AFP | François Hollande et Paul Kagame lors d'un sommet UE-Afrique à Bruxelles.
KIGALI - La France doit regarder la vérité en face concernant son rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda, a estimé dimanche la ministre rwandaise des Affaires étrangères, ajoutant que Kigali ne pouvait s'entendre avec Paris au détriment de l'histoire.
Louise Mushikiwabo a estimé injustifiée la décision française d'annuler sa participation lundi aux cérémonies marquant le 20e anniversaire du génocide. Paris a pris cette décision en réponse aux propos du président rwandais Paul Kagame qui a accusé dans une interview la France d'avoir joué un rôle direct dans la préparation du génocide et d'avoir participé à son exécution même.
Pour que nos deux pays commencent réellement à s'entendre, nous allons devoir regarder la vérité en face, la vérité est difficile, il est compréhensible qu'il soit très difficile d'accepter la vérité d'être proche de quelqu'un associé au génocide, a déclaré Mme Mushikiwabo qui s'exprimait à Kigali lors d'un forum international au Parlement.
Il est impossible pour nos deux pays d'avancer, si la condition est que le Rwanda doive oublier son histoire pour s'entendre avec la France (...) Nous ne pouvons avancer au détriment de la vérité historique du génocide, a-t-elle poursuivi.
Mme Mushikiwabo a ensuite estimé devant la presse que les propos de M. Kagame dans l'hebdomaire Jeune Afrique paru dimanche, n'était ni nouveaux, ni surprenants. Ce que je dis c'est que la réaction (française) à un commentaire qui a été fait plusieurs fois auparavant par le président (...) est une réaction excessive, a-t-elle expliqué aux journalistes.
C'est malheureux parce que l'histoire est l'histoire, a poursuivi la ministre, estimant que le peuple français en général ne devrait pas être tenu dans l'ignorance de ce que certains responsables français ont fait au Rwanda.
La décision de Paris d'annuler sa participation aux commémorations officielles des 20 ans du génocide au Rwanda marque un nouveau coup d'arrêt à la normalisation des relations entre les deux pays, empoisonnées par le soupçon malgré la réconciliation officielle de 2010.
La France était en 1994 une alliée du régime extrémiste hutu à l'origine du génocide qui a fait environ 800.000 morts, essentiellement dans la minorité tutsi, entre avril et juillet, et le rôle des autorités françaises de l'époque reste controversé.
Dans cette interview à Jeune Afrique, parue la veille du lancement des commémorations officielles, M. Kagame accuse notamment des soldats français d'avoir été non seulement complices mais aussi acteurs des massacres.
(©AFP / 06 avril 2014 14h35)
Source: Romandie
Le soutien de la France de Sarkozy au MNLA, une faute politique
Les évènements qui éclatent dans le nord Mali révèlent au grand jour
le soutien du politique du Gouvernement Sarkozy au MNLA (Mouvement
National de Libération de l’Azawad) qui était affichée comme une
rébellion, mais s’avère être un mouvement sécessionniste.
Il est maintenant établi qu’en fin 2011, le Quai d’Orsay a secrètement
reçu à Paris les responsables du MNLA (voir article publié sur le site
internet de RFI après l’interview de Mr de Raincourt le 13 février.
Les voyou-associés en relation et activités criminelles et industrielles de la misere, de la terreur avec fureur de la convoitise et de la haine organisées, recourent à la violence, incitent et encouragent la violence, obstruent d'autres issues et manipulent les marchés, corrompent la population et la jeunesse, denigrent en deni de justice.
Le massacre d'aguelhoc revendiqué par le mnla plus le succès éclatant des rebelles diaboliques et leurs demons, le cessez-le-feu, l'incompetence du président de la republique et relayé en apologie de crimes organisés et negations par les presses et journalistes, phylosophes, penseurs, les ministeres et emissaires de crimes est l'occasion pour le peuple juif, les sioux, les rwandais... de celebrer l'honneur contre l'horreur, le bonheur, la memoire du Grand Madiba un exemple pour les etats comme l'israel, la palestine, le soudan, la corée à l'instar de cette année 1989 en Allemagne mais ceux qui fabriquent l'histoire ne sont pas ses propriétaires mais des gens sans foi ni loi, auto-berneurs, ( voir citations, profil d'hitler et etat et ambitions...).
Ceux qui font les crimes et leur apologie, et la complicité, la negation sont les mêmes dont on a du mal à laver les mains.
Il faut savoir que l'imperialisme etats-unien car c'est une partie de l'Amérique, des sioux et de christoph colomb la vraie histoire est un autre chapitre, et la croissance chinoise est identique à l'imperialisme judeochrétien et l'expansionnisme arabo-musulman, tout comme le royaume-unien et français, tous prétendants la conscience ou la force humaine, il n'en resulte que chaos, désolation, misère, terreur.
Ces idées et idéologies même scientifiques sont sans conscience ruinant ames.
Les Zones d'exclusion aériennes, l'absurde araboccidental tue qu'on ouvre une nouvelle guerre totale, eternelle ( à suivre).
Nous précisions que l'Etat Israelien actuel de 1948 est different de Jacob - Israel, que judaïsme et sionnisme sont differents,
et
que nul a interet du crime y comrpis ceux qui y fondent leur economie, leur société, leur relation...
Tuer et prendre l'argent, celui qui ote la vie à un humain, en prend à l'humanité.
Dieu ne peut etre bon et juste que lorsque les oeuvres le sont, dès lors tous ceux qui ne repondent à ceci ne le concernent
et
que réligion et affaires sont distinctes
les relations avec l'Etre Suprême
les personnes physique et morale
n'ont de sens que par leur conscience qui elle ne sera exclusive ou d'exclusion.
On peut tromper une personne une fois mais soi-même et pas toujours tout le monde tout le temps.
De même que le royaume saoudien est different de la mecque et de médine, le prophete n'est pas wahhab et ce sceau ou chilo avec le parachevement de la réligion permet compris une féderation ( mais la reine et le président) ou deux etats d'isaak et d'ismael mais israel est quelque chose or, selon le coran toute nourriture était permise à israel sauf ce qu'il s'est interdit.
Cependant, le peuple du Mali est fidele à son destin lié au sacrifice ultime, le pays dogon n'a pas recours ni aux armes ni à la violence, et touareg est raciste car il n'y a que des maliens, ce n'est que de nos frontières sudistes plus judeochrétien et nordiste arabo-musulman qui permet de comprendre lorsque le monde avec le culte insené et araboccidental s'est mû contre la chine, et le besoin de puissance regionale musulmane plus la russie element clé d'équilibre international qu'on comprend mieux.
Le soutien de la France de Sarkozy au MNLA, une faute politique
Les évènements qui éclatent dans le nord Mali révèlent au grand jour
le soutien du politique du Gouvernement Sarkozy au MNLA (Mouvement
National de Libération de l’Azawad) qui était affichée comme une
rébellion, mais s’avère être un mouvement sécessionniste.
Il est maintenant établi qu’en fin 2011, le Quai d’Orsay a secrètement
reçu à Paris les responsables du MNLA (voir article publié sur le site
internet de RFI après l’interview de Mr de Raincourt le 13 février
ENTRE NEGATION / INCITATION ET RECONCILIATION
Soumaila Cissé citant le représentant Français au conseil de sécurité: «Le Mali perdra la guerre contre le MNLA»
Par Sphynx.com - Date: il ya 1 heure 11 réactions
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C’est à partir Montreuil (France) que SoumaïlaCissé, président du parti URD a fait des révélations pour le moins gênantes à propos de Kidal. C’était à la faveur d’un échange
avec les militants de son parti organisé pour les besoins de la cause en milieu de la semaine dernière. L’orateur s’exprimait en langue nationale Bamanan.
S’adressant aux militants très mobilisés pour la cause, M. Soumaïla Cissé a affirmé que «c’est l’armée malienne qui donne l’impression d’être cantonnée dans cette localité au contraire des combattants du MNLA qui ont droit d’aller et venir».
Il a révélé que lors d’une réunion avec les représentants de la Minusma et à laquelle il a pris part au même titre que d’autres élus nationaux, où était également présent l’ambassadeur de France au Mali, que les représentants de la mission onusienne au Mali ont clairement mis en garde qu’ils ne s’engageraient nullement contre le Mnla en vue de récupérer cette partie du territoire. Comme pour dire que le Mali est libre de reconquérir ou non cette partie du pays.
Mais que l’avantage ne lui serait pas forcément favorable. En clair, que le Mali perdrait la guerre. La révélation a été en effet faite par le représentant américain au sein du Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Le conférencier Soumaila Cissé a déploré que la promesse du président de la République en exercice de libérer entièrement le pays, soit restée vaine.
Batomah Sissoko
Source: Sphynx.com
La réconciliation pas assez rapide au Mali (Le Drian)
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Faits divers |
Massacre de Doungoura / Le collectif des victimes interpelle le gouvernement
Massacre de Doungoura / Le collectif des victimes interpelle le gouvernement
Par Lerepublicainmali - Date: il ya 8 heures 20 minutes 1 réactions
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Afin de réprimer les auteurs des abominables crimes commis à Doungoura, village du cercle de Ténènkou, lors de l’occupation des régions du nord, Un collectif des victimes a été porté sur les fonds baptismaux. Dénommé « Collectif justice pour les victimes de Doungoura » (COJVD), le baptême de feu de cette organisation a eu lieu le 6 Avril 2014 au CICB, lors d’une cérémonie présidée par Docteur Témoré Thioulenta, président du collectif.
Le président du collectif a entamé ses propos par présenter la nouvelle organisation, tout en exposant ses objectifs. « Le collectif justice pour les victimes de Doungoura est crée pour apporter une contribution au processus de réconciliation nationale enclenché par les autorités de la République », a indiqué le docteur Témoré Thioulenta.
Avant d’ajouter qu’il est composé de parents des victimes du massacre et des citoyens maliens de toute catégories engagés pour la construction d’une société malienne plus solidaire dans une République plus équidistante vis-à-vis de ses fils et plus proche de ceux qui souffrent le martyr. Il a fait savoir que la mise en exergue des victimes du massacre de Doungoura est essentiellement motivée par deux faits majeurs. « Primo Doungoura constitue un pic superlatif dans la panoplie des atrocités vécues au cours de la crise, une crête surélevée dans le paysage des horreurs jusque-là répertoriées et dont seuls sont capables des êtres aux neurones surannés.
Secundo, Doungoura, c’est un autre Aguel-hoc. Doungoura c’est un autre Diago. Ce village est manifestement le marqueur saillant d’un déficit d’écoute incompréhensible, d’une insuffisance d’attention terrifiante, d’un manquant troublant de réactivité » a-t-il souligné.
Avant d’ajouter que des paisibles citoyens y ont été lâchement attachés et égorgés par des bandits sans foi ni loi du MNLA et ses acolytes et depuis ces horribles crimes aucune enquête n’a été engagée afin de punir les auteurs. « Nous demandons au gouvernement malien de faire toute la lumière sur ces crimes. Le collectif voudrait humblement rappeler que la nouvelle République que nous nous sommes engagés à bâtir à un devoir impérieux d’accompagner ceux qui sont victimes d’arbitraires, d’être attentive à la souffrance des victimes innocentes.
A la recherche de la vérité, les parents des victimes sollicitent le soutien des associations et organismes des droits de l’homme, celui d’avocats sensibles à la cause des personnes fragiles et celui de toutes les bonnes volontés tant au niveau national qu’international afin que la vérité soit reconnue » a-t-il insisté. Tioulenta est convaincu qu’on ne décrète pas la réconciliation nationale, qui est une entreprise collective qui se construit sur la base de l’établissement de la vérité, de la demande de l’acceptation du pardon, de la réparation des préjudices.
« C’est dans cette logique que s’inscrivent les parents des victimes qui mettent le Mali au dessus de tout », a-t-il indiqué. L’assistance a eu droit aux témoignages attristant de l’imam Hama Cissé, un rescapé du massacre. « Dans l’après midi du lundi 18 Mars 2013, des forains sur l’axe Dioura-Léré ont été interceptés par des bandits armés à bord de deux véhicules dans la plaine de Ngagna.
Nous avons été dépouillés de tous nos biens, puis ils ont attaché certains, bandés leurs yeux et les ont transportés à une dizaine de kilomètres du village de Doungara (commune rurale de Toguèré Coumbé, cercle de Ténenkou). En ce lieu, dans la pénombre et dans une furie indescriptible, les cerbères des temps modernes abattent à coup de feu une vingtaine personne et les entrainent dans les profondeurs d’un vieux puits », a-t-il rappelé.
Moussa Samba Diallo
Source: Lerepublicainmali
Par Le Figaro - Date: il ya 5 heures 34 minutes 10 réactions
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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense Française.
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, considère que le processus de réconciliation nationale n'est pas assez rapide au Mali, où la France est engagée militairement depuis quinze mois pour combattre des groupes jihadistes.
Le processus de réconciliation nationale au Mali, "je trouve qu'il n'avance pas assez vite", tranche le ministre et proche du président François Hollande, dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique paru ce dimanche. "Je le dis très clairement. Je pense que l'heure est venue", insiste Jean-Yves Le Drian. "Le processus de réconciliation est impérieusement nécessaire pour garantir l'intégrité du Mali, la paix et le développement". Il assure l'avoir dit au chef de l'État malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en janvier dernier.
Dans la même interview, le ministre appelle aussi à une accélération du dialogue politique en Centrafrique, où la France est également engagée dans une opération de maintien de la paix. Il récuse le terme de "Françafrique militaire", affirmant qu'"appliquer les résolutions des Nations unies et faire respecter le droit international, cela n'a rien à voir avec la Françafrique".
Source: Le Figaro
Le soutien de la France de Sarkozy au MNLA, une faute politique
Les évènements qui éclatent dans le nord Mali révèlent au grand jour
le soutien du politique du Gouvernement Sarkozy au MNLA (Mouvement
National de Libération de l’Azawad) qui était affichée comme une
rébellion, mais s’avère être un mouvement sécessionniste.
Il est maintenant établi qu’en fin 2011, le Quai d’Orsay a secrètement
reçu à Paris les responsables du MNLA (voir article publié sur le site
internet de RFI après l’interview de Mr de Raincourt le 13 février
http://www.rfi.fr/afrique/20120213-mali-france-dialogue-rebelles-mnla-de-raincourt,%20touaregs-)
et réaction du journal Indépendant du Mali (invité régulier de RFI
dans son édition matinale )
http://www.maliweb.net/news/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/2012/02/16/article,48406.html
.
Quelques semaines plus tard, c'est-à-dire le 17 janvier 2012 la guerre
éclata dans le nord du Mali. Il est difficile d’imaginer que ces
rebelles touaregs aient pu engager cette guerre sans informer Paris,
lors de la réunion secrète. Du 17 janvier à maintenant, plusieurs
localités du nord Mali (Menaka, Anderaboucane, Tinezaoutène, Aguelog,
Tessalit, Kidal, Ansongo, Gao et Tombouctou) sont successivement
tombées entre les mains de la rébellion, sans qu’on ait entendu une
seule condamnation officielle du Gouvernement de Sarkozy. Pire, M.
Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères a affirmé que la «
Rébellion » a eu des succès militaires incontestables, avant d’appeler
le Gouvernement malien à ouvrir des négociations (Journal Afrique
matin de RFI du 12 février 2012) pour sortir de la crise.
Par ailleurs, il n’est un secret pour personne que le porte-parole du
MNLA est basé à Paris, d’où il commente régulièrement les victorieux
communiqués de guerre sur RFI et France 24 (entretien video du 13 mars
du porte parole du MNLA sur France 24.
http://www.france24.com/fr/taxonomy/emission/16276). C’est de Paris,
qu’il a procédé tôt dans la matinée du 6 avril 2012, sur France 24 et
BFMTV, à la déclaration solennelle d’indépendance de l’Azawad
(http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/06/mali-independance-nord-touareg_n_1407628.html?ref=france&ref=france)
. Comment comprendre que Paris autorise sur son sol, ces multiples
déclarations d’un mouvement rebelle à un Gouvernement ami de la France
? Peut-on imaginer une seconde que la déclaration solennelle
d’indépendance de l’Azawad ait pu être faite sur France 24 et BFMTV,
depuis Paris, sans que le Gouvernement de Sarkozy n’ait été au
préalable informé ? N’est-il pas étonnant que la condamnation, par
Paris, de cette déclaration d’indépendance soit intervenue bien plus
tard dans la journée du 6 avril 2012, après celles de l'Union
européenne, de l’Union africaine, de la CDEAO et des pays voisins du
Mali ?
Il est aussi établi maintenant que l’essentiel de l’armement du MNLA
provient de la Libye qui n’est pas un pays frontalier du Mali. Comment
comprendre que ces colonnes d’engins lourds aient pu traverser tout le
territoire libyen qui était étroitement surveillé par les forces de
l’OTAN, à l’insu du Gouvernement de Sarkozy?
http://www.francesoir.fr/actualite/international/mali-une-crise-majeure-en-quatre-questions-207611.html
(voir notamment le dernier paragraphe de cet article).
N’y a-t-il pas eu arrangements entre l’OTAN et les touaregs fidèles à
Kadafi, pour lâcher ce dernier contre récompense ?
L’ignorance de la réalité du nord Mali
Imaginer que la France puisse s’appuyer sur le MNLA, pour libérer les
otages français détenus par AQMI était faire preuve d’une grande
ignorance de la situation du nord Mali, où sévissent depuis plusieurs
années :
des trafiquants de drogues arabes (transformés en milices par le
Président ATT pour contrer les touaregs),
Ansardine un mouvement touareg islamiste (il n’y a pas longtemps
encore allié du président ATT et dont le chef, un proche parent d’un
des chefs d’AQMI, a servi d’intermédiaire à ATT pour la libération de
plusieurs otages européens) ;
Le mouvement terroriste AQMI (dont les combattants sont constitués
pour une bonne part de jeunes touaregs du Mali).
Plusieurs autres petits mouvements terroristes proches ou dissidents d’AQMI ;
C’était aussi ignorer que les premières grandes villes du nord Mali
(Menaka, Aguelog, et Tessalit) ont été conjointement attaquées par
AQMI, Ansardine et le MNLA, avant d’échapper au contrôle de l’Armée
malienne.
Dans l’émission Internationales de RFI/TV5 Monde, en date du dimanche
25 mars 2012, le ministre de la Coopération, Henri De Raincourt
écartait encore avec assurance tout lien entre AQMI et le MNLA.
Sûr de son coup, le Gouvernement français, par l’entremise de
l’Ambassade de France au Mali, continuait à rassurer jusqu’à samedi
1er avril, par message SMS, les ressortissants français dans le pays.
Ce n’est que le lundi 3 avril au matin qu’un communiqué du Ministère
des Affaires étrangères a été lu sur RFI, pour demander aux Français
dont la présence n’est pas nécessaire au Mali, de quitter le pays et
pour fermer les écoles françaises. La France venait d’apprendre que le
dimanche 2 avril, le MNLA a été chassé des villes de Tombouctou et Gao
par les islamistes d’Ansardine et d’AQMI. Il est donc clair qu’AQMI
s’est servi du MNLA pour avoir le soutien de la France et s’installer
plus confortablement dans le nord Mali. Le Gouvernement de Sarkozy
continue à clamer qu’il n’y a pas de solution militaire possible et
que le Mali devrait négocier avec le MNLA, alors même qu’il reste
encore à prouver que ce dernier est le représentant légitime de la
majorité des touaregs du Mali.
http://lanationdz.com/2012/04/06/alain-juppe-le-mlna-est-un-interlocuteur/
Pendant ce temps, les Français au Mali, sans Armée, sans Gouvernement
et frappé d’embargo total (économique, financier et diplomatique) par
la CEDEAO soutenue ouvertement par Paris, ne sont-ils pas désormais
des proies faciles pour AQMI. Les services de renseignements français
sont–ils devenus myopes ?
Le porte parole du MNLA en France appelle à une manifestation en
France samedi 7 avril.
http://www.tamurt.info/le-porte-parole-du-mnla-en-france-appelle-au-rassemblement-des-amazighs-a-paris,2440.html
Guerre au Mali : « Sarkozy et Bernard-Henri Lévy doivent être jugés
par la CPI ! »
Par afrik.com - Date: 18 Janvier 2013
Le rappeur sénégalais Didier Awadi est de retour sur scène avec un
nouvel album très engagé, « Ma Révolution ». Cet opus aux sonorités
très diverses traduit l’engagement de l’artiste qui n’a pas sa langue
dans la poche pour le développement de l’Afrique. Awadi, qui s’est
inspiré de ses différents voyages dans le monde pour créer ce qu’il
appelle « ma révolution musicale », se révolte contre tous ceux qui
empêchent le continent de se redresser.
L’artiste critique notamment l’ex-président français Nicolas Sarkozy et le philosophe Bernard-Henri
Lévy pour leur engagement dans le conlit libyen, qui a provoqué la crise malienne.
Afrik.com : Pourquoi avez-vous intitulé cet album « Ma Révolution » ?
Didier Awadi : Je l’ai appelé ainsi car je me suis inspiré de tout ce
qui se passait en Afrique. Il y avait une ère de révolution un peu
partout dans le monde, notamment dans les pays arabes. J’ai estimé
qu’il était important d’aborder la question.
Afrik.com : Vous avez voyagé à travers de multiples pays avant de vous
mettre à composer cet album. Pouvez-vous nous raconter dans quelles
conditions vous l’avez préparé ?
Didier Awadi : Chaque fois que je vais dans un pays je m’inspire de la
contestation des citoyens activistes. J’ai rencontré les
révolutionnaires tunisiens, activistes burkinabè, sénégalais. Il y a
tellement de choses qui se sont passés cette année dans le monde, en
Libye, Egypte. Tout m’inspire dans un pays, l’ambiance, les gens, la
culture. J’aime bien aussi découvrir les cultures des autres, cela
m’apporte beaucoup. Dans l’album, je fais aussi référence aux pères
des indépendances africaines tels que Kwame Nkrumah, Thomas Sankara et
d’autres. Je les nomme car ils m’ont beaucoup inspirés. Je voulais
leur rendre hommage. En tant qu’artiste, nous avons le devoir de
continuer leur travail car ils ont beaucoup apporté au continent.
Afrik.com : Vous explorez différents styles musicaux, notamment du
reggae. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce renouveau musical ?
Didier Awadi : J’ai voulu en effet explorer plein de styles de
musique. Il y a notamment beaucoup de reggae dans l’album. J’ai
toujours voulu faire du reggae mais étant un rappeur, je n’avais pas
la voix pour cela. Je me suis finalement lancé en essayant de trouver
le bon mariage entre rap et reggae sans les dénaturer. J’ai d’ailleurs
collaboré avec des chanteurs tels que Wyclef Jean des Fugees, avec qui
je partage les mêmes idées. On se bat pour que nos pays vivent dans de
meilleures conditions. Lui est haïtien et vit aux Etats-Unis, moi
étant originaire du Sénégal. J’ai aussi eu la chance de travailler
avec Tyrone Downie qui était le clavier de Bob Marley, qui m’a aidé à
travailler le concept. Il y aussi des sonorités nigérianes, ou encore
des thèmes sur l’amour. Une première dans un de mes albums. C’est
aussi une révolution musicale pour moi. J’ai vu beaucoup de choses à
travers mes différents voyages avant la composition de l’album. Ces
voyages ont enrichi mon travail.
Afrik.com : Vous dénoncez aussi dans cet opus la mauvaise gouvernance
en Afrique, la corruption, les conflits qui se poursuivent notamment
en République démocratique du Congo (RDC), sous le silence de la
communauté internationale. Est-ce le rôle d’un artiste d’aborder ces
sujets politiques ?
Didier Awadi : Un artiste a le devoir d’utiliser sa parole à bon
escient. J’ai eu la chance d’avoir beaucoup voyagé de découvrir
d’autres pays, de voir comment les choses se déroulent ailleurs. Pour
moi il est très important de dénoncer les inégalités et injustices.
C’est une façon d’apporter une prise de conscience pour que les gens
soient informés de ce qui se passe dans certains pays car ils sont
parfois en effet très mal informés. Ma musique est aussi une autre
approche de la réflexion sur beaucoup de sujets car on a souvent que
le point de vue des occidentaux, jamais celui des Africains. C’est
aussi une façon pour moi à travers ma musique de changer cette donne.
Afrik.com : Quel regard portez-vous sur le conflit au Mali ? Que
pensez-vous de l’intervention militaire de la France ?
Didier Awadi : Il fallait une intervention militaire rapide. Il n’y
avait pas d’autres choix. On doit mettre la France et l’Otan face à
leurs responsabilités car c’est eux qui ont créé le chaos en Libye,
qui a provoqué la crise malienne. N’oublions pas qu’après
l’effondrement du régime de Kadhafi beaucoup d’armes étaient en libre
circulation. Ils ont été récupérés par les différents groupes armées
qui contrôlent actuellement le nord-Mali. La crise malienne résulte
donc des conséquences directe du conflit libyen. C’est pour cela que
Sarkozy et Bernard-Henri Lévy, qui étaient en première ligne durant la
guerre en Libye, doivent être jugés par la Cour Pénale internationale
pour leur responsabilité dans la crise malienne. Tous deux sont
responsables de la crise au Mali, ils doivent donc en payer le prix !
La communauté internationale est d’une grande hypocrisie ! En réalité,
ce sont trois pays qui la composent : la France, les Etats-Unis la
grande Bretagne. Ils donnent leur bénédiction ou non selon leurs
intérêts. De toute façon, la communauté internationale n’a jamais
servi les intérêts des populations africaines qui souffrent. Mais les
Africains doivent aussi faire face à leur responsabilité. On n’a pas
d’armée forte pour se défendre. La Communauté économique des Etats de
l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) devrait être aussi être plus solidaire
du mali. On a tous un devoir de solidarité envers le Mali.
Afrik.com : Vous êtes aussi très engagé pour la paix en Casamance,
dans le sud du Sénégal. Vous y avez même consacré un titre dans cet
album. Pourquoi êtes-vous si impliqué sur cette question ?
Didier Awadi : Le conflit en Casamance dure depuis trop longtemps.
Trente ans de conflit c’est trop. Tous les citoyens sénégalais
souffrent de ce conflit. D’ailleurs, je vais effectuer une tournée
dans les régions du sud du Sénégal tels que Kolda, Oussouye,
Ziguinchor, Bignona, et Sédhiou pour divulguer ce message. Nous allons
notamment essayer de sensibiliser les jeunes sur la question.
Afrik.com : La majorité de la population sénégalaise ne mange pas à sa
faim. Que pensez-vous de la politique actuelle de votre pays ?
Didier Awadi : Il y a un nouveau gouvernement qui s’est installé. On
le regarde faire en espérant qu’il trouvera rapidement des solutions.
Mais s’il n’y arrive pas, on sera les premiers à le dire haut et fort.
PAR ASSANATOU BALDÉ
Source: afrik.com
Un influent religieux du Qatar critique l’intervention française au Mali
18 jan 2013 Rubrique: Insécurité,Nord-Mali
Youssef Al-Qaradaoui
L’Union internationale des oulémas musulmans (UIOM), l’organisme de
l’influent dignitaire musulman Youssef Al-Qaradaoui, installé au
Qatar, a critiqué jeudi l’intervention « précipitée » de la France au
Mali « avant d’avoir épuisé tous les moyens de parvenir à une solution
pacifique et à la réconciliation nationale ». Dans un communiqué,
l’UIOM estime que « cette intervention militaire aura des conséquences
dangereuses, qu’il s’agisse des morts, des destructions, des
déplacements de population » ou de l’aggravation de la famine au Mali.
L’Union, qui cautionne d’un point de vue religieux la politique
étrangère du Qatar, demande « à l’Organisation de la coopération
islamique (OCI) et aux pays africains d’œuvrer pour parvenir à un
règlement pacifique ».
Le premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, avait
déjà mis en doute mardi le bien-fondé de l’intervention française au
Mali, estimant que le recours à la force ne réglerait pas le problème,
et appelant au dialogue. Une sénatrice communiste française, Michelle
Demessine, avait accusé le Qatar de financer les groupes islamistes
contre lesquels la France est partie en guerre dans le nord du Mali.
Mais le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a
estimé mercredi qu’il n’y avait « aucune confirmation » de ces
accusations.
(lemonde.fr Avec AFP – 18/01/2013)
Intervention de l’armée française au Mali : L’OCI appelle à un cessez-le-feu
18 jan 2013 Rubrique: Armée
Le mardi dernier, le Secrétaire général de l’Organisation de la
coopération islamique (OCI) a appelé à un cessez-le-feu au Mali où les
troupes françaises sont engagées avec l’armée malienne dans une
offensive contre les islamistes.
Dans un communiqué, le Secrétaire général de l’OCI,
EkmeleddinIhsanoglu, a appelé à un cessez-le-feu immédiat au Mali,
qui est membre de son organisation, et à un retour aux négociations.
Il s’est dit profondément préoccupé par la situation au Mali et a
exhorté à la retenue toutes les parties en conflit et souhaité une
solution pacifique du conflit. Les déclarations du SG de l’OCI sont
surprenantes. En effet, où était-il au moment où le Médiateur de la
crise malienne avait engagé des pourparlers pour une issue pacifique
de la crise ?
Est-il vraiment bien informé sur le dossier malien ? Il semble que non
sinon il aurait dû se taire, surtout que l’interlocuteur du pouvoir de
Bamako, qui était Ançardine, a radicalisé sa position et s’est allié
aux terroristes d’AQMI tout comme l'aggresseur terroriste initial avec
la benediction des lobby RFI, France 24, son allié historique La
Suisse, le gouvernement Sarko où Le Massacre est confondu avec une
victoire militaire en position de force de negociation de l'unité
nationale, l'intégrité territoriale mais aussi de succès éclatant qui
en dit long.
Comment veut-il alors qu’on discute avec des terroristes MNLA,
ANSARDINE à plus forte raison le monde entier ayant été prevenu
qu'aqmi soutenait Mnla, ou encore le massacre algerien du terrorisme
des années 90 ainsi que le traitement haineux médiatique tout comme
actuellement avec les lobby alors que le pays qui abrite le siège de
son organisation, à savoir l’Arabie Saoudite, petromonarchie mène une
lutte farouche contre le terrorisme ?
Une chose est de vouloir défendre les causes des pays islamiques dans
les cas comme l'islamophobie, ou terrorisme depend des interêts et
varie, mais une autre est de ne pas encourager certaine forme
provoquée et instrumentalisée dans le monde, surtout au regard des
exactions dignes du Moyen âge que ses terroristes puisqu'il faut
adopter le langage occidental actuel ou des lobbys, car il s'agit
d'activité et organisation, propagande criminelle corrutive,
oppressive en association de malfrats, infligées aux populations sous
leur contrôle. Il aurait été plus sage de la part du SG de l’OCI ou
toute autre entité de prendre le devant des négociations lorsque le
gouvernement malien sentait le besoin de résoudre cette crise par la
voix du dialogue, plutôt que de vouloir changer le cours de l’histoire
au moment même où la communauté internationale menerait toute
intervention contre ces groupes du prémier au dernier en partant du
mouvement raciste eugeniste sessessioniste terroriste contre le Mali
cad le Mnla et ses alliés armés sur le terrain ou ...?
Précisons enfin que l’OCI est basée à Djeddah, en Arabie Saoudite, et
regroupe 57 pays dont le Mali.
Paul N’Guessan
SOURCE: Le Combat du 18 jan 2013. modifié en raison de la prise
de position cooruptive et oppressive
Le Qatar, soutien des jihadistes du Nord-Mali ? Cinq choses à savoir
Par rue89.com
Les islamistes du Mujao, à Gao le 8 août 2012 (Romaric Ollo Hien/AFP)
Les accusations se multiplient autour du potentiel soutien du Qatar
aux groupes jihadistes du Nord-Mali. Après les révélations du Canard
enchaîné, c’est au tour de la sénatrice communiste Michelle Demessine,
rejointe par Marine Le Pen, d’incriminer Doha.
Devant les nombreuses zones d’ombre que cette affaire suscite, il est
nécessaire de rappeler quelques points essentiels et de mettre en
évidence quel est le degré et la nature de l’implication du petit
émirat dans la région.
1 -Il n’y a pas de forces spéciales qataries dans la zone
Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas trace d’une présence de
forces spéciales qataries dans la zone. Confirmée par une enquête de
la DGSE du mois de novembre, cette absence d’éléments militaires
qataris se comprend aisément au regard de la relation nouée entre la
France et le Qatar depuis plusieurs années.
Faisant de Paris un élément clé de son dispositif diplomatique,
l’intérêt stratégique de Doha de prêter main forte à des groupuscules
radicaux qui mettent en péril la zone traditionnelle d’influence de la
France en Afrique n’est pas du tout évident.
En outre, si le Qatar est accusé d’avoir récupéré le Printemps arabe
en soutenant massivement les formations islamistes victorieuses des
urnes, ce soutien reste cantonné aux tenants de l’islam proche des
Frères musulmans.
Or, la vision de l’islam défendue par Al-Qaeda au Maghreb islamique
(Aqmi) et ses affidés est celle d’un islam de type « salafi-jihadiste
» qui n’a pas grand-chose à voir avec la tendance promue à Doha.
Ce principe de non-ingérence a été rappelé à plusieurs reprises par
les autorités qataries qui ont tenu à rassurer le Quai d’Orsay,
notamment suite aux rumeurs persistantes d’une partie de la presse
française et africaine. Lors de la visite officielle du président par
intérim Dioncounda Traoré à Doha, le 24 octobre, l’émir a tenu une
nouvelle fois à démentir le soutien de son pays aux rebelles du Nord.
2- Les puissantes ONG de l’émirat dans le Sahel
Si la non-présence d’agents officiels qataris dans la région est
avérée, il n’en est pas de même pour les institutions privées de type
caritatif. L’émirat compte en effet de puissantes ONG richement dotées
dont le périmètre d’intervention couvre plusieurs continents.
Dominées par les courants salafis littéralistes, ces associations
n’hésitent pas à intervenir au cœur des lignes de fracture du monde
musulman. Présents au Bangladesh pour soutenir les réfugiés musulmans
birmans, elles sont également actives en Somalie malgré la gravité de
la situation sécuritaire. En plus du Croissant rouge qatari, les
structures telles que Qatar Charity ou la Mou’assassat Eid ont fait
des pays du Sahel (et donc du Nord-Mali) l’un de leurs terrain
d’intervention privilégiés.
Au début du mois d’août, le Croissant rouge qatari a lancé une
campagne de dons à l’adresse des nécessités du Nord-Mali et, en vertu
d’un accord avec la Croix-rouge malienne, certains humanitaires
qataris ont pu se rendre dans des villes comme Gao et Kidal.
Le mois suivant, la Qatar Charity y inaugurait un centre d’accueil
pour les enfants déplacés. La force de frappe financière de ces
structures est colossale. A l’été 2011, lors du mois de Ramadan, elles
avaient débloqués près de 100 millions de dollars afin de répondre à
la catastrophe humanitaire qui frappait la Corne de l’Afrique.
Dans un pays considéré par le magazine Forbes comme étant le plus
riche de la planète en PNB/habitant, la simple récolte de la zakat
(troisième pilier de l’islam) peut dégager des dizaines de millions de
dollars. Même si la majorité des donations fait l’objet d’une
surveillance étroite de diverses instances gouvernementales (et
américaines), il se peut qu’une partie d’entre elles aient pu passer
les mailles du filet.
3- Un détournement des fonds qataris ?
La véritable question qui se pose est celle de l’éventuelle
déplacement de cette aide financière, initialement destinée aux camps
de réfugies, vers les rebelles armés. Le Canard enchaîné croit savoir,
sur la base de fuites des renseignements militaires français, qu’une
partie de ces fonds ont été affectés aux insurgés d’Ansar Dine ou du
Mujao.
Du fait de la situation conflictuelle et de l’absence de preuves
irréfutables d’une implication directe de ces ONG auprès de ces
réseaux jihadistes, la question d’une affectation délibérée ou d’un
détournement de force des fonds qataris reste ouverte.
Quoi qu’il en soit, cette manne ne pourrait être la seule variable
expliquant les ressources financières des groupes armés. Les prises
d’otages, les rançons, les trafics d’armes et de drogue, conjugués au
chaos qui s’est installé dans la région après la chute de Kadhafi,
sont autant d’éléments à prendre en compte.
4- Les limites de la lune de miel entre Paris et Doha
Cette affaire met en relief les limites de la lune de miel entre Paris
et Doha. Contrairement à l’intervention en Lybie, le Qatar n’a pas
soutenu l’opération Serval et s’est montré critique face à l’emploi de
la force.
Cette réserve n’est pas le seul fait de l’émirat. D’autres pays tels
que la Tunisie ou l’Egypte ont tenu à prendre leurs distances.
Contrairement à son prédécesseur qui n’hésitait pas à faire un détour
par Doha lorsqu’il se rendait dans un pays du Golfe, François Hollande
n’a pas jugé utile d’y faire escale lors de son séjour à Abu Dhabi.
Si vraiment le Qatar avait un quelconque moyen de pression pour forcer
les groupes jihadistes à la reddition, ou tout le moins à la
négociation, le président français en aurait directement fait part à
l’émir lorsqu’il était dans la région.
5- Le Qatar fait les frais de sa réputation sulfureuse
Ce que révèle ces soupçons autour du Qatar n’est finalement peut-être
qu’un début de retour de bâton. A force d’investissements tapageurs et
d’acquisitions tous azimuts, le pays s’est forgé cette image d’Etat à
l’interventionnisme débridé. Hier médiateur apprécié des conflits –
qui a permis des sorties de crises retentissantes comme au Liban en
2008 – l’arc diplomatique qatari prend désormais parfois des allures
de prédation.
Cette nouvelle tournure est de plus en plus décriée dans une partie de
la presse arabe, notamment au Maghreb. Sur le dossier du Mali, le
Qatar fait un peu les frais de cette réputation sulfureuse dont il est
en partie responsable. Même sans preuves indiscutables, le doute plane
du fait d’une stratégie d’influence mondiale qui ne néglige aucun
domaine d’intervention.
En France, de Jean-Luc Mélenchon à Marine le Pen, les personnalités
politiques qui ont fait du Qatar leur bête noire dépassent les
clivages partisans. Signe des temps, quelques mois après une
manifestation ou se mêlaient groupuscules proches de l’extrême-droite
et milieux syriens pro-Bashar organisée près de l’ambassade du Qatar à
Paris, ce sont des centaines de Maliens qui défilèrent au même
endroit.
A force d’affichage et de marketing, la stratégie du « soft power »,
chère aux stratèges de Doha, peut avoir des effets boomerang.
Nabil Ennasri | Thésard
Source: rue89.com
La Droite Radicale Accuse Le Radicalisme
ou
L'Islam Marchand, Mercantile.
Mali: Marine Le Pen accuse le Qatar de favoriser « l’expansion
mondiale de l’islamisme radical »
19 jan 2013 Rubrique: Nord-Mali,Politique
22 réactions [-] Texte [+]Email Imprimer
INTERVENTION AU MALI – Marine Le Pen joue les francs-tireurs. Si la
présidente du Front national a renouvelé son soutien à l’intervention
française au Mali contre « la menace islamiste », elle n’économise pas
ses munitions contre son ennemi déclaré, le Qatar, pays accusé de
jouer « contre nos intérêts nationaux et pour l’expansion mondiale de
l’islamisme radical et violent ».
La présidente du Front national, Marine Le Pen (AFP)
Dans un communiqué diffusé ce vendredi 18 janvier, la cheffe de file
de l’extrême droite française s’en prend violemment à Doha qu’elle
accuse de financer les groupes rebelles dans le Nord-Mali. « Si le
Qatar ne veut pas que la France s’engage au Mali, c’est parce qu’elle
vise à y déloger les éléments les plus fondamentalistes, alliés de
l’émirat partout dans le monde », assure Marine Le Pen.
Le Qatar a en effet marqué ses réticences à l’égard de l’intervention
française. Son premier ministre, le cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani,
a mis en doute mardi le bien-fondé de la participation militaire
française, estimant que le recours à la force ne réglerait pas le
problème. De son côté, l’organisme de l’influent dignitaire musulman
Youssef al-Qaradaoui, basé au Qatar, a critiqué jeudi l’intervention «
précipitée » de la France au Mali, affirmant qu’elle aurait des «
conséquences dangereuses ».
Une union sacrée à géométrie variable
Ces critiques permettent à Marine Le Pen de se joindre à l’union
sacrée politique derrière l’armée française tout en jouant sa propre
partition géopolitique. L’eurodéputée accuse ainsi « les élites
françaises » de s’être fourvoyées dans une alliance dangereuse avec le
Qatar.
« Nous sommes les alliés du Qatar, pays qui a armé tous les islamistes
du monde en toutes circonstances. Doha est devenue la capitale de
villégiature des élites françaises. On sait pertinemment que le Qatar
est du côté des islamistes », a renchéri l’ancienne candidate du FN à
la présidentielle ce matin sur France Info.
Un point de vue pas tout à fait isolé sur la scène politique
française. La sénatrice communiste, Michelle Demessine, a elle aussi
accusé le Qatar de financer les groupes islamistes contre lesquels la
France est partie en guerre dans le nord du Mali.
Un scénario démenti par le ministre des Affaires étrangères, Laurent
Fabius. « Sur les financements, il ne s’agit pas de prononcer des
accusations comme cela, nos services ont mené toute une série
d’actions pour savoir d’où viennent ces financements, il y a des
accusations qui sont portées dont nous n’avons absolument aucune
confirmation », a-t-il déclaré au Sénat.
Le Quai d’Orsay privilégie la piste du grand banditisme et du trafic
de drogue pour expliquer le financement de ces mouvements
fondamentalistes. « Au-delà de tel ou tel Etat, la drogue, le trafic
d’armes, le trafic d’otages sont à l’origine de dizaines et de
dizaines de millions d’euros, et il y a confusion pour beaucoup de ces
groupes entre le banditisme, le terrorisme et l’affirmation religieuse
», a expliqué Laurent Fabius.
Le Qatar, bête noire du Front national
Doha est depuis plusieurs mois dans le collimateur de l’extrême droite
française. La pétromonarchie, qui multiplie les investissements sur le
territoire, est soupçonnée par le FN de soutenir en sous-main
l’idéologie salafiste et les mouvements islamistes radicaux.
Après une manifestation illégale de musulmans radicaux devant le
ministère de l’Intérieur en septembre dernier, Marine Le Pen s’en
était déjà pris à l’émirat. « Quand je vois ce type de manifestation,
je m’inquiète des investissements qu’effectue le Qatar avec la
bénédiction de notre gouvernement dans les banlieues françaises, où
évidemment le but n’est pas humanitaire mais politique », avait-elle
déclaré.
Le HuffPost | Par Geoffroy Clavel | 19/01/2013
SOURCE: Autre Presse du 19 jan 2013.
Mali : putschistes, MNLA, Ançar Dine, Aqmi, que cherchent-ils ?
Le Point.fr - Publié le 06/04/2012 à 17:54
La situation au Mali se dégrade. La junte, le Mouvement national de
libération de l'Azawad, Ançar Dine, al-Qaida au Maghreb islamique :
quels sont les intérêts stratégiques en jeu ? André Bourgeot,
chercheur au CNRS et spécialiste du Mali, apporte ses clartés.
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Anthropologue et directeur de recherche émérite au CNRS, André
Bourgeot est responsable scientifique du programme "Nouveaux enjeux
dans l'espace saharo-sahélien" à la fondation de la Maison des
sciences de l'homme à Paris.
Quelles sont les motivations qui ont poussé la junte à se rebeller
contre le pouvoir actuel, le 22 mars dernier ?
Ces motivations sont multiples. En premier lieu, les militaires
protestaient, car ils considéraient ne pas avoir les moyens militaires
et financiers pour lutter, au nord, contre le MNLA, le Mouvement
national de libération de l'Azawad. De plus, ils se sont rebellés
contre ceux qu'ils considéraient comme des "officiers de salon", qui
étaient au sud, alors que eux combattaient au front. Enfin, les
putschistes fustigeaient un État qu'ils jugaient trop laxiste pour
mener la lutte contre Aqmi, contre les trafiquants de drogue, contre
les activités criminelles. Et ils soupçonnent des complicités au plus
haut sommet de l'État.
Des signes précurseurs ont-ils été perceptibles avant l'offensive de la junte ?
Oui, il y en a eu plusieurs. Déjà, début février, les femmes de
militaires ont manifesté, à Bamako, pour dénoncer les conditions de
vie de leurs maris qui combattaient au Nord. Les manifestantes
s'énervaient aussi de l'absence d'informations, tout en sachant que
les rares informations qui leur parvenaient étaient fausses. Certaines
sources font d'ailleurs référence à une tentative de coup d'État au
début du mois de février. De plus, il y a eu plusieurs mutineries dans
les casernes du Nord pour des raisons similaires : pas assez de
munitions, pas de relève alimentaire...
Pourquoi le coup d'État n'a-t-il pas eu l'envergure escomptée ?
Déjà, on ne peut pas dire que le putsch ait échoué : pour l'heure, la
junte est toujours à la tête de l'État. Les ripostes de leurs
opposants ne les ont pas perturbés outre mesure, malgré l'alliance
entre la plupart des partis politiques au sein du Front du refus, qui
a manifesté plusieurs fois suite au putsch. Il existe à Bamako des
dissensions au sein de la population qui se partage entre le soutien
aux putschistes - derrière un mouvement appelé MP22 - et ceux qui y
sont hostiles. Il est difficile, pour l'heure, de savoir quel
mouvement canalise la majorité de sympathisants.
Des élections présidentielles étaient prévues au Mali, à la fin du
mois d'avril. Pourquoi les putschistes n'ont-ils pas attendu cette
échéance pour présenter un candidat ?
C'est vrai que les élections devaient se dérouler dans cinq semaines.
La question est pertinente, car elle souligne une des failles de la
junte qui met à mal sa crédibilité. Et ce n'est pas la seule :
contrairement à ce que prétendaient les putschistes, les moyens
militaires qu'ils revendiquaient pour lutter contre le MNLA - ils
pensaient que la présidence, à Bamako, conservait des réserves -
n'existaient pas. Leur démarche peut être qualifiée d'aventureuse,
même d'aventuriste. Leur absence de stratégie est criante. On ne voit
pas du tout où ils veulent aller...
"Le MNLA, Ançar Dine et Aqmi ont un ennemi commun : le Mali"
En fin de semaine dernière, les Touareg ont commencé leur offensive
dans le Nord. Il paraît difficile de comprendre les objectifs de
chacun des mouvements qui ont mené l'assaut...
En premier lieu, le MNLA, Mouvement national de libération de
l'Azawad, a pour objectif, comme son nom l'indique, l'indépendance de
l'Azawad, la grande région du nord du pays, qu'ilsont proclamée jeudi
dernier. Il faut d'ailleurs souligner que l'Azawad n'a aucun fondement
géographique ni historique. Le MNLA, dont la direction est
exclusivement composée de Touareg d'une certaine région, est un
mouvement laïque. Mais ils ne représentent pas toute la diversité du
peuple touareg. D'autant plus que l'Azawad n'est pas majoritairement
peuplée de Touareg : on compte des Songoïs, des Maures, des Peuls et
des Arabes, des Bozos, des Soninkés...
Vous dites que le MNLA est laïque, ce qui n'est pas le cas d'Ançar
Dine, mouvement qui a conduit des offensives et qui, aujourd'hui,
prend le contrôle de certaines villes...
L'objectif du mouvement est l'instauration de la charia dans tout le
pays, comme il a commencé à le faire à Tombouctou. Créé en 1983, le
mouvement a pris cette tournure avec l'arrivée, comme chef, comme
émir, d'Iyad Ag Ghaly, un Touareg qui se réclame du salafisme
djihadiste. Il a été formé au Pakistan avant de revenir au Mali.
Qu'est-ce qui différencie Ançar Dine d'Aqmi ?
Aqmi relève d'al-Qaida, ce qui n'est pas le cas d'Ançar Dine. Aqmi est
reconnu par Al-Zawahiri, le chef d'al-Qaida, comme le mouvement qui
bénéficie de son soutien. Certaines personnes témoignent avoir vu des
responsables d'Aqmi à Tombouctou au cours des derniers jours, dont
deux de ses hommes forts, Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar. Ils sont
d'anciens membres du GSPC algérien, auteurs de nombreux attentats à la
fin des années 1990. Leur souhait est véritablement de sanctuariser
leur présence dans le Nord pour continuer leur activité.
Comment peut-on expliquer l'alliance entre le MNLA, Ançar Dine et
Aqmi, qui ont pourtant des objectifs différents ?
Tous ces mouvements ont un ennemi commun : le Mali. Pour le MNLA, le
Mali est colonisateur, pour Ançar Dine, son chef est un musulman
mécréant, pour Aqmi, un danger pour sa propre implantation. C'est une
alliance de facto. Mais du fait que cet ennemi commun disparaît,
actuellement, il risque d'y avoir une compétition de leadership
politico-militaire. D'après le maire de Tombouctou, Ançar Dine,
administrerait sa ville, celle de Tessalite, et celle de Kidal.
Pourtant, dans le même temps, le MNLA proclame l'indépendance : c'est
la confusion.
Nombreuses sont les armes actuellement employées par les différents
mouvements qui proviennent de Libye. Comment cela s'explique-t-il ?
Au sein du MNLA, il y a de nombreux Touareg maliens qui ont fait le
coup de feu pour Kadhafi et qui, quand les Occidentaux ont commencé
leur offensive, se sont ralliés au CNT. C'est ce qui leur a permis de
disposer d'un armement lourd : missiles sol-sol, missiles sol-air,
camions, même si je doute qu'ils aient pu, aussi, acquérir des chars
comme certains le prétendent. C'est une des conséquences de cette
offensive occidentale, qui a des effets sur l'ensemble de la région.
Ces combattants étaient-ils nombreux ? Comment ont-ils pu passer les
frontières ?
Ils étaient assurément plusieurs centaines. Concernant l'acheminement
des armes jusqu'au Mali, c'est une interrogation. La Libye n'ayant pas
de frontières communes avec le Mali, les Touareg ont dû franchir deux
frontières : Libye-Algérie et Algérie-Mali. Et ils n'ont pas été
désarmés ! Pourtant, les combattants touareg d'origine nigérienne qui
ont franchi la frontière entre la Libye et le Niger, eux, ont été
appréhendés par les forces de l'ordre nigériennes. Ce qui s'est passé
rend perplexe. Même s'il n'existe pas de preuves formelles, il y a
forcément eu des complicités.
Comment expliquer, en plus du manque de matériel, que l'armée
putschiste ait été autant prise de court lors de l'offensive des
Touareg ?
Quand le MNLA a commencé son offensive, l'armée est montée en masse
vers le Nord. Il y a même eu une intervention de l'aviation malienne
qui ne s'était jamais manifestée avant ! Peut-être y avait-il, chez
les militaires, une absence de motivation à combattre.
"Il y a de quoi se montrer inquiet sur l'avenir de la situation"
Avec la déclaration d'indépendance de l'Azawad, le MNLA vient-il de
créer une partition du pays ?
La partition "militaire" existe, de facto. Mais les différents
mouvements, au Nord, sont confrontés à un autre défi : ce territoire,
il faut l'administrer et, surtout, qu'il soit reconnu, ce qui n'est
pas le cas pour l'instant.
La Cedeao s'est d'ailleurs montrée ferme avec les putschistes en
instaurant un "embargo total" et en menaçant d'intervenir
militairement...
Bien entendu, car aucune organisation communautaire ne peut accepter
un coup d'État. Sinon, cela crée une porte ouverte pour tous les
autres. Par principe, un coup d'État ne peut être progressiste. La
Cedeao souhaite que l'ordre constitutionnel revienne, et dans tout le
pays. La junte, qui louvoie un peu, paraît acculée. De plus, il faut
observer attentivement les effets de l'embargo. La population malienne
peut être confrontée rapidement à des problèmes d'approvisionnement en
nourriture et en carburant. Cela peut influer sur les événements.
Si la France n'était pas en période électorale, serait-elle intervenue au Mali ?
Je pense que cette théorie n'est pas très fondée. Certes, la France
peut apporter un soutien logistique, mais cela s'arrête là. Il y a,
dans le nord comme à Bamako, un fort sentiment anti-occidental et
anti-français.
Comment peut-on imaginer l'évolution de la situation ?
Je suis bien incapable de dire quelle issue prendront les derniers
événements. Mais il y a de quoi se montrer très inquiet sur l'avenir
de la situation. La montée de l'islam exerce une pression sociale
forte au Mali et progresse en raison de la situation économique,
désastreuse, la plupart des fonctionnaires maliens risquent de ne pas
percevoir leurs salaires ce mois-ci. La montée de l'islam est
perceptible depuis plusieurs années : le Code de la famille,
progressiste, a été modifié après l'intervention du Haut Conseil
islamique du Mali. Désormais, sa dernière version est très rétrograde
: âge du mariage pour les femmes abaissé à 16 ans au lieu de 18 ans,
mariages religieux reconnus...
Quel impact peut avoir la crise que traverse le Mali dans cette région
du continent africain ?
Les conséquences peuvent être déstabilisatrices. 200 000 Maliens
environ se sont déjà réfugiés dans les pays limitrophes, ce qui peut
être un facteur de criminalité, de délinquance. Ce qui se passe au
Mali peut aussi encourager des tribus comme les Toubous, qui
revendiquent l'indépendance dans un espace transfrontalier entre la
Libye, le Tchad et le Niger. Sans parler du Nigeria et des multiples
attentats antichrétiens de la secte islamique Boko Haram. La situation
dans la région est très préoccupante.
Le 17 Janvier 2012,
Le Mouvement génocidaire eugeniste formé, financé et armé et commendité sème la terreur, la désolation, dans ses activités et organisations criminelles diffamatoires, corruptives, oppressives au Mali en association de malfrats complices et coupables de faits et actes ignobles pire que chaotique des dites DEUX GRANDES notamment la shoa, la traite, le génocide...
Il porte un nom, une image
Le MNLA.
Mais l'exploitation et la recuperation est inesperée.
La Lybie à ne pas confondre à la Nubie pas plus que l'Egypte des Pharaons, d'Assouan fut attaquée par L'Occident Judeo-chrétien avec le Qatar arabomusulman.
Comme cette guerre a été anticipée, puisque c'était le Mali qui était visé, les mises en gardes et conseils malgré des pressions de toutes sortes que ce soit de la guerre dite antiterroriste et la liberation des otages, la signature du contrat de readmission, les effets collateraux puis l'affrontement suscités par l'imposition et le complot font echo.
Le Mali doit payer le prix.
C'est une institution laïque membre de l'ONU et à majorité musulmane aussi membre de l'OCI. Le conflit est transfrontalier et s'inscrit dans un processus économique, politique et de redefinition d'un monde qui bouge.
Le massacre de maliens y compris de composantes touaregues par un MOUVEMENT LAÏC SESSESSIONISTE basé sur le fascisme nasi soutenu et reparti sur quelques points revelés ci-dessous puis la terreur, les campagnes militaires, propagandistes, corruptives et oppressives en complicité sont les faits de personnes d'abord morales connues.
Il leur appartient d'assumer les conséquences de leurs actes.
Un terroriste ne vaut pas plus qu'un autre. Ces responsables des actes cités sont responsables et complices des faits qui s'etablissent et les images parlent d'elles-mêmes.
Le MNLA, ANSARDINE, MUJAO, AQMI et tous leurs soutiens sont pareils. Plus pire est le theoricien, le declencheur, l'obstiné, le borné...
Ce que nous ne comprenons c'est la victoire militaire mais surtout le succès éclatant des terroristes lors du massacre d'adielhoc et la suite des evenements, la déclaration d'indépendance, les médias qui couvrent, ceux qui hebergent, soutiennent... Le MNLA ne serait pas à la même enseigne, en tout cas pas pour les EU antiterroriste, la France et le Qatar pour ce que l'on peut citer.
Les jihadistes et le changement.
Leur revendication, leur intervention et leur operation en disent long.
Du 17 janvier 2012 à un certain moment avancé, l'ONu et l'Oci comme l'Ethiopie agréssée par l'Italie ne reagissait mais se permet de se prononcer et d'agir à GEOMETRIE VARIABLE.
La mutinerie, coup de force suscitée par la campagne ménée et la situation du pays conduit à l'occupation par des terroristes de tout bord se reclamant de laïcs ou de religieux, à la demission de celui qui été traité de tous les noms et les manières mais d'incompétent Chef de l'Etat et des Armées Garant de la Constitution de la Nation atteinte en son unité, son intégrité.
On parle de coup d'Etat, d'occupation, de partition...
La France de Monsieur F. HOLLANDE peut bien redresser les torts car son parti n'a opposé une opposition forte ou proposé un cadre surtout sur les contours.
Seulement, le pyropompier ou les petits malins, les petits cons prétentieux ne peuvent s'inscrire dans un processus similaire ou de systeme denoncé.
En attendant, Son Excellence Monsieur Bernard henry Levy, fête l'anniversaire des 17 et 24 Janvier comme Alain Juppé et s'adonne à son activité avec organisation de deni, de diffamation, de corruption, d'oppression enfin guerre et misère mais surtout terreur puis bon samarritain eugeniste angeliste fasciste nasi antisemite au sens cette fois-ci de l'arabe puisque la communauté en existe au Mali.
Comment pouvons dire nous sommes sages de la loi quand le burin mensonger des scribes en fit un mensonge, maltraite l'etranger quand on l'a été soi-même.





















Les médias Français, notamment France 24 et RFI qui dépendent du Quai d’Orsay, relaient avec magnanimité les communiqués politiques et militaires de la rébellion et l’incompétence du président ATT qui conduit au renversement de son regime dit democratique.
.
En janvier dernier, dans son rôle de factotum des États-Unis et de la france,
l'émir at- Thani du Qatar qui est entré dans le groupe pétrolier Total, un des principaux intervenants au Nord-Mali - en acquérant 2% de son capital pour plus de deux milliards d'euros il a carrément menacé le président mauritanien, Ould Abdel Aziz, d'utiliser sa chaine El-Jazeera pour le renverser, s’il ne soutenait pas la rébellion touareg(MNLA) et autres. Qui au même moment garantirait L'avenir du cabinet d'avocats du président français (Nicholas S.), dont le cabinet deviendrait du cout conseiller juridique du group.
Financement: Prémeditation et Prédation,
Accueil | Régions | Crise du Nord | Le Canard révèle : Des dollars du Qatar pour financer un khalifa islamique aux frontières d’Algérie
Le Canard révèle : Des dollars du Qatar pour financer un khalifa islamique aux frontières d’Algérie TOUT COMME SON DEVANCIER LA SUISSE AVEC MhaiNeHELL COMME A SES HABITUDES DE REBELLION OU HAINE VISCERALE ANTI-MALI OU ANTI-NOIR QU'ISLAMOPHOBE
Par DNA - Date: il ya 12 heures 1 minute 47 réactions Article lu 2787 fois (actualisé toutes les 30mn)
Voilà des informations qui n’arrangeront pas les relations déjà tendues entre l’Algérie et l’émirat du Qatari. L’hebdomadaire satirique français Le Canard Enchaîné rapporte dans son édition du mercredi 6 juin que l’émir du Qatar a livré une aide financière aux mouvements armés qui ont pris le contrôle du Nord du Mali. Parmi ces groupes qui ont reçu les dollars qataris figurent le Mujao qui retient en otage 7 diplomates algériens depuis le 5 avril dernier.
Sous le titre : « ‘Notre ami du Qatar’ finance les islamistes du Mali », le Canard Enchainé indique que la Direction du renseignement militaire (DRM), qui relève du chef d'état-major des armées françaises, a recueilli des renseignements selon lesquels « les insurgé du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ansar Dine, Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) et Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ont reçu une aide en dollars du Qatar. »
Le journal satirique ne précise pas les montants de cette aide qatarie ainsi que le mode de son attribution, toutefois il note que les autorités françaises sont informées des agissements des Qataris dans cette partie du Nord du Mali qui partage 1300 km de frontières avec l’Algérie.
En clair : les émirs du Qatar financent des mouvements islamistes armés qui sèment la terreur en Algérie et dans le Sahel ; qui détiennent des otages algériens et qui ont proclamé un khalifa islamique aux frontières algériennes.
Le pétrole du Sahel
Mais il y a mieux encore. Toujours selon le Canard, l’émirat du Qatar a des visées sur les richesses des sous-sols du Sahel. « Des négociations discrètes ont déjà débuté avec Total », le géant pétrolier français pour exploiter à l’avenir le pétrole dont regorge cette région de l’Afrique.

Le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) et Ansar Dine qui ont reçu ces subsides ont pris le contrôle du Nord du Mali à la faveur d'un coup d'Etat qui a renversé le 22 mars 2012 le régime du président malien Amadou Toumani Touré.
Les deux mouvements avaient annoncé samedi 27 mai leur fusion et proclamé un « Etat islamique » dans la région. Néanmoins, le MNLA a vite fait de renier cet engagement et de se désolidariser de cette initiative. Al Qaïda au Maghreb islamique, dirigée depuis 2004 par l’Algérien Droukdel, qui mène la guerre en Algérie est particulièrement présente en Kabylie et dans les vastes territoires désertiques du Sahel.
Quant au Mujoa (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), une dissidence d’Aqmi, elle détient sept diplomates algériens enlevés le 5 avril dernier et réclame des autorités algériennes 15 millions d’euros contre leur libération et menace d'actions terroristes en cas de refus de satisfaire ses revendications.
Pétaudière
Bref, une vraie pétaudière qui risque de transformer le Sahel en un nouvel Afghanistan.
Selon le Canard Enchaîné, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, « n’ignore aucune des mauvaises nouvelles arrivées d’Afrique subsaharienne. Et rien de l’implication de ‘notre ami du Qatar’, formule d’un officier de l’état-major, dans la ‘capture’ du Nord du Mali par plusieurs mouvements djihadistes.»
« Au début de cette année, écrit encore l’hebdomadaire, plusieurs note de la DGSE ont alerté l’Elysée sur les activités internationales, si l’on ose dire, de l’émirat du Qatar. Et, sans vraiment insister, diplomatie oblige, sur le patron de cet Etat minuscule, le cheikh Hamad ben Kalifa al-thani, que Sarko a toujours traité en ami et en allié. Les officiers de la DRM affirment eux, que la générosité du Qatar est sans pareille et qu’il ne s’est pas contenté d’aider financièrement, parfois en livrant des armes, les révolutionnaires de Tunisie, d’Egypte ou de Libye. »
Tensions entre Alger et Doha
Justement, les relations entre l’Algérie et le Qatar se sont refroidies depuis la chute en 2011 des dictatures à Tunis, au Caire et à Tripoli. Les Algériens goûtent ainsi très peu l’aide financière, militaire et le soutien diplomatique apportés par les Qataris à ces trois pays de l’Afrique du Nord ainsi que l’influence prise par cet émirat au sein de la Ligue arabe.
Ces informations faisant étant d’une aide des Qataris aux mouvements islamistes armés qui ont pris pied au Nord du Mali et leur intérêt pour le pétrole du Sahel ne sont pas de nature à apaiser les tensions entre Alger et Doha.
Mercredi, 06 Juin 2012, 10:09 | Farid Alilat
Source: DNA







Mali - Union Européenne : Le MNLA active ses relais à l’Europarlement


Entre les eurodéputés favorables à la cause touareg et les partisans d’une intervention militaire, la situation chaotique du Nord-Mali suscite de vifs débats au sein de l’Union européenne.
Le 20 avril, une résolution approuvée par les députés européens (475 voix pour, 40 contre et 30 abstentions) a salué les initiatives de la CEDEAO, tout en approuvant un soutien militaire aux autorités maliennes pour sécuriser les zones non occupées par des groupes armés, contrairement à la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, qui opte pour un soutien en vue de restaurer l’intégrité territoriale totale du pays. Plusieurs eurodéputés emmenés par François Alfonsi réprouvent cette dernière solution, préférant négocier avec les groupes présents dans le Nord. Membre du Partitu di a Nazione Corsa (PNC, allié aux Verts) et principal avocat de la cause touareg, Alfonsi dit craindre qu’une solution militaire ne jette les Touareg dans les bras des groupes terroristes d’obédience salafiste. L’eurodéputé français entend plaider la cause touareg devant le Parlement en invitant, le 22 mai à Strasbourg, une délégation de haut niveau du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).
Une autre formation alliée au PNC, la puissante Nieuwe-Vlaamse Alliantie (N-VA), premier parti belge dirigé par Bart De Wever, doit recevoir des représentants du même mouvement, le 9 mai, au Parlement flamand à Bruxelles. En Europe, le MNLA bénéficie déjà du soutien des Verts et de 35 partis autonomistes, voire indépendantistes, dont certains comme Esquerra Republicana de Catalunya, le Scottish National Party ou Plaid Cymru (Pays-de-Galles) comptent des députés à Strasbourg.
par la lettre du continent N° 634 03/05/2012
Aqmi occupe une position "dominante" dans le nord du Mali
BAMAKO - Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) occupe désormais une position dominante dans le nord du Mali, grâce à son alliance avec le groupe islamiste armé Ansar Dine, et au renfort de combattants marocains, tunisiens et libyens, a appris samedi l'AFP de sources sécuritaires.
"Aujourd'hui, c'est Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi) qui occupe une position dominante dans les trois régions du nord du Mali, grâce à son alliance avec le groupe islamiste Ansar Dine, et avec l'arrivée sans ses rangs de combattants tunisiens, libyens et marocains", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire mauritanienne.
Le nord du Mali est coupé du reste du pays depuis le coup d'Etat du 22 mars à Bamako qui a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré (ATT), longtemps accusé par ses voisins d'avoir fait preuve de laxisme dans la lutte contre Aqmi.
Des témoins ont vu dans la périphérie de la ville de Tombouctou (nord-ouest), des combattants d'Aqmi qui se sont déclarés de nationalité marocaine, libyenne, et tunisienne.
Ces combattants "ont distribué des vivres aux populations déplacées. Ils ont expliqué qu'ils sont Marocains, Tunisiens et Libyens. Ils ont dit aussi qu'ils sont venus pour le Jihad, aux côtés de leurs frères algériens, mauritaniens, et d'autres", a expliqué à l'AFP l'un de ces témoins, fonctionnaire malien de Tombouctou, mais qui vit actuellement avec sa famille depuis trois semaines dans un hameau de la périphérie de la ville.
Le chef militaire de la ville de Tombouctou est actuellement Abou Yaya Hamame, le chef d'une unité d'élite d'Aqmi.
Il dirige la ville avec à ses côtés "Sanda", un homme qui a une double casquette: officiellement porte-parole de Iyad Ag Ghaly -leader de Ansar Dine, ex-militaire et ex-figure des rébellions touareg des années 1990- et soutien actif connu de la branche maghrébine Al-Qaïda.
Ansa Dine (défenseurs de l'islam) prône l'imposition de la charia dans tout le Mali.
"A Gao, et à Kidal, on ne voit pas en masse les combattants d'Aqmi, parce qu'ils préfèrent se mettre hors de la ville, et intervenir quand c'est nécessaire. Mais à l'intérieur de ces deux autres localités, ils ont leurs hommes, leurs pions comme on le dit", explique une source sécuritaire nigérienne.
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> Date : 21 mai 2012 01:49
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> Messieurs,
>
> Tout avis et traitement en nom et manière engage dans la responsabilité
> partagée des choses publique et privée repondant aux actes.
> Dans les combat et/ou debat on n'abat tel qu'on ne s'abat une personne
> quelque carte qu'on en ait: Les Bien et Personne sont des acquis requis
> conquis et exquis qui demeurent et profitable et inaliénable exempt de
> corruption ou oppression confiscant et aliénant de tels bien et personne
> (physique, morale), dans toutes ses dimensions.
>
> Interdependamment,
>
> Administration
> Attier et Cie
> Ensemble Pour l'Humanilité dans La Perfectibilité Contre Les Betes
> Corruptives et/ou Oppressives (Circonstance et Espèce, La Constance).


MASSACRES D’AGUEL’HOC : Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maharafa TRAORE, à la tribune de la 19ème session du Conseil des Droits de l’Homme (Genève, le 28 février 2012)
Madame la Présidente,
Madame le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,
En prenant la parole devant cette auguste assemblée, permettez-moi en l’entame de mon propos de vous transmettre les chaleureuses salutations de son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali et de l’ensemble du Peuple malien.
Je voudrais vous dire également combien je suis honoré par l’occasion qui m’est ainsi offerte de m’adresser à vous au cours de la présente session qui se tient à un moment où mon Pays le Mali traverse des moments difficiles.
Comme vous le savez, le Mali a fait depuis 1991 le choix de la démocratie comme mode de gestion des affaires publiques.
De cette date à nos jours, des actes majeurs ont été posés dans le sens du renforcement et de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.
Sous cet angle, on peut citer l’instauration du multipartisme, l’organisation d’élections libres et transparentes, l’émergence d’une société civile responsable, la liberté de la presse et la reforme de l’administration territoriale par la mise en oeuvre de la décentralisation permettant aux populations locales de gérer leurs propres affaires elles-mêmes.
A cet égard, comment ne pas rappeler que le Mali a constamment privilégié le règlement pacifique des conflits intercommunautaires à travers des modes traditionnels de gestion fondés sur le dialogue, la concertation, la concorde et la tolérance.
En dépit de tous les efforts consentis par le Gouvernement en vue de promouvoir le développement économique et social du pays, on assiste et de façon récurrente à des rebellions armées dans la partie septentrionale.
A ce sujet, il est bon de souligner que les régions Nord du Mali sont constituées de plusieurs communautés dont, entre autres les soninke, les sonrhaï, les arabes, les touaregs, les peulhs, les bozos, les dogons, les bambaras qui, depuis I’aube des temps, cohabitent en parfaite harmonie.
C’est pourquoi, nous sommes parvenus comme en 1992 et en 2006, grâce aux valeurs de paix et de tolérance de notre peuple, à faire remplacer Ie langage des armes par celui du dialogue constructif, fondé sur Ie désir de vivre ensemble, dans Ie respect des différences.
Mesdames et Messieurs,
L’Etat malien a signe plusieurs Accords avec les mouvements rebelles et mis en oeuvre des programmes de développement dont l’exécution de certains est encore en cours.
II s’agit, entre autres :
du Pacte National signé en avril 1992 ;
de l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la région de Kidal signé en juillet 2006 ;
de la mise en oeuvre du Programme Décennal de Développement des Régions Nord (PDDRN) ;
de la création d’un Fonds spécial d’investissements et de développement du nord Mali ;
du Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et Ie Développement des Régions du Nord Mali (PSPSDN), effectif depuis 2010 sous l’autorité directe du Président de la République.
C’est le lieu de rappeler qu’en mars 1996, grâce au consensus national, l’Etat malien et les mouvements rebelles ont organisé à Tombouctou, la cérémonie de la Flamme de la Paix, initiative majeure saluée par les Nations-Unies et qui a fait école depuis, à travers le monde. Cette initiative a consacré la fin officielle de la rébellion de 1990 et I’intégration de plusieurs milliers d’ex-combattants rebelles dans les corps militaires, paramilitaires, ainsi que dans différents corps de I’administration.
Mesdames et Messieurs,
En plus des actions que je viens de citer, il faut souligner que déjà en 2006, Ie Président de la République a proposé à ses Pairs de la bande sahelo-saharienne, I’organisation d’une Conférence sur la Paix, la Sécurité et Ie Développement dans Ie but de promouvoir une approche concertée de la lutte contre I’insécurité de façon générale dans cette région.
A la faveur de cette proposition du Président de la République, certaines rencontres importantes ont pu se tenir au plan régional, notamment :
la réunion des Ministres des Affaires étrangères d’Alger du 16 mars 2010 relative au terrorisme et à la sécurité au Sahel ;
la réunion ministérielle sur la Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée tenue à Bamako le 20 mai 2011 qui a regroupé les représentants des « Pays du Champ » à savoir l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger.
Comme vous pouvez le constater, le Gouvernement de la République du Mali a, dans sa démarche toujours privilégié et de manière constante la négociation, le dialogue et la recherche de solutions durables aux problèmes de sécurité et de développement des régions nord du pays.
Hélas ! C’est dans la poursuite de ces efforts que depuis Ie 17 janvier 2012, notre pays le Mali fait I’objet d’agressions armées dans toute sa partie nord de la part de groupes armés non étatiques.
La jonction entre ces groupes et des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) rompus à toutes sortes de trafics dont ceux de la drogue, des armes et de la traite des personnes a permis à des rebelles se réclamant d’un mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) de lancer une série d’attaques sanglantes, de pillages et de destructions de biens.
Le MNLA a lancé une première attaque contre la ville de Ménaka, le 17 janvier 2012.
C’est à cette occasion que l’opinion nationale et internationale a entendu parler de l’existence dudit Mouvement.
Le 18 janvier 2012 ce mouvement a lancé une autre attaque, cette fois-ci contre Ie camp militaire d’Aguel’hoc.
Le Mardi 24 janvier 2012, il lançait un nouvel assaut qui fit tomber le camp militaire d’Aguel’hoc.
Les soldats de l’armée malienne désarmés ont été poursuivis, arrêtés, les mains liées au dos et froidement exécutés au mépris des dispositions des Conventions de Genève relatives au droit international humanitaire.
Apres ces attaques barbares et meurtrières de la localité d’Aguel’hoc, le Président de la République du Mali a instruit la mise en place d’une Commission Spéciale d’Enquête en vue de mener les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité sur les cas d’atteintes à la vie, à l’intégrité physique des personnes et aux biens.
Cette commission a pu recueillir des témoignages auprès des rescapés militaires et civils et des preuves soutenues par des images qui attestent de par le mode opératoire inédit dans l’histoire des rebellions au Mali, que ces exécutions sommaires portent la signature de AQMI.
Mesdames et Messieurs,
Ces actes de terrorisme, de crimes de guerre et d’atteintes à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ne doivent pas restés impunis.
Ces graves violations des droits de l’homme nous interpellent tous individuellement et collectivement.
Des poursuites judiciaires seront engagées, le moment venu contre les auteurs de ces crimes conformément aux procédures judiciaires en vigueur au niveau National et éventuellement au niveau International
A ce propos, permettez-moi de remercier très sincèrement au nom de mon pays le Secrétaire Général des Nations Unies pour sa prise de position claire et sans équivoque face à la situation que nous vivons dans la partie nord de notre pays.
Au demeurant, cette situation est porteuse de menaces de tous genres qui dépassent le cadre du Mali et sont susceptibles d’affecter la paix, la sécurité et le développement, gages de stabilité de l’ensemble de la région sahelo-saharienne.
Pour sa part, le Gouvernement de la République du Mali demeure fermement attaché à la préservation de son unité et de son intégrité territoriale dans le respect de ses obligations internationales en matière de droit de l’homme.
Mesdames et Messieurs,
II nous parait difficile à comprendre qu’au moment où notre pays est cité en exemple pour ses avancées en matière de démocratie et de bonne gouvernance, des individus animés par les intentions les plus malsaines puissent se livrer à des actes criminels contre leur propre pays ?
C’est pourquoi, face à la gravité de la situation, le Gouvernement de la République du Mali sollicite de la Communauté Internationale, une condamnation ferme des crimes commis par le Mouvement dit de Libération de l’Azawad et AQMI et demande un soutien pour assurer le rétablissement de la paix, de la sécurité et le développement de l’ensemble de ses régions.
Je vous remercie de votre aimable attention !
Dérapage : une élue UMP promet "Bamako-sur-Seine" si Hollande est élu
"Si vous voulez que nos villes deviennent Bamako-sur-Seine et Ghaza-sur-Marne, votez pour Hollande". Voici ce qu'a twitté Malika Salim, conseillère municipale UMP à Choisy-le-Roi, ce vendredi. Née à Moroni, aux Comores, elle se présente elle-même comme "gaulliste, conseillère municipale de l’opposition à Choisy-le-Roi, membre du CD de l’UMP Val-de-Marne, suppléante de Thierry Hebbrecht aux Législatives 2012".
En 2ème et 4ème position dans la liste de tendance Twitter, le tweet de Malika Salim a provoqué le buzz sur les réseaux sociaux, avant d'être retiré quelques minutes plus tard et remplacé par des excuses. "J’ai fais réagir beaucoup de gens, je n’aurais pas du m’exprimer ainsi mais je parlais du droit de vote des étrangers. Pardon !", rapidement suivi de "Hollande et le PS sont pour et Sarkozy et l’UMP sont contre le vote des étrangers. Je sais d’où je viens je ne me permettrais pas. Mea culpa".
Publié le 04/05/2012 15:42 - Modifié le 04/05/2012 à 15:47 | avec Agence
Mali: le plaidoyer de Ténin Touré contre les viols dans le nord du pays
Par Afrique Renouveau - Date: il ya 3 heures 14 minutes 1 réactions Article lu 344 fois (actualisé toutes les 30mn)
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« Voix de femmes » reçoit cette semaine Ténin Touré. Cette activiste malienne, présidente de l'Association « Action aides aux familles démunies », qui s'est rendue au siège de l'ONU à New York pour participer à la 56eme session de la Commission sur la condition de la femme, n'est plus rentrée dans son pays depuis que la crise s'y est déclenchée.
Ténin Touré maintient néanmoins un contact quotidien avec les ONG sur le terrain qui rapportent que selon des témoins venus du nord, des exactions sont en train d'être commises contre des femmes dans le nord du Mali, notamment des viols.
Au micro de Cristina Silveiro, Ténin Touré revient sur les informations qu'elle reçoit du terrain et le plaidoyer qu'elle mène en faveurs des femmes dans le nord du Mali, zone baptisée « Azawad » par les séparatistes.
(Interview : Tenin Touré, Présidente de l'Association « Action aides aux familles démunies » ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Source: Afrique Renouveau
Sodome
Pour les articles homonymes, voir Sodome (homonymie).


Sodome et Gomorrhe de John Martin, 1852
Sodome est une ville mentionnée dans la Genèse1. La tradition biblique la situe au sud de la mer Morte2, dans l'actuelle Jordanie, en face de la forteresse de Massada.
Sodome est, avec Gomorrhe, détruite par le soufre et le feu, victime de la colère divine, à cause de la décadence qui y régnait.
Depuis l'empereur Justinien en 543, cet épisode a été utilisé pour justifier la répression de l'homosexualité. Une telle interprétation est présente chez plusieurs penseurs chrétiens comme Augustin d'Hippone, l'un des quatre Pères de l'Église.
Sommaire
Récit biblique


La destruction de Sodome,
Bible française du XVIIe siècle
Son récit fait partie de la Genèse : Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le « péché » est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Loth, le neveu d'Abraham, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Loth en demandant qu'il leur livre les deux étrangers pour qu'ils les « connaissent » (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Loth : « Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Amène-les nous pour que nous les connaissions. » (yada’ en hébreu). Loth propose ses deux filles vierges en échange mais les habitants refusent.
Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville par « le soufre et le feu » en même temps que la cité voisine de Gomorrhe qui apparaît dans le texte sans autre précision, réunie avec Sodome dans un sort que connaissent en définitive la plupart des villes aux alentours de la mer Morte3 :
« Le soleil se levait sur la terre quand Lot entra dans le Tsoar. Alors l'Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu ; ce fut l'Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Loth regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin et se rendit à l'endroit où il s'était tenu en présence de l'Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l'étendue de la plaine ; et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d'une fournaise. »
D'autres passages ainsi que des sources non bibliques évoquent la destruction, en plus de Sodome et Gomorrhe, des cités pécheresses d'Admah et Zéboïm. Seule la cinquième ville de la vallée de Siddim, Zoar, est épargnée. Ces cinq cités sont communément désignées dans la Bible sous le terme des « villes de la Plaine ». Une guerre est mentionnée (Genèse, 14) au cours de laquelle les rois des cinq villes de la vallée de Siddim sont alliés, et font face aux quatre rois d’Élam, de Goyim, de Shinéar et d'Ellasar.
Le péché de Sodome


Chronique de Nuremberg, Loth fuit Sodome, gravure sur bois, 1432
L'objet initial du texte est de condamner la transgression des traditions de l'hospitalité, qui était une valeur fondamentale des civilisations antiques4. L'idée de la punition de toute une ville par un déluge est un thème de la mythologie antique attesté. Dans le récit mythologique de Philémon et Baucis5 par exemple, Zeus et Hermès se présentent déguisés dans une ville dont les citoyens les rejettent ; la ville est alors punie à l'exception de Philémon et Baucis qui les ont accueillis4. On trouve un épisode semblable dans le Livre des Juges, 19-206. Il est encore question de transgression des lois de l'hospitalité lorsque Jésus mentionne Sodome dans l'évangile selon Luc, à propos des villes qui n'accueilleraient pas les missionnaires7.
De nombreuses discussions ont porté sur le sens de la demande des habitants de Sodome. Les textes prophétiques donnent des explications qui n'ont pas trait à l'homosexualité, comme le Livre d'Ézéchiel (« orgueilleuse, repue, tranquillement insouciante »)8 qui reproche de n'avoir pas secouru le pauvre et le malheureux9 ou d'autres documents qui positionnent le reproche du non-respect du droit. Plus tardivement, la demande des habitants sera interprétée comme une demande de rapports homosexuels4.
Cette lecture semble apparaître aux IIIe et IIe siècles av. J.-C., dans des textes qui ont peut-être été motivés par la rencontre de la culture juive avec la civilisation grecque qui vouait un culte aux éphèbes, à la nudité et à la pédérastie. Elle apparaît d'abord dans le Livre des jubilés, les Testaments des douze patriarches et le testament de Nephtali10 ou le Testament de Lévi11 même si les allusions restent discrètes12. La première assimilation du crime de Sodome à l'homosexualité apparaît ainsi vers 50 av. J.-C.13.
Dans un premier temps, l'homosexualité passive est principalement visée et condamnée, étant considérée dans l'antiquité comme une faiblesse, la passivité étant un apanage féminin ; d'ailleurs dans la société antique, le viol des prisonniers constituait une grande humiliation. Cette confusion de rôles est proscrite dans le Lévitique14.


La fuite de Loth, gravure de Wenceslas Hollar, vers 1650
Le terme traduit par le mot connaître en français a pour racine yada’ qui signifie connaître, savoir. Il constitue parfois un euphémisme pour rapport sexuel mais cela concerne généralement les rapports hétérosexuels. Dans le cas d'un rapport homosexuel, d'autres occurrences bibliques15 utilisent le verbe sakan qui signifie coucher4. Certains exégètes expliquent donc que le terme yada’ signifie faire connaissance avec dans le sens d'une demande de l'identité de voyageurs qui, arrivés le soir chez un étranger habitant en ville, n'aurait pas été vérifiée à l'entrée de la ville16. La réaction de Loth, qui semble choqué de la demande, laisse penser qu'il s'agit d'une demande d'ordre sexuel, mais n'impliquant pas nécessairement l'homosexualité. Celui-ci répond à la demande des habitants de la ville — dont font partie les gendres de Loth — par la proposition de leur offrir ses propres filles — dans un passage auquel répond un passage ultérieur où ce sont les filles qui utiliseront leur père dans un récit incestueux — ce qui remet en question cette supposée homosexualité de la même manière qu'il est douteux que tous les habitants de la ville, y compris les gendres de Loth, aient pu être homosexuels. Le crime des habitants de Sodome semble donc s'apparenter au crime grave pour l'antiquité du déni des lois de l'hospitalité à travers l'agression sexuelle motivée par l'agressivité, l'orgueil et l'inhospitalité de Sodome4.
Au Ier siècle, dans le texte De Ebrietate, le philosophe juif Philon d'Alexandrie applique la notion grecque d'aplestia, le désir insatiable, à Sodome dont le nom est traduit par stérilité — rappelant le châtiment de Sodome, feu sel et stérilité — et aveuglement qui évoque la cécité dont sont frappés les habitants qui veulent forcer la porte de Loth dans un contexte où Philon parle du vice gloutonnerie et des vices d'insensibilité et d'insatiable désir qu'engendre l'ébriété17.
La lecture s'est progressivement imposée, principalement dans le christianisme, comme un traité anti-homosexuel, particulièrement à partir d'Augustin d'Hippone qui utilise Genèse 19 pour faire de l'homosexualité un crime contre nature18. C'est une lecture qui va avoir un impact majeur dans la législation et la civilisation judéo-chrétienne. Si l'homosexualité est déjà réprouvée et condamnée au Concile d'Ancyre en 31419, à partir du règne de l'empereur Théodose Ier, à la fin du IVe siècle, l'homosexuel sera condamné au bûcher14, dans une loi du 6 août 390 promulguée par Théodose, Valentinien II et Arcadius20. Ces lois ne semblent pas avoir été appliquées avec rigueur et sont renforcées par Justinien dans ses novellae de 538 dans une liaison implicite avec l'épisode biblique de Sodome, probablement motivée par la crainte des tremblements de terre et des épidémies21, alors qu'une série de catastrophes naturelles ont détruit plusieurs cités d'Asie mineure22 et d'Europe23. En 543, une épidémie de peste ravage Constantinople et Justinien réitère la condamnation dans une novella qui nomme explicitement Sodome :
« Car, instruits par les Saintes Écritures, nous savons que Dieu a prononcé un jugement mérité contre les hommes de Sodome à cause de la folie de leurs rapports, si bien qu'à ce jour leur terre brûle d'un feu interminable. Par ces choses, Dieu nous a instruit pour que, le sachant, nous puissions éviter un tel sort […]. Par conséquent, il appartient à tous ceux qui désirent craindre Dieu de s'abstenir d'une conduite si vile et si criminelle qu'on ne la rencontre même pas chez les bêtes sauvages »
— Code Justinien, nov. 14124.
Cette novella influencera durablement les législations civiles postérieures durant plusieurs siècles.
Influence du récit


Mosaïque byzantine de Monreale
Dans la tradition chrétienne, ces passages bibliques sont invoqués comme fondements de la condamnation de la sodomie et de l'homosexualité. L'interprétation chrétienne est utilisée par les traités d'éthique chrétienne qui fondent sur cette lecture particulière du passage Genèse 19 et inspire la plupart des traités de droit criminel condamnant l'homosexualité jusqu'au XVIIIe siècle avec une rigueur inouïe4.
Le texte biblique et la tradition qui s'y attache paraissent en effet présenter les habitants de ces cités comme vivant une vie aux mœurs condamnées par la morale religieuse.
Genèse 19:4 et 5 : « Ils n’étaient pas encore couchés que les hommes de la ville, les hommes de Sodome, entourèrent la maison, depuis le garçon jusqu’au vieillard, tout le peuple en masse. Et ils criaient vers Lot et lui disaient : “ Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous pour que nous ayons des relations avec eux. »
Il est à noter que cette lecture généralement admise du texte biblique dans la société chrétienne a entretenu et continue sans-doute d'entretenir une confusion entre homosexualité masculine et sodomie alors même que ces deux questions ne sont pas nécessairement reliées.
Dans la tradition juive, l'accent est d'avantage mis sur le caractère « égoïste » des Sodomites, et leur rejet de l'hospitalité : selon un midrash aggadique sur le sujet, la « clameur » est celle d'une jeune fille condamnée à être dévorée par les corbeaux pour avoir offert l'hospitalité à un étranger de passage25.
C'est en ce sens aussi qu'il faut comprendre l'aphorisme du Traité des Pères (mishna 5:13) : « Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est à toi. C'est la voie de l'homme moyen, et certains disent : c'est la voie de Sodome. »
En français
Du nom de cette ville dérivent les termes « sodomie », « sodomisme », « sodomiste », « sodomiser »26, « sodomite »26 et « sodomitique ». Appliqué au texte biblique de la Genèse, le terme homosexualité est évidemment anachronique puisque le terme moderne, inventé au XIXe siècle, s'accorde difficilement avec des textes aussi anciens. Dans l'usage contemporain, le mot sodomie est d'ailleurs reçu de manière différente en français et en anglais, où il décrit le rapport anal, qu'il soit homosexuel ou hétérosexuel, alors qu'en allemand14, il décrit un rapport sexuel avec les animaux27.
En français, depuis l’époque moderne, le terme désigne métonymiquement soit l’amour masculin, soit encore le milieu homosexuel masculin. Ainsi et par exemple, on trouve le passage suivant dans les Mémoires du marquis de Sourches : « Le commencement du mois de juin [1682] fut signalé par l’exil d’un grand nombre de personnes considérables accusées de débauches ultramontaines. Tous ces jeunes gens avaient poussé leurs débauches dans des excès horribles, et la Cour était devenue une petite Sodome » ; dans les Mémoires du duc de Saint-Simon, en 1706, : « Le Roi […] plein d’une juste, mais d’une singulière horreur pour tous les habitants de Sodome, et jusqu’au moindre soupçon de ce vice ».
Le nom de Sodome fut repris par Marcel Proust comme titre de parties de son roman À la recherche du temps perdu, parties publiées en 1922 et 1923 : Sodome et Gomorrhe, où il est justement question de l'homosexualité de Charlus et d'Albertine.
Dans le Coran
Le Coran ne mentionne pas Sodome - pas plus que Gomorrhe - mais y fait allusion dans les récits présentant le personnage de Lût (Loth) dans une histoire dont le déroulement est assez proche dans ses indications factuelles de ce qui figure dans la Genèse28. Il est seulement question de « cité de Lût » et des « villes renversées » concernant les villes avoisinantes29, dans un récit qui, comparé au récit biblique, comporte assez peu de détails30.
Dans le récit coranique, Lût prend néanmoins une autre stature que celle qui transparait au travers du récit biblique : évoluant dans le sillage d'Ibrahim (Abraham), Lût n'en a pas moins une magistrature spirituelle indépendamment de celui-ci31, présenté comme un prophète et un « envoyé » (« rasoul »)32 d'Allah, qui lui confère une mission d'apostolat auprès d'une communauté déterminée. Ainsi, si les récits biblique et coranique sont similaires concernant le déroulement des évènements, la perspective de ce dernier est toute autre28.
Quand dans la Bible Loth se rend à Sodome à la suite d'un différend avec Abraham, pour le Coran Lût s'y rend missionné par Allah pour rappeler la Loi divine à ceux qui la transgressent en pratiquant l'homosexualité33, dans un message trans-historique et universel qui dispense de nommer précisément l'espace géographique où se déroulent les évènements28.
Récit coranique
Les éléments qui trament le récit coranique se déroulent en trois phases31. Dans un prélude, Ibrahim reçoit la visite de « messagers » d'Allah qui lui annoncent la naissance de son fils Isaac et la destruction de la « cité de Lût » dont ce dernier et sa famille seront épargnés34, à l'exception de son épouse dont un verset explique qu'elle a « trahi » son époux35.
Ensuite, le récit présente une scène d'émeute provoquée par le fait que Lût a accueilli des « hommes » chez lui et s'est refusé à les livrer aux habitants de la ville afin qu'ils aient des rapports homosexuels avec eux. Les habitants massés autour de la maison le somment alors de leur livrer ses hôtes tandis que Lût tente de les raisonner allant jusqu'à leur proposer, en vain36, ses « filles », désignant en fait les femmes de son peuple et non ses propres filles afin de leur indiquer la licéité des rapports avec les femmes et le caractère illicite de l'homosexualité37,38. C'est alors que les messagers révèlent à Lût, en plein désarroi39, leur vraie identité et la nature de leur mission, recommandant à celui-ci de fuir avec sa famille car la ville sera détruite à l'aube31.
C'est ainsi qu'aux premières lueurs du jour, le peuple de Lût est détruit, la cité est « renversée »40 et victime d'une série de phénomènes atmosphériques qui participent à l'anéantissement de la ville : une « pluie » de « pierres d'argile » - préalablement « entassées » et « gravées » -, un « nuage chargé de cailloux » et enfin un « cri »41 habituellement assimilé au claquement de la foudre, dans une richesse de vocabulaire qui tranche avec l'aspect plutôt sobre du récit, même si la scène de châtiment n'est pas très descriptive30.
Récits postérieurs
À l'inverse de la relative sobriété du récit coranique, l'épisode va susciter de longs développements chez les commentateurs et les auteurs de Qisas al-anbiyâ, les recueils consacrés à l'histoire des prophètes pré-islamiques, qui n'hésitent pas à puiser dans la Bible et la littérature rabbinique pour enrichir l’épisode30. C'est là qu'ils puisent notamment le lien de parenté entre Ibrahim et Lût mais aussi le nom des cités de la Pentapole dont les noms varient selon les auteurs, à l'exception de celui de Sodome. Tous les commentateurs s'accordent également pour dire que les « envoyés » tant auprès d'Ibrahim que de Lût sont des anges42.
Une tradition absente tant du Coran que de la Bible, qui remonte à Abdullah ibn Abbas explique que Sodome ne serait détruite que si Lût témoignait à quatre reprises contre son peuple, ce qu'il aurait fait devant les anges. Les commentateurs cherchent également à préciser la nature de la trahison de l'épouse de Lût, qui aurait dénoncé la présence des visiteurs de son mari42. L'épisode de l'émeute populaire retient l'attention des exégètes qui, s'inspirant d'un court passage coranique - qui dit « et nous avons frappé leurs yeux de cécité »43 - et de la Genèse indiquent que quelques individus pénètrent dans la maison de Lût mais sont repoussés par les anges qui les aveuglent42.
Mais les questions qui retiennent particulièrement l'attention des commentateurs sont d'abord celle de savoir pourquoi le châtiment divin a touché indistinctement les hommes et les femmes, à quoi il est répondu que ces dernières s'adonnaient également à l'homosexualité ; ensuite celle du sort des individus absents de la ville au moment de sa destruction, ce à quoi les commentaires expliquent qu'il ont été frappés là où ils se trouvaient par les mêmes pierres, en toute équité42.
Certaines traditions concernant la Dâbba (la Bête eschatologique) font surgir cette dernière de Sodome plutôt que, suivant la plupart des traditions, de la Mecque44.
Localisation et hypothèses historiques


Vestige d'un mur de brique sur le site archéologique de Bab edh-Dhra
On ignore où étaient situées les villes de Sodome et Gomorrhe. Le texte biblique situe les deux villes à proximité d'une plaine ou d'une mer de sel — qui suggère évidemment la mer Morte — dans une région alors florissante. Plusieurs sites ont été proposés pour situer la ville mais rien ne permet actuellement d'arrêter une localisation définitive.
Les archéologues s'accordent pour dire qu'il semble y avoir eu un phénomène de régression de la civilisation urbaine en Palestine vers le milieu du troisième millénaire avant notre ère, les villes étant abandonnées et leurs habitants se tournant alors vers un mode de vie pastoral, nomade ou villageois. On a notamment proposé la localisation de Sodome sur le site archéologique de Bab edh-Dhra (en), en Jordanie, découvert dans les années 1920 dans la péninsule d’El Lisan et qui laisse apparaître dans la région les vestiges d'une cité forteresse très ancienne, habitée de 3200 à 1900 avant notre ère. La poursuite des fouilles dans la région a permis de découvrir les vestiges de quatre autres villes, près du plateau jordanien, occupées vers la même époque et dont certaines, Numeira et Bab edh-Dhra, portent les traces d'une destruction brutale due à un tremblement de terre accompagné d'un incendie. Les archéologues W. Rast et R. T. Schaub ainsi que d’autres chercheurs ont pensé identifier Bab ed-Dhra avec Sodome et Numeira avec Gomorrhe mais cette théorie demeure encore largement discutée45.
S'il est exact que Sodome a été effectivement anéantie, diverses hypothèses ont été avancées pour expliquer sa destruction.
Selon l'une des dernières hypothèses énoncées, elle serait située sur les rivages de l'ancien lac salé entourant l'un des volcans submergé par la montée brutale de la mer Noire lors de l'effondrement du barrage du Bosphore il y a environ 9 000 ans, en donnant naissance aux récits repris dans la fameuse épopée de Gilgamesh, ayant elle-même inspiré le récit de Noé dans la Bible hébraïque. Certains chercheurs estiment cependant que Sodome aurait été détruite par un tremblement de terre et que le sol de la région étant riche en hydrocarbures, du bitume contenu en sous-sol aurait jailli pendant le séisme et se serait enflammé46. Marie-Agnès Courty, géologue du CNRS, avance l'hypothèse que la chute d'un bolide serait à l'origine de ce cataclysme.
La mention de la transformation de la femme de Loth en statue de sel pourrait accréditer la théorie volcanique : comme à Pompéi, une nuée ardente peut en effet conserver la forme des corps qu'elle fige, les inondations apportant ensuite des minéraux qui se recristallisent dans la géode ainsi formée pour constituer des formes humaines d'aspect hyalin. Il pourrait ainsi y avoir eu contamination entre plusieurs récits d'origines diverses.
Dans les arts plastiques
Le thème de la destruction de Sodome et de la fuite de Loth ont souvent été utilisés dans la culture populaire[précision nécessaire] et ont inspiré de nombreux artistes dans leurs créations, à l'instar de Pierre-Paul Rubens, Jan Bruegel l'Ancien, Véronèse, ...
Joachim Patinir, XVIe siècle
Jan Matsys, 1565
Paul Véronèse, 1585
Hendrick Goltzius, 1616
Orazio Gentileschi, 1621
Pierre-Paul Rubens, XVIIe siècle
Jan Bruegel l'Ancien, XVIIe siècle
Francesco Furini, vers 1640
Johann Georg Trautmann, XVIIIe siècle
James Tissot, vers 1900
Willem de Zwart, vers 1920
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Notes et références
- ↑ aux chapitres 18 et 19
- ↑ Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005, p. 50, extrait en ligne [archive]
- ↑ cf. Gen 19. 24.28-29 [archive]
- ↑ a, b, c, d, e et f Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005, pp.[Quoi ?] 50, extrait en ligne [archive].
- ↑ Ovide, Métamorphoses, Livre VIII, 611-784, passage en ligne [archive].
- ↑ Jg 19-20 [archive], cité par Thomas Römer
- ↑ cf. Lc 10. 11-13 [archive]
- ↑ Ez 16. 49 [archive]
- ↑ voir notamment Mark D. Jordan, The Invention of Sodomy in Christian Theology, éd. University of Chicago Press, 1997, p. 31
- ↑ Ouvrage écrit vers 109-106 ; cf. Mina Martens in mélanges André Arbel, vol. 3, éd. Brill, 1974, p. 153, article en ligne [archive].
- ↑ Ces ouvrages sont accessibles dans La Bible. Écrits intertestamentaires, éd. Gallimard / la Pléiade, 1985.
- ↑ Cf. texto in John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982, p. 70-80, passage en ligne [archive].
- ↑ John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p 72.
- ↑ a, b et c Thomas Römer, Le cycle d'Abraham : alliances, guerres et sacrifice scandaleux, cours d'Histoire biblique au Collège de France, 4 février 2010, cours en ligne [archive]
- ↑ par exemple Lév 18. 22 [archive] Lév 20. 13 [archive]
- ↑ Randall C. Bailey, « They're Nothing but Incestuous Bastards: The Polemical Use of Sex and Sexuality in Hebrew Canon Narratives», in Fernando F. Segovia et Mary Ann Tolbert, Reading from this Place: Social location and biblical interpretation in the United States, vol 1, éd. Forteress Press, 1995, p. 121-138, article en ligne [archive], cité par Thomas Rômer.
- ↑ Cf. Philon d'Alexandrie, De Ebrietate, 220-224, cité par Jacques Cazeaux, La trame et la chaîne, II — Le cycle de Noé dans Philon d'Alexandrie, éd. Brill, 1989, p. 229-238, extraits en ligne [archive].
- ↑ Maurice Lever, Les bûchers de Sodome, éd. Fayard, 1985, cité par Thomas Römer.
- ↑ John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982, p. 79 passage en ligne [archive].
- ↑ Code de Théodose, IX. 7.
- ↑ Randall C. Bailey cité par John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p. 77-78 passage en ligne [archive].
- ↑ Édesse, Anazarba, Pompeiopolis
- ↑ Corinthe et Dyrrachium
- ↑ Passage cité par John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p. 78 passage en ligne [archive].
- ↑ Bereshit Rabba 49:6, qui s'inspire d'Ézéchiel 16:49 (traduction LSG 1910 : « Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent »)
- ↑ a et b Voir TLFI, article en ligne [archive].
- ↑ Sens qui a existé en français mais qui est inusité désormais, cf. voir TLFI, article en ligne [archive].
- ↑ a, b et c Claude Addas, article Loth, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 490
- ↑ Gomorrhe, Adma, Seboïm et Ségor
- ↑ a, b et c Claude Addas, article Loth, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 492
- ↑ a, b et c Claude Addas, article Loth, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 491
- ↑ Coran, 26, 162
- ↑ Coran, 7,80-81 ; 26, 160-166
- ↑ Coran, 15, 58-59 ; 29,32
- ↑ Coran, 66,10
- ↑ Coran, 11,79
- ↑ Tafsîr At-Tabarî, Coran, 11,78
- ↑ Tafsîr At-Qurtubî, Coran, 11,78
- ↑ Coran, 11,80
- ↑ Coran, 11,82; 15,74
- ↑ Coran, 11,82-83; 15,75-75; 26,173; 27,58; 51,33-44; 54,31
- ↑ a, b, c et d Claude Addas, article Loth, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 493
- ↑ Coran, 54,37
- ↑ Paul Ballanfat, article Bête, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 493
- ↑ David Neev et Kenneth Orris Emery, The destruction of Sodom, Gomorrah, and Jericho: geological, climatological, and archaeological background, éd. Oxford University Press, 1995, extraits en ligne [archive].
- ↑ Cf. théorie de Graham Harris et Anthony Beardowin, « The destruction of Sodom and Gomorrah: a geotechnical perspective », in Quarterly Journal of Engineering, novembre 1995, vol. 28, no 4, p. 349-362, recension en ligne [archive].
Voir aussi
Bibliographie
- (en) Derrick Sherwin Bailey, Homosexuality and the Western Christian tradition, éd. Longmans, Green, 1955
- John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982
- Maurice Lever, Les bûchers de Sodome, éd. Fayard, 1985
- (en) Randall C. Bailey, « They're Nothing but Incestuous Bastards : The Polemical Use of Sex and Sexuality in Hebrew Canon Narratives», in Fernando F. Segovia et Mary Ann Tolbert, Reading from this Place: Social location and biblical interpretation in the United States, vol 1, éd. Forteress Press, 1995, p. 121-138, article en ligne
- (en) Daniel Helminiak, What the Bible Really Says about Homosexuality, éd. Alamo Square Press, 1994
- (en) David Neev et Kenneth Orris Emery, The destruction of Sodom, Gomorrah, and Jericho: geological, climatological, and archaeological background, éd. Oxford University Press, 1995, extraits en ligne
- (en) Mark D. Jordan, The Invention of Sodomy in Christian Theology, éd. University of Chicago Press, 1997
- (en) Mark D. Jordan, The Silence of Sodom : Homosexuality in Modern Catholicism, éd. University of Chicago Press, 2002
- Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005
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FAMILLE-TRAVAIL ET PATRIE
en la demeure au Mali :
Propos outré sur les démons de la liberté au cul
Par Option -

Les Français votent les lois qui leur chantent. C’est leur pays, et c’est pour eux. De quoi, nous autres, on se mêle ? Ouais ! Sauf, mon cher Jacques, que la loi dont il s’agit dépasse les potions et barbituriques habituels des droits de l’homme et… même du singe, le cousin. « La loi sur l’égalité du mariage pour tous » votée par le parlement français est un coup de semonce dans le ciel serein de la sombre destinée humaine, une atteinte gravissime aux droits de… l’Espèce. En cela, citoyen du monde à son postérieur, il ne m’est possible de me taire, sans être, quelque part, complice du… sacrilège. La chose a un point commun avec le phénomène de décomposition aggravée de l’Etat au Mali.
Permettez-moi, ici, une petite parenthèse. C’est en restant simples observateurs des dérives manifestes de nos gouvernants, assis dans un mutisme… courageux, que nous contribuons au chaos général, qui devient inévitable ; parce que la majorité d’entre nous n’a pas l’honnêteté de se reconnaître une passivité coupable. On joue de subterfuges en refuge, une bonne excuse malicieuse de girouette ne voulant prendre aucun risque, afin de pouvoir marchander ses compétences à tous les régimes. Ce qui compte, c’est le gain, à tout prix. Les indexés ici se reconnaîtront, ils sont nombreux à l’affût, cherchant toujours à se positionner, sans couleur ni odeur, candidats au service du Prince, fut-il Tunturu à Koulouba. C’est valable au Mali, comme ailleurs.
Ceux qui défendent leur propre cause de comptables des forfaitures révélées, n’ont rien à nous apprendre à travers leurs plaidoyers pro domo. Ils peuvent encore plastronner, beau jeu au micro et devant la camera, en attendant l’ultime correction du souverain… Hakè. Mais, une chose laisse perplexe, c’est le cas de ceux-là qui, sans être mouillés autant que ceux qui sont aux affaires, préfèrent quand même se taire, ou se complaire dans de beaux discours de salon à ne rien faire, avec des prises de position d’intellos adaptées à l’auditoire, se faisant passer pour « l’avisé que l’on a pas su écouter ». Ce sont de braves arrivistes que l’histoire jugera, au même titre que les prédateurs qu’ils n’osent ni dénoncer ni désavouer.
Dieu, on peut ne pas Y croire, a bien réglé la nature, où l’homme a pris sa place. Ses créatures se divisent en espèces appelées à se reproduire à l’aide d’organes de conception. Les arbres et les végétaux plantés, ne pouvant se mouvoir, trouvent aux insectes et oiseaux qui les fréquentent, mais aussi au vent, les vecteurs de la fécondation leur permettant de se répandre, donner fruits et survivre aux agressions. L’homme, comme tous les animaux, a été doté d’un appareil génital distinct pour le mâle et la femelle. La condition de la reproduction humaine s’incruste dans l’attirance naturelle entre les deux sexes et, plus encore, par l’extase qu’offre l’acte même du coït, « tentation » immanente des pulsions innées du genre qui, ainsi, ne risquerait de disparaître par dédain de l’acte sublime de la vie. Le religieux proclame cette exhortation divine : « Multipliez-vous ».
Mon propos, loin s’en faut, ne se fonde pas sur la religion, mais, plutôt, sur la logique qui l’inspire ainsi que les lois qui animent notre monde. Je ne m’associe à aucun courant de pensée politique en Occident. Mais, pour avoir des valeurs communes avec les forces dites de gauche, je suis dépité par l’intrusion importune de la sexualité, dans sa forme la plus abjecte, dans le débat politique actuel, où elle n’a nullement sa place, portée par des lobbies. L’homosexualité, quoiqu’on dise, pose plutôt un problème de morale, et non de droit, des adeptes du plaisir absolu, en dehors des cas de troubles pathologiques à soigner, contraires à l’ordre biologique consacré par la nature, depuis la nuit des temps. Je m’accorde avec l’opposition de droite française et les conservateurs américains sur ce sujet.
Dans tout le règne animal, l’homme est le seul être dont l’acte de reproduction est parfaitement libre, aléatoire, échappant à une période spéciale de « chaleur » de la partenaire, appelée saison des amours, expliquée par le rut des femelles, chez les mammifères. L’accouplement s’est ainsi affranchi de l’acte de procréation, pour revêtir le caractère d’un rapport banal de copulation pour le plaisir. Pourtant, c’est en vue de protéger la femme des risques qu’elle encourt, en étant objet d’un désir masculin incontrôlé, et dans sa propre recherche de plaisir difficilement contrôlable, que le mariage a été institué, en tant que moyen de gérer l’énergie sexuelle des individus. Il permit ainsi de bannir l’inceste, et de répondre au souci de la paternité, du sang de l’enfant, de la lignée, qui conditionnait la reproduction sociale, tout en responsabilisant un homme, identifié, aux côtés de la mère, dans l’épreuve astreignante de prise en charge de la maternité (besoins divers de la mère et de l’enfant, du fœtus à la petite enfance).
Le mariage n’est pas que l’union libre, légalisée par un officier, de deux personnes consentantes ; loin de là. Il ne faut pas confondre ici le contrat d’agrément à l’institution sociale qu’il formalise. Le mariage, recouvre, comme toute institution, une fonction sociale majeure : c’est la reproduction, déterminante pour la survie de l’homme. Il s’agit, pour la société, de créer les conditions de sa perpétuation à travers la sécurisation de la génitrice, livrée à 9 mois de grossesse, fragilisée et dépendante, devant accoucher, ensuite allaiter, protéger, veiller, soigner, materner et faire grandir les braves continuateurs de l’aventure. La sécurité, l’équilibre et la quiétude de la mère et de l’enfant étant aussi indissociables de l’existence, de la présence et de la capacité du père à faire face, l’union est donc scellée formellement pour contraindre les deux parties, en parapluie de la couvée, à se soutenir dans un cadre stable, dans la durée, et assumer leur devoirs et responsabilités l’une vis-à-vis de l’autre, et de la société, intéressée. Comment ignorer cette essence de l’institution mariage, pour le réduire à une autorisation triviale de vie en couple entre qui le désirent, dans une philosophie hédoniste de liberté anarchiste du sexe ? L’ignorance, visiblement, n’est pas le propre que de l’Afrique. On aurait voulu que les nations en tête de marche de l’humanité se trompent moins à ce niveau structurant, et nous montrent la voie de la raison et non de la passion débridée qui égare et pervertit dans la licence.
Le culte de l’individualité façonnée entraîne, de plus en plus, les sociétés occidentales dans un syndrome de la liberté qui est fatal pour leur avenir. Elles s’autodétruiront par leur fièvre mécréante de conquête sur la vie, à la barbe du Créateur, pour ainsi dire.
L’amour est un bien pour tous. Nous avons nos amours multiples. Le fait d’aimer une personne : sentiment filial, fraternel, amical, collégial, est chose humaine, et un bonheur social. Mais, lorsqu’il s’agit du sexe, de la libido, où la décence nous invite à la pudeur, la société ne saurait être conviée. De grâce, allez fricoter au diable, si je puis dire. Peu importe comment vous vous y prenez, mais votre plaisir est votre problème, tant qu’il ne se met pas sur la place publique pour déranger, est-on tenté de réagir. Partant, l’homosexualité, qui n’a aucune fonction sociale autre que la jouissance des pratiquants, n’est pas digne d’intérêt, si ce n’est son caractère asocial d’agression morale pour ceux que le bon Dieu a daigné éloigner et préserver de cet égarement. La loi doit protéger la société morale de la poussée corrodante des déviants, et même réprimer ceux qui osent en faire étalage et revendication. Pendant qu’on y est, à quand les mouvements des droits à l’inceste, à la pédophilie, à la fornication dans les lieux de culte… ?
Les écritures et les oracles ont prévenu de l’apocalypse de la fin des temps, de cette malédiction de Sodome et Gomorrhe qui guette les nations « infidèles », les communautés désobéissantes et maudites, sombrant dans le licencieux et le dépravé. Le présage a du réel. L’homosexualité est tout d’abord un danger à la procréation, dans cette atmosphère de récréation permanente, de libertinage défoncé. Ceux qui n’y voient aucun mal devraient se représenter les choses à l’échelle, si jamais la majorité de la collectivité basculait dans la pratique homosexuelle. On peut se demander en quoi serons nous meilleurs ? Par contre, la Psychanalyse atteste des délires névrotiques et démentiels de « l’indifférenciation » du sujet qui en résulte forcément. D’un point de vue éthique, l’humanité peut-elle prendre le risque subséquent de concevoir ses gardiens du futur dans des éprouvettes et machines, avec des matières synthétiques, sans fibres et cordons biologiques pour sentir et s’émouvoir humainement ; ou logés aux flancs de bailleresses du ventre aux gênes étrangers, à la douceur volée par le viol arrogant de l’argent à gagner. Et, demain, pour faire face au carnet de commande de couples gays, nous aurons ainsi des officines de placement de bébés clonés à usage unique. Non, messieurs, dames, vous vous trompez, tout n’est pas faisable. Le vote de la loi incriminée est historique, certes, mais par son absurdité, qui sera vite prouvée, si la vertu au Sénat flanchait. Et, je ne suis pas loin de croire d’ailleurs que la mise en avant de Madame Tobira, brave ministre de la Justice, et son « encensement » dans cette affaire, procèdent d’une certaine combine hypocrite, aux relents racistes, dont elle fera un jour ou l’autre les frais. Le temps nous dira. Wait and see !
L’avancée technologique est une chose, mais le clonage humain, puisqu’il devient probable en conséquence, est une imposture qui n’a aucun dessein de progrès, sauf l’horreur de l’expérience d’une science sans conscience risquant d’anéantir l’espèce. La crainte est fondée dans nombre de questions d’éthique pendantes, dont celui des OGM, des cellules souches, etc.
C’est une vacherie que de faire réciter à de petites cervelles que « notre corps nous appartient ». Comment ? S’il s’agit de l’intégrité physique de la personne, on est d’accord ; mais, au-delà, il faut faire très attention. Le sexe, autour duquel s’est forgé un certain discours « féministe », n’est pas une marque déposée de « propriété ». Personne n’est l’artisan ni le fabricant de son organe, qui procède du don. Le plaisir qu’il procure n’est pas inventé non plus, et ne saurait valoir droit d’auteur, outre les produits d’exploitation. C’est pour dire que le corps humain a bien une essence en soi, commune, qui dépasse la conscience de ceux qui n’y voient, malheureusement, que l’instrument de leur plaisir. A ce titre, il est sacré ; un bien de l’espèce qu’il n’est pas permis d’assigner à un traitement dégradant du point de vue de la morale publique, même si la personne concernée y est favorable. La collectivité a le droit de se protéger contre les excentricités de quelques uns, fussent-ils des illuminés. Le corps de chacun est un symbole de tous. La condamnation du trafic d’organes humains procède de ce principe de respect du corps, qui nous fait donner sépulture à nos défunts.
Franchement, que des personnes vivent ensemble pour leur bon plaisir de quéquettes et nénettes, la société n’en a rien à cirer, tant qu’ils ne viennent pas à s’exposer impudiquement et, partant, indisposer les autres. Que cette minorité veuille se mettre dans la couverture du mariage est une pure provocation ; et assimiler leur union de mêmes signes au mariage est un mépris et une guerre à la femme, à la société de surcroît. Croire qu’un homme en jupe ferait « bonne femme », est une insulte à la compagne de l’homme et au Créateur qu’aucune femme ni personne de sensée ne devrait tolérer ni cautionner. Pour les enfants, le tout n’est pas de les dorloter, câliner, ou pouponner. Confier un garçon, privé de maternage, à une cure de « paternage » épilé est, ni plus ni moins, qu’un crime abominable contre l’enfance, quant on sait que l’homme est forcément le produit de son éducation et de son environnement. Le Pape vient de démissionner… au même moment, curieusement, sans doute à bonne raison. Y a-t-il un lien ou non ? Une chose me dit qu’un scandale est au bout, car l’Eglise ne saurait abdiquer ; les musulmans, non plus.
Enfin, le plaisir a-t-il jamais été le but du mariage de l’homme et de la femme ? Que non ! Ce n’est pas mon avis. « J’aime Jean ou Paul, Jeanne ou Pauline, Mamadou ou Bineta », a-t-il jamais été la seule raison des unions célébrées de nos parents ? Jamais ! Pourquoi en faire un papier, s’il ne s’agissait que de ça ? Chacun n’est-il pas libre d’aimer, ou de ne pas aimer ; de nouer à midi et rompre à minuit, etc. ; pas besoin de protéger ce sentiment, plus ou moins éphémère dans tous les cas. Que venons-nous, société, faire dans cette galère sans enfant, obligeant la loi, triturée, à tous les artifices pour s’en procurer sur le marché, comme des poupées, ou des animaux de compagnie. C’est le monde à l’envers. Demain, on va nous amener, en complément de loi, « les couples reproducteurs », chargés de faire des enfants à des clients, sur commande, avant les chaînes de « prêts à adopter », et l’avalanche de l’irréversible. Bon Dieu, où va notre monde ; où donc s’arrêteront-ils dans leurs avancées sataniques vers l’autodestruction de la civilisation humaine ?
Les personnes qui font le choix de l’homosexualité doivent en assumer les corollaires, sachant qu’un enfant n’est pas donné à ce type d’union. Vouloir en avoir dans ces conditions relève du « caprice de gribouille ». Et, c’est d’un cynisme extrême, révoltant, que de comparer, et faire un amalgame de ce « bi-célibat » volontaire, avec la situation des couples normaux stériles, éprouvés par le sort. Ceux qui veulent véritablement des enfants, par amour du petit d’un homme et d’une femme, conformément à notre nature, devraient songer au respect des droits inaliénables de ces fraîches vies, qu’il vaudrait mieux ne pas dessoucher deux fois. Ils n’ignorent pas le, ou la, partenaire qu’il leur faut pour cela, et le cadre d’union se prêtant à la sécurité sociale du fruit. Alors, mettre des enfants dans des situations contre-nature qu’ils n’auront pas choisies (le pourraient-ils d’ailleurs), et dont ils risquent de subir les conséquences toute leur vie, est une grave responsabilité que prend la société française aujourd’hui à l’égard de ces générations sacrifiées à la profession libidinale de leurs tutelles, si elle admettait cet ultime… forfait. Les faillites des parents, leur divorce, les foyers monoparentaux, cas de figures accidentelles, irrégulières, ne sauraient justifier l’incongru. Les homosexuels ont parlé pour eux-mêmes. C’est leur droit. Mais, qui parle pour ces enfants qu’ils prétendent adopter, si ce n’est la morale, la conscience humaine ?
J’ai bien de choses à dire de la France et du Mali souffleté. Mais, ce cri m’a presque échappé, car le danger est à la porte de nos sociétés de misère, abandonnées aux mains de dirigeants sans vision et pour la plupart indélicats, voire amoraux. Docteurs, professeurs, maîtres, généraux et autres matamores, ils n’en sont pas moins des incultes politiques, qui pataugent en apprentis et se cherchent dans les méandres de l’Etat, sans aucune science du sujet qu’ils rabâchent en recalés, avalant toutes les couleuvres de leurs mentors, ne sachant même pas les limites où s’arrêter, éminents grammairiens des sentiers battus, confondant et confondus dans le beau parler creux, inutile, vide de savoir faire et de projets pour la nation.
L’Occident, après nous avoir tentés par le projet de Code de la famille, où se retrouvent toutes sortes de fenêtres ouverte à la perversité qu’ils expérimentent, pour le sac des fondements de notre société, nous a livrés à des soi-disant islamistes, djihadistes soutenus par eux, venus de nulle part, par leurs forfaits, piller, souiller et discréditer l’islam brandi, pendu à la charia suspendue, afin de nous retourner et provoquer une guerre civile, encore et toujours en projet. Ils se sont retrouvés dans l’obligation de remettre temporairement la cabale, non sans nous faire voler au passage des manuscrits, en simulant piètrement une mise à feu crapuleuse, aucunement justifiée, un vandalisme gratuit que seuls les commanditaires de cette « croissanzia » (razzia du croissant, en opposition à leur croisade) ont la réponse. Puisqu’ils n’abandonnent jamais leurs proies, ils vont revenir à ce fameux code sous d’autres formes, en d’autres circonstances. Déjà, on constate un activisme sur RFI pour signifier que les attentats sont possibles et réels au Mali ; tambourinant qu’à Gao il y a eu un ou deux kamikazes « d’essai », que la guerre asymétrique a commencé, signe que se joue le complot que j’ai dénoncé antérieurement, et qui se poursuit à nos dépends par combines, pas à pas. Où en est-on aujourd’hui avec le Mali indivisible, avec l’Armée malienne empêchée de monter à Kidal, Taoudéni et Tessalit ? Il faut poser les mines et les traquenards que les fuyards n’ont pas eu le temps de poser. Il faut couvrir le vol de notre pétrole, sans témoins. On prétend, pour nous rassurer que les Tchadiens sont là. Les Occidentaux, que l’on voit partout sillonner Bamako et le pays en ses moindres recoins, ne sont ni touristes ni journalistes, mais des agents de la subversion débarqués à la faveur de l’euphorie. Les mêmes veulent faire en Afrique, ce qu’ils ont fait et continuent en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, un terrorisme boucher idiot, sans objet, obscurantiste, pervers, en terre étrangère, dont les morts ne seront que nous autres, des Noirs, et revendiqué par des cellules de basses œuvres et montages, avec de rares sacrifiés et victimes unitaires dans leur camp. Rien ne se fera chez eux, ni contre eux, et rien ne leur arrivera. Nous sommes livrés à la barbarie de leurs protégés et mercenaires. Les sceptiques finiront bien par se rendre à l’évidence. Car quand les bombes commencent à exploser, elles ne finissent plus de vous endeuiller, sans raison, avec des motifs abracadabrantesques. Ils ont des quantités inépuisables d’explosifs en tout genre, non vendables, à déstocker, et créent ainsi l’insécurité permanente partout, afin de se rendre utiles en sauveurs qui apportent les solutions obligées.
Mais, que font nos intellectuels de service, analystes à l’occasion ? Ils répètent savamment ce qu’ils ont entendu et perçoivent à peine, ressassant les lieux communs. Dieu sauve le Mali de tant de lascars et bonimenteurs qui prétendent être ce qu’ils croient, ignorant ce qu’ils sont vraiment : des pollueurs de l’intellect.
Pour conclure sur les conséquences de la fameuse loi française de l’égalité entre couples : époux – épouse ; époux – époux ; épouse – épouse ; je dis qu’il faut interdire de séjour au Mali toutes personnes sous ce régime matrimonial bâtard, qui nous fait perdre notre latin. Les révolutionnaires de 1789 n’ont pas vu venir ce coup à François Ho de Rouen, notre cher ami, Chevalier du Serval, Comte de Konna, Duc de Diabali, Prince Askia, Messager à Tombouctou, Amenokal de Kidal à Anefis. Année de grâce pour lui, sous le signe du Serpent. L’innocence des populations maliennes, bon cœur, s’offrant des Damien et François, suffira-t-elle à attendrir la bête et stopper son élan meurtrier, conquérant ? On peut en douter. Justement, de l’intervention française au Mali, je vous promets d’en parler. Mais, il me brûle de répéter ceci : Dieu ne voudra jamais sortir les Nègres de leur esclavage mental, tant qu’ils se refusent à apprendre et à réfléchir, à comprendre les intérêts en jeu, se contentant de ce qu’ils voient, et de ce qu’on leur dit, qu’ils prennent pour argent comptant.
On a entendu des figures, et non des moindres, reprendre après le Président français, très politique sur ce coup là, lorsqu’il dit que « la France paye ainsi sa dette au Mali », s’appropriant une idée de quelques amis maliens, dont Ami, à la bonne franquette. Si cela paraît très osé, détonant avec d’autres discours de pugiliste, il n’a rien de courageux, car c’est du vent. Et, aucune dette n’est réglée, c’est trop facile, même enfantin. Vous aurez remarqué que ça n’a suscité aucun remous sérieux dans une France non repentante, même dans la droite française « décomplexée », qui mâche de l’indigène cru, broie du colonisé, tranquille, trinque de l’immigré sans papier toilette, et se paye la tête et les tripes des sujets français des dépendances d’une Afrique des cocos, qui tarde à rentrer dans l’Histoire, perdue dans sa paresse douillette, ses illusions d’un âge d’or imaginaire et sa répétition des mêmes gestes et incantations, refusant l’aventure du progrès. Une insanité loufoque à la mémoire blessée de l’Afrique qui a irrité et courroucé nos grands intellectuels, à juste raison, mais qui n’a, malheureusement, pas eu la juste réponse, la réplique irréfragable. Car, nos Totos sont le problème. C’est d’une gouvernance vertueuse, clairvoyante, intelligente et courageuse dont l’Afrique est orpheline depuis Gamal Abdel Nasser, Kwamé Nkrumah, Ahmed Sékou Touré, Modibo Kéita, Julius Nyerere. Il y a eu ces héros assassinés, n’oublions pas, mais aussi Robert Mugabe, et, bien sûr, Nelson Mandela, Madiba, pour l’apothéose, dans la magie d’un sourire divin, mais combien humain. Et puis…
Nous paraîtrons toujours plus puérils que nos peuples ne le sont, à cause de nos dirigeants hasardeux, assez souvent limités, infatués mal préparés, navigateurs sans boussole, complexés à deux temps, empêtrés dans des considérations d’ego et d’orgueil, que flatte la docilité des incompétents, incapables de donner chance au savoir qui n’est pas le leur, et impulser la dynamique de la science, de tenir les promesses d’un choix visionnaire, préférant les solutions mesurées, encadrées, tronquées, convenant au prisme, écrasées sous le poids des basses combines politiciennes d’avilissement de toutes forces d’analyse indépendantes, d’usure et de discrédit du génie en autrui, d’élimination de toutes capacités et voix de contradiction potentielles, sans assurer de relève digne du nom. C’est pourquoi, la jeunesse patriotique et panafricaniste, engagée, consciente, doit se retrouver pour faire face à la recolonisation en projet, dont ils ont préparé le lit, et reprendre en urgence le flambeau de la lutte, en se débarrassant des franges sans conviction, alimentaires et prétendument humanitaires, qui cultivent l’esprit de l’assistanat, de la mendicité, de la dépendance, dans l’indignité totale de la souveraineté niée et reniée, de l’acceptation servile de la loi des dominants, de la reddition sans combat.
Nous devons, comme nos pères, nos aînés, nos aïeux, déterminés, la foi inébranlable, mourir les armes à la main et la liberté au cœur, pour la gloire du Mali aujourd’hui, du Mali demain, du Mali éternel.
Mohamed Coulibaly
Ingénieur
12 février 2013
Source: Option
Empire et République : Le Mali,
un Homme, une Femme nommée Sogolon ou le sacrifice ultime d’une femme pour la nation de la diversité contre l’adversité, l’hospitalité contre l’hostilité, l’utilité contre l’absurdité nulle part ailleurs au monde.
Kéïta d’hier & d’aujourd’hui
Les objectifs assignés à ce module rappelaient les droits de la femme et spécifiquement la femme
malienne d’une part, et d’autre part quelques références et fondements de la participation de la femme
à la gestion des affaires publiques.
Les droits de la femme sont les mêmes dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen dans la
constitution du Mali en ses article 1 et 2.
Quant à la participation de la femme malienne à la gestion des affaires publique, les principales
références de positionnement ont fait allusion à Wagadou sous Sokna, le dernier sermon du prophete de l’islam et le saint coran notamment en tant que vetement, couverture, champs sur lequel il faut œuvrer pour soi-même suivant les prescriptions divines tels que jachere ou repos, s’eloigner des impuretés, s’adapter de l’indisponibilité féminine, sa versalité, ou encore en tant que partenaire au droit d’être nourrie et on comprend aisement qu’on ne se nourrit pas que de pain, d’être vetue convenablement pour interdire le blamable dont un cache un autre et se cache sous quelque chose d’autre, aussi de bien la traiter, d’être gentil avec, et de s’assurer qu’elle ne commette l’adultère préjudiciable à l’enfant, à la mère, à la société, et le choix des amies au sens de la mauvaise compagnie ou des relations douteuses, des pratiques insensées, absurdes, de dechéance, de corruption de sa nature or, mère de l’humanité et éducatrice et bien plus, tout comme la charte de Kourougan Fuga ou la charte de Mandé en 1236 à travers quelques articles bien avant la révolution ou plus vieux la masculinisation divine et la divinité partagée familiale, ou l’accès à la félicité ou le repos eternel était payant et onereux detenu par certaines qui s’approprient de la conscience et de l’être en terme d’exclusivité et d’exclusion, et l’absurde aberration de la traite, du commerce triangulaire des detenteurs leaderships des droits de l’homme qui déshumanisent en sous-humains avec des avis et traitements inhumains ce qui touchait aux hommes de bonne dentition et enlevait aux femmes dont les marchands d’illusion eugenistes, racistes et turbulents destabilisateurs veulent faire croire se soucier d’elles, ces 210 millions de victimes qu’on divise par 35 pour celles des conflits imperialistes et expansionnistes d’exclusivité et d’exclusion, également ces tirrailleurs africains dits sénégalais en parlant de la résistance après l’appel de demande de protection émis à la radio sachant compter sur ces bras valides dans des procéssus absurdes où cette force comme l’energie sera employée depuis congo en asie est appélée noire comme charbon non pas en royaume uni dans ses transports du fer, ainsi que la déclaration d’indépendance dudit nouveau monde d’après massacre malgré qu’on parlera de puritanisme ou des sioux de nagasaki et d’hiroshima à ho chi min piste, les droits civiques du 20° siècle après le 18°, les droits de vote de 1948, et aussi aux différentes manifestations des femmes dans divers pays entre 1975 et 2006 qui a vu institutionnalisé la journée du 08 Mars et le 31 Juillet pour les femmes.
S’agissant de l’engagement des femmes dans la gestion des affaires publiques, quelques figures féminines de référence pour leur forte implication dans la vie publique à savoir :
- (A)Brakatal abashya et agar pour leur influence
- Sokna sept ans de règne
- Sogolon Kediou et Niéleni avnt la colonisation
- Mamo Traoré
- Awa Keîta pendant la période coloniale sans oublier les femmes qui ont joué un rôle prépondérant dans la révolte des cheminots de la Régie du chemin de fer Dakar Niger.
On retrace cette femme africaine, son identité, sa culture, sa dignité qu’on veut voler, violer, détruire sous pretexte …
Le modèle de femme africain, mère de famille, fondateur de nation exprimé et raclamé est combattu et corrompu par des maitres de science sans conscience qui s’imposent dans nos maisons, et imposent son diktat d’action, d’experimentation n’est ce pas qu’il faut extraire son or et comment et à quel prix.
Ils denaturent, violent et promettent troubles et bains de sang, contre des sueurs et des sangs d’un age à autre, dans sa sélection, sa domination, sa tyrannie et embrigandage…
Sogolon Kondé
Pour les articles homonymes, voir Kondé (homonymie).
Sogolon Kondé ou Koné, appelée aussi Sogolon Kèdjou ou Kèdjougou (« Sogolon la vilaine »), Sogolon Koudouman (« Sogolon la verruqueuse ») ou encore Sogolon Kondouto (« Sogolon la bossue ») en raison de son apparence laide et difforme, est la mère de Soundiata Keïta, le fondateur de l'empire mandingue en Afrique de l'Ouest au XIIIe siècle. Elle joue un rôle important dans l'épopée de Soundiata transmise par les traditions orales et qui mêle événements historiques réels et éléments légendaires. Dans l'épopée, Sogolon apparaît dotée de pouvoirs magiques et conseille son fils. Elle apparaît par la suite dans la postérité de cette épopée, notamment ses réécritures et adaptations sur divers supports.
Sommaire
Dans l'épopée de Soundiata
Mariage de Sogolon
Dans toutes les variantes de l'épopée de Soundiata, Sogolon Kondé joue un rôle important dans la naissance et la jeunesse de Soundiata Keïta. Dans la version rapportée par Wa Kamissoko, Sogolon est recherchée par deux frères chasseurs, Dan Massa Woulani (autrement dit Tiramakhan Traore) et Dan Massa Woulamba, les vainqueurs de Dô-Kamissa, la femme-buffle qui ravageait la région de Dô sous la forme d'un buffle sauvage1. À titre de récompense pour avoir mis fin à ce fléau, les deux chasseurs sont invités par les gens de la région à choisir une épouse parmi les jeunes femmes du pays. Mais, conseillés avant leur expédition par le patriarche des devins, les deux chasseurs demandent au roi du Dô, Dô Moko Niamoko Djata (« Djata, le guide des gens du Dô »), aussi appelé Gnèmo Diarra, ou encore Do Mansa Gnèmo Diarra, « Gnèmo Diarra, roi du Dô »2, de faire aussi sortir de sa case Sogolon Koudouman, malgré sa laideur exceptionnelle qui lui interdit a priori le mariage. Les deux frères emmènent Sogolon et vont la remettre au roi de Niani, Fara-Koro Makan Kègni (Naré Maghann Konaté dans la version de D. T. Niane3) qui l'épouse4. Elle lui donne six fils, dont Soundiata Keïta qui est le quatrième né, ainsi qu'une fille, Sogolon Kolonkan5.
Gestation et naissance de Soundiata
La gestation et l'enfance de Soundiata comportent plusieurs éléments merveilleux. Dans la version de Wa Kamissoko, la nuit où Soundiata est conçu, tout le royaume du Manden en est prévenu par un rêve et pressent le grand destin de l'enfant à naître ; la gestation dure dix-sept ans, et, le jour de la naissance, tout le Manden rêve à nouveau de Soundiata6. Pendant la gestation, le petit Soundiata avait la capacité de sortir du ventre de sa mère endormie pour aller chasser des margouillats (de petits lézards), les faire griller et les manger, avant de rentrer dans le sein maternel pour terminer sa nuit. Ayant remarqué ce manège une nuit, Sogolon va se faire conseiller par Djéli Moussonin Toumoun Maninyan (« Toumoun Maninyan, la petite-dame-griotte »), qui lui indique comment accoucher : pendant l'absence de l'enfant parti chasser les margouillats, Sogolon va prévenir Toumoun Maninyan, qui l'aide à se recoucher et place un mortier entre ses jambes, de sorte que, lorsque Soundiata revient et tente de rentrer dans le ventre de sa mère, il se heurte au fond du mortier, où la mère et la sage-femme peuvent le saisir7.
Enfance de Soundiata
L'enfance de Soundiata est cependant malheureuse : paralysé des jambes, l'enfant reste incapable de marcher jusqu'à un âge avancé, dix-sept ans dans la version de Wa Kamissoko8. Pendant ce temps, Sogolon Kèdjougou est en butte à la jalousie et à la haine de Sassouma Bérété (ou Tassouma), la précédente épouse du roi, qui a elle aussi des fils. Un jour, Manden Bogori, fils de Sassouma, va chercher pour sa mère des feuilles de baobab ; Sogolon, dont le fils est incapable de lui rendre le même genre de services, est contrainte de quémender quelques feuilles auprès de sa rivale, mais Sassouma les lui refuse et l'insulte publiquement. Devant les lamentations de Sogolon, le jeune Soundiata décide de se lever : il demande à son père de commander aux forgerons (dont l'ancêtre mythique est Noun Fayiri) de couler une énorme barre de fer pour la lui livrer. Soundiata s'appuie à cette barre de fer, qu'il courbe sous sa force, et parvient ainsi à se mettre debout et à marcher. C'est la fin de sa paralysie : aussitôt, il va jusqu'à un baobab et arrache l'arbre entier pour le remettre à Sogolon9.
Vieillesse et mort de Sogolon
Après la mort de Fara-Koro Makan Kègni, Sogolon est exilée avec toute sa famille, dont Soundiata. Après plusieurs étapes, tous trouvent un accueil durable et bienveillant à Mèma (ou Nèma), auprès du roi Faran Tounkara10. Ils y résident jusqu'à l'arrivée de messagers venus du Manden pour demander secours à Soundiata, seul capable de tenir tête à Soumaworo Kanté, roi du Sosso, qui a conquis le Manden et le dépouille de ses richesses. Sogolon rencontre les messagers au marché et reconnaît leur origine aux variétés de légumes qu'ils sont venus vendre et qui sont typiques du Manden (le grand gombo, l'aubergine et le haricot dit mògòtigi, « le populaire ») : elle les amène alors au palais, où ils transmettent leur message à Soundiata et le pressent de rentrer au Manden11. Sogolon donne alors des indications à Soundiata qui lui permettent de prédire la tournure que prendra sa guerre contre Soumaworo en accomplissant un rite divinatoire devant un karité mort ; Soundiata accomplit le rite, qui augure de sa victoire, et il décide de partir le lendemain. Dans la nuit, Sogolon meurt. Le lendemain, Soundiata veut l'enterrer sur place, mais le roi Faran Tounkara s'y oppose dans un premier temps, puis tente de lui faire payer le prix de la terre où la reine serait enterrée. Soundiata réplique à cette demande inique par une menace, et, sur l'avis de ses conseillers, le roi finit par accepter que Sogolon soit enterrée à Nèma12.
Dans la postérité de l'épopée
Sogolon apparaît dans plusieurs des réécritures et adaptations de l'épopée de Soundiata. Au cinéma, elle apparaît dans le film Keïta ! L'Héritage du griot réalisé par le cinéaste burkinabé Dani Kouyaté en 1995, où elle est jouée par Blandine Yaméogo. Au théâtre, elle donne son nom à un spectacle de la compagnie ivoirienne Ki Yi M'Bock, Sogolon, l'épopée panafricaine, créé en 2006.
Notes et références
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. .53-69
- ↑ D.T. Niane (1960), p. 21.
- ↑ D.T. Niane (1960), p. 17-31.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. 69-71.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. .71-73.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. .73.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. 73-77.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. 77-79.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. 99-103.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. 127.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. 137-141.
- ↑ Cissé et Kamissoko (1988), p. 143-151.
Bibliographie
- Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, La Grande Geste du Mali. Des origines à la fondation de l'Empire, Paris, Karthala, 1988, 2e édition 2007.
- Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du Mali (La Grande Geste du Mali, tome 2), Paris, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 1991, 2e édition 2009.
- Djibril Tamsir Niane, Soundjata ou l'épopée mandingue, Présence africaine, Paris, 1960.
Catégories :
Soundiata Keïta
Sogolon Diata Keïta, plus connu sous le nom de Soundiata Keïta6, né le 20 août 1190 à Niani dans la région de siguiri (au Royaume du Manding, en actuelle Guinée) et mort en 1255, est un souverain mandingue de l'Afrique de l'Ouest médiévale, fondateur de l'Empire du Mali.
Fils du roi Naré Maghann Konaté et de sa seconde épouse Sogolon Kondé, il est couronné sous le nom de Mari Diata Ier et règne aux alentours d'entre 1235 et 1255.
L'histoire de Soundiata est essentiellement connue par l'épopée racontée de génération en génération jusqu’à nos jours par les griots ainsi que les savants, et est ainsi analysée par Seydou Camara :
« Cette « épopée » aux tonalités légendaires est un mélange de souvenirs réels et de motifs de conte ; c'est, autrement dit, une construction littéraire qui évoque l'histoire locale parasitée par le thème universel du héros classique7 »
Sommaire
Biographie
Origines familiales
Naré Maghann Konaté était un roi du Manding, petit royaume d’Afrique de l'ouest (situé dans l'actuelle Guinée). Il reçut un jour la visite d’un chasseur devin qui lui prédit qu’une femme laide lui donnerait un jour un fils qui deviendrait un grand roi. Naré Maghann Konaté était alors déjà marié à Sassouma Bereté et avait un fils, Dankaran Toumani.
Pourtant, selon la prédiction faite quelques années plutôt, les deux frères Traoré, chasseurs venant du pays de Do, lui présentent une femme laide et bossue, Sogolon Kondé (Sogolon Kedjou ou Sogolon « la vilaine »8), que le roi épouse.
Enfance et exil
Cette deuxième épouse donne donc naissance à un fils baptisé « Diata » ou « Djata ». L'additif « Sogolon », marque son appartenance matriarcale, dans le but de le distinguer de tout homonyme. Cet ajout est également le fait de son infirmité. En effet, la tradition orale rapporte que Soudiata est né paralysé et qu'il marcha à quatre pattes jusqu'à l'âge de sept ans2). Or, selon les coutumes mandingues, si plusieurs enfants d´une même famille ont le même prénom ou qu'un enfant porte une caractéristique un peu spécifique (un handicap ou une réputation par exemple), ces enfants ajoutent le nom de leur mère à leur prénom. Le prénom de Sogolon Diata signifie ainsi « Diata, fils de mère Sogolon ». Cela devint par diminutif « Soundiata ».
À la mort de Naré Maghann Konaté en 1218, son premier fils, Dankaran Toumani, prend le pouvoir malgré la volonté du roi défunt de respecter la prédiction. Soundiata et sa mère, qui avait entre temps donné naissance à deux nouvelles filles et avait adopté le fils de la troisième femme de Naré Maghann Konaté, furent donc l’objet permanent du mépris du nouveau roi et de sa mère.
Après un affront contre sa mère, Soundiata, à l’âge de sept ans, réussit à se lever et recouvrit miraculeusement l’usage de ses jambes lorsqu’il toucha le bâton royal. Mais la haine de Dankaran Toumani et de Sassouma Bereté conduisit Soundiata, sa mère et ses sœurs à l’exil au Royaume de Mena.
Soumaoro Kanté, roi du Sosso, attaque ensuite le royaume du Manding. Dankaran Toumani, craignant pour sa vie, finit par fuir vers Kissidougou (en actuelle Guinée). Selon la tradition, Soumaoro mena une dizaine d’expéditions au cours desquelles il massacra onze des fils de Naré Maghann Konaté, sauf Soundiata.
Retour d'exil sous le nom nouveau de Keïta
Les habitants du Manding allèrent donc ensuite chercher Soundiata dans son exil et lui demandent de prendre son héritage soit: « Kien » (héritage) et « Ta » (prendre), qui est devenu « Kienta » (prends ton héritage) et par la suite « Keïta ».
Le jeune prince devient rapidement très populaire auprès des Mandingues qui espèrent qu’il chassera un jour les envahisseurs du Sosso. Sa popularité croissante inquiète Soumaoro, le roi du Sosso, à qui des sorciers ont prédit : « Ton vainqueur naîtra au Mali ». Pour échapper à sa vengeance, Soundiata se réfugie chez un souverain voisin et ami, régnant au sud de son pays. Là, il attend le moment favorable pour libérer son royaume.
Soundiata était aguerri dès son plus jeune âge à la chasse, au tir à l’arc et fut mithridatisé contre les poisons. Il vécut pendant des années avec l’idée de se venger du massacre de sa famille. Un jour, un émissaire lui apprend la révolte des Mandé (ou mandingues) contre Soumaoro Kanté.
Il rassemble ses guerriers (selon les traditions orales, il aurait organisé une armée composée de dix mille cavaliers et de cent mille fantassins), conquiert le Fouta-Djalon, et lance des attaques sur le Sosso. Sa soeur Djegue, que Soumaoro Kanté avait épousé de force, s'enfuit et, selon la légende, alla apprendre à son frère que « seule une flèche portant un ergot de coq blanc pourra tuer le roi du Sosso ». Soundiata fait le nécessaire avec le secours des magiciens attachés à son service.
Rassemblant les armées de différents petits royaumes en lutte contre le Sosso, Soundiata Keïta forma une armée et réussit à vaincre l’armée de Soumaoro Kanté en 1235 à la bataille de Kirina, qui finit par disparaitre dans une montagne à Koulikoro.
Fondateur de l'empire du Mali


Carte de l'empire du Mali à son apogée.
Soundiata Keïta réunit tous les royaumes pour constituer l’Empire du Mali. Il est proclamé « Mansa » ce qui signifie « Roi des rois », et établit sa capitale à Niani, sa ville natale (aujourd’hui un village en haute Guinée). Lors de son intronisation, la confrérie des chasseurs du Mandé proclame la Charte du Manden, qui abolirait l'esclavage et serait l'une des premières déclarations des Droits de l'homme (il existe une controverse à ce sujet).
Vers 1240, le roi Soundiata s’empare de Koumbi-Saleh, capitale du Ghana, et détruit la ville. Il prend alors le titre d’empereur et envoie ses lieutenants conquérir le Bambouk.
Soundiata est présenté comme un grand administrateur qui développe le commerce, l’exploitation de l’or et des cultures nouvelles (introduction du cotonnier). Il organise politiquement et administrativement les peuples soumis, en implantant une solide organisation militaire. Les chefs de ses armées sont installés comme gouverneurs de province. Soundiata, outre ses exploits guerriers, est connu pour sa sagesse. Sa tolérance permet la coexistence pacifique de l’islam et de l’animisme dans son Empire.
Soundiata Keïta meurt en 1255, noyé dans les eaux du Sankarani pour les uns, tué d’une flèche par traîtrise (ou accidentellement) lors d’une fête à Niani selon les autres. À sa mort, l’empire du Mali s’étend de l’Atlantique au Moyen Niger, et de la forêt au désert.
Famille
Unions et descendances


Soundiata Keïta durant l'assemblée constitutive.
Soundiata Keïta a eu trois fils qui se sont succédé sur le trône de l’Empire du Mali :
- Mansa Oulé Keïta (dit le roi Rouge), souverain paisible et pieux qui étend le royaume du Mali
- Ouati Keïta
- Khalifa Keïta. Mansa Oulé
Les successeurs de Mansa Oulé, Ouati, Khalifa et Aboubakari, manqueront d’autorité et laisseront régner l’anarchie dans l’Empire.
Ancêtres
L'épopée de Soundiata
Article détaillé : Épopée de Soundiata.
Une épopée se développe rapidement à partir de la vie réelle de Soundiata Keïta : diffusée et transmise par tradition orale, elle se ramifie en plusieurs variantes dans les différentes régions d'Afrique de l'Ouest. Au cours du XXe siècle, elle est mise par écrit et commence à être mieux connue au plan international.
Hommages et postérité
- Les Badou Sakho depuis Bakel font encore aujourd’hui des sacrifices à la mémoire de Soundiata, qui selon la légende se serait métamorphosé en hippopotame.
- Dans sa chanson Sundjata, Tiken Jah Fakoly (dont son ancêtre, Fakoly, fut l'allié de Soundiata et neveu de Soumaoro Kanté) rend hommage à Soundiata Keïta.
Annexes
Notes et références
- ↑ Prédécesseur en tant que Faama (roi), mais en tant que Mansa (roi des rois, l'équivalent de l'empereur), Soundiata est le premier.
- ↑ a et b Soundiata Keïta, fondateur de l'empire du Mali — cultures-maliennes
- ↑ Il serait mort dans sa vile natale de Niani selon d'autres sources.
- ↑ (en) SUNDIATA
- ↑ Certaines sources affirment également qu'il pratiquait les religions traditionnelles.
- ↑ Également appelé Sundiata, Sunjata ou encore Soundjata.
- ↑ Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 770
- ↑ Appelée également la bossue ou encore la femme-buffle.
Bibliographie
Histoire
- Djibril Tamsir Niane, « Soundjata ou l'Epopée Mandingue », 1960, éd. Présence Africaine
- Djibril Tamsir Niane, « Le Mali et la deuxième expansion manden », in Histoire générale de l'Afrique, IV, L'Afrique du XIIe au XVIe siècle, chapitre 6, UNESCO/NEA, 1985, rééd. UNESCO/Edicef/Présence Africaine, 1991
- Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, La Grande Geste du Mali. Des origines à la fondation de l'Empire, Paris, Karthala, 1988, 2e édition 2007.
- Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du Mali (La Grande Geste du Mali, tome 2), Paris, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 1991, 2e édition 2009.
- Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 770
- Jan Jansen, Épopée, histoire, societé - Le Cas de Soundjata, Mali et Guinée, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 2003
Littérature
- Djibril Tamsir Niane, Soundjata ou l'épopée mandingue, Présence africaine, Paris, 1960.
- Lilyan Kesteloot, Soundiata, l'enfant-lion, Casterman Épopée, Paris, 1999.
- Dialiba Konaté, L’épopée de Soundiata Keïta, Seuil jeunesse, Paris, 2002.
- Laurent Gbagbo, Soundjata Ceda, Abidjan
Filmographie
Catégories :
Il Faut Preserver ce qui Nous Conserve de la rupture, la corruption, l'oppression et la confiscation aliénant Bien et Personnes physique et/ou morale:
Charte du Kurukanfuga
Véritable constitution avant la lettre, la charte de Kurukanfuga adoptée en 1236 après la bataille de Kirina par les représentants du Mandé et leurs alliés, régissait la vie du grand ensemble mandingue.
Programmée sur toute l’année, la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance se poursuit. L’épicentre des activités se déplace aujourd’hui à Kangaba. Dans la cité historique, le président de la République, Amadou Toumani Touré, présidera la journée de la Charte de Kurukanfuga. Cette journée se divise en plusieurs séquences : une déclaration des griots, des manifestations folkloriques, une fresque historique sur la Charte de Kurukanfuga, la pose de la première pierre de la stèle commémorative par le chef de l’Etat.
La Charte de Kurukanfuga, également appelée Charte du Mandé, date de 1236. Il s’agit d’une déclaration des droits de l’homme élaborée bien avant la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En 1236 donc à Kurukanfuga (dans l’actuel cercle de Kangaba), après la sanglante bataille de Kirina, les représentants du Mandé et leurs alliés se réunirent pour adopter un code destiné à régir la vie du grand ensemble mandingue.
Le roi Naré Maghan Soundiata était entouré pour la circonstance à la tribune par 4 chefs de tribus : Siby Kamandjan Camara (roi des Camara non forgerons), Fran Camara dit Tabon N’Yana Fran Camara (chef des rois forgerons), Fakoly Koroma et Faouly Tounkara (frère cadet de Nema Moussa Tounkara).
La Charte de Kurukanfuga est l’une des plus anciennes constitutions au monde même si elle a traversé les siècles sous une forme orale. Elle est composée d’un préambule et de chapitres prônant notamment la paix sociale dans la diversité, l’inviolabilité de la personne humaine, l’éducation, l’intégrité de la patrie, la sécurité alimentaire, l’abolition de l’esclavage par la razzia, la liberté d’expression et d’entreprise (voir encadré).
Si l’Empire a disparu, les termes de la Charte et les rites associés continuent d’être transmis oralement, de père en fils, et de manière codifiée au sein de la communauté des Malinkés.
Pour perpétuer cette tradition, des cérémonies commémoratives annuelles de l’assemblée historique sont organisées à Kangaba. Elles sont soutenues par les autorités locales et nationales, et surtout par les autorités coutumières lesquelles y voient une source d’inspiration juridique ainsi qu’un message d’amour, de paix et de fraternité venu du fond des âges. La Charte de Kurukanfuga représente aujourd’hui encore le socle des valeurs et de l’identité des populations concernées.
A côté de la Charte de Kurukanfuga, le village de Kangaba, reconnu aujourd’hui comme site mondial de l’UNESCO, est aussi célèbre pour sa case sacrée, le "Kababulon". La réfection septennale du toit de l’édifice est un événement culturel majeur. Les Malinkés et les autres populations du Mandé, des régions du sud-ouest du Mali, se rassemblent tous les sept ans pour célébrer la pose de la toiture de chaume sur le Kababulon. Construit en 1653, le Kababulon est un édifice circulaire qui abrite des objets et des éléments de mobilier d’une grande richesse symbolique pour la communauté et est utilisé comme sénat villageois. La cérémonie est organisée par les membres du clan des Kéïta, descendants du fondateur de l’Empire du Mali, Soundiata Kéïta, et par les griots du patronyme Diabaté, lesquels sont les détenteurs de l’histoire du Kababulon.
La réfection du toit est l’occasion d’évoquer l’histoire et la culture du Mandé à travers les traditions orales. Elle renforce les liens sociaux, règle les conflits et prédit l’avenir pour les sept ans à venir. Les festivités durent cinq jours, pendant lesquels les jeunes âgés de 20 à 21 ans descendent l’ancienne toiture puis posent la nouvelle sous la surveillance et la direction des anciens de la communauté, qui, à cette occasion, transmettent leur savoir lié à la case sacrée, à sa construction, son histoire et sa valeur symbolique.
Que dit la charte de Kouroukan Fouga ?
I. DE L’ORGANISATION SOCIALE
Article 1 : La société du grand Mandé est divisée en seize (16) porteurs de carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre (4) classes de Nyamakalas (hommes de caste), une (1) classe de serfs (esclaves) (Mofé molu). Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques.
Article 2 : Les Nyamakalas se doivent de dire la vérité aux chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur l’ensemble du royaume.
Article 3 : Les Morikandas lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.
Article 4 : La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Font partie de la classe d’âge, les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives. Les Kangbès (classe internationale entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés à participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5 : Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.
Article 6 : Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.
Article 7 : Il est institué entre les Mandenkas, le Sanankuya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyoya (forme de totémisme). En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits, la tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8 : La Famille Keïta est désignée famille régnante sur l’empire.
Article 9 : L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.
Article 10 : Adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11 : Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez par chez le voisin.
Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.
Article 13 : N’offensez jamais les Nyaras.
Article 14 : N’offensez jamais les femmes, nos mères.
Article 15 : Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.
Article 16 : Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements.
Article 17 : Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.
Article 18 : Respectons le droit d’aînesse.
Article 19 : Tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l’on n’a pas eue et la parole qu’on a prononcée sans contrainte aucune. On leur doit respect et considération.
Article 20 : Ne maltraitez pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.
Article 21 : Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l’ami et de l’associé.
Article 22 : La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.
Article 23 : Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.
Article 24 : Ne faites jamais du tort aux étrangers.
Article 25 : Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.
Article 26 : Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27 : La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelque soit le nombre des candidats.
Article 28 : Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.
Article 29 : La dot est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour son père et sa mère.
Article 30 : Venons en aide à ceux qui en ont besoin.
II. DES BIENS
Article 31 : Il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.
Article 32 : Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété commune qu’au bout de 4 ans.
Article 33 : La quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.
Article 34 : Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 35 : Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.
Article 36 : Assouvir sa faim n’est pas de vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.
III. DE LA PRÉSERVATION DE LA NATURE
Article 37 : Fakombé est désigné chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.
Article 38 : Avant de mettre le feu à la brousse ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.
Article 39 : Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures, libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
IV. DISPOSITIONS FINALES
Article 40 : Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.
Article 41 : Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.
Article 42 : Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez–vous les uns les autres.
Article 43 : Balla Fassèkè Kouyaté est désigné grand chef des cérémonies et médiateur principal du Mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes les tribus, en priorité avec la famille royale.
Article 44 : Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est chargé de l’application stricte de ces articles.
La charte du Manden ou charte du Mandé1, charte de Kouroukan Fouga , ou encore, en langue malinké, Manden Kalikan, est un texte oral, dont l'authenticité n'est pas sérieusement mise en doute, contemporain du règne du premier souverain Soundiata Keita qui vécut de 1190 à 1255. Il aurait été solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soundiata Keïta comme empereur du Mali à la fin de l'année 1236. Il n'en existerait pas de trace écrite antérieure aux années 1960. La Charte qui est décrite ci-dessous provient des travaux de Wa Kamissoko, menés dans les années 1970.
Au même titre que la Magna Carta éditée en 1215 en Angleterre, ce texte est considéré comme l'une des plus anciennes références concernant les Droits fondamentaux. Pour cette raison, il est inscrit depuis 2009 par l'UNESCO au patrimoine immatériel de l'Humanité. Cette reconnaissance confirme la valeur juridique et la portée universelle de la Charte du Mandé.
Sommaire
Origine
Œuvre de lettrés, ce texte en forme de serment nous est connu sous forme de deux versions, l'une datée de 1222 et comportant sept chapitres, l'autre datée 1236 et comportant quarante-quatre articles. Ces deux versions ont été retranscrites à partir de travaux conduits depuis les années 1960 auprès des dépositaires de la mémoire africaine appartenant en particulier à la confrérie des chasseurs.
Contenu de la Charte
Après un préambule « à l'adresse des douze parties du Monde et au nom du Mandé tout entier » avec une vocation universelle, la charte mentionne sept paroles, qui sont autant d'entêtes d'articles de la charte :
- le droit à la vie, les principes d'égalité et de non-discrimination sont déclarés : « Une vie n'est pas plus ancienne ni plus respectable qu'une autre vie, de même qu'une autre vie n'est pas supérieure à une autre vie »
- « Que nul ne s'en prenne gratuitement à son voisin, que nul ne cause du tort à son prochain, que nul ne martyrise son semblable.»
- « Le tort demande réparation »
- « Pratique l'entraide »
- « Veille sur la patrie »
- « La faim n'est pas une bonne chose, l'esclavage n'est pas non plus une bonne chose.»
- « La guerre ne détruira plus jamais de village pour y prélever des esclaves; c'est dire que nul ne placera désormais le mors dans la bouche de son semblable pour aller le vendre; personne ne sera non plus battu au Mandé, a fortiori mis à mort, parce qu'il est fils d'esclave.»
- Le principe moderne de liberté est ainsi énoncé : « Chacun est libre de ses actes, dans le respect des interdits des lois de sa Patrie. »
On trouve donc dans cette charte le respect de la vie humaine, la liberté individuelle, la justice et l'équité, la solidarité. En prenant le parti de lutter contre ce qui lui apparait comme la racine des conflits, l'esclavage, elle identifie la violence des situations comme précédant la violence de la guerre. L'esclavage était devenu courant en Afrique de l'Ouest. Selon les transcripteurs de la charte du Manden l'abolition de l'esclavage fut une œuvre maîtresse de Soundiata Keïta et de l'Empire du Mali.
Patrimoine culturel national
Le 16 mars 2011, le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national de la Charte du Manden2.
Controverse sur cette charte
Le contenu exact de cette charte est contesté parce qu'il n'y a pas de traces écrites de cette déclaration. On a pu dire à propos de l'épopée de Soundiata :
« Le schéma idéologique mis en place répond à la situation dominante de ceux qui l'ont construit et vise à consolider celle-ci. Ce modèle qui donne de l'organisation sociale une image simplifiée répartit les hommes en trois catégories : les hôôrôn (hommes libres) spécialistes du pouvoir, de la guerre et de la production, les nyamakala (gens dits de caste inférieure) à qui la société délègue le soin de la sauvegarde et de l'enseignement de l'histoire, et les jôn (esclaves) aux rôles multiples. […] Le schéma que nous évoquons ici reflète avant toutes les structures globales d'une société guerrière et dissimule les tensions entre les trois catégories sociales, sous couvert d'un échange équilibré de services mutuels. De plus, il justifie, par l'accomplissement de ces services, les inégalités de fait, l'oisiveté et l'opulence des tenants du pouvoir et des nyamakala leurs alliés, les obligations de labeur qui pèsent sur les jôn et l'exploitation dont ces derniers sont l'objet. Enfin ce reflet idéologique rassure dans la mesure où il vise à stabiliser les structures dont il montre l'image dans l'intérêt des élites qui occupent leur sommet. Cette idéologie de la société, qui est en effet résolument conservatrice, conçoit les divisions dont elle décrit l'ajustement comme des «ordres», c'est-à-dire des groupes considérés comme immuables, délimités par des frontières difficiles à franchir3. »
L'état de la société décrit dans la Geste de Sundjata contredit fortement le texte de la charte. À cet égard, la charte de Kurukanfuga, parfois assimilée à celle de Manden, et qui daterait de 1236, telle que retranscrite par le CELTHO, (Center of Linguistic and Historical Studies by the Oral tradition) en 1998 ne mentionne pas l'abolition de l'esclavage mais seulement dans son article 20 l'obligation pour les maîtres de se comporter humainement4. La charte du Manden fait l'objet d'un intérêt marqué en Afrique de l'Ouest et en particulier au Mali5. Son ancienneté prétendue en fait un argument localement fort pour lutter contre l'esclavage6. D'un point de vue historique elle soulève de nombreuses questions, à commencer par celle de la fiabilité des sources orales, de leur reconstruction et de leur réinterprétation durant l'histoire7.
Notes et références
- ↑ La Charte du Mandé et autres traditions du Mali, traduction Youssouf Tata et Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Albin Michel 2003
- ↑ Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 mars 2011 [archive], 16 mars 2011
- ↑ Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, n°144, 1996, p. 785. [lire en ligne [archive]]
- ↑ [1] [archive] et [2] [archive]
- ↑ maliweb.net :: Charte du Manden ou de Kurukanfuga : Le ministère de la Culture ouvre le débat [archive]
- ↑ PDF/Full%20English%20Slavery%20in%20Niger.pdf [archive]
- ↑ Voir ainsi à propos de l'épopée de Soundiata, Seydou Camara, "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 775 : "Au fur et à mesure que le texte était véhiculé par les nyamakala, il se transformait selon les intérêts de chacun".
Bibliographie
- CELTHO (collectif), La Charte de Kurukan Fuga. Aux sources d'une pensée politique en Afrique, Paris, L’Harmattan / Conakry (Guinée), Société africaine d’édition et de communication, 2008.
- Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, La grande geste du Mali - Des origines a la fondation de l'empire- Karthala - Hommes et Sociétés - Civilisation
- Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du mali - Karthala - Hommes et Sociétés - Histoire
- Aboubacar Fofana; La Charte du Mandé et autres traditions du Mali, calligraphies de Aboubacar Fofana, traduction de Youssouf Tata Cissé, Les Carnets du calligraphe, éditions Albin Michel, 2003. (ISBN 222613736X)
- Éric Jolly, « L’épopée en contexte Variantes et usages politiques de deux récits épiques (Mali/Guinée) », dans Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2010/4, p. 885-912.
- Djibril Tamsir Niane, « Recherches sur l'Empire du Mali au Moyen Âge », article dans Recherches africaines, n°1, janvier 1959 p. 6-56. [lire en ligne] (Sur Guinee.net.) (L'article ne mentionne pas que la tradition ait transmis de façon précise les principes fondateurs de l'empire mandingue.
- Francis Simonis L'âme de l'Afrique - Epopée, contes et légendes Le Point Références, Novembre-décembre 2012, pages 70 et 71.
Articles connexes
Liens externes
Modibo Keïta
Pour les articles homonymes, voir Keïta.
Ne doit pas être confondu avec le premier ministre homonyme.
Modibo Keïta est un homme politique malien, président de la République du Mali entre 1960 et 1968.. Il est né le 4 juin 1915 à Bamako (Mali). Il est mort en détention au camp des commandos parachutistes de Djikoroni Para à Bamako le 16 mai 1977, ses geôliers lui ayant apporté de la nourriture empoisonnée.
Modibo Keïta est un panafricaniste et un tiers-mondiste convaincu. Il partage cette conviction avec les grands nationalistes de son temps, Mouammar Kadhafi, de Libye, Gamal Abdel Nasser d’Égypte, Kwame Nkrumah du Ghana, Ahmed Ben Bella d’Algérie, Nehru d’Inde, pour ne citer que ceux-ci.
Sommaire
Son enfance et sa jeunesse
Modibo Keïta est né le 4 juin 1915 à Bamako-Coura, un quartier de Bamako, alors capitale du Soudan français. Fils de Daba et Hatouma (Fatoumata) Camara, Modibo est issu d’une famille malinké et musulmane pratiquante. Après avoir fréquenté de 1925 à 1931 l’école primaire de Bamako, il entre en 1931 à l'école primaire supérieure Terrasson de Fougères (actuel lycée Askia Mohamed) et en 1934, il poursuit ses études à l’école normale d’instituteurs, l’École William Ponty de Gorée à Dakar. Ses professeurs le signalèrent déjà comme un bon élément mais comme un agitateur anti-français, à surveiller. Il sort major de sa promotion et en 1936, il devient instituteur. Il enseignera d’abord en brousse puis à Bamako, Sikasso et Tombouctou.
Les débuts de son engagement
Très vite, il adhère à plusieurs associations. Il fonda avec Mamadou Konaté, l’« Association des lettrés du Soudan » qui deviendra par la suite le « Foyer du Soudan ». Il s’investit dans les activités culturelles et anime le groupe « Art et Travail ».
En 1937, il fonde avec le Voltaïque Ouezzin Coulibaly le « syndicat des enseignants d’Afrique occidentale française ».
Il devient membre du « Bloc soudanais » créé par Mamadou Konaté.
En 1943, il fonde avec son ami Jean Marie Koné la revue L’Œil de Kénédougou dans laquelle il critique le pouvoir colonial.
L’homme politique
Cette même année, est créé à Bamako le Rassemblement démocratique africain (RDA), présidé par Félix Houphouët-Boigny. Il prend le poste de secrétaire général de l’Union soudanaise R.D.A.
En 1948, il est élu conseiller général du Soudan français au titre de la circonscription de Bamako-Kita.
En 1953, il est élu conseiller de l’Union française.
Le 26 novembre 1956, il devient maire de Bamako et est élu député à l’assemblée nationale française dont il devient vice-président.
Il siègera deux fois comme secrétaire d’État dans les gouvernements français de la Quatrième République :
En 1958, il est élu président de l’Assemblée constituante de la Fédération du Mali qui regroupe le Soudan français, le Sénégal, la Haute-Volta et le Dahomey (ces deux derniers pays quitteront rapidement la fédération).
Le président de la République
Le 20 juillet 1960, Modibo Keïta est nommé chef du gouvernement de la Fédération du Mali (qui regroupe le Soudan français et le Sénégal). Après l’éclatement de cette fédération, le 22 septembre 1960, il proclame l’indépendance du Soudan français qui devient la république du Mali. Il en prend la présidence.
Socialiste, il oriente son pays vers une socialisation progressive de l’économie, d’abord de l’agriculture et du commerce avec la création en octobre 1960 de la Société malienne d’importation et d’exportation (SOMIEX) ayant le monopole de l’exportation des produits maliens et de l’importation des produits manufacturés et des biens alimentaires (sucre, thé, lait en poudre…) et de leur distribution à l’intérieur du pays. La création du franc malien en 1962 et les difficultés d’approvisionnement entraînent une inflation importante et un mécontentement dans la population, notamment auprès des paysans et des commerçants.
Sur le plan politique, Modibo Keïta fait rapidement incarcérer ses opposants comme Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko, anciens députés représentant le Soudan à l’Assemblée nationale française. À partir de 1967, il déclenche la « révolution active » et suspend la constitution en créant le Comité national de défense de la révolution (CNDR). Les exactions des « milices populaires » et la dévaluation du franc malien en 1967 amènent un mécontentement général.
Le 19 novembre 1968, le lieutenant Moussa Traoré organise un coup d’État et renverse Modibo Keïta qu’il envoie en prison à Kidal. Durant dix ans, de 1968 à 1978, le pays est alors dirigé par le Comité militaire de libération nationale (CMLN).
Modibo Keïta meurt en détention à Bamako le 16 mai 1977 à l’âge de 62 ans dans des circonstances suspectes. Radio-Mali diffuse un communiqué annonçant : « Modibo Keïta, ancien instituteur à la retraite, est décédé des suites d’un œdème aigu des poumons. » Ses obsèques au cimetière d’Hamdallaye donnèrent lieu à d’importantes manifestations, réprimées violemment par les services de sécurité dirigés alors par Tiécoro Bagayoko. Le président Moussa Traoré est obligé d’intervenir à Radio-Mali pour donner une version « officielle » du décès de Modibo Keïta, qui ne convainc personne. Modibo Keïta est réhabilité en 1992 à la chute du régime de Moussa Traoré par le président Alpha Oumar Konaré. Le mémorial Modibo Keïta est inauguré à Bamako le 6 juin 1999.
Modibo Keïta a œuvré toute sa vie pour l’unité africaine. D’abord en participant à la création de la Fédération du Mali avec Léopold Sédar Senghor.
Après son éclatement, il s’éloigne de Léopold Sédar Senghor et avec Sékou Touré (président de la Guinée) et Kwame Nkrumah (président du Ghana), il fonde l’Union des États de l'Afrique de l'Ouest.
En 1963, il participe à la rédaction de la charte de l’Organisation de l'unité africaine (OUA) dont il est l’un des principaux artisans.
Invitant à Bamako le roi du Maroc et le président algérien, il œuvrera pour mettre fin à la « guerre des sables », conflit frontalier entre l’Algérie et le Maroc.
De 1963 à 1966, il normalisera ses relations avec le Sénégal, la Haute-Volta et la Côte d’Ivoire.
Partisan du non-alignement, il a défendu les mouvements nationalistes comme le Front de libération nationale (FLN) algérien.
Voir aussi
Bibliographie
Filmographie
Liens externes
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Mali
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République du Mali

Le Mali, officiellement République du Mali, est un pays d'Afrique de l'Ouest, frontalier de la Mauritanie et de l'Algérie au nord, du Niger à l'est, du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire au sud, de la Guinée au sud-ouest et du Sénégal à l'ouest.
Ancienne colonie française du Soudan français, le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960, après l'éclatement de la Fédération du Mali regroupant le Sénégal et le Soudan français. Sa devise est « un peuple, un but, une foi » et son drapeau est constitué de trois bandes verticales verte, jaune et rouge.
La république du Mali a conservé les frontières héritées de la colonisation, celles du Soudan français. Antérieurement, plusieurs royaumes et empires se sont succédé, englobant une partie plus ou moins importante du Mali actuel et des pays limitrophes.
Avec 14 517 176 habitants en 20093, la population malienne est constituée de différentes ethnies, dont les principales sont les Bambaras, les Bobos, les Bozos, les Dogons, les Khassonkés, les Malinkés, les Minianka, les Peuls, les Sénoufos les Soninkés (ou Sarakolés), les Sonrhaïs, les Touaregs, les Toucouleurs. Le français est la langue officielle, mais la population parle majoritairement les langues nationales, le bambara étant la plus utilisée et sert, parallèlement au français, de langue véhiculaire.
Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA) en termes de développement socio-économique4.
Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine.
Bamako, ville située au sud-ouest et qui comptait 1 809 106 habitants en 20095, est la capitale du pays.
Sommaire
Toponymie
La République du Mali tient son nom de l'ancien empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au XIIIe siècle et qui a connu son apogée au XIVe siècle.
En 1959, les deux colonies françaises du Soudan français et du Sénégal fondent la Fédération du Mali qui obtient son indépendance. Lors de l'éclatement de cette fédération, les Soudanais conduits par Modibo Keïta, déclarent leur indépendance et donnent à leur pays le nom de République du Mali.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Mali.
Histoire pré-coloniale
Cinq empires ou royaumes importants se sont succédé : l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire songhaï, le royaume bambara de Ségou et l'empire peul du Macina. Son économie reposait sur l’agriculture, l’élevage et le commerce transsaharien avec les peuples d’Afrique du Nord intéressés par l’or, le sel et les esclaves mais aussi la culture. À son apogée l’empire s’étend de l’Atlantique au Nigeria et du Nord de la Côte d’Ivoire au Sahara.
De 1883 à 1960, une colonie française
Après l'invasion par la France en 1883, le Mali devient une colonie française sous le nom de Soudan français. Le 4 avril 1959, le Sénégal et le Soudan se regroupent pour former la Fédération du Mali, qui accède à l'indépendance le 20 juin 1960. Deux mois plus tard, le Sénégal se retire de la fédération et proclame son indépendance. Le 22 septembre 1960, le Soudan proclame à son tour son indépendance sous la conduite de Modibo Keïta, tout en conservant le nom de Mali.
De 1960 à aujourd'hui, après l'indépendance
En 1968, Modibo Keïta est renversé par un coup d'État conduit par un groupe d'officiers ayant à leur tête Moussa Traoré, qui instaure une dictature. Le 26 mars 1991, celui-ci est renversé à son tour par le général Amadou Toumani Touré. Après une période de transition, ce dernier restaure la démocratie avec l'élection d'Alpha Oumar Konaré en 1992, qui sera réélu en 1997.
En 2002, Amadou Toumani Touré, qui a quitté l'armée pour se présenter, est élu président de la République du Mali, et réélu en 2007.
2012-2013, des conflits croisés
Article détaillé : Conflit malien de 2012-2013.
De janvier à avril 2012, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) attaque les camps militaires maliens et les villes situés dans les régions de Gao, de Tombouctou et de Kidal remettant en cause l'unité territoriale du Mali dont l'armée est mise en difficulté.
Le 22 mars 2012, le gouvernement est renversé par un coup d'État conduit par de jeunes militaires qui dénoncent son incapacité à gérer le conflit sévissant au nord du pays6,7. L’unité politique du pays est plus que jamais menacée8,9. Ces soldats mutins dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo prennent le contrôle de la présidence, puis annoncent la dissolution des institutions et la suspension de la Constitution ; et ce, à un mois de l'élection présidentielle. Ce coup d'État entraîne le départ d'Amadou Toumani Touré et la mise en place d'un couvre-feu temporaire. Les violences qui suivent le renversement du pouvoir entraînent la mort d'une personne et en blessent une quarantaine d'autres.
Le 1er avril 2012, la rébellion Touareg, constituée du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et d'un mouvement salafiste Ançar Dine, contrôle les trois régions situées au nord du Mali. Le MNLA réclame l'indépendance de l'Azawad tandis qu'Ançar Dine souhaite imposer la charia. Les deux mouvements revendiquent le contrôle des principales villes.
Le 4 avril, le MNLA décide unilatéralement la fin des opérations militaires à compter du 5 avril à minuit (TU)10. Deux jours plus tard, le 6, le MNLA proclame l'indépendance de l'Azawad.
La proclamation de l'indépendance de l’Azawad par les touaregs du MNLA a été condamnée de façon catégorique par les différents partis maliens ainsi que par l’Union africaine et la communauté internationale ; ces partis affirment que l’intégrité territoriale du Mali n’est pas négociable et souhaitent que le MNLA revienne à la raison, de gré ou de force.
Le 15 novembre 2012, François Hollande, président français reçoit le président Nigérien à l'Élysée pour discuter d'une intervention française et de la protection des exploitations française des mines d'uranium, au Niger, à la frontière avec le Mali11,12.
Le 11 janvier 2013 devant la progression des rebelles au-delà de la ligne de séparation des deux Mali et la prise de la ville de Konna, verrou stratégique dans la marche sur Bamako, l'état d'urgence est déclaré dans le pays13. À la suite de la demande du président du Mali par intérim Dioncounda Traoré, la France sollicite l'accord de l'ONU pour déclencher une intervention militaire (Opération Serval) de libération du pays14. Le 13 janvier 2013 marque le début du recul des islamistes, l'Armée Française 15poursuivant sa progression vers le nord16. Des troupes de la CEDEAO viennent renforcer le dispositif et la France demande à l'ONU d'accélérer l'arrivée de troupes d'appui et d'une mission d'assistance de l'Union européenne 17 pour février 201318.
Politique
Article détaillé : Politique au Mali.
Le Mali est une république avec un parlement unicaméral. Le pouvoir exécutif est représenté par le président et son gouvernement. Le pouvoir législatif par l'Assemblée nationale. La plus haute autorité judiciaire est la Cour suprême.
La démocratie a été instaurée en 1991, après le coup d'État d'Amadou Toumani Touré contre le régime autoritaire de Moussa Traoré, à la suite des révoltes populaires. Malgré des difficultés importantes, notamment lors des élections présidentielle et législatives de 1997, le Mali a maintenu la démocratie, faisant figure d'exemple pour l'Afrique. Cependant, la faible participation électorale et la non-compréhension par une partie importante de la population des enjeux électoraux fragilisent cette démocratie19.
Depuis l'indépendance du Mali, six chefs d'État se sont succédé :
- Modibo Keïta, entre 1960 et 1968, renversé par un coup d'État ;
- Moussa Traoré, de 1968 à 1991, renversé par un coup d'État ;
- Amadou Toumani Touré, président du Comité transitoire pour le salut du peuple (CTSP) 1991-1992 ;
- Alpha Oumar Konaré, élu en 1992 réélu pour un second mandat en 1997 ;
- Amadou Toumani Touré, élu en 2002 et réélu lors de l'élection présidentielle du 29 avril 2007 avec 70,88 % des voix (1 622 579 suffrages exprimés) contre sept autres candidats dont l'ancien président de l'Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Keïta (19,08 %) ;
- Ibrahim Boubacar Keïta est élu président le 11 août 2013 avec 77,6 % des voix contre 22,4 % pour Soumaïla Cissé20.
En mars 2012, un coup d'État est lancé par des militaires à la suite des rébellions du nord-Mali avant les élections présidentielles, engendrant couvre-feu temporaire et départ de Toumani Touré. En avril, les Touaregs du MNLA proclament l'indépendance du Nord du pays, mais celle-ci n'est reconnue par personne. Les conflits continueront et s'aggraveront, conduisant à l'engagement de forces internationales au début de l'année 2013.
Ordres et décorations du Mali
- Ordre National du Mali
- Ordre du Mérite Agricole
Administrations
Article détaillé : Institution au Mali.
Justice
Articles détaillés : Cour constitutionnelle (Mali), Cour suprême (Mali), Médiateur de la République (Mali) et Commission nationale des droits de l'homme (Mali).
Santé
Article détaillé : Catégorie:Santé au Mali.
Éducation
Article détaillé : Éducation au Mali.
Forces armées
Article détaillé : Forces armées et de sécurité du Mali.
Géographie
Articles détaillés : Géographie du Mali et Liste de villes du Mali.


Image satellite du Mali


Carte du Mali
Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale entre le tropique du Cancer et l'Équateur. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. La plus grande part de la population vit en zone rurale. La densité, très variable, passe de 90 hab./km2 dans le delta central du Niger à moins de 5 hab./km2 dans la région saharienne du Nord.
Le pays possède des frontières communes avec la Mauritanie, l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Sénégal.
Outre la capitale Bamako, les villes principales sont Kayes, Ségou, Mopti, Sikasso, Koulikoro, Kidal, Gao, Tombouctou.
Le pays possède trois zones climatiques :
- les deux tiers nord du pays, entièrement désertiques, appartiennent au Sahara méridional, avec des précipitations annuelles inférieures à 127 mm. Cette région est traversée par des nomades avec leurs troupeaux ;
- le centre : la région sahélienne, relativement sèche (aux pluies tropicales relativement insuffisantes), est couverte de steppe remplacée progressivement vers le sud par la savane. La vallée du Niger est cultivée grâce à certains travaux de mise en valeur : on y trouve du riz, du coton, du karité (appellation en langue bamana), de l'arachide, du mil, du sorgho. Une vaste étendue dans le centre du Mali est constituée de marécages, dus aux nombreux bras du Niger ;
- la région soudanaise est une zone avec des précipitations de 1 400 mm par an et des températures moyennes comprises entre 24 °C et 32 °C. Elle est, dans sa partie nord, couverte de savane devenant de plus en plus dense et se transformant progressivement en forêt vers le sud.
Le relief est peu accentué. Les plaines alluviales, très vastes, sont toutefois dominées par quelques plateaux calcaires et de grès (plateaux mandingues et dogon). Le point culminant du Mali est le mont Hombori (1155 m).
Article détaillé : Savane ouest soudanienne.
Subdivisions
Article détaillé : Collectivité territoriale au Mali.
Le Mali est divisé en huit régions et un district. Ces subdivisions portent le nom de leur ville principale. Les trois régions du nord : Gao, Kidal et Tombouctou représentent les deux tiers de la superficie du pays pour seulement 10 % de sa population. Deux nouvelles régions devraient bientôt voir le jour, à la suite d'un récent projet de loi, il s'agit des régions de Ménaka et de Taoudeni. Neuf autres régions seront créées au cours des cinq prochaines années. Il s'agit des régions de Nioro, Kita, Nara, Dioïla, Koutiala, Bougouni, San, Bandiagara et Douentza.
Au sud le pays est divisé entre les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou, Sikasso et le district de Bamako.
La décentralisation est une réforme majeure en cours. Elle vise à transférer des compétences aux collectivités territoriales afin que les affaires locales soient gérées au plus près des populations.
Cette réforme a pour base une refonte complète du découpage territorial hérité de l'administration coloniale et se distingue par le processus de consultation populaire qui a permis la création des communes sur la base de regroupements volontaires de villages et de fractions suivant des critères bien définis21.
Il y a 703 communes au Mali, dont 684 nouvelles communes ont été créées en 1996. Une loi de 1999 confirme cette réorganisation administrative et territoriale du Mali en créant les cercles (regroupement de communes) et les régions (regroupement de cercles)22.
L'État malien a créé une direction nationale des collectivités territoriales au sein du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) chargée de suivre la mise en œuvre de la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs d'appui technique et d'appui financier sont également en place.
En 2005, un document cadre de la politique nationale (DCPN) de décentralisation (2005-2014) a été adopté et s’articule autour de quatre axes majeurs, à savoir :
- Le développement des capacités des collectivités territoriales ;
- L’amélioration de la déconcentration des services de l’État ;
- Le développement de la citoyenneté ;
- Le développement des prestations privées des services au niveau local.
En 2005, la huitième Institution de la République du Mali a été créée. Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales assure la représentation nationale des collectivités territoriales. Son avis est requis sur toutes les questions concernant la politique de développement local et régional, la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens à l’intérieur des collectivités territoriales22.
Environnement
Économie
Article détaillé : Économie du Mali.


Usine de coton de la Compagnie malienne pour le développement du textile


Marché du Mali


États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
Le Mali est un pays en développement, avec 65 % de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L'activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Environ 10 % de la population est nomade et environ 80 % travaille dans l'agriculture ou la pêche. L'activité industrielle est concentrée autour des activités agricoles. L'émigration constitue une très importante manne de revenus. Le Mali dépend de l'aide étrangère et est très vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du coton, son exportation principale. En 1997, le gouvernement a mis en place un programme d'ajustement structurel réclamé par le FMI qui a aidé la croissance, la diversification et les investissements étrangers. Ces réformes économiques et la dévaluation du Franc CFA en janvier 1994 ont soutenu une croissance moyenne de 4 %. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l'or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d'or dans la région sub-saharienne. Il est d'ailleurs actuellement le troisième exportateur africain, derrière l'Afrique du Sud et le Ghana. L'or est la première source d'exportation du pays, suivi du coton et du bétail. La production d'or a doublé entre 2000 et 2002 pour représenter 12% du PIB malien. C'est le troisième producteur aurifère d'Afrique.
Depuis la fin des années 1990, les "compagnies juniors" canadiennes, investies dans plus de 8000 propriétés minières, dans plus de 100 pays, pour la plupart encore à l'état de projet23 multiplient les contrats avec des pays africains. Au Mali, elles ont pour nom Nevsun Resources, Robex, Resources, Great Quest Metals, Axmin, Delta Exploration , Etruscan Resources, Glencar Mining pic, North Atlantic Resources et IAMGold24.
Pour ce qui est des principaux partenaires commerciaux, le principal pays importateur du Mali est le Sénégal avec 13,1 % en 2008 et le principal pays exportateur est la Chine avec 26,7 % en 2008. En dehors de ces pays, le Mali a aussi, comme partenaires commerciaux, la France, la Côte d’Ivoire, la Belgique, le Luxembourg, la Grande-Bretagne et l’Allemagne25. De très nombreuses références historiques [Lesquelles ?] attestent de l’existence d’un potentiel minier confirmé au Mali. [ réf. souhaitée]
Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database).
Le Mali est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le Mali s’est hissé au niveau de premier producteur de coton de l’Afrique au sud du Sahara. Il possède le premier troupeau de bétail de la sous-région, assure l’autosuffisance alimentaire durable en année de pluviométrie normale et subvient à l’ensemble de ses besoins en céréales sèches. Grâce aux réussites déjà constatées et au regard des potentialités déjà existantes, notamment dans les cultures irriguées et l’élevage qui reste à développer, le Mali a donc démontré qu’il peut devenir la grande puissance agricole de la sous-région.


Mali,
À la suite de la chute du cours du coton sur le marché en 2005, les paysans maliens produisent aujourd'hui à perte. Les agriculteurs dégagent des marges de plus en plus étroites et sont obligés de contracter des dettes. La CMDT (Compagnie malienne du développement des textiles) achète le kilogramme de coton 160 francs CFA alors que la production de ce même kilogramme coûte 190 francs CFA. Le Mali envisage des alternatives, mais il n'est pas facile de sortir de la monoculture. Le Mali est détenteur de plusieurs faiblesses, mais il y a entre autres les sécheresses répétitives depuis les années 1970, la baisse des matières premières produites, la hausse des coûts de production et le secteur industriel peu développé, ce qui engendre une grande importation des biens de consommation. Le Mali est également confronté au problème de la dette. Les organisations mondiales ont poussé le Mali à adopter des politiques d’ajustement structurel avec la privatisation de certains secteurs de l’économie.
Quant à la dévaluation du franc CFA, censée favoriser les exportations, elle a surtout divisé par deux la valeur des capitaux nationaux et donc les capacités d'investissement nationales ; les exportations maliennes de produits transformés sont avant tout bloquées par des barrières administratives, et non du fait de leur prix.
En plus du coton ( 12e producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200 000 tonnes) dont une faible partie seulement est exportée (3 000 tonnes) malgré un énorme potentiel. C'est un gros producteur et exportateur de bétail dans la région :
- cheptel bovin 7,8 millions de têtes
- cheptel caprin 22 millions de têtes.
L'or occupe la première place dans les recettes d'exportation du Mali (75 % en 2009). suivi du bétail, du coton et du fer. D'autres produits comme l'arachide (360 000 tonnes produites en 2003) s'exportent fortement.
En ce qui concerne l'immobilier, le Mali est un pays en chantier. Il existe de nombreux projets publics et privés dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. La demande en matériaux de construction est en très forte croissance. Aussi, les créneaux suivants offrent d'énormes possibilités d'investissement : fabrique de briques, cimenteries, fabrication de chaux et de peintures, production de plâtre, fabrication de fer à béton et autres, menuiserie métallique ou de bois pour les bâtiments, fabrication d'appareils électriques (ampoules, disjoncteurs, prises, gaines).
Le tourisme, encore circonscrit à quelques zones, se développe depuis quelques années. Citons notamment les sites classés au patrimoine mondial de l'humanité UNESCO : le Pays Dogon, Tombouctou, Djenné, le tombeau des Askia à Gao. Certains de ces sites ont été profanés à Tombouctou et Gao depuis l'occupation par les islamistes en juillet 2012.
Le Mali possède comme principales ressources naturelles des produits agricoles. En effet, 80 % de la population étant active trouve un emploi dans ce domaine. Les vingt autres pourcent sont dans l’industrie et les services. Leur production est surtout basée sur les céréales qui constituent l’essentiel de leur base alimentaire. Ces céréales sont surtout : le mil, le sorgho, le riz, le maïs, le fonio ainsi que le blé. Il y a aussi quelques tubercules tels que : l’igname, la pomme de terre et le manioc. Une des cultures ayant eu une certaine montée en production est celle de la production fruitière et maraîchère. Les bananes, les mangues et les oranges forment une importante exportation vers les pays d’Europe et les pays arabes. La production cotonnière domine l’agriculture industrielle, mais malgré cela elle a quand même connu une baisse de 5,23 %. Aujourd’hui le coton est produit à perte et cela depuis la chute du marché en 2005. L’industrie n’a malheureusement jamais réussi à atteindre de nouveau le prix de vente d’avant la crise.
En 2012, une entreprise canadienne a fait des sondages exploratoires en vue d’exploiter une mine d’uranium dans la région de Faléa26.
Le PIB est principalement tiré par les secteurs primaire et tertiaire. Le PIB de 2006 était de 3 132 milliards de francs CFA et a augmenté à 3 344 milliards de francs CFA en 2007. L’inflation en 2009 était de 2,2 %. Le Mali espère réaliser un taux de croissance nominal du PIB de 7,8 %. En 2008 et 2009, la croissance devrait légèrement s'accélérer pour atteindre un taux moyen annuel de 4,8 %. Les exportations sont de 0,915 milliard de dollars et les importations de 0,927 milliard de dollars. Le PIB par secteurs (principaux) l’agriculture 45 %, l’industrie 17 % et les services 38 %. Les services occupent 13 % de la population active et contribuent pour 38 % au PNB du pays. Le secteur public n'occupe plus que 22 % des effectifs salariés du pays. Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1 % (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30 %. Et puis, 30 % de ce total résident dans un milieu urbain tandis que la majorité des démunis vivent dans un milieu rural.
Sources : http://www.indexmundi.com/fr/mali/index.html#Économie, http://www.emergence-mali.com/economie.html
Indicateurs de développement
Indice de développement humain (IDH) : 182e sur 187 en 2012.
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Évolution de l'IDH sur 30 ans1
|
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Année
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1980
|
1990
|
2000
|
2005
|
2010
|
2011
|
2012
|
|
IDH
|
0,176
|
0,204
|
0,270
|
0,312
|
0,344
|
0,347
|
0,344
|
Indicateur de pauvreté humaine : 107e sur 177 (56,4 %)27.
Le rapport national sur le développement humain 2006 porte sur les relations entre la dégradation de l'environnement et ses effets sur les conditions de vie et de bien-être des populations. Les recommandations touchent principalement la maîtrise des eaux, la diminution de la pression humaine sur les ressources forestières, le contrôle des déchets chimiques toxiques, la lutte contre l'ensablement et la désertification. Il propose notamment de renforcer les capacités de gestion des populations locales et réclame l'application de la réglementation existante28.
Transports
Le transport aérien se caractérise non seulement par la présence de plusieurs aéroports internationaux, et des aérodromes, mais aussi par la fréquentation de ceux-ci par beaucoup de compagnies aériennes : Air-France, Aigle-Azur, Royal-Air Maroc, Tunis-air, Air-Algérie, Ethiopian Airlines, Air-Mali, Air-Burkina, Air-Ivoire, Spanair, Afriquiha, etc.
Le transport ferroviaire relie la Capitale du Mali à la Capitale du Sénégal sur 1248 km, hérité de la colonisation, Trans-rail autrefois appelé Régie des Chemins de Fer du Mali a été construit par le colon dans le but de faciliter les interventions militaires du Sénégal vers le Niger (fleuve) et inversement en cas d’émeute, et surtout le transport des matières premières vers l'Europe. Une rénovation effectuée par la China Railway Construction Corporation International est à l'étude29.
Le transport fluvial reste marqué par sa saisonnalité à cause de la présence des chutes et des cataractes le long des cours d'eau, il est assuré par deux bateaux : Kankou Moussa et Général Soumaré qui relient Koulikoro à Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.
Démographie
Article détaillé : Démographie du Mali.


Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Le Mali a 14,5 millions d'habitants, dont 53,3 % de femmes[Quand ?].
La pauvreté est importante puisque les 10 % de la population la plus pauvre ne consomment que 2,4 % des consommations totales du pays et les 10 % les plus riches en consomment 30,2 % (2001)30.
Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l'un des taux de fécondité les plus élevés au monde. La croissance très rapide de la population constitue un problème fondamental pour l’amélioration du niveau de vie des Maliens, d'autant plus que les deux tiers de la superficie du Mali sont arides ou semi-arides.
Santé
L'espérance de vie à la naissance est de 53,06 ans en moyenne, 51,43 ans pour les hommes et 54,73 ans pour les femmes (estimation de 2012 31).
Le taux de prévalence moyen national du VIH est de 1,3 % en 2006 contre 1,7 % en 2001 dans la population générale. Cependant cela est marqué par une féminisation de l’épidémie, en effet le taux de prévalence observé chez les femmes enceintes est de 3,5 % depuis 200232. Cependant le pourcentage de personnes ayant entendu parler du VIH a baissé, sur la tranche d’âge de 15 à 49 ans, et est passé de 90,3 % à 86,2 % pour les femmes et de 98,1 % à 90,6 % chez les hommes. Parmi eux, 20,7 % a eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans. Pour les femmes la proportion est de 24,7 % contre 5,4 % pour les hommes. 9,3 % des femmes et hommes de 15-49 ans ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois, dont 25,3 % des hommes et 5,9 % des femmes. Parmi eux 28,4 % ont déclaré avoir utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel, dont 16,7 % pour les femmes et 38,8 % pour les hommes33.
Éducation
Le taux d’alphabétisation se situe entre 23 et 46 % selon les sources34,35. Ce taux est plus faible parmi les femmes, la majorité des élèves étant des garçons. L'alphabétisation au Mali est en développement.
Culture
Article détaillé : Culture du Mali.
Le Mali a su conserver les éléments importants de ses cultures traditionnelles. Les griots (ou « Djéli ») exercent toujours leurs fonctions de musiciens-poètes transmettant l’histoire du pays et des hommes sur plusieurs générations. Bakary Soumano, chef des griots du Mali de 1994 à 2003, a contribué à réhabiliter les fonctions du griot dans la société moderne.
Parmi les grands écrivains maliens, on peut citer Amadou Hampâté Bâ.
Parmi les cinéastes de renommée internationale, on peut citer Cheick Oumar Sissoko et Souleymane Cissé.
Pour la musique, voir la section dédiée.
Langues
Article détaillé : Langues du Mali.


Signalisation bilingue à l'entrée de Kidal. Sur le côté gauche du rocher, Kidal est transcrit en caractères tifinagh.
Le français est la langue officielle, mais la plus utilisée est le bambara qui est parlé par 80 % de la population35. Cette dernière, ainsi que douze autres (bobo, bozo, dogon, peul, soninké, songhaï (ou Songoy), sénoufo-minianka, tamasheq, hassanya, khassonké, madenkan et le maninkakan) sont reconnues par l'État comme des langues nationales36.
Le recensement de 1987 a enregistré la langue parlée par les personnes de plus de 6 ans. Le bambara arrive largement en tête (38,3 %), suivi du peul (11,7 %), du dogon (6,9 %), du songhay (6,3 %) et du soninké (12,3 %)37. La connaissance du français a également beaucoup progressé. En 1960, 66 000 Maliens savaient lire et écrire en français. En 1985, ils étaient 564 000. En 2009, ils sont 2,2 millions38.
Religion
Article détaillé : Religion au Mali.
Selon les données du CIA World Factbook, l'islam est la principale religion pratiquée au Mali (90 %) alors que les catholiques, protestants et animistes représentent à peu près 10 %. La religion est omniprésente au Mali. Il est rare de trouver un village sans sa mosquée. Mais des cérémonies animistes, pourtant interdites par l'islam, persistent encore dans quelques villages majoritairement musulmans.
L'un des lieux célèbres du christianisme au Mali est la ville de Kita dans la région de Kayes ( 1re région) où se trouve la cathédrale Notre-Dame où a lieu le pèlerinage catholique annuel au Mali.
Communautés
La population du Mali est divisée en plusieurs communautés. Les peuples nomades et semi-sédentaires se trouvent au nord. Les Maures, les Kountas et les Touaregs se partagent environ 10 % de la population. Les premiers sont traditionnellement spécialisés dans le commerce de la gomme arabique tandis que les seconds et les troisièmes sont éleveurs nomades ; ils se déplacent en permanence à la recherche de pâturages frais pour leur bétail.
Plus au sud, on trouve les Bambaras (28 %) qui représentent le groupe majoritaire, autour de la capitale Bamako, ainsi que les Malinkés qui leur sont apparentés et les Soninkés, les Peuls, les Sénoufos, les Bwas, les Bozos, les Dogons, les Songhai, les Khassonkés.
Les Touaregs, les songhaïs, les Kounta et les Bérabich résident dans le nord du Mali, la partie la plus aride et la moins peuplée du pays.les Bellas, qui sont d'anciens esclaves des Touaregs, vivent dans ces mêmes régions.
Musique


Amadou au Parc de Choisy lors d'un concert de lutte contre la désertification du Sahel.
Les mélodies traditionnelles, autrefois jouées sur la kora, continuent d'alimenter la musique d'aujourd'hui via des interprètes dignes descendants des griots tels Diaby doua, Mamadou Diabaté, Ganda Fadiga, Toumani Diabaté, Babani Koné, Ami Koïta, Tata Bambo, Mah Kouyaté, Sekou Kouyaté. Parmi les non-griots, on peut également citer Salif Keïta, Ali Farka Touré, Boubacar Traoré, Oumou Sangaré et Samba Touré.
La diversité de la musique malienne met en valeur la diversité culturelle du Mali. On peut ainsi trouver différents styles musicaux comme les chansons de chasseurs, la musique du wassolou, les griots, etc.39
Les instruments utilisés sont essentiellement le n'goni, la kora, le balafon, le bara, le n'dounu.
La musique malienne est surtout connue à travers des célébrités comme Amadou et Mariam Bagayogo, le "couple aveugle" qui a créé Beaux dimanches (Le dimanche à Bamako…), Ali Farka Touré le deux fois nommé aux Grammy Awards, Salif Keïta, Habib Koité, Samba Touré, héritier de la musique d'Ali Farka Touré, Mama Sissoko qui fut plagié par le célèbre chanteur américain Carlos Santana et dont l'affaire fut portée devant la justice américaine en 2005, Oumou Sangaré, Oumar Koïta qui est naturalisé allemand, ou encore Mokobé jeune malien de France qui a su s'imposer dans le milieu du rap tout en n'oubliant pas ses racines et en collaborant avec plusieurs artistes africains. Ballaké Sissoko œuvre par ses collaborations avec des musiciens européens comme le violoncelliste Vincent Ségal ou le pianiste Ludovico Einaudi au rayonnement de la kora et de la culture malienne.
La musique dogon est bien souvent l'oubliée de ce patrimoine très riche. Cette musique dogon est diverse et variée. Elle est étroitement associée aux différents rites : mariages, funérailles, etc. Après Kadja Lélé, la vétérane, la jeune chanteuse Déné Issébéré est l'emblème de cette culture musicale dogon aussi bien au Mali qu'en dehors des frontières maliennes40.
La musique touareg est appréciée au-delà des frontières maliennes, notamment le blues touareg ; elle est représentée entre autres par le groupe Tinariwen, initiateur et leader de ce courant musical.
En plus d'elle, il y a le célèbre reaggaeman Koko Dembélé qui a composé beaucoup de titres en langue dogon.
Média
Article détaillé : Média au Mali.
Les médias au Mali sont constitués par la presse écrite (en français et quelques journaux en langues nationales), par la radio de proximité, par la télévision, ainsi que par plusieurs services liés (satellite, câble, internet).
Les journaux sont concentrés dans la capitale Bamako ou dans les grandes villes régionales. Le réseau des radios libres croit à grande vitesse. Ces radios atteignent la grande majorité de la population en diffusant des émissions dans les langues locales. L'accès à internet se développe tant au niveau de l'extension des infrastructures, de la réduction des coûts et de la familiarisation des usagers aux outils les plus courants. On note plusieurs collaborations de sites internet avec des journaux, des radios et des télécentres communautaires.
L’artisanat du Mali est très riche, il varie d’une région à une autre, d’une ethnie à une autre.
Fêtes et jours fériés
Sont également fériées un certain nombre de fêtes dépendant du calendrier musulman : Korité (fin du Ramadan), Tabaski (commémoration du sacrifice d'Abraham), Maouloud (naissance de Mahomet), Tamkharit (nouvel an musulman).
Francophonie
Les régions du Mali de Gao, Kayes, Kidal, Koulikoro, Mopti, Segou, Sikasso et de Tombouctou sont membres de l'Association internationale des régions francophones41.
De plus le Mali est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie de même que de l'Organisation internationale de la francophonie.
Notes et références
- ↑ a et b Indicateurs internationaux de développement humain
- ↑ Du 30 juin 1962 au 1er juin 1984, la monnaie était le franc malien.
- ↑ ( fr ) [PDF]Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 7 octobre 2009, sur Maliweb (consulté le 31 août 2010)
- ↑ ( en ) Least Developed Countries, sur Bureau du Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement des Nations Unies (consulté le 31 août 2010)
- ↑ ( fr ) [PDF]Résultats Provisoires RGPH 2009 (District de Bamako), sur Institut national de la statistique (République du Mali) (consulté le 31 août 2010)
- ↑ Le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du comité, justifie le coup d’État par « l'incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens nécessaires de défendre l'intégrité de notre territoire national » AP, « Coup d'État de soldats contre le gouvernement au Mali », 22 mars 2012
- ↑ « Nord-Mali : la rébellion crée un État islamique » - Article du Figaro du 27 mai 2012
- ↑ « L’unité du Mali plus que jamais menacée » - article de afriscoop.net du 27 mai 2012
- ↑ « Le Mali est menacé de partition » - article de la-croix.com du 12 avril 2012
- ↑ Bilal Ag Acherif, « Communiqué no 14-04-04-2012- Fin des Opérations Militaires », sur MNLA, 4 avril 2012 (consulté le 16 août 2012)
- ↑ Le Mali et l'uranium au cœur des discussions entre les présidents français et nigérien à Paris sur Radio France International
- ↑ Niger : les forces spéciales protégeront les mines d'uranium d'Areva sur Le Point.fr
- ↑ Jeune Afrique/ AFP, Mali : état d'urgence pour combattre les islamistes, 11/01/2013
- ↑ http://news.fr.msn.com/m6-actualite/les-forces-fran%c3%a7aises-engag%c3%a9es-au-mali-contre-les-islamistes-arm%c3%a9s-1
- ↑ Nicolas Gros-Verheyde sur Bruxelles2.eu et le CLUB de B2: http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/armees-europeennes/un-defile-national-aux-couleurs-du-mali.html
- ↑ http://www.lexpress.fr/actualite/monde/mali-les-islamistes-ont-subi-de-lourdes-pertes_1209040.html
- ↑ Nicolas Gros-Verheyde, Thomas Le Bihan sur Bruxelles2.eu et le CLUB de B2, http://www.bruxelles2.eu/zones/sahel/la-formation-du-second-bataillon-commence-a-koulikoro.html http://www.bruxelles2.eu/zones/sahel/mali-un-premier-tour-salue-par-les-europeens.html
- ↑ http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/jean-pierre-bel-evoque-3-000-soldats-francais-en-juillet-au-mali-25-03-2013-1645571_240.php
- ↑ François L'Écuyer, « Lent développement au Mali », Le Journal des alternatives (Québec), 25 janvier 2006 (lire en ligne)
- ↑ Mali : Ibrahim B. Keïta élu avec 77,61%, Le Figaro, 15-08-2013.
- ↑ Modibo Kéita et Kò Samaké (Réseau Réussir la Décentralisation), Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali
- ↑ a et b Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Mise en œuvre de la décentralisation au Mali : « Bilan et perspectives »
- ↑ "L'Afrique des Grands Lacs: Annuaire 1999-2000", par Stefaan Marysse et Filip Reyntjens, page 302 [1]
- ↑ « LES SOCIETES MINIERES CANADIENNES D'EXPLORATION ET DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE L'OR: LES IMPACTS DE LEURS ACTIVITES EN AFRlQUE DE L'OUEST» mémoire de PAR FODÉ-MOUSSA KEITA à l'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL 2007 [2]
- ↑ Mali : statistiques, sur statistiques-mondiales.com (consulté le 16 août 2012)
- ↑ Mali : uranium
- ↑ [PDF]Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), « Rapport mondial sur le développement humain 2007/2008 », La Découverte (ISBN 978-2-7071-5356-2, consulté le 12.7.2009), p. 257
- ↑ Lancement officiel du rapport national sur le développement humain (RNDH) édition 2006, sur initiatives-mali.info, 20 octobre 2006 (consulté le 16 août 2012)
- ↑ [http://www.ladepechediplomatique.com/Vers-la-renovation-du-troncon-malien-du-chemin-de-fer-Dakar-Bamako_a1010.html
- ↑ [3]
- ↑ Fiche du Mali du CIA World Factbook.
- ↑ ONUSIDA, « RAPPORT DE LA COLLECTE DES DONNEES SUR LES RESSOURCES ET LES DEPENSES NATIONALES (REDES) DE LA LUTTE CONTRE LE VIH ET LE SIDA AU MALI 2006 », sur www.unaids.org, 2007 (consulté le 18 janvier 2013)
- ↑ ONUSIDA, « RAPPORT NATIONAL UNGASS 2012 », sur www.unaids.org, 2012 (consulté le 18 janvier 2013)
- ↑ ( en ) Mali statistcs, sur UNICEF (consulté le 16 août 2012)
- ↑ a et b ( en ) The World FactBook : Mali, sur Central Intelligence Agency (consulté le 16 août 2012)
- ↑ ( fr ) Jacques Leclerc, « L'aménagement linguistique dans le monde - Mali », sur Trésor de la langue française au Québec, 27 mai 2009 (consulté le 3 août 2009)
- ↑ S. M. Traoré, la répartition spatiale de la population, in Philippe Bocquier et Tiéman Diarra, Population et société au Mali, Paris, L'Harmattan, 1999, 204 p. (ISBN 2738484905, 9782738484901), p. 21-29
- ↑ Jean-Benoît Nadeau, « En 2050, la langue française sera Africaine ! », sur Forum mondial de la langue française, 5 mars 2012 (consulté le 16 août 2012)
- ↑ http://ias.umn.edu/2012/10/11/skinner-ryan/ Lecture on Music and Politics in Mali (anglais)
- ↑ Déné Issébéré - Pays dogon
- ↑ Site de l'Association internationale des régions francophones, sur regions-francophones.com (consulté le 16 août 2012)
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
- Mali, sur Wikimedia Commons
- Mali, sur Wikinews
Bibliographie
- Sennen Andriamirado (et al.), Le Mali aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2009 (3e éd.), 268 p. (ISBN 978-2-8695-0445-5)
- Bernard et Catherine Desjeux, Mali, Hachette, Paris, 2009, 270 p. (ISBN 978-2-01-240526-4)
- ( en ) Pascal James Imperato et Gavin H. Imperato, Historical dictionary of Mali, Scarecrow Press, Lanham, Md., 2008 (4e éd.), 457 p. (ISBN 978-0-8108-5603-5)
- Éric Milet (et al.), Mali, Olizane, Genève, 2007 (2e éd.), 316 p. (ISBN 978-2-88086-351-7)
- Jean-Robert Pitte et Jean-Claude Arnaud (dir.), Atlas du Mali, Éditions du Jaguar, Paris, 2010 (nouvelle éd.), 143 p. (ISBN 978-2-86950-446-2)
- ( en ) Dorothea E. Schulz, Culture and customs of Mali, Greenwood, Santa Barbara, Calif., 2012, 201 p. (ISBN 978-0-313-35912-5)
Articles connexes
Liens externes
C’est comme dirait l’autre: «Aide-moi à extraire mon or et moi je fais la guerre à tes côtés». C’est le deal
INTERVIEW DU CHEF DE L’ETAT AU FIGARO : « Aqmi épaule les rebelles touaregs »
Le Présdent de la République, SEM Amadou Toumani TOURE, a accordé le lundi dernier une interview à M. Thierry Oberlé, l’envoyé spécial du journal français Le Figaro. Dans l’interview publiée dans l’édition en ligne du journal parisien, le Chef de l’Etat évoque, entre autres, la fin de son mandat, les derniers développements de la crise du Nord, AQMI et les élections.
Nous vous proposons ci-après l’intégralité de cette interview.
LE FIGARO. - Pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de beaucoup d’autres chefs d’État africains et ne briguez-vous pas un troisième mandat présidentiel ?
Amadou Toumani TOURÉ. - Je suis le coauteur de la Constitution actuelle qui a suivi le soulèvement populaire de 1991. Les Maliens s’étaient battus dans la rue pour la démocratie. Porté au pouvoir par cette révolution du 26 mars, je l’ai remis aux civils l’année suivante dans les délais prévus comme je l’avais promis. L’objectif de la Constitution était de mettre fin au régime du parti unique et de favoriser un système d’alternance en limitant à deux les mandats présidentiels. Je me dois d’être exemplaire et de respecter ma propre parole.
Le Président ATT avec Thierry Oberlé du journal Le Figaro
Le premier tour de la présidentielle va-t-il se dérouler, comme prévu, le 29 avril alors que l’intégrité du territoire est remise en cause par le conflit dans le nord du Mali ?
L’élection présidentielle peut et doit se tenir quelle que soit la situation dans le Nord. Il est important de ne pas tomber dans le piège comme cela s’est fait ailleurs sur le continent et de prétendre que la crise oblige à reporter le scrutin. Sortir des délais, c’est partir à l’aventure. Seuls 2 % de la population apparaît dans une situation de vote difficile. La crise ne doit pas déteindre sur les institutions. Quel que soit le résultat des discussions engagées d’ici là avec les rebelles, il faut qu’un président à forte légitimité puisse mener le dialogue.
Comment expliquez-vous l’émergence d’une nouvelle rébellion touarègue ?
Le Mali subit les effets collatéraux de la guerre en Libye qui était devenue le magasin d’armes à ciel ouvert le plus important du monde, le moins cher et le mieux achalandé. À la chute du régime de Kadhafi, les ressortissants originaires du Mali qui avaient combattu pour l’ancien régime sont rentrés avec armes et bagages au pays de leurs ancêtres. Ces combattants aguerris sont près d’un millier. Ils sont équipés de véhicules blindés légers, d’artillerie, de canons antiaériens, de fusées SAM7, de mitrailleuses lourdes, de moyens de transmission, de munitions. Nous avons proposé d’installer ce contingent dans des zones de cantonnement en les aidant. Surarmé, le MNLA s’est jeté de manière unilatérale dans une guerre inutile.
Vous venez de perdre Tessalit, un verrou stratégique. La rébellion est-elle supérieure militairement à l’armée régulière ?
Je ne suis pas sûr. Nos troupes ont quitté la garnison de Tessalit pour permettre aux civils de sortir du piège de l’encerclement par les rebelles. Le retrait s’est effectué pour des raisons humanitaires.
Que s’est-il passé le 24 janvier dans la garnison d’Aguelhok ? Qui est, selon vous, responsable du massacre de vos hommes ?
La garnison n’avait plus de munitions et il était impossible d’acheminer des renforts. Les soldats qui se sont battus vaillamment ont été faits prisonniers. Lorsque le MNLA a quitté les lieux nous avons découvert une tragédie. 70 de nos jeunes étaient alignés sur le sol. Les Noirs avaient les poignets ligotés dans le dos. Ils ont été abattus par des balles tirées à bout portant dans la tête. Ceux qui avaient la peau blanche, les Arabes et les Touaregs, ont été égorgés et souvent éventrés (Amadou Toumani Touré montre des photos de corps suppliciés, NDLR). C’est un crime de guerre. Je suis étonné par le silence des organisations internationales sur ces atrocités. Que dit la Cour pénale internationale ? Rien. Une commission d’enquête a été chargée de remettre un dossier à la justice malienne. Le MNLA qui a revendiqué la victoire porte une lourde responsabilité, mais nous savons que le contingent le plus important du groupe était composé essentiellement de gens d’Aqmi. L’implication d’Aqmi est importante dans ce conflit tout comme celle du groupe islamiste touareg Ansar dine d’Iyad ag Ghali.
Allez-vous, malgré tout, négocier avec le MNLA ?
Je n’aime pas le terme de négociation, je lui préfère celui de dialogue. En revanche, il n’est pas question d’envisager une indépendance. Il est indispensable de préserver l’intégrité territoriale du Mali, après tout peut se discuter. Je tiens toutefois à souligner que les critiques sur l’absence d’efforts en faveur du développement du Nord sont injustes. Nous y avons investi des sommes considérables en favorisant le transfert des responsabilités aux autochtones. On peut même parler sur ce point de discrimination positive en faveur des Touaregs.
Vous êtes régulièrement accusé à l’étranger de laxisme à l’égard d’Aqmi. Considérez-vous que cette guerre internationale contre le terrorisme n’est pas la vôtre ?
C’est une accusation un peu facile. On a souhaité qu’on se batte contre Aqmi et on l’a fait. Nous avons donné la chasse en juin 2009 aux assassins du chef de nos services de renseignements à Tombouctou et nous avons perdu trente hommes au cours de l’opération. Nous ne sommes pas laxistes, mais nous luttons avec nos moyens qui sont limités. Nous avions sonné l’alarme dès 2006 en expliquant que seule une coopération des pays riverains du Sahara pouvait venir à bout des islamistes armés. On a malheureusement perdu six ans puisque ce n’est que maintenant que commence à se mettre en place une stratégie transnationale pour mettre en commun nos moyens de lutte.
Êtes-vous favorable au paiement de rançons pour la libération des otages ?
C’est une mauvaise solution qui renforce les capacités de certains groupes, mais il ne faut pas être hypocrite. Les pressions de toutes sortes sont fortes pour obtenir la libération de personnes retenues captives dans des conditions insupportables. Je souhaite que les six otages français soient libérés le plus rapidement possible. Chaque fois que le Mali peut aider, il n’hésite pas à le faire.
Par Thierry Oberlé
Mis à jour le 15/03/2012 à 09:37 | publié le 14/03/2012 à 09:23