermon essentiel le jour où tous les pèlerins devaient être réunis à 'Arafat, il commença par dire à ses compagnons : « Écoutez mes paroles, car je ne sais pas si je vous rencontrerai encore en ce lieu après cette année. » Ce discours du Prophète , soulignant les principes essentiels de l'islam et les fondements de la société musulmane, était un sermon d'adieu destiné à rappeler les valeurs sans lesquelles aucune société musulmane ne peut exister. Après chaque point de son discours, le Prophète demandait à ses compagnons : « Ai-je transmis mon message ? »
C'était là l'attitude d'un homme, d'un prophète, qui comprenait parfaitement la valeur de son message et tenait à le transmettre intégralement aux gens afin qu'ils puissent le mettre en oeuvre dans leur vie de tous les jours. Quand ses auditeurs lui répondaient qu'il avait transmis son message, le Prophète en prenait Dieu à témoin. Si le message avait bien été transmis et si la religion qu'il représentait était complète, la mission du Prophète était donc terminée.
C'est pourquoi lorsque, durant son pèlerinage, le Prophète récita à ses compagnons le verset qui lui avait été révélé : « Aujourd'hui, J'ai amené votre religion à son point de perfection ; Je vous ai accordé Ma grâce tout entière et J'ai agréé l'islam pour vous comme religion » (5.3), le sens en était parfaitement clair. 'Umar ibn al-Khattâb, qui était peut-être celui des compagnons du Prophète qui percevait les choses avec la plus grande acuité, était en larmes en écoutant le Prophète réciter ce verset. Comme ses compagnons lui en demandaient la raison, il répondit : « Seule l'imperfection peut faire suite à la perfection. » On peut imaginer qu'il avait le pressentiment que la vie du Prophète touchait à sa fin.
De fait, plusieurs propos du Prophète et divers incidents pouvaient suggérer aux plus perspicaces que cette grande et noble vie approchait de sa conclusion. Ainsi, lorsque le Prophète alla accomplir le rite de la lapidation à al-'Aqaba, il dit à la foule immense des pèlerins qui l'entourait : « Apprenez de moi vos rites car je n'accomplirai peut-être plus jamais le pèlerinage après cette année. »
En outre, la sourate intitulée « Le Secours » fut révélée au Prophète le second jour de son séjour à Minâ. On peut la traduire ainsi : « Lorsque le secours de Dieu et Sa victoire viendront, lorsque tu verras les hommes embrasser en masse Sa religion, célèbre alors les louanges de ton Seigneur et implore Son pardon, car Il est toute mansuétude et toute compassion ! » Deux des compagnons du Prophète les plus érudits, 'Umar ibn al-Khattâb et Abdullâh ibn Abbâs, le cousin du Prophète, comprirent que la révélation de cette sourate annonçait au Prophète que sa vie sur terre s'achèverait bientôt.
Une autre indication de l'événement à venir avait eu lieu plus tôt la même année. Pendant le ramadan, le Prophète avait l'habitude de passer dix jours à la mosquée pour se consacrer totalement au culte. Chaque année, l'ange Gabriel lui apparaissait pendant le mois de ramadan et ils récitaient le Coran. Cette année-là, le Prophète passa vingt jours du ramadan à la mosquée, et récita le Coran en entier avec Gabriel deux fois de suite.
A l'époque où tous ces indices donnaient à penser que la fin de la mission du Prophète approchait, l'Arabie tout entière était loyale à l'islam. Alors que de nombreuses parties de l'Arabie étaient profondément transformées par le passage des anciennes croyances païennes à l'islam, la religion au monothéisme le plus pur, le Prophète était conscient qu'un changement inverse était fort peu probable. Certains facteurs ou certaines circonstances peuvent conduire à une apostasie de l'islam, comme ce fut parfois le cas après la mort du Prophète, mais de telles tentatives ne pouvaient qu'échouer. Une fois que la foi claire, fondée sur l'unicité divine, pénètre dans le coeur des gens, elle ne peut en être facilement chassée.
40 hadiths An-Nawawi
Hadith 1 : Les Actes ne valent que par leurs intentions.
L'émir des Croyants, Aboû Hafs Omar Ibn Al-Kattaba dit: J`ai entendu l'Envoyé de Dieu dire:
« Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention.
Celui qui a accompli l'émigration pour plaire à Allâh et à Son Envoyé, son émigration lui sera comptée comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l'a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son émigration lui sera comptée selon ce qu`il recherchait. »
`An Amir l-Mu'minin Abi Hafs `Umar ibn al-Khattab radi Allahu `anhu Qal : Sami`tu Rasoulallahi sal Allahu `alayhi wa sallama yaqoul :
« Inama l-a`malou bin niyyaat, wa inama likullim ri-im ma nawa. Fa man kanat hijratuhu ila llahi wa Rasoulih, fahijratuhu ila llahi wa Rasoulihi. Wa man kanat hijratuhu li dunya yusibuha aw mra-atin yankihuha fahijratuhu ila ma hajara ilayh. »
Hadith 2 : Al Islam, Al Imane wa Al Ihsane.
Omar a dit encore :
"Un jour, nous étions assis chez l`Envoyé de Dieu et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le connaissait. Il prit alors place, en face du prophète . Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:
- « Ô Mohammed, informe moi sur l`Islam »
L'Envoyé de Dieu dit alors:
- « L'Islam consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser l’aumône (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadan, ainsi que le pèlerinage à la Maison d`Allah si les conditions de voyage rendent la chose possible. »
- L'étranger lui répondit: « Tu as dit vrai », et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation, puis, il reprit « Informe moi sur la Foi ».
- Le Prophète répliqua : « La foi consiste en ce que tu dois croire à Allah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Ses Prophètes, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal. »
- L`homme lui dit encore: « Tu as dit vrai » et il reprit: « Fais-moi connaître la vertu », et le Prophète lui répondit:
- « La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes Lui te voit. »
- L`homme lui dit encore: « Informe moi sur l`Heure (du Jugement Dernier) », et le Prophète lui répondit :
- « Sur l`heure du jugement, l`interrogé n`est pas plus savant que celui qui le questionne. »
Là-dessus, l`homme lui dit: « Informe moi sur les signes précurseurs », et le Prophète lui répondit:
- « Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse, et quand tu verras les vas-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, rivaliser dans l’élévation des constructions. »
Là-dessus, l`homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète dit:
- « Ô Omar, sais-tu qui m`a interrogé ? »
- « Non », répondis-je ! « Dieu et Son Envoyé le savent mieux que moi »
- « C’est l’Ange Gabriel. Il est venu vous apprendre votre religion. »
`An `Umar Radi Allahu `anhu aydan Qal :
Baynama nahnu julousun `inda Rasulu Allahi - Sal Allahu `alayhi wa sallama - dhaata yawm. Idh tala`a `alayna rajulun shadidu bayadi Ath-Thiyaab, shadidu sawadi as-sha`r
La yura `alayhi atharu as-safar, wa la ya`rifuhu minna ahada
Hatta jalasa ila an-nabiyy - Sal Allahu `alayhi wa sallam -
Fa asnada rukbataihi ila rukbataih, wa wada`a kaffaihi `ala fakhidhayhi wa Qal :
- Ya Muhammad, akhbirni `ani l-Islam
- Fa qala Rasulu Allahi - Sal Allahu `alayhi wa sallam - : al-Islam an tash-hada an la ilaaha illa Allahu wa anna Muhammadan Rasulu Allah, wa tuqimu as-Salata, wa tu'tiya az-Zakata, wa tasuma Ramadan wa tahujja al-bayta in istatahta ilayhi sabila
- Qala : Sadaqta.
Fa 'ajibnaa lahu yas'aluhu wa yusaddiquhu
- Qal : fa akhbirni `ani al-Imaan
- Qal : An tu'mina bi Allahi wa mala'ikatihi wa kutubihi wa rusulihi wa al-yawmi al-akhiri wa tu'min bi al-qadri khairihi wa sharih
- Qal : Sadaqta
- Qal : Fa akhbirni `ani al-Ihsan
- Qal : An tahbuda Allaha ka annaka tarah, fa in lam takun tarah fa innahu yaraak
- Qal : Fa akhbirni `ani as-sa`ah
- Qal : Ma al-mas'oulu anhaa bi 'alam min as-sa-il
- Qal : Fa akhbirni `an amaratiha
- Qal : An talida al-amatu rabataha, wa an tara al-hufata al-`urata al-`alata ri`a a-shaah, yatatawaluna fi al-bunyaan
Thuma ntalaqa falabithtu malliya
Thuma qal : Ya `Umar, A-tadri man as-saa'il ?
Qultu : Allahu wa rasuluhu A`lam
Qal : Fa innahu jibril, ataakum yuhallimukum dinakum
Hadith 3 : Les Piliers de l'Islam
Abou Abd er-Rah`man, Abd Allah ibn Omar, ibn l-Khattab , a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire:
« L'lslam est bâti sur cinq piliers:
1. Le témoignage qu`il n`est d'autre Dieu qu'Allah et que Mohammed est Son Envoyé.
2. L'accomplissement de la prière rituelle.
3. L'acquittement de l'aumône (impôt rituel).
4. Le pèlerinage à la Maison de Dieu.
5. Le Jeûne du mois de Ramadan. »
`An abi `Abdil-Rahman `Abdil lah ibn `Umar ibn Khattab Radi Allahu `anhumma qal :
Sami`tu Rasoul Allahi Sal Allahu `alayhi wa sallama yaqoul :
Buniya al Islamu `ala khams :
Shahadati an la ilaha ilallahu wa anna Muhammadan Rasoulullah, wa iqami Salaati, wa itaa-i Zakati, wa Hajjil bayti, wa Sawmi Ramadan
Hadith 4 : Les dernières oeuvres sont déterminantes
Abou Abd er-Rahman, Abd-Allah, ibn Massoud a dit: l'Envoyé de Dieu le Trés véridique, le Trés digne de foi, nous a raconté ce qui suit :
« Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé dans le sein de sa mère est d`abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il est ordonné à celui-ci d`accomplir quatre commandements, à savoir d`inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.
Par Allah, en dehors de Qui il n`est pas d`autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l`ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu`il s`en approcherait à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer.
Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s`approcher de l`Enfer à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu`il accomplirait les actions des élus et qu`il entrerait (quand même) au Paradis ».
`An Abi `Abd l-Rahman `Abdillahi ibn Mas`ud Radhi Allahu `Anhu Qal :
Haddathana Rasoululahi Sal Allahu `alayhi wa salam wa huwa as-saadiq ul masdouq :
Inna ahadakum yujma`u khalquhu fi batni ‘umihi arba`ina yawman nutafa, thumma yakounu `alaqatan mithla dhalik, thumma yakounu mudhghatan mithla dhalik, thumma yursalu ilayhi l-malaku fa yanfukhu fihi l-Ruha, wa yu’marou bi ‘arba`i kalimaat :
Bi katbi rizqihi, wa ajalihi wa `amalihi, wa shaqiyyun aw sa`id
Fa wa Allahi ladhi la ilaha ghayruhu, inna ahadakum la ya`malu bi `amali ahl il Jennati hatta ma yakouna baynahu wa baynaha ila dhirah, fa yasbiqu `alayhi il kitab, fa ya`malu bi `amali ahl in- naari fayadkhuluha.
wa 'inna ahadakum la ya`malu bi `amali ahl in-naar, hatta ma yakouna baynahu wa baynaha ila dhirah, fa yasbiqu `alayhi il kitabu fa ya`malu bi `amali ahl il Jannati fa yadkhuluha.
Hadith 5 : La nullité des innovations
Selon la Mère des Croyants, Oumm Abdallah Aïcha , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n`en provient pas, celui-là est à repousser. »
`An Umm il Mu’minina Ummi `Abdillahi `Aishata Radhi Allahu `anha qalat:
Qala Rasoulullahi Sal Allahu `alayhi wa salam :
Man ahdatha fi amrina hadha ma laysa minhu fa huwa radd
Hadiths 6 : Du licite et de l'illicite.
Abou Abdallah En-Noumân ben Bachîr a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire :
« Certes, ce qui est permis est évident, et ce qui est interdit est évident aussi. Mais, entre l`un et l`autre, il y a bien des choses équivoques, que la plupart des gens ne savent pas (distinguer). Qui se garde de l`équivoque purifie sa foi et son honneur, mais celui qui y tombe, tombe dans ce qui est défendu : il est semblable au pâtre qui mène ses troupeaux aux alentours d`un territoire gardé, et alors, bien vite il y fera paître. Chaque roi ne possède-t-il pas un territoire gardé ? Le champ gardé de Dieu, ce sont les choses défendues. En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c`est le cœur ».
`An Abi `Abdillahi Nu`mani Ibn Bashirin Radhi Allahu anhumma qal :
Sami`tu Rasoul Allahi Sal Allahu `alaihi wa sallama yaqoul :
Inna al Halala bayyinun, wa 'inna al Harama bayyin, wa baynahumma umourun mushtabihat la ya`lamuhunna kathirun mina an-Nass. Fa mani taqa ash-shubuhati faqad stabra’a lidinihi wa `irdhihi.
Wa man waqa`a fi shubuhati waqa`a fil Haram, ka ar-raa`i yar`aa Hawla al Hima youshiku ‘ay yarta`a fih. A la wa inna likuli malikin Himan, A la wa 'inna Hima Allahi ma Harimuh.
A la wa inna fil jasadi madhghatan, idha Salahat Salaha al jasadu kulluhu, wa idha fasadat fasada al jasadu kulluhu, ‘a la wa hiya al Qalb.
Hadith 7 : La religion est le bon conseil.
Selon Abou Roqiya Tamim ben Aous ed-Dari , l`Envoyé de Dieu a dit :
« La religion, c`est la sincérité ».
Quand nous demandâmes: « Envers qui ? », il répondit :
« Envers Allah, envers Son Livre, envers Son Envoyé, envers les chefs des musulmans, et le commun peuple parmi eux ».
`An Abi Ruqayyata tamim ibn Aus ad-Dari - Radhi Allahu `Anhu - An an-Nabi - Sal Allahu Alayhi wa sallama - Qal :
- Ad-dinu Nasihah
- Qulna : Liman ?
- Qala : Lillahi, wa li Kitabihi, wa li Rasoulihi, wa li a-imat il Muslimina wa `ammatihim.
Hadith 8 : Le caractère sacré du musulman.
D'après Ibnou Omar , l`Envoyé de Dieu a dit :
« Il m`a été ordonné de combattre les hommes jusqu`à ce qu`ils témoignent qu`il n`est d`autre divinité qu`Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu`ils accomplissent la prière rituelle, qu`ils acquittent l’aumône. S`ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu`ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l`Islâm, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies) ».
`An Ibn `Umar - Radhi Allahu `anhumma - anna Rasoul Allahi - Sal Allahu `alaihi wa sallama - Qal :
Umirtu An Uqatil n-naas hatta yash-hadu An la ‘ilaha ila Allahu wa anna Muhammadan Rasoulu Allah, wa yuqimu Salata, wa yu’tu zakata. Fa idha fa`alu dhalika `asamou minni dima-ahum wa amwalahum, ila bi Haqqi l-Islam, wa Hissabuhum `ala Allahi ta`ala
Hadith 9 : La responsabilité dépend de la capacité.
Abou Horeyra Abd-er-Rahman Ibn Çakhr a dit : J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire :
« Ce que je vous ai défendu de faire évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez-le dans la mesure où cela vous est possible. Ceux qui vous ont précédé ont péri seulement par l`abondance de leurs questions et leurs divergences d`opinions à l`égard de leurs Prophètes ».
`An Abi Hurayrata `Abd-Rahman ibn Sakhri Radi Allah `Anhu Qal :
Sami`tu Rasul Allahi - Sal Allahu `alaihi wa sallama - yaqul :
"Ma nahaytukum `anhu fajtanibuh, wa ma amartukum bihi fa-tu minhu masta ta`tum. Fa inama ahla kal ladhina min qablikum kathratu masa ilihim wa khtilafuhum `ala anbiyaa-ihim"
Hadith 10 : Ne sont acceptées que les bonnes choses.
Selon Aboû Horeyra , l`Envoyé de Dieu a dit :
« Dieu le Très-Haut est bon et n'accepte que ce qui est bon, sachez que Dieu a ordonné aux croyants ce qu'il a ordonné aux Envoyés, Il a dit [ s'agissant des Envoyés ] : { O les Envoyés ! Mangez des choses bonnes, œuvrez salutairement. Je sais parfaitement ce que vous faites } , et II a dit [ s'agissant des croyants ] : { O vous qui croyez ! Mangez des choses bonnes que Nous vous attribuons } ».
Puis il parla de l'homme qui fait un long voyage, à la tignasse mal peignée, poussiéreux, levant les mains au ciel criant : « Seigneur ! Seigneur », alors que sa nourriture est de source illicite, sa boisson est de source illicite, ses habits sont de source illicite, il s'est rassasié de ce qui est illicite. Il est loin pour que son invocation soit exaucée.
`An Abi Hurayrata Radi Allah `Anhu Qal : Qala Rasulu Lahi - Sal Allahu `alaihi wa sallam : Inna Allaha ta`ala tayyibu la yaqbalu ila tayyiban. Wa inna Allaha amara l-Mu'minina bima amara bihil Mursaline.
Fa Qala ta'ala: "Ya ayuha r-rusoulu kulu minat tayyibati wa`malu saliha"
Wa Qala ta'ala: "Ya ayuha ladina amanu kulu min tayibati ma razaqnakum"
Thuma dhakarar rajula yutilu s-safar ash'atha aghbara yamudu yadayhi ila sama-i "Ya Rabb Ya Rabb"
Wa matamuhu haram, wa mashrabuhu haram, wa mal basuhu haram, wa ghudiya bi l-haram , fa anna yustajabu Lah.
Hadith 11 : Le scrupule
Abou Mohammed l-Hassan Ibn Ali Ibn Abi Taleb descendant de l`Envoyé de Dieu, et son petit fils a dit : J`ai retenu ceci de l'Envoyé de Dieu :
« Renonce à ce qui t'inspire du doute pour ce qui t'en inspire pas »
`An Abi Muhammadin al-Hasan ibn `Ali ibn Abi Talibin sibti Rasuli llahi - Sal Allahu `alaihi wa sallam - wa rayhanatihi Radhi Allahu `Anhuma Qal : Hafidhtu min Rasul Allahi - Sal Allahu `alaihi wa sallam :
Da`ma yaribuka ila ma la yaribuk
Hadiths 12 : Se consacrer aux choses utiles
Selon Abou Horeira , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Parmi les qualités d`un bon Islam, il y a le fait pour l`homme de ne pas s`occuper de ce qui ne le regarde pas ».
`An Abi Hurayrata radi Allahu 'anhu Qal : Qala Rasoulu Allahi salallahu `alayhi wa sallam :
"Min husni Islam il mar-i tarkuhu ma la ya`nih."
Hadith 13 : La foi parfaite
Selon Aboû Hamza Anas ben Mâlek , serviteur de l`Envoyé de Dieu le Prophète a dit:
« Aucun de vous ne devient véritablement croyant s`il ne désire pour son frère, ce qu`il désire pour lui même ».
`An Abi Hamzata Anas ibn Malik radi Allahu `anhu khadimi Rasou lillahi sala Allahu `alayhi wa sallam, `Anin Nabiyyi sala Allahu `alayhi wa sallama Qal :
"La yu-minu ahadukum hatta yuhibba li akhihi ma yuhibbu li nafsih."
Hadith 14 : L'inviolabilité du sang du musulman
Selon Ibn Masoud , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Il n`est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s`il s`agit d`un des trois coupables que voici : le marié qui commet l’adultère, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l`apostat qui se sépare de la communauté musulmane ».
`An ibn Mas`oud Radi Allahu 'anhu Qal :
Qala Rasulu Allahi Sala Allahu `alayhi wa sallam :
"La yahillu damum ri-in muslim, illa bi ihda thalaath :
Ath-thayyib uz-zaani, wa nafsu bin nafs, wat-taariku lidinihi al-mufariqu lil jama`ah."
Hadith 15 : Les vertus islamiques
Selon Abôu Horeyra , L`Envoyé de Dieu a dit:
« Que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, qu’il dise une bonne chose ou qu’il se taise; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, qu’il fasse du bien à son voisin; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, qu’il soit hospitalier à l’égard de son hôte ».
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `anhu anna Rasul Allahi Sala Allahu `alayhi wa sallama Qal :
"Man kana yu'minu bi lahi wa l-Yawmi l-Akhiri fa l-yaqul khayran aw liyasmut, wa man kana yu'minu bi lahi wa l-Yawm l-Akhiri fa l-yukrim jarah, wa man kana yu'minu bi l-laahi wa l-Yawm l-Akhiri fa l-yukrim dhayfah."
Hadith 16 : Ne laisse pas exploser ta colère
Selon Aboû Horeira , un homme dit au Prophète : « Fais moi une recommandation » (religieuse), celui-ci répondit:
« Ne te mets pas en colère ».
L’homme répéta plusieurs fois la même demande et à chaque fois il lui disait :
« Ne te mets pas en colère ».
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `anhu :
Anna Rajulan Qala li Nabiyi Salla Lahu `alayhi wa sallam :
"Awsini." Qal : "La taghdhab." Fa raddada mirara, qal: "La taghdhab."
Hadith 17 : La généralité du bel-agir
Selon Aboû Yala Chaddâd ben Aoûs , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Allah a prescrit le bel-agir dans toute chose. Quand vous tuez, faites-le de façons parfaite. Quand vous égorgez une bête, faites-le de la manière la plus douce : aiguisez bien votre lame et accordez à la victime le temps suffisant pour mourir »
`An Abi Ya`la Shadad ibn Aous Radi Allahu `anhu, `An Rasuli Allah Salla Lahu `alayhi wa sallama Qal : Inna Allah kataba al ihsan `ala kul shay. Fa idha qataltum fa ahsinu l-qitlah, wa idha dabahtum fa ahsinul dibha, wa l-yuhida ahadakum shafratahu wa l-yurih dabihatah
Hadith 18 : La piété et la haute moralité
Selon Aboû Dharr Djoundoub ben Djounâd et Aboû Abd-er-Rah`mân Mou`âd` ben Djabal (que Dieu soit satisfait d`eux), l`Envoyé de Dieu a dit:
« Crains Dieu en quelque lieu que tu sois; fais suivre le péché de la bonne action qui l`effacera, comporte-toi avec les gens en faisant preuve d'une haute moralité ».
`An Abi Dharrin Jundubi ibn Junada, wa Abi Abdil Rahman Mu`adh ibn Jabali Radi Allah `Anhumma, an Rasuli Allah Salla Lahu `alayhi wa sallama Qal : Itaqi Laha haythu ma kunt, wa atbih l-sayiata l-hasanata tamhuha, wa khaliqi l-Nasa bi Khuluqin hassan
Hadith 19 : L'aide d'Allah et Sa protection
Abou l-Abbas Abdallah ben Abbas (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) a dit : « J`étais un jour derrière le Prophète (en croupe sur sa mule), et il me dit :
« O jeune homme, je vais t`enseigner quelques préceptes. Observe les commandements de dieu, il te protègera. Observe les commandements de Dieu, tu le trouveras devant toi. Lorsque tu as à demander quelque chose, demande à Allah. Lorsque tu as à implorer assistance, implore assistance auprès d'Allah. Sache que si la communauté est d'accord, à l'unanimité, pour te faire quelque bien, cela ne te profitera que dans la mesure où Allah te l'aurait assigné, et si elle est d`accord à l'unanimité pour te causer quelque tort, tu n'en pâtiras en rien, sinon dans la mesure où Allah en aurait ainsi décidé à ton encontre. Certes, les calames sont levés et l'encre des feuillets a séché ».
Selon une autre version, il y a ceci :
« Observe les commandements d'Allah, tu le trouveras devant toi. Informe-toi de Lui, dans l'aisance : Il te connaître dans la misère. Sache que ce qui est destiné à t'éviter, ne t'atteindra pas et ce qui est destiné à t'atteindre, ne te manquera pas. Sache que la constance fait remporter la victoire, la joie suit l'adversité, et la richesse la misère ».
`An Abi l `Abbas `Abdillahi ibn `Abbas Rady Allah `Anhuma Qal :
Kuntu khalfa n-Nabiya - Salla Lahu `alayhi wa sallama - yawma :
Fa qal « Ya gholam, inni Uhalimoka kalimat.
Ihfadhi Lahi yahfadhk. Ihfadhi Lahi tajid-hu tujahak.
Idha sa-alta fas-ali Laha, wa idha stahanta fastahin billah wahlam ana l-ummata law jtamahat hala an yanfahuka bishay. Lam yanfahuka illa bishay-in qad katabahu Allah lak. Wa in jtamahu hala ay yadoroka bishay lam yadoroka illa bishay-in qad katabahu Lahu Halayk. Rofihati l-Aqlamu wa jaffati s-Sohuf.
Wa Riwayata thaniya :
Ihfadhi Lahi tajidhu Amamak. Taharraf ila Lahi fi Rakha-i yahrifka fi Shidda
Wahlam anna ma akhta-aka lam yakun li yusibak
Wama asabaka lam yakun li yukhti-ak
Wahlam anna n-nasra maha s-sabr
Wa anna l-faraja maha l-karb
Wa anna maha l-husri yusra
Hadith 20 : La pudeur
Selon Aboû Masoûd Oqba ben Amr le Compagnon qui prit part à la bataille de Bedr , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Certes, de tout ce que les gens saisissent d`antiques paroles prophétiques, la première est : Si tu n`as pas de pudeur, fais ce que tu veux »
`An Abi Mas`oudin `Oqbata bni Amrin l-Ansari l Badri Rady Allahu `Anhu Qal :
Qala Rasul Allah Salla Lahu `alayhi wa sallam : Inna mimma adraka n-nasou min kalami n-nubuwati l-ula : "Idha lam tastahi fasnah ma shi`t."
Hadith 21 : Persévérer dans la voie
Abou Amr, on dit aussi Aboû Amra Soufiyan Ibn Abd Allâh , a dit:
Je dis à l`Envoyé de Dieu: « Dis-moi une parole touchant l`Islam, telle que je n`interrogerai à son sujet personne autre que toi ». Il dit:
« Dis : J`ai foi en Allâh, puis suis la voie droite »
`An Abi `Amrin waqila Abi `Amrata Sufian ibn `Abdillah Radi Allah `Anhu Qal :
Qult ya Rasul Allah ! Qul li fi l-islami qawla, la As-Alu `anhu ahadan ghayrak
Qala Qul Amantu bi lahi thumma astaqim
Hadith 22 : La facilité de la religion
Selon Aboû Abdallâh Djabir ben Abdallâh, le Compagnon (que Dieu soit satisfait de tous deux), un homme interrogea l`Envoyé de Dieu et lui dit : « A ton avis, si j`accomplis les prières rituelles prescrites; si je jeûne en Ramadhân, si je m`en tiens aux choses permises et évite ce qui est défendu, sans y ajouter aucune autre pratique (surérogatoire) entrerai-je au Paradis? Le Prophète rèpondit: Oui. »
`An Abi `Abdullahi Jabir ibn `Abdullahi al-Ansari Radi Allah `Anhuma
Ana rajulan sa-ala Rasulu Lah Salla Lahu `alayhi wa sallama fa Qal :
Arayta idha salaytul maktubat, wa sumtu Ramadan, wa ahlaltu l-Halal wa haramatu l-Haram, wa lam azid `ala dalika shay-a , a-adkhulul jannah ?
Qala naham
Hadith 23 : Faire assaut de bonnes actions
Selon Abou Malik l-Harith ben Açim el Ach`ari l'Envoyé de Dieu a dit :
« La purification est la moitié de la foi. Dire : « Louange à Allah [ Hamdou lillah ], remplit la balance. Dire : « Gloire à la transcendance d’Allah, louange à Allah [ Soubhanna Allah, Hamdou lillah ] », remplit l’espace compris entre le ciel et la terre. La prière est lumière. L’aumône est une preuve. La patience est flamboiement. Le Coran est argument en ta faveur ou contre toi. Chaque homme part le matin pour faire commerce de son âme, la sauvant, ou la faisant périr »
`An Abi Malikin l-Harithi bni `Asimi l-Ash`ari Radi Allah `Anhu Qal : Qala Rasulul Lahi Salla Lahu `alayhi wa sallam :
"At-tuhuru shatru l-Imaan wa l-Hamdulillahi tamla-ul-mizaan, wa Subhanallahi wa l-Hamdulillahi tamla-ani aw tamla-u ma bayna s-Sama-i wa l-Ard. Wa s-Salatu Nourun wa s-Sadaqatu burhan, wa s-Sabru dhiyaa, wa l-Qur'aan hujjatun laka aw halayk. Kullun Nas yaghdu faba-ihun nafsahu fa mu'tiquha aw mubiquha."
Hadith 24 : L'interdiction absolue de l'injustice
Selon Abou Darr el Ghifari , le Prophète parmi ce qu`il a rapporté venant de Son Seigneur, (que Sa Puissance et Sa Gloire soient proclamées) déclare qu`il a dit :
« O Mes Serviteurs, je me suis interdit l`injustice et Je vous déclare que Je vous l`interdis. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est un égaré, sauf celui que Je mène dans le droit chemin : demandez-Moi donc que Je vous mène, et Je vous y mènerai. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est affamé, sauf celui que Je nourris, demandez-moi donc de vous nourrir, et Je vous nourrirai. O Mes serviteurs, chacun d`entre vous est nu, sauf celui que J`habille, demandez- Moi donc de vous habiller et Je vous habillerai. O Mes serviteurs, vous pêchez de nuit comme de jour et Moi Je pardonne tous les péchés, demandez- Moi donc de vous pardonner, et Je vous pardonnerai. O Mes serviteurs, en vain feriez-vous des efforts pour réussir à Me nuire et en vain pour réussir à M`être utiles.
O Mes serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous étiez aussi pieux que l`est celui au cœur le plus pur d`entre vous, cela n`ajouterait rien à Mon Royaume.
O Mes Serviteurs, si du premier au dernier homme ou génie, vous étiez aussi pervers que l`est celui d`entre vous au cœur le plus pervers, cela ne diminuerait en rien Mon royaume. O Mes Serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous vous teniez dans une seule région de la terre pour solliciter Mes faveurs et si J`accordais à chacun de vous sa demande, cela n`amoindrirait en rien Mes propriétés, pas plus que l’aiguille n`enlève quoi que ce soit à l`Océan en y pénétrant. O Mes serviteurs, ce sont vos actes seulement dont Je tiendrai compte, ensuite. Je vous rémunérerai d`après ceux-ci. Donc celui qui trouve le bonheur, qu`il rende grâce à Dieu et celui qui trouve autre chose, qu`il ne s`en prenne qu`a lui-même ».
`An Abi Dharri l-Ghifari Radi Allah `Anhu `Anin Nabiyyi Salla Lahu `alayhi wa sallam, fima yarwihi `an Rabbihi `Azza wa Jal annahu Qal :
"Ya `Ibadi : Inni harramtu dhulma `ala nafsi wa jahaltuhu baynakum muharraman fala tadhalamu. Ya `Ibadi : Kullukum Dhallun ila man hadaytuhu fastahduni ahdikum. Ya `Ibadi : Kullukum Ja-ihun illa man at`amtuhu fastat`imuni ut`imkum. Ya `Ibadi : Kullukum `Arrin illa man kasawtuhu, fastaksuni aksukum. Ya `Ibadi : Innakum tukhti-una bil-layli wa n-nahari wa ana aghfirudh-dhunuba jami`an fastaghfiruni, aghfir lakum. Ya `Ibadi : Innakum lan tablughu dhurri fatadhurruni wa lan tablughu naf`i fatanfa`uni.
Ya `Ibadi : Law anna awalakum wa akhirakum wa insakum wa jinnakum kanu `ala atqa qalbi rajulin wahidin minkum ma zada dhalika fi mulki shay an. Ya `Ibadi : Law anna awalakum wa akhirakum wa insakum wa jinnakum kanu `ala afjari qalbi rajulin wahidin minkum, ma naqasa dhalika min mulki shay an. Ya `Ibadi : Law anna awalakum wa akhirakum wa insaku wa jinnakum qamu fi sa`idin wahidin fasa aluni fa a`taytu kulla wahidin mas alatahu, ma naqasa dhalika mimma `indi illa kama yanqusu l-Mikhyatu idha udkhilal-Bahr.
Ya `Ibadi : Innama hiya a`malukum uhsiha lakum, thumma uwaffikum iyaha, fa man wajada khayran fa l-yahmadillah, wa man wajada ghayra dhalika fala yalumanna illa nafsah"
Hadith 25 : Le sens large de l'aumône
Selon Aboû Darr également, quelques compagnons de l`Envoyé de Dieu lui dirent : « O Envoyé de Dieu, les gens les plus riches ont accaparé les récompenses, ils prient comme nous, jeûnent comme nous, de plus ils font l`aumône avec le surplus de leurs richesses ». Il répondit :
« Comment Allâh ne vous a pas donné de quoi faire L`aumône ? Dire ‹subhana Allâh› (Gloire à Dieu) c`est une aumône, ‹Allâh u akbar›› (Dieu est Grand), c`est une aumone aussi, et de même: , alhamdu li Allâh (Louanges à Dieu), la ilaha illa Allâh (Il n`y a d`autre divinité qu`Allâh›) Chaque fois que vous ordonnez le bien, c`est une aumône, et chaque fois que vous défendez le mal, c`est une aumône Chaque fois que vous faites œuvre de chair, vous faites une aumône ».
Ils s`écrièrent alors: « Comment, chacun de nous satisferait ses appétits charnels et mériterait par là une rétribution? » Il répondit :
« Voyons, celui qui assouvit ses appétits de façons illicite, ne se charge-t-il pas d`un péché ? De même celui qui les satisfait de façon licite, obtient une rétribution ».
`An Abi Dharrin - Radi Allah `Anhu - aydhan :
"Anna Nasan min as-habi Rasuli Lahi - Salla Lahu `alayhi wa sallama - Qalu lin-nabiyyi - Salla Lahu `alayhi wa sallam : Ya Rasula Lah ! Dhahaba ahlud-duthuri bil-ujoor. Yusalluna kama nusali wa yasumuna kama nasoumu, wa yatasaddaquna bi fidhuli amwalihim. Qal : Awalaysa qad Ja`ala Lahu lakum ma tasadaqun ? Inna bikulli tasbihatin sadaqah, wa kulli takbiratin sadaqah, wa kulli tahmidatin sadaqah, wa kulli tahlilatin sadaqatan wa amrin bi l-ma'rufi sadaqah, wa nahyin `an munkarin sadaqah, wa fi budh`i ahadikum sadaqah.
Qalu : Ya Rasula Lah, a ya'ti ahaduna shahwatahu wa yakunu lahu fiha ajr? Qala : Araytum law wadh`aha fi haram a kana halayhi wizr? Fa kadhalika idha wadha'aha fi l-Halal kana lahu ajr."
Hadith 26 : La diversité des bonnes œuvres
Selon Aboû Horeïra , l`Envoyé de Dieu a dit:
« L`homme a, sur chaque articulation une aumône. Chaque jour où le soleil se lève et où tu réconcilies deux adversaires, tu fais une aumône. En aidant un homme soit à enfourcher sa monture, soit à y placer sa marchandise, tu fais une aumône. Une bonne parole, c`est une aumône, chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière rituelle, c`est une aumône, en écartant un obstacle du chemin, tu fais une aumône ».
`An Abi Hurayrah - Radi Allah `Anhu - Qal : Qala Rasuli Lahi - Salla Lahu `alayhi wa sallam :
"Kullu sulama minan-nasi `alayhi sadaqah kulla yawmin tatlu`u fihish-shams : Ta`dilu baynath-nayni sadaqah, wa tu`inur-rajula fi dabbatihi fa tahmiluhu `alayha aw tarfa`u lahu `alayha mata`ahu sadaqah, wa l-Kalimatu t-Tayyibatu s-Sadaqah, wa bi kulli khatwatin tamshiha ila s-Salati sadaqah, wa tumitul-adaha `anit-tariqi sadaqah."
Hadith 27 : La piété c'est la haute moralité
Selon En-Nawwas ben Saman , le Prophète a dit:
« La Piété consiste en la haute moralité, le mal est ce qui met ton âme dans l’embarras et qu’il te répugne que les gens le découvrent en toi ».
Wâbiça ben Mabad (que dieu soit satisfait de lui) a dit : j'allai voir l'Envoyé de Dieu et il me dit :
« Tu viens me questionner au sujet de la vertu ? »
« Oui », répondis-je, et il reprit :
« Interroge ton cœur. La vertu c`est ce par quoi l'âme jouit du repos et le cœur de la tranquillité. Le péché, c'est ce qui s`implante dans l'âme et met le trouble au sein de l'homme, et ceci malgré toutes les consultations religieuses que l'on pourrait te donner (pour te tranquilliser) ».
`Ani Nawasi bni Sam`aana Radi Allah `Anhu `ani n-Nabiyyi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :
"L-Birru husnul khuluqi, wa l-ithmu ma haka fi nafsika, wa karihta ay-yataliha `alayhi n-Naas."
Wa `an Wabisata bni Ma`badi Radi Allah `Anhu Qal : Ataytu Rasula Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama fa Qal :
"Ji-ta tas alu `ani l-Birr ? Qultu : Na`am. Qal : Istafti qalbak. L-Birru matma annat ilayi n-Nafsu watma anna ilayhi l-Qalb, wa l-Ithmu ma haka fi n-Nafsi, wa taraddada fi s-Sadr wa in aftaka n-Naasu wa aftawk."
Hadith 28 : L'attachement à la Sunna
Aboû Nadjih`el Irbâdh ben Sâriya a dit : l'Envoyé de Dieu nous fit un jour un prêche qui fit frémir les cœurs et couler les larmes des yeux. Nous lui dimes alors : « O Envoyé de Dieu, on dirait un sermon d'adieux. Faites-nous une (dernière) recommandation ». Il répondit :
« Je vous recommande d'adorer Allâh (que sa gloire et Sa puissance soient exaltées), d'écouter votre chef, et de lui obéir, votre Emîr fut-il un esclave. Certes, qui de vous vivra, verra de graves discordes. Il vous incombe donc de suivre ma manière d'être et celle des Califes bien guidés. Tenez-vous à cela de toutes vos forces, et gardez-vous des nouveautés religieuses, car toute innovation est égarement ».
`An Abi Najjihin al`Irbadhi bni Sariyyata Radi Allah `Anhu Qal :
"Wa`adhana Rasulu Laahi Sal Allahu Alayhi wa sallam maw`idhatan wajilat minha l-Quloub wa dharafat minha l-`uyoun, fa Qulna : Ya Rasula Laah, ka annaha maw`idhatu muwaddi`in, fa awsina. Qala : Usikum bi taqwa Laahi `Azza wa Jal, wa s-Sam`i wa t-Ta`ah, wa in ta ammara `alaykum `abdun. Fa innahu mayya`ish minkum fasayara khtilafan kathiran. Fa `alaykum bi sunnati wa sunnati l-Khulafa r-Rashidin l-Mahdiyin. `Adhou `alayha bi n-Nawajidhi wa iyakum wa muhdathati l-umour, fa inna kulla bid`atin dhalalah."
Hadith 29 : La voie du Paradis
Mouad ben Djabal a dit : Je dis : « Ô Envoyé de Dieu, enseigne-moi une œuvre qui me fera entrer au Paradis et qui m’éloignera du Feu. ». Il répondit :
« Tu viens d’interroger sur une affaire énorme qui est pourtant aisée pour qui Allah le Très-Haut l’a rendue aisée : Tu adores Allah sans rien Lui associer, tu accomplis la prière, tu t’acquittes de l’aumône légale [ zakât ], tu jeûnes le mois de Ramâdan et tu fais le pèlerinage. »
Puis le prophète poursuivit.
« Veux-tu que je te montre les portes du Bien ? Le jeûne est un rempart. L'aumône éteint le péché comme l'eau éteint le feu. La prière de l'homme au milieu de la nuit... (Est la meilleure) ».
Puis il récita le verset: «Ils s'arrachent de leurs lits...» jusqu`au mot: «..qu’ils oeuvraient!» (32:16-17).
Puis il reprit :
« Veux -tu que je te montre la partie principale de la religion, sa colonne et son sommet ? ».
« Oui, Ô Envoyé de Dieu », répondis je. Il répondit :
« La partie principale de la religion, c'est la soumission à Dieu, sa colonne, c'est la prière rituelle, et son sommet, la guerre sainte ».
Il ajouta :
« Veux-tu que je t'apprenne ce qui soutient tout cela ? ».
« Oui, Ô Envoyé de Dieu », répondis-je. Il saisit alors sa propre langue et dit :
« Garde-toi de celle-là ».
Je lui dis : « Ô Prophète de Dieu, serons-nous donc susceptibles d'être châtiés pour avoir parlé ? ». Il me répondit :
« Malheureux, qu’est-ce qui fait tomber les gens en Enfer, face en avant, (ou sur leur nez) si ce n'est ce que leur langue profère ? ».
`An Mu`adhi bni Jabal Radi Allah `Anhu Qal :
"Qultu : Ya Rasula Lah, akhbirni bi `amalin yudkhiluni l-Jannata wa yuba`iduni `ani n-Naar. Qal : Laqad sa-alta `an `adhim wa innahu la yasirun `ala mayyassarahu Allahu `alayh. Ta`budu Laah la tushriku bihi shay an, wa tuqimu s-Salaata wa tu-ti z-Zakaata wa tasumu Ramadan, wa tahujju l-Bayt.
Thumma Qal : Ala adulluka `ala abwabi l-Khayr ? s-Sawmu junnatu wa s-Sadaqatu tutfi ul-Khati-a kama yutfi-ul maa un-Naar, wa Salatu r-Rajuli fi jawfi l-Layl, thumma tala :
32.16 Tatajafa Junubuhum `Ani Al-Mađāji`i Yad`ūna Rabbahum Khawfāan Wa Ţama`āan Wa Mimmā Razaqnāhum Yunfiqūna
32.17 Falā Ta`lamu Nafsun Mā 'Ukhfiya Lahum Min Qurrati 'A`yunin Jazā'an Bimā Kānū Ya`malūna
Thumma Qala : Ala ukhbiruka bi ra-si l-amri wa `amudihi, wa dhirwati sanamih ? Qultu : Bala Ya Rasula Laah. Qala Ra-su l-amri l-Islam, wa `amudahu s-Salaah, wa dhirwatu sanamihil Jihad.
Thumma Qala Ala ukhbiruka bi malaki dhalika kullih ?" Qultu : Bala Ya Rasula Laah. Fa akhadha bi lisanihi wa Qala : Kuffa `alayka hadha. Qultu : Ya Nabiyya Laah, wa inna lamu akhaduna bima natakallamu bih ? Faqala : Thakilatka ummuka Ya Mu`adh, wa hal yakubbu n-Naasa fi n-Naari `ala wujuhihim - aw Qala `ala manakhirihim - ila hasa-idu al-sinatihim ?"
Hadith 30 : Les droits d'Allah
Selon Aboû Thalaba El-Khouchanî Djourthoûm ben Nâchir , le prophète , a dit :
« Certes, Allah, Trés Haut, a fixé des obligations canoniques, ne les négligez pas; il a déterminé des limites, ne les transgressez pas; il a interdit certaines choses, n`en usez pas; il s`est tu à propos d`autres, par miséricorde à votre égard, non par oubli, n`en scrutez donc pas les raisons. »
`An Abi Tha`labata al Khushani Jurthumu bni Nashir Radi Allah `Anhu `An Rasulil lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :
"Inna Laha ta`ala faradha fara idha fala tudhayyi`uha, wa hadda hudoudan fala ta`taduha, wa harama shya-a fala tantahikuha, wa sakata `an ashya a-rahmatan lakum ghayra nisyanin fala tabhathu `anha."
Hadith 31 : La vraie ascèse
Abou Abbas Sahl Ibn Sades Sa'idi , a dit:
Un homme se rendit auprès du Prophète et lui dit : « O Envoyé de Dieu, enseigne-moi une action dont l'accomplissement me vaudra l'amour de Dieu et celui des hommes » Il lui répondit :
« Méprise les choses d'ici bas, Dieu t'aimera, et méprise ce que possèdent les hommes, et les hommes t'aimeront ».
`An Abi l-`Abbas Sahli bni Sa`din as-Sa`idi Radi Allahu `Anhu Qal :
"Ja-a rajulun ila n-Nabiyyi Sal Allahu Alayhi wa sallama fa Qala, Ya Rasulu Lah : Dullani `ala `amalin idha `amiltuhu ahabbaniya lah wa ahabbani an-Naas. Fa Qal : az-had fi d-Dunya yuhibbaka Lahu, wa az-had fima `inda n-Naas, yuhibbaka n-Naas."
Hadith 32 : Tout préjudice est illégal
Selon Abou Said Sad ben Malek ben Sinan, el Khodri , l'Envoyé de Dieu a dit:
« Ne faites pas de mal, et ne rendez pas le mal pour le mal ».
`An Abi Sa`idin Sa`d ibn Malik ibn Sinaan Al-Khudri Radi Allah `Anhu anna Rasulu Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :
"La Dharara wa la Dhiraar"
Hadith 33 : La preuve incombe au demandeur
Selon Ibn Abbas le Prophète a dit:
« Si l'on accordait aux plaideurs, l'objet de leurs demandes, certes, on en verrait qui réclameraient les richesses et le sang d'autres gens. Mais il appartient au demandeur de faire la preuve et le serment est déféré a celui qui nie ».
`Ani bni `Abbasi Radi Allah `Anhu anna Rasula Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :
"Law yu`tan-nasu bi da`wahum, lad-da`a rijalun amwala qawmin wa dima-ahum, lakini l-Bayinatu `ala l-Muda`i, wa l-Yaminu `ala man ankar."
Hadith 34 : L'empêchement du blâmable est un devoir religieux
Abou Said El Khodri , a dit qu`il a entendu l`Envoyé de Dieu dire :
« Si l`un d'entre vous voit ce qui déplait à Dieu, qu`il le combatte de ses mains; si cela ne lui est pas possible, que ce soit par la langue, et si cela encore ne lui est pas possible, que ce soit avec son cœur, c'est là le minimum imposé par la foi ».
`An Abi Sa`idin l-Khudri Radi Allah `Anhu Qal : Sami`tu Rasula Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama yaqul :
"Man ra-aa minkum munkaran falyughayir-hu bi yadih, fa in lam yastatih fa bi li sanih, fa in lam yastatih fa bi qalbih, wa dhalika adh`aful Imaan."
Hadith 35 : La vraie fraternité
Selon Aboû Horëira , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Ne vous jalousez pas, n`enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, et n`agissez pas avec perversité les uns à l`égard des autres, ne concluez pas d`achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères, le musulman est frère du musulman, il ne l`opprime pas, ni ne l`abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici », et il dit ceci en montrant trois fois son cœur, puis il ajouta :
« Le pire de l`iniquité est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman : son sang, son bien, son honneur ».
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `Anhu Qal : Qala Rasulul Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallam :
"La tahasadu, wa la tanajashu, wa la tabaghadhu, wa la tadabaru, wa la yabi` ba`dhukum `ala bay`i ba`dh. Wa kunoo `ibada Lahi ikhawana. L-Muslimu akhul-Muslim. La yadlimuhu, wa la yakhduluhu, wa la yakdibuhu, wa la yahqiruhu At-Taqwaha huna - wa yushiru ila sadrihi thalatha marrat - bi hasbi imrin mina Shari ay-yahqira akhahu l-Muslim. Kullu l-Muslimi `ala l-Muslimi haram : damuhu, wa maluhu, wa `irdhuhu."
Hadith 36 : L'incitation à œuvrer salutairement
D`après Aboû Horëira , le Prophète a dit:
« Quiconque, en ce bas monde, a allégé l'affliction d'un croyant, verra Dieu alléger son affliction au jour du Jugement Dernier. Quiconque secourt un homme dans la gêne, verra Dieu le secourir en ce bas monde et dans l'Autre. Quiconque couvrira les fautes d'un Musulman, verra Dieu les lui couvrir en ce bas monde et dans l'Autre. Dieu aide Son serviteur tant que ce dernier aide son frère. Celui qui parcourt le chemin de la Science (religieuse), Dieu lui aplanira le chemin du Paradis. Tant que les hommes s'assembleront en quelque demeure consacrée à Dieu pour réciter le Coran et pour l'étudier ensemble, la paix du cœur descendra sur eux, la miséricorde les couvrira, les anges les entoureront et Dieu les mentionnera comme étant des Siens. Quant à celui que ses œuvres ont mis en retard, il ne sera pas mis en avance par son appartenance ».
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `Anhu 'Ani Nabiyyi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :
Man naffasa `an mu-minin kurbatan min kurabi Dunya naffasa Lahu `anhu kurbatan min kurabi yawmi l-Qiyama. Wa man yassara `ala Mu`siri, yassara Lahu `alayhi fi-Dunya wa l-akhira. Wa man satara musliman, satarahu Lahu fi-Dunya wa l-akhira. Wa Allahu fi `awnil `Abdi ma kanal `Abdu fi `awni akhih. Wa man salaka tariqan yal tamisu fihi `ilman, sah-hal Allahu bihi tariqan ila l-Jannah. Wa majtama`a qawmun fi baytin min buyuti lahi, yatluna kitaba Lahi wa yatada rasunahu baynahum ila nazalat `alayhimu s-Sakina, wa ghashiyat humu r-Rahmah, wa Haffat-humu l-Mala`ika, wa dhakara humu Lahu fiman `indah. Wa man batta-a bihi `amaluhu lam yusrih bihi nasabuh.
Hadith 37 : La grâce divine
Selon Ibn Abbas , l`Envoyé de Dieu a dit parmi ce qu`il a transmis comme venant de Son Seigneur Très Haut (qu`il soit béni et exalté) :
« Allah a déterminé les bonnes actions et les péchés ». Puis il a fait une distinction en cette matière. Lorsque quelqu’un se propose d'accomplir une bonne action, et ne la fait pas, Il la lui inscrit comme si elle était accomplie, et s'il l'accomplit, Il met à son actif dix bonnes actions, et même sept cents, et encore bien davantage.
Mais s'`il se propose d'accomplir un péché et ne l`accomplit pas, dieu le lui inscrit comme une bonne action accomplie, et s'il accomplit ce péché. Dieu ne le lui inscrit que comme un seul péché ».
`An ibn `Abbas Radi Allahu `Anhuma `an Rasuli Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallam fima yarwihi `an Rabbihi Tabaraka wa Ta`ala Qal :
"Inna Laha kataba l-Hasanati wa s-Sayiat, thumma bayyana dhalik : Fa man hamma bi hasanatin falam ya`malha katabaha Lahu `indahu hasanatan kamilatan, wa in hamma biha fa`amilaha katabaha Lahu `indahu `ashra hasanatin ila sab`i mi ati dhi`fin ila adh`afin kathiratin. Wa in hamma bi sayyi atin fa lam ya`malha katabaha Lahu `indahu hasanatan kamilatan. Wa in hamma biha fa`amilaha katabaha Lahu sayyiatan wahidah."
Hadith 38 : L'amour d'Allah
Selon Abou Horeira l'Envoyé de Dieu a dit:
« Allah Très Haut a dit : A celui qui nuit à un de mes porte-parole, je déclarerai la guerre. Rien de ce qui M'est agréable ne rapproche autant Mon serviteur de Moi, que l'accomplissement des obligations que Je lui ai imposées. Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de Moi par des pratiques surérogatoires jusqu`a ce que je l'aime, et, lorsque je l'aimerai, Je serai l'oreille par laquelle il entendra, le regard par lequel il verra, la main avec laquelle il empoignera, le pied avec lequel il marchera. S'il Me sollicite, certes, Je lui accorderai Ma faveur, s'il implore Ma protection, certes, Je la lui accorderai. »
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `Anhu Qala : Qala Rasulu Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallam :
"Inna Allahu Ta`ala Qal : Man `ada li waliyyan fa qad adhantuhu bil-harb. Wa ma taqarraba ilayya `abdi bi shay in ahabba ilayya mimma ftaradhtuhu `alayh, wa la yazalu `abdi yataqarrabu ilaya bin Nawafili hatta uhibahu. Fa idha ahbabtuhu kuntu sam`ahu alladhi yasma`u bih, wa basarahu alladhi yubsiru bih, wa yadahu allati yabtishu biha, wa rijlahu allati yamshi biha. Wa la in sa-alani la u`tiyannahu, wa la in ista`adhani la u`idhannahu."
Hadith 39 : Pas de gêne dans la religion
Selon Ibn Abbâs , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Certes, Dieu à cause de moi, pardonnera à ma communauté (les péchés) commis par erreur, oubli, ou contrainte. »
`Ani bni `Abbas Radi Allah `Anhumma anna Rasul Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :
"Inna Laha tajawaza li `an ummati l-Khata'a, wa n-Nisyana, wa ma stukrihu `alayh"
Hadith 40 : Ce Bas-monde au profit de l'Au-delà
Ibn Omar , a dit : l`Envoyé de Dieu me prit par l`épaule et dit:
« Sois en ce bas monde comme un étranger », ou « comme un passant ».
Ibn Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) disait : « Lorsque tu es au soir, n`attends pas le matin, et lorsque tu es au matin, n`attends las le soir. Prends sur ta santé pour le moment de ta maladie, et sur ta vie pour celui de ta mort ».
`Ani bni `Umar Radi Allah `Anhumma Qal :
"Akhadha Rasulu lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama bi minkabi fa Qal : Kun fi Dunya ka annaka gharibun aw habiru Sabil."
Wa kana ibn `Umar Radi Allah `Anhumma Yaqul :
"Idha amsayta fala tantadhiri Sabah, wa idha-a asbahta fala tantadhiri l-masa-a. Wa khudh min sih-hatika li maradhik, wa min hayatika li mawtik."
Hadith 41 : Le signe de la foi
Selon Aboû Mohammed Abdalla ben Amrou ben l-As , l'Envové de Dieu a dit :
« Aucun de vous ne deviendra véritablement croyant, que lorsque ses passions se plieront aux règles que Je vous ai apportées ».
`An Abi Muhammad `Abdilahi bni 'Amri bni al `As Radi Allah `Anhumma Qal : Qala Rasulu llaahi Sal Allahu Alayhi wa sallam : "La yu-minu ahadukum hatta yakuna hawahu tabahan lima ji-tu bih."
Hadith 42 : L'immensité de l'indulgence divine
Anas rapporte avoir entendu l’Envoyé d’Allah dire :
« Allah Très Haut a dit : Ô fils d'Adam, tant que tu M'invoqueras et mettras ton espoir en Moi, Je te pardonnerai les péchés dont tu te seras chargé, sans Me soucier de leur grand nombre. O fils d'Adam, si tes péchés atteignent toute l'étendue visible du ciel, et qu'alors tu implores Mon pardon, je te pardonnerai. O fils d'Adam, si tu viens à Moi, ayant rempli la terre de tes péchés et qu'alors tu Me rencontres cependant que tu n'associes personne d'autre à moi, Je te donnerai de quoi la remplir autant de pardon ».
`An Anasi Radi Allahu `Anhu Qal : Sami`tu Rasulu lahi Sal Allahu Alayhi wa sallam Yaqul :
Qal Allah Ta`ala :
"Yabna Adam : Innaka ma dahawtani wa rajawtani ghafartu laka hala ma kana minka wa la ubali. Yabna Adam : Law balaghat dhunubaka 'anana s-Sama-i thumma staghfar thani ghafartu lak. Yabna Adam : Innaka law ataytani bi qurabi l-Ardi khataya thumma laqitani la tushriku bi shay an, la ataytuka bi qurabiha maghfirah."
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Pacte d'Umar
Le Pacte d'Umar est censé être édicté en 717 par le calife Umar II. Il s'agirait, en partie, d'un traité entre Umar ben Abd al-Aziz (682-720) et les monothéistes non-musulmans, les « gens du Livre ». Ces derniers, également appelés dhimmis, sont placés sous le régime de la dhimma. Les versions les plus anciennes de ce pacte qui nous sont parvenus datent du XIIe siècle, mais sûrement pas des premiers temps de l'islam. Il n'est donc pas possible d'attribuer la paternité de ce pacte au deuxième calife Omar ibn al-Khattâb, certains spécialistes remettant en cause son authenticité même. Ce document semblerait être en fait "une compilation de dispositions élaborées progressivement, dont certaines pourraient dater du règne du calife Umar II", c'est-à-dire Umar ben Abd al-Aziz. De là, il semble qu'une confusion volontaire a été faite pour l'attribuer à Omar ibn al-Khattâb. L'origine de ce traité était composé de restrictions visant la sécurité militaire des premiers conquérants et qui se transformèrent en interdits légaux et sociaux par la suite.
Sommaire
Le traité: traité
L'expansion du jeune état islamique atteignant le Yémen, une délégation de 70 chrétiens dont 14 notables vivant dans la communauté de Najran, à quelque 600 km de Médine, la cité où vivait Muhammed, se rendirent chez lui en l'an 631, soit un an avant sa mort. Il les laisse prier dans la mosquée en s'orientant vers l'orient. Le traité de l'an 10 fut négocié à égalité entre deux puissances, l'une artisanale (Najran), l'autre militaire (Médine) selon Lammens.
Les entretiens entre les représentants d'une communauté monothéiste avec le fondateur d'une autre durèrent trois jours. Ils permirent d'expliciter une fois pour toutes le modèle de l'éthique musulmane vis-à-vis de "l'autre" en religion. Les conditions qu'acceptent les chefs chrétiens, sont de fournir tous les six mois 1000 habits onciaux plus 30 cuirasses et 30 lances en cas d'expédition musulmane au Yemen. Moyenant quoi, ils seront les protégés de l'Etat musulman.
La rencontre avec les chrétiens de Najran évoquée ci-dessus ne fut pas, loin de là, un événement isolé dans la vie de Mahomet, qui témoigne constamment de la permanence de ses relations inter-religieuses. Un pacte antérieur conclu avec les chrétiens du Sinaï au monastère de Sainte Catherine (charte des privilèges)[réf. nécessaire], et dont la documentation existe encore aujourd'hui, en apporte la preuve.
Texte du traité
« “Au nom de Dieu clément et miséricordieux.”
Charte de protection donnée par Dieu et son apôtre à ceux qui ont reçu le Livre (sacré), aux chrétiens qui appartiennent à la religion de Najran ou à toute autre secte chrétienne. Il leur a été écrit par Mahomet, envoyé de Dieu près de tous les hommes, en gage de protection de la part de Dieu et de son apôtre, et afin qu’il soit pour les musulmans qui viendront après lui un pacte qui les engagera, qu’ils devront admettre, reconnaître pour authentique et observer en leur faveur. Il est défendu à tout homme, fût-il gouverneur ou détenteur d’autorité, de l’enfreindre ou de le modifier. Les Croyants ne devront pas être à la charge des chrétiens, en leur imposant d’autres conditions que celles qui sont portées dans cet écrit. Celui qui le conservera, qui le respectera, qui se conformera à ce qui y est renfermé, s’acquittera de ses devoirs et observera le pacte de l’apôtre de Dieu. Celui qui, au contraire, le violera, qui s’y opposera, qui le changera, portera son crime sur sa tête ; car il aura trahi le pacte de Dieu, violé sa foi, résisté à son autorité et contrevenu à la volonté de son apôtre : il sera donc imposteur aux yeux de Dieu. Car la religion que Dieu a imposée, et le pacte qu’il a fait, rendent la protection obligatoire. Celui qui n’observera pas ce pacte, violera ses devoirs sacrés, et celui qui viole ses devoirs sacrés n’a pas de fidélité et sera renié par Dieu et par tous les croyants sincères. La raison pour laquelle les chrétiens ont mérité d’obtenir ce pacte de protection de Dieu, de son envoyé et des croyants, est un droit qu’ils se sont acquis, et qui engage quiconque est musulman, d’obtenir cette charte établie en leur faveur par les hommes de cette religion et qui force tout musulman à y avoir égard, à lui prêter main-forte, à la conserver, à la garder perpétuellement et à la respecter fidèlement.
Pacte de Najran
Sommaire
Clauses communes à tous
Clauses en rapport avec les juifs
Dispositions
Clauses en rapport avec les musulmans et les croyants monothéistes
Sans quoi son vrai nom est Mohamed Tounkara. C’est un homme de parole et respecté, un homme de Dieu et du saint coran, grâce auquel il a fait beaucoup de miracles au Mali, en Afrique et même à la Mecque. C’est à la Mecque qu’il sauvé le directeur adjoint de la sécurité, Moubarak qui creusait un puits, par l’intermédiaire d’une entreprise américaine. N’y parvenant pas, on lui conseilla d’aller voir Guidjo Almamy. Celui-ci récita des bénédictions sur trois cailloux sortis du puits, avant de les rejeter dans le puits. Le puit est débordé et ce fut une inondation.
À l'époque, la Ka'ba était beaucoup plus basse qu'aujourd'hui : sa hauteur n'était que de neuf coudées. Les Quraysh décidèrent de la doubler. Lorsque, quatre-vingt-dix ans plus tard, la Ka'ba fut à nouveau reconstruite par Abdullâh ibn az-Zubayr, celui-ci l'éleva encore jusqu'à sa hauteur actuelle, à savoir vingt sept coudées. Cette élévation supplémentaire signifiait qu'il fallait apporter plus de pierres. Tous les clans de Quraysh travaillaient dur à cette tâche. Chaque clan travaillait séparément. Lorsqu'ils pensèrent avoir réuni suffisamment de pierres, ils élevèrent le bâtiment, très fiers de leur oeuvre. Il semble que chaque clan voulait pouvoir revendiquer davantage l'honneur d'avoir construit la Ka'ba.
Les vieilles jalousies refaisaient surface et des querelles éclataient fréquemment. Ce fut au moment de remettre en place la Pierre Noire que le désaccord entre les clans fut le plus violent. Chaque clan voulait obtenir cet honneur. Les esprits étaient échauffés et les gens commencèrent à vouloir résoudre la querelle par les armes. Ils furent vite sur le point de se battre.
Quatre ou cinq nuits passèrent, dans une tension extrême. Une alliance se forma entre le clan des Abd ad-Dâr et celui des Adî ibn Ka'b pour combattre jusqu'au bout ; l'alliance fut scellée par le sang. Quelques sages tentèrent néanmoins de désamorcer le conflit. Une réunion fut organisée dans la mosquée elle-même et l'on discuta de la manière de résoudre l'affaire à l'amiable. Ce n'était toutefois pas facile. Le doyen des Quraysh, Abu Umayya ibn al-Mughîra, émit une suggestion qui fit l'unanimité : il suggéra qu'on demande au premier homme à entrer dans la mosquée d'arbitrer la dispute, et que tous se soumettent à son jugement.
Le premier homme à entrer ne fut autre que Muhammad . Il n'avait encore reçu aucune révélation et ignorait sa mission prophétique. Cependant, il était respecté de tous pour son intégrité et sa justice. La satisfaction fut donc unanime lorsqu'il apparut. Les gens dirent : « C'est l'homme digne de confiance, al-amîn, et nous l'acceptons comme arbitre. » Ils lui soumirent leur querelle, et il reconnut immédiatement qu'il s'agissait d'une question très sensible, nécessitant beaucoup de tact. Il leur demanda d'apporter une pièce d'étoffe et de désigner un représentant de chaque clan.
Lorsqu'ils eurent obéi, il plaça la Pierre Noire sur l'étoffe et demanda à ces représentants des clans de la soulever tous ensemble, avec la Pierre Noire dessus, et de porter ainsi cette dernière à sa place. Lorsqu'ils l'eurent apportée jusqu'à son emplacement exact, il l'y plaça lui-même et l'y scella. Tous étaient satisfaits de cette solution qui garantissait qu'aucun clan ne pourrait revendiquer à lui seul l'honneur d'avoir remis en place la Pierre Noire. Chacun avait sa pair dans cet honneur. En outre, cette solution éleva le statut de Muhammad parmi les siens.
Mission accomplie
Quand l'époque du pèlerinage approcha, le Prophète fit savoir dans toute l'Arabie qu'il avait l'intention de l'accomplir. On sait que le pèlerinage à la Ka'ba a toujours été un rite religieux depuis que les prophètes Abraham et Ismaël (que la paix soit sur eux) ont édifié cette construction qui fut, nous dit le Coran, le premier lieu de culte jamais construit. Bien qu'au fil des siècles les croyances religieuses des peuples d'Arabie se soient déformées, au point qu'ils se mirent à adorer des idoles et des statues à la place ou à côté de Dieu, ils continuèrent à accomplir le pèlerinage comme un devoir religieux, mais sous une forme pervertie.
Leur pèlerinage comportait de nombreuses coutumes que Dieu ne saurait agréer, c'est le moins que l'on puisse dire. Par exemple, les Quraysh, se considérant comme des privilégiés parmi les Arabes, ne prenaient pas part à certains rites du pèlerinage dont ils étaient exemptés en tant que gardiens de la Ka'ba. Ils imposaient également aux pèlerins venus d'ailleurs que de La Mecque d'accomplir le tawâf nus, s'ils ne pouvaient pas se procurer de vêtements faits à La Mecque. Les rites accomplis par les Arabes avant la victoire de l'islam comportaient encore d'autres éléments relevant du polythéisme.
Comme nous l'avons vu, le Prophète avait, l'année précédente, envoyé son compagnon Abu Bakr abolir toutes ces pratiques. Il était maintenant temps que le Prophète montre clairement aux musulmans les devoirs liés à l'accomplissement du pèlerinage, un rite majeur assurant au pèlerin le pardon de ses péchés antérieurs. C'est pourquoi le Prophète fit savoir que tous ceux qui voulaient participer au pèlerinage avec lui seraient les bienvenus. Les gens commencèrent à affluer à Médine de toute l'Arabie pour prendre part à ce grand rite.
En outre, le pèlerinage était le seul acte de culte que les musulmans n'avaient pas encore vu le Prophète accomplir. Puisque chaque rite du culte musulman remplit des fonctions sociales, communautaires et humaines en plus de sa dimension spirituelle et individuelle, il était nécessaire que les musulmans apprennent directement du Prophète lui-même comment accomplir le pèlerinage. En outre, le pèlerinage est un élément essentiel de la religion musulmane : le message de l'islam n'aurait donc pas été intégralement transmis si le Prophète lui même n'avait pas accompli le pèlerinage et enseigné ses rites aux musulmans.
Pèlerinage avec le Prophète
Il n'était pas étonnant que les gens commencent à affluer de toute l'Arabie peu après l'annonce de l'intention du Prophète d'accomplir le pèlerinage. Médine accueillait tous les jours des gens venant de toutes parts. Jâbir ibn Abdullâh, le compagnon du Prophète, a laissé le récit le plus détaillé et le plus authentique de
ce pèlerinage du Prophète. Il a relaté que lorsque le cortège des pèlerins partit de Médine, il ne pouvait en voir les extrémités ni en tête, ni en queue, ni à droite, ni à gauche. On estime qu'entre quatre-vingt-dix et cent trente mille personnes partirent de Médine pour le pèlerinage en compagnie du Prophète.
Une foule aussi importante l'attendait à La Mecque pour accomplir les rites avec lui. Quand le Prophète eut achevé ses préparatifs pour ce voyage béni, il quitta Médine à midi, le samedi 25 dhûl-qïda de la dixième année du calendrier musulman (hégire). Il était accompagné de ses épouses et des membres de sa famille, des muhâjirûn et des ansâr, ainsi que de tous les membres des différentes tribus arabes qui étaient venus le rejoindre. Il avait avec lui cent chameaux qu'il avait l'intention d'égorger pour le sacrifice.
Arrivé à Dhûl-Hulayfa, un lieu situé à une dizaine de kilomètres de Médine et plus connu aujourd'hui sous le nom d'Abyâr Alî, il accomplit la prière de 'asr, en l'abrégeant à deux rak'ât puisqu'il était en voyage. Il entra en état de sacralisation, revêtant deux pièces d'étoffe blanche, l'une autour de la taille pour couvrir son corps de la taille jusqu'au-dessous des genoux et l'autre sur les épaules. Il formula l'intention d'accomplir successivement le pèlerinage et la umra, selon la forme de sacralisation appelée qirân, puisqu'il avait amené avec lui les bêtes qu'il destinait au sacrifice.
Lorsqu'il monta sur sa chamelle pour reprendre son voyage, il commença à répéter cette formule de talbiya : Labbayk Allâhumma labbayk. Labbayka lâ sharîka laka labbayk.Inna al-hamda wan-nïmata laka wal-mulk.Lâ sharîka lak. Cette formule peut se traduire ainsi : « Je réponds à Ton appel, Seigneur, je réponds à Ton appel, Tu n'as pas d'associé. À Toi la louange, la grâce et la souveraineté. Tu n'as pas d'associé. » Elle résume l'objectif du rite du pèlerinage, qui met en avant la soumission totale à Dieu et le dévouement à Sa cause. Tous les musulmans répétaient ces phrases, affirmant leur soumission et leur dévouement à Dieu.
Tous les membres de ce noble cortège n'avaient qu'un désir : voir la Ka'ba et accomplir un pèlerinage pur et complet, selon le rite musulman. Chaque fois qu'ils devaient gravir une colline ou descendre dans une vallée, faire halte pour se reposer ou prier, chaque fois qu'un changement de scène survenait, ils répétaient cette formule de talbiya qui affirmait leur foi absolue en l'unicité divine. Le voyage dura plusieurs jours. Le cortège arriva à La Mecque au coucher du soleil, le quatrième jour de dhûl-hijja. Le Prophète passa la nuit à Dhû Tuwâ, aux abords de La Mecque.
Le matin venu, il prit un bain et entra à La Mecque en plein jour. Quand le Prophète arriva à la Ka'ba et vit le lieu saint, il leva les mains et implora Dieu d'accroître la gloire et la sainteté de la Maison Sacrée et d'honorer et de récompenser tous ceux qui y accompliraient le pèlerinage ou la 'umra. Le Prophète entra à la Mosquée et commença à accomplir le tawâf autour de la Ka'ba, monté sur sa chamelle. Le tawaf terminé, il accomplit une prière de deux rak'ât derrière l'emplacement connu sous le nom de maqâm Ibrâhîm (station d'Abraham).
Puis il accomplit sur sa chamelle le parcours ou sa'y entre les deux collines d'as-Safâ et al-Marwâ. Cela fait, il ordonna aux musulmans qui l'accompagnaient et qui n'avaient pas amené de bête à sacrifier de quitter l'état de sacralisation ou ihrâm jusqu'à ce que vienne le moment du pèlerinage. Le Prophète et ses compagnons restèrent à La Mecque jusqu'au 8 dhûl-hijja, où les rites du pèlerinage allaient commencer.
Ces ouvrages ont été incorporés aux ouvrages cités en références….
Nous trouvons un commandant pour toutes les communautés dans le Coran
La nécessité d’un chef pour chaque groupement d’hommes
Le jour où Nous appellerons chaque groupement d'hommes par leur chef, ceux à qui on remettra leur livre dans la main droite liront leur livre (avec plaisir) et ne subiront pas la moindre injustice. (Sourate
al-Isra, 71)
Le Prophète Abraham (psl) devient un exemple à suivre
[Et rappelle-toi,] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu'il les eut accomplis, le Seigneur lui dit : "Je vais faire de toi un exemple à suivre pour les gens." - "Et parmi ma
descendance ?" demanda-t-il. - "Mon engagement, dit Allah, ne s'applique pas aux injustes." (Sourate al-Baqarah, 124)
Les détenteurs du commandement
O les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si
vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement). (Sourate an-Nisa, 59) Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la
diffusent. S'ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux ceux d'entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris (la vérité de la bouche du Prophète et des détenteurs
du commandement)… (Sourate an-Nisa, 83)
Les rabbins et les docteurs comme juges
Nous avons fait descendre le Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C'est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des
Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d'Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas
d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. (Sourate al-Maidah, 44)
Dans le Coran, les Musulmans prient pour devenir guide pour les pieux et qui disent : "Seigneur, donne-nous, en nos épouses et nos descendants, la joie des yeux, et fais de nous un guide pour les
pieux. (Sourate al-Furqane, 74)
Le roi d’Egypte / Le Prophète Joseph (psl) obtient une position d’autorité et de confiance
Et le roi dit : "Amenez-le moi : je me le réserve pour moi- même." Et lorsqu'il lui eut parlé, il dit : "Tu es dès aujourd'hui près de nous, en une position d'autorité et de confiance." (Sourate Yousouf, 54)
Le Prophète Joseph (psl) devient gardien
Et [Joseph] dit : "Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseur." (Sourate Yousouf, 55)
Allah affermit l’autorité du Prophète Joseph (psl)
Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Joseph dans ce territoire et il s'y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs euvres]. (Sourate Yousouf, 56)
La puissance de Zul-Qarnayn
Et ils t'interrogent sur Zul-Qarnayn. Dis : "Je vais vous en citer quelque fait mémorable›. Vraiment, Nous avons affermi sa puissance sur terre, et Nous lui avons donné libre voie à toute chose. (Sourate
al-Kahf, 83-84)
Pharaon comme précédant son peuple dans le monde et l’au-delà à Pharaon et ses notables. Mais ils suivirent l'ordre de Pharaon, bien que l'ordre de Pharaon n'avait rien de sensé. Il précédera son peuple,
au Jour de la Résurrection. IL les mènera à l'aiguade du Feu. Et quelle détestable aiguade! (Sourate Houd, 97-98)
Les enfants d’Israël demandent la désignation d’un roi N'as-tu pas su l'histoire des notables, parmi les enfants d'Israël, lorsqu'après Moïse ils dirent à un prophète à eux : "Désigne-nous un roi, pour que nous combattions dans le sentier d'Allah"… (Sourate al-Baqarah, 246)
Le roi Talout
Et leur Prophète leur dit : "Voici qu'Allah vous a envoyé Talout pour roi." Ils dirent : "Comment régnerait-il sur nous ? Nous avons plus de droit que lui à la royauté. On ne lui a même pas prodigué beaucoup de
richesses !" Il dit : "Allah, vraiment l'a élu sur vous, et a accru sa part quant au savoir et à la condition physique." - Et Allah alloue Son pouvoir à qui Il veut. Allah a la grâce immense et Il est Omniscient." (Sourate al-Baqarah, 247)
Le signe de l’investiture
Et leur Prophète leur dit : "Le signe de son investiture sera que le Coffre va vous revenir ; objet de quiétude inspiré par votre Seigneur, et contenant les reliques de ce que laissèrent la famille de Moïse et
la famille d'Aaron. Les anges le porteront. Voilà bien là un signe pour vous, si vous êtes croyants !" (Sourate al-Baqarah, 248)
Le commandant des troupes infidèles : Goliath
Et quand ils affrontèrent Goliath et ses troupes, ils dirent :
"Seigneur ! Déverse sur nous l'endurance, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle." (Sourate al-Baqarah, 250)
Les rois du peuple d’Israël
(Souvenez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple : "O, mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, lorsqu'Il a désigné parmi vous des Prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné
ce qu'Il n'avait donné à nul autre aux mondes." (Sourate al-Maidah,
20)
Le règne de Salomon
"Retourne vers eux. Nous viendrons avec des armées contre lesquelles ils n'auront aucune résistance. et nous les en expulserons tout humiliés et méprisés." (Sourate an-Naml, 37)
Le Prophète Salomon (psl) comme commandant de ses armées
Et furent rassemblées pour Salomon, ses armées de djinns, d'hommes et d'oiseaux, et furent placées en rangs. (Sourate an-Naml, 17)
Le trône du Prophète Salomon (psl)
Un djinn redoutable dit : "Je te l'apporterai avant que tu ne te lèves de ta place : pour cela, je suis fort et digne de confiance. " (Sourate an-Naml, 39)
Le chef des fourmis
Quand ils arrivèrent à la Vallée des Fourmis, une fourmi dit : "O fourmis, entrez dans vos demeures, [de peur] que Salomon et ses armées ne vous écrasent [sous leurs pieds] sans s'en rendre compte." (Sourate
an-Naml, 18)
Une femme comme reine: la reine de Saba
"J'ai trouvé qu'une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu'elle a un trône magnifique." (Sourate an-Naml, 23)
Elle dit : "O notables ! Conseillez-moi sur cette affaire : je ne déciderai rien sans que vous ne soyez présents (pour me conseiller)." Ils dirent : "Nous sommes détenteurs d'une force et d'une puissance
redoutable. Le commandement cependant t'appartient. Regarde donc ce que tu veux ordonner." Elle dit : "En vérité, quand les rois entrent dans une cité, ils la corrompent, et font de ses honorables citoyens
des humiliés. Et c'est ainsi qu'ils agissent." (Sourate an-Naml, 32-34)
L’envoi du messager comme dirigeant Ils veulent éteindre avec leurs bouches la lumière d'Allah, alors
qu'Allah ne veut que parachever Sa lumière, quelque répulsion qu'en aient les incroyants. C'est Lui Qui a envoyé Son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu'elle triomphe sur
toute autre religion, quelque répulsion qu'en aient les associateurs.
(Sourate at-Tawbah, 32-33)
Le règne terrestre - Les dirigeants… Les héritiers
Mais Nous voulions favoriser ceux qui avaient été faibles sur terre et en faire des dirigeant et en faire les héritiers, et les établir puissamment sur terre, et faire voir à Pharaon, à Haman, et à leurs soldats, ce dont ils redoutaient. (Sourate al-Qasas, 5-6) et qui observent strictement leur salat. Ce sont eux les héritiers,
(Sourate al-Muminune, 9-10)
Et les notables du peuple de Pharaon dirent : "Laisseras-tu Moïse et son peuple commettre du désordre sur la terre, et lui-même te délaisser, toi et tes divinités ?" Il dit : "Nous allons massacrer leurs fils et laisser vivre leurs femmes. Nous aurons le dessus sur eux et les dominerons." Moïse dit à son peuple : "Demandez aide auprès d'Allah et soyez patients, car la terre appartient à Allah. Il en fait qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux." (Sourate al-Araf, 127-128)
Et Nous avons certes écrit dans le Zabour, après l'avoir mentionné (dans le Livre céleste), que la terre sera héritée par Mes bons serviteurs. Il y a en cela [ces enseignements] une communication à un
peuple d'adorateurs ! (Sourate al-Anbiya, 105-106)
Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies.
Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les enfants d'Israël s'accomplit pour prix de leur endurance. (Sourate al-Araf, 137)
Des dirigeants comme guides Nous les fîmes des dirigeants qui guidaient par Notre ordre. Et Nous
leur révélâmes de faire le bien, d'accomplir la prière et d'acquitter la zakat. Et ils étaient Nos adorateurs. (Sourate al-Anbiya, 73)
Les groupes dominants chez les associateurs "Voici un groupe qui entre précipitamment en même temps que vous, nulle bienvenue à eux. Ils vont brûler dans le feu." Ils dirent : "Pas de bienvenue pour vous, plutôt, C'est vous qui avez préparé cela pour nous." Quel mauvais lieu de séjour ! (Sourate Sad, 59-60)
Les successeurs sur terre C'est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre et qui vous a
élevés, en rangs, les uns au-dessus des autres, afin de vous éprouver en ce qu'Il vous a donné. (Vraiment) ton Seigneur est prompt en punition, Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux... (Sourate
al-Anam, 165)
Ils dirent : "Nous avons été persécutés avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée." Il dit : "Il se peut que votre Seigneur détruise votre ennemi et vous donne la lieutenance sur terre, et Il
verra ensuite comment vous agirez." (Sourate al-Araf, 129)
Puis nous fîmes de vous des successeurs sur terre après eux, pour voir comment vous agiriez. (Sourate Yunus, 14)
N'est-ce pas Lui Qui répond à l'angoissé quand il L'invoque, et qui enlève le mal, et qui vous fait succéder sur la terre, génération après génération ? Y a-t-il donc une divinité avec Allah ? C'est rare
que vous vous rappeliez ! (Sourate an-Naml, 62)
C'est Lui qui a fait de vous des successeurs sur terre... (Sourate Fatir, 39)
Le calife David (psl)
O David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens... (Sourate Sad, 26)
Les califes du peuple de Houd
Quoi ! Vous vous étonnez qu'un rappel vous vienne de votre Seigneur à travers un homme issu de vous, pour qu'il vous avertisse ? Et rappelez-vous quand Il vous a fait succéder au peuple de Noé, et qu'Il
accrut votre corps en hauteur (et puissance). Eh bien, rappelez-vous les bienfaits d'Allah afin que vous réussissiez. (Sourate Araf, 69)
Les califes du peuple de Semoud
Et rappelez-vous quand Il vous fit succéder aux Aad et vous installa sur la terre… (Sourate Araf, 74)
Les califes du peuple de Noé
Ils le traitèrent de menteur. Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui dans l'arche, desquels Nous fîmes les successeurs (sur la terre)... (Sourate Yunus, 73)
Les versets du Coran en rapport avec la nécessité de prier et d’attendre la venue d’un commandant
Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : "Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et
assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur." (Sourate an-Nisa, 75)
Pensez-vous entrer au paradis alors que vous n'avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous ? Misère et maladie les avaient touchés ; et ils furent secoués
jusqu'à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés : "Quand viendra le secours d'Allah ?" – Quoi ! Le secours d'Allah est sûrement proche. (Sourate al-Baqarah, 214)
Pour cela sont organisées des lectures du Coran, des prières ou encore des chants religieux. C’est pourquoi, la Grande Mosquée appelle les musulmans à faire de cette fête un moment de méditation et de réflexion sur l’œuvre de notre Prophète et un rappel du message d’amour, de paix et de miséricorde, délivré par le Saint Coran.
Le jour d'Arafah (en arabe: يوم عرفة) est un jour saint islamique, dans lequel le dernier verset du Coran a été révélé ce qui explique ce que l'on dit que la religion y avait été perfectionné. Le jour tombe sur le 9e jour de Dhoul Hijja ( ذو الحجة) douzième mois du calendrier lunaire islamique. Cela arrive environ 70 jours après la fin du mois de Ramadan (le mois du jeûne). Il s'agit de la deuxième journée du pèlerinage à La Mecque et le jour suivant est le premier jour de la grande fête islamique de l'Aïd el-Adha (jour du sacrifice). À l'aube de ce jour, les pèlerins musulmans se dirige, à partir de Mina, vers une colline voisine appelée mont Arafat.
2014-2015
Début d’année : Samédi
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Samédi 25/10/14 Lundi 3/11/14 Samedi 3 – 10 /01/15
Mardi 2/06/15 Jeudi 18/06/15 – 16/07/15 Mardi 7/7/15 – Jeudi 16/7/15 Vendredi 17/7/15 Lundi 21/9/15 &+ Mardi 22/9/15 |
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Mercredi 23/9/15
Les mois du ramadan:
- Le Ramadan 2013 aura lieu du 09/07 au 08/08
- Le Ramadan 2014 aura lieu du 28/06 au 28/07
- Le Ramadan 2015 aura lieu du 18/06 au 17/07
- Le Ramadan 2016 aura lieu du 07/06 au 06/07
- Le Ramadan 2017 aura lieu du 27/05 au 25/06
- Le Ramadan 2018 aura lieu du 16/05 au 14/06
- Le Ramadan 2019 aura lieu du 06/05 au 04/06
- Le Ramadan 2020 aura lieu du 24/04 au 23/05
- Le Ramadan 2021 aura lieu du 13/04 au 12/05
- Le Ramadan 2022 aura lieu du 03/04 au 02/05
- Ramadan : Le mois de ramadan est le temps du jeûne pour les musulmans. Il correspond au quatrième des cinq piliers de l'Islam. C'est un temps privilégié pour se recueillir, prier, lire le Coran, etc. La rupture du jeûne se fait en général en famille, avant une nuit de prières, le tarawih.
- Laylat al-Qadr (La nuit du Destin, une des nuits de la fin du mois du Ramadan) : anniversaire de la révélation du Coran vers 610.
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50 jours de jeunes sur l'année
TARAWIH 50 /365 + 10 JOURS
3 Fois la prière de vendredi respectivement
3-10+ jours de jeunes, personnes à nourrir, vêtir
Ou 60 selon le cas
Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu´ils se sont engagés,
ceux qui sont endurants dans la misère,
la maladie
et quand les combats font rage, l
es voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux !
2.186
Et quand Mes serviteurs t´interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: Je réponds à l´appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu´ils répondent à Mon appel, et qu´ils croient en Moi, afin qu´ils soient bien guidés.
Alors, ne vous faites pas d'injustice à vous-mêmes." Dis : certes ma prière, mes actes d'adoration, ma vie et ma mort sont à Dieu, Seigneur des mondes. Il n'a point d'associé." [ Sourate 6 - Verset 162 ]
"Nous ne t'avons envoyé Ô Muhammed que comme une miséricorde pour les mondes" [ Sourate 21 - Verset 107 ] -
Le terme choura ou shûrâ (arabe: شورَى /šūrā/ ou [ˈʃuːrɑː], « concertation », « conseil », Majles el-Shoura) désigne notamment le parlement d'un État islamique, le conseil d'administration d'un parti ou d'une institution religieuse. Dans le cadre religieux musulman c'est un concile de juges musulmans.
· « L'ordre a été donné à Mahomet de consulter les croyants avant de prendre une décision.
Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux; consulte-les sur toute chose; mais, quand tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu.
—Dieu aime ceux qui ont confiance en lui—
Le Coran (III; 159) »
En Arabie saoudite, il n’y a aucun parlement mais il existe un « Conseil de choura » composé de 150 membres. Le roi désigne les membres, choisit le moment pour le réunir, il choisit aussi le programme, l’ordre du jour. Le souverain n’est en revanche aucunement tenu de respecter les conclusions de la choura.
Un mufti, moufti ou muphti est un religieux musulman sunnite qui est un interprète de la loi musulmane ; il a l'autorité d'émettre des avis juridiques, appelés fatwas. Il est connaisseur de la religion musulmane et peut être consulté par des particuliers comme par les organes officiels des oulémas afin de connaître la position exacte à adopter sur des questions d'ordre culturel, juridique ou politique afin d'être en conformité avec la religion musulmane.
Dans chaque État issu de l'ancien Empire ottoman, le pouvoir nomme un Grand Mufti qui est la plus haute autorité religieuse du pays.
Le mufti doit en général passer devant un comité d'oulémas afin que ceux-ci puissent déterminer si celui-ci remplit les conditions suivantes :
1. maîtriser les principes de la jurisprudence (fiqh) ;
2. maîtriser la science du hadith ;
3. maîtriser les objectifs de la charia (Maqasid ach-Chari`a) ;
4. maîtriser les maximes légales ;
5. maîtriser l'étude des religions comparatives ;
6. maîtriser les fondements des sciences sociales ;
7. maîtriser la langue arabe ;
8. avoir une connaissance suffisante des réalités sociales1.
Pour les chiites, les muftis sont des mollahs.
Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) est né à la Mecque, en Arabie Saoudite, aux environs de l’an 570 de notre ère. Il est un exemple à suivre pour toute l’humanité, car c’était un homme des plus remarquables et ce, dans tous les domaines d’activités. C’était un prophète, un dirigeant, un philosophe, un orateur, un soldat, un mari, un ami, un père, un neveu et un grand-père. C’était un homme d’amour, de patience, de courage, de sagesse, de générosité et d’intelligence, et il a inspiré des millions de personnes à travers le monde et à travers les siècles.
· Dans le Coran, Dieu dit qu’il a été envoyé comme une miséricorde aux peuples du monde :
o « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. » (Coran 21:107)
· Sa mission prophétique a débuté alors qu’il avait quarante ans, aux environs de l’an 610 de notre ère, et s’est poursuivie jusqu’en l’an 632. L’humanité, qui suivait alors la voie de l’ignorance, a été guidée sur la voie de la vertu par la grâce de Dieu.
· Peu de temps avant sa mort, et alors qu’il faisait le pèlerinage (Hajj) à la Mecque, le prophète Mohammed a prononcé un sermon qui allait par la suite être connu sous le nom de « dernier sermon du prophète ». Ce dernier sermon n’était pas qu’un rappel destiné à ses fidèles, mais aussi un important avertissement. Il confirmait également la fin de sa mission prophétique.
· L’année 10 de l’Hégire (i.e. du calendrier musulman) est considérée comme une des plus importantes pour trois raisons. Premièrement, c’est l’année où le Prophète a prononcé son dernier sermon au cours de son pèlerinage d’adieu, à la Mecque. Deuxièmement, c’est l’année où de nombreuses délégations sont venues faire la paix avec les musulmans. Troisièmement, il s’agit de l’âge d’or de l’islam, où de nombreuses personnes se sont converties en acceptant le message que le Prophète avait prêché.
· Le prophète a entrepris son pèlerinage d’adieu en l’an 10 de l’Hégire. Ce pèlerinage est un des événements historiques les plus marquants pour les musulmans, car il s’agissait à la fois de son premier et de son dernier pèlerinage.
· Le prophète Mohammed a prononcé son dernier sermon au cours du Hajj de l’an 632, au neuvième jour du mois de dhoul hijjah, qui est le douzième mois du calendrier lunaire. Il se tenait sur le mont Arafat, devant des milliers de musulmans.
o Le dernier sermon
· Après avoir loué et remercié Dieu, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a déclaré :
· « Ô peuple! Écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Écoutez, donc, ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et transmettez ce message à ceux qui ne pouvaient être présents parmi nous aujourd’hui.
· « Ô peuple! Tout comme vous considérez ce mois, ce jour, cette cité comme sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque musulman comme sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu’en vérité, vous rencontrerez votre Seigneur et qu’effectivement, Il vous demandera compte de vos actes. Dieu vous a défendu de pratiquer l’usure [de prendre ou payer de l’intérêt], donc tout intérêt non-payé sera maintenant annulé. Votre capital, cependant, vous revient. Vous n’infligerez ni d’endurerez aucune injustice. Dieu a décidé de rendre l’intérêt illicite, et tout intérêt qui était dû à Abbas ibn Abd’al Mouttalib sera maintenant annulé.
· « Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous amener à commettre les grands péchés; attention, donc, à ne pas le suivre dans les péchés mineurs.
· « Ô peuple! Il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous. Souvenez-vous que c’est par la permission de Dieu que vous les avez prises pour épouses et que c’est Dieu qui vous les a confiées. Si elles respectent vos droits, alors à elles appartient le droit d’être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles, car elles sont vos partenaires et elles sont dévouées envers vous. Il est de votre droit qu’elles ne se lient pas d’amitié avec des gens que vous n’approuvez pas, et qu’elles ne commettent jamais l’adultère.
· « Ô peuple! Écoutez-moi bien : adorez Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, jeûnez pendant le mois de Ramadan, et donnez votre richesse en zakat. Accomplissez le Hajj si vous en avez les moyens. Toute l’humanité descend d’Adam et Ève. Un Arabe n’est point supérieur à un non-Arabe, et un non-Arabe n’est point supérieur à un Arabe; et les Blancs ne sont point supérieurs aux Noirs, de même que les Noirs ne sont point supérieurs aux Blancs. Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en bonnes actions. Vous savez que chaque musulman est le frère de tous les autres musulmans. Vous êtes tous égaux. Vous n’avez aucun droit sur les biens appartenant à l’un de vos frères, à moins qu’on ne vous ait fait un don librement et de plein gré. Par conséquent, ne soyez pas injustes les uns envers les autres.
· « Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant Dieu et répondrez de vos actes. Prenez garde, donc, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort. Ô peuple! Aucun prophète ni messager ne viendra après moi, et aucune nouvelle religion ne naîtra. »
· « Raisonnez bien, ô peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et mon exemple, la Sounnah. Et si vous les suivez, jamais vous ne vous égarerez.
· « Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres, et ceux-là à d’autres encore; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement. Sois témoin, ô Dieu, que j’ai transmis Ton message à Tes serviteurs. »
· C’est ainsi que le Prophète termina son dernier sermon et, alors qu’il se tenait près du sommet de Arafat, le verset suivant lui fut révélé :
o « … Aujourd’hui, J’ai parfait votre religion pour vous et J’ai accompli Mon bienfait sur vous. Et J’ai choisi l’islam comme religion pour vous. » (Coran 5:3)
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Le Prophète dit ensuite :
« Que ceux qui sont présents transmettent ce que j'ai dit aux absents. Il se peut que ceux qui l'apprendront de cette manière le comprennent mieux que ceux qui l'ont écouté. » Ainsi le Prophète conclut-il ce discours essentiel.
· Les récits nous disent que lorsqu'il était sur le point d'être exécuté, ses derniers mots furent pour appeler les personnes présentes à dire aux musulmans qu'il sacrifiait volontiers sa vie pour la cause de l'islam. Le Prophète considéra l'exécution de Farwa comme une provocation qu'il ne pouvait laisser passer. Il fît donc lever une armée qu'il plaça sous le commandement d'Usâma ibn Zayd ibn Hâritha, un jeune homme de dix-sept ans qu'il aimait beaucoup.
· Ce choix du Prophète remplissait plusieurs objectifs. D'abord, Usâma était un jeune homme particulièrement doué. Il y avait certainement dans son armée beaucoup de soldats capables, plus âgés que lui et eux-mêmes hautement qualifiés pour occuper le poste de commandant. Le choix d'Usâma soulignait qu'en islam, l'âge ou le rang ne comptent pas, la compétence étant le seul critère permettant de départager les gens. En outre, le père d'Usâma n'est autre que Zayd ibn Hâritha, le fils adoptif du Prophète mort au cours du premier affrontement entre l'État musulman et l'empire byzantin : il avait été le premier commandant de l'armée musulmane qui avait mené cette bataille.
· Le choix d'Usâma comme chef à cette occasion prouvait encore une fois qu'en islam, le fils d'un ancien esclave était digne de commander une armée où de nombreux hommes d'origine noble étaient de simples soldats. De fait, un grand nombre de compagnons du Prophète des muhâjirûn et des ansâr se portèrent volontaires pour participer à cette expédition. Ceux qui constituaient le noyau de la nation musulmane, les muhâjirûn et les ansâr, qui avaient fondé leur vie sur l'islam, étaient certes parfaitement conscients que les anciennes distinctions entre maître et esclave, aristocratie et bas peuple avaient été totalement abolies par l'islam ; mais il était nécessaire d'en donner une nouvelle fois la preuve afin d'ancrer la notion de l'égalité de tous les musulmans dans l'esprit de ceux qui n'avaient que récemment embrassé l'islam.
· La nomination d'Usâma à la tête d'une armée où les plus anciens compagnons du Prophète étaient soldats en était une démonstration pratique. Cependant, le jeune âge d'Usâma incita certains compagnons du Prophète à remettre en cause sa nomination. Le Prophète l'apprit alors qu'il était malade. Il sortit jusqu'à la mosquée la tête bandée et s'adressa aux gens. Après avoir loué et glorifié Dieu, il dit : « O gens, laissez cette armée d'Usâma accomplir sa mission. Je sais que vous remettez en cause sa nomination comme vous aviez remis en cause la nomination de son père comme commandant. Il (Usâma) est digne de commander, comme son père était lui aussi digne de son commandement. »
· Le Prophète donna à Usâma des instructions très claires. Il devait mener son armée au coeur de la Palestine, jusqu'à la région d'al-Balqa et de Darûm. La mission d'Usâma était donc de se livrer à une démonstration de force dans le but d'inciter le gouvernement de Byzance à réfléchir à deux fois avant d'entreprendre tout acte de provocation. Elle avait également pour objectif de prouver aux tribus arabes de la zone frontalière que l'État musulman n'était nullement intimidé par son puissant voisin.
· Il fallait les rassurer quant au fait qu'en devenant musulmans, ils ne s'exposaient pas à un grand danger de la part de l'empire byzantin. L'armée fut levée en quelques jours. Tous les premiers muhâjirûn et un grand nombre des ansâr se portèrent volontaires pour y participer. Parmi les soldats d'Usâma se trouvaient des personnages de l'envergure d'Abû Bakr et 'Umar ibn al-Khattâb. L'armée d'Usâma établit son camp à un endroit appelé al-Jurf, à quelques kilomètres de Médine, pour attendre que les volontaires soient prêts.
La gouvernance est une notion parfois controversée, car définie et entendue de manière diverse et parfois contradictoire. Cependant, malgré la multiplicité des usages du mot, il semble recouvrir des thèmes proches du « bien gouverner ». Chez la plupart de ceux qui, dans le secteur public ou privé, emploient ce mot, il désigne avant tout un mouvement de « décentrement » de la réflexion, de la prise de décision, et de l'évaluation, avec une multiplication des lieux et acteurs impliqués dans la décision ou la construction d'un projet.
Il renvoie à la mise en place de nouveaux modes de pilotage ou de régulation plus souples et éthiques, fondés sur un partenariat ouvert et éclairé entre différents acteurs et parties prenantes, tant aux échelles locales1 que globales et Nord-Sud2,3.
On distingue deux principaux types de gouvernance : la gouvernance d'entreprise pour le secteur privé et la gouvernance politique pour la pensée politique et administrative. En gouvernance politique, on parle de gouvernance mondiale ou globale, de gouvernance territoriale ou locale en fonction des échelles de gouvernance abordées.
La gouvernance concerne en particulier :
· la gestion publique ou collective ou collaborative des biens communs4 ;
· le gouvernement d'institutions publiques, telles que l'ONU, l'Union européenne, les États, les collectivités locales, l'OCDE, etc. pour la moralisation des échanges, le respect des droits des citoyens, de l'environnement et des ressources naturelles ;
· la gestion des sociétés par actions, quand les actionnaires ne doivent pas être de simples apporteurs de capitaux ;
· la gestion des organismes sociaux pour le respect des cotisants et bénéficiaires ;
· les organisations associatives (ONG, communautés) pour le respect des membres.
Le système onusien
Il porte le concept de gouvernance mondiale de plusieurs manières :
· via une conception de la paix à toujours construire et non comme simple trêve ;
· via une conception multilatérale d'une démocratie participative, associant à égalité trois pôles : le monde dans sa totalité représenté par l'ONU, les États, et des individus ou groupes d'individus, éclairés, « chacun des trois se trouvant sous le contrôle des deux autres »16 ;
· par sa situation entre la démocratie et puissance, entre idéal égalitaire et universaliste s'inscrivant dans un monde « d’États souverains et inégaux, dont la légitimité repose sur un territoire et une population bien délimités »16;
· en faisant de la survie de l’humanité et de la protection de l'environnement qui en est une condition, une question politique transversale et universelle, s'appuyant sur un triple constat alarmant : l'augmentation des nouvelles capacités de destruction massive, l'aggravation des perturbations des équilibres naturels et la dégradation accélérée des écosystèmes par l’homme et, du fait de l’augmentation vertigineuse des circulations, la tendance à la pandémisation de toute épidémie.
Le premier texte associant gouvernance et nécessaire protection transversale de la nature est la charte mondiale de la nature, proclamée par les nations unies en1982. Les sommets de la terre, dix et vingt ans plus tard (Sommet de la Terre 1992 à Rio puis Sommet de la Terre 2002 à Johannesburg, en seront deux des nombreuses suites. Par cette charte l'ONU intègre notamment la reconnaissance des générations futures et de leurs besoins environnementaux et une exigence de réparer l'environnement dégradé (à la hauteur de ses potentialités naturelles).
Autre système de gouvernance, la gouvernance d'entreprise (ou de toute autre institution) est l’ensemble des organes et règles de décision, d’information (transparence) et de surveillance permettant aux ayants droit et partenaires d’une institution, de voir leurs intérêts respectés et leurs voix entendues dans le fonctionnement de celle-ci.
La gouvernance des entreprises a subi ces dernières années d'importantes transformations avec une massification et une internationalisation de l'actionnariat. Ces transformations se traduisent par une évolution significative du fonctionnement et du rôle des principales institutions du gouvernement des entreprises : assemblée générale, conseil d'administration, comités.
modèle de fonctionnement de la Gouvernance Stratégique® propose des prémisses, des principes et des pratiques qui aideront les administrateurs à créer une saine culture d'entreprise. Il représente une voie solide et rassurante pour qui est à la recherche d’une forme de fonctionnement adéquat au sein d’une organisation. La gouvernance stratégique® permet de bien limiter ce que doit faire un conseil d'administration et son directeur général. Quand on pense au mot stratégie de guerre, c’est un plan, une méthode, pour faire la guerre. Pour la gouvernance, ce modèle de fonctionnement permet d’élaborer un plan d’action dans lequel l’organisation va évoluer.
« La gouvernance consiste à mettre en œuvre tous les moyens pour qu’un organisme puisse réaliser les fins pour lesquelles il a été créé, et ce de façon transparente, efficiente et respectueuse des attentes de ses parties prenantes. La gouvernance est donc faite de règles d’imputabilité et de principes de fonctionnement mis en place par le conseil d’administration pour en arrêter les orientations stratégiques, assurer la supervision de la direction et favoriser l’émergence de valeurs de probité et d’excellence au sein de l’organisation ». De nombreuses prises de position publiques, formation, recherche-action et diffusion des connaissances sont réalisées dans ce sens dont, par exemple, la modification de système de rémunération des dirigeants.
Les piliers de l'islam sont les devoirs incontournables que tous les musulmans doivent appliquer. Les plus notables et respectés sont au nombre de cinq. Ces cinq piliers sont explicitement cités dans le Coran séparément, bien que le nombre de cinq n'est pas directement rapporté dans le Coran mais plutôt dans un hadith prophétique : « L'islam est bâti sur cinq piliers »20 :
· la foi en un Dieu unique (tawhid), Allah, et la reconnaissance de Mahomet comme étant son prophète : «أشهد أن لا إله إلا الله و أشهد أن محمداً رسول الله » (Je témoigne qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah)
· l'accomplissement de la prière quotidienne et ce cinq fois par jour, la salat ;
o الصبح (Al-Sobh)
o الظهر (Al-Dohr)
o العصر (Al-asre)
o المغرب (Al-maghrib)
o العشاء (Al-ichaa)
· la charité envers les nécessiteux, la zakât ;
· le respect du jeûne lors du mois de ramadan ;
· le hajj, le pèlerinage à La Mecque au moins une fois dans sa vie, si on en a les moyens matériels et physiques.
La chahada (« déclaration de foi »), qui représente une partie credo islamique, consiste en une phrase très brève : « Je témoigne qu’il n’y a de vraie divinité qu'Allah et que Mahomet est Son messager. »
Le fondement doctrinal de l'islam est que Dieu (Allah en arabe) est unique. L'unicité de Dieu (tawhid) se décompose en trois branches selon une position dogmatique remontant à l'Imam Ibn Taymiyya au xive siècle23 :
· L'unicité dans la Seigneurie (tawhid ar-Rouboubiya)
(Ou, la foi en la seigneurie d'Allah) C’est le fait de reconnaître les œuvres spécifiques à Allah (tel le fait de donner la vie, la mort, la subsistance…). Reconnaître Allah comme Seigneur c’est lui reconnaître :
- La création, Allah est Le seul Créateur
- La royauté, Allah est Le seul à détenir la royauté
- La gérance, Allah est Le Seul à gérer la création· L'unicité dans l'adoration (tawhid al Oulouhiya)
(Ou, la foi en la divinité d'Allah) C’est le fait de vouer tout acte d’adoration à Allah, en toute exclusivité.
« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent »
(Coran. Sourate 51, verset 56)
L’adoration telle que la définit Ibn Taymiyya est :
« Un terme qui englobe tout ce qu’Allah aime et agrée comme œuvre apparente ou cachée »
· L'unicité dans les noms et attributs (tawhid al asma wa sifat)
(Ou, la foi en ses noms et attributs) Allah dans le Coran s’est attribué des noms et des caractères, tout comme Mahomet dans sa sounna (traditions) a attribué à Allah des noms et des caractères, que tout musulman se doit d'accepter.
- Tous les noms d’Allah sont parfaits puisque chacun d’entre eux désignent un caractère qui est lui aussi au summum de la perfection. C’est pourquoi les musulmans doivent invoquer Allah par ces noms-là.
- Les attributs d’Allah sont tous parfaits, sans aucune faille.
« C’est à ceux qui ne croient pas en l’au-delà que revient le mauvais qualificatif, tandis qu’à Allah Seul est le qualificatif suprême et c’est Lui le Tout Puissant et le Sage »
(Coran. Sourate 16, verset 60)
Exemples de noms et attributs d'Allah : al-Wahid (l'unique) al-Rahmane (le miséricordieux) al-Rahime (le tout-miséricordieux) al-Afou (le tout-clément) al-Awal (le premier) al-Akhir (le dernier).
Ces trois branches de l'unicité sont indissociables et forment à elles trois, le Tawhid, ou le premier pilier de la foi.
Les théologiens musulmans affirment que les versets qui donneraient en apparence des organes ou un emplacement à Allah ne doivent pas faire sujet de comparaison avec une créature.
Dieu est décrit dans le Coran à plusieurs reprises. À titre d'exemple, les versets suivants :
« Dis : "Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est égal à Lui". »
(Coran. Sourate 112)
« Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "al-Qayyum". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône "Kursiy" déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. »
(Coran. Sourate 2, verset 255)
Selon un hadîth, il est mentionné qu'Allah a quatre-vingt-dix-neuf noms parfaits (asma'ou l-Lahou l-housna) révélés par Dieu, qui permettent au musulman qui les connaitrait par cœur et les utiliserait, d’entrer au paradis. Le Coran cite des noms/attributs comme al-'ahad (Celui Dont les perfections sont sans rapport avec les caractéristiques des créatures) ou ar-rabb (Celui à Qui nous nous devons d’obéir), Al-Malik (Celui à Qui ce monde appartient en réalité et en totalité et Celui Dont la domination est absolue et exempte de toute imperfection) qui ne sont pas cités dans le hadith précédant. Un autre hadith affirme qu’Allah possède un nom inconnu des gens du commun. Selon une version de ce hadith, ce nom est qualifié de الأعظم "Al-Adham" qui veut dire "le plus grand" ou "le plus noble".
L'arabe : مَسيح, masīḥ, le grec χριστός, christos, l'hébreu מָשִׁיחַ, mašia'h et l'araméen משיחא, meši'ha signifient tous « oint ; consacré »
Le râwî est le transmetteur de hadith, c'est l'un des chaînons de l'isnad. En étudiant l'isnad et la fiabilité des rowwât (pluriel de râwî) le composant, un muhaddith peut évaluer l'authenticité d'un hadith et par extension un recueil qui comprend l'ensemble des traditions relatives aux actes et aux paroles, considérés comme des principes de gouvernance personnelle et collective pour les musulmans, que l'on désigne généralement sous le nom de « tradition du Prophète ».
L'araméen est un groupe de langues afro-asiatiques. Son nom vient d'Aram, une ancienne région du centre de la Syrie.
Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite, l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ, la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud.
· De nos jours encore, le dernier sermon du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) est transmis à chaque musulman partout à travers le monde et par divers moyens de communication. On le rappelle aux musulmans dans les mosquées et lors de conférences. En fait, les différents messages que renferme ce sermon concernent certains des droits les plus importants de Dieu sur l’humanité, et des hommes les uns sur les autres. Bien que le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) ait quitté ce monde, ses paroles demeurent toujours bien vivantes dans nos cœurs.
Une république est un régime politique où les fonctions de chef de l'État ne sont pas héréditaires mais découlent d'une élection. Cependant une république n'est pas nécessairement une démocratie (cas des régimes à parti unique ou ayant élu un dictateur), tout comme une monarchie n'est pas nécessairement absolue, cas de la monarchie constitutionnelle et parlementaire.
· La république est aujourd'hui la forme d'État la plus répandue : sur 193 pays, 136 sont des républiques, 34 des royaumes ousultanats, trois des principautés et neuf des unions ou fédérations qui peuvent mélanger plusieurs formes d’États.
Le mot « république » provient du latin res publica qui signifie au sens propre « chose publique » et désigne l’intérêt général puis le gouvernement, la politique et enfin l’État. Le terme est clairement synonyme de « gouvernement », de « bonne gouvernance ». Une république islamique, indépendamment de la forme démocratique ou non du régime en place, est la forme de gouvernement prise par un État qui n'a pas de monarque et où la gouvernance s'aligne sur le dogme, dans ce cas l'islam, comme c'est le cas en Iran, en Afghanistan ou au Pakistan.
Le terme de république islamique désigne les États possédant une Constitution qui stipule que l'islam est la religion officielle du pays, ou encore d'autres États où le droit musulman s'applique et dont la dénomination officielle comporte la dénomination de République islamique.
Certains pays musulmans ne revendiquent pas spécifiquement le caractère islamique de leur état, mais appliquent pourtant la charia. D'autres pays musulmans n'utilisent celle-ci que comme simple référence juridique. Enfin certains pays musulmans revendiquent spécifiquement le caractère islamique de leurs État, religion et législation. Ils sont alors qualifiés d'États islamiques. Les républiques islamiques constituent une partie des États islamiques possèsseur d'une constitution qui institue l'islam comme religion d'État ou/et de la nation (du peuple).
De nos jours, on peut dénombrer cinq états islamiques reconnus internationalement en tant que république :
· République islamique de l'Afghanistan : « Art. 1: Afghanistan is an Islamic Republic {...} » - Constitution de 2004
· République islamique de l'Iran : « 1er principe : le gouvernement de l’Iran est une République Islamique » - Constitution de 1979
· République islamique de Maldives : « Art. 7: The religion of the State of the Maldives is Islam {...} » - Constitution de 2008
· République islamique de Mauritanie : « Art. 5: L'islam est la religion du peuple et de l'Etat » - Constitution de 1991
· République islamique du Pakistan : « Art. 2: Islam shall be the State religion of Pakistan » - Constitution de 1973
Ces théocraties islamiques peuvent affirmer législativement l'application intégrale de la charia (loi islamique), la considérant comme supérieure à toute autre loi humaine. Tandis que d'autres républiques islamiques, plaçant les législations islamiques sous tutelle de leur Constitution, n'appliquent la charia qu'en partie plus ou moins variable selon le pays concerné et son histoire passée.
Chaque république islamique a une histoire et un destin particulier. Certaines sont nées naturellement dans des pays musulmans en paix, alors que d'autres sont apparues à la suite d'évènements tragiques. Certaines républiques islamiques ont disparu rapidement, alors que d'autres ont perduré pendant plusieurs dizaines d'années; jusqu'à nos jours. Parmi ces républiques islamiques, on pourrait citer ces exemples historiques :
1. Perse (actuel Iran) : De la révolution constitutionnelle persane de 1906 est née la première constitution iranienne (inspirée de celle de la Belgique) qui instaure une monarchie constitutionnelle. La constitution de cette république islamique à régime présidentialiste (parlement sous pouvoirs du Shah) stipule qu'aucune loi ne peut aller à l'encontre de la Chari'ah.
2. Afghanistan : En 1923, le royaume d'Afghanistan succédant peu à peu à l'Émirat d'Afghanistan met en place une constitution instituant une monarchie constitutionnelle. Cette république islamique monarchique (dissoute en 1973) précise dans son article 2 de constitution que « La religion de l'Afghanistan est la religion sacrée de l'Islam. »
3. Turkestan : Entre 1933 et 1934, la Première République du Turkestan oriental qui fut rapidement renversé par les militaires chinois, se dénommaitRépublique islamique du Turkestan Oriental.
4. Pakistan : En 1973, et suite à l'adoption d'une 3ème constitution (après celles de 1956 et de 1962), la nouvelle république fédérale se nomme République islamique du Pakistan (constitution actuelle de 1973, amendée en 2012).
5. Comores : Créée en 1978, la République fédérale islamique des Comores est renversée en 2001. Le 23 décembre 2001, sous direction d'un nouveau régime présidentiel, cette terre d'islam sunnite (à 98%) formée des îles de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli, devient alors Union des Comores.
6. Iran : En 1979, et suite au renversement du Shah d'Iran par la Révolution iranienne, cet ancien État monarchique devient République islamique d’Iran(constitution actuelle de 1979, amendée en 1989).
7. Mauritanie : Le 20 juillet 1991, et suite à la relance du processus de démocratisation, est adoptée la constitution de la République islamique de Mauritanie(constitution actuelle de 1991, amendée en 2006).
8. Afghanistan : En 1992, à la chute du régime communiste (départ de l'armée soviètique), l'État islamique d'Afghanistan a remplacé la République démocratique d'Afghanistan de 1990 . En 1996, les talibans ont institué l'Émirat islamique d'Afghanistan. En 2004, après l'intervention militaire des USA et la chute des talibans, le pays est devenu République islamique d'Afghanistan (constitution actuelle de 2004, non-amendée).
9. Maldives : Le 7 août 2008, et après celles de 1968 et 1997, une nouvelle constitution est mise en place avec un régime de type présidentiel. Les Maldives est un État souverain indépendant, une république démocratique fondée sur les principes de l'Islam (art. 2 - Constitution actuelle de 2008).
Constitution de Médine
Le texte connu sous le nom de constitution de Médine, appelée également charte de Médine est tiré du livre d'Ibn Ishaq, dans lequel il figure sous le titre : « Le pacte entre les Émigrés et les Ansars et la réconciliation avec les juifs ». Ce pacte de paix définit les droits et les devoirs des musulmans, des juifs et des autres communautés arabestribales de Médine, pendant la guerre qui les opposaient aux Koraïchites.
Sommaire
- Les hanbalites, chaféites, ibadites, chiites imamites, et les dhahirites considèrent que seuls les juifs, les chrétiens et les mazdéens peuvent bénéficier de la dhimma, à l'exclusion de tous autres.
- Les hanéfites et zaidites considèrent que le statut de dhimmi doit être appliqué à tous les non-musulmans à l'exclusion des idolâtres arabes.
- Les malékites considèrent que le statut de dhimmi doit être attribué à tous les non-musulmans sans exclusion, une vision qui semble plus près du verset coranique de référence (sourate 9,29) dont la formulation semble viser et englober l'entièreté des non-musulmans.
- 1Droits et devoirs des dhimmis
- 2« Dhimmitude »
- 3Notes et références
- 4Annexes
- 5Bibliographie
- Nous acceptons ces conditions pour nous mêmes et notre communauté, et nous recevrons en retour une protection (dhimma).
- Si nous violions ces termes, nous nous exposerions aux pénalités de sédition.
- Nous ne construirons pas de nouveaux monastères, églises ou cellules de moines dans les villes musulmanes ni ne nous réparerons d'anciens ;
- Nous conserverons nos portes ouvertes aux voyageurs. Nous fournirons gîte et couvert pendant trois jours au voyageur musulman ;
- Nous n'hébergerons pas d'espions dans nos églises ou nos habitations et ne dissimulerons pas leur présence aux musulmans.
- Ceci est une lettre adressée par les Chrétiens de telle ville, au serviteur d'Allāh, 'Umar b. Khattāb, commandeur des Croyants.
- Quand vous êtes venus dans ce pays, nous vous avons demandé la sauvegarde pour nous, notre progéniture, nos biens et nos coréligionnaires.
- Et nous avons pris par devers vous l'engagement suivant:
- Nous ne construirons plus dans nos villes et dans leurs environs, ni couvents, ni églises, ni cellules de moines, ni ermitages. Nous ne réparerons point, ni de jour ni de nuit, ceux de ces édifices qui tomberaient en ruine, ou qui seraient situés dans les quartiers musulmans.
- Nous tiendrons nos portes grandes ouvertes aux passants et aux voyageurs. Nous donnerons l'hospitalité à tous les Musulmans qui passeront chez nous et les hébergerons durant trois jours.
- Nous ne donnerons asile, ni dans nos églises ni dans nos demeures, à aucun espion.
- Nous ne cacherons rien aux Musulmans qui soit de nature à leur nuire.
- Nous n'enseignerons pas le Coran à nos enfants.
- Nous ne manifesterons pas publiquement notre culte et ne le prêcherons pas. Nous n'empêcherons aucun de nos parents d'embrasser l'Islam, si telle est sa volonté.
- Nous serons pleins de respect envers les Musulmans. Nous nous lèverons de nos sièges lorsqu'ils voudront s'asseoir.
- Nous ne chercherons point à leur ressembler, sous le rapport des vêtements, par la calotte, le turban ou les chaussures, ou par la manière de peigner nos cheveux.
- Nous ne ferons point usage de leur parler; nous ne prendrons pas leurs noms.
- Nous ne monterons point sur des selles.
- Nous ne ceindrons pas l'épée. Nous ne détiendrons aucune espèce d'arme et n'en porterons point sur nous.
- Nous ne ferons point graver nos cachets en caractères arabes.
- Nous ne vendrons point de boissons fermentées.
- Nous nous tondrons le devant de la tête.
- Nous nous habillerons toujours de la même manière, en quelque endroit que nous soyons; nous nous serrerons la taille avec une ceinture spéciale.
- Nous ne ferons point paraître nos croix et nos livres sur les chemins fréquentés par les Musulmans et dans leurs marchés. Nous ne sonnerons la cloche dans nos églises que très doucement. Nous n'y élèverons pas la voix en présence des Musulmans. Nous ne ferons pas les processions publiques du dimanche des Rameaux et de Pâques. Nous n'élèverons pas la voix en accompagnant nos morts. Nous ne prierons pas à voix haute sur les chemins fréquentés par les Musulmans et dans leurs marchés. Nous n'enterrerons point nos morts dans le voisinage des Musulmans.
- Nous n'emploierons pas les esclaves qui sont échus en partage aux Musulmans.
- Nous n'aurons point de vue sur les maisons des Musulmans.
- Telles sont les conditions auxquelles nous avons souscrit, nous et nos coreligionnaires, et en échange desquelles nous recevons la sauvegarde.
- S'il nous arrivait de contrevenir à quelques-uns de ces engagements dont nos personnes demeurent garantes, nous n'aurions plus droit à la dhimma et nous serions passibles des peines réservées aux rebelles et aux séditieux. »
- 1Articles du Pacte
- 2Notes et références
- 3Voir aussi
- la protection de Dieu et la garantie du prophète Mahomet, envoyé de Dieu, s'étendent sur Najran et alentours, soit sur leurs biens, leurs personnes, la pratique de leur culte, leurs absents et présents, leurs familles et leurs sanctuaires, et tout ce qui grand et petit, se trouve en leur possession
- aucun évêque ne sera déplacé de son siège épiscopal,
- ni aucun moine de son monastère,
- ni aucun prêtre de sa cure,
- aucune humiliation ne pèsera sur eux,
- ni le sang d'une vengeance antérieure à la soumission,
- ils ne seront ni assemblés ni assujettis à la dîme,
- aucune troupe ne foulera leur sol
- et lorsqu'un d'eux réclamera son dû,
- l'équité sera de mise parmi eux
- ils ne seront ni oppresseurs ni opprimés
- et quiconque d'entre eux pratiquera dans l'avenir l'usure, sera mis hors de ma protection
- aucun homme parmi eux ne sera tenu pour responsable de la faute d'un autre »
- 1Le traité: traité
- 2Texte du traité
- 3Voir aussi
- 4Notes
- Les juifs et les croyants monothéistes de Médine ont un pacte de défense mutuelle entre deux groupes. Pour honorer ce pacte, ils doivent en payer le coût nécessaire.
- Les juifs et les croyants monothéistes de Médine se conseilleront et leurs relations mutuelles doivent être fondées sur la droiture, alors que le péché est interdit.
- Aucun des juifs ou des croyants monothéistes ne doit commettre de péchés portant préjudice à l’autre groupe.
- Si les juifs font du tort aux croyants monothéistes ou si ceux-ci font du tort à ceux-là, alors le parti lésé doit être aidé.
- Médine doit rester un lieu sacré et inviolé pour tous ceux qui joignent la charte, à l’exception de ceux qui ont commis une injustice ou un crime.
- Tous les participants à cette charte doivent boycotter les Koraïchites non-musulmans de La Mecque.
- Tous les participants à cette charte doivent défendre Médine de toute attaque étrangère.
- Aucune clause de cette charte ne doit interdire à aucun parti de demander un châtiment légal.
- Aucun participant à cette charte ne peut déclarer une guerre sans la permission du prophète de l'islam Mahomet.
- Chaque fois qu’un désaccord s’élève entre deux participants à cette charte, le désaccord doit être soumis à Dieu et à Son messager pour arbitrage.
- Les juifs ne font qu’une communauté avec les croyants.
- Les juifs peuvent continuer de professer leur religion et la liberté de pratiquer leur religion est garantie.
- Tout juif qui adhère à cette charte doit avoir l’aide et l’assistance des croyants et tous les droits des croyants doivent lui être donnés.
- Chaque tribu et chaque clan juif est responsable de son prix du sang, de ses taxes de châtiment et de ses payements de rançon.
- Les musulmans koraïchites et de Yathrib (Médine) et ceux qui les suivirent et luttèrent avec eux forment une seule communauté à part.
- Tous les musulmans quelles que soient leurs tribus ou clans partagent entre eux le prix du sang, payent la rançon des captifs selon le bon usage et l'équité.
- Les croyants monothéistes ne délaissent jamais un endetté qui a la charge d'une famille; ils lui donnent des fonds destiné à payer le prix du sang ou le rachat d'un captif.
- Tous les croyants monothéistes devront s’unir contre quiconque étant rebelle ou cherchant à promouvoir l’hostilité ou la sédition, quels que soient leurs liens familiaux ou tribaux.
- Aucun croyant monothéiste ne doit en tuer un autre, ou soutenir un non croyant au détriment d’un croyant.
- La protection de Dieu est sur tous les croyants monothéistes, indépendamment de leur classe ou de leur origine tribale.
- Les croyants monothéistes doivent s’entraider.
- Il est défendu à un croyant monothéiste ayant consenti à ce qui est écrit dans ce texte et cru en Dieu et au jour du jugement de secourir un criminel ou de l’héberger. S'il le fait, il sera maudit par Dieu au jour de la résurrection, sans pitié, et l'on n'acceptera de lui ni compensation, ni indemnité.
- 1Dispositions
- 2Notes et références
- 3Voir aussi
Le Tawhid, en tant que culte exclusif à Dieu seul, est considéré comme le message envoyé par Dieu à tous ses Prophètes depuis le début des temps. C'est ainsi le message transmis à Adam, Noé, Abraham, Moïse et Jésus, ainsi que tous les autres Messagers, Prophètes et Envoyés. En tant que dernier Prophète, Mahometserait donc l'héritier de ce message monothéiste, faisant ainsi du Tawhid historique prêché par tous les prophètes, ce l’on appelle aujourd'hui l'islam. L'islam ne se perçoit pas comme une nouvelle religion, mais plutôt comme une résurgence d'un même message éternel du Tawhid révélé à travers les âges par tous les Prophètes et Messagers de Dieu.
L'attestation de foi (chahada) est le premier pilier de l'islam. Elle consiste à nier tout divinité existante en dehors de Dieu qui serait donc le seul « Maître Créateur », ainsi que de reconnaitre Mahomet en tant que « messager » de Dieu. On prononce alors la formule suivante : « J'atteste qu'il n'est de divinité (ﺇﻠﻪ) qu' Allah (ﺍﻟﻠﻪ) (Dieu), et que Mahomet est son messager »3. Le musulman croit également aux prophètes antérieurs à Mahomet, comme `Îsâ (Jésus-Christ) fils de Marie, Moussa (Moïse),Jonas (Younouss), et Ibrahim (Abraham) père d'Ismaël et Issac qui représentent des modèles de piété pour tout musulman.
Le tawḥīd (arabe : تَوْحيد [tawḥīd], monothéisme, unicité) est le dogme fondamental de l’islam, religionmonothéiste. C'est la croyance en un dieu unique sans représentationmentale possible, sans associé, sans égal et sans intercesseur1. Sonterme vient du verbe wahada (وَحَّدَ), qui signifie 'unifier', 'rendre unique' ou encore 'déclarer qu’elle est la seule à posséder cette spécificité' dans un sens plus figuré2.
Le Tawhid est le premier pilier de la Foi musulmane Al-Îmâne (arabe : إيمان), tandis que la chahada, est l'expression du Tawhid, représentant ainsi le premier des cinqpiliers de la pratique religieuse.
Dans un contexte religieux, le mot Tawḥīd signifie vouer tous les actes de cultes exclusivement vers Dieu, qui est le Waḥīd ou Unique auquel renvoie le mot Tawḥīd. Ainsi, le Tawḥīd induit que Dieu est seul, unique, n'a pas de fils, pas de parents, pas de proches, pas d’associés ni aucun semblable ou égal. Sa différence avec les créatures est absolue. L'affirmation de l'unicité de Dieu (Tawḥīdu-llāh) est la première obligation du musulman lorsqu'il prononce la profession de foi: « J'atteste qu'il y a nulle divinité autre digne d'adoration qu'Allah et j'atteste que Mahomet est son messager. »
En islam, la nécessité de l’affirmation du monothéisme ou Tawḥīd par les hommes, est la cause de l'envoi de tous les prophètes et de tous les livres sacrés qu'ils ont reçus : {…Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du Ṭāğūt (notamment les fausses idoles)}3. Celui qui applique ce dogme entre au Paradis et celui qui s'y oppose entre en Enfer.
Le fondement même de la création de l'Homme est l'adoration exclusive d'Allah : {Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. }4.
Le Tawhid, ou l’unicité de Dieu est le principal enseignement de l’Islam que ce soit dans le Coran ou la Sunna. L'islam enseigne que Dieu est à la fois unique et absolu. Le Coran centre son message sur le Tawhid. L’emblématique sourate du monothéisme pur Al-Ikhlas a été révélée lorsque Mahomet a commencé à présenter l'islam à son peuple et que celui-ci lui a demandé qui était Allah:
« Dis : Dieu est un. C’est le Dieu à qui tous les êtres s’adressent dans leurs besoins. Il n’a point enfanté, et n’a point été enfanté. Il n’a point d’égal en qui que ce soit. »
— Le Coran, « L’Unité de Dieu », CXII, 1, (ar) الإخلاص.
Cette sourate résumant parfaitement le sens du Tawhid est citée dans un Hadith comme équivalant au tiers du Coran5. Cette sourate reprend en effet :
· l'Unité et l'Unicité divine ;
· l'auto-suffisance divine, et la dépendance de la création à Lui ;
· Dieu n'est pas né et Il ne donne pas naissance, rejetant ainsi le dogme de la Trinité chrétienne ;
· Aucune création ne Lui ressemble et Il est bien au-delà de sa création.
Le Tawhid est perçu comme une évidence logique en islam. En cela, le Coran appelle les êtres humains à raisonner et réfléchir en observant l’organisation de la création, l’immensité de l’univers, l’harmonie et l’extrême minutie des processus naturels ou encore la condition humaine afin d’attester l’existence d’un Dieu unique et de croire et d’obéir à Celui-ci.
Les tarawih (arabe : تراويح) sont les prières quotidiennes du soir, exécutées après celle de la Isha, pendant le mois dejeûne du Ramadan (à partir de la veille du premier jour du mois). Ces prières surérogatoires sont effectuées par paires de rakaa (ركعة, séquence rituelle de la prière), avec en tout entre 13 et 45 rak'a selon les traditions. Les sunnites pensent qu'il est de la tradition (sounnah) d'essayer d'accomplir un khatm (récitation complète) du Coran en récitant une partie duCoran (juz, de l'arabe : جزء : partie, portion) chaque nuit. À la fin du mois de Ramadan, l'Imam est censé avoir récité la totalité du Coran durant ces prières.
Selon la tradition islamique, la mosquée al-Aqsa est le lieu d'où Mahomet fit le voyage nocturne (al-isra) au cours duquel il est monté sur le Buraq, qui l'a conduit de La Mecque à Al-Aqsa9. Mahomet attacha le Buraq au mur occidental et a prié sur l'Esplanade et après avoir fini ses prières, l'ange Jibril (Gabriel) a voyagé avec lui au ciel, où il a rencontré plusieurs autres prophètes, avec qui il a prié10,11.
Le chroniqueur Tabari rapporte dans son livre La chronique1 :
« Et c’est lui (Omar) le premier à avoir rassemblé les gens (musulmans) sous la direction d’un seul imam pour accomplir la prière dite de tarawih durant le mois du ramadan. Il adressa des lettres à toutes les villes des possessions musulmanes pour leur ordonner d’agir ainsi. »
L'imam Boukhari rapporte également dans son recueil de hadiths que ce fut Omar ibn al-Khattab qui réinstaura cette pratique :
« Abderrahman bin ‘Abdilqâri a dit : « Une nuit, pendant le ramadan, j’allais avec ‘Omar ibn El Khattab à la mosquée. Les fidèles étaient en groupes dispersés. Ici un homme faisait sa prière pour son propre compte, ailleurs un homme dirigeait la prière de son groupe. » ‘Omar dit alors : « Il me semble que si je réunissais tous ces gens là sous la direction d’un seul lecteur cela serait plus convenable. » Alors, mettant son dessein à exécution, il les rassembla sous la direction de Obay ben Ka’b » Une autre nuit, je sortis également avec ‘Omar. Les fidèles priaient sous la direction de leur lecteur. Omar dit « voici le bienfait l'innovation. »
· En s'appuyant sur de nombreux récits rapportés entre autres par l'imam Al-Boukhari, certains sunnites considèrent le fait de faire cette prière en commun comme étant soit déconseillée, soit comme une innovation religieuse :
« L’Envoyé de Dieu sortit aussitôt en colère et leur dit : « Vous ne cesserez donc pas d’agir comme vous l’avez fait en sorte que je crains que votre faute soit inscrite à votre encontre ? Vous devez faire la prière chez vous, car la meilleure prière pour le fidèle est celle qu’il fait chez lui ; il faut en excepter la prière canonique. »
Les chiites réfutent catégoriquement cette pratique, la considérant également comme une innovation car instituée par Omar ibn-al-Khattab.
La croyance musulmane tient pour sacré un certain nombre de livres. Ces livres sont issus, pour cette religion, d'un livre commun, appelé La Mère des livres. De ce livre divin sont tirés les livres du monothéisme et seule une partie est communiquée aux hommes. Le Coran est l'un de ces livres, mais aussi les feuillets d'Abraham, le Pentateuque, appelé Tawrat, les écrits de Salomon et/ou David (appelé Zabur) et l'Injil.
· Face aux différences entre le Coran et les autres livres sacrés, le consensus islamique veut que les écrits dont nous avons connaissance aujourd'hui ont été altérés de leur forme originelle. Il est fait allusion à ces modifications en plusieurs passage du Coran.
Selon l'islam un certain nombre d'évènements surviennent après la mort dont les plus importants sont :
· Le jour du jugement : Il surviendra après la fin du monde dont seul Dieu connait l'échéance37. La durée sera de 50 000 ans38. La terre sera une autre terre ainsi que les cieux (Coran 14 :48). Allah jugera les gens sans intermédiaire.
· Les étapes seront :
o La résurrection physique : elle marque le début du jour du jugement. Les gens seront ressuscités par Allah, nus et incirconcis39, afin d'être jugés.
o Le rassemblement : tous les gens seront rassemblés en un lieu pour se faire juger.
o L'exposition des actes : chacun verra exposés ses actes, bons ou mauvais.
o La rétribution : en fonction de leurs actes, les gens seront récompensés ou châtiés.
o La balance : les actes seront comparés, bons contre mauvais.
o Le pont (al-sirat) : il relie la nouvelle Terre aux abords du paradis et il sera dressé au-dessus de l'enfer dans lequel, selon l'interprétation majoritaire, les « infidèles » chuteront (ceux qui n'acceptent pas le Coran)40.
o Le bassin (al-kawthar) : chaque communauté aura son bassin dont boiront les musulmans pieux avant d'entrer au paradis.
o L'intercession : avec la permission d'Allah, ses prophètes, ainsi que d'autres pieuses personnes ou le coran, intercèderont pour les musulmans qui méritent le châtiment (Tawassoul)
o L'enfer (jahannama) : c'est un endroit dans lequel, selon l'interprétation majoritaire, seront châtiés les « infidèles »40. L'interprétation des versets coraniques relatifs à la « durée » du séjour infernal est l'objet de développements théologiques.
o Le paradis (al-janna) : c'est une demeure de félicité éternelle réservée aux personnes unifiant Dieu, ainsi qu'aux personnes sincères.
o La vision du Seigneur : les musulmans verront Allah, sans notion de distance et sans qu'il y ait un doute sur cette vision.
La majorité des musulmans croient à la question, au supplice et à la félicité de la tombe. Ceci n'est pas mentionné dans le Coran mais dans la sunna. Selon cette dernière, après la mort, toute personne sera questionnée dans sa tombe par deux anges du nom de Mounkar et Nakir : « Qui est ton Seigneur ? Qui est ton prophète ? Quelle est ta religion ? »
· L'araméen est un groupe de langues afro-asiatiques. Son nom vient d'Aram[2], une ancienne région du centre de la Syrie.
· Dans cette famille, l'araméen appartient à la famille sémitique, et plus particulièrement, est une partie de la sous-famille sémitique occidental septentrional, qui comprend également les langues cananéennes telles que l'hébreu et l'ougaritique. L'alphabet araméen a été largement adopté pour les autres langues et est l'ancêtre des alphabets hébreu et arabe moderne.
· Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite[3], l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ[4],[5], la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud[6]. Toutefois, le judéo-araméen était différent par les caractères et par la grammaire. La longue histoire de l'araméen et son utilisation diversifiée et généralisée a abouti à la création de nombreux dialectes, parfois considérés comme des langues. Ainsi, il n'y a pas eu une langue araméenne statique, chaque époque et chaque zone géographique a plutôt eu sa propre variété. L'araméen a été retenu comme langue liturgique par certaines églises chrétiennes orientales, sous la forme du syriaque, variété araméenne dans laquelle a été diffusé le christianisme oriental. Ces communautés la parlant ou parlant une autre forme d'araméen comme langue vernaculaire.
Le texte de l'Exode 20, 2–17, est, selon la traduction de Louis Segond, le suivant :
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20.5 |
Tu ne te prosterneras pas devant d'autres dieux que moi, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent |
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20.6 |
et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements. |
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20.7 |
Tu n'invoqueras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain ; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui invoque son nom en vain. |
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20.8 |
Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. |
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20.9 |
Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. |
- C'est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre et qui vous a
élevés, en rangs, les uns au-dessus des autres, afin de vous éprouver en ce qu'Il vous a donné. (Vraiment) ton Seigneur est prompt en punition, Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux... (Sourate al-Anam, 165) - Dans le Coran, Dieu dit qu'il a été envoyé comme une miséricorde aux peuples du
- monde :
- « Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers. »
- (Coran 21:107)
- · C'est ainsi que le Prophète termina son dernier sermon et, alors qu'il se tenait près du
- · sommet de Arafat, le verset suivant lui fut révélé :
- · « ... Aujourd'hui, J'ai parfait votre religion pour vous et J'ai accompli
- · Mon bienfait sur vous. Et J'ai choisi l'islam comme religion pour
· vous. » (Coran 5:3)
Aram, une ancienne région du centre de la Syrie. L'araméen est un groupe de langues afro-asiatiques. Son nom vient d'
Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite, l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ, la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud6. Toutefois, le judéo-araméen était différent par les caractères et par la grammaire. L'araméen a été retenu comme langue liturgique par certaines églises chrétiennes orientales, sous la forme du syriaque, variété araméenne dans laquelle a été diffusé le christianisme oriental.
Nous avons fait descendre le Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C'est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Dieu, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre de Dieu, et ils en sont les témoins.
Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l'Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.
Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce que Dieu a fait descendre.
A chacun de vous
Nous avons assigné une législation
et un plan à suivre.
Si Dieu avait voulu,
certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté.
Mais Il veut vous éprouver en ce qu'Il vous donne.
2.148
A chacun une orientation vers laquelle il se tourne.
Rivalisez donc dans les bonnes oeuvres.
3.133
Et concourez au pardon
2.256 Nulle contrainte en religion!
À travers le Coran, c'est le Dieu Unique qui communique lui-même Ses caractéristiques, Ses attributs, Ses noms et ce qu'Il attend des humains.
Selon l'islam, le Tawhid est le principal message que Dieu a transmis à l'humanité dans tous les âges à travers ses prophètes.
« Nous n’avons point envoyé d’apôtres à qui il n’ait été révélé qu’il n’y a point d’autre dieu que Moi. Adorez-Moi donc. »
— Le Coran, « Les Prophètes », XXI, 25, (ar) الأنبياء.
« Au Nom d'Allāh, le Bienfaiteur miséricordieux!
- Ceci est une lettre adressée par les Chrétiens de telle ville, au serviteur d'Allāh, 'Umar b. Khattāb, commandeur des Croyants.
- Quand vous êtes venus dans ce pays, nous vous avons demandé la sauvegarde pour nous, notre progéniture, nos biens et nos coréligionnaires.
- Et nous avons pris par devers vous l'engagement suivant:
- Nous ne construirons plus dans nos villes et dans leurs environs, ni couvents, ni églises, ni cellules de moines, ni ermitages. Nous ne réparerons point, ni de jour ni de nuit, ceux de ces édifices qui tomberaient en ruine, ou qui seraient situés dans les quartiers musulmans.
- Nous tiendrons nos portes grandes ouvertes aux passants et aux voyageurs. Nous donnerons l'hospitalité à tous les Musulmans qui passeront chez nous et les hébergerons durant trois jours.
- Nous ne donnerons asile, ni dans nos églises ni dans nos demeures, à aucun espion.
- Nous ne cacherons rien aux Musulmans qui soit de nature à leur nuire.
- Nous n'enseignerons pas le Coran à nos enfants.
- Nous ne manifesterons pas publiquement notre culte et ne le prêcherons pas. Nous n'empêcherons aucun de nos parents d'embrasser l'Islam, si telle est sa volonté.
- Nous serons pleins de respect envers les Musulmans. Nous nous lèverons de nos sièges lorsqu'ils voudront s'asseoir.
- Nous ne chercherons point à leur ressembler, sous le rapport des vêtements, par la calotte, le turban ou les chaussures, ou par la manière de peigner nos cheveux.
- Nous ne ferons point usage de leur parler; nous ne prendrons pas leurs noms.
- Nous ne monterons point sur des selles.
- Nous ne ceindrons pas l'épée. Nous ne détiendrons aucune espèce d'arme et n'en porterons point sur nous.
- Nous ne ferons point graver nos cachets en caractères arabes.
- Nous ne vendrons point de boissons fermentées.
- Nous nous tondrons le devant de la tête.
- Nous nous habillerons toujours de la même manière, en quelque endroit que nous soyons; nous nous serrerons la taille avec une ceinture spéciale.
- Nous ne ferons point paraître nos croix et nos livres sur les chemins fréquentés par les Musulmans et dans leurs marchés. Nous ne sonnerons la cloche dans nos églises que très doucement. Nous n'y élèverons pas la voix en présence des Musulmans. Nous ne ferons pas les processions publiques du dimanche des Rameaux et de Pâques. Nous n'élèverons pas la voix en accompagnant nos morts. Nous ne prierons pas à voix haute sur les chemins fréquentés par les Musulmans et dans leurs marchés. Nous n'enterrerons point nos morts dans le voisinage des Musulmans.
- Nous n'emploierons pas les esclaves qui sont échus en partage aux Musulmans.
- Nous n'aurons point de vue sur les maisons des Musulmans.
- Telles sont les conditions auxquelles nous avons souscrit, nous et nos coreligionnaires, et en échange desquelles nous recevons la sauvegarde.
- S'il nous arrivait de contrevenir à quelques-uns de ces engagements dont nos personnes demeurent garantes, nous n'aurions plus droit à la dhimma et nous serions passibles des peines réservées aux rebelles et aux séditieux. »
Le texte du Pacte d'Umar tel qu'il apparaît dans l'œuvre d'Ibn Qayyim Al-Jawziyya.
« Quand les musulmans ont occupé la Grande Syrie, Omar ibn Al-Khattab a reçu une lettre de la part des chrétiens :
- Nous ne construirons pas de nouveaux monastères, églises ou cellules de moines dans les villes musulmanes ni ne nous réparerons d'anciens ;
- Nous conserverons nos portes ouvertes aux voyageurs. Nous fournirons gîte et couvert pendant trois jours au voyageur musulman ;
- Nous n'hébergerons pas d'espions dans nos églises ou nos habitations et ne dissimulerons pas leur présence aux musulmans.
[...]
- Nous acceptons ces conditions pour nous mêmes et notre communauté, et nous recevrons en retour une protection (dhimma).
- Si nous violions ces termes, nous nous exposerions aux pénalités de sédition.
Umar répondit : "Signez ce qu'ils proposent, mais ajoutez deux clauses à celles qu'ils proposent. Ils ne pourront acheter quiconque fait prisonnier par les musulmans, et quiconque attaquera délibérément un musulman abandonne la protection accordée par ce pacte." »
En contrepartie d'une stricte obéissance à ce pacte (dans ses diverses formes selon les territoires et le périodes concernées) les dhimmis doivent s'acquitter d'un impôt de capitation, la Djizya. Ils sont reconnaissables dans la rue et aux bains par la couleur de leurs vêtements (ou par des objets spécifiques qu'ils doivent porter aux bains) en général bleus pour les chrétiens et jaunes pour les juifs. En pratique, les dhimmis vivent dans une situation assez précaire, en fonction de la tolérance prônée par les gouvernants.
Notes et référencesModifier
" Il y a certes pour vous, dans l'Envoyé de Dieu, un parfait modèle pour qui désire Dieu et le jour dernier avec ferveur et se souvient ardemment de Dieu. " [ Sourate 33, verset 21 ]
La longue histoire de l'araméen et son utilisation diversifiée et généralisée a abouti à la création de nombreux dialectes, parfois considérés comme des langues. Ainsi, il n'y a pas eu une langue araméenne statique, chaque époque et chaque zone géographique a plutôt eu sa propre variété. Ces communautés la parlant ou parlant une autre forme d'araméen comme langue vernaculaire.
L'araméen moderne est parlé aujourd'hui comme première langue par de nombreuses petites communautés éparses et en grande partie isolées, chrétiennes, juives, et par les groupes ethniques mandéens de l'Asie occidentale — les plus nombreux, les Assyriens, sous la forme de l'assyrien néo-araméen et du chaldéen néo-araméen — ; ils ont tous conservé l'utilisation d'une langue véhiculaire dominante, malgré les transferts linguistiques.
Les langues araméennes sont considérées comme langues en voie de disparition[réf. souhaitée].
À travers le Coran, c'est le Dieu Unique qui communique lui-même Ses caractéristiques, Ses attributs, Ses noms et ce qu'Il attend des humains.
Selon l'islam, le Tawhid est le principal message que Dieu a transmis à l'humanité dans tous les âges à travers ses prophètes.
« Nous n’avons point envoyé d’apôtres à qui il n’ait été révélé qu’il n’y a point d’autre dieu que Moi. Adorez-Moi donc. »
— Le Coran, « Les Prophètes », XXI, 25, (ar) الأنبياء.
S’agissant de l’engagement des femmes dans la gestion des affaires publiques, quelques figures féminines de référence pour leur forte implication dans la vie publique.
On retrace cette femme africaine, son identité, sa culture, sa dignité, et la jeunesse, l'avenir et le vrai pouvoir:
- Assia
- Āmina bint Wahb ibn 'Abd Manaf, seigneur (sayyid) , Halimah bint Abi Dhuayb
2.186
Et quand Mes serviteurs t´interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: Je réponds à l´appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu´ils répondent à Mon appel, et qu´ils croient en Moi, afin qu´ils soient bien guidés.
Alors, ne vous faites pas d'injustice à vous-mêmes.
" Dis : certes ma prière, mes actes d'adoration, ma vie et ma mort sont à Dieu, Seigneur des mondes. Il n'a point d'associé." [ Sourate 6 - Verset 162 ]
"Nous ne t'avons envoyé Ô Muhammed que comme une miséricorde pour les mondes" [ Sourate 21 - Verset 107 ]
'ordre a été donné à Mahomet de consulter les croyants avant de prendre une décision.
Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux; consulte-les sur toute chose; mais, quand tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu.
—Dieu aime ceux qui ont confiance en lui—
Le Coran (III; 159) »
La prière de consultation
Tout les musulmans sont soumis chaque jour à différentes épreuves, afin de les éprouver, de tester leur foi et leur soumission à Dieu. Or, si la plupart du temps, la distinction entre l’illicite et l’illicite est parfaitement clair, il existe certains cas pour lequel le croyant, ne pouvant trouver la bonne attitude à adopter, doit se tourner vers Dieu pour trouver la réponse (1). C’est dans ce cas précis que la prière de la consultation a été instituée.
Historique
La prière de la consultation (Salaat al-Istikhaarah) puise ses origines à travers la Sounna prophétique. En effet, lorsque le prophète Muhammad (PBSL) se trouvait fasse à une situation dont il ne savait qu’elle décision adopter, et le caractère bénéfique ou non qu’il en résulterait, il se tournait alors vers Dieu et formulait une prière demandant un éclairage au Créateur de toute chose.
Ainsi, Jaabir ibn ‘Abd-Allaah al-Salami rapporte le récit suivant à propos du prophète Muhammad (PBSL) :
Le Messager d’Allah (PBSL) apprenait à ses compagnons à consulter (Dieu) en toute occasion, comme il leur apprenait les sourates du Coran. Le prophète (PBSL) disait également : « Si l’un d’entre-vous à une décision à prendre, alors laisser le prier deux rakats d’une prière surérogatoire. ». Le prophète de Dieu (PBSL) prononçait ensuite l’invocation correspondante à la fin de la deuxième rakat.
(Hadith rapporté par Al-Boukhari, At-Tirmidhi, An-Nassai, Abou Dawoud, Ibn Madja et Ahmad).
Mode opératoire
La prière de la consultation se compose d’une prière surérogatoire à deux rakats, à laquelle on ajoute l’invocation suivante :
« Allâhumma innî astakhîruka bi'ilmika, wa astaqdiruka biqudratika, wa as-aluka min fadlikal-azim, fa'innaka taqdiru wa lâ aqdir, wa ta'alamu wa lâ a'alam, wa anta 'allâmul-ghuyûb. Allâhumma in kunta ta'alamu anna hâdhal-amra ( wa yusammî hâdjatah ) khaïrun lî fî dînî wa ma'âshî wa âqibati amrî faqdirhu lî wa yas'sirhu lî thumma bârik lî fîhi, wa in kunta ta'alamu anna hâdhal-amra sharrun lî fî dînî wa ma'âshî wa âqibati amrî fas'rifhu annî was'rifnî anhu, waqdir lî alkhaïra haïthu kâna thumma ardinî bih »
Traduction française :
« Seigneur Dieu, je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force. Je viens prier Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable, Tu sais et je ne sais pas et c’est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur Dieu, si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de bien pour ma religion, pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur), destine-la moi, facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi. Et si tu sais que cette affaire est pour moi une source de mal pour ma religion, pour ma vie d’ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) détourne-la de moi et détourne-moi d’elle. Prédestine-moi le bien où il se trouve et inspire m’en la satisfaction. »
Comme pour toute prière obligatoire, il est nécessaire d’avoir ses ablutions pour effectuer la prière de consultation. De même, l’intention de demander la guidance de Dieu doit être prédominante dans le cœur du croyant.
Au cours de chaque rakat, le musulman doit demander l’assistance de Dieu concernant son affaire au moment de prononcer « Rabbana wa laka l-hamd ».
Dans quel cas effectuer cette prière
La prière de consultation n’est a utilisé que dans les cas d’une décision importante impactant la vie du croyant, à la lumière de laquelle l’on souhaite obtenir la guidance divine pour effectuer le bon choix. Généralement, les musulmans effectuent cette prière à l’occasion du choix d’un(e) époux (se), d’un voyage à entreprendre...
Ainsi, par cette prière de consultation, le prophète de Dieu (PBSL) savait que s’il continuait dans la voie qu’il avait choisi, Dieu faciliterait les conditions menant à sa réussite et s’il s’agissait d’un mauvais choix, Dieu l’en écarterait définitivement.
Cette prière n’est à utiliser par contre uniquement que dans le cas d’une affaire sérieuse pour laquelle ni le Coran, ni la tradition prophétique ne peuvent répondre de façon suffisamment claire pour que le croyant sache qu’elle décision adopter.
La Prière de Demande de Pluie (salât al-istisqâ’) C87 + C88
L’istisqâ, qui, étymologiquement, consiste à demander de l’eau, signifie ici prier Dieu pour obtenir la pluie en temps de sécheresse. Cette prière s’effectue selon l’une des modalités suivantes :
1 – L’imam préside une prière de deux cycles à un moment quelconque en dehors des moments déconseillés. Lors du premier cycle, il récite, à voix haute, la Fatiha et la sourate 87 Al-A’lâ ; lors du second cycle, la Fatiha suivie de la sourate 88 Al-Ghâchiyah. Il fera un sermon, soit avant, soit après la prière. Une fois le sermon achevé, les orants changeront la disposition de leurs vêtements, ce qui est à droite sera désormais à gauche et vice-versa. Ils se tiendront dans le sens de la Qibla et lèveront les mains pour invoquer Dieu le Très-Haut avec ferveur. Ibn ‘Abbâs a dit : "Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, sortit de chez lui avec une allure modeste, portant des habits de travail. Tout ferveur et recueillement, il accomplit deux cycles de prière pareils à ceux de la prière de la fête, sans faire ce sermon que vous faites." (Abû Dâwûd, At-Tirmidhi, An-Nasa’i, Ibn Maja, Ahmad).
‘Aisha raconte que les gens ayant exprimé au Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leur plainte au sujet de la sécheresse, il ordonna qu’on disposât une tribune, puis fixa un jour où ils sortiraient ensemble implorer la pluie. Le jour venu, il sortit quand le soleil fut levé, s’assit sur la tribune, proclama la grandeur de Dieu ainsi que la louange et déclara : "Vous vous êtes plaints de la sécheresse. Dieu vous a enjoints de L’invoquer et vous a promis d’exaucer vos prières". Et d’ajouter : "Louange à Dieu, Seigneur des mondes, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux, Maître du jour de la Rétribution. Il n’est d’autre divinité en dehors de Dieu ; Il fait ce qu’Il veut. Seigneur, il n’est d’autre divinité en dehors de Toi, Tu es le Riche et nous les pauvres. Puisses-Tu faire tomber Ta pluie sur nous, puisses-Tu faire de ce bien une force et un appui qui nous soulageront pour quelque temps". Puis il leva les bras et se mit à invoquer longtemps, si longtemps que l’on pouvait voir la blancheur de ses aisselles. Après quoi il tourna le dos aux gens et mit son habit à l’envers en levant les bras. C’est alors qu’il se tourna vers les orants, descendit de la tribune et célébra la prière. Dieu le Très-Haut voulut à ce moment-là que se formât un gros nuage, qui se déclencha en tonnerre et en éclair avant de se déverser par la grâce de Dieu. Voyant la pluie tomber à flots et les gens accourir vers leurs maisons, il sourit avec béatitude et déclara : "Je témoigne que Dieu est Tout-Puissant, et que je suis Son serviteur et Son Messager." (Al-Hâkim).
Citant son oncle paternel ‘Abdallâh Ibn Zayd Al-Mâzinî, ‘Abbâd Ibn Tamîm rapporte : "Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, sortit implorer la pluie, accompagné d’une foule de gens. Il présida une prière de deux cycles, dans lesquels il récita le Coran à haute voix." (Al-Bukhâri, Muslim, Abû Dâwûd, At-Tirmidhi, An-Nasa’i, Ibn Maja, Ahmad).Abû Huraya rapporte : "Un jour le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, sortit implorer la pluie ; il nous dirigea dans un office de deux cycles, sans appels à la prière dit adhân et iqâma. Ensuite il prononça un sermon, invoqua Dieu, tourna le visage vers la Qibla en levant les bras, puis il changea la disposition de son vêtement, en mettant le côté gauche à droite et inversement." (Ahmad, Ibn Mâja, Al-Bayhaqî).
2 – Lors du prêche du Vendredi, l’imâm prononce des invocations auxquels les orants répliquent par des "Amin". Qu’on en juge par ce propos rapporté par Al-Bukhari et Muslim, citant Sharîk Ibn Anas : "Un Vendredi, un homme entra dans la mosquée et trouva le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, qui faisait le sermon. – Ô Messager de Dieu, lui dit-il, il ne nous reste plus d’argent, plus de marchandises. Prie donc Dieu pour qu’il nous vienne en aide. Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leva alors les bras vers le ciel et implora Dieu en ces termes : "Seigneur, portes-Toi à notre secours ; Seigneur, portes-Toi à notre secours ; Seigneur, portes-Toi à notre secours". Anas constate : "Par Dieu, on ne voyait pas la trace d’un nuage dans le ciel. Entre nous et la montagne, il ne se trouvait nulle maison ni habitation. Et voilà que de l’autre flanc de la montagne, il s’éleva un nuage rond et dense. Quand il atteignit le milieu du ciel, il se déversa en flots. Par Dieu, toute une semaine durant, nous ne vîmes pas le soleil. Le Vendredi suivant, par la même porte, entra un homme alors que le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, prononçait son prêche. Celui-ci se tourna vers lui. – Ô Messager de Dieu, dit l’homme, il ne nous reste plus d’argent, plus de marchandises. Prie donc Dieu pour qu’Il mette un terme à ce déluge. Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leva alors les bras vers le ciel et implora Dieu en ces termes : "Seigneur, déverse-la autour de nous, non sur nous-mêmes. Déverse-la sur les collines et les buttes, sur les fonds des vallées et sur les plantations". Sitôt dit, sitôt fait : l’averse cessa sur le champ, et nous sortîmes marcher sous le soleil.
3 – On peut s’en tenir à une simple invocation le jour du Vendredi, sans prière aucune à la mosquée ou ailleurs. A telle enseigne que Ibn Mâja et Abû ‘Uwâna rapportent, citant Ibn ‘Abbâs, qu’un bédouin vint un jour trouver le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, et lui tint le langage suivant : "Ô Messager de Dieu, je viens de chez une groupe de gens dont les bergers ne trouvent nul pâturage, et dont les boeufs remuent à peine la queue tant ils sont chétifs. Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, se hissa alors sur la r=tribune, louangea Dieu et dit : "Seigneur, puisses-Tu nous arroser par une pluie qui nous porte secours, qui soit bienfaisante et féconde, répandue partout et abondante, immédiate et non tardive". Puis il descendit de la tribune. Aussitôt après, il n’y eut pas de visiteur venu le voir de telle ou telle contrée qui ne manquait d’affirmer : "Nous avons été arrosés." (Ibn Mâja, Abû ‘Uwâna). Shurahbil Ibn As-Simt raconte avoir demandé une fois à Ka’b Ibn Murra : "Ô Ka’b, parle-nous du Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam. – J’ai entendu, dit-il, le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, tenir ces propos à un homme qui lui demandait d’implorer la pluie en faveur de la tribu de Mudar : "Tu es bien hardi, lui dit le Prophète, est-ce pour Mudar? – Ô Messager de Dieu, rétorqua l’homme, tu as demandé soutien et victoire à Dieu le Très-Haut et Il t’a soutenu ; tu L’as invoqué et Il a zxaucé tes prières. Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leva alors les bras vers le ciel en disant : "Seigneur, puisses-Tu nous arroser par une pluie qui nous porte secours, qui soit bienfaisante et féconde, répandue partout et abondante, immédiate et non tardive, utile et non nocive". Cette prière fut bientôt exaucée. Mais ces gens ne tardèrent pas à venir déplorer une quantité surabondante de précipitations : "Nos maisons se sont écroulées", dirent-ils. Le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, leva alors les bras vers le ciel et pria Dieu : "Seigneur; déverse-la autour de nous, non sur nous-mêmes". Les nuages commencèrent alors à se disperser en tous sens. (Ahmad, Ibn Mâja, Al-Bayhaqî, Ibn Abî Shayba, Al-Hakim).
Ash-Sha’bî rapporte : ‘Umar sortit solliciter la pluie et se contenta d’implorer le pardon de Dieu. On lui demanda : "On voit que tu n’as pas demandé la pluie. – J’ai imploré la pluie en demandant pardon à Dieu. Puis il lut ce verset : "Implorez pardon, de votre Seigneur, – Il reste grand pardonneur, vraiment. – pour qu’Il vous envoie la nuée qui tombe abondamment en pluie" ; et cet autre verset : "Implorez pardon, de votre Seigneur, puis repentez-vous à Lui". (Sa’id, ‘Abd Ar-Razzâq, Al-Bayhaqî, Ibn Abî Shayba).
Voici quelques formules invocatoires puisées dans la tradition prophétique :
- Selon Ash-Shâfi’i, certains ont rapporté, citant Sâlim Ibn ‘Abdallâh, lequel tient ce propos de son père ‘Abdallâh, que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, invoqua Dieu en ces termes : "Seigneur, puisses-Tu nous arroser par une pluie qui nous porte secours, qui soit bienfaisante et féconde, répandue partout et abondante, régulière et continue. Seigneur, nous te prions de nous abreuver par la pluie. Fais que nous ne soyons pas de ceux qui se laissent vaincre par le désespoir. Seigneur, le pays, les gens, le bétail et toutes les créatures vivent dans le malaise, la disette, la misère. Et ce n’est qu’à Toi que nous exprimons notre mal et notre souffrance. Seigneur, fais pousser pour nous les récoltes, rends fécondes et productives les bêtes. Arrose-nous par les biens bénis du ciel. Fais pousser pour nous les biens bénis de la terre. Seigneur, débarrasse-nous de la gêne et du malaise, de la faim et du dénuement. Epargne-nous le malheur et l’adversité que nul autre que Toi ne saurait nous épargner. Seigneur, nous implorons Ton pardon ; c’est Toi le Pardonneur. Déverse sur nous les eaux du ciel en abondance". Puis Ash-Shafi’i commente : "J’aime à entendre les imâms prononcer cette invocation".
- Sa’d rapporte que le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, fit cette invocation pour demander la pluie : ""Seigneur, couvre-nous d’une nue épaisse, massive, impétueuse, accompagnée d’éclairs, qui se déverse en bruine, en pluie plus fine, et qui soit régulière, ô Seigneur, plein de majesté et de munificence." (Abû ‘Uwâna).
- D’après ‘Amr Ibn Shu’ayb, citant son père et son grand-père, le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, avait coutume d’invoquer Dieu en ces termes pour demander la pluie : "Seigneur, puisses-Tu abreuver Tes serviteurs et Ton bétail ; puisses-Tu déployer Ta miséricorde et régénérer Ta terre morte." (Abû Dawûd).
Il est préférable, lors de l’invocation pour la pluie, de tourner vers le ciel le dos de la main. Qu’on en juge par le propos de Muslim, citant Anas, selon lequel le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, procéda de cette manière lorsqu’il fit cette invocation.
De même, il est recommandé de dire, en voyant tomber la pluie : "Seigneur, fais que ce soit une pluie bienfaisante". Ce disant, on découvrira une partie de son corps pour qu’elle soit touchée par la pluie.
Si, la pluie se faisant abondante, on craint quelque désastre, on dira : "Seigneur, fais que ce soit une pluie de miséricorde, non une pluie entraînant souffrance et malheur, destruction et inondation. Déverse-la, Seigneur, sur les collines et les plantations, autour de nous et non sur nous-mêmes".
Toutes ces formules invocatoires font partie de la tradition prophétique authentique.
Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite, l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ, la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud.
Le texte de l'Exode 20, 2–17, est, selon la traduction de Louis Segond, le suivant :
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20.5 |
Tu ne te prosterneras pas devant d'autres dieux que moi, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent |
L’invocation de la prosternation de la récitation du Coran
La prosternation de la récitation du Coran ?
Lors de la lecture du Coran, vous avez surement du déjà rencontrer un petit symbole (avec la forme d'une porte) à la fin de certains versets, ceci doublé d’un trait tiré au dessus d’un mot de la famille « prosterner » (sajada en arabe). Ce symbole est l'indication de la recommandation de se prosterner c'est la prosternation de la lecture du Coran ou encore « Soujoud At Tilawa »
À quel endroit ?
Il faut savoir que les versets après lesquels il est recommandé une telle prosternation sont au nombre de 15 (source fatwa du comité permanent de la fatwa). En voici le détail :
(Sourate/Verset)
(7, Al A'raf / 206)
(13, Ar Ra'd / 15)
(16, An Nahl / 49)
(17, Al Isra' / 109)
(19, Maryam / 58)
(22, Al Hajj / 18)
(22, Al Hajj / 77)
(25, Al Fourqan / 60)
(27, An Naml / 26)
(32, As Sajda / 15)
(38, Sad / 24)
(41, Foussilat / 37)
(53, An Najm / 62)
(84, Al Inshiqaq / 21)
(96, Al 'Alaq / 19)
On remarquera au passage qu'il y a deux prosternations dans la seule sourate Al Hajj (Le pèlerinage)
Intérêt de cette prosternation
Selon Abou Hourayra, le Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) a dit : « Quand le fils d'Adam récite un endroit où il faut se prosterner et qu'il se prosterne, le diable dit en pleurant : « Malheur à moi ! Il lui a été demandé de se prosterner et il s'est prosterné, il a donc le Paradis ; mais il m'a été demandé de me prosterner et j'ai refusé, j'aurais donc le Feu ! » (Rapporté par Mouslim)
Est-ce une obligation ou bien une recommandation ?
La prosternation de la récitation du Coran n'est pas obligatoire conformément au hadith : Selon 'Omar Ibn Al Khattab : « Le Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) a lu une fois sur la chaire, le jour du vendredi, la sourate « l'étoile » jusqu'à lire le verset de la prosternation, il descendit et se prosterna et les gens se prosternèrent. Le vendredi suivant, il lit la même sourate jusqu'au verset de la prosternation et dis : O hommes, la prosternation ne nous a pas été rendue obligatoire ; celui qui se prosterne a bien fait, celui qui ne se prosterne pas n'a pas fait de péché ». (Rapporté Boukhâry)
Il est donc recommandé pour celui qui le peut de se prosterner ne serait-ce que pour le mérite évoqué précédemment ou encore pour le fait de poser le front à terre et ainsi de s'humilier devant son Créateur et de reconnaitre qu'Il est le Très-Haut et que l'on n'est rien.
Y'a t'il une invocation propre à cette prosternation ?
Il existe effectivement deux invocations qu'il est recommandé de dire au moment de la prosternation :
Première invocation :
" سَجَدَ وَجْهِيَ لِلَّذِي خَلَقَهُ, وَ شَقَّ سَمْعَهُ وَ بَصَرَهُ بحَوْلِهِ وَ قُوَتِهِ, فَتَبَارَكَ اللهُ أَحْسَنُ الخَالِقِينَ "
« Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé, lui a procuré son ouïe et sa vue par Sa force et Sa puissance. Gloire donc à Allah le Meilleur des créateurs. » At-Tirmidhî (2/474), Ahmed (6/30) et Al- Hâkim qui rapporte la dernière partie et l’a authentifié ; approuvé par Ad-Dhahabî (1/220).
Phonétique : "Sajada wajhî lilladhî khalaqahou, wa chaqqa sam'ahou wa basarahou bi hawlihi wa qouwwatihi, fatabârakallâhou ahsanoul khaliqine"
Seconde invocation :
" اللَّهُمَّ اكْتُبْ لِي بهَا عِنْدَكَ أَجْراً, وَ ضَعْ عَنِّي بهَا وِزْراً, وَ اجْعَلْهَا لِي عِنْدَكَ ذُخْراً, وَتَقَبَّلْهَا مِنِّي كَمَا تَقَبَّلْتَهَا مِنْ عَبْدِكَ دَاوُدَ "
« Ô Seigneur ! Inscris-moi grâce à elle (cette prosternation) une rétribution auprès de Toi, décharge-moi grâce à elle d’un fardeau, réserve-la-moi auprès de Toi comme une provision et accepte-la de ma part comme Tu l’as accepté de Ton serviteur Dâwûd (David). » At-Tirmidhî (2/473) et Al-Hâkim qui l’a authentifié ; approuvé aussi par Ad-Dhahabî (1/219).
Phonétique : « Allâhoumma Ouktoubli bihâ ‘indaka ajra, wa dha’ ‘annî bihâ wizra, waj’al-hâlî ‘indaka doukhra, wa taqabbalhâ minnî kamâ taqabbaltahâ mine ‘abdika Dawoud »
Comment est accomplie la prosternation dite de récitation ?
D'après Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) qui dit : « Le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) nous récitait le Coran, et quand il atteignait l’emplacement d’une prosternation (d'un verset à prosternation), il disait : « Allahou akbar » et se prosternait et nous en faisions autant. » (Hadith authentique rapporté entre autres par Mouslim & Al Bokhari).
Ce qui a été rapporté c’est le takbir (le fait de dire « Allahou Akbar ») au moment de procéder à la prosternation et non au moment de se redresser, à moins que cette prosternation soit effectuée dans le cadre d’une récitation faisant partie de prière. On ne procède ni au tachahhoud ni au salut à la suite de la prosternation de récitation parce que cela n’est pas rapporté du Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui). (Commission Permanente pour les Recherches Scientifiques et la Consultation Religieuse)
Doit-on avoir les ablutions pour effectuer la prosternation dite de récitation ?
L’avis juste est qu’il n’est point nécessaire d’être en état de pureté rituelle pour pouvoir effectuer la prosternation de reconnaissance et de prosternation de la récitation de la part de celui qui récite ou de celui qui écoute la récitation, car ces actes ne sont pas assimilables à la prière proprement dite. (Commission Permanente pour les Recherches Scientifiques et la Consultation Religieuse)
La femme doit-elle être voilée pour la prosternation dite de récitation ?
Il vaut mieux que la femme qui arrive à un point de prosternation se prosterne tout en restant voilée. Mais si elle se prosterne sans voile, nous espérons qu’il n’y ait aucun inconvénient, car la prosternation de récitation n’est pas assimilable à la prière proprement dite. Il ne s’agit que d’un signe d’humilité à l’égard d’Allah, le Transcendant, un moyen de se rapprocher de Lui comme les autres dhikr et actes de bienfaisance. (Commission Permanente pour les Recherches Scientifiques et la Consultation Religieuse)
Passer devant une personne qui effectue la prosternation dite de récitation ?
Il n’encourt rien pour ce geste. (Commission Permanente pour les Recherches Scientifiques et la Consultation Religieuse)
Informations supplémentaires sur la
Sourate As-Sajdah (La Prosternation)
Pourquoi ce nom ?
La Sourate a été nommée As-Sajdah en raison du mot « soujjadane » (prosternés) mentionné dans le verset 15.
Quand fut-elle révélée ?
Le style de cette sourate montre qu’elle a été révélée pendant la période mecquoise, plus spécifiquement à sa première étape. En effet, on n’y trouve pas en arrière-plan la sévère persécution et la tyrannie exercées contre les musulmans, chose qui apparait dans les sourates révélées dans les étapes ultérieures.
Thèmes et sujets abordés
Le thème principal de cette sourate vise à dissiper les doutes dans l’esprit des gens au sujet du Tawhîd (Monothéisme), l’Au-delà ainsi que la Prophétie. Elle les invite à adhérer à ces trois vérités. Lorsque les infidèles mecquois parlaient entre eux au sujet du prophète, ils se disaient : « Cet homme invente des choses bien curieuses. Il lui arrive parfois de parler de ce qui va se produire après la mort… Il dit : lorsque vous ne serez que poussière, vous serez appelés pour rendre des comptes et il y aura un Enfer et un Paradis. Il lui arrive de dire : ces dieux, déesses et autres saints que vous adorez ne sont rien : Il n’y a qu’un Seul Dieu digne d’être adoré. Il dit aussi : les paroles que je récite ne sont guère de moi, c’est la Parole d’Allâh. Autant de choses étranges qu’il soutient ». Les réponses à ses doutes et craintes constituent le thème central de cette sourate.
À cet égard, les infidèles sont informés : « Très certainement, ceci est la Parole d’Allâh, révélée pour réveiller des gens sombrant dans l’insouciance, privés des bienfaits et des bénédictions de la mission Prophétique. Comment l’appelleriez-vous « invention » alors qu’il est manifeste et évident que c’est révélé par Allâh ? »
Puis ils sont interrogés : « Usez de votre bon sens et jugez par vous-mêmes : parmi les choses présentées dans le Coran, qu’est-ce qui est étrange et relève des histories fabriquées ? Observez la gestion de la terre et des cieux. Méditez sur votre création elle-même. Ces éléments ne témoignent-ils pas en faveur des enseignements que ce Prophète vous transmet par le Coran ? L’univers reflète-t-il le Monothéisme (Tawhîd) ou le polythéisme (shirk) ? Lorsque vous considérez tout cet univers et votre création elle-même, votre intellect vous indique-t-il que Celui qui vous a donné votre existence actuelle ne pourra pas vous créer de nouveau ? »
Puis, une scène de l’Au-delà est dépeinte. Les fruits savoureux de la foi et les conséquences amères de la mécréance sont évoqués et les gens sont exhortés d’abandonner la mécréance avant d’entrer dans leur tombe. Ils sont appelés à accepter les enseignements du Noble Coran qui témoignera alors en leur faveur dans l'au-delà. Puis, ils furent informés : C’est par sa Miséricorde suprême qu’Allah ne saisit pas l’homme immédiatement à cause de ses erreurs pour le châtier éternellement. Au contraire, Il l’éprouve par des petits ennuis, des difficultés, des pertes, des calamités afin qu’il se réveille et saisisse l’avertissement.
Puis il est dit : « Ce n’est pas la première fois qu’Allâh révèle un Livre à un homme. Par le passé, comme vous le savez bien, un Livre fut révélé à Moïse. Il n’y donc rien qui mérite votre étonnement. Soyez-en certains, ce Livre est révélé par Allâh et sachez bien que ce qui s’est produit du temps de Moïse se reproduira maintenant. La suprématie sera accordée uniquement à ceux qui acceptent le Livre Divin. Ceux qui le rejettent courent à leur perte inéluctable ».
Puis les infidèles mecquois sont avertis : « Regardez le sort funeste des communautés révolues. Pendant vos voyages pour le commerce, vous passez tout près des ruines qu’ils ont laissées après eux. Espérez-vous avoir le même sort ? Que les apparences et l’aspect superficiel des choses ne vous trompent pas ! Aujourd’hui, il vous est clair que nul n’écoute ce que Muhammad (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) dit, exception faite de quelques jeunes gens, quelques esclaves et certains pauvres. Il est l’objet de vos malédictions et propos désagréables, fusant de toutes parts. Vous avez alors l’impression, à tort, que sa mission échouera. C’est la conclusion erronée que vos observations vous inspirent. Ne voyez-vous pas dans la vie de tous les jours, une terre, qui pourtant était sèche et déserte, se couvrir d’une florissante végétation après la pluie ? Qui aurait pu imaginer, que sous ces couches de terre se trouvent de tels trésors qui peuvent pousser et fleurir ? » Que le Coran est beau !
En conclusion, le Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) est informé et consolé : « Ces gens se moquent de ce que tu leur dis et ils te demandent quand viendra l’heure de ta victoire décisive. Dis-leur : lorsque l’Heure du Jugement Final viendra, il sera trop tard pour vous d’adhérer à la foi. S’il s’agit d’embrasser la foi, c’est maintenant qu’il faut le faire. Mais si vous préférez attendre le Jugement Final, attendez à votre guise ».
La prière d'exaltation de Dieu
Cette prière dont la pratique a été recommandée par le prophète Mohamed (saws) s'établit en 4 rak'ates, à toute heure du jour ou de la nuit, avec une salutation finale lorsqu'elle a lieu le jour et deux salutations finales dans le cas où elle est établie la nuit. A chaque rak'a le fidele récite 75 fois:
Soubhanallah, walhamdoulillah, wala ilâha illallah, wallaho akbar de la manière suivante :
- 15 fois après la récitation d'al-Fatiha et d'une sourate de son choix
- 10 fois pendant l'inclination (Roku')
- 10 fois après s'être relevé de l'inclination
- 10 fois pendant la première prosternation (Sojoud)
- 10 fois après s'être relevé de la première prosternation
- 10 fois pendant la deuxième prosternation
- 10 fois après s'être relevé de la deuxième prosternation
Après quoi le fidèle se lève pour accomplir la deuxième rak'a de la même manière que précédemment.
Faisons remarquer que si cette prière est établie la nuit, elle comporte alors deux salutations finales : une salutation finale après les deux premières rak'ates et une autre salutation finale après les deux dernières rak'ates. Mais au cas où cette prière est établie le jour, il n'est dit qu'une seule salutation finale après la quatrième rak'a, étant bien entendu que chaque rak'a comporte 75 fois le "tasbih" et qu'après les deux premières rak'ates on récite le tachad-hod et l'appel des bénédictions divines sur le prophetes (saws).
Parlant du mérite de cette prière, le prophète Mohamed (saws) déclara à son oncle Al-Abbas ibn Abdel Mottalib : "Si tu établis cette prière, Dieu absout tous tes péchés : du premier au dernier, les anciens et les nouveaux, les volontaires et les involontaires, les secrets et les publics".
(du livre " le rappel et l'invocation de Dieu")
La Prière du Besoin (Salate al Hadja)
Assalam alaykoum,
Abd Allah ibn Abi al-Awfa al-Aslami a dit : « Le Messager d’Allah se présenta à nous et dit : que celui qui a un besoin auprès d’Allah ou auprès de l’une de Ses créatures fasse ses ablutions et accomplisse deux rak'a ( unités).
Et puis qu’il dise :il n’y a pas de dieu en dehors d’Allah, le clément, le noble. Gloire à Allah, maître du Trône immense. Louange à Allah, le Maître de l’univers. Mon Seigneur ! Je te demande les choses qui conduisent nécessairement à Ta miséricorde et les choses qui permettent nécessairement d’accéder à Ton pardon. Je Te demande de gagner tout bien et d’être à l’abri du péché. Je te demande de me pardonner tous mes péchés, de dissiper tous mes soucis et de satisfaire tous mes besoins qui rencontrent Ton agrément. Ensuite, il demande ce qui lui plaît en fait des choses de ce monde et de l’autre car on le lui décrétera. (Rapporté par Ibn Madja).
La version phonétique de la prière du besoin:
La illaha illa Allah al halimoul al karim wa subhannallahi rabil 'archil 'adim al hamdoulilahi rabbil 'alamine ass- alouka moujibati rahmatica wa 'aza- ima maghfiratika wal 'ismata min kouli dhanbin wal ghanimata min kouli birrin wa salamata min kouli ithmin la tada'li dhanban illa ghafartahou wa la hamman illa farrajtahou wa la hajatan hiya laka ridan illa qadaytaha ya arhama rahimin.
La version arabe de la prière:
لا إله إلا الله الحليم الكريم ، سبحان الله رب العرش العظيم
الحمد لله رب العالمين أسألك موجبات رحمتك و عزائم مغفرتك
و الغنيمة من كل بر و السلامة من كل إثم لا تدع لي ذنبا إلا غفرته
و لا هما إلا فرجته و لا حاجة هي لك رضا إلا قضيتها
La priere du repentir
La Prière du Repentir (salât at-tawba)
Abû Bakr rapporte : "J’ai entendu le Messager de Dieu, salla l-Lahu alleyhi wa salam, dire : "Tout homme qui, ayant omis un péché, s’avise de faire ses ablutions, de prier et d’implorer le pardon de Dieu, verra ses péchés pardonnés par Dieu". Puis il récita ce verset : "Et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou prévariqué contre eux-mêmes, se souviennent de Dieu et demandent pardon de leurs péchés, – et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Dieu? – et qui ne s’entêtent pas, en ce qu’ils ont fait, alors qu’ils savent. Ceux-là ont pour paiement le pardon de la part de leur Seigneur, ainsi que les Jardins, sous quoi coulent les ruisseaux, d’y demeurer éternellement." (La Famille d’Imrân, 135-136). Ce hadith est rapporté par Abû Dâwûd, An-Nasa’i, Ibn Maja, Al-Bayhaqî, At-Tirmidhi).
Citant Abû Ad-Dardâ, At-Tabarânî rapporte dans son traité "Al-Kabîr" ce hadith : "Le Prophète, salla l-Lahu alleyhi wa salam, a déclaré : "Celui qui fait ses ablutions en veillant à les accomplir selon les règles, puis effectue deux ou quatre cycles de prière, prescrites ou non, en s’inclinant et en se prosternant dûment, et qui implore le pardon de Dieu, celui-là verra son voeux exaucé".
Ô Seigneur ! Tu es mon Dieu. Il n'y a d'autre divinité que Toi. Tu m'as créé et je suis ton esclave, je me conforme autant que je peux à mon engagement et à ma promesse vis-à-vis de Toi. Je me mets sous Ta protection contre le mal que j'ai commis. Je reconnais Ton bienfait à mon égard et je reconnais mon péché. Pardonne-moi car Il n'y a que Toi qui pardonne les péchés.
اللّهـمَّ أَنْتَ رَبِّـي لا إلهَ إلاّ أَنْتَ ، خَلَقْتَنـي وَأَنا عَبْـدُك ، وَأَنا عَلـى عَهْـدِكَ وَوَعْـدِكَ ما اسْتَـطَعْـت ، أَعـوذُبِكَ مِنْ شَـرِّ ما صَنَـعْت ، أَبـوءُ لَـكَ بِنِعْـمَتِـكَ عَلَـيَّ وَأَبـوءُ بِذَنْـبي فَاغْفـِرْ لي فَإِنَّـهُ لا يَغْـفِرُ الذُّنـوبَ إِلاّ أَنْتَ
Allâhumma anta rabbî, lâ ilâha illâ anta, Khalaqtanî wa anâ habduka, wa anâ halâ hahdika wa wahdika mâ statahtu, Ahûdhu bika min sharri mâ sanahtu. Abû'u laka bi-nihmatika halayya wa abû'u bi-dhanbî. Fa-ghfir lî fa-innahu lâ yaghfiru dh-dhunûba illâ ant.
Les 40 Rabanas
1. Seigneur, accepte notre œuvre. Toi qui entends et sais tout! (Coran 2.127) Rabbana taqabbal minna innaka anta s-sami`ul-l-`alim
2. Seigneur, fais que nous soyons soumis à Ta volonté, fais que notre postérité soit un peuple résigné à Ta volonté, enseigne-nous les rites sacrés, et accepte notre repentir, car Tu aimes à agréer la pénitence et Tu es Miséricordieux ! (Coran 2.128) Rabbana wa j`alna muslimayni laka wa min dhurriyyatina ummatan muslimatan l-laka wa arina manasikana wa tub `alayna innaka anta t-tawwabu r-rahim
3. Seigneur, donne-nous une belle part dans ce monde et une belle part dans l'Autre, et préserve-nous du châtiment du feu! (Coran 2.201)
Rabbana atina fi d-dunya hassana, wa fî-l-akhirati hassanatan w-waqina `adhaba n-nar
4. Seigneur, arme-nous de patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle ! (Coran 2.250)
Rabbana afrigh `alayna sabran wa thabbit aqdamana wa n-surna `ala l-qawmi l-kafirin
5. Seigneur, ne nous punis pas pour des fautes commises par oubli ou par erreur ! (Coran 2.286)
Rabbana la tu-akhidhna in nasina aw akhta-na
6. Seigneur, ne nous impose pas le fardeau que Tu avais imposé à ceux qui ont vécu avant nous ! (Coran 2.286)
Rabbana wa la tahmil `alayna isran kama hamaltahu `ala l-ladhina min qablina
7. Seigneur, ne nous charge pas de ce que nous ne pouvons supporter. Efface nos pêchés, pardonne les nous, aie pitié de nous ! Tu es notre Maître ! Donne-nous la victoire sur les infidèles ! (Coran 2.286)
Rabbana wa la tuhammilna ma la taqata lana bihi wa`fu `anna wa ghfir lana wa rhamna. Anta mawlana fa-nsurna `ala l-qawmi l-kafirin
8. Seigneur ! ne fais pas dévier nos coeurs après que tu nous as guidés ! Accorde-nous Ta miséricorde, car Tu es le Dispensateur Suprême. (Coran 3.8)
Rabbana la tuzigh qulubana ba`da idh hadaytana wa hab lana min ladunka rahmatan innaka anta l-wahhab
9. Seigneur ! Tu rassembleras le genre humain dans un jour au sujet duquel il n'y a point de doute ! Certes, Allah ne manque point à Ses promesses ! (Coran 3.9)
Rabbana innaka jami`u n-nasi li-yawmin l-la rayba fîhi inna l-laha la yukhlifu-l-mi`ad
10. Seigneur, nous avons cru ; pardonne-nous nos péchés et préserve-nous du châtiment feu ! (Coran 3.16)
Rabbana innana amanna fa-ghfir lana dhunubana wa qina `adhaba n-nar
11. Seigneur, nous croyons à ce que Tu as révêlé, et nous suivons le Prophète ! Inscris-nous au nombre de ceux qui témoignent ! (Coran 3.53)
Rabbana amanna bi-ma anzalta wa t-taba`na r-rasula fa-ktubna ma`a shahidin
12. Seigneur, pardonne-nous nos péchés et nos excès. Affermis nos pas et accorde-nous la victoire sur les infidèles ! (Coran 3.147)
Rabbana ghfir lana dhunubana wa israfana fî amrina wa thabbit aqdamana wa nsurna `ala-l-qawmi-l-kafirin
13. Seigneur, Tu n'as pas créé tout cela en vain (l'univers) ! Gloire à Toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu ! (Coran 3.191)
Rabbana ma khalaqta hadha batilan subhanaka fa-qina `adhaba n-nar
14. Seigneur, celui que Tu précipites en enfer tombe dans l'ignominie, les pervers ne pourront compter sur aucun secours! (Coran 3.192)
Rabbana innaka man tudkhili n-nara fa-qad akhzaytahu wa ma li-z-zalimina min ansar
15. Seigneur, nous avons entendu l'homme qui appelait ; il nous appelait à la Foi, il criait: «Croyez en Dieu», et nous avons cru ! (Coran 3.193)
Rabbana innana sami`na munadiyan y-yunadi li-l-imani an aminu birabbikum fa-amanna
16. Seigneur, pardonne-nous nos fautes, efface nos péchés, et fais que nous mourions avec les gens charitables (Coran 3.193)
Rabbana fa-ghfir lana dhunubana wa kaffir `anna sayyi-atina wa tawaffana ma`a l-abrar
17. Seigneur, donne-nous ce que Tu as promis par l'intermédiaire de Tes Messagers ! Fais que nous ne soyons pas humiliés au jour de la résurrection, Toi qui ne manques jamais à Tes promesses ! (Coran 3.194)
Rabbana wa atina ma wa`adtana `ala rusulika wa la tukhzina yawma l-qiyamati, innaka la tukhlifu-l-mi`ad
18. Seigneur, nous croyons ! Inscris-nous au nombre de ceux qui témoignent ! (Coran 5.83)
Rabbana amanna fa-ktubna ma`a sh-shahidin
19. Seigneur, fais-nous descendre une table du ciel ; qu'elle soit un festin pour le premier et le dernier d'entre nous, et un signe de Ta puissance ! Nourris-nous, car Tu es le meilleur Nourrisseur ! (Coran 5.114)
Rabbana anzil `alayna ma-idatan mina s-sama-i takunu lana `idan li-awwalina wa akhirina wa ayatan m-minka wa rzuqna wa anta khayru r-raziqin
20. Ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants. (Coran 7.23)
Rabbana dalamna anfusana wa in l-lam taghfir lana wa tarhamna la-nakunanna mina-l-khasirin
21. Seigneur, ne nous place pas avec les injustes ! (Coran 7.47)
Rabbana la taj`alna ma`a l-qawmi dalimin
22. Seigneur, tranche entre nous et notre peuple. Tu es le meilleur des arbitres ! (Coran 7.89)
Rabbana ftah baynana wa bayna qawmina bi l-haqqi wa anta khayru l-fatihin
23. Seigneur, Déverse sur nous l'endurance et fais nous mourir entièrement soumis ! (Coran 7.126)
Rabbana afrigh `alayna sabran wa tawaffana muslimin
24. Seigneur, ne fais pas de nous une cible pour les persécutions des injustes ! Par Ta miséricorde, protège-nous des infidèles ! (Coran 10.85)
Rabbana la taj`alna fitnatan li l-qawmi z-zalimina wa najjina bi rahmatika mina l-qawmi l-kafirin
25. Seigneur, Tu sais ce que nous dissimulons et ce que nous montrons ! Pour Dieu, il y a rien de caché dans les Cieux et sur la Terre ! (Coran 14.38)
Rabbana innaka ta`lamu ma nukhfî wa ma nu`linu wa ma yakhfa `alal-lahi min shay-in fi l-ardi wa la fî s-sama
26. O mon Seigneur ! Fais que j'accomplisse assidûment la Salat ainsi qu'une partie de ma descendance; exauce ma prière, ô notre Seigneur (Coran 14.40)
Rabbi jahalni muqima ssalati wa min durriyyati, Rabbana wa taqabbal du`a
27. Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu'à mes parents (père et mère) et aux croyants, au jour du Jugement ! (Coran 14.41)
Rabbana ghfir li wa li-walidayya wa li-l-mu-minina yawma yaqumu l-hisab
28. Seigneur, accorde-nous Ta miséricorde et assure-nous la droiture de notre conduite. (Coran 18.10)
Rabbana atina min l-ladunka rahmatan wa hayyi lana min amrina rashada
29. Seigneur, nous craignons qu'il n'use de violence envers nous, ou qu'il ne commette des impiétés ! (Coran 20.45)
Rabbana innana nakhafu ay yafruta `alayna aw ay yatgha
30. Notre Seigneur est Celui qui a donné à chaque chose sa forme, puis Il l'a guidée ! (Coran 20.50)
Rabbuna l-ladhi a`ta kulla shay-in khalqahu thumma hada
31. Seigneur, nous croyons en Toi, pardonne nous, fais-nous miséricorde, Tu es le plus miséricordieux ! (Coran 23.109)
Rabbana amanna fa-ghfir lana wa rhamna wa anta khayru r-rahimin
32. Seigneur, éloigne-nous du supplice de l'enfer, qui est vraiment le plus atroce des supplices, ainsi qu'un mauvais lieu pour y séjourner et pour s'y arrêter ! (Coran 25.65)
Rabbana srif `anna `adhaba jahannama inna `adhabaha kana gharaman inaha sa-at mustaqarran wa muqama
33. Seigneur, fait que la vue de nos épouses et de nos enfants nous remplit de joie ! Et fais que nous marchions à la tête des pieux ! (Coran 25.74)
Rabbana hab lana min azwajina wa dhurriyyatina qurrata a`yunin wa j`alna li l-muttaqina imama
34. Notre Seigneur est indulgent et reconnaissant ! (Coran 35.34)
Rabbana la-ghafurun shakur
35. Seigneur, Tu embrasses tout de Ta miséricorde et de Ta science, pardonne à ceux qui se repentent et suivent Ton sentier ! Préserve-les du supplice de l'enfer ! (Coran 40.7)
Rabbana wasi`ta kulla shay-in r-rahmatan wa `ilman fa-ghfir li ladhina tabu wa t-taba`u sabilaka wa qihim `adhaba l-jahim
36. Seigneur, introduis-les dans les jardins d'Éden que Tu leur as promis, ainsi que leurs parents, leurs épouses et leurs enfants vertueux ! Tu es le Puissant, le, Sage ! Préserve-les du mal ! Tu auras pitié de celui qui se gardera des mauvaises actions, et c'est un bonheur immense ! (Coran 40.8-9)
Rabbana wa adkhilhum jannati `adnin al-lati wa`adttahum wa man salaha min aba-ihim wa azwajihim wa dhurriyyatihim innaka anta l-`azizu l-hakimu, wa qihimu sayyi-ati wa man taqi sayyi-ati yawma idhin fa-qad rahimtah wa dhalika huwa l-fawzu l-`azim
37. Seigneur, pardonne-nous et pardonne à nos frères qui nous ont devancés dans la Foi, et ne mets point dans nos cœurs de rancune contre ceux qui croient! Seigneur, Tu es compatissant et miséricordieux! (Coran 59.10)
Rabbana ghfir lana wa li ikhwanina l-ladhina sabaquna bi-l-imani wa la taj`al fî qulubina ghillan lil-ladhina amanu rabbana innaka ra-ufun r-rahim
38. Seigneur, nous mettons notre confiance en Toi, nous revenons à Toi. C'est à Toi que tout aboutit ! (Coran 60.4)
Rabbana `alayka tawakkalna wa ilayka anabna wa ilayka l-massir
39. Seigneur, ne nous induis pas en tentation pour ceux qui ne croient pas ! Pardonne-nous, Tu es puissant et sage ! (Coran 60.5)
Rabbana la taj`alna fitnatan lil ladhina kafaru wa ghfir lana rabbana innaka anta l-`azizu l-hakim
40. Seigneur, rends parfaite notre lumière, et pardonne-nous ! Tu es Tout-Puissant ! (Coran 66.8)
Rabbana atmim lana nurana wa ghfir lana innaka `ala kulli shay-in qadir
"Il n’y a d’autre divinité qu’Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose."
لا إلهَ إلاّ اللّهُ وَحْـدَهُ لا شَـريكَ له، لهُ المُلـكُ ولهُ الحَمـد، وهوَ على كلّ شيءٍ قدير
Lâ ilâha illâ l-lâhu wahdahu lâ sharîka lahu, lahu-l-mulku wa lahu lhamdu, wa huwa alâ kulli shay’in qadîr.
Allah est la Lumière des cieux et de la terre.
Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe.
La lampe est dans un (récipient de) cristal.
Et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat; son combustible vient d´un arbre béni:
Un olivier ni oriental ni occidental dont l´huile semble éclairer sans même que le feu la touche.
Lumière sur lumière. Allah guide vers Sa lumière qui Il veut.
Allah propose aux hommes des paraboles et Allah est Omniscient.
Si vous ne lui portez pas secours... Allah l´a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l´avaient banni, deuxième de deux.
Quand ils étaient dans la grotte et qu´il disait à son compagnon: "Ne t´afflige pas, car Allah est avec nous."
Allah fit alors descendre sur lui Sa sérénité "Sa sakina" et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas.
Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d´Allah eut le dessus.
Et Allah est Puissant et Sage.
"« En vérité, As-Safâ et Al-Marwa sont parmi les rites cultuels d’Allah » ; je commence par où Allah a commencé [As-Safâ].
Correspondance avec le nom Aram, ou langue araméenne et les textes relatifs à l’unicité, la prosternation, la forme canonique…
- L'araméen est un groupe de langues afro-asiatiques. Son nom vient d'Aram[2], une ancienne région du centre de la Syrie.
- Dans cette famille, l'araméen appartient à la famille sémitique, et plus particulièrement, est une partie de la sous-famille sémitique occidental septentrional, qui comprend également les langues cananéennes telles que l'hébreu et l'ougaritique. L'alphabet araméen a été largement adopté pour les autres langues et est l'ancêtre des alphabets hébreu et arabe moderne.
- Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite[3], l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ[4],[5], la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud[6]. Toutefois, le judéo-araméen était différent par les caractères et par la grammaire. La longue histoire de l'araméen et son utilisation diversifiée et généralisée a abouti à la création de nombreux dialectes, parfois considérés comme des langues. Ainsi, il n'y a pas eu une langue araméenne statique, chaque époque et chaque zone géographique a plutôt eu sa propre variété. L'araméen a été retenu comme langue liturgique par certaines églises chrétiennes orientales, sous la forme du syriaque, variété araméenne dans laquelle a été diffusé le christianisme oriental. Ces communautés la parlant ou parlant une autre forme d'araméen comme langue vernaculaire.
- L'araméen moderne est parlé aujourd'hui comme première langue par de nombreuses petites communautés éparses et en grande partie isolées, chrétiennes, juives, et par les groupes ethniques mandéens de l'Asie occidentale[7] — les plus nombreux, les Assyriens, sous la forme de l'assyrien néo-araméen et du chaldéen néo-araméen — ; ils ont tous conservé l'utilisation d'une langue véhiculaire dominante, malgré les transferts linguistiques.
- Les langues araméennes sont considérées comme langues en voie de disparition[réf. souhaitée].
- Le calendrier grégorien est un calendrier solaire divisé en douze mois, de durée inégale :
-
1er trimestre
2e trimestre
3e trimestre
4e trimestre
janvier, 31 jours
février, 28 ou 29 jours
mars, 31 jours
avril, 30 jours
mai, 31 jours
juin, 30 jours
juillet, 31 jours
août, 31 jours
septembre, 30 jours
octobre, 31 jours
novembre, 30 jours
décembre, 31 jours
90 ou 91 jours
91 jours
92 jours
92 jours
- · Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d’une semaine ont chacun un nom : en français, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi etdimanche. Une période de 28, 29, 30 ou 31 jours (soit un peu plus de quatre semaines) forme un mois, et une période de douze mois, une année. Les mois sont de longueur variable (de 28 à 31 jours), ce qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques. L'alternance entre des mois à 30 jours et des mois à 31 jours est nécessaire pour obtenir une année de 12 mois et de 365 jours (365 jours pour 12 mois = 30,4 jours par mois).
- · Le nombre de mois lui-même découle d'une contrainte sur la durée des mois, qui avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population non lettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaitre les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population majoritairement rurale.
- Aujourd'hui ce lien n'est plus évident dans une civilisation urbaine
- À titre d’illustration, le 1er shawal 1426, jour de célébration de l’Aïd el-Fitr, correspondait au mercredi 2 novembre 2005 en Libye et au Nigeria, au jeudi 3 novembre dans 30 pays dont l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, l’Arabie saoudite et une partie des États-Unis, au vendredi 4 novembre dans 13 pays dont le Maroc, l’Iran, le Bangladesh, l’Afrique du Sud, le Canada, une partie de l’Inde et une partie des États-Unis, et au samedi 5 novembre dans une partie de l’Inde5. Cet état des choses n’est nullement exceptionnel, il se renouvelle chaque mois.
- Quatre mois sont SAINTS:
- · janvier, 31 jours
- · juillet, 31 jours
- · novembre, 30 jours
- · décembre, 31 jours
- Et ne dites pas “Trois”.
- Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur.
- TROIS SONT JEUNABLES:
- janvier, 31 jours
- août, 31 jours
- octobre, 31 jours
- septembre, 30 jours
- UN VERBAL:
- mars, 31 jours
- Le jour d'Arafah (en arabe: يوم عرفة) est un jour saint islamique, dans lequel le dernier verset du Coran a été révélé ce qui explique ce que l'on dit que la religion y avait été perfectionné. Le jour tombe sur le 9e jour de Dhoul Hijja ( ذو الحجة) douzième mois du calendrier lunaire islamique. Cela arrive environ 70 jours après la fin du mois de Ramadan (le mois du jeûne). Il s'agit de la deuxième journée du pèlerinage à La Mecque et le jour suivant est le premier jour de la grande fête islamique de l'Aïd el-Adha (jour du sacrifice). À l'aube de ce jour, les pèlerins musulmans se dirige, à partir de Mina, vers une colline voisine appelée mont Arafat.
- La nuit du doute est dans le calendrier musulman la nuit du 29e jour du mois de Cha’bân, au cours de laquelle le ciel est observé pour apercevoir le fin croissant lunaire (« hilal ») qui suit la nouvelle lune. Si le croissant est visible, le mois de Ramadan débute le lendemain matin. Si le croissant n’est pas visible, le mois de Cha’bân dure un trentième jour, après lequel débute le mois de Ramadan.
- L'idolatrie a souvent été mal interpretée au cours des ages / Roi Najasi, d'Axum.
Correspondance du calendrier musulman avec d'autres calendriers.
Le calendrier musulman comporte douze mois de 29 ou 30 jours :
- Le calendrier musulman ou calendrier hégirien(hijri) est un calendrier lunaire, fondé sur une année de 12 mois lunaires de 29 à 30 jourschacun . Une année hégirienne compte 354 ou 355 jours, et est donc plus courte qu’une année solaire d’environ onze jours.
- Le 1 Mouharram 1 débute donc la veille du 16 juillet 622 et se termine avant lui. De façon simplifiée, le calendrier islamique est donc "en avance" de 6 heures 30 minutes.
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Mois |
Mouharram • Safar • Rabia al awal • Rabia ath-thani • Joumada al oula • Joumada ath-thania • Rajab • Chaabane • Ramadan • Chawwal • Dhou al qi`da • Dhou al-hijja |
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Célébrations et Fêtes Chronologiquement |
Mouharram • Achoura • Mawlid • Nuit du Destin • Aïd el-Fitr • Aïd el-Kebir |
De même, l'année qui commence le premier jour du premier mois de mouharram, ne débute pas au même moment dans tous les pays musulmans.
Quatre mois sont sacrés pour l'islam : Mouharram, Rajab, Dhou al Qi`da et Dhou al Hijja.
Le calendrier grégorien est un calendrier solaire divisé en douze mois, de durée inégale :
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1er trimestre |
2e trimestre |
3e trimestre |
4e trimestre |
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janvier, 31 jours février, 28 ou 29 jours mars, 31 jours |
avril, 30 jours mai, 31 jours juin, 30 jours |
juillet, 31 jours août, 31 jours septembre, 30 jours |
octobre, 31 jours novembre, 30 jours décembre, 31 jours |
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90 ou 91 jours |
91 jours |
92 jours |
92 jours |
· Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d’une semaine ont chacun un nom : en français, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi etdimanche. Une période de 28, 29, 30 ou 31 jours (soit un peu plus de quatre semaines) forme un mois, et une période de douze mois, une année. Les mois sont de longueur variable (de 28 à 31 jours), ce qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques. L'alternance entre des mois à 30 jours et des mois à 31 jours est nécessaire pour obtenir une année de 12 mois et de 365 jours (365 jours pour 12 mois = 30,4 jours par mois).
· Le nombre de mois lui-même découle d'une contrainte sur la durée des mois, qui avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population non lettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaitre les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population majoritairement rurale.
Aujourd'hui ce lien n'est plus évident dans une civilisation urbaine
À titre d’illustration, le 1er shawal 1426, jour de célébration de l’Aïd el-Fitr, correspondait au mercredi 2 novembre 2005 en Libye et au Nigeria, au jeudi 3 novembre dans 30 pays dont l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, l’Arabie saoudite et une partie des États-Unis, au vendredi 4 novembre dans 13 pays dont le Maroc, l’Iran, le Bangladesh, l’Afrique du Sud, le Canada, une partie de l’Inde et une partie des États-Unis, et au samedi 5 novembre dans une partie de l’Inde5. Cet état des choses n’est nullement exceptionnel, il se renouvelle chaque mois.
Quatre mois sont SAINTS:
· janvier, 31 jours
· juillet, 31 jours
· novembre, 30 jours
· décembre, 31 jours
TROIS ET/OU QUATRE SONT JEUNABLES:
janvier, 31 jours
août, 31 jours
octobre, 31 jours
septembre, 30 jours
UN VERBAL:
mars, 31 jours
- Le calendrier hébraïque est un calendrier luni-solaire composé d’années solaires, de mois lunaires, et de semaines de sept jours commençant le dimanche et se terminant le samedi, jour du chabbat. Comme point de départ, il se réfère à laGenèse (« Beréshit » : « commencement »), le premier livre de la Bible, dont il fait correspondre le début à l’an -3761 ducalendrier grégorien. Ainsi, le 17 septembre 2012 correspondait-il, selon le calendrier hébraïque, au Nouvel An de 5773.
- Chaque nouveau mois commence avec la nouvelle lune. Le calendrier s’aligne sur des lunaisons de 29 jours 12 heures44 minutes et 3 secondes + ⅓ de seconde et alterne des mois de vingt-neuf et de trente jours. Une année lunaire de douze mois fait 354,36 jours. Comme une année solaire fait 365,24 jours, près de onze jours se perdent chaque année1. Pour rattraper ces jours perdus, les années comportent successivement douze ou treize mois lunaires, selon un cycle métonique.
- Avec une précision d'environ trois heures, 19 années solaires comportent 235 mois lunaires de 29,53 jours. C'est le cycle métonique, du nom du philosophe Méton d’Athènes qui en formula la remarque en 433 av. J.-C. (mais ce cycle était connu au moins mille ans plus tôt, comme en témoignent des tablettes babyloniennes retrouvées en Irak). Ainsi donc, si l’on restait avec un système de 12 mois lunaires de 29,53 jours par ans, il y aurait une déficience de sept mois toutes les dix-neuf années. Pour compenser cette déficience, le calendrier hébreu intercale un mois lunaire supplémentaire tous les deux ou trois ans, selon un cycle précis de dix-neuf années instauré par Gamaliel l’Ancien[réf. nécessaire], en composant des années soit de douze mois, soit de treize mois. L’année est dite « commune » quand elle compte douze mois, et « embolismique » quand elle en compte treize.
- Au cours d’un cycle métonique, sept années sont embolismiques, les douze autres étant communes. Le mois supplémentaire des années embolismiques compte toujours trente jours : le mois d’adar se dédouble pour donner adar I (adar-richone en hébreu), le mois intercalaire proprement dit et adar II (adar-chéni en hébreu).
- La distribution des années de treize mois « embolismiques » au sein du cycle métonique de 19 ans est connue sous le nom de Gou’hadzat גוחאדז"ט (la valeur numérique des lettres formant ce mot représente les chiffres 3, 6, 8, 1, 4, 7, 9), soit une année de treize mois la 3e, 6e, 8e, 11e, 14e, 17e et 19e du cycle solaire de19 ans.
- Les noms de mois viennent de déformations de noms assyro-babyloniens assimilés par le peuple hébreu pendant l’exil à Babylone au ive siècle av. J.-C.
- La durée de certains mois n’est pas fixe. Les deuxième, troisième et sixième mois de l’année, ’hèchvane, kislev et adar, peuvent avoir :
- · vingt-neuf jours, auquel cas il est dit « défectif » (haser) ;
- · ou trente jours et on dit alors qu’il est « abondant » (maleh).
- Une année commune peut donc avoir :
- · 353 jours (elle est dite « défective ») ;
- · 354 jours (elle est dite « régulière ») ;
- · ou 355 jours auquel cas elle est dite « abondante ».
- Les années embolismiques peuvent aussi être défectives, régulières ou abondantes si elles comportent 383, 384 ou385 jours.
- Lorsqu’il n’y a pas d’ajustement solaire/lunaire, les mois sont les suivants :
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no |
Noms |
Jours |
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(moderne) |
(Torah) |
français |
hébreu |
||
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1 |
7 |
תשרי |
tichri |
30 |
|
|
2 |
8 |
חשון |
hesvan/hèchvane |
29 ou 30n 1 |
|
|
3 |
9 |
כסלו |
kislev |
29n 2 ou 30 |
|
|
4 |
10 |
טבת |
tevet |
29 |
|
|
5 |
11 |
שבט |
chevat |
30 |
|
|
6a / — |
12a / — |
אדר |
adar-richone |
30 / — |
|
|
6b / 6 |
12b / 12 |
אדר ב |
adar-bet / adar |
29 |
|
|
7 |
1 |
ניסן |
nissane |
30 |
|
|
8 |
2 |
איר |
iyar |
29 |
|
|
9 |
3 |
סיון |
sivane |
30 |
|
|
10 |
4 |
תמוז |
tamouz |
29 |
|
|
11 |
5 |
אב |
av |
30 |
|
|
12 |
6 |
אלול |
éloul |
29 |
|
- Pour les mois de hèchvane et kislev, leur longueur est calculée en fonction de la date de la pleine lune (dichomènie) de l’année suivante, au mois de tichri, ce qui détermine la qualification donnée à l’année. Le mode de calcul évite que la fête sainte du Yom Kippour, le 10 tichri, tombe un vendredi ou un dimanche, c’est-à-dire la veille ou le lendemain du Chabbat (le septième jour, chômé, de la semaine juive qui commence un dimanche).
- Le jour du calendrier hébreu commence au coucher du soleil. Cela, pour être en conformité avec la Genèse, section Beréchit, qui dit « il fut soir, il fut matin, jour UN. » que l’on interprète comme « le premier jour commence le soir, puis vient le matin. »
- La Pâque juive, ou Pessa’h, tombe le 15 Nissan. Cette date est fixe selon le calendrier hébreu, mais mobile si on se réfère au calendrier grégorien.
- Les Chabbat sont nommés selon le nom de la Paracha (section de la Torah) lue à la synagogue, selon un cycle qui commence et s’achève à Sim'hat Torah.
- L’année juive compte traditionnellement quatre débuts d’année :
- · L’année solaire commence le premier du mois de tichri. Selon certains avis, il s’agit de la création du Monde. Les Juifs fêtent Roch Hachana, le Nouvel An juif à cette occasion. C’est le début de l’année civile juive et des yamim noraïm (en hébreu ימים נוראים, « jours redoutables », également connue comme les dix jours de pénitence) — les dix jours qui séparent Roch Hachana du Yom Kippour — pendant lesquels Dieu évalue les actions et le repentir des Juifs de l’année écoulée pour les inscrire (ou non) dans le Livre de la Vie de la nouvelle année.
- · L’année lunaire commence le premier du mois de nissan (mois) et ce depuis la sortie d’Égypte, comme il est dit : « Ce mois sera pour vous le commencement de tous les mois ». Cette date est également définie comme étant le nouvel an pour les rois. Le mois de nissan est appelé le premier mois dans la Torah.
- · L’année fiscale commence le premier du mois de éloul. Cette date est utilisée pour calculer les impôts décrits dans la Torah.
- · L’année agricole commence le 15 du mois de chevat, jour traditionnellement appelé « Nouvel An des arbres » (Tou Bichevat). Les lois concernant l’agriculture rythment cette année.
- Dans le monde entier, y compris en Israël, les communautés juives utilisent le calendrier grégorien comme calendrier civil. Le calendrier hébreu sert à calculer les dates des fêtes religieuses, et fait débuter l’an un à la date supposée de la création du Monde (Anno Mundi, abrégé souvent A.M.). Cette date a été calculée en utilisant toutes les dates citées dans la Torah à propos des différentes personnes et des générations pour remonter jusqu’à Adam. La création du Monde ainsi calculée correspond au 7 octobre -3761 du calendrier grégorien. Ce calcul est tardif puisqu’il a été réalisé par le patriarche Hillel II en l’an 358 du calendrier julien.
- En hébreu mystique, le secret du calendrier est appelé Sod Ha’ibour. Rachi y fait référence3. Le sens littéral de Sod Ha’ibour est la connaissance astronomiquenous permettant de fixer le calendrier hébraïque. Les jours juliens sont un moyen commode d'établir la correspondance de date entre le calendrier juif et les calendriers grégorien, julien, musulman. Voir à ce propos l'article Jour julien.
- Les célébrations et commémorations juives (hébreu : חגי ישראל ומועדיו ’haggei Israël oumoadav, « les fêtes d’Israël et ses temps fixés ») occupent environ 150 jours dans l’année juive.
- Tandis que les haggim (hébreu : חגים « fêtes », « festivals » ou « pèlerinages ») désignent principalement, dans la Bible, les trois temps de pèlerinage au sanctuaire, les moadim (hébreu : מועדים « temps fixés ») sont, de manière plus générale, les temps fixés à n’importe quelle époque par une autorité temporelle ou spirituelle pour observer divers rites et coutumes de fête, de joie ou de jeûne. Ils peuvent être d’origine religieuse, nationale, civile ou communautaire, étant universellement observés par l’ensemble des courants juifs dans le premier cas et par certains seulement dans les autres.
- Ces temps fixés rythment la vie du juif pratiquant et marquent de leur empreinte la culture juive, même profane, notamment dans ses expressions et dans sa tradition culinaire. Ils ont pour la plupart été institués en célébrations ou commémorations officielles de l’État d’Israël, outre les jours récemment instaurés.
- La Torah présente comme « temps fixés par Dieu »1 au cours de l’année :
- · le chabbat ayant lieu chaque septième jour de la semaine ;
- · les rashei hodashim (débuts des mois) célébrant chaque nouvelle lunaison ;
- · les premier et septième jours de la fête des Azymes (’hag hamatzot). La veille du premier jour de cette fête doit être marquée par l’offrande pascale, « pâque à YHWH ». Le « lendemain du chabbat », les Juifs célèbrent également la récolte à venir sur la terre d’Israël par le balancement de l’omer, une mesure de farine provenant de la nouvelle récolte de blé, et d'autres offrandes2 ;
- · ’hag chavouot (fête des semaines) ou ’hag hakatsir (fête de la récolte), sept semaines après ce jour où l’omer est balancé ;
- · yom teroua (le jour de la sonnerie) ;
- · yom hakippourim (le jour des propitiations) ;
- · ’hag hasoukkot (la fête des tentes) ;
- · yom hashemini atzeret (la clôture du « huitième jour », à dater du premier jour de ’hag hasoukkot).
- Ces solennités doivent être marquées par une cessation d’activité plus ou moins totale et l’apport d’offrandes particulières. Trois d’entre elles sont l’occasion d’un pèlerinage à la maison de Dieu et doivent être marquées par la joie3 tandis que Yom Kippour est un jour de « mortification des âmes4 ».
- D’autres jours particuliers apparaissent au cours du récit biblique, notamment une fête à YHWH non datée où les jeunes filles dansent en rondes dans les vignobles5 et quatre jeûnes prescrits par les prophètes suivant la destruction du premier Temple6. Sous la domination achéménide, les yemei hapourim (jours des sorts) sont institués par les Sages d'alors pour célébrer l’annulation in extremis d’une décision funeste aux Juifs7.
- Les aspects pratiques et autres des temps fixés sont colligés dans le seder Moëd (« ordre du Temps Fixé »), second des six ordres de la Mishna8. De nombreux points de loi, insuffisamment décrits par la Bible et dont les détails s’étaient transmis oralement, comme l’identification des quatre espèces9 ou le statut du jour de la seconde pâque10 y sont laconiquement mais précisément consignés. On y trouve aussi des cérémonies antérieures à la Mishna mais couchées pour la première fois par écrit, comme les hoshaanot et la cérémonie de la libation d’eau11, ainsi que d’autres, vraisemblablement élaborées à cette époque comme le seder leil hapessa’h (« rite de la nuit de la pâque »). Visant à remplacer la traditionnelle offrande pascale, abolie après la destruction du Temple, il fait oublier la dénomination biblique de ’Hag hamatzot pour celle de Pessa'h (la Pâque)12.
- Le chabbat est considéré le moëd par excellence et le paradigme des autres moadim. Les Sages y déterminent trente-neuf types d’activités interdites afin de se conformer à la prescription « vous ne (n’y) ferez aucun travail » qu’ils élargissent avec diverses mesures afin d’en garantir la sainteté13. Ils instituent cependant certains aménagements aux mesures rabbiniquesafin d’en faire conserver la pratique au peuple14. Ils procèdent de même pour les autres jours, définissant avec précision le statut de yom tov, examinant ce qui le distingue et ce qui le rapproche du chabbat15, et celui de hol hamoëd, jours intermédiaires entre deux convocations saintes lors de la fête des azymes et de celle des tentes16.
- Les Sages fixent de surcroît les dates des fêtes qui ne l’ont pas explicitement été dans la Bible, instituent certains jours, en abandonnent d’autres et déterminent les rites de tous. Ainsi :
- · quatre moments sont désignés comme nouvel an de l’année. Le 1er nissan, nouvel an des fêtes et années de règne, le 1er eloul, pour les dîmes animales, le 1ertishrei, pour le dénombrement des années et le 1er ou le 15 chevat pour les récoltes et plantations. Seul le 1er tishrei, yom teroua de la Bible, est couramment connu et célébré de nos jours sous le nom de Roch Hachana car la sonnerie du chofar qui le caractérise résonne pour les rabbins comme l’annonce du jugement divin de l’humanité pour ses actes au cours de l’année écoulée17 ;
- · les yemei ha’hanoukka (jours de la réédification de l’autel des offrandes) institués à la suite de la révolte des Maccabées sont conservés car il s’y est produit un miracle visible de tous et renforçant la foi d’Israël18. Toutefois, les jours où il est interdit de jeûner, institués le plus souvent pour commémorer quelque haut-fait des Hasmonéens, sont abandonnés avec la chute du second Temple19. Les rabbins enseignent en outre qu’il est interdit de jeûner pendant nissan, à l’exception des aînés la veille de Pessa'h en mémoire de la plaie des premiers-nés20 ;
- · la période de l’omer, entre le lendemain du premier jour de Pessa'h2 et Chavouot, autrefois joyeuse, est assombrie par une mystérieuse plaie frappant 24 000 disciples de Rabbi Akiva21 (le livre apocryphe de Tobie, écrit au iie siècle avant l’ère commune, signale lui aussi que, conformément à la prophétie d’Amos, les jours de joie ont été changés en jour de deuil22) ;
- · les jeûnes pleurant la chute du Temple de Salomon commémorent désormais également celle du second Temple et sont observés le 10 tevet, le 17 tammouz, le9 av et le 3 tishrei23 ;
- · un jour faste avant la chute du Temple, le 15 av, perd de son éclat24. En revanche, le dernier jour de la fête des tentes qui avait acquis une importance majeure conserve la sienne25.
- L’existence de nombreuses communautés à plus de dix jours de marche de Jérusalem contraint les Sages à adopter un second jour férié en diaspora26.
- Le Moyen Âge voit d’une part l’émergence du karaïsme, un mouvement juif babylonien entendant se baser sur la seule Bible hébraïque et rejetant en bloc les ordonnances rabbiniques (y compris celles concernant les temps fixés) et d’autre part la reviviscence de rivalités entre les centres de savoir babyloniens et galiléens27. Les académies talmudiques de Babylonie réagissent énergiquement par une abondante littérature visant à consacrer leurs ordonnances en norme. Le calendrier qu’ils adoptent pour déterminer le cycle de l’année juive et de ses temps fixés est en vigueur jusqu’à nos jours. Il prévoit de nouvelles réjouissances lors du second jour de la fête de la clôture afin de célébrer la fin et le renouveau du cycle annuel de lecture de la Torah, par opposition au cycle de lecture triennal de la terre d’Israël28. D’autres mesures, dont la prescription de manger chaud à chabbat et lors des fêtes contribuent, conjointement aux influences locales, à façonner durablement la culture juive.
- Diverses pratiques mentionnées pour la première fois à l’époque des gueonim s’épanouissent au Moyen Âge, parmi lesquelles le jeûne en mémoire de celui qui avait été décrété par Esther29. Par ailleurs, la Kabbale, tradition des savoirs ésotériques des Sages, se diffuse irrésistiblement, malgré le secret qui entoure sa transmission. Elle dote les fêtes de nouvelles dimensions et de nouveaux rites, se réappropriant parfois entièrement certains moadim comme Hoshanna Rabba30,Tou Bichvat31 et le trente-troisième jour de la période de l’omer32.
- Les temps fixés ont lieu à date fixe dans le calendrier hébreu fixé par Hillel II. Cependant, ce calendrier luni-solaire de 354 jours suivant un cycle métonique ne correspond pas au calendrier grégorien et les dates des moadim varient donc dans celui-ci.
- Les temps fixés par la Torah (judéo-araméen : מועדים מדאורייתא moadim midèoraïta), se caractérisaient jusqu’à la destruction des Temples par un chômage plus ou moins étendu et des offrandes supplémentaires variant en fonction des occasions. Ceux-ci sont remplacés ensuite par une lecture de la Torah et des offices de prière supplémentaires33. Leur observance varie au sein des courants du judaïsme rabbinique, de la fidélité scrupuleuse du judaïsme orthodoxe à l’observance libérale des courants reconstructionniste et réformé, le judaïsme conservateur occupant une position intermédiaire34. Par ailleurs, certaines communautés observent des coutumes propres, influencées par leur habitat d’origine.
- Le chabbat, septième jour de la semaine (qui, selon la Bible, commence le dimanche, ou bien-sûr la nuit du samedi) est un jour chômé car c’est Dieu même qui s’est interrompu dans son œuvre créatrice lors de la semaine de la création.
- Le chabbat commence le vendredi soir au coucher du soleil.
- La nuit du doute est dans le calendrier musulman la nuit du 29e jour du mois de Cha’bân, au cours de laquelle le ciel est observé pour apercevoir le fin croissant lunaire (« hilal ») qui suit la nouvelle lune. Si le croissant est visible, le mois de Ramadan débute le lendemain matin. Si le croissant n’est pas visible, le mois de Cha’bân dure un trentième jour, après lequel débute le mois de Ramadan.
- Les différentes écoles juridiques prirent en considération les différents facteurs qui leur semblaient s'imposer, qu'ils soient d'ordre astronomique, théologique, juridique ou pratique. Du vaste éventail de réponses qu'elles fournirent se dégage un noyau central de principes fondamentaux, qui sont d'un grand intérêt aujourd'hui.
- Création du calendrier islamique
- Se différenciant de la pratique juive, le Coran interdit expressément le mois intercalaire.
- Le mois intercalaire aurait été supprimé en fin de période médinoise, à la fin de l'an 9 du calendrier islamique, lors d'une proclamation publique durant le pèlerinage, et est mentionné une fois dans le Coran[3] :
- « Le nombre des mois est de douze devant Dieu, tel il est dans le livre de Dieu, depuis le jour ou il créa les cieux et la terre. Quatre de ces mois sont sacrés ; c’est la croyance constante. »
- De nombreux quadragénaires vivent des événements qui peuvent aboutir à une période de stress psychologique ou de dépression, comme la mort de l'être aimé ou un échec professionnel. Toutefois, ces événements peuvent survenir plus ou moins tôt. Dans ce cas, la crise « de la quarantaine » est qualifié de crise de l'âge adulte.
La crise d'adolescence est l'ensemble des troubles (sautes d'humeur, attitudes de défi, opposition aux parents, comportements excessifs…) en rapport avec la phase de transition entre l'âge enfant et l'âge adulte qu’est l'adolescence.
C'est une crise naturelle dans une période de la vie où l'incertitude est présente. L'adolescent subit un changement physique (apparition de poils, développement de la poitrine...) qui peut provoquer un déséquilibre. Moment d'interrogations sur la génitalité, la mort et la filiation, la crise d’adolescence est fréquente dans les sociétés occidentales[réf. nécessaire]. Ce passage correspond à une période d'affrontement mais aussi d'identification et d'adhésion. Un adolescent en pleine crise doit se sentir exister, quitte à faire des erreurs.
Les manifestations de la crise d'adolescence sont diverses : elles peuvent aller de l'irritabilité et des remises en cause, du repli sur soi-même et du sentiment d'incompréhension jusqu'à des comportements tels que violence, fugue, prise de drogue, délinquance, atteintes corporelles voire tentatives de suicide.
Certaines études semblent indiquer que certaines cultures sont plus sensibles à ce phénomène que d'autres. Une étude notamment a montré une très faible prévalence de cette crise de la quarantaine chez les personnes de culture japonaise ou indienne, mettant en exergue que cette crise a une origine profondément culturelle. Les auteurs de cette étude ont émis l'hypothèse que la « culture de la jeunesse » présente dans la société occidentale expliquerait, au moins en partie cette crise3.
Certains chercheurs ont montré que la quarantaine est le moment de la réflexion et de la remise en question personnelle, mais que ce questionnement ne débouche pas nécessairement sur une crise psychologique.
- Citations :
« La gouvernance est sage et paternaliste, la politique infantile et malpolie. C'est pour ça que les peuples adultes préfèrent la politique à la gouvernance. »
— Omar Saghi, Soyez polis, dites gouvernance, TEL QUEL N° 596 [1]
« Le premier objectif de la gouvernance est d’apprendre à vivre ensemble et à gérer pacifiquement la maison commune ; d’y assurer les conditions de la survie, de la paix, de l'épanouissement et de l'équilibre entre l'humanité et la biosphère »
— Pierre Calame
« La bonne gouvernance est le chemin le plus sûr pour en finir avec la pauvreté et soutenir le développement ((en) Good governance is the single most important way to end poverty and support development) »
— Kofi Annan
« L’enjeu fondamental de la gouvernance se précise clairement : « Comment un petit groupe de personnes (travaillant à temps partiel) peut-il réussir à superviser, contrôler et orienter les dirigeants d’une organisation à prendre les décisions stratégiques et à protéger et promouvoir les intérêts de ses commettants. » »
— Professeur Yvan Allaire, Ph.D.(MIT) Président du conseil d’administration IGOPP
« La gouvernance devrait être un aiguillon de haute performance, un souffle d’énergie ; elle doit contribuer à la création de valeur durable pour l’organisation. »
— Allaire et Firsirotu, 2003
- A la Mémoire
La gouvernance est une notion parfois controversée, car définie et entendue de manière diverse et parfois contradictoire. Cependant, malgré la multiplicité des usages du mot, il semble recouvrir des thèmes proches du « bien gouverner ». Chez la plupart de ceux qui, dans le secteur public ou privé, emploient ce mot, il désigne avant tout un mouvement de « décentrement » de la réflexion, de la prise de décision, et de l'évaluation, avec une multiplication des lieux et acteurs impliqués dans la décision ou la construction d'un projet.
Il renvoie à la mise en place de nouveaux modes de pilotage ou de régulation plus souples et éthiques, fondés sur un partenariat ouvert et éclairé entre différents acteurs et parties prenantes, tant aux échelles locales1 que globales et Nord-Sud2,3.
On distingue deux principaux types de gouvernance : la gouvernance d'entreprise pour le secteur privé et la gouvernance politique pour la pensée politique et administrative. En gouvernance politique, on parle de gouvernance mondiale ou globale, de gouvernance territoriale ou locale en fonction des échelles de gouvernance abordées.
La gouvernance concerne en particulier :
· la gestion publique ou collective ou collaborative des biens communs4 ;
· le gouvernement d'institutions publiques, telles que l'ONU, l'Union européenne, les États, les collectivités locales, l'OCDE, etc. pour la moralisation des échanges, le respect des droits des citoyens, de l'environnement et des ressources naturelles ;
· la gestion des sociétés par actions, quand les actionnaires ne doivent pas être de simples apporteurs de capitaux ;
· la gestion des organismes sociaux pour le respect des cotisants et bénéficiaires ;
· les organisations associatives (ONG, communautés) pour le respect des membres.
L'autonomie par rapport au milieu (cf. Claude Bernard) est ce qui caractérise les êtres vivant et les distingue des machines.
- L'analyse sociologique et l'intervention sociale utilisent aussi beaucoup la notion d’autonomie pour définir dans un sens restreint l'aptitude d'une personne à s'intégrer de manière individuelle dans la société par opposition à la situation d'assistance de la part de tiers et des pouvoirs publics : autonomie des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, des personnes en situation précaire, etc.
La personne doit faire preuve de savoir-faire lors de l’accomplissement de l’acte. C’est-à-dire qu’elle doit maîtriser les actions faisant partie de l’acte, et pouvoir remédier aux éventuelles situations difficiles. Lors de contacts avec des tiers, elle doit avoir un comportement adapté. Lors du déroulement de l’action, la personne peut rencontrer certains problèmes et cela à différents niveaux: moteur, sensoriel, affectif et cérébral.
L'autonomie peut être, dans certains cas, stabilisée ou même renforcée avec un mode de vie.
- Renforcement mémoire.
- Renforcement musculaire : les chutes sont la cause principale de fractures avec ou sans complications. Il est fortement recommandé de faire une activité physique régulière, même en institution. Dans les recommandations des bonnes pratiques en EHPAD, le ministère de la santé recommande plus de 30 minutes de marche 3 jours par semaine [1]
- Renforcement social : sentir une place dans la société et un apport à celle-ci, est essentiel pour garder la motivation à « être bien ».
- Renforcement communication : Très lié au point antérieur, car la pratique de communiquer va toujours ensemble avec un rapport aux autres. Des solutions plus adaptées érgonomiquement aux personnes âgées commencent à apparaitre, comme des téléphones fixe ou mobile (Doro par exemple [2], des services via un mobile (témo [3] par exemple) ou un opérateur mobile dédié aux seniors, qui propose une combinaisons de téléphones mobiles et de services adaptés (Bazile telecom).
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Les objectifs de l’Organisation de Coopération islamique sont les suivants :
1. Améliorer et consolider les liens de fraternité et de solidarité entre les Etats Membres ;
2. Sauvegarder et protéger les intérêts communs et soutenir les justes causes des Etats Membres, et coordonner et unifier les efforts des Etats membres face aux défis auxquels se trouvent confrontés le monde islamique en particulier et la communauté internationale en général ;
3. Respecter le droit à l’autodétermination et la non-ingérence dans les affaires intérieures et respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de chaque Etat membre ;
4. Soutenir la restauration de la souveraineté complète et l'intégrité territoriale d'un Etat membre sous occupation étrangère par suite d'une agression, sur la base du Droit International et de la coopération avec les organisations internationales et régionales compétentes ;
5. Assurer une participation active des Etats Membres au processus mondial de prise de décision dans les domaines politique, économique et social, afin de garantir leurs intérêts communs ;
6. Promouvoir des relations inter-Etats basées sur la justice, le respect mutuel et le bon voisinage en vue de garantir la paix, la sécurité et l’harmonie dans le monde ;
7. Réaffirmer le soutien aux droits des peuples tels que stipulés par la Charte des Nations Unies et par le droit international ;
8. Soutenir le peuple palestinien et lui donner les moyens d’exercer son droit à l’autodétermination et à créer son Etat souverain, avec pour capitale al-Qods al-Charif, tout en préservant le caractère historique et islamique ainsi que les Lieux Saints de cette ville ;
9. Renforcer la coopération économique et commerciale intra islamique, en vue de réaliser une intégration économique devant aboutir à la création d’un Marché Commun Islamique ;
10. S’efforcer de promouvoir un développement humain intégral et durable et le bien-être économique des Etats membres ;
11. Propager, promouvoir et préserver les enseignements et les valeurs Islamiques fondés sur la modération et la tolérance, promouvoir la culture islamique et sauvegarder le patrimoine islamique ;
12. Protéger et défendre la véritable image de l’Islam, lutter contre la diffamation de l’Islam et encourager le dialogue entre les civilisations et les religions ;
13. Promouvoir et développer la science et la technologie et encourager la recherche et la coopération entre les Etats membres dans ces domaines ;
14. Promouvoir et protéger les droits humains et les libertés fondamentales, y compris les droits des femmes, des enf ants, des jeunes, des personnes âgées et des personnes à besoins spécifiques, et veiller à la sauvegarde des valeurs inhérentes à la famille islamique ;
15. Réaffirmer, protéger et promouvoir le rôle de la famille en tant que cellule naturelle et fondamentale de la société ;
16. Préserver les droits, la dignité et l’identité religieuse et culturelle des communautés et minorités musulmanes dans les Etats non Membres ;
17. Promouvoir et défendre des positions unifiées sur les questions d’intérêt commun dans les forums internationaux ;
18. Coopérer à la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, le crime organisé, le trafic illicite des drogues, la corruption, le blanchiment d’argent et la traite des êtres humains ;
19. Travailler en collaboration et en coordination dans les situations d’urgence humanitaire telles que les catastrophes naturelles ;
20. Promouvoir la coopération entre les Etats Membres dans les domaines social, culturel et de l’information.
Article 2
Les Etats membres, dans la poursuite des objectifs énoncés à l’article 1, doivent être guidés et inspirés par les nobles enseignements et valeurs de l’Islam et agir conformément aux principes ci-après :
1. Tous les Etats membres s'engagent à respecter les buts et principes de la Charte des Nations unies ;
2. Les Etats membres sont souverains, indépendants et égaux en droits et obligations ;
3. Tous les Etats membres règlent leurs différends par des moyens pacifiques et s’abstiennent de tout recours ou menace de recours à la force dans leurs relations ;
4. Tous les Etats membres s’engagent à respecter la souveraineté nationale, l’indépendance et l’intégrité territoriale des autres Etats membres et s’abstiennent de s’immiscer dans leurs affaires intérieures ;
5. Tous les Etats membres s’engagent à participer au maintien de la paix et de la sécurité internationales et à s'abstenir de toute ingérence dans les Affaires intérieures des autres Etats membres, comme le soulignent la présente charte, la Charte de Nations unies, le Droit International et le droit humanitaire international ;
6. Comme il a été mentionné à la Charte des Nations unies, aucune disposition de la présente charte n’autorise l’Organisation ni ses organes à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat ou s’y rattachent.
7. Les Etats membres soutiennent et favorisent, aux niveaux national et international, la bonne gouvernance, la démocratie, les droits humains, les libertés fondamentales et l’Etat de droit ;
8. Les Etats membres veillent à la protection et à la sauvegarde de l’environnement.
CHAPITRE II
QUALITE DE MEMBRE
Article 3
1. L’Organisation se compose des 57 Etats membres de l’Organisation de Coopération islamique et des autres Etats qui peuvent adhérer à la présente Charte conformément au paragraphe 2 de l'article 3.
2. Tout Etat, membre des Nations Unies, disposant d’une majorité musulmane qui soumet une demande pour devenir membre peut adhérer à l’Organisation si sa demande est approuvée par consensus seulement par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères sur la base des critères arrêtés, et adoptés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
3. Aucune disposition de la présente Charte ne peut mettre en cause les droits et privilèges des Etats membres actuels, particulièrement leur qualité de membre.
Article 4
1. L’octroi du statut d’observateur à un Etat, membre des Nations Unies, est décidé par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères par consensus seulement et sur la base des critères agréés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
2. L’octroi du statut d’observateur à une organisation internationale est décidé par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères par consensus seulement et sur la base des critères agréés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
CHAPITRE III
ORGANES
Article 5
L’Organisation de Coopération islamique comprend les organes suivants :
1. Le Sommet islamique.
2. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
3. Les Comités permanents.
4. Le Comité exécutif.
5. La Cour islamique internationale de Justice.
6. La Commission permanente indépendante des Droits de l’Homme.
7. Le Comité des Représentants permanents.
8. Le Secrétariat général.
9. Les Organes subsidiaires.
10. Les Institutions spécialisées.
11. Les Institutions affiliées.
CHAPITRE IV
SOMMET ISLAMIQUE
Article 6
Le Sommet islamique, composé des Souverains et Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres, est l’instance suprême de l’Organisation.
Article 7
Le Sommet islamique délibère, prend les décisions politiques et apporte des conseils sur toutes les questions relatives à la réalisation des objectifs énoncés dans la Charte et examine les autres questions d’intérêt commun pour les Etats Membres et pour la Oummah.
Article 8
1. Le Sommet islamique se réunit une fois tous les trois ans dans l’un des Etats membres.
2. La préparation de l’Ordre du Jour et toutes les dispositions requises pour la convocation du Sommet seront assurées par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères avec l’assistance du Secrétariat Général.
Article 9
Des sessions extraordinaires se tiendront, lorsque les intérêts des Etats membres l’exigent, en vue d’examiner les questions d’importance vitale pour la Oummah et de coordonner en conséquence la politique de l’Organisation. Une session extraordinaire peut se tenir sur recommandation du Conseil des Ministres des
Affaires étrangères, ou à l’initiative d’un Etat membre ou du Secrétaire général, sous réserve d’obtenir l’approbation de la majorité simple des Etats membres.
CHAPITRE V
LE CONSEIL DES MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES
Article 10
1. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères se réunit une fois par an dans l’un des Etats Membres.
2. Une session extraordinaire du Conseil des Ministres des Affaires étrangères peut se tenir à l’initiative de tout Etat membre ou du Secrétaire général, sous réserve de l’approbation de la majorité simple des Etats membres.
3. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères peut recommander la convocation d’autres réunions ministérielles sectorielles afin d’examiner des questions spécifiques qui interpellent la Oummah. Ces réunions soumettent leurs rapports au Sommet Islamique et au Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
4. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères examine les voies et moyens de mettre en œuvre la politique générale de l’Organisation et plus particulièrement :
a. Adopter des décisions et résolutions sur des questions d’intérêt commun relatives à la réalisation des objectifs et de la politique générale de l’Organisation ;
b. Assurer le suivi de l’évolution du processus de mise en œuvre des décisions et résolutions adoptées par les sessions antérieures du Sommet et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères ;
c. Examiner et approuver le programme, le budget et les autres rapports financiers et administratifs du Secrétariat général et des organes subsidiaires ;
d. Examiner toute question affectant un ou plusieurs Etats membres, chaque fois qu’une demande est formulée à cet effet par l’Etat Membre concerné, en vue de prendre les mesures appropriées ;
e. Recommander la création éventuelle de tout nouvel organe ou nouveau comité ;
f. Elire le Secrétaire général et nommer les Secrétaires généraux Adjoints conformément aux Articles 16 et 18 de la Charte, respectivement ;
g. Examiner, le cas échéant, toutes autres questions pendantes.
CHAPITRE VI
COMITES PERMANENTS
Article 11
1. Dans le souci de réaliser des progrès sur les questions d’importance capitale pour l’Organisation et ses Etats membres, l’Organisation a créé les Comités permanents ci-après :
Le Comité Al-Qods.
Le Comité permanent pour l’Information et les Affaires culturelles (COMIAC).
Le Comité permanent pour la Coopération économique et commerciale (COMCEC).
Le Comité permanent pour la Coopération scientifique et technologique (COMSTECH).
2. Les Comités permanents sont présidés par les Souverains et les Chefs d’Etat et de Gouvernement et sont créés conformément aux décisions du Sommet ou sur recommandation du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, y compris la désignation des membres desdits comités.
CHAPITRE VII
COMITE EXECUTIF
Article 12
Le Comité exécutif est composé des Présidents des sessions actuelles, précédente, et prochaine du Sommet islamique et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, du pays hôte du siège du Secrétariat général et du Secrétaire général à titre de membre ex officio. Les réunions du Comité exécutif sont conduites conformément à ses Règles de Procédure.
CHAPITRE VIII
COMITE DES REPRESENTANTS PERMANENTS
Article 13
Les attributions et les modalités de fonctionnement du Comité des Représentants permanents seront définies par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
CHAPITRE IX
COUR ISLAMIQUE INTERNATIONALE DE JUSTICE
Article 14
La Cour islamique internationale de Justice, fondée au Koweït en 1987, deviendra l’organe judiciaire principal de l’Organisation, à compter de la date d’entrée en vigueur de ses statuts.
CHAPITRE X
COMMISSION PERMANENTE INDEPENDANTE DES DROITS
HUMAINS
Article 15
La Commission permanente indépendante des Droits humains favorise les droits civiques, politiques, sociaux et économiques consacrés par les conventions et déclarations de l’Organisation, ainsi que par les autres instruments universellement reconnus, en conformité avec les valeurs Islamiques.
CHAPITRE XI
SECRETARIAT GENERAL
Article 16
Le Secrétariat général comprend un Secrétaire général qui est le premier responsable administratif de l’Organisation et le personnel requis par l’Organisation. Le Secrétaire général est élu par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Le Secrétaire général est élu parmi les citoyens des Etats membres conformément aux principes de la répartition géographique équitable, de la rotation et de l’égalité des chances pour tous les Etats membres et en tenant dûment compte des critères de compétence, d’intégrité et d’expérience.
Article 17
Le Secrétaire général assume les responsabilités suivantes :
a. Il peut attirer l’attention des organes compétents de l’Organisation sur toute affaire qui, à son avis, pourrait servir les objectifs de l’Organisation, ou lui porter préjudice ;
b. Il assure le suivi de la mise en œuvre des décisions, résolutions et recommandations du Sommet islamique, du Conseil des Ministres des Affaires étrangères et des autres réunions ministérielles ;
c. Il fait parvenir aux membres les notes et documents de travail par les voies appropriées, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions, résolutions et recommandations du Sommet islamique et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères ;
d. Il coordonne et harmonise l’action des organes pertinents de l’Organisation ;
e. Il élabore le programme et le budget du Secrétariat général ;
f. Il œuvre à promouvoir la communication entre les Etats membres et à faciliter les consultations et échanges de vues ainsi que la diffusion des informations revêtant un intérêt pour ces Etats ;
g. Il assume toute autre fonction que lui confie le Sommet islamique ou le Conseil des Ministres des Affaires étrangères ;
h. Il soumet un rapport annuel au Conseil des Ministres des Affaires étrangères sur les travaux de l’Organisation.
Article 18
1. Le Secrétaire général soumet les candidatures des Secrétaires généraux adjoints au Conseil des Ministres des Affaires étrangères qui les nomme pour un mandat de 5 ans, conformément aux principes de la répartition géographique équitable et en tenant dûment compte des critères de compétence, d’intégrité et de dévouement aux objectifs de la Charte. Un poste de Secrétaire général adjoint sera réservé à la cause d’Al-Qods Al-Charif et de la Palestine, étant entendu que l’Etat de Palestine désigne son propre candidat.
2. Le Secrétaire général peut, pour les besoins de mise en œuvre des résolutions et décisions des Sommets islamiques et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, nommer des Représentants Spéciaux. Ces nominations de même que les mandats des Représentants Spéciaux se feront avec l’approbation du Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
3. Le Secrétaire général nomme le personnel du Secrétariat général parmi les ressortissants des Etats membres en tenant dûment compte des critères de compétence, d’éligibilité, d’intégrité et du genre conformément au principe de la répartition géographique équitable. Le Secrétaire général peut recruter des experts et des consultants sur une base temporaire.
Article 19
Dans l’accomplissement de leurs missions, le Secrétaire général, les Secrétaires généraux adjoints et le personnel ne solliciteront, ni n’accepteront d’instructions d’aucun gouvernement, ni d’aucune autorité extérieure à l’Organisation. Ils s’abstiendront de toute action susceptible de porter atteinte à leur statut de fonctionnaires internationaux responsables uniquement devant l’Organisation. Les Etats membres sont tenus de respecter exclusivement ce caractère international des fonctions du Secrétaire général et du personnel et de ne pas chercher à les influencer de quelque façon que ce soit dans l’accomplissement de leurs tâches.
Article 20
Le Secrétariat général prépare les sessions du Sommet islamique et du Conseil des Ministres des Affaires étrangères en étroite collaboration avec le pays hôte pour tout ce qui a trait aux questions administratives et organisationnelles.
Article 21
Le siège du Secrétariat général est fixé à Djeddah en attendant la libération d’Al-Qods Al-Charif qui deviendra siège permanent de l’Organisation.
CHAPITRE XII
Article 22
L’Organisation peut créer des organes subsidiaires et des institutions spécialisées et octroyer le statut d’organe affilié, après accord du Conseil des Ministres des Affaires étrangères et conformément à sa Charte.
Organes subsidiaires
Article 23
Les organes subsidiaires sont créés dans le cadre de l’Organisation conformément aux décisions prises par le Sommet islamique ou le Conseil des Ministres des Affaires étrangères et leur budget sera approuvé par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
CHAPITRE XIII
Institutions spécialisées
Article 24
Des institutions spécialisées sont créées dans le cadre de l’Organisation conformément aux décisions prises par le Sommet islamique ou le Conseil des Ministres des Affaires étrangères. L’adhésion aux institutions spécialisées est facultative et ouverte pour tout Etat membre de l’Organisation. Leurs budgets sont indépendants et sont approuvés par leurs organes législatifs respectifs conformément à leurs statuts.
Les institutions affiliées
Article 25
Les institutions affiliées sont des entités ou organes dont les objectifs sont conformes à ceux de la présente Charte et qui sont reconnus en tant qu’institutions affiliées par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères. L’adhésion aux institutions affiliées est facultative et ouverte pour les organes et institutions des Etats membres de l’Organisation. Leurs budgets sont indépendants de ceux du Secrétariat général, des organes subsidiaires et des institutions spécialisées. Les institutions affiliées peuvent bénéficier du statut d’Observateur en vertu d’une résolution du Conseil des Ministres des Affaires étrangères. Elles peuvent obtenir une assistance volontaire de la part des organes subsidiaires ou des institutions spécialisées ainsi que des Etats membres.
CHAPITRE XIV
Coopération avec les autres organisations islamiques et non islamiques
Article 26
Les Etats membres s’engagent à promouvoir la coopération avec les organisations islamiques et autres en poursuivant les objectifs consacrés par la présente Charte.
CHAPITRE XV
Règlement pacifique des différends
Article 27
Les Etats membres, parties à tout différend dont la persistance peut porter atteinte aux intérêts de la Oummah islamique ou mettre en danger la paix et la sécurité
internationale, doivent en rechercher la solution par la voie des bons offices, de négociation, d’enquête, de médiation, de conciliation, d’arbitrage, de règlement judiciaire ou par d’autres moyens pacifiques de leurs choix. Dans ce contexte, les bons offices pourraient inclure une consultation avec le Comité exécutif et le Secrétaire général.
Article 28
L’Organisation peut coopérer avec les autres organisations internationales et régionales dans le but de préserver la paix et la sécurité internationales, à travers le règlement des différends par les moyens pacifiques.
CHAPITRE XVI
Budget et finances
Article 29
1. Les budgets du Secrétariat général et des organes subsidiaires sont financés par les Etats membres en fonction de leurs revenus nationaux.
2. L’Organisation peut, avec l’accord du Sommet islamique ou du Conseil des Ministres des Affaires étrangères, créer des fonds spéciaux et des waqfs alimentés par des contributions volontaires des Etats membres, d’individus et d’organisations. Ces Fonds et Awqaf sont assujettis au système financier de l’organisation et audités annuellement par l’organe de contrôle Financier.
Article 30
Le Secrétariat général et les organes subsidiaires gèrent leurs opérations financières conformément aux règles et procédures financières approuvées par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
Article 31
1. Une Commission permanente des Finances est créée par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères et composée des représentants accrédités des Etats membres participants. Elle se réunit au siège de l’Organisation pour finaliser le programme et le budget du Secrétariat général et de ses organes subsidiaires conformément aux règlements approuvés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.
2. La Commission permanente des Finances soumet un rapport annuel au Conseil des Ministres des Affaires étrangères qui examine et approuve le programme et le budget.
3. L’Organe de contrôle financier composé d’experts en finances/audit comptable des Etats membres, procède à la vérification des comptes du Secrétariat général et de ses organes subsidiaires conformément à ses règles et à son règlement interne.
CHAPITRE XVII
Règles de procédure et vote
Article 32
1. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères adopte ses propres règles de procédure.
2. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères recommande les règles de procédure du Sommet islamique.
3. Les Comités permanents établissent leurs propres règles de procédure.
Article 33
1. Les deux tiers des Etats membres constituent le quorum des réunions de l’Organisation de Coopération islamique.
2. Les décisions sont prises par consensus. A défaut, les décisions sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents et votants à moins qu’une autre procédure ne soit stipulée dans cette Charte.
CHAPITRE XVIII
Dispositions finales
Privilèges et immunités
Article 34
1. L’Organisation jouit dans les Etats membres, des privilèges et immunités nécessaires à l’accomplissement de sa mission et à la réalisation de ses objectifs.
2. Les représentants des Etats membres et les responsables de l’Organisation jouissent des privilèges et immunités énoncés par l’accord de 1976 sur les privilèges et immunités.
3. Les personnels du Secrétariat général, des organes subsidiaires et des institutions spécialisées jouissent des privilèges et immunités nécessaires à l’exercice de leurs fonctions conformément à ce qui pourra être convenu entre l’Organisation et les pays hôtes.
4. Tout Etat membre qui accumule des arriérés dans le règlement de ses contributions financières à l’Organisation est privé du droit de vote lors du Conseil des Ministres des Affaires étrangères si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur au montant de ses contributions dues pour les deux années écoulées. L’Assemblée peut, néanmoins, autoriser ce membre à voter si elle établit que le défaut de paiement est dû à des circonstances indépendantes de sa volonté.
Retrait Article 35
1. Tout Etat membre peut se retirer de l’Organisation en adressant une notification écrite dans ce sens au Secrétaire général une année avant le retrait. Une telle notification sera communiquée à tous les Etats membres.
2. L’Etat ayant demandé son retrait, est tenu de s’acquitter de ses obligations financières jusqu’à la fin de l’année budgétaire au cours de laquelle la demande de retrait a été déposée. Il s’acquittera, en outre, de toute autre obligation financière due à l’Organisation.
Amendements
Article 36
Les amendements à la présente Charte ont lieu conformément à la procédure ci-après :
a- Tout Etat membre peut proposer des amendements à la présente charte au Conseil des Ministres.
b- Les amendements à la présente Charte entreront en vigueur une fois approuvés par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères et ratifiés à la majorité des deux tiers des Etats membres.
Interprétation
Article 37
1. Tout différend qui pourrait naître de l’interprétation, de l’application, ou de l’exécution de toute disposition de la présente Charte sera réglé à l’amiable par la voie de la consultation, de la négociation, de la réconciliation ou de l’arbitrage.
2. Les dispositions de la présente Charte seront mises en œuvre par les Etats membres conformément à leurs exigences constitutionnelles.
Langues Article 38
Les langues de l’Organisation sont l’arabe, l’anglais et le français.
Dispositions transitoires
RATIFICATION ET ENTREE EN VIGUEUR
Article 39
1) La présente Charte sera adoptée par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères à la majorité des deux tiers et ouverte à la signature et à la ratification des Etats membres selon les procédures constitutionnelles de chaque Etat membre.
2) Les instruments de ratification seront déposés auprès du Secrétaire général de l’Organisation.
3) La présente Charte remplace la Charte de l’Organisation de la Conférence islamique enregistrée, le 1er février 1974, conformément aux dispositions de l’Article 102 de la Charte des Nations Unies.
C’est ainsi que le Prophète termina son dernier sermon et, alors qu’il se tenait près du sommet de Arafat, le verset suivant lui fut révélé :
o « … Aujourd’hui, J’ai parfait votre religion pour vous et J’ai accompli Mon bienfait sur vous. Et J’ai choisi l’islam comme religion pour vous. » (Coran 5:3)
·Laylat al-Qadr (La nuit du Destin, une des nuits de la fin du mois du Ramadan) : anniversaire de la révélation du Coran vers 610.
La nuit du doute est dans le calendrier musulman la nuit du 29e jour du mois de Cha’bân, au cours de laquelle le ciel est observé pour apercevoir le fin croissant lunaire (« hilal ») qui suit la nouvelle lune. Si le croissant est visible, le mois de Ramadan débute le lendemain matin. Si le croissant n’est pas visible, le mois de Cha’bân dure un trentième jour, après lequel débute le mois de Ramadan.
·Ramadan : Le mois de ramadan est le temps du jeûne pour les musulmans. Il correspond au quatrième des cinq piliers de l'Islam. C'est un temps privilégié pour se recueillir, prier, lire le Coran, etc. La rupture du jeûne se fait en général en famille, avant une nuit de prières, le tarawih.
- Le terme choura ou shûrâ (arabe: شورَى /šūrā/ ou [ˈʃuːrɑː], « concertation », « conseil », Majles el-Shoura) désigne notamment le parlement d'un État islamique, le conseil d'administration d'un parti ou d'une institution religieuse. Dans le cadre religieux musulman c'est un concile de juges musulmans.
- · « L'ordre a été donné à Mahomet de consulter les croyants avant de prendre une décision.
- Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux; consulte-les sur toute chose; mais, quand tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu.
- —Dieu aime ceux qui ont confiance en lui—
- Le Coran (III; 159) »
- En Arabie saoudite, il n’y a aucun parlement mais il existe un « Conseil de choura » composé de 150 membres. Le roi désigne les membres, choisit le moment pour le réunir, il choisit aussi le programme, l’ordre du jour. Le souverain n’est en revanche aucunement tenu de respecter les conclusions de la choura.
- Un mufti, moufti ou muphti est un religieux musulman sunnite qui est un interprète de la loi musulmane ; il a l'autorité d'émettre des avis juridiques, appelés fatwas. Il est connaisseur de la religion musulmane et peut être consulté par des particuliers comme par les organes officiels des oulémas afin de connaître la position exacte à adopter sur des questions d'ordre culturel, juridique ou politique afin d'être en conformité avec la religion musulmane.
- Dans chaque État issu de l'ancien Empire ottoman, le pouvoir nomme un Grand Mufti qui est la plus haute autorité religieuse du pays.
- Le mufti doit en général passer devant un comité d'oulémas afin que ceux-ci puissent déterminer si celui-ci remplit les conditions suivantes :
- 1. maîtriser les principes de la jurisprudence (fiqh) ;
- 2. maîtriser la science du hadith ;
- 3. maîtriser les objectifs de la charia (Maqasid ach-Chari`a) ;
- 4. maîtriser les maximes légales ;
- 5. maîtriser l'étude des religions comparatives ;
- 6. maîtriser les fondements des sciences sociales ;
- 7. maîtriser la langue arabe ;
- 8. avoir une connaissance suffisante des réalités sociales1.
- Pour les chiites, les muftis sont des mollahs.
- Le râwî est le transmetteur de hadith, c'est l'un des chaînons de l'isnad. En étudiant l'isnad et la fiabilité des rowwât (pluriel de râwî) le composant, un muhaddith peut évaluer l'authenticité d'un hadith et par extension un recueil qui comprend l'ensemble des traditions relatives aux actes et aux paroles, considérés comme des principes de gouvernance personnelle et collective pour les musulmans, que l'on désigne généralement sous le nom de « tradition du Prophète ». Les hadiths auraient été rapportés par près de 50 000 compagnons.
- Le Coran traduit en 63 langues
- Après le swahili, le complexe Fahd-Ben-Abdelaziz d’impression du Coran de Médine (Arabie saoudite) a traduit le livre saint en 63 langues, soit 32 langues d’Asie, 15 d’Europe et 16 d’Afrique, dont le tamazight, rapporte le quotidien arabophone El-Arab, paraissant à Londres, à la faveur d’un entretien que lui a accordé dernièrement Mohamed Salem Ben Chadid El-Oufi, responsable de l’institution.
- PUBLIE LE : 06-11-2014 | 0:00
- Après le swahili, le complexe Fahd-Ben-Abdelaziz d’impression du Coran de Médine (Arabie saoudite) a traduit le livre saint en 63 langues, soit 32 langues d’Asie, 15 d’Europe et 16 d’Afrique, dont le tamazight, rapporte le quotidien arabophone El-Arab, paraissant à Londres, à la faveur d’un entretien que lui a accordé dernièrement Mohamed Salem Ben Chadid El-Oufi, responsable de l’institution.
- Dans ce contexte, il faut rappeler que, grâce à l’aide et au soutien du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, le complexe Fahd-Ibn-Abdelaziz d’impression du Coran a procédé, il y a quelques années, à l’impression de plusieurs centaines d’exemplaires d’un essai de traduction du Coran en tamazight, réalisé en 2005 par Cheikh Si Hadj Mohand Tayeb, un ancien inspecteur de l’éducation nationale. Le travail, qui a duré deux années, a été supervisé par des savants religieux et experts en langue amazighe avant de sortir des presses du complexe.
Abordant le sujet, dernièrement, sur les colonnes du quotidien, Mohamed Salem Ben Chadid El-Oufi, responsable du complexe d’impression du Coran de Médine, a rappelé que cette contribution entre dans le cadre du programme d’activité de l’institution en matière de conception et de diffusion d’ouvrages de traduction des significations du Coran en plusieurs langues. Il a ajouté que le complexe prévoit prochainement la traduction du Coran en hébreu et en japonais. Mohamed Salem El-Oufi devait ensuite dire que le complexe qu’il dirige a produit 300 millions d’ouvrages divers (exemplaires du livre saint, essais de traduction de ses significations en diverses langues, livres d’interprétation, de psalmodie du Coran…)Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, le complexe distribue gratuitement de nombreux ouvrages religieux aux hadjis, durant le pèlerinage aux Lieux saints, en précisant à cet égard que 37 millions de livres ont été offerts aux «hôtes du Miséricordieux» durant les 30 dernières années.
Mourad A. -
L'araméen est un groupe de langues afro-asiatiques. Son nom vient d'Aram, une ancienne région du centre de la Syrie.
Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite, l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était la langue quotidienne d'Israël pendant la période du Second Temple (539 avant J.-C. – 70 après J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ, la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras et c'est la principale langue du Talmud.
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17.110 |
Dis: "Invoquez Allah(L’Unique, L’Un , L’Eternel), ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l´appelez, Il a les plus beaux noms. |
A chacun de vous
Nous avons assigné une législation
et un plan à suivre.
Si Dieu avait voulu,
certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. (Extrait tiré du Coran)
C'est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre et qui vous a
élevés, en rangs, les uns au-dessus des autres, afin de vous éprouver en ce qu'Il vous a donné. (Vraiment) ton Seigneur est prompt en punition, Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux... (Sourate al-Anam, 165)
2.30 Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: "Je vais établir sur la terre un vicaire "Khalifa".
- Il dit: "En vérité,Je sais ce que vous ne savez pas!".
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19.58 |
Voilà ceux qu´Allah a comblés de faveurs, parmi les prophètes, parmi les descendants d´Adam, et aussi parmi ceux que Nous avons transportés en compagnie de Noé, et parmi la descendance d´Abraham et d´Israël, et parmi ceux que Nous avons guidés et choisis. Quand les versets du Tout Miséricordieux leur étaient récités, ils tombaient prosternés en pleurant. |
3.133
Et concourez au pardon
2.256
Nulle contrainte en religion!
" Il y acertes pour vous, dans l'Envoyé de Dieu, un parfait modèle pour qui désire Dieu et le jour dernier avec ferveur et se souvient ardemment de Dieu. " [ Sourate 33, verset 21 ]
Nous avons fait descendre le Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C'est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Dieu, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre de Dieu, et ils en sont les témoins.
Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l'Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.
Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce que Dieu a fait descendre.
49.10 Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu´on vous fasse miséricorde.
Certes, Allah est Omniscient.
Allah veut
pour
vous
la facilité,
Il ne veut pas
la difficulté
pour vous,
afin que vous en complétiez le nombre
et que vous proclamiez la grandeur d´Allah pour vous avoir guidés,
et afin que vous soyez reconnaissants!
18.7
Nous avons placé ce qu´il y a sur la terre pour l´embellir, afin d´éprouver (les hommes et afin de savoir) qui d´entre eux sont les meilleurs dans leurs actions
Une république est un régime politique où les fonctions de chef de l'État ne sont pas héréditaires mais découlent d'une élection. Cependant une république n'est pas nécessairement une démocratie (cas des régimes à parti unique ou ayant élu un dictateur), tout comme une monarchie n'est pas nécessairement absolue, cas de la monarchie constitutionnelle et parlementaire.
· La république est aujourd'hui la forme d'État la plus répandue : sur 193 pays, 136 sont des républiques, 34 des royaumes ousultanats, trois des principautés et neuf des unions ou fédérations qui peuvent mélanger plusieurs formes d’États.
Le mot « république » provient du latin res publica qui signifie au sens propre « chose publique » et désigne l’intérêt général puis le gouvernement, la politique et enfin l’État. Le terme est clairement synonyme de « gouvernement », de « bonne gouvernance ». Une république islamique, indépendamment de la forme démocratique ou non du régime en place, est la forme de gouvernement prise par un État qui n'a pas de monarque et où la gouvernance s'aligne sur le dogme, dans ce cas l'islam, comme c'est le cas en Iran, en Afghanistan ou au Pakistan.
Le terme de république islamique désigne les États possédant une Constitution qui stipule que l'islam est la religion officielle du pays, ou encore d'autres États où le droit musulman s'applique et dont la dénomination officielle comporte la dénomination de République islamique.
Certains pays musulmans ne revendiquent pas spécifiquement le caractère islamique de leur état, mais appliquent pourtant la charia. D'autres pays musulmans n'utilisent celle-ci que comme simple référence juridique. Enfin certains pays musulmans revendiquent spécifiquement le caractère islamique de leurs État, religion et législation. Ils sont alors qualifiés d'États islamiques. Les républiques islamiques constituent une partie des États islamiques possèsseur d'une constitution qui institue l'islam comme religion d'État ou/et de la nation (du peuple).
De nos jours, on peut dénombrer cinq états islamiques reconnus internationalement en tant que république :
· République islamique de l'Afghanistan : « Art. 1: Afghanistan is an Islamic Republic {...} » - Constitution de 2004
· République islamique de l'Iran : « 1er principe : le gouvernement de l’Iran est une République Islamique » - Constitution de 1979
· République islamique de Maldives : « Art. 7: The religion of the State of the Maldives is Islam {...} » - Constitution de 2008
· République islamique de Mauritanie : « Art. 5: L'islam est la religion du peuple et de l'Etat » - Constitution de 1991
· République islamique du Pakistan : « Art. 2: Islam shall be the State religion of Pakistan » - Constitution de 1973
Ces théocraties islamiques peuvent affirmer législativement l'application intégrale de la charia (loi islamique), la considérant comme supérieure à toute autre loi humaine. Tandis que d'autres républiques islamiques, plaçant les législations islamiques sous tutelle de leur Constitution, n'appliquent la charia qu'en partie plus ou moins variable selon le pays concerné et son histoire passée.
Chaque république islamique a une histoire et un destin particulier. Certaines sont nées naturellement dans des pays musulmans en paix, alors que d'autres sont apparues à la suite d'évènements tragiques. Certaines républiques islamiques ont disparu rapidement, alors que d'autres ont perduré pendant plusieurs dizaines d'années; jusqu'à nos jours. Parmi ces républiques islamiques, on pourrait citer ces exemples historiques :
1. Perse (actuel Iran) : De la révolution constitutionnelle persane de 1906 est née la première constitution iranienne (inspirée de celle de la Belgique) qui instaure une monarchie constitutionnelle. La constitution de cette république islamique à régime présidentialiste (parlement sous pouvoirs du Shah) stipule qu'aucune loi ne peut aller à l'encontre de la Chari'ah.
2. Afghanistan : En 1923, le royaume d'Afghanistan succédant peu à peu à l'Émirat d'Afghanistan met en place une constitution instituant une monarchie constitutionnelle. Cette république islamique monarchique (dissoute en 1973) précise dans son article 2 de constitution que « La religion de l'Afghanistan est la religion sacrée de l'Islam. »
3. Turkestan : Entre 1933 et 1934, la Première République du Turkestan oriental qui fut rapidement renversé par les militaires chinois, se dénommaitRépublique islamique du Turkestan Oriental.
4. Pakistan : En 1973, et suite à l'adoption d'une 3ème constitution (après celles de 1956 et de 1962), la nouvelle république fédérale se nomme République islamique du Pakistan (constitution actuelle de 1973, amendée en 2012).
5. Comores : Créée en 1978, la République fédérale islamique des Comores est renversée en 2001. Le 23 décembre 2001, sous direction d'un nouveau régime présidentiel, cette terre d'islam sunnite (à 98%) formée des îles de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli, devient alors Union des Comores.
6. Iran : En 1979, et suite au renversement du Shah d'Iran par la Révolution iranienne, cet ancien État monarchique devient République islamique d’Iran(constitution actuelle de 1979, amendée en 1989).
7. Mauritanie : Le 20 juillet 1991, et suite à la relance du processus de démocratisation, est adoptée la constitution de la République islamique de Mauritanie(constitution actuelle de 1991, amendée en 2006).
8. Afghanistan : En 1992, à la chute du régime communiste (départ de l'armée soviètique), l'État islamique d'Afghanistan a remplacé la République démocratique d'Afghanistan de 1990 . En 1996, les talibans ont institué l'Émirat islamique d'Afghanistan. En 2004, après l'intervention militaire des USA et la chute des talibans, le pays est devenu République islamique d'Afghanistan (constitution actuelle de 2004, non-amendée).
9. Maldives : Le 7 août 2008, et après celles de 1968 et 1997, une nouvelle constitution est mise en place avec un régime de type présidentiel. Les Maldives est un État souverain indépendant, une république démocratique fondée sur les principes de l'Islam (art. 2 - Constitution actuelle de 2008).
L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États, sous la forme de « République islamique ». Il s'agit alors officiellement de la religion d'Etat. Toutefois, ces États ne sont pas les seuls où l'imbrication du civil et du religieux est conforme à ce que veut la charia comme en Arabie saoudite.
Il peut se produire une confusion entre Arabes et musulmans, principalement à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et la place centrale qu'occupe la langue arabe dans cette religion. Il y a environ 300 millions d'Arabes, dont la grande majorité est musulmane. En fait, 20 % seulement des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique subsaharienne, et la plus grande population musulmane du monde est enIndonésie. D'importantes communautés existent au Nigeria, Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine, enEurope, dans l'ancienne Union soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a trois millions de musulmans aux États-Unis représentant 1 % de la population américaine et environ 2,1 millions en France selon l'INED et l'INSEE, principalement issus de l'immigration auxquels il faut ajouter les conversions, dont le nombre est très difficile à déterminer d'autant qu'il y a des conversions en sens inverse et des apostats.
L’Arabie saoudite, en forme longue le Royaume d’Arabie saoudite, est le plus grand pays du Moyen-Orient avec une superficie de plus de deux millions de kilomètres carrés.
Le pays est limitrophe de l’Irak, de la Jordanie, du Koweït, d’Oman, du Qatar, des Émirats arabes unis, puis duYémen, et est bordé par la mer Rouge et le golfe Persique.
L'Arabie saoudite abrite les deux plus importants lieux saints de l'islam : Masjid al-Haram (à La Mecque) et Masjid al-Nabawi (à Médine). La devise nationale du pays est : « Il n'y a de Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète ».
Avec une superficie de plus de deux millions de km², l'Arabie saoudite occupe 80 % de la péninsule Arabique. C'est le deuxième par sa superficie des pays du monde arabe, après l'Algérie. C'est aussi le plus grand pays du Moyen-Orient.
L'Arabie saoudite est située au carrefour de trois continents :
l'Afrique, l'Asie et l'Europe.
Le premier État saoudien trouve sa source aux alentours de 1744. Un chef tribal local, Ibn Saoud, s'associe avec un religieux, Ibn Abdelwahhab afin de réinstituer les dogmes revendiqués plus tard par le salafisme, forme de l'islam fondamentaliste.
La famille Al Saoud et le royaume connaissent ensuite des confrontations augmentant ou réduisant leur pouvoir en fonction des accords et désaccords avec l'Égypte, l'Empire ottoman et d'autres familles arabes pour le contrôle de la péninsule. Trop instable, le royaume finit par disparaître en 1818.
Un second État saoudien, est fondé 6 années plus tard en 1824, mais disparait lui aussi en 1891.
L'Arabie saoudite est fondée officiellement le 22 septembre 1932 par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz. Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud (Ibn Saoud) en devient le roi.
Ces installations ont lieu dans les régions de la Mecque et de Jeddah, en Arabie Saoudite44.
En 1992, compte tenu de la situation de nomades très pauvres, vivant dans le désert et qui devaient faire face à des problèmes sévères de famine et de santé, lePrince Majid Bin Abdulaziz (en) et ses conseillers, Zaki et Fayez Mandoura ont imaginé la création de villages pour répondre aux besoins sociaux de base de cette population.
Ce programme avait été conçu au départ pour loger une population très pauvre (plus de 8 000 personnes), dispersée dans des zones désertes au sud de La Mecque et au Nord de Jeddah. Il s'agissait de construire 1154 maisons, 11 écoles, 25 mosquées, 4 centres de soins médicaux, 3 halls de marché et 2 puits. Le programme devait à terme donner des conditions de vie moins précarisées à plus de 55 000 semi-nomades.
Le programme a commencé en 1993. Les constructions étaient faites de roches volcaniques locales, par des maçons et des travailleurs non qualifiés des communes proches sous la supervision de deux ingénieurs et d'un architecte.
La première phase permit de construire 560 maisons avec quatre mosquées, quatre lieux de prières, quatre école de garçons, trois de filles, un puits et un réservoir d'eau dans une période de trois ans.
Deux sites culturels d'Arabie saoudite sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO : le site archéologique d'Al-Hijr et le quartier d'at-Touraïf dans la ville deDariya50.
Les vêtements de travail diffèrent. Ils peuvent être internationaux, surtout sur les chantiers, ou adaptés, surtout dans les hôpitaux.
Le pèlerinage à La Mecque exige une attitude et un vêtement spécifiques, l'ihram.
La seconde phase a commencé en 1996 et fut accompagnée d'une organisation de programme social pour le bien-être de ces personnes et leur permettre d'être auto-suffisantes par l'élevage de volailles, la fabrication de paniers, le tissage, la couture, l'artisanat et les soins de santé et aux enfants. De nombreuses conférences ont été mises en place à ce sujet avec les professeurs de l'université du roi Abdulaziz à Jeddah et à celle de l'université Oumm al-Qura à la Mecque.
Au début des années 2000, environ 10% de la population semi-nomade de la région du Hedjaz a pu bénéficier d'abris de base.
Le principe était de fournir des constructions et des équipements de base afin d'avoir des abris très économiques avec un minimum de confort. Il s'agissait aussi de faire un maximum avec un minimum de coûts. Pour cela, l'architecte a décidé d'utiliser les matériaux à disposition et a adapté les techniques de construction à ces matériaux.
L'islam sunnite est la religion d'État du royaume. Les statistiques officielles font état de 100 % de sunnites parmi lesmusulmans mais dans les faits le sunnisme serait pratiqué par 85 à 90 % de musulmans, le reste professant le chiisme(principalement duodécimain)46,47, dont la pratique est tolérée dans la province orientale d'ach-Charqiya, et notamment dans la ville de Qatif.
Tout autre culte religieux non-musulman est formellement interdit14 et la constitution du royaume favorise uniquement et obligatoirement l'islam. Une police religieuse, la Muttawa, veille à la stricte application des préceptes musulmans. D'autres religions peuvent toutefois être pratiquées dans un cadre privé. Parmi celles-ci, les plus pratiquées sont le christianisme(plus d'un million de chrétiens, principalement des travailleurs immigrés philippins) et l'hindouisme (essentiellement des travailleurs immigrés d'origine indienne)48,46.
L'Arabie saoudite abrite les deux plus importants lieux saints de l'islam :
· Masjid al-Haram, la mosquée sacrée, située à La Mecque.
· Masjid al-Nabawi, la mosquée du Prophète, située à Médine.
L'accès à ces deux villes reste rigoureusement interdit aux non-musulmans49.
En 2000, le prince Majid a été remplacé en tant que gouverneur de la Mecque par son plus jeune frère, Majid ben Abdulaziz Al Saoud (décédé en avril 2003) qui a semblé moins intéressé par le projet. D'autres changements sont intervenus dans la structure administrative de la société caritative qui se dénomme depuis le 26 avril 2006 : The Society of Majid Bin Abdulaziz for Development and Social Services. Le conseil d'administration est dirigé par le prince Mashal ben Madjid ben Abdulaziz. Le directeur général est M. Hammam K. Zare.
Les constructions de maisons en pierre de ce projet, dans les régions désertiques autour de la Mecque, ont été arrêtées.
Les différents programmes de l'actuelle fondation semblent majoritairement tournés vers les filles et jeunes filles pauvres et un programme de développement de villages y apparaît depuis 2009.
La Constitution du pays se fonde sur le Coran et la sunna selon la compréhension des compagnons de Mahomet. Aucune manifestation ou culte d'une autre religion n'est acceptée et ceux qui expriment à ce titre une opinion différente sont déclarés apostats et passibles de la peine de mort. La liberté de religion de la population non musulmane d'origine y est très restreinte, et doit s'exercer exclusivement dans le domaine privé.
Depuis la fondation de l'État en 1932 par Ibn Saoud, le royaume a été gouverné par six monarques
L'Arabie saoudite est divisée en 13 provinces (mintaqah idāriyya en arabe, expression qui se traduit littéralement par « région administrative », dont la forme au pluriel est manatiq idāriyya).
Les provinces sont divisées en 118 gouvernorats (arabe : محافظات, muhafazat au pluriel, muhafazah singulier), dont les capitales provinciales, qui ont un statut différent des municipalités (intègres) dirigées par des maires (amin).
Les gouvernorats sont en outre subdivisés en sous-gouvernorats (marakiz, markaz).
Dès leur naissance, les Saoudiennes sont placées sous l'autorité légale d'un homme, le « gardien », qui peut être leur père, leur mari, leur frère, leur oncle ou même leur fils18. Les femmes ne peuvent pas voyager sans l'autorisation de leur « gardien ».
L'Arabie saoudite impose une stricte séparation des sexes. La plupart des maisons, banques ou universités ont une entrée pour les hommes et une entrée pour les femmes.
De nombreux crimes sont passibles de la peine de mort, comme l'apostasie ou le prosélytisme non musulman19.
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Ville |
Population |
Remarques |
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5 700 000 |
- Capitale du royaume d’Arabie saoudite |
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3 400 000 |
- Deuxième plus grande ville |
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1 700 000 |
- Ville sainte la plus sacrée de l'islam |
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1 100 000 |
- Deuxième ville sainte de l'islam |
La recherche scientifique est organisée et coordonnée au niveau national par le KACST (en).
Une stratégie nationale pour le développement de la science, de l'innovation et de la technologie dans le royaume a été mise en place en 2006, elle a pour ambition de transformer l'économie saoudienne en une économie fondée sur la connaissance et compétitive au niveau mondial29.
Cette vision est échelonnée en quatre plans quinquennaux :
1. Le premier plan constituait en l’établissement d'une infrastructure solide pour la science, la technologie et l'innovation (2006-2011).
2. Le deuxième plan vise à placer le pays aux premiers rangs de la région dans ces domaines (2011-2015).
3. Le troisième à placer le pays au niveau des pays développés d'Asie (2015-2020).
4. Le quatrième plan à placer le royaume au niveau des pays les plus avancés au monde (2020-2025).
La production scientifique saoudienne, bien qu'historiquement faible, est entrée dans une phase de croissance rapide depuis 2008.
Cela étant dû, non seulement a une stratégie visant a augmenter le niveau de collaboration avec les institutions de recherche les plus renommée au monde via une collaboration internationale universitaire accrue et l'ouverture de plusieurs centres de recherche commun (voir JCEP)30 mais également à une augmentation des fonds financiers alloués à la recherche et au développement dans le pays, passant de 0,08% du PIB en 200831 à 0,3 % du PIB en 2012 pour un montant estimé à 2,7 milliards de dollars, plaçant le royaume a la 39e position dans le classement mondial des dépenses nationales en R&D pour cette même année32.
Selon l'indice de mesure scientifique SCImago, l'Arabie saoudite figure à la 36e place au niveau mondial en termes de publications scientifiques en 2013, passant donc de la 54e à la 36e place entre 2008 et 201333. Cette même année, elle enregistrait 237 brevets à l'United States Patent and Trademark Office, se positionnant à la 29e place du classement et affichant une forte progression de 690 % entre 2008 (30 brevets) et 2013 (237 brevets)34.
Mais c'est dans le domaine des nanotechnologies que la croissance fut la plus rapide, avec la multiplication par 26 du nombre d'articles publiés dans ce domaine entre 2008 (45) et 2013 (1211) selon l'ISI35, et avec la multiplication par 23 du nombre de brevet en nanotechnologie déposé a l'United States Patent and Trademark Office entre 2009 (3) et 2013 (70)36. Le royaume figure actuellement a la 22e position mondiale dans ce domaine selon le classement SCImago37.
L'Arabie saoudite est notamment citée dans le rapport Nature Publishing Index 2012 comme l'un des cinq pays à surveiller pour la croissance de leur publication scientifique dans la revue scientifique Nature38, le royaume est également cité dans un rapport de Thomson Reuters sur les performances scientifique du G20, comme pays gagnant du poids dans le monde de la science39.
D'après le Département central des statistiques et de l'information, la population du pays s'élève à 30 millions d'habitants en 2013 dont 32,4 % d'étrangers40. La croissance démographique annuelle est de 3 %.
Les travailleurs immigrés non arabes viennent principalement du Bangladesh, du Pakistan, des Philippines, d'Inde ou encore d'Indonésie41.
Jusque dans les années 1960, la majorité de la population était nomade42. Du fait de la croissance du niveau de vie, 95 % de la population a aujourd'hui un mode de vie sédentaire.[réf. nécessaire]
La population est très jeune car 75% des Saoudiens sont âgés de moins de 30 ans43.
La langue officielle est l'arabe, mais il diffère sensiblement de celui parlé en Égypte et au Maghreb, tout comme celui duYémen ou du Machreq (Moyen-Orient). L'anglais est très courant. C'est la langue de l'élite et des affaires. Au moins 15 % des Saoudiens parleraient l'anglais en seconde langue, surtout les plus jeunes. Le farsi, ou persan, est parlé surtout en seconde langue dans la région du nord-est, la région de Dhahran, et vers la frontière avec le Bahreïn, où vit une forte communauté chiite.
Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh ('Abd al-'Aziz ibn 'Abd Allah ibn Muhammad ibn 'Abd al-Lateef Aal ash-Shaikh, enarabe : عبد العزيز بن عبد الله بن محمد بن عبد اللطيف آل الشيخ) est un ouléma saoudien hanbalite de tendance salafiste et l'actuel Grand Mufti de l'Arabie saoudite[1]. Il est né le 10 février 1943 à Riyad et est actuellement membre Comité Permanent pour le Recherche Islamique et de la Fatwa. Il est ainsi considéré comme la plus haute autorité religieuse du royaume saoudien.
Iyad Ameen Madani a pris ses fonctions le dixième Secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI),
Pendant son service dans les différentes institutions, Madani affiché un vif intérêt pour la culture et la pensée comme en témoignent ses nombreuses contributions à divers forums et ses nombreux articles publiés en arabe et en anglais tout au long de sa carrière. Certains de ces articles ont été collectés dans son livre intitulé "Sinnu Zarafa".
Il a reçu un certain nombre de décorations, notamment la médaille d'honneur de la Chine, la médaille de service public de la Malaisie et de la deuxième classe Ordre du Sultanat d'Oman. Il a reçu un doctorat honoris causa en relations internationales de l'Université islamique internationale de Malaisie.
Un mufti, moufti ou muphti est un religieux musulman sunnite qui est un interprète de la loi musulmane ; il a l'autorité d'émettre des avis juridiques, appelés fatwas. Il est connaisseur de la religion musulmane et peut être consulté par des particuliers comme par les organes officiels des oulémas afin de connaître la position exacte à adopter sur des questions d'ordre culturel, juridique ou politique afin d'être en conformité avec la religion musulmane.
Dans chaque État issu de l'ancien Empire ottoman, le pouvoir nomme un Grand Mufti qui est la plus haute autorité religieuse du pays.
Le mufti doit en général passer devant un comité d'oulémas afin que ceux-ci puissent déterminer si celui-ci remplit les conditions suivantes :
- maîtriser les principes de la jurisprudence (fiqh) ;
- maîtriser la science du hadith ;
- maîtriser les objectifs de la charia (Maqasid ach-Chari`a) ;
- maîtriser les maximes légales ;
- maîtriser l'étude des religions comparatives ;
- maîtriser les fondements des sciences sociales ;
- maîtriser la langue arabe ;
- avoir une connaissance suffisante des réalités sociales1.
Pour les chiites, les muftis sont des mollahs.
Les piliers de l'islam sont les devoirs incontournables que tous les musulmans doivent appliquer. Les plus notables et respectés sont au nombre de cinq. Ces cinq piliers sont explicitement cités dans le Coran séparément, bien que le nombre de cinq n'est pas directement rapporté dans le Coran mais plutôt dans un hadith prophétique : « L'islam est bâti sur cinq piliers »20 :
· la foi en un Dieu unique (tawhid), Allah, et la reconnaissance de Mahomet comme étant son prophète : «أشهد أن لا إله إلا الله و أشهد أن محمداً رسول الله » (Je témoigne qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah)
· l'accomplissement de la prière quotidienne et ce cinq fois par jour, la salat ;
o الصبح (Al-Sobh)
o الظهر (Al-Dohr)
o العصر (Al-asre)
o المغرب (Al-maghrib)
o العشاء (Al-ichaa)
· la charité envers les nécessiteux, la zakât ;
· le respect du jeûne lors du mois de ramadan ;
· le hajj, le pèlerinage à La Mecque au moins une fois dans sa vie, si on en a les moyens matériels et physiques.
La chahada (« déclaration de foi »), qui représente une partie credo islamique, consiste en une phrase très brève : « Je témoigne qu’il n’y a de vraie divinité qu'Allah et que Mahomet est Son messager. »
Le fondement doctrinal de l'islam est que Dieu (Allah en arabe) est unique. L'unicité de Dieu (tawhid) se décompose en trois branches selon une position dogmatique remontant à l'Imam Ibn Taymiyya au xive siècle23 :
· L'unicité dans la Seigneurie (tawhid ar-Rouboubiya)
(Ou, la foi en la seigneurie d'Allah) C’est le fait de reconnaître les œuvres spécifiques à Allah (tel le fait de donner la vie, la mort, la subsistance…). Reconnaître Allah comme Seigneur c’est lui reconnaître :
- La création, Allah est Le seul Créateur
- La royauté, Allah est Le seul à détenir la royauté
- La gérance, Allah est Le Seul à gérer la création
· L'unicité dans l'adoration (tawhid al Oulouhiya)
(Ou, la foi en la divinité d'Allah) C’est le fait de vouer tout acte d’adoration à Allah, en toute exclusivité.
« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent »
(Coran. Sourate 51, verset 56)
L’adoration telle que la définit Ibn Taymiyya est :
« Un terme qui englobe tout ce qu’Allah aime et agrée comme œuvre apparente ou cachée »
· L'unicité dans les noms et attributs (tawhid al asma wa sifat)
(Ou, la foi en ses noms et attributs) Allah dans le Coran s’est attribué des noms et des caractères, tout comme Mahomet dans sa sounna (traditions) a attribué à Allah des noms et des caractères, que tout musulman se doit d'accepter.
- Tous les noms d’Allah sont parfaits puisque chacun d’entre eux désignent un caractère qui est lui aussi au summum de la perfection. C’est pourquoi les musulmans doivent invoquer Allah par ces noms-là.
- Les attributs d’Allah sont tous parfaits, sans aucune faille.
« C’est à ceux qui ne croient pas en l’au-delà que revient le mauvais qualificatif, tandis qu’à Allah Seul est le qualificatif suprême et c’est Lui le Tout Puissant et le Sage »
(Coran. Sourate 16, verset 60)
Exemples de noms et attributs d'Allah : al-Wahid (l'unique) al-Rahmane (le miséricordieux) al-Rahime (le tout-miséricordieux) al-Afou (le tout-clément) al-Awal (le premier) al-Akhir (le dernier).
Ces trois branches de l'unicité sont indissociables et forment à elles trois, le Tawhid, ou le premier pilier de la foi.
Les théologiens musulmans affirment que les versets qui donneraient en apparence des organes ou un emplacement à Allah ne doivent pas faire sujet de comparaison avec une créature.
Dieu est décrit dans le Coran à plusieurs reprises. À titre d'exemple, les versets suivants :
« Dis : "Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est égal à Lui". »
(Coran. Sourate 112)
« Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "al-Qayyum". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône "Kursiy" déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. »
(Coran. Sourate 2, verset 255)
Selon un hadîth, il est mentionné qu'Allah a quatre-vingt-dix-neuf noms parfaits (asma'ou l-Lahou l-housna) révélés par Dieu, qui permettent au musulman qui les connaitrait par cœur et les utiliserait, d’entrer au paradis. Le Coran cite des noms/attributs comme al-'ahad (Celui Dont les perfections sont sans rapport avec les caractéristiques des créatures) ou ar-rabb (Celui à Qui nous nous devons d’obéir), Al-Malik (Celui à Qui ce monde appartient en réalité et en totalité et Celui Dont la domination est absolue et exempte de toute imperfection) qui ne sont pas cités dans le hadith précédant. Un autre hadith affirme qu’Allah possède un nom inconnu des gens du commun. Selon une version de ce hadith, ce nom est qualifié de الأعظم "Al-Adham" qui veut dire "le plus grand" ou "le plus noble".
L'arabe : مَسيح, masīḥ, le grec χριστός, christos, l'hébreu מָשִׁיחַ, mašia'h et l'araméen משיחא, meši'ha signifient tous « oint ; consacré »
Inauguration du memorial du soldat musulman

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur le Recteur, Mesdames et messieurs,
Cette année nous commémorons deux événements majeurs : le début d’une guerre qui ensanglanta l’Europe, il y a un siècle et la libération de notre territoire de la barbarie nazie, il y a 70 ans. Dans ces moments cruciaux de notre histoire, des hommes sont venus du monde entier pour nous sauver. C’est cette vérité que je suis venu rappeler pour que personne ne soit tenté d’oublier ou pire encore d’occulter cette vérité. C’est donc aux enfants de ceux qui ont combattus sur un sol où ils n’étaient pas nés que je tiens à m’adresser aujourd’hui. Je le fais ici dans ce lieu chargé de symboles.
La Grande Mosquée fut en effet construite au lendemain de la Grande guerre pour marquer la reconnaissance de la nation à l’endroit des soldats musulmans. Les quatre Maréchaux de France en avaient fait la proposition. Elle fut confirmée par le vote du Parlement le 29 juin 1920 d’un budget destiné à la construction de la Mosquée. Et c’est le Président Gaston Doumergue qui, le 15 juillet 1926, l’inaugura. La Grande mosquée est inscrite dans le paysage parisien. Elle est un lieu de culte et de culture. Elle rappelle aussi le sacrifice de tous les musulmans qui ont revêtu l’uniforme français depuis le 19ème siècle : en Crimée en 1853 ; au Mexique en 1821 ; à Sedan en 1870. Et bien sûr ceux qui ont participé à la Première guerre mondiale.
Monsieur le recteur, je sais combien vous êtes attaché à ces évocations : C’est sur votre initiative qu’en 1992 une plaque fut déposée à Verdun ; dix ans plus tard, vous avez défendu l’idée d’un monument sur ce même champ de bataille. Il fût inauguré en 2006. Et aujourd’hui, c’est un projet que vous portez depuis plus de 20 ans qui trouve sa consécration.
Les soldats que l’on évoque aujourd’hui étaient tirailleurs, goumiers, spahis, zouaves. Ils étaient conscrits, engagés ou combattants volontaires. Beaucoup venaient d’Algérie -175 000 ont été mobilisés pour la guerre de 1914. Près de 25 000 y laissèrent leur vie. 180 000 tirailleurs furent recrutés en Afrique noire, essentiellement au Sénégal. 60 000 Tunisiens, 37 000 marocains vinrent se battre en France. Et d’autres venaient aussi des Comores, de Djibouti, et des actuels Outre-mer.
Partout, ces hommes se sont illustrés et ont forcé l’admiration de leurs chefs. A la fin de la grande guerre, les unités de maghrébins furent parmi les plus décorées de l’armée française. Les tirailleurs sénégalais reçurent le 28 avril 1919, l’hommage de George Clemenceau, qui leur remit la Croix de guerre.
Trente ans plus tard, d’autres hommes, parfois les fils des premiers, ont répondu présents.
J’ai eu l’occasion de rendre hommage, à Bastia, aux goumiers marocains qui jouèrent un rôle majeur dans la libération de la Corse en 1943, annonçant celle de la totalité de notre pays un an plus tard. Les musulmans constituaient 40% des troupes débarquées en Provence.
Je rappelle qu’en août 1944, l’armée du général de Lattre de Tassigny, était composée d’un 3 grand nombre de Français d’Afrique du Nord. Au total, plus de 70 000 soldats musulmans participèrent à la libération du pays. Dix gradés et tirailleurs seront faits compagnons de la Libération en 1945, aux côtés du Roi du Maroc, Mohammed V.
Aujourd’hui, Monsieur le Recteur, nous nous tenons ensemble, dans la Grande mosquée de Paris, devant ce Mémorial. Devant ces deux plaques qui portent les noms de toutes les unités de combattants de confession musulmane morts pour la France.
Aux côtés de ces plaques, des bornes interactives permettront de retrouver le nom de tous ceux qui ont laissé leur vie sur le sol de France. Chacun pourra retrouver ici l’identité et le parcours de ces hommes. C’est une réparation qui est enfin accomplie. Car la majorité des soldats musulmans tombés pour notre pays, n’avaient jamais eu leur nom inscrit sur nos monuments aux morts. Nous savons pourtant que plus de 100.000 d’entre eux, d’une guerre mondiale à l’autre, ont donné leur vie à la France. C’est un acte de justice que la République pose enfin avec ce mémorial.
La fraternité d’armes née des conflits du 20ème siècle a profondément ancré l’Islam dans la République, dans la défense de sa souveraineté et de sa liberté.
C’est pourquoi cet hommage est un appel au respect. Au respect des morts d’hier avec ce mémorial, des morts d’aujourd’hui à travers les carrés confessionnels dans les cimetières. Mais aussi au respect des vivants qui nous conduit à lutter farouchement contre les discriminations et le racisme, et à être intraitables à l’égard des paroles et des actes antimusulmans (dégradation de lieux de cultes). S’en prendre à une mosquée – comme encore la semaine dernière à Blois, comme s’en prendre à une église, à une synagogue, à un temple, c’est s’attaquer à l’ensemble de la communauté nationale.
Jamais personne ne doit être menacé ou agressé pour ses croyances, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public. Ce principe est inscrit depuis deux siècles dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
La France est grande de sa diversité. Elle est forte de son unité. Une valeur essentielle de notre République permet de faire vivre ces deux exigences : c’est la laïcité. Pour que tous les citoyens puissent vivre ensemble, pour qu’aucun n’ait à renoncer à ses convictions, pour 4 que nul ne puisse imposer sa religion à l’autre, nos règles communes doivent être fixées par les seules lois de la République.
C’est au nom de la laïcité qu’est reconnu un islam de France. Un islam qui porte un message de tolérance, d’ouverture et de solidarité. Un islam qui ait ses lieux et ses imams en parfaite harmonie avec les valeurs que nous partageons tous. Un islam qui ait une représentation et une place pour dialoguer avec l’Etat. Un islam pleinement compatible avec les valeurs de la République.
L’hommage que nous rendons aujourd’hui aux soldats musulmans morts pour la France s’adresse à leurs descendants pour qu’ils soient fiers de leurs parents et conscients que la République a une dette à leur égard. La France n’oubliera jamais le prix du sang versé. Elle gardera toujours en mémoire les noms de ceux qui se sont battus sa liberté sans distinction d’origine ni de religion.
Le devoir de mémoire honore une Nation. Il permet le rassemblement de tous. Il réconcilie des histoires personnelles et familiales. Il participe de la reconnaissance des parcours de tous. Et de leur contribution non seulement à ce qui a été notre pays mais de ce qu’il pourra être demain. Car nous partageons le même destin.
Vive la République, vive la France.
«Le Conseil Régional règle, par ses délibérations, les affaires de la Région».
Ses capacités et pouvoirs résident à gérer et organiser trois principaux axes :
1- Le développement économique
2- L'aménagement du territoire et les transports
3- La formation professionnelle et les lycées.
Elle intervient également en concomitance avec les départements et les communes sur les aides économiques et à la protection de l'environnement et de cadre de vie.
La Région est une circonscription électorale affectée à l'élection des conseillers régionaux.
Les conseillers régionaux sont élus au suffrage universel direct au scutin de liste à deux tours (mélange de scrutins majoritaire et proportionnel) pour un mandat de 4 ans. Ils font partie du collège électoral des Grands électeurs qui éliront les sénateurs pour les élections sénatoriales. Ils élisent à leur tour le Président du Conseil Régional qui propose et met en place les délibérations du Conseil Régional. Par conséquent, il est l'autorité exécutive et le chef de l'administration de la Région.Ses fonctions lui demandent également d'être responsable du budget de la Région, de gérer le domaine régional (compétences pour les lycées) et de représenter sa collectivité au niveau national et international.
Le conseil est l'assemblée délibérante de la collectivité territoriale décentralisée agissant sur le territoire régional.
Préambule
· Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
· Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
· Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
· Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
· Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
· Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
· Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
· L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
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Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.
Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.
Chapitre IX : Coopération économique et sociale internationale
Article 55
En vue de créer les conditions de stabilité et de bien-être nécessaires pour assurer entre les nations des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, les Nations Unies favoriseront :
1. Le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l'ordre économique et social;
2. La solution des problèmes internationaux dans les domaines économique, social, de la santé publique et autres problèmes connexes, et la coopération internationale dans les domaines de la culture intellectuelle et de l'éducation;
3. Le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.
Article 56
Les Membres s'engagent, en vue d'atteindre les buts énoncés à l'Article 55, à agir, tant conjointement que séparément, en coopération avec l'Organisation.
Article 57
1. Les diverses institutions spécialisées créées par accords intergouvernementaux et pourvues, aux termes de leurs statuts, d'attributions internationales étendues dans les domaines économique, social, de la culture intellectuelle et de l'éducation, de la santé publique et autres domaines connexes sont reliées à l'Organisation conformément aux dispositions de l'Article 63.
2. Les institutions ainsi reliées à l'Organisation sont désignées ci-après par l'expression « institutions spécialisées ».
Article 58
L'Organisation fait des recommandations en vue de coordonner les programmes et activités des institutions spécialisées.
Article 59
L'Organisation provoque, lorsqu'il y a lieu, des négociations entre les États intéressés en vue de la création de toutes nouvelles institutions spécialisées nécessaires pour atteindre les buts énoncés à l'Article 55.
Article 60
L'Assemblée générale et, sous son autorité, le Conseil économique et social, qui dispose à cet effet des pouvoirs qui lui sont attribués aux termes du Chapitre X, sont chargés de remplir les fonctions de l'Organisation énoncées au présent Chapitre.
Chapitre XIV : Cour Internationale de Justice
Article 92
La Cour internationale de Justice constitue l'organe judiciaire principal des Nations Unies. Elle fonctionne conformément à un Statut établi sur la base du Statut de la Cour permanente de Justice internationale et annexé à la présente Charte dont il fait partie intégrante.
Article 93
1. Tous les Membres des Nations Unies sont ipso facto parties au Statut de la Cour internationale de Justice.
2. Les conditions dans lesquelles les États qui ne sont pas Membres de l'Organisation peuvent devenir parties au Statut de la Cour internationale de Justice sont déterminées, dans chaque cas, par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.
Article 94
1. Chaque Membre des Nations Unies s'engage à se conformer à la décision de la Cour internationale de Justice dans tout litige auquel il est partie.
2. Si une partie à un litige ne satisfait pas aux obligations qui lui incombent en vertu d'un arrêt rendu par la Cour, l'autre partie peut recourir au Conseil de sécurité et celui-ci, s'il le juge nécessaire, peut faire des recommandations ou décider des mesures à prendre pour faire exécuter l'arrêt.
Article 95
Aucune disposition de la présente Charte n'empêche les Membres de l'Organisation de confier la solution de leurs différends à d'autres tribunaux en vertu d'accords déjà existants ou qui pourront être conclus à l'avenir.
Article 96
1. L'Assemblée générale ou le Conseil de sécurité peut demander à la Cour internationale de Justice un avis consultatif sur toute question juridique.
2. Tous autres organes de l'Organisation et institutions spécialisées qui peuvent, à un moment quelconque, recevoir de l'Assemblée générale une autorisation à cet effet ont également le droit de demander à la Cour des avis consultatifs sur des questions juridiques qui se poseraient dans le cadre de leur activité.
Les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) forment un plan approuvé par tous les pays du monde et par toutes les grandes institutions mondiales de développement. Ils ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. L'ONU travaille avec les gouvernements, la sociéte civile et les différents partenaires pour exploiter la dynamique dégagée par les OMD et poursuivre unprogramme ambitieux pour l'après-2015. Découvrez comment l'ONU et ses partenaires s'attachent à bâtir un monde meilleur!
Les buts des Nations Unies sont les suivants :
1. Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;
3. Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;
4. Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.
Article 2
L'Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l'Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants :
1. L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres.
2. Les Membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées aux termes de la présente Charte.
3. Les Membres de l'Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
4. Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.
5. Les Membres de l'Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s'abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l'Organisation entreprend une action préventive ou coercitive.
6. L'Organisation fait en sorte que les États qui ne sont pas Membres des Nations Unies agissent conformément à ces principes dans la mesure nécessaire au maintien de la paix et de la sécurité internationales.
7. Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues auChapitre VII.
Préambule
· Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
· Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
· Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
· Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
· Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
· Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
· Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
· L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
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Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.
Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.
Chapitre IX : Coopération économique et sociale internationale
Article 55
En vue de créer les conditions de stabilité et de bien-être nécessaires pour assurer entre les nations des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, les Nations Unies favoriseront :
1. Le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l'ordre économique et social;
2. La solution des problèmes internationaux dans les domaines économique, social, de la santé publique et autres problèmes connexes, et la coopération internationale dans les domaines de la culture intellectuelle et de l'éducation;
3. Le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.
Article 56
Les Membres s'engagent, en vue d'atteindre les buts énoncés à l'Article 55, à agir, tant conjointement que séparément, en coopération avec l'Organisation.
Article 57
1. Les diverses institutions spécialisées créées par accords intergouvernementaux et pourvues, aux termes de leurs statuts, d'attributions internationales étendues dans les domaines économique, social, de la culture intellectuelle et de l'éducation, de la santé publique et autres domaines connexes sont reliées à l'Organisation conformément aux dispositions de l'Article 63.
2. Les institutions ainsi reliées à l'Organisation sont désignées ci-après par l'expression « institutions spécialisées ».
Article 58
L'Organisation fait des recommandations en vue de coordonner les programmes et activités des institutions spécialisées.
Article 59
L'Organisation provoque, lorsqu'il y a lieu, des négociations entre les États intéressés en vue de la création de toutes nouvelles institutions spécialisées nécessaires pour atteindre les buts énoncés à l'Article 55.
Article 60
L'Assemblée générale et, sous son autorité, le Conseil économique et social, qui dispose à cet effet des pouvoirs qui lui sont attribués aux termes du Chapitre X, sont chargés de remplir les fonctions de l'Organisation énoncées au présent Chapitre.
Chapitre XIV : Cour Internationale de Justice
Article 92
La Cour internationale de Justice constitue l'organe judiciaire principal des Nations Unies. Elle fonctionne conformément à un Statut établi sur la base du Statut de la Cour permanente de Justice internationale et annexé à la présente Charte dont il fait partie intégrante.
Article 93
1. Tous les Membres des Nations Unies sont ipso facto parties au Statut de la Cour internationale de Justice.
2. Les conditions dans lesquelles les États qui ne sont pas Membres de l'Organisation peuvent devenir parties au Statut de la Cour internationale de Justice sont déterminées, dans chaque cas, par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.
Article 94
1. Chaque Membre des Nations Unies s'engage à se conformer à la décision de la Cour internationale de Justice dans tout litige auquel il est partie.
2. Si une partie à un litige ne satisfait pas aux obligations qui lui incombent en vertu d'un arrêt rendu par la Cour, l'autre partie peut recourir au Conseil de sécurité et celui-ci, s'il le juge nécessaire, peut faire des recommandations ou décider des mesures à prendre pour faire exécuter l'arrêt.
Article 95
Aucune disposition de la présente Charte n'empêche les Membres de l'Organisation de confier la solution de leurs différends à d'autres tribunaux en vertu d'accords déjà existants ou qui pourront être conclus à l'avenir.
Article 96
1. L'Assemblée générale ou le Conseil de sécurité peut demander à la Cour internationale de Justice un avis consultatif sur toute question juridique.
2. Tous autres organes de l'Organisation et institutions spécialisées qui peuvent, à un moment quelconque, recevoir de l'Assemblée générale une autorisation à cet effet ont également le droit de demander à la Cour des avis consultatifs sur des questions juridiques qui se poseraient dans le cadre de leur activité.
Les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) forment un plan approuvé par tous les pays du monde et par toutes les grandes institutions mondiales de développement. Ils ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. L'ONU travaille avec les gouvernements, la sociéte civile et les différents partenaires pour exploiter la dynamique dégagée par les OMD et poursuivre unprogramme ambitieux pour l'après-2015. Découvrez comment l'ONU et ses partenaires s'attachent à bâtir un monde meilleur!
Les buts des Nations Unies sont les suivants :
1. Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;
3. Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;
4. Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.
Article 2
L'Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l'Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants :
1. L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres.
2. Les Membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées aux termes de la présente Charte.
3. Les Membres de l'Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
4. Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.
5. Les Membres de l'Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s'abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l'Organisation entreprend une action préventive ou coercitive.
6. L'Organisation fait en sorte que les États qui ne sont pas Membres des Nations Unies agissent conformément à ces principes dans la mesure nécessaire au maintien de la paix et de la sécurité internationales.
7. Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues auChapitre VII.
La gouvernance est une notion parfois controversée, car définie et entendue de manière diverse et parfois contradictoire. Cependant, malgré la multiplicité des usages du mot, il semble recouvrir des thèmes proches du « bien gouverner ». Chez la plupart de ceux qui, dans le secteur public ou privé, emploient ce mot, il désigne avant tout un mouvement de « décentrement » de la réflexion, de la prise de décision, et de l'évaluation, avec une multiplication des lieux et acteurs impliqués dans la décision ou la construction d'un projet.
Il renvoie à la mise en place de nouveaux modes de pilotage ou de régulation plus souples et éthiques, fondés sur un partenariat ouvert et éclairé entre différents acteurs et parties prenantes, tant aux échelles locales1 que globales et Nord-Sud2,3.
On distingue deux principaux types de gouvernance : la gouvernance d'entreprise pour le secteur privé et la gouvernance politique pour la pensée politique et administrative. En gouvernance politique, on parle de gouvernance mondiale ou globale, de gouvernance territoriale ou locale en fonction des échelles de gouvernance abordées.
La gouvernance concerne en particulier :
· la gestion publique ou collective ou collaborative des biens communs4 ;
· le gouvernement d'institutions publiques, telles que l'ONU, l'Union européenne, les États, les collectivités locales, l'OCDE, etc. pour la moralisation des échanges, le respect des droits des citoyens, de l'environnement et des ressources naturelles ;
· la gestion des sociétés par actions, quand les actionnaires ne doivent pas être de simples apporteurs de capitaux ;
· la gestion des organismes sociaux pour le respect des cotisants et bénéficiaires ;
· les organisations associatives (ONG, communautés) pour le respect des membres.
Le système onusien
Il porte le concept de gouvernance mondiale de plusieurs manières :
· via une conception de la paix à toujours construire et non comme simple trêve ;
· via une conception multilatérale d'une démocratie participative, associant à égalité trois pôles : le monde dans sa totalité représenté par l'ONU, les États, et des individus ou groupes d'individus, éclairés, « chacun des trois se trouvant sous le contrôle des deux autres »16 ;
· par sa situation entre la démocratie et puissance, entre idéal égalitaire et universaliste s'inscrivant dans un monde « d’États souverains et inégaux, dont la légitimité repose sur un territoire et une population bien délimités »16;
· en faisant de la survie de l’humanité et de la protection de l'environnement qui en est une condition, une question politique transversale et universelle, s'appuyant sur un triple constat alarmant : l'augmentation des nouvelles capacités de destruction massive, l'aggravation des perturbations des équilibres naturels et la dégradation accélérée des écosystèmes par l’homme et, du fait de l’augmentation vertigineuse des circulations, la tendance à la pandémisation de toute épidémie.
Le premier texte associant gouvernance et nécessaire protection transversale de la nature est la charte mondiale de la nature, proclamée par les nations unies en1982. Les sommets de la terre, dix et vingt ans plus tard (Sommet de la Terre 1992 à Rio puis Sommet de la Terre 2002 à Johannesburg, en seront deux des nombreuses suites. Par cette charte l'ONU intègre notamment la reconnaissance des générations futures et de leurs besoins environnementaux et une exigence de réparer l'environnement dégradé (à la hauteur de ses potentialités naturelles).
Autre système de gouvernance, la gouvernance d'entreprise (ou de toute autre institution) est l’ensemble des organes et règles de décision, d’information (transparence) et de surveillance permettant aux ayants droit et partenaires d’une institution, de voir leurs intérêts respectés et leurs voix entendues dans le fonctionnement de celle-ci.
La gouvernance des entreprises a subi ces dernières années d'importantes transformations avec une massification et une internationalisation de l'actionnariat. Ces transformations se traduisent par une évolution significative du fonctionnement et du rôle des principales institutions du gouvernement des entreprises : assemblée générale, conseil d'administration, comités.
modèle de fonctionnement de la Gouvernance Stratégique® propose des prémisses, des principes et des pratiques qui aideront les administrateurs à créer une saine culture d'entreprise. Il représente une voie solide et rassurante pour qui est à la recherche d’une forme de fonctionnement adéquat au sein d’une organisation. La gouvernance stratégique® permet de bien limiter ce que doit faire un conseil d'administration et son directeur général. Quand on pense au mot stratégie de guerre, c’est un plan, une méthode, pour faire la guerre. Pour la gouvernance, ce modèle de fonctionnement permet d’élaborer un plan d’action dans lequel l’organisation va évoluer.
« La gouvernance consiste à mettre en œuvre tous les moyens pour qu’un organisme puisse réaliser les fins pour lesquelles il a été créé, et ce de façon transparente, efficiente et respectueuse des attentes de ses parties prenantes. La gouvernance est donc faite de règles d’imputabilité et de principes de fonctionnement mis en place par le conseil d’administration pour en arrêter les orientations stratégiques, assurer la supervision de la direction et favoriser l’émergence de valeurs de probité et d’excellence au sein de l’organisation ». De nombreuses prises de position publiques, formation, recherche-action et diffusion des connaissances sont réalisées dans ce sens dont, par exemple, la modification de système de rémunération des dirigeants.
Ce type de gouvernance vise à :
· identifier et partager de bonnes pratiques en matière de gouvernance universitaire;
· renforcer les capacités des établissements et aider au renforcement du leadership des dirigeants des institutions;
· développer des outils de recueil et d’analyse de données fiables et récentes sur l’enseignement supérieur (« Observatoire »);
· concevoir et mettre en œuvre des actions de sensibilisation et de formation à la gouvernance universitaire, développer une culture professionnelle de la gouvernance universitaire ;
· développer sur une base volontaire des outils d’évaluation de la gouvernance des institutions d’enseignement supérieur et plus généralement de l’ensemble des
acteurs de l’enseignement supérieur.
Directement décliné des principes de gouvernance (d'entreprise et de collectivités), la gouvernance des technologies de l’information (IT Governance) vise à réguler, optimiser et parfois rendre plus ouvert, transparent et collaboratif le management
des systèmes d’information d’une organisation, généralement dans une logique de bien commun quand les acteurs s'inscrivent dans une logique de pilotage du développement durable. Le système d'information s'inscrit peu à peu dans la logique des gouvernances appliquées ;
Dans tous les domaines de l'entreprise et de la société, voire de la famille et de l'individu, la prise de décision tend à devenir de plus en plus liée à l'informatique et à son utilisation. Le département ou service informatique d'une entreprise n'est plus seulement fournisseur de services, mais en devient un acteur déterminant. S'il n'accompagne pas la stratégie de l'entreprise, celle-ci en sera tôt ou tard pénalisée. Le Web 2.0 permet de faire une part beaucoup plus large aux utilisateurs qui deviennent alors acteurs de la gouvernance.
Le 16 mars 2011, le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national de la Charte du Manden. Au même titre que la Magna Carta éditée en 1215 en Angleterre, ce texte est considéré comme l'une des plus anciennes références concernant les Droits fondamentaux. Pour cette raison, il est inscrit depuis 2009 par l'UNESCO au patrimoine immatériel de l'Humanité. Cette reconnaissance confirme la valeur juridique et la portée universelle de la Charte du Mandé.
La cérémonie commémorative a lieu tous les ans.
Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine.
§ Autorité de Liptako-Gourma - Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel - Communauté des États Sahélo-Sahariens -Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
La Communauté Économique du Développement des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est uneorganisation intergouvernementale ouest-africaine créée le 28 mai 1975 . C'est la principale structure destinée à coordonner les actions des pays de l’Afrique de l'Ouest. Son but principal est de promouvoir la coopération et l'intégration avec pour objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine. En 1990, son pouvoir est étendu au maintien de la stabilité régionale avec la création de l'ECOMOG, groupe militaire d’intervention qui devient permanent en 1999. La CEDEAO compte aujourd'hui 15 États membres. Selon le FMI, en 2012, le PIBPPA global des États membres de la CEDEAO s'élève à 564,86 milliards de dollars US ce qui en fait la 25epuissance économique du Monde
Le pays est traversé par plusieurs fleuves : le Niger et le Sénégal et leurs différents affluents.
§ Géographie du Mali – Boucle du Baoulé - Delta central du Niger
§ Montagnes : Adrar des Ifoghas – Falaise de Bandiagara – Mont Hombori
§ Lacs et fleuves : Bani - Niger - Sénégal – Bafing – Lac Débo
Le Haut Conseil des Collectivités a pour mission d'étudier et de donner un avis motivé sur toute politique de développement local et régional. Il peut faire des propositions au Gouvernement pour toute question concernant la protection de l'environnement et l'amélioration de la qualité de la vie des citoyens à l'intérieur des collectivités. Le Gouvernement est tenu de déposer un projet de loi conforme dans les quinze jours de sa saisine sur le bureau de l'Assemblée Nationale. Le Gouvernement est tenu de saisir pour avis le Haut Conseil des Collectivités pour toutes actions concernant les domaines cités dans le présent article. Le Haut Conseil des Collectivités a son siège à BAMAKO. Il peut être transféré en tout autre lieu en cas de besoin. Le Haut Conseil des Collectivités ne peut être dissous.
Les membres du haut Conseil des Collectivités portent le titre de Conseillers Nationaux. Aucun membre du Haut Conseil des Collectivités ne peut être poursuivi, recherché ou jugé pour des opinions émises par lui lors des séances du Haut Conseil. Une loi organique fixe le nombre des Conseillers Nationaux, leurs indemnités, les conditions d'éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités ainsi que les conditions de leur remplacement.
Le mandat de Député est incompatible avec celui de Conseiller National.
Les Conseillers Nationaux sont élus pour cinq ans au suffrage indirect. Ils assurent la représentation des collectivités territoriales de la République.
Les Maliens établis à l'extérieur sont représentés au Haut Conseil des Collectivités.
Le Haut Conseil des Collectivités se réunit de plein droit en session ordinaire deux fois par an sur convocation de son Président. La durée de chaque session ne peut excéder trente jours. Ses séances sont publiques. Le compte-rendu intégral des débats est publié au Journal Officiel . Le Président du Haut Conseil des Collectivités est élu pour cinq ans. L'Assemblée Nationale et le Haut Conseil des Collectivités peuvent siéger en comité restreint à la demande du Premier Ministre. Le Président de l'Assemblée Nationale et le Président du Haut Conseil des Collectivités peuvent provoquer une session commune des Députés et des Conseillers Nationaux. L'ordre du jour de cette session doit porter sur un problème local et régional d'intérêt national. La durée de cette session ne peut excéder quinze jours.
La législation en vigueur demeure valable dans la mesure où elle n'est pas contraire à la présente Constitution et où elle n'est pas l'objet d'une abrogation expresse.
L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux Députés. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l'Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers de ses membres. La révision n'est définitive qu'après avoir été approuvé par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. La forme républicaine et la laïcité de l'Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent faire l'objet de révision. La présente Constitution sera soumise au référendum. Au cas où elle recueillirait la majorité des suffrages exprimés, le Président du Comité de Transition pour le salut du Peuple procède à la promulgation dans les conditions fixées par la présente Constitution.
Le Conseil Economique , Social et Culturel collecte
L'organisation interne, les règles de fonctionnement et de désignation des membres du Conseil Economique, Social et Culturel sont fixées par la loi.
Sont membres du Conseil Economique, Social et Culturel :
les représentants des syndicats, des associations, des groupements socio-professionnels élus par leurs associations ou groupements d'origine;
les représentants des collectivités désignés par leurs pairs;
les représentants des Maliens établis à l'extérieur.
Sont membres associés, les cadres supérieurs de l'Etat dans le domaine économique, social et culturel.
Le Président et le Vice-Président du Conseil Economique, Social et culturel sont élus au sein du Conseil par leurs pairs lors de la séance d'ouverture de la première session pour un mandat de cinq ans. Aucun membre du Conseil Economique, Social et Culturel ne peut être poursuivi, recherché ou jugé pour des opinions émises par lui lors des séances du Conseil.
Il reçoit une ampliation des lois, ordonnances et décrets dès leur promulgation. Il suit l'exécution des décisions du Gouvernement relatives à l'organisation économique, sociale et culturelle.
Le Conseil Economique, Social et Culturel se réunit chaque année de plein droit en deux sessions ordinaires de quinze jours chacune sur convocation de son Président. Les séances du Conseil Economique, Social et Culturel sont publiques.
Le Conseil Economique, Social et Culturel peut désigner l'un de ses membres, à la demande du Président de la République, du Gouvernement ou de l'Assemblée Nationale, pour exposer devant ces organes l'avis du conseil sur les projets ou propositions qui lui ont été soumis. Le Gouvernement et l'Assemblée Nationale ont l'obligation, quand ils sont saisis, de donner une suite aux avis et rapports formulés par le Conseil Economique, social et Culturel dans un délai maximum de trois mois pour le Gouvernement et avant la fin de la session en cours pour l'Assemblée Nationale.
Il rédige, avec la participation des différentes entités qui le composent, à l'attention du Président de la République, du Gouvernement et de l'Assemblée Nationale, le recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile avec des orientations et des propositions. Le Conseil Economique, Social et Culturel est obligatoirement consulté sur tout projet de loi de Finances, tout projet de plan ou de programme économique, social et culturel ainsi que sur toutes dispositions législatives à caractère fiscal, économique, social et culturel.
Le Conseil Economique, Social et Culturel a compétence sur tous les aspects du développement économique, social et culturel. Il participe à toute commission d'intérêt national à caractère économique, Social et Culturel.
La loi du 11 février 1993[17] définit les collectivités territoriales du Mali qui sont les régions, le district de Bamako, les cercles, les communes urbaines et les communes rurales, chacune étant dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et aucune ne peut établir ou exercer de tutelle sur une autre collectivité.
Les collectivités s’administrent librement par des assemblées ou conseils élus qui élisent en leur sein un organe exécutif.
Le district de Bamako est divisée en six communes par l’ordonnance du 18 août 1978 modifiée par la loi de février 1982[14].
La commune I compte 256 216 habitants. Limitée au nord par la commune rurale de Djalakorodji (cercle de Kati), à l'ouest par la Commune II, au nord-est par la commune rurale de Sangarébougou (cercle de Kati), à l'est par la commune rurale deGabakourou III et au sud par le fleuve Niger, elle couvre une superficie de 34,26 km². Neuf quartiers composent cette commune : sont Banconi, Boulkassombougou, Djélibougou, Doumanzana, Fadjiguila, Sotuba, Korofina Nord, Korofina Sud et Sikoroni[15].
La commune II, limitée à l'est par le marigot de Korofina, à l'ouest par le pied de la colline du Point G, au nord par la limite nord du District et au sud par le lit du fleuve Niger, couvre une superficie de 16,81 km² et compte une population de160 680 habitants. La commune compte onze quartiers : Niaréla (le plus ancien où réside la famille des fondateurs de Bamako), Bagadadji, Médina-coura, Bozola, Missira, Hippodrome, Quinzambougou, Bakaribougou, TSF, Zone industrielle et Bougouba. La commune abrite 80 % des industries du Mali[16].
La commune III est limitée au nord par le cercle de Kati, à l’est par le boulevard du Peuple qui la sépare de la Commune II, au sud par la portion du fleuve Niger, comprise entre le pont des Martyrs et le Motel de Bamako, et à l’ouest, par la rivière Farako à partir du Lido, l’Avenue Cheick Zayed El Mahyan Ben Sultan et route ACI 2000, couvrant une superficie de 23 km², . Sa population est de 119 287 habitants. La commune III est le centre administratif et commercial de Bamako. Elle accueille notamment les deux plus grands marché de la capitale, le Grand marché Dabanani et Didida. Vingt quartiers composent cette commune et les villages de Koulouninko et Sirakorodounfing ont été rattachés à la Commune III[17].
La Commune IV, limitée à l'est par la Commune III, au nord et à l'ouest par le cercle de Kati et au sud par la rive gauche dufleuve Niger, couvre une superficie de 36 768 hectares, avec une population de plus de 200 000 habitants en 2001. la commune IV est composé de huit quartiers : Taliko, Lassa, Sibiribougou, Djikoroni-Para, Sébénikoro, Hamdallaye, Lafiabougou et Kalabambougou[18]
La Commune V couvre une superficie de 41 km². Elle est limitée au nord par le fleuve Niger, au sud par la zone aéroportuaire et la commune de Kalanban-Coro, à l'est par la Commune VI et le Niger. Elle est composée de huit quartiers Badalabougou, Sema I, Quartier Mali, Torokorobougou, Baco-Djicoroni, Sabalibougou, Daoudabougou et Kalaban-Coura et compte249 727 habitants[19].
La commune VI avec une superficie de 8 882 hectares est la plus vaste du district de Bamako. Sa population est d’environ600 000 habitants. Elle est constituée de dix quartiers : Banankabougou, Djanékéla, Faladié, Magnambougou, Missabougou, Niamakoro, Sénou, Sogoniko, Sokorodji et Yrimadio[20].
Bamako est également érigé en district[21] avec un maire élu par l’ensemble des conseillers. Chaque commune est géré par conseil communal et un maire élu en son sein. Les dernières élections communales ont eu lieu le 26 avril 2009.
· Le conseil des ministres a adopté le 3 février 2010 un projet de décret portant nomination des membres de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune IV à la suite de l’annulation des élections communales de 2009 dans cette commune[27]. Cette délégation est présidée par Karim Togola, administrateur civil.
Chaque conseil communal élit également ses représentants au conseil de district
·
o La ville de Bamako est située de part et d’autre du fleuve Niger. Trois ponts relient les deux rives : le « pont des Martyrs »
o Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'islam, avec environ 95 % de musulmans[réf. nécessaire], avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes
Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale. Son principe est legouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple.
Les institutions de la République sont :
Le Président de la République;
Le Gouvernement;
L'Assemblée Nationale;
La Cour Suprême;
La Cour Constitutionnelle;
La Haute Cour de Justice;
Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales;
Le Conseil Economique, Social et Culturel.
L'emblème national est composée de trois bandes verticales et égales de couleurs vert, or et rouge. La devise de la République est " UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI ". L'hymne national est " LE MALI ". La loi détermine le sceau et les armoiries de la République. Le français est la langue d'expression officielle. La loi fixe les modalités de promotion et d'officialisation des langues nationales.
Le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution. La forme républicaine de l'Etat ne peut être remise en cause.
La République du Mali peut conclure avec tout Etat africain des accords d'association ou de communauté comprenant abandon partiel ou total de souveraineté en vue de réaliser l'unité africaine.
Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord de son application par l'autre partie.
Les traités de paix, de commerce, les traités ou accords relatifs aux organisations internationales, ceux qui engagent les finances de l'Etat, ceux qui sont relatifs à l'état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être approuvés ou ratifiés qu'en vertu de la loi. Ils ne prennent effet qu'après avoir été approuvés ou ratifiés. Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n'est valable sans le consentement du peuple.
Le Président de la République négocie et ratifie les traités. Il est informé de toute négociation tendant à la conclusion d'un accord international non soumis à ratification.
Les collectivités territoriales sont créées et administrées dans les conditions définies par la loi. Les collectivités s'administrent librement par des Conseils élus et dans les conditions fixées par la loi.
La décentralisation est une réforme majeure en cours. Elle vise à transférer des compétences aux collectivités territoriales afin que les affaires locales soient gérées au plus près des populations.
L'État malien a créé une direction nationale des collectivités territoriales au sein du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) chargée de suivre la mise en œuvre de la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs d'appui technique et d'appui financier sont également en place. Cette réforme a pour base une refonte complète du découpage territorial hérité de l'administration et se distingue par le processus de consultation populaire qui a permis la création des communes sur la base de regroupements volontaires de villages et de fractions suivant des critères bien définis. Les communes sont gérées par un conseil communal élu au suffrage. Une fraction est incluse dans une commune et regroupe des populations nomades. Du fait de l'ampleur du nomadisme et de la précarité résidentielle, les fractions sont plus nombreuses dans les régions nord du Mali. Dans cette zone, elles représentent des familles sommairement installées auprès d'un village ou un point d'eau. Dans les autres régions, les fractions sont le fait d'installations familiales pour des activités de production (agriculture, élevage). Ainsi, dans les régions situées plus au sud, les fractions sont le fait de Peuls allochtones, venus le plus souvent des régions septentrionales du fait des précédentes sécheresses (1970-1973 et 1985). Elles constituent des fragments de résidences, le plus souvent affiliées à un village.
Le maire et les adjoints, qui forme le bureau communal, sont élus par les conseillers communaux.
Les domaines de compétences des communes englobent l’éducation des enfants, l'alphabétisation, la santé primaire et les maternités, la gestion des infrastructures d'intérêt local et l'environnement.
Le Conseil Communautaire est l'organe délibérant de la Communauté d'Agglomération.
Il prend, par délibération, les décisions majeures relatives aux orientations politiques et au fonctionnement de la Communauté.
La Communauté d'Agglomération dispose d'un champ de compétences spécifique qui lui a été transféré par ses communes membres. Elles sont dites « d’intérêt communautaire ».
Des compétences obligatoires
Des compétences optionnelles
Des compétences facultatives
Des compétences obligatoires
Le développement économique
La création, l’aménagement, l’entretien et la gestion des zones d’activités industrielles, commerciales, tertiaires, artisanales
Mise en œuvre les compétences transférées par les communes et définit les priorités et orientations stratégiques de l’agglomération.
Les collectivités territoriales sont créées et administrées dans les conditions définies par la loi.
Les collectivités s'administrent librement par des Conseils élus et dans les conditions fixées par la loi.
La décentralisation est une réforme majeure en cours. Elle vise à transférer des compétences aux collectivités territoriales afin que les affaires locales soient gérées au plus près des populations.
L'État malien a créé une direction nationale des collectivités territoriales au sein du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) chargée de suivre la mise en œuvre de la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs d'appui technique et d'appui financier sont également en place. Cette réforme a pour base une refonte complète du découpage territorial hérité de l'administration et se distingue par le processus de consultation populaire qui a permis la création des communes sur la base de regroupements volontaires de villages et de fractions suivant des critères bien définis. Les communes sont gérées par un conseil communal élu au suffrage universel direct. Une fraction est incluse dans une commune et regroupe des populations nomades. Du fait de l'ampleur du nomadisme et de la précarité résidentielle, les fractions sont plus nombreuses dans les régions nord du Mali. Dans cette zone, elles représentent des familles sommairement installées auprès d'un village ou un point d'eau. Dans les autres régions, les fractions sont le fait d'installations familiales pour des activités de production (agriculture, élevage). Ainsi, dans les régions situées plus au sud, les fractions sont le fait de Peuls allochtones, venus le plus souvent des régions septentrionales du fait des précédentes sécheresses (1970-1973 et 1985). Elles constituent des fragments de résidences, le plus souvent affiliées à un village.
Le maire et les adjoints, qui forme le bureau communal, sont élus par les conseillers communaux.
Les domaines de compétences des communes englobent l’éducation des enfants, l'alphabétisation, la santé primaire et les maternités, la gestion des infrastructures d'intérêt local et l'environnement.
Le Conseil Communautaire est l'organe délibérant de la Communauté d'Agglomération.
Il prend, par délibération, les décisions majeures relatives aux orientations politiques et au fonctionnement de la Communauté.
La Communauté d'Agglomération dispose d'un champ de compétences spécifique qui lui a été transféré par ses communes membres. Elles sont dites « d’intérêt communautaire ».
Des compétences obligatoires
Des compétences optionnelles
Des compétences facultatives
Des compétences obligatoires
Le développement économique
La création, l’aménagement, l’entretien et la gestion des zones d’activités industrielles, commerciales, tertiaires, artisanales
Mise en œuvre les compétences transférées par les communes et définit les priorités et orientations stratégiques de l’agglomération.
Le Mali est divisé en huit régions administratives :
Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal.
Les régions sont gérées par un conseil régional.
Les conseillers régionaux sont élus par les conseillers communaux.
Bamako possède un statut particulier. Le district de Bamako rassemble 6 communes.
La priorité est donnée à la construction d’une unité nationale : Le 1er octobre 1960, dans un appel à la nation, le président Modibo Keïta déclare que
« le village est chez nous la cellule de base et c’est la vitalité de cette cellule qui engendrera la vitalité de la nation tout entière ».
Ainsi, dans les régions situées plus au sud, les fractions sont le fait de Peuls allochtones, venus le plus souvent des régions septentrionales du fait des précédentes sécheresses (1970-1973 et 1985).
|
Rang |
Ville |
Population |
|||
|
Cens. 1987 |
Cens. 1998 |
Cal. 2005 |
|||
|
1. |
658 275 |
1 016 167 |
1 297 390 |
||
|
2. |
73 859 |
113 803 |
144 801 |
||
|
3. |
74 771 |
79 840 |
108 790 |
||
|
4. |
48 698 |
74 153 |
99 662 |
||
|
5. |
50 993 |
67 262 |
97 475 |
||
|
6. |
88 135 |
90 898 |
92 562 |
||
|
7. |
14 385 |
60 112 |
72 080 |
||
|
8. |
17 934 |
40 513 |
58 668 |
||
|
9. |
19 508 |
37 114 |
53 746 |
||
|
10. |
k.A. |
35 149 |
53 119 |
||
|
11. |
34 315 |
49 756 |
52 782 |
||
|
12. |
55 266 |
54 903 |
52 265 |
||
|
13. |
k.A. |
33 832 |
48 792 |
||
|
14. |
9 110 |
17 108 |
43 302 |
||
|
15. |
22 374 |
23 535 |
35 567 |
||
|
16. |
k.A. |
32 801 |
33 458 |
||
|
17. |
31 962 |
31 973 |
32 463 |
||
|
18. |
9 398 |
22 113 |
30 603 |
||
|
19. |
k.A. |
31 655 |
29 369 |
||
|
20. |
k.A. |
20 031 |
27 797 |
||
|
21. |
k.A. |
16 670 |
26 866 |
||
|
22. |
30 772 |
26 744 |
24 813 |
||
|
23. |
14 129 |
22 673 |
23 922 |
||
|
24. |
12 152 |
19 233 |
22 391 |
||
|
25. |
k.A. |
17 010 |
15 782 |
||
|
26. |
k.A. |
15 846 |
17 447 |
||
|
27. |
k.A. |
14 981 |
17 232 |
||
|
28. |
3 344 |
10 580 |
11 642 |
||
|
29. |
k.A. |
10 732 |
10 947 |
||
|
30. |
13 352 |
9 042 |
8 459 |
||
|
31. |
10 469 |
7 857 |
8 057 |
||
|
32. |
k.A. |
7 140 |
7 471 |
||
|
33. |
k.A. |
7 354 |
6 856 |
||
|
34. |
k.A. |
k.A. |
6 014 |
||
|
35. |
22 914 |
4 811 |
5 769 |
||
|
36. |
k.A. |
k.A. |
4 026 |
||
|
37. |
k.A. |
k.A. |
3 019 |
||
|
38. |
k.A. |
2 533 |
3 019 |
||
Les subdivisions portant le nom des principales villes sont
dont 2/3 du territoire dans le destin identique sahelo-saharien...
La ville de sikasso 144 801 inferieur ou egal à 150 000 hbts: 37 conseillés, paix sur Bamba Sanogo (prière de l'absent...)
Mopti 108 790 idem 37 Conseillés
Kayes 97 000 100 000 33 Conseillés
Ségou 92 562 33 Conseillés
Gao 52 265 70 000 29 Conseillés
Tombouctou 32 463 40 000 23 Conseillés
Koulikoro 23 922 23 Conseillés
Kidal 11 642 20 000 17 Conseillés
Le district à 1 297 390 habitants avec ses six communes competrait au oins avec ses 45 conseillés
En 2005, un document cadre de la politique nationale (DCPN) de décentralisation (2005-2014) a été adopté et s’articule autour de quatre axes majeurs, à savoir :
- Le développement des capacités des collectivités territoriales ;
- L’amélioration de la déconcentration des services de l’État ;
- Le développement de la citoyenneté ;
- Le développement des prestations privées des services au niveau local.
En 2005, la huitième Institution de la République du Mali a été créée. Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales assure la représentation nationale des collectivités territoriales. Son avis est requis sur toutes les questions concernant la politique de développement local et régional, la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens à l’intérieur des collectivités territoriales.
Les 761 collectivités territoriales (703 communes, 49 cercles, 08 régions et le district de Bamako) s’engagent dans une politique d'accroissement de l’offre de services aux populations à travers la réalisation d’infrastructures dans les secteurs sociaux (santé, éducation, eau) et marchands, et à contribuer au développement de leurs territoires à travers les plans de développement économique, social et culturel.
Régions
Les régions sont gérées par un conseil régional.
Les conseillers régionaux sont élus par les conseillers communaux.
Les collectivités s’administrent librement par des assemblées ou conseils élus qui élisent en leur sein un organe exécutif.
Cercles
Le cercle est une collectivité territoriale regroupant plusieurs communes, doté d’une personnalité morale et bénéficiant de l’autonomie financière. Il y a 49 cercles au Mali.
Le conseil de cercle est composé de membres élus par les conseillers communaux pour un mandat de 5 ans.
Ses attributions portent sur :
- les budgets et les comptes du cercle ;
- la protection de l'environnement ;
- la gestion du domaine du cercle et l'acquisition des biens du patrimoine ;
- la politique de création et de gestion des équipements collectifs d'intérêt du cercle ; notamment dans les domaines suivants : second cycle de l’enseignement fondamental, centre de santé, certaines infrastructures routières et hydraulique rurale ;
- l'organisation des activités de productions rurales et agro-sylvo pastorales ;
- l'organisation des activités artisanales et touristiques ;
- la création et le mode de gestion des services et organismes du cercle et les interventions du cercle dans le domaine économique ;
- les marchés des travaux et de fournitures, les baux et autres conventions ;
- l'institution des taxes rémunératoires sur les prestations des services propres du cercle et la fixation des taux et impôts et taxes dans le cadre des bases et maxima fixés par la loi ;
- les emprunts pour les dépenses d'intervention, les garanties d'emprunts ou avals et l'octroi par le cercle de subvention ou d'allocations ;
- les projets de jumelage et les actions de coopération avec les collectivités maliennes et étrangères ;
- les modalités d'application du statuts des personnels des services et organismes du cercle ;
- l'acceptation ou le refus de dons, subventions et legs.
Le conseil de cercle peut émettre des avis sur toute question concernant le cercle et est obligatoirement consulté pour la réalisation de projets de développement de l’État ou de la région.
Les collectivités s’administrent librement par des assemblées ou conseils élus qui élisent en leur sein un organe exécutif.
Liste des cercles
|
Région |
Cercles |
|
Bafoulabé, Diéma, Kayes, Kéniéba, Kita, Nioro du Sahel, Yélimané |
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|
Bougouni, Kadiolo, Koutiala, Kolondiéba, Sikasso, Yanfolila, Yorosso, niena |
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|
Bandiagara, Bankass, Djenné, Douentza, Koro, Mopti, Ténenkou, Youwarou |
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Communes
La commune peut-être urbaine ou rurale.
La commune urbaine est essentiellement composée de quartiers.
La commune rurale, essentiellement de villages et (ou) de fractions.
Le 1er octobre 1960, dans un appel à la nation, le président Modibo Keïta déclare que « le village est chez nous la cellule de base et c’est la vitalité de cette cellule qui engendrera la vitalité de la nation tout entière ».
Les collectivités s’administrent librement par des assemblées ou conseils élus qui élisent en leur sein un organe exécutif.
Fractions
Les Fractions constituent des fragments de résidences, le plus souvent affiliées à un village.
Du fait de l'ampleur du nomadisme et de la précarité résidentielle, les fractions sont plus nombreuses dans les régions nord du Mali.
Dans cette zone, elles représentent des familles sommairement installées auprès d'un village ou un point d'eau.
Dans les autres régions, les fractions sont le fait d'installations familiales pour des activités de production (agriculture, élevage).
Ainsi, dans les régions situées plus au sud, les fractions sont le fait de Peuls allochtones, venus le plus souvent des régions septentrionales du fait des précédentes sécheresses (1970-1973 et 1985).
Une fraction est incluse dans une commune et regroupe des populations nomades. La commune peut-être urbaine essentiellement composée de quartiers ou rurale, essentiellement de villages et (ou) de fractions, « le village est chez nous la cellule de base et c’est la vitalité de cette cellule qui engendrera la vitalité de la nation tout entière ». Les collectivités s’administrent librement par des assemblées ou conseils élus qui élisent en leur sein un organe exécutif.
Les communes sont gérées par un conseil communal élu au suffrage universel direct. Le maire et les adjoints, qui forme le bureau communal, sont élus par les conseillers communaux. Les collectivités s’administrent librement par des assemblées ou conseils élus qui élisent en leur sein un organe exécutif.
Les domaines de compétences des communes englobent l’éducation des enfants, l'alphabétisation, la santé primaire et les maternités, la gestion des infrastructures d'intérêt local et l'environnement.
Dispositifs de coordination, d’orientation, d’appui et de suivi du développement local
Le Mali possède 761 collectivités territoriales (703 communes: dont les 19 premières communes urbaines et 684 nouvelles communes (dont 18 communes urbaines et 666 communes rurales), 49 cercles, 08 régions et le district de Bamako).

