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Femme & Fille, Les Noyau de La Société et Mère de L'Humanité

 

DEVOIR DE MEMOIRE ET D'ESPOIR,

 

UN MALI

DES MALIENS

Du Sacrifice ultime de la Mère de l'Empire et de la République du Mali

 

nommée Sogolhon*Prière de l'Absent

 

Parce qu'un train revient toujours.

 

Paul Kagamé : "Je ne conseille à personne de se mêler des affaires intérieures du Rwanda"

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Le chef de l'État rwandais Paul Kagamé considère que les Français ont été complices mais aussi acteurs du génocide.Le chef de l'État rwandais Paul Kagamé considère que les Français ont été complices mais aussi acteurs du génocide.

Démocratie, justice, France, Afrique du Sud, RD Congo, présidentielle de 2017... Le chef de l'État rwandais Paul Kagamé répond sans ambages à toutes les questions, même les plus polémiques.

"Je ne vois pas comment ils auraient pu faire plus de progrès en vingt ans", souffle, admiratif, le Français Pascal Lamy, ancien directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, en visite fin mars à Kigali. Il est vrai que sur le plan du développement économique et humain, le Rwanda collectionne les places de choix dans tous les palmarès de bonne gouvernance. En 2015, ce pays de 12 millions d'habitants sera ainsi l'un des très rares en Afrique à avoir atteint la quasi-totalité des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) définis par les Nations unies. Quand on sait qu'il y a deux décennies le Rwanda était un vaste charnier à ciel ouvert et un pays économiquement exsangue, dont le tissu social avait fini par se dissoudre dans un tsunami de haines, la performance est en soi stupéfiante.

Paul Kagamé, 56 ans, est le principal artisan de ce miracle. Mais cet homme de fer qui, après avoir gagné la guerre, a reconstruit le Rwanda est aussi, parce qu'il gouverne seul et sans partage, la cible unique et le seul dépositaire des critiques, parfois des anathèmes, que lancent tous ceux qui ne trouvent pas leur compte dans cette refondation. Opposants en exil, anciens compagnons devenus dissidents, "experts" inconsolables de la perte définitive d'un pion tardif sur l'échiquier de ce qui fut la Françafrique, mais aussi, plus récemment, voisins africains irrités par l'arrogance supposée de ce petit pays qui parle comme un grand et bailleurs de fonds contraints par le politiquement correct de restreindre leur aide budgétaire (même si cette dernière est, pour une large part, aussitôt reconvertie en aide sectorielle) : la liste de ceux que Kagamé dérange est longue, quitte à diaboliser le chef de l'État rwandais et à le dépeindre en Machiavel des Grands Lacs.

Cet entretien, au cours duquel Paul Kagamé s'exprime, comme à son habitude, sans aucun détour, a été recueilli le 27 mars à Urugwiro Village. Ce complexe aujourd'hui entièrement rénové, hautement sécurisé et ultraconnecté, au coeur de Kigali, abritait il y a vingt ans d'autres bureaux présidentiels : ceux de Juvénal Habyarimana. Jusqu'à un certain 6 avril 1994.

[Cet entretien, publié dans J.A. n°2778, a provoqué l'absence de représentants officiels français aux commémorations du 20e anniversaire du génocide à Kigali, NDLR]

Jeune afrique : Vingt ans après le génocide, pensez-vous que le monde extérieur a enfin pris la mesure de ce qui s'est passé ici ? 

Paul Kagamé : Non, hélas. L'image qui prédomine à l'extérieur est celle d'un génocide tombé du ciel, sans causes ni conséquences, et dont les responsabilités sont multiples, confuses et diluées. Une sorte d'épiphénomène.

Cette incompréhension ne tient-elle pas au fait que ce génocide fut un génocide de proximité, unique dans l'Histoire contemporaine ?

Sans doute. Notre expérience est différente de celle des autres et cette spécificité a généré de notre part des réponses elles aussi spécifiques, parfois complexes à expliquer. Il ne faut pas oublier - même s'il s'agit encore aujourd'hui d'un sujet tabou - le rôle clé, dans les racines historiques mais aussi dans le déroulement du génocide, de ces mêmes puissances occidentales qui, aujourd'hui, définissent seules les règles de la bonne gouvernance et les normes de la démocratie. Elles aimeraient que le Rwanda soit un pays ordinaire, comme si rien ne s'était passé, ce qui présenterait l'avantage de faire oublier leurs propres responsabilités, mais c'est impossible. Prenez le cas de la France. Vingt ans après, le seul reproche admissible à ses yeux est celui de ne pas en avoir fait assez pour sauver des vies pendant le génocide. C'est un fait, mais cela masque l'essentiel : le rôle direct de la Belgique et de la France dans la préparation politique du génocide et la participation de cette dernière à son exécution même.

Complicité ou participation ?

Les deux ! Interrogez les rescapés du massacre de Bisesero en juin 1994 et ils vous diront ce que les soldats français de l'opération Turquoise y ont fait. Complices certes, à Bisesero comme dans toute la zone dite "humanitaire sûre", mais aussi acteurs

L'autre difficulté de compréhension tient au fait que vous êtes un chef d'État très différent des autres. En avez-vous conscience ?

Je n'en sais rien. Si différence il y a, cela tient à mon expérience et à l'histoire très particulière de mon pays. Même si, en termes de développement et de gouvernance, nos défis sont ceux que rencontrent tous les Africains.

Si vos réussites en matières économique et sociale sont unanimement saluées, il n'en va pas de même de la démocratie au Rwanda. Nombre d'observateurs estiment qu'il ne s'agit que d'une vitrine à l'usage des bailleurs de fonds et qu'une opposition est tolérée tant qu'elle ne menace pas la suprématie du Front patriotique rwandais (FPR). Que répondez-vous ?

De quelle démocratie parlez-vous ? Si j'en crois ce que nous disent les Occidentaux, la démocratie concerne et implique le peuple : son expression, ses sentiments, son choix. Mais quand ici, au Rwanda, la population exprime librement son choix et son orientation, les mêmes rétorquent : non, vous vous trompez, ce que vous décidez n'est pas bon pour vous. Tant que nous ne nous coulons pas dans le modèle de démocratie qu'ils ont défini pour nous, nous sommes dans l'erreur. Cette attitude porte un nom : l'intolérance, le refus de la différence. Quand je vois qu'ailleurs en Afrique leur conception de la démocratie s'accommode parfaitement de la corruption, du tribalisme, du népotisme, voire du chaos, pourvu que les apparences soient préservées, je me dis que décidément, nous n'avons pas la même vision des choses. Pensez-vous une seconde que les réussites économiques et sociales que vous évoquez auraient pu être accomplies sans la participation des Rwandais et contre leur volonté ? La dignité, l'unité, le droit d'entreprendre, d'être éduqué et soigné, l'intégrité sont autant de valeurs démocratiques. Nul n'est mieux placé que nous pour savoir ce que nous voulons et quels sont les moyens d'y parvenir. Il faudra bien que le monde extérieur s'y habitue, car nous n'allons pas changer.

Votre mandat s'achèvera en 2017 et la Constitution vous interdit de vous représenter. Vous situez-vous dans cette perspective ?

J'ai toujours dit que je respecterai la Constitution. Mais j'ajoute qu'une Constitution n'est rien d'autre que l'expression de la volonté du peuple à un moment et dans un contexte donné. Partout dans le monde, dans les vieilles démocraties comme dans les plus récentes, les lois fondamentales bougent, s'adaptent et s'amendent sans cesse dans l'intérêt des populations concernées. En sera-t-il de même au Rwanda ? C'est vraisemblable, je ne connais pas un seul pays où la Constitution soit immuable.

À propos de la limitation des mandats présidentiels, par exemple ?

Sur ce point, sur un autre, je l'ignore. Ce n'est pas de moi qu'il s'agit et je ne suis pas le rédacteur de la Constitution. Pourquoi cette obsession autour de ma personne ? Ce que vous devez retenir est simple : je respecte et je respecterai la Constitution. Le reste ne me concerne pas.

Comment expliquez-vous que pas un seul Rwandais ne pense que vous allez quitter le pouvoir en 2017 ?

S'ils pensent cela, est-ce parce qu'ils estiment que je veux m'accrocher au pouvoir, ou est-ce l'expression d'un souhait de leur part ? Vous devriez leur poser la question... Une chose est sûre : in fine, si des propositions en ce sens me sont faites par les citoyens de ce pays, j'aurai à me déterminer. Je ferai alors connaître mon choix en fonction des circonstances et de toute une série de paramètres. Ce moment viendra quand je l'aurai personnellement décidé.

Difficile de vous imaginer en retraité de 60 ans, assis dans votre ranch du lac Muhazi à surveiller vos vaches...

Et pourquoi pas ? Je m'imagine très bien ainsi.

Depuis l'assassinat de Patrick Karegeya et l'attaque contre la villa de Kayumba Nyamwasa, deux opposants rwandais exilés en Afrique du Sud, vos relations avec Pretoria sont exécrables. Vous avez rencontré Jacob Zuma à Luanda le 25 mars. Que vous êtes-vous dit ?

Nous n'avons pas parlé que de ce problème, mais nous l'avons, cela va de soi, abordé. Mon opinion est claire : obtenir l'asile dans un État implique une obligation de réserve et l'interdiction d'y mener des activités subversives contre son pays d'origine. Ce n'est donc pas le droit d'asile en tant que tel que je remets en question, mais la latitude, voire les complicités à haut niveau, dont disposent ces auto-exilés en Afrique du Sud pour déstabiliser le Rwanda et prôner le terrorisme. Cela, nous le répétons depuis longtemps.

Aviez-vous demandé aux autorités sud-africaines l'extradition de Karegeya et Nyamwasa ?

Évidemment. Dossiers à l'appui. Ces gens ont été poursuivis et condamnés au Rwanda.

Mais Pretoria estime que votre justice n'offre pas toutes les garanties d'impartialité...

À tort. Encore faudrait-il que les Sud-Africains ne donnent pas l'impression fâcheuse d'être, eux, partiaux. Je veux croire qu'avec le temps le gouvernement d'Afrique du Sud se rendra compte qu'il a beaucoup plus intérêt à nous écouter qu'à couvrir les agissements d'un groupe de délinquants.

Des diplomates ont été expulsés de part et d'autre. Vont-ils revenir à leurs postes ?

Nous sommes en train de les remplacer.

Vos rapports avec l'Afrique du Sud étaient excellents pendant les années Mandela et Mbeki. Ils se sont dégradés depuis l'arrivée de Jacob Zuma. Est-ce parce que ce dernier semble avoir fait le choix d'une alliance stratégique avec la RD Congo ?

Je ne peux pas répondre à sa place. Une chose est sûre : je ne conseille à personne de se mêler de nos affaires intérieures. Ce que je dis vaut pour l'Afrique du Sud, mais aussi pour la Tanzanie, la France, la Belgique, les médias et les ONG qui prennent un malin plaisir à souffler sur les braises.

Quelle est votre part de responsabilité dans l'assassinat de Karegeya et l'attentat contre Kayumba ?

Aucune. Il n'y a rien, aucun élément, qui relie ces faits à l'État rwandais. Les autorités sud-africaines ont parlé de preuves : où sont-elles ? La seule chose qu'elles nous reprochent réellement, ce sont mes propres déclarations à ce sujet.

Il est vrai que vous n'y êtes pas allé de main morte...

Cela vous étonne ? Je dis toujours ce que je pense. Pourquoi voudrait-on que nous pleurions le sort d'un homme qui a commandité des attentats meurtriers à la grenade ? Et peu m'importe si cela excite les journalistes.

Karegeya, Nyamwasa mais aussi l'ancien procureur général Gerald Gahima et votre ex-chef de cabinet Théogène Rudasingwa furent très proches de vous avant de devenir vos adversaires résolus. Cela vous inquiète, ces gens qui vous quittent avec leurs secrets ?

Quels secrets ? Des secrets compromettants pour eux peut-être ? Ces personnes ont exercé des responsabilités militaires, sécuritaires, judiciaires ou politiques au sein du FPR, sous mon commandement. Parler d'elles en termes de proximité personnelle avec moi n'a donc pas de sens. Quant à leurs secrets, vous les avez entendus, ces gens ont depuis longtemps dit tout ce qu'ils avaient à dire, et hormis des stupidités, il n'y a rien. Ce que je remarque, c'est que tant qu'ils étaient en activité ici, jamais, à aucun moment, ils n'ont exprimé le moindre désaccord avec moi. Leur opposition est apparue le jour où ils ont été relevés de leurs fonctions, pour des motifs qui n'avaient rien de politique.

L'ex-général Nyamwasa souhaite être entendu par le juge français Trévidic à propos de l'attentat contre l'avion de Juvénal Habyarimana. Il prétend détenir des preuves de la culpabilité du FPR.

Quelles preuves ? Celles de sa propre participation à l'attentat ? S'il est celui qui a abattu l'avion, très bien. Qu'on l'arrête et qu'on le juge.

Le président tanzanien, Jakaya Kikwete, votre voisin à l'est, a suscité votre courroux en recommandant l'instauration de négociations entre vous et vos opposants, y compris les Forces démocratiques de libération du Rwanda [FDLR, milices hutues]. Vous n'admettez pas les conseils ?

Ce que je n'admets pas, c'est l'ingérence. Il n'est pas acceptable que Jakaya Kikwete et des membres de son gouvernement s'associent de quelque façon que ce soit avec des génocidaires. Il n'y a aucune raison pour cela. Or, ils le font, et depuis assez longtemps. C'est une politique à l'égard du Rwanda qui prend d'autres formes négatives, par exemple l'expulsion massive de milliers de Rwandais vivant en Tanzanie depuis des décennies et même de citoyens tanzaniens confondus avec des Rwandais et que nous sommes obligés de leur renvoyer. Pourquoi agir de la sorte, alors que nous faisons partie de la même communauté d'Afrique de l'Est ? Pourquoi ne pas discuter des problèmes avant de prendre des mesures aussi brutales ? J'ai entendu l'autre jour le ministre tanzanien des Affaires étrangères justifier leur complicité avec les FDLR en expliquant que son pays avait une longue tradition d'accueil des combattants de la liberté. C'est à la fois ridicule et tragique. De quoi se mêle-t-il ? Le Rwanda n'est pas son affaire.

En RD Congo, les forces de l'ONU et le gouvernement de Kinshasa ont promis d'en finir avec les FDLR après avoir neutralisé la rébellion du M23. Y croyez-vous ?

Non. Mais je ne demanderais pas mieux que de me voir démontrer que j'ai tort.

La Monusco s'appuie sur une brigade spéciale d'intervention constituée de troupes sud-africaines, tanzaniennes et malawites. Son rôle a été décisif contre le M23. Ne pourrait-il pas l'être aussi contre les FDLR ?

J'ai surtout l'impression que cette brigade a été créée pour défendre les FDLR.

La considérez-vous comme une menace pour le Rwanda ?

Cela découle de ce que je viens de vous dire.

Le numéro deux des FDLR a récemment déclaré que son mouvement souhaitait déposer les armes. Faut-il le prendre au sérieux ?

Je n'en sais rien. Si c'est exact, tant mieux.

Parmi ces miliciens, les chefs sont pour la plupart des génocidaires avérés, mais le gros de la troupe est constitué de jeunes qui n'ont pas connu le génocide ou n'y ont pas participé. Ne faut-il pas faire la différence entre les uns et les autres ?

Qu'il y ait une différence, cela va de soi. Mais qu'est-ce que cela change ? Pour tous, la solution est la même : le retour organisé au Rwanda, à travers un processus de réinsertion qui fonctionne depuis quinze ans et par lequel sont déjà passés près de dix mille d'entre eux.

La réintégration, donc. Mais sans négociation préalable.

Négocier quoi ? L'innocence ou la culpabilité de tel ou tel ? La justice ? Il n'y a rien à négocier.

L'ancien Premier ministre Faustin Twagiramungu, en exil en Belgique, demande l'ouverture d'un dialogue national sur l'avenir du Rwanda. Que lui répondez-vous ?

Pourquoi demande-t-il cela depuis l'étranger ? Il a été candidat à la présidentielle de 2003, il a perdu, il est allé s'installer en Belgique sans que nul ne l'y oblige et il voudrait qu'on négocie avec lui par téléconférence ? Ce n'est pas sérieux.

Lui souhaite rentrer. Mais votre ambassade lui a, dit-il, refusé le renouvellement de son passeport rwandais.

Qu'il vienne à Kigali avec son passeport belge, où est le problème ? Il s'adressera ensuite aux services compétents.

Vous avez lancé il y a six mois une campagne intitulée Ndi Umunyarwanda ("Je suis rwandais"), interprétée par votre opposition comme un moyen de culpabiliser, voire d'humilier, la communauté hutue. De quoi s'agit-il ?

C'est très simple. Le but de cette campagne est de mettre l'accent sur ce qui nous unit, la "rwandité", et de faire disparaître ce qui nous divise et qui a causé le génocide : le communautarisme. Tout en respectant, bien sûr, notre diversité. Dans ce cadre et dans cet objectif, celles et ceux qui, par commission ou par omission, ont des choses à se reprocher par rapport au génocide trouvent là l'occasion d'exprimer leurs regrets et leur attachement au nouveau Rwanda. Nous ne forçons évidemment personne à faire cette démarche, qui s'effectue sur une base purement volontaire et individuelle. Le fait qu'à l'extérieur des groupes exploitent cette campagne dans le sens que vous dites n'a rien de surprenant. L'ethnicisme étant leur fonds de commerce, il faut bien qu'ils le défendent.

Si l'on en croit les statistiques officielles, 772 cas d'apologie du génocide ont été portés devant la justice au Rwanda en 2012 et 2013, soit 25 % de plus que lors des deux années précédentes. N'est-ce pas préoccupant ?

Non. Car cela signifie que nous ne cachons rien. Nous n'améliorerons pas la réalité des choses en la masquant. On n'efface pas une telle idéologie en vingt ans. C'est un combat de tous les jours.

Pensez-vous qu'un jour il n'y aura plus dans ce pays ni Tutsis, ni Hutus, ni Twas, mais seulement des Rwandais ?

Encore une fois, je l'ignore. Mais ce que je redis, c'est que la "rwandité" que nous prônons n'est pas la négation des diversités. On peut se revendiquer Tutsi, Hutu ou Twa, mais à condition que ce ne soit pas au détriment des autres. C'est tout et c'est clair.

Votre position très critique à l'encontre de la Cour pénale internationale [CPI] a-t-elle évolué ?

Hélas non. Et chaque jour, chaque année me donne raison. Rien n'a changé dans le fonctionnement de cette Cour, dont le rôle se résume à ne poursuivre que des Africains.

Pourtant, la procureure est une Africaine, Fatou Bensouda...

Cela n'a aucune importance. Beaucoup d'Africains servent des intérêts qui ne sont pas les leurs. Ce n'est pas une affaire de couleur de peau.

Pourquoi, alors, avez-vous facilité la livraison à la CPI de l'ex-général congolais Bosco Ntaganda ?

Nous n'avons rien facilité, encore moins organisé. Ntaganda s'est livré volontairement à l'ambassade des États-Unis à Kigali afin de se rendre devant la Cour. Nous n'avons rien à voir, ni avec lui ni avec son cas. Notre rôle s'est limité à autoriser son départ du territoire rwandais.

Pascal Simbikangwa vient d'être condamné à Paris à vingt-cinq ans de prison pour génocide. Peut-on dire que la France n'est plus un refuge pour les génocidaires rwandais présumés ?

Nous verrons ce qu'il adviendra de cette condamnation en appel. Pour le reste, je ne pense pas qu'il s'agisse là d'une évolution particulièrement positive. Pour un criminel condamné après vingt ans, combien la justice française en a-t-elle escamoté ? Nous ne sommes pas dupes de ce petit jeu. On nous présente cette sentence comme un geste, presque comme une faveur de la France à l'égard du Rwanda, alors que c'est le rôle de la France dans le génocide qu'il conviendrait d'examiner.

Où en sont vos relations avec les États-Unis ? Depuis le départ de Hillary Clinton et le changement de poste de Susan Rice, il semble que vous ayez perdu vos deux principaux soutiens à Washington. Résultat : le département d'État n'hésite plus à vous critiquer.

Il n'y a pas, à ma connaissance, de problème réel entre nous. Ce sont des avions américains qui ont transporté nos troupes en Centrafrique et notre coopération sur bien des plans est toujours aussi bonne. Les quelques déclarations auxquelles vous faites allusion ne sont que des réponses formulées lors d'interviews. Ce ne sont pas des communiqués officiels.

Vos collaborateurs et les médias rwandais pointent volontiers ce qu'ils considèrent comme un manque d'objectivité du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, à l'égard du Rwanda. Partagez-vous ce jugement ?

Je pense qu'il a commis pas mal d'erreurs, en s'associant notamment aux manoeuvres anti-rwandaises menées à partir de la Tanzanie. J'estime que sa position manque d'équilibre, pour des raisons subjectives que je ne connais pas.

Depuis quelques mois, la part de l'aide extérieure dans votre budget baisse lentement mais sûrement. Or, elle est cruciale puisqu'elle représente encore 38 % des ressources publiques. Êtes-vous prêt à faire face à ce déclin ?

C'est un phénomène qu'il faut appréhender dans sa globalité. Cette décrue ne nous inquiète pas pour deux raisons : d'abord parce qu'elle s'accompagne d'une hausse de nos ressources propres et des investissements privés, ensuite parce qu'il existe toute une variété de financements alternatifs auxquels nous pouvons faire appel pour boucler notre budget. Notre objectif n'a pas changé : devenir en 2020 un pays autosuffisant à revenu intermédiaire.

________

Propos recueillis à Kigali par François Soudan

 

SourceJeune Afrique

 

Ainsi, tout comme tout un monde reuni pour l'assassinat de feu Patrice Lumumba (rep), la France n'est pas seule responsable du genocide rwandais, d'aguelhoc et centrafrique.

Les permanents du conseil doivent en raison de leurs responsabilités ne serait-ce qu'historique devenir, être, rester responsables.

L'etat actuel et les moyens actuels permettent de fixer et respecter et faire respecter les limites.

Appélés et devant les responsabilités, nous avons le choix, la responsabilité que nous assurons et/ou que nous assumons.

 

Tous avis et traitements engagent dans la responsabilité,

tous contre l'organisation et l'activité criminelle voyou-associée corruptive et oppressive.

 

Concertations nationales sur l’enseignement supérieur au Mali : Vers un nouveau départ, fondé sur une nouvelle vision

Les Concertations nationales sur l’enseignement au Mali ont pris fin hier, mercredi 9 avril, au CICB. Durant les trois les jours de concertations (7, 8 et 9 avril), les chercheurs, les professeurs, les recteurs, les directeurs des grandes écoles et les étudiants ont cogité sur l’avenir de notre enseignement supérieur.

 

 

MOUSTAPHE DICKO

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Moustapha Dicko

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Justice, Mohamed Ali Bathily, représentant le Premier ministre, en présence du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Moustapha Dicko, du représentant du Président de la Commission de l’UEMOA, Yassen Apoko et de plusieurs sommités du monde de la recherche et universitaires.

 

 

Ces concertations nationales entrent dans le cadre du Programme d’appui à l’enseignement supérieur (PAES), initié par la Commission de l’UEMOA afin de dégager au niveau de chacun des Etats membres, de façon participative et consensuelle, des voies de redynamisation.

 

 

Elles se proposaient de proposer des orientations, des mesures et des actions à mettre en œuvre, pour le développement de notre système d’enseignement supérieur, selon un chronogramme défini. A terme, il s’agit de favoriser la mobilité des enseignants, des chercheurs et des étudiants dans l’espace communautaire et de faciliter l’insertion des diplômés et l’intégration sous régionale.

 

 

Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a indiqué que l’objectif de ces concertations était d’aboutir à des solutions non-idéales, mais pratiques, voire pragmatiques, de renforcer les acquis des programmes et projets en cours, et, au besoin, d’en inventer d’autres, afin que notre université puisse être celle de nos ambitions.

 

 

Selon lui, au-delà de l’intérêt sous-régional de ces concertations, le système d’enseignement supérieur et de la recherche dans notre pays a besoin d’un nouveau départ, fondé sur une nouvelle vision, celle qui rime avec modernité, qualité, performance, efficacité et efficience.

Auparavant, le Rapporteur du Comité de pilotage des concertations, en présentant son rapport, avait exposé les problèmes du sous-secteur de l’enseignement supérieur. Ces problèmes ont pour noms manque d’infrastructures d’accueil, nombre insuffisant d’enseignants, problèmes liés à l’éthique, à la déontologie et à la discipline, inadéquation des offres de formation avec les besoins de la société, nombre croissant d’étudiants, en particulier dans les disciplines littéraires et problèmes de gouvernance et d’autonomie, entre autres.

 

 

Selon lui, des entretiens sur les différentes thématiques des concertations, il ressort que «la situation de l’ensemble de l’enseignement supérieur malien s’est pas reluisante. Ce qui s’y passe, ce qui s’y fait, ce qui s’y vit, ne reflète pas les valeurs de travail, d’intégrité, de don de soi et de compétence qui fondent la société malienne. Il est important que la gouvernance de l’enseignement supérieur soit revue, corrigée et assise sur des principes intangibles que la concertation nationale devra dégager»

 

De son côté, le ministre de la Justice,  représentant le Premier ministre, a réaffirmé que le Gouvernement attachait une importance capitale à ses assises. Avant de partager cette thèse avec les participants: «les ressources humaines sont les mieux partagées dans ce monde, car toute nation en dispose. Leur valorisation, par la formation et la recherche, relève d’une vision stratégique pour assurer le développement d’un pays. Ceux qui l’ont compris se sont développés, même en l’absence de ressources naturelles. Les pays qui ont négligé cette approche ont de la peine à décoller, alors qu’ils recèlent d’énormes richesses naturelles, dont l’exploitation nécessite des ressources  humaines qualifiées. Leur formation est l’une des missions fondamentales de l’enseignement supérieur et de la recherche».

Ce qui correspond à une caricature déplaisante de notre pays, en manque de ressources humaines qualifiées dans bien des domaines, d’où l’importance de ces assises pour le Mali. Reste maintenant à savoir si ces conclusions vont être effectivement mises en œuvre, pour sauver le sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche du Mali.

 

Youssouf Diallo    

 

 

SOURCE:  du   10 avr 2014.    

deplace

                                                             A tous les enfants

A la mémoire de Sogholon & de Nyélénie KONDE

 

Voila le but de faire quelqu'un de bien,

Elle m'a appris certaines choses de la vie,

Grandir sans pere c'est dur, même si la mere persevere,

Perdre sa mère c'est pire,

Je dis qu'Il Faut Profiter de Sa Présence Tant qu'Elle Est Là, plutot que tard s'attraper en l'absence,

L'Amour Est à ce prix,

Rien n'est eternel.

 

Abdoulhaille DIARRA aka Oxmo

 

Tô mana kè tôlon, fèrè la tôlon, (bis)

Tô mana kè, kalana, sini gnassiguy kalan...

Olou bé bôlonna fê:

sourô doumouni gnini na

kiléra doumouni gnini na

Manian i djidja,

 

 

Celebrons La Liberté d'Expression, L'Accueil, L'Hospitalité, La Fraternité

 

Traiter bien l'Etranger, car tu as été etranger.

Misra.

 

Adorer Un Dieu Unique,

Exprimer La Vérité

Aimer son prochain comme soi-même

Faire La Charité

 

Un simple sourire est dejà peut-être un geste de charité

 

Funérailles de Mandela: 53 chefs d'Etat ou de gouvernement ont confirmé leur présence

JOHANNESBURG - Cinquante-trois chefs d'Etat ou de gouvernement ont confirmé qu'ils se rendraient en Afrique du Sud pour les funérailles de Nelson Mandela, a annoncé dimanche la ministre des Affaires étrangères.

La mort du héros de la lutte anti-apartheid, jeudi, a suscité un intérêt sans précédent dans la communauté internationale, a souligné au cours d'une conférence de presse Maite Nkoana-Mashabane. 

 

Defendre La Femme contre les abus

( et au-delà et du livre: suivant les prescriptions divines).

Proteger les orphelins

Cité, Jafar à Abyssinie

 

 

Sacrifice ultime de la Mère de l'Empire et de la République du Mali

 

nommée Sogolhon*Prière de l'Absent

 

 

L'idolatrie a souvent été mal interpretée au cours des ages / Roi Najasi, d'Axum.

O Peuple, tout comme vous considérez ce Mois, ce Jour, cette Cité comme Sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque Musulman comme Sacrés.

Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés.

Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser.

Souvenez-vous qu’en vérité vous rencontrerez votre SEIGNEUR et qu’effectivement il vous demandera compte de vos actes.

ALLAH vous a défendu de pratiquer l’usure (prendre Intérêt), donc obligation d’Intérêt sera dorénavant abolie.

Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion.

Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous induire à commettre les grands péchés, méfiez-vous donc à ne pas le suivre en ce qui concerne les petits péchés.

O Peuple, il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous. Si elles se soumettent à vous, alors à elles appartiennent le droit d’être nourries et habillées convenablement.

 

Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires.

 

Et il est de votre droit de vous assurer qu’elles choisissent leurs amies avec votre approbation, aussi bien que de ne jamais commettre l’adultère.

O Peuple, écoutez-moi bien, adorez ALLAH, faites vos cinq prières (Salah) quotidiennes.

Jeûnez pendant le mois de Ramadhan, et donnez votre richesse en Zakâte.

Accomplissez, le Hadj si vous en avez les moyens.

Vous savez que chaque musulman est le frère d’un autre musulman. Vous êtes tous égaux.

Aucune personne n’est supérieure à une autre, excepté en piété et en bonne action.

 

Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant ALLAH et vous répondrez de vos actes. Donc, prenez garde,ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.

O Peuple, AUCUN PROPHETE OU APOTRE NE VIENDRA

APRES MOI ET AUCUNE NOUVELLE FOI NAITRA.

Raisonnez bien, donc, O Peuple,et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses,

 

LE CORAN et mon exemple LA SOUNNAH,

 

et si vous les suivez vous ne vous égarerez jamais.

 

Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres et ceux-là à d’autres encore; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement.

Sois témoinO ALLAH, que j’ai transmis Ton message à Ton Peuple.

 

Fait le neuvième jour

de Zil Hadj 10 A.H.

dans la vallée Uranah du Mont Arafat.

 

 

 

UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI

CONSTITUTION

ADOPTEE PAR REFERENDUM DU 12 JANVIER 1992 ET PROMULGUEE PAR DECRET N°92-073
P-CTSP DU 25 FEVRIER 1992

PREAMBULE

Le PEUPLE Souverain du Mali, fort de ses traditions de lutte héroïque, engagé à rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d'honneur pour l'avènement d'un Etat de droit et de démocratie pluraliste,

  • affirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la Révolution du 26 Mars 1991,
  • s'engage solennellement à défendre la forme républicaine et la laïcïté de l'Etat,
  • proclame sa détermination à défendre les droits de la femme et de l'enfant ainsi que la diversité culturelle et linguistique de la communauté nationale,
  • réaffirme sa détermination à maintenir et à consolider l'unité nationale,
  • s'engage à assurer l'amélioration de la qualité de la vie, la protection de l'environnement et du patrimoine culturel,
  • souscrit à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 Décembre 1948 et à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples du 27 Juin 1981,
  • réaffirme son attachement à la réalisation de l'Unité Africaine, à la promotion de la paix, de la coopération régionale et internationale, au règlement pacifique des différends entre Etats dans le respect de la justice, de l'égalité, de la liberté et de la souveraineté des peuples.

 

Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

 

 

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

 

Pour une sortie durable de la crise au Mali : Le Forum multi-acteurs prône une nouvelle vision de la gouvernance démocratique

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Pour une sortie durable de la crise au Mali : Le Forum multi-acteurs prône une nouvelle vision de la gouvernance démocratique

Un forum multi-acteurs de cadrage pour une sortie durable de la crise au Mali s’est tenu la semaine dernière dans les locaux de l’Hôtel Mandé. C’est le ministre du Travail, de la fonction publique et des relations avec les institutions, Mamadou Namory Traoré qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux. Il avait à ses côtés, le représentant de l’ambassadeur de France au Mali, Yves Guemard, le Commissaire au Développement Institutionnel, Lassine Bouaré. Les orientations majeures du Forum multi-acteurs (FMA) sur la gouvernance, selon les organisateurs, répondent au souci d’apporter des réponses adéquates aux défis de plus en plus complexes et structurels auxquels fait face le Mali, et aussi d’accompagner l’ensemble des acteurs : Etat, organisations de la société civile (OSC), acteurs politiques et privés et autres, dans une stratégie de sortie durable de la crise.

 

Il s’agit également, à travers cette rencontre, de repenser la gouvernance dans notre pays, d’en identifier les leviers d’actions, les stratégies de mise en œuvre d’une gouvernance démocratique partagée. La crise actuelle, à en croire les organisateurs du forum, montre à suffisance la nécessité de mettre en place des indicateurs qui peuvent être des alertes objectives par rapport à la dégradation de la situation de la gouvernance depuis des années. C’est pourquoi, certains participants n’excluaient pas la proposition de la création d’un observatoire de la gouvernance.

Dans son intervention, le ministre Mamadou Namory Traoré a souhaité une implication de tous à cette dynamique de réflexions pour relever les défis de la nation malienne. Il a insisté sur l’effort collectif pour aller vers la reconstruction du pays et la réconciliation nationale. De son côté, le représentant de l’Ambassadeur de la France, a indiqué que le FMA est un maillon essentiel de la coopération française au Mali. Pour lui, les résultats de ces assises doivent permettre une véritable avancée de la gouvernance démocratique dans notre pays. Le Plan d’action 2013 du FMA adopté de façon consensuelle à la fin du Forum de cadrage témoigne, si besoin en était, de la volonté manifeste de l’ensemble des acteurs à cheminer ensemble et à œuvrer à l’émergence d’une nouvelle vision de la gouvernance démocratique au Mali. Ce plan d’action prioritaire s’articule autour de de la réussite des élections 2013, de la réconciliation nationale, de la relance économique et de la gouvernance démocratique, etc..

Kassoum THERA

 

Source: L'Indépendant

 

 

 

La Commission Dialogue et réconciliation (CDR) est créée auprès du président de la République qui en choisit les membres. Composée de 33 membres désignés par le président de la République, dont un président, deux vice-présidents et 30 commissaires, la CDR a une durée de vie de deux ans

 

Les fonctions de membres de la Commission Dialogue et Réconciliation sont incompatibles avec toute activité de nature à influer sur leur indépendance. Les membres de CDR sont astreints au secret des délibérations. Ses membres, pour bien accomplir leurs missions, seront choisis en fonction des critères de compétence, devraient avoir une bonne moralité et jouir de leurs droits civiques et politiques.

Par ailleurs, la CDR aura une composition inclusive, afin qu’elle soit représentative de l’ensemble des communautés du Mali, notamment des régions du Nord, mais en tenant compte de la diversité du peuple malien. Il est prévu une trentaine de commissions dont les membres seront choisis sur la base des mêmes critères. En plus de ses membres, la CDR peut mettre en place, au niveau régional ou subrégional, des groupes de travail chargés de questions diverses. Les groupes de travail peuvent faire appel à toute personne dont la contribution et la compétence sont jugées utiles. La CDR sera dirigée par un organe central à Bamako.

Les rapports, sanctionnant les travaux de la plénière de la Commission, sont remis par le président de la Commission au Président de la République. Un secrétaire général, nommé par le Premier ministre, assiste le président de la CDR dans la gestion administrative et financière de la Commission. La composition, l’organisation et le fonctionnement du Secrétariat Général sont fixés par arrêté du Premier ministre.

Les missions de la CDR sont : recenser les forces politiques et sociales concernées par le processus de dialogue et de réconciliation; enregistrer les cas de violation des droits de l’homme commis dans le pays du début des hostilités jusqu’à la reconquête totale du pays ; proposer les moyens de toute nature susceptibles de contribuer à surmonter les traumatismes subis par les victimes; identifier et faire des propositions pour la réalisation des actions destinées à renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale ; mettre en exergue les vertus du dialogue et de la paix ; contribuer à l’émergence d’une conscience nationale et à l’attachement de tous les citoyens à l’intérêt général ; promouvoir les valeurs démocratiques et socioculturelles du terroir, singulièrement le respect du droit à la différence.

Les missions de la CDR se fondent sur les constats selon lesquels la libération des zones occupées par les forces rebelles et le retour des populations pourraient conduire à des oppositions et hostilités de plusieurs ordres : incompréhension d’une frange des populations du Sud face aux revendications des rebelles qu’elles imputent à tort à toutes les populations du Nord ; opposition entre populations nomades et sédentaires ; conflits intra et intercommunautaires exacerbées par l’occupation rebelle ; conflits individuels nés pour la plupart des violences physiques sur les femmes et les enfants, d’extorsions de biens et diverses formes d’humiliation.

Bruno D SEGBEDJI

 

Source: L'Indépendant

 

 

Hommage de WILDAF Mali à l’Honorable Mme Haidara dite Chato : Quelques témoignages significatifs

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Mme N’Diaye Rama Diallo, PDG de Star Com

 

 

 

 

 

 

Accueil | Société | Collectif justice pour les victimes de Doungoura : Une contribution au processus de réconciliation nationale

Collectif justice pour les victimes de Doungoura : Une contribution au processus de réconciliation nationale

Par Tjikan - Date: il ya 7 heures 20 minutes  
 
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Le lancement des activités du collectif ‘’justice pour les victimes de Doungoura’’ a été fait le 06 Avril dernier au CICB en présence de plusieurs personnalités, la cérémonie était présidée par Témoré Tioulenta président dudit collectif.

Doungoura est une bourgade de la commune rurale de Toguéré Coumbé, dans le cercle de Ténenkou  précisément au lieu dit Neenga, où été opéré le massacre de civils le plus important de la rébellion 2012, jusqu’alors le 18 mars 2013.

Selon Témoré Tioulenta le collectif est crée pour apporter une contribution au processus de réconciliation nationale enclenché par les autorités de la République. Composé de parents des victimes du massacre de Doungoura et de citoyens maliens de toutes catégories, engagés pour la construction d’une société malienne plus solidaire dans une République  malienne plus équidistante vis- à -vis de ses fils et filles qui souffrent le martyre.

A en croire M.Tioulenta, Doungoura constitue un pic superlatif dans la panoplie des atrocités vécues au cours de la crise, une crête surélevée dans le paysage des horreurs jusque-là repertoriées et dont seuls sont capables des êtres aux neurones surannées.

Pour lui, Doungoura est un autre Aguel hoc, ou un autre Diago.

Faut-l le rappeler, dans l’après midi du lundi 18 mars 2013, des forains sur l’axe Dioura-Léré ont été interceptés par des bandits armés  à bord de deux véhicules dans la plaine de Ngagna.

Qui ont été par la suite, dépouillés de tous leurs biens, puis attachés, les yeux bandés, transportés au lieu dit Neenga,à une dizaine de kilomètre du village de Doungoura (commune rural de Toguéré Coumbé,cercle de Ténenkou). En ce lieu, dans la pénombre et dans une furie indescriptible, les cerbères des temps modernes abattent au feu une vingtaine d’entre eux et les entrainent dans les profondeurs d’un vieux puits.

Et depuis, aucune poursuite n’a été engagée contre les auteurs du crime, alors qu’ils ont été formellement identifiés par les rescapés. Les dépositions  des témoins sont restées sans suite, aucune autorité administrative et politique majeure ne s’est présentée sur les lieux pour constater les faits, pour témoigner le regret de la nation aux populations terrifiées, pour consoler les familles éplorées, les veuves affectées et les orphelins abandonnés.

Depuis l’acte, malgré les multiples démarches entreprises, aucune autorité politique ou administrative, aucun organisme de défense des droits de l’homme national ou international, aucun organe de presse nationale ou internationale n’a rendu compte de ce qui s’est passé à Doungoura.

Pour lui  c’est à la recherche de la vérité, que le collectif voudrait humblement rappeler que la nouvelle République que, nous nous sommes engagés à bâtir, a un devoir impérieux d’accompagner ceux qui sont victimes de l’arbitraire. Des victimes innocentes dont les parents sont à la recherche de cette vérité.

D’où le soutien des associations et organismes de défense des droits de l’homme, celui d’avocats sensibles à la cause des personnes fragiles et celui de toutes les bonnes volontés tant au niveau national qu’international afin que la vérité soit connue. En ajoutant « qu’en tout état de cause, nous avons acquis la conviction que  plus vite nous parviendrons à l’établissement de la vérité, plus vite nous parviendrons à la réconciliation ».

 

                                                                                        Fatoumata Fofana

Source: Tjikan

 

 

 

Une Nation qui Lit, Est Une Nation qui Gagne. N. Mandela

  

Chato Cissé, député Assemblée nationale

Chato Cissé, député Assemblée nationale

Je m’en vais emboiter le pas à toutes mes sœurs qui auront, avec des mots justes et brillants, salué cette énième et heureuse initiative de WILDAF. Madame la Présidente de WILDAF, j’ai retenu cette assertion de Paul Ricœur pour définir WILDAF. Ce philosophe français soutenait que « l’habitude [était] tendance à une fin sans volonté et sans conscience». Pour avoir suivi vos nombreuses actions en faveur des femmes, j’ai compris que vous n’étiez point tombée dans l’habitude, qui dénaturerait votre combat. S’il s’agissait de juste commémorer le 8 Mars, par habitude nous aurions eu droit à une série de communications sans fin sur les tenants et les aboutissants du rôle de la femme malienne.

Mais, non! Cette année vous nous conviez à nous rendre hommage, au travers des actions d’une d’entre nous. J’aurais pu glisser dans le dithyrambique, étaler sous vos yeux les exploits et les faits marquants de la riche carrière politique, sociale et même économique de l’Honorable Haïdara Aissata Cissé. Ma sœur, tu mérites un tel hommage, mais permets-moi plutôt d’évoquer un autre combat que tu mènes pour le Mali.

Mais, avant de l’évoquer, je voudrais te remercier. Grâce à toi, Chato, j’ai enfin compris, moi la femme, ce qui animait ces messieurs devant leur match de foot à gesticuler, à donner des coups de pied et à siffler les fautes en même temps que l’arbitre, tout en étant devant leur téléviseur. En effet, j’ai vécu l’expérience lors de ton débat courageux sur une télévision française face à un certain Moussa Ag Assarid, que je ne vous présente pas. Je me suis surprise à répandre des «bravo Chato», «voila, c’est ce qu’il fallait dire», « ne laisse pas cette intoxication passer Chato», devant ma télé.

Par paresse intellectuelle, j’ai longtemps situé ton combat patriotique dans une sphère purement politique, en me disant c’est ta mission d’élue. Avec le recul, il devenait évident que c’est le cœur de la femme qui bat pour son pays. A lire tes actions avec nos lunettes de spécialistes de la communication politique, nous tombons vite dans le piège de la déformation professionnelle, qui nous fera dire que toutes tes sorties médiatiques ne sont que de la «Com». Je refuse de tomber dans ce piège, tant je sais que ton engagement est authentique et je te sais authentique.

Honorable, il faut plus que des qualités pour modestement changer l’humanité, il faut je crois, avant tout, de l’humanité. La célérité qui vous a conduit à sauter dans le premier vol pour le Nord, dès la libération partielle du Septentrion, prouve à souhait que vous agissez avec le cœur avant tout. Quelle femme se soucierait de sa sécurité quand son enfant est en danger? Quelle femme ménagerait ses efforts pour la défense de sa famille?

Ma sœur, tu as beaucoup fait et la présente cérémonie en ton honneur le prouve. Mais il est aussi certain que beaucoup reste à faire. Je sais que tu as pleine conscience des défis futurs et je m’en voudrais de ne pas t’exhorter à redoubler d’efforts, pour le Mali d’abord et pour nous les femmes ensuite.

Ce 8 Mars, la thématique de l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, marque le pas d’une réflexion profonde sur notre rôle pendant cette guerre contextuelle, et surtout après cette guerre. Les défis sont nombreux et complexes.

Mesdames, il nous est demandé d’être des «Chato». Je crois que nous ne réussirons ce pari qu’en nous impliquant davantage dans ce processus difficile de la réconciliation des cœurs, dans cet autre enjeu de la libération du Nord qu’est la réussite des élections de 2013 et, enfin, en empruntant le bâton de pèlerin de l’honorable Chato pour sillonner et façonner les sentiers du développement de notre belle République.

Mes sœurs, pour finir, je pense à demain et je pense à notre combat de femmes. La défense de nos intérêts passe obligatoirement par nous, ce qui, en des termes clairs et sans équivoque, signifie qu’il nous faut être au premier plan pour jouer les premiers rôles. Chato, on peut penser à l’investiture suprême sans passer pour des illuminées. Nous n’en sommes plus au célèbre «I have a dream» de Luther King, nous en sommes au «Yes, women can!». Le temps du rêve est passé, affrontons nos réalités en gardant à l’esprit le «No Guts, No glory» du célèbre stratège chinois Sun Tzu, que je traduirais par Sans audace, pas de gloire!

Que vive la Paix au Mali!

Siaka Diakité, Secrétaire général de l’UNTM

J’ai souhaité témoigner de la lutte de Mme Haidara. Elle a joué un rôle déterminant à Air Afrique, où elle était Secrétaire générale du syndicat, par son courage et son franc parler. Elle s’est oubliée pour les autres. Pour votre information, aucun pays membres d’Air Afrique, parmi les 11 Etats, n’a pu payer les droits des travailleurs sauf le Mali, grâce à elle. Les 10 autres pays ont appliqué le chômage technique des travailleurs, sauf le Mali.

Mme Haidara, qui était aussi Secrétaire générale des travailleurs de tout Air Afrique (11 Etats) a eu l’intelligence de prendre les documents confidentiels que la Direction avait envoyés au Mali. Elle a signé le cahier de réception à la place de la Direction avec le cachet du syndicat, ce qui fait qu’Air Afrique a déposé une plainte qui n’a pas pu l’atteindre, le syndicat étant une personne morale.

La réunion des chefs d’Etats qui s’est tenue à Abidjan en 2001 lui a encore donné l’intelligence de mettre dans les casiers des chefs d’Etats un mot. Je cite «ne liquidez pas ce bijou africain que les pères de l’indépendance ont mis à la disposition du peuple africain. Si vous le faites, l’histoire vous jugera. Les chefs d’Etat étaient tellement impressionnés par son courage qu’ils lui ont accordé une intervention de 20 minutes au nom des 4 200 travailleurs d’Air Afrique.

Malgré les menaces de mort dont elle était victime à l’époque, Chato a tenu bon. Résultat, le Président Yves Roland Billecard a été chassé de la compagnie. C’est grâce à Chato, alors Secrétaire générale du syndicat des Transports Aériens que les intérimaires d’Air France ont été embauchés et que les salaires de tous les travailleurs ont augmenté. Je ne peux pas dire en si peu de temps tout ce qu’elle a fait comme lutte.

Mme Ballo Oumou Diakité

Beaucoup parlent du 26 mars, mais, pour notre information, la révolte des femmes de 21 mars est partie de Badalabougou, puis des autres femmes des quartiers comme Niaréla, Korofina, Quinzambougou. Finalement, toutes les femmes de Bamako sont sorties. Chato a quitté Faladié à pied jusqu’à Badalabougou. Quand elle a vu les chars qui sont montés sur 3 jeunes, elle est entrée chez Kalil Baber en disant à son épouse Nana et à sa fille Badji (paix à son âme) que les enfants ne devaient pas mourir de la sorte.

C’est ainsi que Chato, Badji Kalil Ami Sow, Aissata Cissé, sa fille Ramatoulaye et moi-même sommes sorties et avons demandé aux femmes de se soulever Chabri Kéita était témoin de cela. Il lui a même retiré 2 balles qui nous ont ratées et qu’elle avait ramassées par terre.

Honorable Haidara Elhadji Baba, époux de Chato

Je suis d’autant plus impressionnée par le courage de mon épouse que, pendant que je tremble pour elle, elle fonce jusqu’au but final, elle ne lâche jamais rien en chemin.

Quand elle commence quelque chose, elle va jusqu’au bout. Son courage frise l’inconscience. Je dis aux hommes, si Dieu t’a donné une femme courageuse, intelligente, qui sait ce qu’elle veut et entreprenante, il faut l’accompagner, car tu peux toi‑même tirer profit de tout cela.

Aïcha Belco, déplacée de Kidal

Je suis déplacée et, en tant que membre de l’Association des Femmes déplacées, je ne peux même pas rémunérer tout ce qu’elle a fait pour nous. Je donne un seul exemple: quand une femme et son mari ont été lapidés à Aguelhoc, nous avons eu l’information que 2 autres femmes étaient sur la liste Je l’ai informé et elle nous a donné l’argent pour les faire sortir, sans compter la prise en charge de plusieurs malades.

 

 
SOURCE: du 7 mar 2013.
 
 

 BLOC NOTES

Mali: le plaidoyer de Ténin Touré contre les viols dans le nord du pays

Par 1 réactions Article lu 344 fois (actualisé toutes les 30mn)
 

« Voix de femmes » reçoit cette semaine Ténin Touré. Cette activiste malienne, présidente de l'Association « Action aides aux familles démunies », qui s'est rendue au siège de l'ONU à New York pour participer à la 56eme session de la Commission sur la condition de la femme, n'est plus rentrée dans son pays depuis que la crise s'y est déclenchée.

Ténin Touré maintient néanmoins un contact quotidien avec les ONG sur le terrain qui rapportent que selon des témoins venus du nord, des exactions sont en train d'être commises contre des femmes dans le nord du Mali, notamment des viols.

Au micro de Cristina Silveiro, Ténin Touré revient sur les informations qu'elle reçoit du terrain et le plaidoyer qu'elle mène en faveurs des femmes dans le nord du Mali, zone baptisée « Azawad » par les séparatistes.

(Interview : Tenin Touré, Présidente de l'Association « Action aides aux familles démunies » ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Source: Afrique Renouveau

 

Femmes et Elections : Que de défis pour 2013 !

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Femmes et Elections : Que de défis pour 2013 !

Les femmes maliennes ne seront pas en marge des prochaines élections et entendent plutôt relever les défis. Aussi, les associations féminines sont d’ores et déjà mobilisées pour franchir tous les obstacles.

 

La preuve : la Fédération nationale des collectifs d’organisations féminines du Mali (FENACOF-Mali NYEDA KURA) a élaboré un mémorandum pour les décideurs et les futurs candidats aux élections de 2013 dont l’objectif vise à apporter un changement positif dans les conditions d’existence des femmes maliennes. Ce document est soumis aux autorités et aux candidats aux élections pour solliciter leur adhésion et leur engagement qui seront sanctionnés par une signature, marquant ainsi leur sensibilité pour le genre. Dans ce mémorandum, il est dit que le nouveau Président élu sera jugé par sa volonté de matérialiser le contenu de ce document avec toutes les organisations féminines dans le cadre d’un partenariat «gagnant-gagnant» pour le développement durable au Mali. Ce document se focalisera sur une meilleure prise en compte des femmes dans les politiques, stratégies, programmes et projets pour le développement durable. Selon la présidente de la FENACOF, Mme Dembélé Oulématou Sow, les différents régimes qui se sont succédé ont enregistré des progrès indéniables en matière de promotion de la femme, au-delà du fait que chacun des régimes, a résolu à sa manière la question de la promotion de la femme. Mais malgré tous ces efforts, la majeure partie des femmes se trouvent toujours marginalisées. Toutefois, les violences (domestique, politique et professionnelle) infligées aux femmes ont beaucoup contribué à émousser l’élan de leur participation à la vie publique.

Les défis à relever sont aussi importants que variés. Aussi, les organisations féminines maliennes sont décidées à proposer un espace de dialogue et de concertation entre elles et le gouvernement sur toutes les questions nationales et celles relatives à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation des politiques, stratégies, projets et programmes nationaux qui prendront en compte la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Au Mali, les femmes représentent presque 52 % d’une population rurale à 80 % et vivant au dessous du seuil de pauvreté à 64,2 % (EDS III 2001). Elles constituent un groupe particulièrement défavorisé, voire marginalisé : 71,7% des femmes de 15 à 49 ans n’ont reçu aucune instruction ; un faible accès aux instances de prises de décision (15 femmes députés sur 147 hommes à l’Assemblée nationale) ; 4 femmes ministres pour un gouvernement de 28 membres en 2002 et 5 femmes ministres sur 32 membres, selon le remaniement du 7 avril 2011 ; 3 femmes ministres sur 30 dans le dernier gouvernement. Le mémorandum explique qu’avec un statut juridique des femmes marqué par des dispositions discriminatoires dans les textes de lois, notamment le Code des personnes et de la famille contenant 53 Articles discriminatoires au regard de la Constitution malienne et des textes internationaux ratifiés par le Mali qui constitue un recul par rapport aux droits des femmes, la non reconnaissance de certains droits des femmes dans les faits, la méconnaissance des droits par les femmes elles-mêmes.

Les capacités en genre de la société civile et des ONG sont renforcées et ont une incidence sur la formulation et la mise en œuvre de politiques, stratégies et programmes de développement. Elles disposent également d’outils d’analyse, de formulation-planification et de suivi-évaluation intégrant le genre et les appliquent de façon systématique. Pourtant, leur mise à contribution effective de ces acquis n’est toujours pas rodée. Le mémorandum met l’accent sur la pauvreté des femmes (féminisation de la pauvreté) ; sur la femme et l’Agriculture durable ; sur l’analphabétisme des femmes et la sous scolarisation des filles ; sur la participation des femmes au processus de prise de décisions ; que la non application des conventions, accords et traités internationaux relatifs aux droits de la femme ratifiés par le Mali ; sur la santé de la reproduction (santé de la mère et de l’enfant, mortalité maternelle, néonatale et infantile) ; sur la faiblesse institutionnelle des organisations féminines ; sur la faible participation des femmes à l’élaboration ; sur la mise en œuvre et le suivi évaluation des politiques et stratégies de développement…Le mémorandum recommande de faciliter l’accès des femmes aux institutions de micro finance et aux banques ; de revoir les taux d’intérêt de ces institutions à la baisse ; d’accélérer la mise en œuvre de la Politique nationale genre (PNG) en soutenant les programmes et projets genre ainsi que la mise en place du Conseil national du genre créé auprès du Premier ministre. Il recommande enfin de soutenir les activités génératrices de revenus des femmes à travers la mise à disposition de fonds ; de diversifier les productions agricoles et les exploiter par filière.

Salimata Fofana

 

Source: Le Combat

 

 

 

 

"La France et le Mali demeurent résolument engagés, aux côtés d'autres Nations, dans la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, et le narco-trafic dans le Sahel", poursuit le communiqué. 

 

Le Figaro.fr avec AFP

 

SourceLe Figaro

 

Prévenir le génocide,c’est aussi agir. La France est actuellement engagée au Mali & RCA pour protéger les civils. (M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies)

 

 

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L'ONU exhorte l'Afrique à créer des institutions crédibles pour relancer l'industrialisation

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L'ONU exhorte l'Afrique à créer des institutions crédibles pour relancer l'industrialisation

NEW YORK (Nations Unies) - Les pays africains devraient adopter des politiques industrielles crédibles et promouvoir des organisations efficaces chargées de la politique industrielle afin de renforcer la transformation structurelle du continent, estiment la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et la Commission de l'Union africaine (UA) dans un nouveau rapport publié vendredi.

Dans ce rapport, l'ONU et l'UA affirment que la transformation du paysage industriel de l'Afrique a échoué en partie, parce que les pays ont utilisé des schémas industriels marqués par le manque de dynamisme et l'absence de coordination au niveau élevé, de même que l'inadéquation des consultations avec les parties prenantes.

 "Jusqu'ici, l'examen de l'échec de l'Afrique en matière d'industrialisation ignorait les processus d'élaboration des politiques et les institutions régissant la politique industrielle en Afrique, ou l'impact de leurs faiblesses intrinsèques sur l'industrialisation", souligne le rapport. "En effet, la faiblesse des structures institutionnelles et la médiocre conception des politiques sont la cause du problème de politique industrielle de l'Afrique tout au long de son histoire après l'indépendance".

Tout en reconnaissant la croissance économique impressionnante enregistrée par l'Afrique au cours de la décennie écoulée sur fond de renchérissement des produits de base, d'amélioration de la gouvernance et d'augmentation de la demande intérieure ainsi que d'expansion des liens en matière de commerce et d'investissement avec les pays émergents, le rapport précise que l'industrialisation est un "préalable à la réalisation par l'Afrique d'une croissance économique inclusive et durable".

 Au-delà d'une analyse des problèmes d'industrialisation du continent et compte tenu de l'expérience des pays du Sud en voie d'industrialisation, le rapport offre un cadre institutionnel pour concevoir et mettre en œuvre la politique industrielle en Afrique. Le rapport estime que la coordination de haut niveau du cadre de politique industrielle est nécessaire pour faire face aux problèmes potentiels qui pourraient miner l'efficacité de la politique industrielle.

Concernant la mise en place d'une infrastructure moderne et de la logistique nécessaire pour l'industrialisation, le rapport exhorte les gouvernements qui disposent de peu de ressources à créer des infrastructures isolées centrées sur les besoins sectoriels ou les domaines thématiques de l'expansion industrielle. Il recommande les parcs industriels comme approche qui "présente de fortes possibilités de croissance et de création de valeur ajoutée ainsi que de développement de liens solides, de même que des chances d'enregistrer des retombées connexes au sein des entreprises, des fournisseurs et des prestataires de services".

SourceXinhua

Attaques contre IBK : Ce que veut la France

Le président  Ibrahim Boubacar Keïta

IBK Hollande

Responsable du génocide rwandais, selon Kagamé, acteur de la rébellion en Côte d’Ivoire, aux dires du clan Gbagbo, témoin indifférent de l’épuration ethno-religieuse en RCA, selon plusieurs réfugiés, fossoyeur de la Libye, la France est de plus en plus indexée pour tous les malheurs qui s’abattent sur le continent. Les Maliens ont d’autant plus peur pour leur intégrité territoriale que les troupes françaises sont présentes depuis plus d’un an dans le nord, s’acoquinant avec des terroristes rebelles dont les velléités sécessionnistes sont connues de tous. Pour mieux déstabiliser le pays, on s’attaque aujourd’hui à son président.

Aux dires du président rwandais, la France aurait activement participé à la préparation et à l’exécution du génocide des Tutsis (mais aussi de l’exécution sommaire de centaines de Hutus modérés). C’est dans les colonnes du magazine panafricain, Jeune Afrique du 06 avril dernier, que Paul Kagamé a fait cette déclaration à l’occasion du vingtième anniversaire de cette tragédie. Sainte Nitouche, la France outragée et outrée a voulu réduire sa représentation à son seul ambassadeur en poste à Kigali. Elle n’aura même pas ce plaisir car ce dernier s’est vu refuser, par téléphone, une accréditation. Selon les méchantes langues, on lui aurait même coupé le courant pour l’empêcher de suivre l’événement à la télé. Bien que les faits se soient déroulés à une période assez lointaine, à partir d’avril 1994, et dans une zone très éloignée de l’Afrique de l’ouest, dans la région des grands lacs, ils n’ont guère étonné ici. Ici en Afrique occidentale où les populations ont une certaine perception de la France, cette ancienne puissance coloniale devant qui, chaque fois qu’elle est présente, se déroulent des guerres intercommunautaires, comme en Côte d’Ivoire, ou des épurations ethno-musulmanes, à l’image de ce qui est en train de se passer en République Centrafricaine. Les faits n’étonnent guère, ici au Mali, où le pays est confronté à une division de fait de son territoire, à cause d’une politique française trouble et sournoise qui, forcément, s’est discréditée et dépréciée au fil des mois.
Depuis son « succès » dans les Balkans, la France ne se contente plus d’user du devoir d’ingérence si cher à Bernard Kouchner, son inventeur, mais d’abuser d’un droit d’ingérence qu’elle s’est unilatéralement arrogée, notamment en ce qui concerne ses anciennes colonies dont les « dirigeants » doivent avoir l’onction du pouvoir parisien, qu’il soit de gauche, de droite ou du centre, avant d’entreprendre la moindre action. Principalement, en ce qui concerne le Mali qui, depuis des décennies, peine à se doter d’un pouvoir fort. Ce pouvoir fort, le pays pense l’avoir trouvé en la personne d’Ibrahim Boubacar Kéita, élu en août dernier, investi en grandes pompes le 04 septembre devant un parterre de chefs d’Etat, dont François Hollande de France, et de personnalités venues du monde entier. Si IBK a été plébiscité, c’est parce qu’il représente aux yeux du peuple malien et de beaucoup d’Africains celui qui peut apporter des réponses précises aux questions sécuritaires surtout mais aussi économiques et sociales. Encore aujourd’hui, la majorité croit qu’il peut apporter ces réponses pourvu qu’il bénéficie d’un accompagnement sincère de la part de la communauté internationale. Ce qui ne semble pas être le cas à la lecture de récents événements qui pourraient affecter ou affectent déjà les relations internationales du Mali.

           
La France, de plus en plus suspecte
La popularité dont jouit le président de la République et le soutien qu’il pouvait espérer des Maliens, y compris des rebelles touaregs avec lesquels il a accepté des compromissions, avaient fait croire que ce nouveau président mettra fin rapidement à la crise sécuritaire, qu’il était en mesure de faire en quelques mois ce que ses prédécesseurs n’ont pu faire pendant plus d’un demi-siècle. Aujourd’hui, cet « échec » lui est jeté à la figure. Pire, il est l’objet d’une campagne médiatique et diplomatique de dénigrement, de délation et de diffamation. Des articles de presse, savamment nourris par des sources policières et judiciaires, des réseaux politiques et diplomatiques, sont publiés ça et là par des journalistes peu scrupuleux.
Certes, IBK a, pour le moment, échoué à apporter une réponse au problème du nord, ce pour quoi il a été en partie élu, mais s’il a échoué, c’est parce que dans certains milieux français on s’échine à lui mettre des bâtons dans les roues.

Cela se passe d’abord en France même où une mésentente existe depuis longtemps au sein de cercles politiques sur la gestion de la crise malienne. A ce niveau, certains s’insurgent contre la volonté d’autres de collaborer aveuglement avec le Mnla. Cette décision politique ne semble pas être partagée par la hiérarchie militaire française, qui est la seule à commander la troupe au sol, où d’étranges alliances se sont nouées entre Touareg et ceux qui ont succombé à leur lobby, et qui continuent encore de croire que le Mnla pourrait jouer un rôle majeur dans le nord, au cas où cette zone serait dotée d’un statut spécial.

Cela, en parfait accord avec son peuple, IBK s’y refuse. Il faut donc le punir parce qu’il refuse de mener des négociations avec des groupes rebelles ailleurs qu’au Mali ; il faut le punir parce que surtout il refuse de s’asseoir à la même table que des individus malveillants qui refusent de désarmer auparavant et entendent traiter d’égal à égal avec les plus hautes autorités du pays. IBK peut se prévaloir du soutien populaire. En effet, un sondage mené récemment par le cabinet Guindo’s Institute dans toutes les régions du Mali a démontré que les Maliens, dans une écrasante majorité, surtout dans les régions concernées, sont d’accord avec la position du chef de l’Etat, notamment lorsque les autorités posent des conditions pour la réinsertion socioéconomique d’individus soupçonnés des pires atrocités. Sous prétexte de réconciliation nationale, il n’est pas question d’absoudre des crimes.

Non à des négociations en dehors du Mali
Un autre aspect, et pas des moindres qu’on reproche au président plébiscité, c’est d’avoir été un rempart au retour de la mafia politico-financière aux ordres des puissances étrangères qui a géré le pays au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, IBK est soumis à un chantage international qui ne dit pas son nom : sous prétexte de la nécessité d’un remaniement ministériel, on veut qu’il fasse revenir au pouvoir la racaille qui a pillé et torpillé l’économie nationale en complicité avec des réseaux internationaux mondiaux dont les ramifications conduisent dans des palais occidentaux, ces cercles de décision qui, qu’ils soient de gauche, de droite ou du centre, qui concourent à l’autodestruction assistée de l’Afrique depuis les indépendances.

Aujourd’hui qu’un président est véritablement élu par son peuple, il faut le déstabiliser car il dépare et dérange cette Afrique francophone dont la plupart des dirigeants sont aux ordres du petit blanc.

Désormais, le Mali, malgré sa récente histoire, compte constituer l’exception et rappeler, à ceux qui parlent d’intransigeance et d’ingratitude, le rappel des faits pour lesquels ils croient que le Mali devrait être à jamais l’obligé de la France.

En janvier 2013, quand la force Serval a bombardé et stoppé l’avancée jihadiste à Konna, dans le centre du pays, cette intervention française a été saluée par tous les Maliens et, sans doute, par beaucoup d’autres. D’autant plus que les Français ne se sont pas limités à enrayer l’offensive islamiste mais également à libérer toutes les zones (trois régions du nord et une grande partie du centre, soit plus des deux tiers du territoire national) alors sous contrôle des groupes armés terroristes, narcotrafiquants et jihadistes. Du coup, bien que placée sous mandat onusien, la suite de l’intervention française a presque fait oublier dans l’esprit des Maliens la décision prise auparavant par une autre France d’aider un groupe rebelle, le Mnla (Mouvement national de libération de l’Azawad), à faire ce que l’armée nationale ne parvenait pas à faire. Le succès de François Hollande de France a donc fait oublier l’échec de Nicolas Sarkozy qui avait fait des rebelles son « cheval de Troie », un bien piètre tocard ! Mais si l’ancien président français a voulu utiliser le Mnla dans sa lutte contre le terrorisme international et la criminalité transfrontalière dont le nord malien était devenu le sanctuaire, et a échoué dans son entreprise parce que ses protégés ont été chassés du nord comme des chiens galeux par les islamistes avec lesquels ils ont eu une brève idylle, Hollande lui ne devait pas échouer. Non pas échouer à libérer les zones occupées par les terroristes, ce n’était pas primordial, mais à empêcher une victoire islamiste dans les zones du sud.

Un cheval de Troie boiteux
Une telle éventualité pouvait causer la prise en otage par les islamistes de milliers de Français et d’Occidentaux qui résident dans les villages et villes du sud: coopérants, diplomates, opérateurs économiques, acteurs du développement, touristes, résidents binationaux, etc. Le phénomène aurait même pu se propager à des pays voisins. C’est d’ailleurs pourquoi une intervention armée au Mali avait été envisagée, préparée longtemps avant les velléités jihadistes de prendre le contrôle de tout le pays. En janvier, la fulgurance et la réussite de Serval n’ont été possibles que grâce à cela. Et, contrairement à ce qui s’est dit officiellement, la France, qui bénéficiait d’un bon réseau de renseignement, est intervenue bien avant l’appel au secours officiel du président de la transition.

L’ancienne ( ?) puissance coloniale, bien que s’entourant des atours onusiens, n’a jamais laissé l’initiative des opérations à d’autres concernant ses anciens ( ?) sujets, en particulier le Mali d’où ses intérêts étaient hautement menacés. Son empressement à faire gérer la crise malienne par des sous-fifres, par l’imposition d’une transition politique, l’organisation d’élections générales traduisaient en fait sa volonté de garder la main mise sur le pays, en le divisant si nécessaire.

Mais si le président couac-couac, Sarkozy, a misé sur le mauvais cheval de Troie en armant et finançant le Mnla non pas contre les terroristes mais contre l’armée malienne, le politique Hollande de France non plus n’a pas eu la main heureuse dans l’élection d’un président malien. Même s’il appartient lui aussi à l’Internationale socialiste, IBK n’était pas le choix initial du socialiste président français. Hollande et sa flopée de conseillers Afrique ont dû, à la lecture et à l’analyse de la situation sociopolitique malienne, se résoudre à faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Les grands acteurs politiques sur lesquels comptait la France hollandaise s’étaient disqualifiés et discrédités pendant la crise politico-institutionnelle née du putsch du 22 mars 2012. A l’exception de celui qui a su jouer positivement ses cartes : IBK.

Cheick TANDINA

 

SOURCE:  du   10 avr 2014.    

 

 

Le président Keïta à Kigali : Un tête à tête fructueux avec Paul Kagamé

Kigali

Le président Keita et son homologue rwandais Paul Kagamé au 20e anniversaire du génocide à Kigali

Les président Ibrahim Boubacar Keita et son homologue rwandais Paul Kagamé ont eu hier un entretien en tête à tête au Serena Hôtel. L’hôte avait rejoint l’invité pour lui souhaiter bonne route. Mais aussi pour discuter avec lui de sujets d’intérêt commun pour le Rwanda et notre pays. La principale information issue de cet entretien est l’accord de principe pour un échange d’ambassadeurs entre les deux pays. Cela aura le mérite de mieux raffermir les liens de bonne amitié entre les deux peuples.

Le lien entre les deux chefs d’Etat est, lui, déjà évident et solide. Le président Keïta était debout, tout à côté du président rwandais lorsque celui allumait la Flamme du souvenir du génocide de 1994. Ibrahim Boubacar Keïta honorait ainsi un engagement qu’il avait pris, celui d’être auprès du peuple rwandais en cet instant de douloureuse mémoire. La promesse faite s’inscrit dans le sillage d’un élan de cœur suscité par les précédents voyage dans ce pays. « Je suis ici chez moi » avait répliqué le chef de l’Etat à son arrivée lorsqu’une diplomate rwandaise lui souhaitait la bienvenue à Kigali.

« Une chose absurde et inimaginable », voilà comment IBK qualifie le génocide rwandais. La mine grave, le regard chargé de compassion, le chef de l’Etat se demande encore comment un génocide d’une telle ampleur a pu se produire. Le décompte des cadavres en état de putréfaction avancé et celui des ossements trouvés dans les fosses communes ont donné un total effarant de 800 000 victimes abattues en l’espace d’une centaine de jours.

C’est « une leçon et une tache sur la conscience des hommes »,  a déclaré Ibrahim Boubacar Keita lorsqu’il s’est agi pour lui de porter un jugement sur ce terrible épisode de l’histoire rwandaise. Le président Paul Kagamé disait à ses 30 000 compatriotes massés au stade lundi qu’« aucun pays, en Afrique ou ailleurs, ne devrait devenir un autre Rwanda ». « Si les choix d’un peuple ne sont pas guidés à la lumière de son histoire, le danger sera toujours », a souligné Kagamé. C’est pour cela qu’il a conseillé aux Rwandais de pas se « laisser distraire ». Et d’ajouter pour asseoir la fermeté de ses options actuelles « notre approche est aussi radicale et sans précédent que la situation qui fut la nôtre ».

Il faut reconnaître au président rwandais que les choix stratégiques qu’il a faits ont donné de bons résultats. Ibrahim B. Keïta voit dans les progrès spectaculaires effectués par le pays « une chose agréable ». Vingt  ans après, a-t-il insisté, « on retrouve un peuple debout qui a repris confiance en lui-même ». « Quand un peuple sait où il va, il peut soulever des montagnes », souligne le chef de l’Etat avant de prendre le chemin du retour, sous une pluie fine qui arrose la ville des mille collines.

Envoyé spécial

A. M. CISSÉ

LE PRÉSIDENT KEÏTA SÉDUIT PAR LE RWANDA

Sourire léger, vêtu d’un ensemble basin bleu clair dans le style que lui-même a popularisé et à qui on a donné son nom, le président de la République ne cache pas avoir été littéralement séduit par Kigali. Ibrahim Boubacar Keita, qui bouclait son troisième voyage au Rwanda, a surtout admiré le courage d’un peuple qui s’est relevé d’une crise profonde et qui s’attire aujourd’hui l’admiration des visiteurs. « Une ville propre », dit-il sobrement quand on lui demande ses impressions sur la cité bâtie à flanc des collines qu’est Kigali. Et il ajoute : « Tout cela fait partie de la confiance en soi ».

Au-delà de la charge émotionnelle que le Rwanda dégage inévitablement, le chef de l’Etat a salué « l’autodiscipline » qui y règne. « Quand on jette un mouchoir par terre, un autre citoyen le ramasse », relève le président en guise d’exemple. En effet, la préservation de la propreté des lieux publics a déjà intégré le quotidien du Rwandais. Tel un réflexe naturel. Cette attitude civique ne laisse pas indiffèrent l’invité spécial de Paul Kagamé qui insiste sur le fait qu’un comportement responsable partagé « bénéficie à l’ensemble des citoyens ».

A. M. C 

 

SOURCE:  du   9 avr 2014.    

Merci à tous pour vos engagements pour le Mali.

Je suis partisan d'une idée de création d'une Association politique constituée de toutes les forces vives du pays (jeunes élevés et étudiants, jeunes diplômés et non diplômés au chômage urbains et ruraux, jeunes travailleurs urbains et ruraux, femmes au foyers, femmes des marchés, femmes travailleuses, femmes urbaines et rurales) avec comme porte-paroles des jeunes rappeurs ou autres artistes, des sportifs, des acteurs de théâtres et de cinémas, des chefs d'entreprises, des animateurs radios, des journalistes, des cantatrices, des professeurs d'enseignement, des instituteurs dans les villes et comme dans les campagne.

Cette association politique, créera donc un vaste mouvement de VEILLE DÉMOCRATIQUE et D'INTELLIGENCE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIALE ayant pour activités d'identifier et de développer les préoccupations socio économiques du peuple malien et d'en faire des manifestes et des plans d'Actions et les soumettre au politiques et dirigeants du pays pour améliorer la gouvernance, lutter contre la corruption, améliorer la justice et le respect des lois et règlements du pays.

Concrètement il faut informer les populations à tous les niveaux dans la société de leurs droits et de leurs devoirs dans la république et faire savoir aux populations que les dirigeants tiennent leur pouvoir du peuple malien et qu'ils ne doivent et ne peuvent pas faire des politiques contraires à l'intérêt de ce peuple.

Le mouvement de veille pourra organiser des manifestations, des rencontres, des émissions télé et de radios, des débats, des discutions sur des sujets d'intérêts publics et d'utilité générale à différents niveaux de la chaîne de prise de décisions politiques pour interpeller à tout moment les politiques et les dirigeants de ce pays.

Il pourra aussi mener des combats contre les mauvaises politiques et pour réclamer justice au Mali.

Par exemple l'exécution correcte d'un budget dans une Mairie, dans un ministère, dans un projet de développement, l'exécution correcte d'un marché public par un opérateur économique, la défense des intérêts d'une population par un député, un ministre, un ambassadeur, un abus de pouvoir, les trafics d'influences, les abus de biens publics...

Ces sujets doivent être débattus directement avec les responsables concernés pour qu'ils expliquent leur gestion et les biens fondés de leurs décisions.

Si le mouvement estime que les préoccupations du peuple ne sont pas prises en compte ou que les politiques menées ne respectent pas les intérêts du pays et des lois du pays il doit se battre par tous les moyens légaux pour obtenir des changements de politiques pour le bonheur des populations maliennes.

Il faut des cellules du mouvement dans chaque arrondissement, chaque cercle, chaque région, à Bamako et à l'extérieur du pays, avec une coordination forte et des remontées rapides d'informations sur les actions à menées et les résultats obtenus.

Pour cela il faut s'approprier des réseaux sociaux, et avoir un réseau national de contact et d'actions.

Le mouvement doit être un mouvement de la majorité qui souffre, il doit être un mouvement de précurseurs, un mouvement d'intellectuels qui connaissent le droit et qui ont la volonté de son application stricte, un mouvement malien pour défendre dignement les valeurs maliennes et l'intérêt du Mali en toute circonstance, un mouvement de jeunes et de femmes actifs et dynamiques et volontaires, engagés et près au sacrifice pour le Mali.

Nous pouvons le faire, sans distinction de race, de confession, de statuts professionnels, de conviction politique, de sexe, de niveau social et d'intellectuel.

Il doit devenir un bloc compacte érigé devant les partis politiques et les dirigeants du pays, non pas comme un obstacle à l'action politique, mais comme un frein à la mauvaise politique et à la mauvaise gouvernance.

Rassembler les forces vives du pays pour obliger nos dirigeants et décideurs à respecter leurs engagements, à défendre l'intérêt du peuple malien, à améliorer les actions gouvernementales, et les acteurs politiques à respecter le jeu politique démocratique.

Il doit être un mouvement éclairé et de proximité au service du Mali, mais un mouvement juste sans parti pris, ni abus dans le respect strict de la loi et de la justice pour tous les maliens.

Alors jeunes et femmes du Mali, il est tant pour vous d'intégrer et de faire dans la Nouvelle Majorité du Mali.

AGISSONS POUR LE PROGRÈS CAR ON PEUT!

 

 

Journée internationale de la femme : Donner la priorité aux femmes et aux filles, aujourd’hui et tous les jours de l’année

Par L'Essor-
Journée internationale de la femme : Donner la priorité aux femmes et aux filles, aujourd’hui et tous les jours de l’année

 

En cette Journée internationale de la femme, nous avons de quoi nous réjouir. Rien que l’an passé, nous avons constaté d’énormes avancées dans les domaines de la santé féminine et de l’égalité : les Nations Unies ont adopté une résolution historique pour mettre fin aux mutilations génitales féminines ; les dirigeants du monde se sont retrouvés au Sommet de Londres sur la planification familiale pour faire de nouvelles promesses de fonds à hauteur de 2,6 milliards de dollars et s’engager à mettre en œuvre une série sans précédent de mesures de planification familiale ; et ensemble, nous avons célébré la toute première Journée internationale de la fille.

Auteurs : Jill Sheffield et Fred Sai

 

Source: L'Essor

 

 

 

Nouveau record - La plus haute tour du monde sera construite en Arabie Saoudite

 

Le dialogue national : Quelles modalités pratiques ?

Mali: «Ceux qui ont pris les armes contre l’Etat seront combattus»Mali: «Ceux qui ont pris les armes contre l’Etat seront combattus»

La ville de Gao, la plus importante du nord du Mali, a été libérée le 26 janvier dernier. Elle est aujourd’hui contrôlée par les armées malienne et française. Des bataillons nigériens sont aussi présents, ainsi que « les hommes d’Ag Gamou », le colonel touareg resté fidèle…

 

 

Respect des droits de l’Homme : L’engagement du gouvernement malien

 

 

Nadia Belkassem et La Femme avec Bamako-sur-seine au desert le plus brulant qui precipite

 

celebre avec ces 300 000 maliennes hors de elles pour les raisons citées dans l'article suivant

Cette minorité segregationniste angeliste est raciste et perverse mais il ne s'agit pas de mnla apatride mais de ceux qui ont des armes et se livrent à la violence en recours aux armes: terrorisme car la guerre entre etats a ses formes et est plus lache les industries de vol, de viol, de violation et de violence perpetrés avec la conscience nationale et internationale, le silence et autres exercices coupables. Les Etats violents et soutenant cette violence repondent de leurs actes.

 

A ceux qui ont les mains sales et s'en approprient et hissent, ils restent toujours les mêmes pour les victimes et pour toujours dans nos lieux et places, de coeur et d'esprit les mêmes qui ont recours à la violence et opprime.

 

Ce n'est pas un cri: Ils ont la responsabilité de la souillure à la souillure en sang, en larmes, de douleurs et souffrances et

Tout Comme

Une Femme Au Nom de l'Egalité, la Liberté, l'Unité, l'Integrité non, loin d'une simple statue de projection agrandie de passion ou de noms homonymes nombreux

consentit

les frais

mais

le sacrifice ultime depuis l'empire à la republique,

nous respectons sa volonté de reunir la famille en famille et n'avons recours à l'hypocrisie, la fraude, la calomnie, la vilenie, l'absurde

et partageons l'entière responsabilité de ce que nous pouvons à tous et toutes qui subissent et tombent sur des champs d'honneur du coeur, des esprits qui veillent, tout simplement de leurs theatres qui ont assez duré et de tout theatre d'action: n'ka ni fali yi tan, i té fali mi yé kani i yèrè kè o yé.

 

Les pecheurs criminels reducteurs peuvent continuer lachement à tuer, nous sommes resolus de mourir mais comme notre père refuse de rendre la main qu'on lui a porté, non même les traumatismes, les pertes humaines, legenocide organisé contre le peuple et la nation disposés à disposer de soi, pour l'honneur et contre l'horreur nous ne serons et ne repondrons aux imbeciles que par ce qui est dû.

 

Crime, Criminels vous commetez et poursuivez et sachez que La Justice Existe comme Elle a toujours Existée, vous êtes prevenus et payerez.

 

Nous preferons utiliser autrement nos mains, et c'est bien l'histoire qui rattrape.

De tous les grands maux et pour toujours, nous avons un visage, un nom et des faits etablis: Qui n'a pas d'Histoire,

Rappel.

 

Lettre ouverte aux maires sortants de notre pays : «Vous avez été un désastre, une horreur, une angoisse permanente… », dixit Mo Diawara, enseignant

Par
Lettre ouverte aux maires sortants de notre pays : «Vous avez été un désastre, une horreur, une angoisse permanente… », dixit Mo Diawara, enseignant

Messieurs les Maires,
C’est la fin de votre mandat. Convenez que dans votre immense majorité, vous avez été un désastre, une horreur, une angoisse permanente sur le pillage des richesses de notre peuple qui cependant avait foi en la décentralisation. Ce peuple qui avait foi au pouvoir de proximité sensé lui trouver des solutions à ses nombreuses préoccupations. Pour la petite précision, loin de moi toute querelle personnelle n’ayant personnellement rien, absolument rien contre vous. Seulement, j’ai tout contre votre mauvaise manière d’accomplir la mission à vous confiée par vos compatriotes. Voyez-vous, des hommes et des femmes vous ont investis de leur confiance dans l’ultime espoir d’avoir plus de bonheur de mieux-être. Plutôt que de leur conforter dans leur choix, vous êtes restés très éloignés de leurs soucis avec pour priorité première, vous empêtrer dans des scandales de corruption, de détournement, de bradage du patrimoine foncier.
Que sais-je d’autres ?
Aussi, sans besoin de vous diaboliser, l’on sait que dans le pays profond, il n’est pas rare d’entendre qu’avec l’avènement des communes rurales, les populations ont connu tellement le malheur que l’on est en droit de dénoncer, sinon de criminaliser votre action très négative de mauvaise gouvernance. Mettant la fonction uniquement à profit, c’est à reconnaitre que l’impunité écume toutes nos Mairies.

 
Messieurs les Maires, prédateur d’argent vous serez honnêtes pour reconnaitre que vous avez été incapables de prendre la pleine mesure de l’importance de votre rôle dans le processus de la décentralisation. Processus, sur lequel vous avez craché pendant toute la durée de votre mandat et ce, pour de simple :    « Une fois élu, s’enrichir rapidement, acheter l’électorat le moment venu, se maintenir aux affaires ». Certainement, vous serez d’avis que cette analyse simpliste et très statique n’est digne que de la seule canaille surtout quand elle se met à raisonner. Fort heureusement, les Maliens imprégnés de la réalité historique ont en mémoire que l’injustice et l’impunité ont toujours engendré  la révolte des peuples.
Ceci étant, vos faits vos actes et vos pratiques ne leur sont pas inconnus. Ils réclament donc très fortement justice.

 
Messieurs les Maires, tout bien considéré, ce n’est rien vous apprendre en rappelant que notre pays vient de loin, de très loin, comme dirait l’autre pour que l’on y consacre l’impunité de façon sempiternelle. C’est pourquoi, il est temps que la rigueur de la justice s’applique à ceux des vôtres reconnus coupables de crime de gestion et de celui de mauvaise gouvernance.
Dans cette perspective, la seule exigence porteuse d’espoir reste l’audit des 703 communes de la république, quand on sait que les Maliens  ont besoin d’une régulation sociale gage de cohésion, de paix et de stabilité.
Messieurs, en vous quittant, je garde l’espoir d’être entendu par nos gouvernants afin que justice soit rendue à notre peuple meurtri.


MO Diawara, enseignant à Bamako
NB : le titre est de la rédaction

Source: L'Annonceur

 

Quelle solution face à la recrudescence des agressions et vols à main armée, qui s’intensifient dans tout le pays?

Mandiaye Gaye - recrudescence

Mr. Mandiaye Gaye

La recrudescence des agressions et vols à main armée réapparaissent et deviennent actuellement une préoccupation majeure et inquiétude pour les populations. Le phénomène crève d’ailleurs l’œil de tout honnête Sénégalais. Et ceci, malgré  cependant, le déploiement de  cette curieuse Agence de Sécurité et de Proximité,  dont on nous avait tant chantée les performances ultérieures. Ses promoteurs nous avaient pourtant annoncé avec fracas et tant de vantardise, qu’elle allait, dès sa mise en route,  assurer aux populations une parfaite sécurité de proximité, même plus efficacement que les forces de police et de gendarmerie. La voilà bien mise en orbite maintenant, mais il n’en a rien été. En tout cas, ce ne sont pas, c’est sûr et certain, les nombreux Sénégalais, victimes de ces malfrats, qui nous démentirons. Et le plus grave dans tout cela, c’est qu’il ne se passe plus actuellement, un seul jour, sans que l’on nous annonce à travers les médias, des cas d’agressions et de vols à main armée, d’assassinats, etc., perpétrés par des voyous encagoulés ou à visage découvert. Rares sont parfois, ceux qui sont épinglés par la police.

 

 

L’inquiétude majeure maintenant des populations, c’est qu’elles se sentent abandonnées à elles-mêmes face au banditisme. De surcroit, les attaques  de ces malfrats qui se passaient au cours de la nuit, se passent à présent en plein jour. Et il s’y ajoute maintenant, l’utilisation par les malfrats de moyens sophistiqués, comme les armes à feu, ainsi que des produits nocifs paralysants, pour neutraliser les innocentes victimes, dépourvues de la moindre protection des forces de sécurité publique. Par conséquent, une circonstance aggravante toute particulière, qui expose en danger la vie des victimes, car en cas de résistance aux malfaiteurs, elles pourraient être éliminées froidement.

 

 

Mais pendant ce temps, les forces de sécurité publique, formées et spécialisées pour lutter contre le grand banditisme de ce genre, s’occupent alors de quoi ? Puisqu’il est clair et même évident, que cette fameuse ASP est incapable à tout point de vue, d’exécuter avec satisfaction cette lourde tâche. Nous aimerions bien savoir, si l’Etat est parfaitement au courant de cette situation, si oui, quelles sont les mesures et dispositions qui ont été prises, pour faire face à cette grave situation qui prévaut dans le pays ? Ce serait inadmissible et incroyable que l’Etat ne soit pas au courant d’une telle situation, avec toutes les conséquences qu’elle engendre chez les populations ! Et nous pensons en toute objectivité, que ni l’Etat ni personne d‘autre, n’oserait nous tenir un tel langage aussi irresponsable par rapport à une question aussi sérieuse qui est l’insécurité au plan national, qui tendrait à la généralisation !

Mais quoi qu’il en soit, et pour l’instant en tout cas, ce que l’on constate sur le terrain et peut affirmer parfaitement, parce qu’incontestablement établi au vu et au su de nous tous, c’est que nous ne voyons déployer nulle part dans le pays, assez de forces de sécurité régulières, légales et assermentées, en vue de contrer efficacement et énergiquement ces malfrats, qui sèment l’insécurité en toute liberté, parmi les populations civiles. Et pourtant, il n’y a rien de plus urgent et utile que cette tâche de sécurisation publique, hautement républicaine. Au demeurant, que ne nous a-t-on pas dit à propos d’une efficacité certaine de l’Agence de sécurité de proximité, pour éradiquer l’insécurité de proximité? N’avons-nous pas entendu son Directeur nous promettre fermement, que dès le déploiement des 10 mille agents de « sécurité », nous n’aurons plus, ni à nous plaindre ni à nous soucier de notre insécurité publique ? Mais nous voici maintenant face à la réalité, qui s’impose de toutes les façons à nous,  qu’on le veuille ou non. Et, cette réalité nous démontre à l’évidence tout le contraire de cette déclaration d’assurance fanfaronne, tapageuse et non fondée, car c’est plutôt la recrudescence des agressions que nous constatons malheureusement.

 

 

A l’évidence, le gouvernement n’a pas daigné écouter les avertissements, pourtant fort pertinents, qui lui étaient envoyés en temps opportun, par des citoyens bien au fait de cette question, pour le dissuader de commettre éventuellement une grave et coûteuse erreur consistant à la création de cette ASP, parce que l’inopportunité de la création d’une telle agence aux visées inavouées, s’est révélée plus qu’évidente aujourd’hui. Ainsi, malgré donc, toutes les alertes récurrentes sur le caractère informel de cette Agence à la mission douteuse, et le manque criard de professionnalisme de ses agents recrutés à la pelle, pour le maintien de l’ordre et la sécurité de proximité. Le président de la République a accordé son appui total, même plus que de raison, en persistant curieusement à maintenir vaille que vaille, contre vents et marées, cette fameuse ASP, pourtant  congénitalement handicapée pour toutes les raisons évoquées plus haut. Mais comme nous le craindrions fort bien, le résultat sur le terrain n’a pas effectivement tardé à montrer les limites objectives de l’ASP.  En tout cas, jusqu’à plus amplement informés, l’action de cette Agence n’est nullement ressentie pour l’instant, par les populations qui sont durement confrontées à l’insécurité du fait des agressions récurrentes.

 

 

Ainsi à peine installés, les agents  de l’ASP prématurément posent un sérieux problème à leur directeur. En effet,  les voilà qui initient déjà une manifestation de protestation suivie de grève, à propos de leurs rémunérations. En fait, ils ne reçoivent qu’une sorte de simple récompense– ab nexaal- et non un salaire dans le sens légal, ce qui viole parfaitement la législation du travail en vigueur chez nous.  C’est du jamais vu dans les annales, pour une structure naissante ! Ensuite, les agents ont provoqué un mouvement d’humeur qui a même conduit à un conflit, les opposant  aux forces de police et de gendarmerie. Et tout ceci, n’est pourtant qu’un simple aperçu, parce que le plus dur reste à venir. C’est dommage et même malheureux, que l’Etat ne soit pas instruit par l’expérience des agences précédentes  comme l’ANEJ, l’ANPJ, l’ANAMA, etc., qui n’avaient servi strictement à rien, si ce n’était de dilapider de l’argent. Mais puisqu’ils s’entêtent à ne pas tirer toutes les leçons précédentes des cas similaires, c’est bien le syndrome du corps des volontaires, contractuels et vacataires de l’éducation et des  Agences nationales qui se profile à l’horizon et risque fort bien de les surprendre et les contraindre dans un proche avenir, à se rendre compte de l’évidence et d’être victimes de leurs propres engagements intenables.

 

 

Le paradoxe, c’est que cette agence a montré dès les premiers jours de son déploiement, son incapacité à assumer cette tâche de service public, qui est incontestablement au-dessus de ses compétences, si même compétence il y a. Nous n’avons pas été entendus et moins encore suivis, quand nous disions que la sécurité est une affaire très sérieuse qui relève de professionnels aguerris avec des  connaissances pointues en matière de sécurité, par conséquent ne peut être à la portée de néophytes, dont la durée de formation est non seulement  courte puisque n’excédant  pas deux mois, mais aussi,  rudimentaire en plus. Et pourtant, très tôt, nous avions suggéré que ces jeunes soient recrutés dans les différents corps des forces de sécurité comme la police la gendarmerie et l’armée, où ils pourraient subir une formation adéquate appropriée en matière de sécurité et de maintien de l’ordre public.

 

 

Et voilà que de plus belle, la violence et l’insécurité se répandent au fur et à mesure dans tout le pays. A Dakar, aucun quartier n’est plus épargné de telles opérations, que ce soit la  VDN, les Almadies, partout dans Dakar et sa banlieue, les populations se plaignent des agressions, des kidnappings, des viols, des vols à main armée, etc., les régions toutes confondues où les vols de bétails et les assassinats font légion maintenant, ne sont pas non plus épargnées. En effet, cette insécurité se ressent aussi dans la circulation routière et maritime, à cause de l’anarchie et le désordre qui y règnent. Voilà qui est pourtant assez suffisant, pour amener le gouvernement à prendre  à bras-le-corps cet épineux problème, qui est l’une des préoccupations majeures, parmi tant d’autres, des populations sénégalaises toutes conditions sociales confondues.

La sagesse et le simple bon sens recommanderaient dans la présente situation au président de la République, de mettre fin dans les plus brefs délais, à cette agence inopportune. Et en lieu et place, renforcer davantage les forces de police et de gendarmerie en ressources financières, humaines et matérielles, suffisantes et sophistiquées. Ces forces de sécurité spécialisées, mises dans les meilleures conditions possibles et bien équipées,  dotées de tout le nécessaire avec une présence permanente sur le  terrain nuit et jour, dissuaderaient à coup sûr ou mieux, obligeraient  les bandits les plus coriaces, à ne plus se hasarder là où ils seraient  sûrs ou risqueraient de rencontrer les forces publiques de sécurité bien armées. Ainsi, il est devenu nécessaire et urgent de renverser la tendance inacceptable qui prévaut  actuellement, à savoir faire de sorte que les forces publiques installent l’insécurité et la peur de façon permanente, dans le camp des malfrats, en les traquant sans répit pour assurer la quiétude des populations, partout où elles se trouvent dans le pays.

 

 

A examiner de près, la manière dont le président de la République s’y prend aujourd’hui dans la conduite des affaires du pays, on peut légitimement s’interroger, si le président Macky Sall, a bien pris la pleine mesure des tâches exactes, essentielles et prioritaires qui prévalent dans son pays ? Par ailleurs, a-t-il objectivement étudié et tiré toutes les leçons utiles des graves erreurs de casting de son prédécesseur ? Il nous semble qu’il n’en a pas du tout pris la peine. Dès lors, qu’il ne se fasse point d’illusion et qu’il s’attende bien à des sanctions, aux prochaines consultations. Et comme ce fut le cas pour Me Wade en 2009, lors des élections locales, quand à cette occasion, il avait reçu un fort signal d’avertissement,  pour n’avoir pas tenu ses promesses et amélioré les conditions de vie des populations démunies ; ainsi, les locales de 2014, constitueront pour Macky Sall, un test de grandeur nature qui lui donnera  un aperçu de ce que présage la présidentielle de 2017. En effet, au lieu de s’atteler à réussir son présent mandant, en donnant satisfaction à ceux qui ont voté pour lui par espoir ou devoir, le président Macky se préoccupe plutôt de ne satisfaire que ses militants et proches amis, les transhumants de tout acabit qui ont trempé pourtant incontestablement dans des malversations ignobles et les anciens chefs d’Etat, qui voient leur pension de retraite être portée à 9.700.000 FCFA. Et comme perspective, il est en ce moment obnubilé par un second –hypothétique- qui fondamentalement, dépend ou est lié pour beaucoup au respect de ses engagements, ce qui appelle évidemment une rupture dans la pratique et l’amélioration des conditions de vie des larges couches démunies.

 

 

En fin, nous rappelons au premier magistrat de la République, que la sécurité publique des populations, n’est pas un privilège qui leur est accordé. Absolument pas ! Monsieur le président de la République, la protection ou la sécurisation des populations civiles et leurs biens, est un devoir régalien qui relève absolument de l’Etat, ne pas l’assumer correctement, est à tous égards, une grave erreur qui coûte généralement chère, au pouvoir défaillant. Monsieur le président de la République, la solution incontournable de ce problème, c’est de remettre comme dans toutes républiques normées, avant qu’il ne soit trop tard, les prérogatives la sécurité publique à qui de droit, et dans le cas d’espèce, il s’agit naturellement des forces de police, de gendarmerie et des armées, pour qu’elles assurent enfin aux populations, une quiétude définitive.

Mandiaye Gaye

Gaye_mandiaye@hotmail.com

 

Tribune: Non au MNLA

Par Malijet - Date: 18 Janvier 2013102 réactions
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Les leaders du MNLA


Mes chers amis et compatriotes soyons vigilants et prompts à réagir ou
même souvent à prendre les devants par rapport à la plus dangereuse
des organisations terroristes de notre pays c'est à dire le MNLA. Dans
un communiqué il proposait un soit disant appui à la France pour
nettoyer les poches de résistances de leurs anciens frères d'armes.
Quelle utopie ?

En temps que patriote nous devons tous manifester notre vive
opposition à cette fuite en avant de ces bandits avant que les
quelques soutiens occidentaux qui leur restent n'enfoncent le clou en
obligeant ainsi le brave gouvernement Français à accéder à leur
requête.

Signalons que :

· Lors du massacre des dizaines de soldats Maliens à Aguel Hoc le MNLA
et les terroristes formaient le même groupe.

· Lors des attaques de Tessalit, Kidal, Gao et Tombouctou les mêmes
étaient ensemble.

· Après la prise de ces villes de nombreux témoins ont rapporté que
les actes les plus odieux ont été commis par les éléments du MNLA.

· Quelques semaines après leur succès commun le MNLA a accepter de
former une république islamique avec les autres terroristes de
Ansardine, d’AQMI, et du MUJAO avant de se rétracter quelques jours
plus tard quand il s’est rendu compte de sa décrédibilisation aux yeux
de l’opinion international.

Alors j’invite le peuple Malien à tout faire pour éviter a ce que les
irrédentistes qui ont vus leur rêve sur la lune se transformer en
cauchemar. Faisons en sorte de mettre hors d’état de nuire ce groupe
le plus dangereux pour notre pays.

A cette occasion, je lance un appel vibrant a tout les patriotes et
surtout le gouvernement Malien qui est l’autorité de décision afin
d’épargner le peuple Malien d’une nouvelle crise.

 

Une contribution de Hamadoun Amadou


Source: Malijet

 

Publié le 19 janvier 2013 à 09h02 | Mis à jour à 09h02

Déclaration des Maliens de France face au lobbying du MNLA en France et en Europe

Par Malijet - Date: il ya 1 heure 1 réactions  
 
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Réhabilitation du MNLA par le lobby des rébellions contre le Mali

Les Maliens de France et leurs amis africains et européens restent mobilisés autour de la crise territoriale qui perdure dans les régions nord du Mali, notamment dans celle de Kidal. Leur inquiétude est d’autant plus grande que l’on assiste à une certaine tentative de réhabilitation et de relance du MNLA.

A ce jour, malgré les accords de juin 2013 signés à Ouagadougou entre le Gouvernement et les représentants des communautés des régions nord du Mali, peu d’avancées significatives ont été enregistrées sur le front de la paix et la réconciliation nationale. L’intervention des forces armées et de sécurité s’est limitée aux seules régions de Gao et de Tombouctou, laissant la ville de Kidal aux mains de ce mouvement indépendantiste qui s’y est replié après la débandade qui lui a été imposée par ses alliés de circonstance : AQMI, Ansar Eddine et surtout le MUJAO.

A la faveur du statu quo actuel, engendré par la situation de Kidal et surtout le retard dans la mise en œuvre des accords de Ouagadougou, dans sa disposition concernant le cantonnement et le désarmement des rebelles du MNLA, on assiste au retour des terroristes, et la reprise de l’activisme de, avec le soutien de son lobby permanent, basé notamment en France et en Suisse.

Malgré les mises en garde et des informations fournies sur les vraies motivations de ce mouvement minoritaire dont la composition est  largement touarègue, ces réseaux des rébellions contre le Mali entretiennent la confusion et continuent d’attiser le feu dans le septentrion malien. Ils utilisent à cette fin ce groupuscule contesté par le peuple malien, et dont les objectifs sont récusés et les méthodes dénoncées par l'immense majorité des sociétés touarègues maliennes. 

Les Maliens de France et leurs amis africains et européens souhaitent attirer l’attention de l’opinion publique française et internationale.

  • Ils ne comprennent pas le silence assourdissant des partis politiques français sur cette question. Certains comportent en leur sein des élus dont la complicité avec ce groupe est de notoriété publique, souvent contraire à la ligne de leur parti. Depuis début 2012, le MNLA a été invité à plusieurs reprises au parlement européen. On peut s’interroger sur l’incohérence de ces partis, puisqu’aucune sanction n’a été prise jusqu’à présent contre ces élus.
  • Les organismes français et européens qui apportent leur soutien à ces velléités indépendantistes travaillent
  • contre
  • l’intérêt de la majorité des communautés vivant dans le septentrion malien.
  • Ils mettent en danger la Nation entière qui déploie des efforts immenses avec le soutien de la communauté internationale, pour sa cohésion et son redressement.
  • Ils invitent toutes les forces démocratiques à barrer la route à la réhabilitation du MNLA dont le programme politique représente un danger pour les communautés des régions nord et pour la Nation malienne.
  • Les Maliens de France et leurs amis invitent l’Etat malien à trouver une solution durable à cette crise persistante, préjudiciable à l’unité du Mali.

 

Paris, le 03 avril 2014.

 

Contact Presse : Mahamadou Cissé : +33 615 73 51 40

 

20ème anniversaire du génocide rwandais : IBK à Kigali

Par 11 réactions  
 
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(image utilisée juste a titre d`illustration). (image utilisée juste a titre d`illustration).

A l’invitation de son homologue du Rwanda, Son Excellence Paul Kagamé, le président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, accompagné d’une délégation de haut niveau et de son épouse, quitte Bamako dimanche pour prendre part à Kigali, au Rwanda, ce lundi 7 avril, aux célébrations du 20ème anniversaire du génocide rwandais.

20 ans, jour pour jour, après l’épisode le plus sanglant de l’histoire contemporaine de notre contient qui a fait quelque 800.000 morts, majoritairement Tusti, ces célébrations seront marquées par une « Flamme du souvenir » qui sera allumée par le Président rwandais, Son Excellence Paul Kagamé, au Mémorial du Génocide, et une « Marche du souvenir » vers le plus grand stade de Kigali, où, recevant ses hôtes, le président Kagamé prononcera un discours.

Outre le président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique et du monde prendront part à ces célébrations.

 

Direction de la Communication & des Relations Publiques

 

Source: Présidence

Journée internationale de la femme :

 

 

Accueil | Société | Collectif justice pour les victimes de Doungoura : Une contribution au processus de réconciliation nationale

Collectif justice pour les victimes de Doungoura : Une contribution au processus de réconciliation nationale

Par Tjikan -
 

Le lancement des activités du collectif ‘’justice pour les victimes de Doungoura’’ a été fait le 06 Avril dernier au CICB en présence de plusieurs personnalités, la cérémonie était présidée par Témoré Tioulenta président dudit collectif.

Doungoura est une bourgade de la commune rurale de Toguéré Coumbé, dans le cercle de Ténenkou  précisément au lieu dit Neenga, où été opéré le massacre de civils le plus important de la rébellion 2012, jusqu’alors le 18 mars 2013.

Selon Témoré Tioulenta le collectif est crée pour apporter une contribution au processus de réconciliation nationale enclenché par les autorités de la République. Composé de parents des victimes du massacre de Doungoura et de citoyens maliens de toutes catégories, engagés pour la construction d’une société malienne plus solidaire dans une République  malienne plus équidistante vis- à -vis de ses fils et filles qui souffrent le martyre.

A en croire M.Tioulenta, Doungoura constitue un pic superlatif dans la panoplie des atrocités vécues au cours de la crise, une crête surélevée dans le paysage des horreurs jusque-là repertoriées et dont seuls sont capables des êtres aux neurones surannées.

Pour lui, Doungoura est un autre Aguel hoc, ou un autre Diago.

Faut-l le rappeler, dans l’après midi du lundi 18 mars 2013, des forains sur l’axe Dioura-Léré ont été interceptés par des bandits armés  à bord de deux véhicules dans la plaine de Ngagna.

Qui ont été par la suite, dépouillés de tous leurs biens, puis attachés, les yeux bandés, transportés au lieu dit Neenga,à une dizaine de kilomètre du village de Doungoura (commune rural de Toguéré Coumbé,cercle de Ténenkou). En ce lieu, dans la pénombre et dans une furie indescriptible, les cerbères des temps modernes abattent au feu une vingtaine d’entre eux et les entrainent dans les profondeurs d’un vieux puits.

Et depuis, aucune poursuite n’a été engagée contre les auteurs du crime, alors qu’ils ont été formellement identifiés par les rescapés. Les dépositions  des témoins sont restées sans suite, aucune autorité administrative et politique majeure ne s’est présentée sur les lieux pour constater les faits, pour témoigner le regret de la nation aux populations terrifiées, pour consoler les familles éplorées, les veuves affectées et les orphelins abandonnés.

Depuis l’acte, malgré les multiples démarches entreprises, aucune autorité politique ou administrative, aucun organisme de défense des droits de l’homme national ou international, aucun organe de presse nationale ou internationale n’a rendu compte de ce qui s’est passé à Doungoura.

Pour lui  c’est à la recherche de la vérité, que le collectif voudrait humblement rappeler que la nouvelle République que, nous nous sommes engagés à bâtir, a un devoir impérieux d’accompagner ceux qui sont victimes de l’arbitraire. Des victimes innocentes dont les parents sont à la recherche de cette vérité.

D’où le soutien des associations et organismes de défense des droits de l’homme, celui d’avocats sensibles à la cause des personnes fragiles et celui de toutes les bonnes volontés tant au niveau national qu’international afin que la vérité soit connue. En ajoutant « qu’en tout état de cause, nous avons acquis la conviction que  plus vite nous parviendrons à l’établissement de la vérité, plus vite nous parviendrons à la réconciliation ».

 

                                                                                        Fatoumata Fofana

Source: Tjikan

Célébration du 6 avril par le MNLA : A Kidal aussi, il y’a eu de la fête !

Par Tjikan - Date: il ya 7 heures 46 minutes 3 réactions  
 
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Célébration du 6 avril par le MNLA : A Kidal aussi, il y’a eu de la fête !

 

MASSACRE ET APOLOGIE DU CRIME

INCITATION ET RECOURS A LA VIOLENCE / aux armes

NEGATION

...

 

Accueil | Société | Les enjeux économiques dans la défense des droits des femmes au Mali
 
SACRIFICE ULTIME DE SOGOLHON NOTRE MERE
BRAVOURE DE NIELENY
INSTRUCTION DE AWA KEITA
 
PARCE QUE TROP DE LIBERTE TUENT LA LIBERTE ET TOUT SE CACHE DERRIERE CES CHOSES,
UNE FEMME AU MALI ET DU MALI A OFFERT SA PROPRE VIE
UNE AUTRE CIWARA
UNE AUTRE DEPUTEE
 
AUTOUR DES BESOINS REELS ET SERIEUX DU PEUPLE
 
AUX VALEURS ET PRINCIPES DES REPERES
 
LES FEMMES SONT DES PARTENAIRES ET A DEFENDRE DES ABUS.
 
AUSSI, A L'ADULTERE ET AUX MALADIES SEXUELLES, L'ABSTINENCE EST UNE CHOSE MAIS LE RESTE A VENIR... CAR NI LE POLITIQUE NI L'ECONOMIQUE N'A DE SENS QUE PAR LE CULTUREL
 
EN D'AUTRES TERMES :
 
BA BARIKA
MOUSSO KA MOUGNOU KA SABALI
HORON YA NI DAMBE
 
N'GH'AANA MOU N'GH'AANA MOU, MOUROUTILI, BAN BA TILA, MOLO BALIYA, YAIRAI NI WALI TA TIEN O KO TAI.
DIOUGO BAI BE KALAMBANTCHI LA NKA A FOLO YE GALO.

Les enjeux économiques dans la défense des droits des femmes au Mali

Par 1 réactions  
deplaceC’est en 1975, «année de la femme», que la date du 8 mars a été décrétée «Journée internationale de la Femme» par l’Organisation des nations unies (Onu).
 
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(image utilisée juste a titre d`illustration). (image utilisée juste a titre d`illustration).

Au Mali, une cinquantaine d’organisations de défense des droits des femmes viennent de présenter leurs priorités : des priorités politiques, sociales, mais également économiques.

Les femmes représentent en effet un peu plus de la moitié de la population malienne mais elles sont encore loin de disposer des mêmes droits que les hommes, y compris en termes d’accès aux outils économiques.

David Baché

Source: RFI

 

 

LA SOUVERAINETE DU MALI EST ET RESTE MALIENNE.

L'OCI ET L'ONU

UA

CEDAO

TOUS AVIS ET TRAITEMENT ENGAGENT

VOS COUVERTURES ET TEMOIGNAGES AUSSI.

 

A TOUTES LES VICTIMES

SIOUX

SHOAH

RWANDAIS

PALESTINIEN

AGUELHOC

CENTRAFIQUE

...

 

A LA MEMOIRE DE MADIBA

UNE AFFAIRE DE TOUS.

 

 

Les chefs rebelles du MNLA ont commémoré leur « indépendance » le dimanche 6 avril dernier dans la ville de Kidal et à l’étranger. Les sentiments antifrançais refont surface et le processus de dialogue risque d’être compromis. Sur qui ou sur quoi compte le Mnla pour s’aventurer dans ce pari risqué.

A quoi servent les Forces Internationales, de la Minusma, de Serval et  la Bataillon Elou des FAMa  à Kidal? A quand la libération de Kidal ? Telles sont les questions qui taraudent aujourd’hui l’esprit des citoyens maliens.

Cependant, s’il est difficile de donner des réponses précises à ces questions, une chose est sûre, les rebelles du MNLA règnent encore en véritable maîtres des lieux. Et viennent de le prouver par cet énième acte de provocation : la célébration du 6 avril comme date d’indépendance de « l’Etat  d’Azawad ».

Selon plusieurs sources, contactées sur place, dans la zone du camp 2 (là où réside le vieux Intallah) dans la journée du dimanche 6 avril, c’était l’effervescence totale pour les jeunes favorables au MNLA. Parmi les propos hostiles selon nos sources ont pouvait entendre entre autres« Vive Azawad, non Mali ». Et pour l’occasion, les chefs du MNLA auraient mis les bouchées doubles. Surtout que le vieux Intallah qui était parti en Algérie pour des soins est rentré auprès des siens le samedi 4 avril dernier afin de fêter avec eux.

Et les mêmes  sources indiquent qu’avant de revenir à Kidal Intallah aurait fait un tour au Maroc. A-t-il pu rencontrer les autorités marocaines ? « Nous ne pouvons rien vous dire sur ce aspect » répond notre source. Avant d’ajouter que le patriarche Intallah, celui là même que certains font passer pour un homme de paix, est revenu avec un seul mot : « l’indépendance ou rien ». Par ailleurs  certains chefs rebelles  n’ayant pas pu effectuer le déplacement ont fêté sur place en dehors du Mali (Burkina, France). Et pire, à en croire certaines indiscrétions, les mouvements rebelles se sont renforcés ses derniers jours.

Si cela est vrai qui a intérêt à soutenir le MNLA ?

En tout cas rien n’est moins sûr et d’ores et déjà la population malienne porte un regard assez critique sur les « jeux troubles » de la communauté internationale. Notamment, la France et la Minusma. Car les quelques militaires maliens présents à Kidal vivent encore cantonnés au camp I. Pareil pour le gouverneur et les autres responsables administratifs qui ne sont pas libres de leurs mouvements. 

 Pire, pour un militaire malien, sortir du camp, sans l’aval de la hiérarchie, est perçu comme une violation de territoire par les rebelles du MNLA. Et plusieurs sources nous indiquent que les militaires maliens qui se font prendre en zone ‘’ennemis’’  par les rebelles, sont remis aux casques bleus de la Minusma, chargés d’instruire la ’’discipline’’ à ceux-ci.

Le silence inexpliqué du gouvernement !

Le hic qui fait tilt en est que le gouvernement qui adore tant faire des communiqués n’a pas prononcé un seul mot sur cette célébration d’indépendance de ‘’l’Azawad’. Ne serait-ce que condamné l’acte. Pourtant sur des sujets moins brûlants que celui-ci on voit toujours  le porte parole du gouvernement  s’empresser d’animer la galerie, comme s’il n’avait  que ça à faire comme travail. Oubien, la démission du Premier ministre Oumar Tatam Ly, le samedi 5 avril a crée un effet de panique chez les autorités ?

 

Lassina NIANGALY

Source: Tjikan

 

Ali Nouhoun Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale: « MNLA est aussi terroriste que les autres »

Ali Nouhoun Diallo

Ali Nouhoun Diallo

Le Républicain : vous avez participé à la marche funèbre suite à l’assassinat des envoyés spéciaux de Rfi, quels sont vos sentiments en ce moment ?

 
Ali Nouhoun Diallo : C’est vraiment pour marquer mon indignation, ma révolte et dire que nos amis de la France doivent cesser d’opérer une distinction entre le MNLA d’une part, AQMI, MUJAO, Ansar Eddine d’autre part. Tant qu’ils ne cesseront d’opérer une telle distinction, c’est évident que des actions de ce genre sont possibles. Il faut responsabiliser le gouvernement malien, les forces armées et de sécurité du Mali. Et réellement cesser de cantonner celles-ci et de laisser libre les groupes armés rebelles, les narcotrafiquants qui veulent coûte que coûte obtenir la partition du pays.

 
Mais un accord signé à Ouagadougou le 18 juin autorise le redéploiement effectif de l’administration et de l’armée malienne, qu’en est-il ?
Vous le savez très bien que le redéploiement n’a pas été effectif, vous le savez très bien que le gouverneur du Mali et ses préfets sont entrain de squatter à la mairie alors que le MNLA est dans les locaux du gouvernorat, ça s’est connu de tout le monde. Mais l’aspect le plus important qui m’a fait marcher, c’est pour venir affirmer que le premier  suspect, c’est Amberi Ag Rhissa, qui est l’un des leaders du MNLA et à qui les journalistes ont rendu visite. Je ne peux pas comprendre que les dirigeants du MNLA reçoivent des hôtes et qu’ils ne les sécurisent pas, qu’ils n’appellent pas les forces armées rebelles de l’Adrar des Iforas pour leur demander de sécuriser les journalistes et dire que tout ce qui arrive à ceux-ci, le MNLA est responsable et que lui aussi, il est responsable. Et cette histoire de dire qu’il a voulu sortir et que les bandits l’ont braqué en disant qu’il na qu’à rentrer. Ah non quand tu es l’hôte si on veut tuer tes hôtes, on te tue aussi, tu sors et tu t’ajoutes aux hôtes. Je dis que tous les enquêteurs doivent commencer par lui et continuer avec les dirigeants du MNLA et tous leurs groupes armés.

 
Qui peut être visé derrière cet attentat, ces assassinats, le Mali, la France,  Rfi, la presse ?
Il me semble, c’est toute la stratégie de redéploiement définitif des forces armées du Mali, de l’administration du Mali et tout le processus électoral pour élire des députés y compris dans l’Adrar des Iforas, c’est tout cela qui est visé.

 
Autrement les auteurs n’ont pas intérêt  au rétablissement de l’ordre à Kidal ?
Ils se battent pour avoir un espace libre pour se livrer à leur trafic de drogue, d’armes, de cigarette et même à leur trafic humain. C’est-à-dire continuer à prendre des otages et à s’enrichir, ils veulent un espace qu’ils gèrent eux mêmes.

 
 Et ils s’appellent Ansar Dine, Aqmi, Mujao ou bien… MNLA? 
MNLA, surtout il ne faut pas oublier, c’est le MNLA qui a fait venir Aqmi sur notre sol. Nous qui sommes des zones occupées, nous savons qu’il est arrivé à un moment où les populations acceptaient plus le Mujao que le Mnla. Et étaient plus satisfaites de la gestion du Mujao, loin s’en faut de celle de Mnla et peut être même parfois, disaient que la gestion du Mujao est peut être préférable à celle de notre administration. C’est avec tristesse que nous entendions cela.

 
Certains considèrent le Mnla comme étant un groupe armé et non terroriste ?
Ils ont fortement tort, si les Français pensent qu’ils ne sont pas terroristes, ils se trompent lourdement, ils étaient bel et bien à Aghel-hoc, ils étaient bel bien partout où il y eu des tueries. La rébellion de 1990, il y a aujourd’hui des responsables de MNLA qui égorgeaient les citoyens du Gourma et signaient ‘’Jimi le Rebelle’’.

 
Mais c’est cette considération qui a fait que l’Etat malien a libéré certains leaders et a fait lever le mandat d’arrêt sur d’autres, en disant que c’est des groupes armés maliens mais non terroristes avec lesquels il faut dialoguer ?
Je crois chacun à son niveau d’informations. Jusqu’à ce que je rencontre les autorités qui disent ça et qu’elles me convainquent, je suis de ceux qui pensent que le MNLA est aussi terroriste que les autres. Les viols, les assassinats, les pillages, les vexations, les exactions ont été commises par le MNLA. C’est lui qui a détruit toute l’infrastructure de toutes les zones qu’il a occupées. Ceux qui viennent pour développer un pays ne détruisent pas les infrastructures.

 
Réalisé par B. Daou

 

Nous avons proposé d’installer ce contingent dans des zones de cantonnement en les aidant. Surarmé, le MNLA s’est jeté de manière unilatérale dans une guerre inutile.

 

LE MNLA EST A DISSOUDRE ET SES MEMBRES SONT DESARMES.

LE MNLA EST AUSSI TERRORISTE/ TOUTE COMPLICITE ET NEGATION ET CULPABILITE EST JUGEE COMME TELLE.

on ne negocie pas et plus jamais ça.

LES VICTIMES QUI NOUS ONT PRECEDE NE VALENT PAS MIEUX QUE NOUS ET NOUS SOMMES RESOLUS DE MOURIR. LA MORT QUE LA HONTE.

 

 

Plus de 300 000 Maliennes célébreront le 8 mars hors de chez elles

Depuis mars 2012, des centaines de milliers de femmes maliennes vivent dans l’incertitude de retourner dans leur foyer, à cause d’un sentiment général d’insécurité et des conditions humanitaires difficiles. Et c’est avec le cœur lourd que ces femmes déplacées et réfugiées du Mali célébreront le 8 mars, Journée internationale de la femme.

deplaceC’est en 1975, «année de la femme», que la date du 8 mars a été décrétée «Journée internationale de la Femme» par l’Organisation des nations unies (Onu). Comme partout dans le monde, au Mali, l’esprit du 8 mars demeure un concept qui avalise la poursuite des combats pour l’émancipation des femmes. Cela suscite toujours dans l’opinion publique de vifs débats, comme les programmes de lutte contre l’excision, le mariage précoce. Et les lois sur la parité, qui visent à corriger la sous-représentation des femmes dans les instances politiques. Malgré les pesanteurs socioculturelles, la situation générale des Maliennes s’améliorait positivement, jusqu’à ce que la stabilité du pays chamboule brusquement dans le premier trimestre de l’année 2012.
L’occupation des trois régions du Nord, puis la guerre de libération, ont occasionné de vastes mouvements de populations civiles vers la capitale, les autres localités du Sud et aussi vers plusieurs pays voisins. Plus de la moitié sont des femmes. Dispersées entre les camps de réfugiés, les villes et les villages, ces Maliennes attendent leur retour vers leurs localités d’origine. Un retour dont les conditions sécuritaires et humanitaires ne sont pas encore tout à fait réunies.
Une étude de l’ensemble des organisations humanitaires internationales indique qu’environ 228.920 personnes (dont 190.380 femmes) sont déplacées contre 192.571 réfugiées (dont 86 125 femmes). Selon un rapport produit par Ocha (Office de coordination des affaires humanitaires des nations unies), plus de 15.000 nouveaux réfugiés maliens, parmi lesquels plus de la moitié sont des femmes, ont été enregistrés entre le 11 et le 27 janvier au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie. Environ 9 940 nouveaux déplacés internes, dont la majorité est composée de femmes, sont venus à Bamako, Ségou, Koulikoro et Mopti entre le 12 et le 24 janvier 2013. De janvier à février, le Hcr a produit un rapport faisant état d’un total de 405.296 réfugiés et déplacés, dont 310.020 femmes.
Les centaines de milliers de femmes maliennes déplacées et réfugiées, celles qui ont tout abandonné derrière elles, pour fuir les violences et les armes, célébreront tristement, demain, le 8 mars 2013. Une journée dont le thème de cette année est «les femmes du Mali soutiennent les forces de défense et de sécurité» ; face au thème mondial qui fustige toute violence faite aux femmes et filles.
Rokia Diabaté

 
SOURCE: du 7 mar 2013.
 

Campagne nationale de retour des enfants a l’école : 500 000 enfants concernés par le programme

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Campagne nationale de retour des enfants a l’école : 500 000 enfants concernés par le programme

Du 7 au 8 avril 2014, l’hôtel mandé de Bamako a abrité un atelier de revue à mi-parcours sur la campagne nationale de retour de l’enfant à l’école. Il s’agit a travers cette campagne de permettre aux enfants déplacés par le fait de la crise qu’a connu notre pays de pouvoir bénéficier d’un retour normal a l‘école.

La cérémonie d’ouverture du dit atelier  a enregistré la présence de plusieurs personnalités dont la représentante de l’Unicef  en la personne de Mme Alessandra DANDICE,  du représentant de Mme le ministre de l’éducation nationale  Mr Souleymane GOUMDIAME et  de plusieurs personnalités y compris les directeurs des académies des différentes régions.

 

Mme Alessandra DANDICE  dans son allocution a rappelé la date du 21 octobre 2013 qui a vu le lancement de la campagne nationale de retour des enfants à l’école. Elle disait   que   cette revue à mi-parcours est en droite ligne avec l’application des recommandations fortes en faveur du retour des enfants à l’école dans les régions affectées par la crise sécuritaire lors  d’un  l’atelier que l’UNICEF a organisé.

 

Dans son discours  ressortait deux messages principaux ;  un message d’espoir et développement pour  le mali  et un d’engagement. Un engagement qui a permis le retour  à l’école dans tout le pays de 27.201.92 enfants directement affectés par la crise. 370.114 enfants ont reçu des kits d’apprentissage, de même que la distribution de kits pédagogiques a concernés 6734 enseignants

 

Cette  revue à mi-parcours a pour objectif général d’apprécier la mise en place d’un environnement scolaire favorable aux apprentissages en vue d’un retour progressif et du maintien des enfants à l’école.

 

Quant à  Mr Souleymane GOUMDIAME, il  a remercié l’ensemble des invités pour leur participation à cette campagne tout en rappellent le contexte dans lequel la rentrée scolaire 2013-2014 est intervenue. Cette campagne a été placée par les plus hautes autorités dans le cadre d’une campagne, « la campagne pour le retour à l’école ». M. le représentant du ministre de l’éducation n’a pas hésité à ressortir les cibles de cette campagne  qui sont entre autres 500.000 enfants,  9000 enseignants, 1800 mères éducatrices et de 8250 organisations communautaires autour des structures éducatives , à ceci s’ajoutent les activités de communication qui devaient concerner les élus locaux ; les leaders communautaires et religieux , les communicateurs traditionnels et les médias, dont les radios de proximité en vue de leur contribution dans la diffusion des messages de mobilisation autour de l’école .

 

Pour la mise en œuvre de cette  campagne,  il était prévu des activités riches et variées entre autre la distribution de 46.000 kits scolaires aux élèves ; de 1150 kits récréatifs aux enfants des centres de développement de la petite enfance et de 7500 mobiliers scolaires. Environ 4 milliards,  c’est la somme mobilisée par L’Unicef auprès des institution et états que sont le canada ; l’Estonie ; le Luxembourg ; la suède ; l’USAID ; ECHO ; le CERF et les comités nationaux pour l’UNICEF  pour mettre en œuvre ces activités. Mr GOUMDIAME a lancé un appel pressant aux enseignants qui hésitent encore à  rejoindre leurs postes pour la pérennisation  des réalisations et enfin à un retour à une situation scolaire normale.

 

A son tour Mme Alessandra Dandice a lancé un message d’encouragement a l’ensemble des partenaires de l’école, à redoubler d’efforts pour le succès et le renom de l’école au bénéfice exclusif des enfants et de la nation malienne. Le succès demeure au bout de l’effort.

 

Korotoumou Sangaré/ Stagiaire

Source: L'Informateur

 

A l’écoute de Tiona Mathieu KONE, Directeur des Relations Publiques et de la Communication d’EDM-SA : «Les habitudes de consommation peuvent aider la société à servir le plus grand nombre et à améliorer son service »

Tiona Mathieu Kone

Tiona Mathieu Koné

Les délestages intempestifs sont monnaie courante ces derniers temps dans la capitale malienne. Tiona Mathieu KONE, Directeur de la Communication d’EDM-SA donne ici des explications, tout en invitant la population à accompagner la Société en termes de pratique de consommation. Sans langue de bois, il évoque les efforts consentis par son service pour satisfaire au mieux les consommateurs. Lisez l’interview qui suit.

Le Progrès: En cette période de chaleur nous constatons la coupure intempestive d’électricité  à Bamako. Quelles explications pouvez -vous donner à cet état de fait ?

Tiona Mathieu KONE: Vous avez dit qu’en cette période de chaleur vous constatez des coupures d’électricité. C’est vrai, c’est incontestable. Nous avions ces derniers temps connu assez d’incidents qui ont provoqué un certain nombre de coupures  à quoi  plus longue que d’habitude en tout cas que souhaitée. La société énergie du Mali –sa (EDM-SA)  présente ses sincères excuses à tous les usagers. Nous savons quand il fait très chaud comme c’est le cas actuellement, les familles ont besoin de l’électricité. Ne serait-ce  que pour la conservation des denrées. Sans compter les autres services.

Sans électricité d’ailleurs aujourd’hui, il n’y a pas de service adéquat. Tous les domaines ont recours à la consommation de  l’électricité. Quand quelqu’un n’a pas la santé, ça  cause des problèmes  nous nous en excusons pour  les  désagréments. Ceci dit, vous avez dit que  nous sommes en période de chaleur période pendant  laquelle nos machines sont fortement sollicitées.  Vous le savez l’électricité  est fournie aussi bien que  par le barrage de Manantali que nous partageons avec la  Mauritanie et le Sénégal, par  le barrage de Sélingue qui est propre au Mali et Sotuba propre au Mali. Mais au delà de l’électricité fournie par les barrages, nos  centrales thermiques sont en activité. Le mixte de production aujourd’hui tend  à équilibrer c’est-à-dire, on  produit au tant dans les barrages hydro électricités que dans les centrales thermiques. Ce n’est pas une question de gas-oil qui manque. Ce n’est pas une question d’eau qui manque dans les barrages. Ce sont des incidents sur les machines. Ce sont des machines qui tournent nuit et jour et  qui sont fortement sollicitées.

Parfois, les incidents sont imprévisibles. C’est comme votre voiture, souvent en pleine œuvre,  elle peut  vous causer  des ennuis. Nous avons eu des ennuis  ces derniers temps avec les  machines aussi bien à Sélingue qu’à Balingué. Nos équipes sont à pied d’œuvre pour les réparer. Désormais, c’est sur le réseau. Mais la vérité est que si tout le monde a besoin de l’électricité au même moment  il y a un déficit de production qui ne vaut pas le déficit des années passées. Vous  savez, en 2011,2012 et 2013 qui étaient des moments très durs où  l’électricité parfois  n’était fournie qu’au soir seulement. On avait  100MW  de déficit l’an passé. Actuellement le déficit est à l’ordre de 10 à 20MW et  au maximum 30MW tout est pris en charge  pour limiter au maximum les délestages. Voilà un peu les causes des coupures d’électricité. Nous avons besoin de l’accompagnement de la population en termes de pratique de consommation. Ce dont on n’a pas besoin immédiatement,  il faut les débrancher et les lumières dont on n’a pas besoin, il faut les éteindre. Tout cela nous aide à équilibrer notre fonctionnement en termes de fourniture  d’électricité au plus grand nombre.

Le progrès: Vous avez parlé des incidents, peut-on en savoir davantage ?
Tiona Mathieu KONE: Quand on parle des incidents, ce sont  les pannes, vous savez quand il fait chaud les machines sont beaucoup sollicitées et ensuite parfois on a la puissance et le réseau est saturé, donc tout ça, le consommateur ne peut pas le savoir. Cela peut être  une panne technique.

Le Progrès: La production de l’énergie est-elle liée à la  bonne pluviométrie?
Tiona Mathieu KONE: Oui la production de l’énergie est liée à la bonne pluviométrie. Le Mali est un pays à vocation agricole donc la vie même au Mali est liée à la bonne pluviométrie aussi bien que pour les agriculteurs, les pêcheurs, les barrages hydro-électricités,  il faut de l’eau. On ne manque pas  d’eau, les coupures sont des pannes techniques donc ce n’est pas un manque d’eau à Sélingue ou à Manantali. Il faut être clair là-dessus, ce n’est pas un manque de gasoil. Aujourd’hui Dieu merci, l’Etat nous accompagne et les dispositions sont prises à cet effet.

Le progrès: Ces  derniers  temps nous avons assisté à des incendies répétitifs dans les marchés et les courts circuits sont de plus en plus mis en cause. Partagez-vous ce point de vue ?
Tiona Mathieu KONE: Je pense que c’est un débat qu’il ne faut pas aborder. Les incendies des marchés sont  des  pertes pour le monde des opérateurs économiques et pour l’économie nationale. Nous avons la compassion.  Je pense que les causes sont en analyse, vous savez les coûts circuits ne sont pas causés par la société en charge de la mission du service public de l’électricité. Les facteurs peuvent être nombreux. Si vous vous rappelez, on n’est pas le maître de la qualité du matériel utilisé. Notre responsabilité s’arrête au poteau du compteur.

Le progrès: Quel appel lancez-vous  à l’endroit de la clientèle?
Tiona Mathieu KONE: C’est un appel permanent que je lance et dire  que  les habitudes de consommation peuvent aider la société à  servir le plus grand nombre et à améliorer son service. Je  répète, on parle de plus en plus d’efficacité énergétique, c’est un appel d’excuses pour les désagréments  que  nous connaissons aussi. Le côté  indispensable, stratégique de l’électricité pour le bien être, pour les actions de développement et nous invitons les uns et les autres à comprendre cela. Dire que c’est un manque d’engagement mais aujourd’hui le défi s’amoindrit. Il est encore là et si l’on se donne la main en termes  de solidarité, je pense qu’on pourrait se passer de la pointe 2014 sans trop de dégâts.

Interview réalisée par  khamanrho

 

SOURCE:  du   10 avr 2014.    

Délestage à Bamako : Les Maliens victimes du diktat du FMI

edm-sa

 

C’est parti et pour très longtemps, les délestages à Bamako et dans les grandes villes du Mali. Aujourd’hui, les Maliens assistent impuissants à ce phénomène que même la société n’arrivent pas à se l’expliquer. Mais apparemment, ce sont les injonctions des institutions de Brettons Wood qui mènent la danse et particulièrement le Fonds Monétaire International (FMI) qui menacent de fermer les robinets financiers si l’Etat n’arrête pas ses subventions au secteur de l’énergie.

L’on se rappelle de la visite de la patronne de la plus importante institution du monde, Christine Lagarde, dans notre pays au mois de février dernier.

Elle a indexé les subventions du gouvernement au secteur énergétique, qu’elle trouve budgétivore. Ce qui, selon elle, pousse l’Etat malien incessamment à tendre la main à son institution pour des aides ou des prêts. Deux mois après, la société Energie du Mali (EDM) se retrouve en difficulté de ravitaillement correct des services. Cette situation est due, selon les responsables de la société, à un manque criard de ressources financières pour faire marcher toutes les centrales thermiques. Ce sont, entre autres, les principales raisons qui expliquent les coupures d’électricité que la ville de Bamako connait actuellement. Comme pour ne rien arranger, le tarif d’eau et d’électricité prennent l’ascenseur.

Aujourd’hui, notre pays se relève péniblement d’une crise économique sans précédente, et c’est la pluie de milliards promise à Bruxelles au lendemain de l’élection présidentielle, qui fait qu’on souffle un peu. Mais le décaissement de ces fonds est conditionné à plusieurs choses dont la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Les Français sont allés jusqu’à installer un serveur devant suivre les traces de leur moindre centime, afin qu’il ne finisse pas dans les casseroles d’un ministre ou d’un fonctionnaire véreux, et Dieu sait qu’on en a.

 
Le Mali a besoin de cet argent mais il y a des conditions pour le toucher. Et on comprend aisément que la patronne du FMI, principal bailleur de la marmite gouvernementale, ait voulu se faire entendre sur la gestion des sous que son institution va débloquer pour nous aider.

 
Le gouvernement Tatam Ly a-t-il le choix ? Que non ! Alors que la subvention à la société énergie du Mali soit systématiquement coupée, bonjour les délestages et pour très longtemps. Car, il faut le rappeler, c’est l’Etat qui se saignait pour que la société puisse continuer à fonctionner normalement. Ainsi, depuis mars dernier, début de la période caniculaire, les habitants de la ville de Bamako vivent des coupures permanentes d’électricité qui peuvent durer toute une journée entière ou même la nuit. Et souvent, ce n’est qu’à partir de 22 heures que certains quartiers de la capitale sortent du noir. Un délestage qui fait que plusieurs entreprises sont en train de mettre la clé sous le paillasson et met du coup plusieurs personnes au chômage.

Les responsables de la société ne peuvent dire la vérité au peuple. Ils se contentent de communiqués laconiques dont le Directeur de la communication, Tiona Mathieu Koné, a lui-même du mal à s’en convaincre. Il explique que « la pénurie d’électricité dans nos familles et entreprises est dû à cette période, au fait que les installations sont très sollicitées, donc les centrales fonctionnent en pleine capacité pour satisfaire les besoins de la clientèle et c’est en ce moment où certaines faiblesses se manifestent au niveau du système. Donc, pour parer ces faiblesses, les agents de dépannage doivent procéder à des coupures d’électricité afin de travailler en toute sécurité ». Comme lui-même n’est pas convaincu de ce qu’il dit, il ajoute enfin le manque criard de ressources pour l’achat du combustible, dont le prix aurait fortement augmenté ces temps-ci.

Les Maliens ont vite vu une tentative de diversion. L’année dernière, c’était l’embargo occasionné par le coup d’Etat qui était à l’origine des coupures. Cette année encore, on dit autre chose.

Une autre chose qui agace plus d’un est de savoir que malgré la privatisation de cette société, elle a toujours vécu dans les caisses de l’Etat avec les subventions que ce dernier lui accorde. Jamais les dirigeants n’ont songé à lui trouver une solution de remplacement pour être autonome. C’est maintenant, que le Fmi demande à l’Etat d’arrêter cette hémorragie financière, qu’on s’agite dans tous les sens pour trouver la solution, qui ne viendra jamais. Maliens, prenez votre mal en patience et broyez du noir jusqu’à Dieu seul sait quand. Cependant, l’énergie du mal a le plaisir de vous annoncer que le barrage de Félou va bientôt être fonctionnel pour atténuer vos souffrances.

En attendant, le Fmi veille au grain et son argent doit aller à l’essentiel, mesdames et messieurs voilà la vérité qu’on ne veut pas vous dire.
Harber MAIGA
 
EDM.sa à  l’agonie
L’aveu d’impuissance du DG
C’est un véritable aveu d’impuissance lorsque le Directeur Général de la société Energie du Mali (Edm.sa), Doroh Berthé, face à son incapacité de fournir de l’électricité aux Maliens, leur demande de prier. Pour cette requête peu ordinaire, il a animé un point de presse, au siège de la société, mardi 9 avril 2014.

Ce point de presse était précédé d’une visite de la centrale thermique de Darsalam où une société étrangère du nom d’Aggeko est en train d’installer  une vingtaine de groupes devant produire 18Mgwatts chacun, et que l’Etat malien achètera avec elle.

Doroh Berthé  a exposé toutes ses limites en termes de vision pour atténuer la souffrance des Maliens, qui se demandent encore pourquoi, ils continuent de payer des factures pour une société incapable. Il dira que la situation actuelle est sensible, délicate et complexe parce que le barrage de Manantali a perdu un groupe sur les cinq que compte la centrale, occasionnant 40 Mégawatts de moins. A la centrale de Sélingué, c’est le même phénomène, et cette fois c’est 44 Mégawatts. Celles de Balingué et Darsalam sont en difficultés aigues. Elles ne peuvent donc fonctionner au maximum de leur capacité.

Pour subjuguer ce déficit très important, il est allé quémander chez nos voisins ivoiriens quelques 45 Mégawatts. Quelle honte pour un pays comme le notre avec tout ce qu’on a comme installations et potentialités ? Le DG, dos au mur, dira que les délestages continueront encore, car le coût du combustible est très élevé pour sa société et que la seule solution reste pour les Maliens de prier pour qu’il pleuve mais aussi pour que les paliers des centrales de Balingué fragilisés ne lâchent pas. Ce qui, selon lui, peut arriver incessamment à cause de la vétusté des installations.

Des installations d’une autre époque
Il est écœurant de regarder le gâchis financier que cette société moribonde coûte à l’Etat malien. Une véritable hémorragie financière, diraient certains. L’Etat, malgré les injonctions des institutions de Brettons Wood, décide de donner 35 milliards de nos francs pour aider la société.
Mais le problème, ce n’est pas une question d’argent, mais d’installation et de compétence dans la gestion. Selon le DG Berthé, en principe chaque 10 ans, les installations des centrales doivent être révisées et faire l’objet d’entretien et de suivi, mais que jamais cela ne s’est produit au Mali. Et pourtant, l’actuel ministre de l’énergie, Frankaly Keita, était le directeur de la production pendant au moins 15 ans. Alors où est passé l’argent devant servir à la maintenance ? On est en droit de se demander. Conséquence : toutes les turbines des centrales sont défaillantes. Et le Dg est clair, il faut prier pour que celles encore en activité ne s’arrêtent pas. Comment une société comme l’EDM n’ait jamais eu  l’idée de se préparer à être autonome ? Pourtant, il était prévisible ce qui nous arrive aujourd’hui. Car on ne peut continuer éternellement dans l’assistance de l’Etat. Tôt ou tard ça devait s’arrêter.

Pour parler des contrats opaques et autres malversations et mauvaise gestion du personnel avec des promotions actuelles des vieux cadres et du copinage, nous vous conseillons de lire le Prétoire du lundi prochain. D’ici là, continuez de broyer du noir. Nous y reviendrons !

Harber MAIGA

 

SOURCE:  du   10 avr 2014.    

 

 

Au lendemain de la chute de Mouammar Kadhafi, plusieurs experts du
Sahel ont prédit que la liesse, entourant la disparition du dictateur
libyen, allait être de courte durée. La fin de son règne de 41 ans a
été accompagnée de la démobilisation de milliers de combattants
touaregs, armés jusqu'aux dents. Le conflit qui secoue le Mali depuis
près d'un an a donné raison à ces experts.

De retour au Mali, les combattants touaregs, qui avaient eu maille à
partir avec l'armée malienne à maintes reprises dans les années 60, 80
et 90, ont repris du service dans le nord désertique du pays et ont
réclamé l'indépendance de ce territoire, l'Azawad, un pays touareg.

De Paris, leur organisation, le Mouvement national de la libération
de l'Azawad (MNLA), a lancé une campagne de relations publiques. «Leur
nombre n'est pas très grand. Mais ils ont des doléances qui n'ont pas
été réglées depuis des décennies», note Comfort Ero, analyste à
l'International Crisis Group.

Mal équipée, mal formée, l'armée malienne n'a pas tardé à perdre du
terrain. Alléguant que des dizaines de soldats avaient été massacrés
par le MNLA, un groupe de jeunes officiers a organisé une mutinerie.
Cette dernière s'est soldée par un coup d'État qui a eu raison du
président Amadou Toumani Touré.

Dans les semaines qui ont suivi, devant le chaos généralisé, le MNLA,
flanqué de groupes rebelles islamistes, a pris le contrôle de tout le
nord du pays. Le 6 avril dernier, le MNLA a déclaré l'indépendance de
l'Azawad.

Son emprise sur l'immense territoire désertique a cependant été de
courte durée. En trois mois, deux groupes islamistes, Ansar-Dine et le
Mouvement pour l'unicité et le jihad de l'Afrique de l'Ouest (MUJAO),
ont repris le contrôle de toutes les villes du nord du pays, reléguant
le MNLA dans le coin nord-est du Mali. Al-Qaïda au Maghreb islamique
(AQMI), composé principalement d'Algériens, a aussi déplié ses
tentacules dans la région.

Au cours des mois qui ont suivi, le gouvernement de Bamako, avec
l'aide d'alliés africains, a tenté d'engager un dialogue avec les
rebelles. Parallèlement, une résolution du Conseil de sécurité du mois
de décembre a entériné la formation d'une force africaine qui
prévoyait se déployer en septembre prochain pour rétablir le contrôle
de Bamako sur tout le Mali.

De nouvelles attaques des groupes rebelles, le 7 janvier, ont
complètement changé la donne. Craignant de voir Bamako tomber entre
leurs mains, le nouveau président malien a demandé aux forces armées
françaises d'intervenir. Depuis le 11 janvier, des frappes aériennes
des forces armées de l'Hexagone ont permis de reprendre Konna. La
bataille pour Diabali, une ville située à tout juste 400 km de Bamako,
se poursuit.

On s'attend à ce que l'offensive conjointe des armées malienne et
française gagne en intensité au cours des prochaines semaines alors
que 2500 militaires français sont envoyés progressivement. Se
préparant à prendre la relève de la France au cours des prochains
mois, des troupes africaines ont commencé à affluer à Bamako cette
semaine. Ils essaieront de déloger les rebelles au nord du pays.

Historien de l'Afrique de l'Ouest, Gregory Mann croit que le conflit
pourrait s'étirer sur plusieurs années. «Cette guerre se déroule au
Mali parce que c'est un des États les plus faibles de la région. C'est
en fait une guerre sans frontière qui dépasse déjà les simples limites
territoriales du Mali», note le professeur de l'Université Columbia.
Si les groupes rebelles ne sont pas freinés, les troubles pourraient
s'étendre dans tout le Sahel, de la Mauritanie au Niger, en passant
par l'Algérie.

***

Les acteurs du conflit

Forces armées progouvernementales

L'armée malienne

Ce qui reste de l'armée malienne - tout au plus 15 000 à 20 000
hommes - combat aux côtés de l'armée française. La première est
fortement affaiblie depuis qu'un groupe de jeunes officiers a mené un
coup d'État contre le gouvernement central le 21 mars dernier,
entraînant un blocus des pays voisins. Dans le cadre de la Mission
internationale de soutien au Mali (Misma), créée par l'ONU ces
dernières semaines, plusieurs pays se sont engagés à former l'armée
malienne au cours des prochains mois.

L'armée française

À la demande du gouvernement malien qui s'inquiétait de voir les
rebelles s'approcher de Bamako, l'armée française a déployé, depuis le
11 janvier, 1400 hommes au Mali. Bientôt, 1100 autres devraient
joindre leurs rangs. Grâce à des frappes aériennes, les Français ont
chassé les rebelles de Konna. Pour le moment, les troupes françaises
sont basées à Bamako, Sévaré et Diabali, ville contrôlée en partie par
les rebelles islamistes et contre laquelle elles ont lancé des frappes
aériennes.

Les troupes africaines

Une force africaine de la Communauté économique des États de
l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) doit prendre le relais de l'armée
française pour chasser les rebelles armés du nord du pays. À terme,
cette force sera composée de 3300 hommes, dont 2000 soldats tchadiens,
déjà formés aux combats dans le désert. Les premiers soldats africains
- 40 Togolais - sont arrivés jeudi à Bamako. Le Nigeria, le Bénin, le
Sénégal, le Niger, la Guinée et le Burkina Faso y contribueront aussi.

Rebelles armés

Ansar-Dine

Composé de Touaregs salafistes, ce groupe rebelle armé est le plus
important du nord du Mali. Selon des estimations, il compte de 6000 à
10 000 membres, dont 3000 combattants armés. Dans les villes qu'il
contrôle depuis le printemps dernier, dont Kidal et Tombouctou, Ansar
Dine a imposé une version stricte de la charia. Le leader de
l'organisation, Iyad Al Ghaly, ne revendique pas l'autonomie du nord
du pays, contrairement aux rebelles du MNLA. Des experts croient que
le Qatar finance en partie cette organisation.

MUJAO



Dirigé par un Mauritanien, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en
Afrique de l'Ouest, est une sous-branche d'Al-Qaïda au Maghreb
islamique (AQMI). Encore plus radical qu'AQMI, ce mouvement d'un
millier de combattants milite pour l'imposition de la charia d'un bout
à l'autre du Sahel. Réputé pour sa cruauté, MUJAO se finance grâce au
trafic de la cocaïne et contrôle notamment Gao où il fait régner la
peur.

AQMI

Composé tout juste de quelque 500 combattants, dirigé par un groupe
d'Algériens, Al-Qaïda au Maghreb islamique est passé maître des
enlèvements et de trafics en tous genres. Le principal intérêt du
groupe terroriste est de profiter du chaos qui règne dans le nord du
Mali pour vaquer à ses activités criminelles. Certains membres
soutiennent désirer l'établissement d'un grand état islamiste au
Sahel.

MNLA

Créé par des militants touaregs en 2001, le Mouvement national pour
la libération de l'Azawad est composé de touaregs maliens laïques. Ce
groupe rebelle séparatiste est revenu en force après la chute de
Mouammar Kadhafi en Libye, chute qui a entraîné le retour de
combattants touaregs fortement armés au Mali. À l'origine des combats
contre l'armée malienne au printemps 2012, le MNLA a vite été
marginalisé par les rebelles islamistes. À court de financement, le
MNLA est actuellement composé d'une poignée de combattants, mais offre
une alliance à l'armée française.

 

Le peuple n'a pas dit son dernier mot, la nation continue.

 

Depuis la non signature du contrat de readmission avec la gestation coloniale d'union méditerranéenne, les effets collateraux de la Lybie malgré l'otan, le qatar etc qui n'ont pu oh excusez, voulu contenir cette guerre comme en irak où des collectionneurs ont payés pour le rendre à l'age de la pierre et pillé comme les manuscrits ont été volés à tombouctou ou le kidal d'entre l'algerie et le mali avec la possibilité d'acheminer le gaz à marseille contre celui russe, une puissance regionale musulmane à l'instar du royaume d'arabie saudite avec ses relations diverses avec les etats-unis, et un pied à l'investissement chinois et une trahison de la liberté, l'égalité chère à l'europe comme à l'amérique (elle perd tout en tombant chose sûre, sa souverainété et interêts strategiques sauront ), mais poursuivi jusqu'à la cible après le mensonge de l'attaque de l'Iran en decembre lors du mandat de sarkozy.

 

L'epanouissement et le developpement constituent l'echec et le travail aussi. Oui, c'est Une aigrie haineuse qui envie en restant turbulant et tapageur pour un semblant de la scene internationale.

 

Des campagnes (et communiqués) militaires au Nord , je cite, le ventre mou de l'Afrique, le succès éclatant des rebelles, la declareation d'independance et le maintien en territoire français de mouvement armé violent et raciste d'épuration ethnique , le soutien aux rebelles, le massacre ainsi que ... les campagnes et communiqués militaires, politiques au Sud, l'incompettence du président chef suprême des armées, garant de la constitution, de la republique, de la democratie, en le destabilisant avec incitation à la violence, propagande et diffamtaion préjudiciable et le coup d'etat fomenté par la France et ses médias constituent des actions et relations douteuses, crapuleuses, d'organisation et activités criminelles, industrielles de la mort etr du vol en association de malfrats comme on l'a vu avec le mnla et ses divers rapports avec les autres groupes, suscitent le mecontement face au massacre, à la situation de crise, à une mutinerie qui justifie le renversement visé par la France et ses espions et mercenaires et destabilisateurs dont certains moins dizaine seraient des otages justifiant ces exactions et ingerences imbeciles et immorales mais aussi dont notre nation paye les frais, les pertes humaines et materielles, morales. Lesdits mutins prémieres victimes et essentielles comme dirigés par Souba La Golo dit soumagourou kanté qui voulut reunifié après le demembrement de l'empire de Ghana, tente de restaurer l'autorité de l'etat, redresser la republique et la democratie en demandant des soutiens logistiques tout comme son predecesseur demandait en vain.

De même, les irredentismes au nord et les emeutes du sud mettaient un terme au regime de gmt malgré les houphouet, bongo, kadafi ... ont une quarantaine d'années à la direction ...

 

Cette France est un frein à l'investissement à la démocratie, aux droits de l'homme avec des methodes connues peu recommandées.

 

Il appartient à la communauté internationale, aux associations dits de droits de l'homme et les médias d'information de mettre un terme à cela et que cela n'arrive plus en raison du detournement de l'opinion en incitation à la violence et à l'indifference selon les cas, des prix payés.

 

Le mensonge de payer une dette au Mali lorsque la France envahie et sous hitler, un general anime la radio pour secourir la France depuis l'angleterre qui fut la premiere à declarer la guerre à l'allemagne dans sa recherche d'espace vital, si ce n'etaient ces noirs comme des charbons, nombreux comme des fourmis, robustes comme des arbres utilisés en premiere ligne et sur lequel Feu cheickna hamala ne s'est opposé à l'envoi au gaz, à la boucherie, la France n'existerait pas à ce jour, elle n'aurait pas survecu à l'imperialisme.

 

C'est donc des cultivateurs soldats en tirrailleurs senegalais de l'imperialisme, desdites deux grandes, des

ouvriers de la reconstruction avec le plan marshall, des fuites de cerveaux, dont les descendants payent l'immoralité et l'aberration absurde française avec ses betises inscrites dans des processus politiques, militaires ... d'atteinte à l'humanité, une menace à LA RACE, LA SOCITETE HUMAINE.

Tout evolue, la vie nous reserve des surprises.

 

Le genie et l'imaginaire avec le courage pertinent se paient.

 

Les préjudices subis de ces sevices indelebiles disqualifient les responsables et montrent la voie.

 


Le soutien de la France de Sarkozy au MNLA, une faute politique
Les évènements qui éclatent dans le nord Mali révèlent au grand jour
le soutien du politique du Gouvernement Sarkozy au MNLA (Mouvement
National de Libération de l’Azawad) qui était affichée comme une
rébellion, mais s’avère être un mouvement sécessionniste.
Il est maintenant établi qu’en fin 2011, le Quai d’Orsay a secrètement
reçu à Paris les responsables du MNLA (voir article publié sur le site
internet de RFI après l’interview de Mr de Raincourt le 13 février

 

 

 


http://www.rfi.fr/afrique/20120213-mali-france-dialogue-rebelles-mnla-de-raincourt,%20touaregs-)
et réaction du journal Indépendant du Mali (invité régulier de RFI
dans son édition matinale )
http://www.maliweb.net/news/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/2012/02/16/article,48406.html
.
Quelques semaines plus tard, c'est-à-dire le 17 janvier 2012 la guerre
éclata dans le nord du Mali. Il est difficile d’imaginer que ces
rebelles touaregs aient pu engager cette guerre sans informer Paris,
lors de la réunion secrète. Du 17 janvier à maintenant, plusieurs
localités du nord Mali (Menaka, Anderaboucane, Tinezaoutène, Aguelog,
Tessalit, Kidal, Ansongo, Gao et Tombouctou) sont successivement
tombées entre les mains de la rébellion, sans qu’on ait entendu une
seule condamnation officielle du Gouvernement de Sarkozy. Pire, M.
Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères a affirmé que la «
Rébellion » a eu des succès militaires incontestables, avant d’appeler
le Gouvernement malien à ouvrir des négociations (Journal Afrique
matin de RFI du 12 février 2012) pour sortir de la crise.
Par ailleurs, il n’est un secret pour personne que le porte-parole du
MNLA est basé à Paris, d’où il commente régulièrement les victorieux
communiqués de guerre sur RFI et France 24 (entretien video du 13 mars
du porte parole du MNLA sur France 24.
http://www.france24.com/fr/taxonomy/emission/16276). C’est de Paris,
qu’il a procédé tôt dans la matinée du 6 avril 2012, sur France 24 et
BFMTV, à la déclaration solennelle d’indépendance de l’Azawad
(http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/06/mali-independance-nord-touareg_n_1407628.html?ref=france&ref=france)
. Comment comprendre que Paris autorise sur son sol, ces multiples
déclarations d’un mouvement rebelle à un Gouvernement ami de la France
? Peut-on imaginer une seconde que la déclaration solennelle
d’indépendance de l’Azawad ait pu être faite sur France 24 et BFMTV,
depuis Paris, sans que le Gouvernement de Sarkozy n’ait été au
préalable informé ? N’est-il pas étonnant que la condamnation, par
Paris, de cette déclaration d’indépendance soit intervenue bien plus
tard dans la journée du 6 avril 2012, après celles de l'Union
européenne, de l’Union africaine, de la CDEAO et des pays voisins du
Mali ?
Il est aussi établi maintenant que l’essentiel de l’armement du MNLA
provient de la Libye qui n’est pas un pays frontalier du Mali. Comment
comprendre que ces colonnes d’engins lourds aient pu traverser tout le
territoire libyen qui était étroitement surveillé par les forces de
l’OTAN, à l’insu du Gouvernement de Sarkozy?
http://www.francesoir.fr/actualite/international/mali-une-crise-majeure-en-quatre-questions-207611.html
(voir notamment le dernier paragraphe de cet article).
N’y a-t-il pas eu arrangements entre l’OTAN et les touaregs fidèles à
Kadafi, pour lâcher ce dernier contre récompense ?
L’ignorance de la réalité du nord Mali
Imaginer que la France puisse s’appuyer sur le MNLA, pour libérer les
otages français détenus par AQMI était faire preuve d’une grande
ignorance de la situation du nord Mali, où sévissent depuis plusieurs
années :
 des trafiquants de drogues arabes (transformés en milices par le
Président ATT pour contrer les touaregs),
 Ansardine un mouvement touareg islamiste (il n’y a pas longtemps
encore allié du président ATT et dont le chef, un proche parent d’un
des chefs d’AQMI, a servi d’intermédiaire à ATT pour la libération de
plusieurs otages européens) ;
 Le mouvement terroriste AQMI (dont les combattants sont constitués
pour une bonne part de jeunes touaregs du Mali).
 Plusieurs autres petits mouvements terroristes proches ou dissidents d’AQMI ;
C’était aussi ignorer que les premières grandes villes du nord Mali
(Menaka, Aguelog, et Tessalit) ont été conjointement attaquées par
AQMI, Ansardine et le MNLA, avant d’échapper au contrôle de l’Armée
malienne.
Dans l’émission Internationales de RFI/TV5 Monde, en date du dimanche
25 mars 2012, le ministre de la Coopération, Henri De Raincourt
écartait encore avec assurance tout lien entre AQMI et le MNLA.
Sûr de son coup, le Gouvernement français, par l’entremise de
l’Ambassade de France au Mali, continuait à rassurer jusqu’à samedi
1er avril, par message SMS, les ressortissants français dans le pays.
Ce n’est que le lundi 3 avril au matin qu’un communiqué du Ministère
des Affaires étrangères a été lu sur RFI, pour demander aux Français
dont la présence n’est pas nécessaire au Mali, de quitter le pays et
pour fermer les écoles françaises. La France venait d’apprendre que le
dimanche 2 avril, le MNLA a été chassé des villes de Tombouctou et Gao
par les islamistes d’Ansardine et d’AQMI. Il est donc clair qu’AQMI
s’est servi du MNLA pour avoir le soutien de la France et s’installer
plus confortablement dans le nord Mali. Le Gouvernement de Sarkozy
continue à clamer qu’il n’y a pas de solution militaire possible et
que le Mali devrait négocier avec le MNLA, alors même qu’il reste
encore à prouver que ce dernier est le représentant légitime de la
majorité des touaregs du Mali.
http://lanationdz.com/2012/04/06/alain-juppe-le-mlna-est-un-interlocuteur/
Pendant ce temps, les Français au Mali, sans Armée, sans Gouvernement
et frappé d’embargo total (économique, financier et diplomatique) par
la CEDEAO soutenue ouvertement par Paris, ne sont-ils pas désormais
des proies faciles pour AQMI. Les services de renseignements français
sont–ils devenus myopes ?
Le porte parole du MNLA en France appelle à une manifestation en
France samedi 7 avril.
http://www.tamurt.info/le-porte-parole-du-mnla-en-france-appelle-au-rassemblement-des-amazighs-a-paris,2440.html


Guerre au Mali : « Sarkozy et Bernard-Henri Lévy doivent être jugés
par la CPI ! »

 

 

 

Des bandits armés, des espions et mercenaires français ou commendités par la France lancent une attaque sous toutes formes de destabilisation, d'atteinte à une nation republicaine membre de l'onu.

Malgré ni la France racine du mal ni la main porteuse ne repare les préjudices, d'ailleurs ces barbaries sauvages et les violations de traités internationaux, des droits de l'homme, sont sans inquiétude et montrent la voie de ce qui va arriver et de ce qui restera.

La France membre de l'otan, de l'onu dont la responsabilité est engagée paiera d'elle-même avec l'effet de boomrang dans les brefs délais mais de justice aussi.

 

Les espions et mercenaires sont dits otages. Le Mali paie des pertes massives humaines, materielles et morales, dues aux violences inouies et subtiles soi-disant pour moins de dizaine d'otage, un massacre comme le genocide rwandais a lieu, la suite des evenements demontre l'utilisation d'armes, de violence de terrorisme occidental.

 

Mais malgré toutes les responsabilités, la France n'est pas condamnée, c'est un heritage des victimes de la guerre imperialiste et de la shoa qu'elle perpetue. Tout a une fin et quelle fin avec ou sans intervention internationale voire tous les droits de l'hommistes, la communauté internationale qui semble indiquer la procédure et la cpi pour des faits avérés.

 

Une chose, tout se paie

 

En attendant, nous avons tout compris et nous attendons ce qui est sûr.

L'implication de la France lorsqu'elle echappe à la cpi, la communauté internationale les atrocités continuent et la roue tourne.... Prochainement

 

 

Voyez et tout est laissé à la libre appreciation.

 

 

 

La responsabilité face à la France sans action contre sa responsabilité engagée est lourde et dangereuse surtout conséquente.

 

 

 

 

INTERVIEW DU CHEF DE L’ETAT AU FIGARO :

« Aqmi épaule les rebelles touaregs »*

*LA RECONCILIATION ET LA NEGATION


Le Présdent de la République, SEM Amadou Toumani TOURE, a accordé le lundi dernier une interview à M. Thierry Oberlé, l’envoyé spécial du journal français Le Figaro. Dans l’interview publiée dans l’édition en ligne du journal parisien, le Chef de l’Etat évoque, entre autres, la fin de son mandat, les derniers développements de la crise du Nord, AQMI et les élections.
Nous vous proposons ci-après l’intégralité de cette interview.

 

LE FIGARO. - Pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de beaucoup d’autres chefs d’État africains et ne briguez-vous pas un troisième mandat présidentiel ?

Amadou Toumani TOURÉ. - Je suis le coauteur de la Constitution actuelle qui a suivi le soulèvement populaire de 1991. Les Maliens s’étaient battus dans la rue pour la démocratie. Porté au pouvoir par cette révolution du 26 mars, je l’ai remis aux civils l’année suivante dans les délais prévus comme je l’avais promis. L’objectif de la Constitution était de mettre fin au régime du parti unique et de favoriser un système d’alternance en limitant à deux les mandats présidentiels.

Je me dois d’être exemplaire et de respecter ma propre parole.
Le Président ATT avec Thierry Oberlé du journal Le Figaro
Le premier tour de la présidentielle va-t-il se dérouler, comme prévu, le 29 avril alors que l’intégrité du territoire est remise en cause par le conflit dans le nord du Mali ?

L’élection présidentielle peut et doit se tenir quelle que soit la situation dans le Nord. Il est important de ne pas tomber dans le piège comme cela s’est fait ailleurs sur le continent et de prétendre que la crise oblige à reporter le scrutin. Sortir des délais, c’est partir à l’aventure. Seuls 2 % de la population apparaît dans une situation de vote difficile. La crise ne doit pas déteindre sur les institutions. Quel que soit le résultat des discussions engagées d’ici là avec les rebelles, il faut qu’un président à forte légitimité puisse mener le dialogue.

Comment expliquez-vous l’émergence d’une nouvelle rébellion touarègue ?

Le Mali subit les effets collatéraux de la guerre en Libye qui était devenue le magasin d’armes à ciel ouvert le plus important du monde, le moins cher et le mieux achalandé. À la chute du régime de Kadhafi, les ressortissants originaires du Mali qui avaient combattu pour l’ancien régime sont rentrés avec armes et bagages au pays de leurs ancêtres. Ces combattants aguerris sont près d’un millier. Ils sont équipés de véhicules blindés légers, d’artillerie, de canons antiaériens, de fusées SAM7, de mitrailleuses lourdes, de moyens de transmission, de munitions.

 

Nous avons proposé d’installer ce contingent dans des zones de cantonnement en les aidant. Surarmé, le MNLA s’est jeté de manière unilatérale dans une guerre inutile.

 

Vous venez de perdre Tessalit, un verrou stratégique. La rébellion est-elle supérieure militairement à l’armée régulière ?

Je ne suis pas sûr. Nos troupes ont quitté la garnison de Tessalit pour permettre aux civils de sortir du piège de l’encerclement par les rebelles. Le retrait s’est effectué pour des raisons humanitaires.

Que s’est-il passé le 24 janvier dans la garnison d’Aguelhok ? Qui est, selon vous, responsable du massacre de vos hommes ?

La garnison n’avait plus de munitions et il était impossible d’acheminer des renforts. Les soldats qui se sont battus vaillamment ont été faits prisonniers. Lorsque le MNLA a quitté les lieux nous avons découvert une tragédie. 70 de nos jeunes étaient alignés sur le sol. Les Noirs avaient les poignets ligotés dans le dos. Ils ont été abattus par des balles tirées à bout portant dans la tête. Ceux qui avaient la peau blanche, les Arabes et les Touaregs, ont été égorgés et souvent éventrés (Amadou Toumani Touré montre des photos de corps suppliciés, NDLR). C’est un crime de guerre. Je suis étonné par le silence des organisations internationales sur ces atrocités. Que dit la Cour pénale internationale ? Rien. Une commission d’enquête a été chargée de remettre un dossier à la justice malienne. Le MNLA qui a revendiqué la victoire porte une lourde responsabilité, mais nous savons que le contingent le plus important du groupe était composé essentiellement de gens d’Aqmi. L’implication d’Aqmi est importante dans ce conflit tout comme celle du groupe islamiste touareg Ansar dine d’Iyad ag Ghali.

Allez-vous, malgré tout, négocier avec le MNLA ?

Je n’aime pas le terme de négociation, je lui préfère celui de dialogue. En revanche, il n’est pas question d’envisager une indépendance. Il est indispensable de préserver l’intégrité territoriale du Mali, après tout peut se discuter. Je tiens toutefois à souligner que les critiques sur l’absence d’efforts en faveur du développement du Nord sont injustes. Nous y avons investi des sommes considérables en favorisant le transfert des responsabilités aux autochtones. On peut même parler sur ce point de discrimination positive en faveur des Touaregs.

 

 

 

 

Le nouveau gouvernement français doit arrêter d’instrumentaliser l’« aide » au Mali

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(image utilisée juste a titre d`illustration). (image utilisée juste a titre d`illustration).

Lors de la Conférence « Ensemble pour le Renouveau du Mali », réunie à Bruxelles le 15 mai 2013, la France s’était engagée officiellement à aider le Mali à relancer son économie et favoriser l’emploi des jeunes. Or, la réalité est bien différente. Le gouvernement français sert, avant tout, les intérêts privés des multinationales françaises.

La diplomatie française a, en effet, obtenu la signature de cinq contrats au profit des entreprises privées françaises opérant au Mali dans le cadre de la Mission des Nations Unies (MINUSMA).

Dans une brève datée du 13 mars 2014, le Ministère français des affaires étrangères déclarait sur son site France-Diplomatie : « Le secrétariat des Nations unies a attribué hier cinq contrats de gré à gré à des entreprises françaises, afin de construire dans le nord du Mali des infrastructures au profit de la mission des Nations unies (MINUSMA). Le montant total de ces contrats s’élève à 34,7 millions d’euros. Ce succès remporté par nos entreprises et l’opérateur public du ministère des Affaires étrangères, France Expertise Internationale, s’inscrit dans le cadre de nos efforts en matière de diplomatie économique et des partenariats entre entreprises et pouvoirs publics. Dans le cadre de cette procédure, les Nations unies négocient exclusivement avec les États, qui ensuite peuvent recourir à des prestataires privés. C’est la première fois qu’une telle procédure est mise en œuvre par la France. »

Selon le quotidien français, Les Echos (13 mars 2014), « d’autres contrats pourraient suivre dans la logistique, l’approvisionnement en nourriture, l’alimentaire ou encore dans les carburants » car « la France cherche en toile de fond à optimiser "le taux de retour", explique le Quai d’Orsay. Elle veut retrouver, en contrats, les montants versés au titre de la contribution multilatérale » (contribution qui s’élève à 48 millions de dollars sur un budget annuel onusien de 260 millions). Un nouvel exemple de « l’aide » française, conçue comme ne subvention déguisée à ses entreprises.

Le réseau international CADTM et Survie dénoncent les politiques néolibérales de la diplomatie française qui permettent à la France d’obtenir une contrepartie pour son effort militaire au Mali, via ces contrats conclus le 12 mars 2014, dans le seul intérêt du capital français.

Ces contrats prouvent une fois de plus que l’aide promise au Mali, en mai 2013, par les « donateurs », dont la France, est une imposture.

Rappelons, par ailleurs, que pas moins de 36% de l’ « aide » promise car la France est en réalité composée de prêts qui maintiennent le peuple malien dans le piège de la dette.

Le réseau CADTM et Survie exigent l’annulation de toutes les dettes illégitimes du Mali à l’égard de la France, mais aussi envers d’autres créanciers comme la Banque mondiale et le FMI qui utilisent l’arme de la dette pour imposer leurs politiques néolibérales.

A cette fin, le CADTM et Survie apportent leur soutien à la démarche d’audit citoyen de la dette, initiée par la CAD Mali, coalition représentant 103 organisations de la société civile malienne.

--------------------------------------------------

Survie : www.survie.org

CADTM (Comité Pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde) : www.cadtm.org

CAD-Mali (Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement) : www.cadmali.org

 

Source: Mediapart

 

 

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Le Mnla fête l’indépendance de l’Azawad : Du chantage à la provocation !

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Le Mnla fête l’indépendance de l’Azawad : Du chantage à la provocation !

Après avoir utilisé à outrance les médias occidentaux pour décréter verbalement la République de l’Azawad, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) joue maintenant la carte diplomatique. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le retour de la paix.

En célébrant, dans des conditions troubles, sa prétendue indépendance, ce groupe défie le Mali. Mais, c’est le silence radio de la communauté internationale qui irrite.

Plus qu’une provocation, la célébration par la nébuleuse MNLA de l’indépendance de l’utopique République de l’Azawad relance les débats sur la gestion de la crise du Nord.

Pour narguer les autorités nationales et la communauté internationale, le MNLA et son lobby, tapis dans l’ombre, là-bas en Occident, ont mené des activités en signe de célébration du troisième anniversaire d’un Etat fantoche dans l’Etat du Mali.

Paradoxalement, au même moment, de fortes pressions sont exercées sur le Mali pour prendre langue avec ce groupe armé et ses alliés. En plus d’être fêté avec fastes en France, au Burkina, en Suisse et dans certains camps de refugiés, à Kidal, la 8e région administrative du Mali, l’événement a vécu au rythme du rêve d’un groupuscule touareg.

Ainsi, c’est l’aéroport de la ville, sous contrôle de l’opération Serval, qui a servi de cadre aux manifestations, déroulées sous les nez et la barbe des forces de la Minusma qui contrôlent toute la région. L’armée malienne était dans une situation de confusion à l’intérieur de l’Adrar des Ifoghas en assistant impuissante à l’affront.

Cette nième provocation intervient à un moment où des discussions sont engagées en vue du cantonnement des anciens combattants rebelles. D’où des interrogations sur la bonne fois et la neutralité de la Minusma qui pilote ce processus.

Si le MNLA a osé parler de l’Azawad comme République, c’est qu’il a eu des garanties et des bras protecteurs. Mieux, les agissements des rebelles n’ont donné lieu à aucune condamnation ni à toute autre réaction du côté de la communauté internationale.

La loi des complices

Il est de notoriété publique que le MNLA bénéficie de la complicité tacite de certains pays voisins abritant soit ses responsables soit ses combattants. De ce fait, le ballet diplomatique auquel on assiste ces derniers temps est évocateur. D’abord, ce mouvement a su se faire introduire au palais royal du Maroc ; ce qui n’était pas le cas pendant toutes les autres rébellions.

Selon nos sources, c’est à partir de cette audience que Bilal Ag Achérif et sa bande ont rencontré l’ambassadeur de la Russe qui les a, du coup, introduit dans son pays. Le tour est joué, quelques jours plu tard, c’est la communauté catholique Sant Egidio à Rome. Mieux, c’est à partir de ce pays que les trois groupes armés du Nord le (MNLA), le (HCUA) et le MAA se sont réunis en vue d’établir une coordination diplomatique.

Sans oublier qu’en Suisse les réunions secrètes se poursuivent pour matérialiser les ambitions sécessionnistes du MNLA et ses alliés. La présence dans l’équipe de la Minusma de la marraine du groupe, une certaine Carole Mottet de nationalité Suisse est la preuve de la complicité de ce pays dont l’apport a été déterminant lors de la signature de l’accord de Ouagadougou en faveur du MNLA.

En tout cas, l’activisme du MNLA a pour but de faire du chantage à Bamako et de marquer les esprits. Pis, dans son plan machiavélique, un faux document a été établi qui confère l’autonomie à la région de Kidal. Face à ces multiples provocations, les plus hautes autorités ont intérêt à donner de la voix pour que la position du Mali prime.

Alpha Mahamane Cissé

Source: L'Indicateur du Renouveau

INTERVIEW DU CHEF DE L’ETAT AU FIGARO : « Aqmi épaule les rebelles touaregs »


Le Présdent de la République, SEM Amadou Toumani TOURE, a accordé le lundi dernier une interview à M. Thierry Oberlé, l’envoyé spécial du journal français Le Figaro. Dans l’interview publiée dans l’édition en ligne du journal parisien, le Chef de l’Etat évoque, entre autres, la fin de son mandat, les derniers développements de la crise du Nord, AQMI et les élections.
Nous vous proposons ci-après l’intégralité de cette interview.

 

LE FIGARO. - Pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de beaucoup d’autres chefs d’État africains et ne briguez-vous pas un troisième mandat présidentiel ?

Amadou Toumani TOURÉ. - Je suis le coauteur de la Constitution actuelle qui a suivi le soulèvement populaire de 1991. Les Maliens s’étaient battus dans la rue pour la démocratie. Porté au pouvoir par cette révolution du 26 mars, je l’ai remis aux civils l’année suivante dans les délais prévus comme je l’avais promis. L’objectif de la Constitution était de mettre fin au régime du parti unique et de favoriser un système d’alternance en limitant à deux les mandats présidentiels. Je me dois d’être exemplaire et de respecter ma propre parole.
Le Président ATT avec Thierry Oberlé du journal Le Figaro
Le premier tour de la présidentielle va-t-il se dérouler, comme prévu, le 29 avril alors que l’intégrité du territoire est remise en cause par le conflit dans le nord du Mali ?

L’élection présidentielle peut et doit se tenir quelle que soit la situation dans le Nord. Il est important de ne pas tomber dans le piège comme cela s’est fait ailleurs sur le continent et de prétendre que la crise oblige à reporter le scrutin. Sortir des délais, c’est partir à l’aventure. Seuls 2 % de la population apparaît dans une situation de vote difficile. La crise ne doit pas déteindre sur les institutions. Quel que soit le résultat des discussions engagées d’ici là avec les rebelles, il faut qu’un président à forte légitimité puisse mener le dialogue.

Comment expliquez-vous l’émergence d’une nouvelle rébellion touarègue ?

Le Mali subit les effets collatéraux de la guerre en Libye qui était devenue le magasin d’armes à ciel ouvert le plus important du monde, le moins cher et le mieux achalandé. À la chute du régime de Kadhafi, les ressortissants originaires du Mali qui avaient combattu pour l’ancien régime sont rentrés avec armes et bagages au pays de leurs ancêtres. Ces combattants aguerris sont près d’un millier. Ils sont équipés de véhicules blindés légers, d’artillerie, de canons antiaériens, de fusées SAM7, de mitrailleuses lourdes, de moyens de transmission, de munitions. Nous avons proposé d’installer ce contingent dans des zones de cantonnement en les aidant. Surarmé, le MNLA s’est jeté de manière unilatérale dans une guerre inutile.

Vous venez de perdre Tessalit, un verrou stratégique. La rébellion est-elle supérieure militairement à l’armée régulière ?

Je ne suis pas sûr. Nos troupes ont quitté la garnison de Tessalit pour permettre aux civils de sortir du piège de l’encerclement par les rebelles. Le retrait s’est effectué pour des raisons humanitaires.

Que s’est-il passé le 24 janvier dans la garnison d’Aguelhok ? Qui est, selon vous, responsable du massacre de vos hommes ?

La garnison n’avait plus de munitions et il était impossible d’acheminer des renforts. Les soldats qui se sont battus vaillamment ont été faits prisonniers. Lorsque le MNLA a quitté les lieux nous avons découvert une tragédie. 70 de nos jeunes étaient alignés sur le sol. Les Noirs avaient les poignets ligotés dans le dos. Ils ont été abattus par des balles tirées à bout portant dans la tête. Ceux qui avaient la peau blanche, les Arabes et les Touaregs, ont été égorgés et souvent éventrés (Amadou Toumani Touré montre des photos de corps suppliciés, NDLR). C’est un crime de guerre. Je suis étonné par le silence des organisations internationales sur ces atrocités. Que dit la Cour pénale internationale ? Rien. Une commission d’enquête a été chargée de remettre un dossier à la justice malienne. Le MNLA qui a revendiqué la victoire porte une lourde responsabilité, mais nous savons que le contingent le plus important du groupe était composé essentiellement de gens d’Aqmi. L’implication d’Aqmi est importante dans ce conflit tout comme celle du groupe islamiste touareg Ansar dine d’Iyad ag Ghali.

Allez-vous, malgré tout, négocier avec le MNLA ?

Je n’aime pas le terme de négociation, je lui préfère celui de dialogue. En revanche, il n’est pas question d’envisager une indépendance. Il est indispensable de préserver l’intégrité territoriale du Mali, après tout peut se discuter. Je tiens toutefois à souligner que les critiques sur l’absence d’efforts en faveur du développement du Nord sont injustes. Nous y avons investi des sommes considérables en favorisant le transfert des responsabilités aux autochtones. On peut même parler sur ce point de discrimination positive en faveur des Touaregs.

Vous êtes régulièrement accusé à l’étranger de laxisme à l’égard d’Aqmi. Considérez-vous que cette guerre internationale contre le terrorisme n’est pas la vôtre ?

C’est une accusation un peu facile. On a souhaité qu’on se batte contre Aqmi et on l’a fait. Nous avons donné la chasse en juin 2009 aux assassins du chef de nos services de renseignements à Tombouctou et nous avons perdu trente hommes au cours de l’opération. Nous ne sommes pas laxistes, mais nous luttons avec nos moyens qui sont limités. Nous avions sonné l’alarme dès 2006 en expliquant que seule une coopération des pays riverains du Sahara pouvait venir à bout des islamistes armés. On a malheureusement perdu six ans puisque ce n’est que maintenant que commence à se mettre en place une stratégie transnationale pour mettre en commun nos moyens de lutte.

Êtes-vous favorable au paiement de rançons pour la libération des otages ?

C’est une mauvaise solution qui renforce les capacités de certains groupes, mais il ne faut pas être hypocrite. Les pressions de toutes sortes sont fortes pour obtenir la libération de personnes retenues captives dans des conditions insupportables. Je souhaite que les six otages français soient libérés le plus rapidement possible. Chaque fois que le Mali peut aider, il n’hésite pas à le faire.

Par Thierry Oberlé
Mis à jour le 15/03/2012 à 09:37 | publié le 14/03/2012 à 09:23

 

 

MASSACRES D’AGUEL’HOC : Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maharafa TRAORE, à la tribune de la 19ème session du Conseil des Droits de l’Homme (Genève, le 28 février 2012)

 

 

 

Madame la Présidente,

Madame le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Mesdames, Messieurs,


En prenant la parole devant cette auguste assemblée, permettez-moi en l’entame de mon propos de vous transmettre les chaleureuses salutations de son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali et de l’ensemble du Peuple malien.

Je voudrais vous dire également combien je suis honoré par l’occasion qui m’est ainsi offerte de m’adresser à vous au cours de la présente session qui se tient à un moment où mon Pays le Mali traverse des moments difficiles.

Comme vous le savez, le Mali a fait depuis 1991 le choix de la démocratie comme mode de gestion des affaires publiques.

De cette date à nos jours, des actes majeurs ont été posés dans le sens du renforcement et de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.

Sous cet angle, on peut citer l’instauration du multipartisme, l’organisation d’élections libres et transparentes, l’émergence d’une société civile responsable, la liberté de la presse et la reforme de l’administration territoriale par la mise en oeuvre de la décentralisation permettant aux populations locales de gérer leurs propres affaires elles-mêmes.

A cet égard, comment ne pas rappeler que le Mali a constamment privilégié le règlement pacifique des conflits intercommunautaires à travers des modes traditionnels de gestion fondés sur le dialogue, la concertation, la concorde et la tolérance.

En dépit de tous les efforts consentis par le Gouvernement en vue de promouvoir le développement économique et social du pays, on assiste et de façon récurrente à des rebellions armées dans la partie septentrionale.

A ce sujet, il est bon de souligner que les régions Nord du Mali sont constituées de plusieurs communautés dont, entre autres les soninke, les sonrhaï, les arabes, les touaregs, les peulhs, les bozos, les dogons, les bambaras qui, depuis I’aube des temps, cohabitent en parfaite harmonie.

C’est pourquoi, nous sommes parvenus comme en 1992 et en 2006, grâce aux valeurs de paix et de tolérance de notre peuple, à faire remplacer Ie langage des armes par celui du dialogue constructif, fondé sur Ie désir de vivre ensemble, dans Ie respect des différences.

Mesdames et Messieurs,

L’Etat malien a signe plusieurs Accords avec les mouvements rebelles et mis en oeuvre des programmes de développement dont l’exécution de certains est encore en cours.

II s’agit, entre autres :

du Pacte National signé en avril 1992 ;
de l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la région de Kidal signé en juillet 2006 ;
de la mise en oeuvre du Programme Décennal de Développement des Régions Nord (PDDRN) ;
de la création d’un Fonds spécial d’investissements et de développement du nord Mali ;
du Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et Ie Développement des Régions du Nord Mali (PSPSDN), effectif depuis 2010 sous l’autorité directe du Président de la République.

C’est le lieu de rappeler qu’en mars 1996, grâce au consensus national, l’Etat malien et les mouvements rebelles ont organisé à Tombouctou, la cérémonie de la Flamme de la Paix, initiative majeure saluée par les Nations-Unies et qui a fait école depuis, à travers le monde. Cette initiative a consacré la fin officielle de la rébellion de 1990 et I’intégration de plusieurs milliers d’ex-combattants rebelles dans les corps militaires, paramilitaires, ainsi que dans différents corps de I’administration.

Mesdames et Messieurs,

En plus des actions que je viens de citer, il faut souligner que déjà en 2006, Ie Président de la République a proposé à ses Pairs de la bande sahelo-saharienne, I’organisation d’une Conférence sur la Paix, la Sécurité et Ie Développement dans Ie but de promouvoir une approche concertée de la lutte contre I’insécurité de façon générale dans cette région.

A la faveur de cette proposition du Président de la République, certaines rencontres importantes ont pu se tenir au plan régional, notamment :

la réunion des Ministres des Affaires étrangères d’Alger du 16 mars 2010 relative au terrorisme et à la sécurité au Sahel ;
la réunion ministérielle sur la Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée tenue à Bamako le 20 mai 2011 qui a regroupé les représentants des « Pays du Champ » à savoir l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger.

Comme vous pouvez le constater, le Gouvernement de la République du Mali a, dans sa démarche toujours privilégié et de manière constante la négociation, le dialogue et la recherche de solutions durables aux problèmes de sécurité et de développement des régions nord du pays.

Hélas ! C’est dans la poursuite de ces efforts que depuis Ie 17 janvier 2012, notre pays le Mali fait I’objet d’agressions armées dans toute sa partie nord de la part de groupes armés non étatiques.

La jonction entre ces groupes et des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) rompus à toutes sortes de trafics dont ceux de la drogue, des armes et de la traite des personnes a permis à des rebelles se réclamant d’un mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) de lancer une série d’attaques sanglantes, de pillages et de destructions de biens.

Le MNLA a lancé une première attaque contre la ville de Ménaka, le 17 janvier 2012.

C’est à cette occasion que l’opinion nationale et internationale a entendu parler de l’existence dudit Mouvement.

Le 18 janvier 2012 ce mouvement a lancé une autre attaque, cette fois-ci contre Ie camp militaire d’Aguel’hoc.

Le Mardi 24 janvier 2012, il lançait un nouvel assaut qui fit tomber le camp militaire d’Aguel’hoc.

Les soldats de l’armée malienne désarmés ont été poursuivis, arrêtés, les mains liées au dos et froidement exécutés au mépris des dispositions des Conventions de Genève relatives au droit international humanitaire.

Apres ces attaques barbares et meurtrières de la localité d’Aguel’hoc, le Président de la République du Mali a instruit la mise en place d’une Commission Spéciale d’Enquête en vue de mener les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité sur les cas d’atteintes à la vie, à l’intégrité physique des personnes et aux biens.

Cette commission a pu recueillir des témoignages auprès des rescapés militaires et civils et des preuves soutenues par des images qui attestent de par le mode opératoire inédit dans l’histoire des rebellions au Mali, que ces exécutions sommaires portent la signature de AQMI.

Mesdames et Messieurs,

Ces actes de terrorisme, de crimes de guerre et d’atteintes à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ne doivent pas restés impunis.

Ces graves violations des droits de l’homme nous interpellent tous individuellement et collectivement.

Des poursuites judiciaires seront engagées, le moment venu contre les auteurs de ces crimes conformément aux procédures judiciaires en vigueur au niveau National et éventuellement au niveau International

A ce propos, permettez-moi de remercier très sincèrement au nom de mon pays le Secrétaire Général des Nations Unies pour sa prise de position claire et sans équivoque face à la situation que nous vivons dans la partie nord de notre pays.

Au demeurant, cette situation est porteuse de menaces de tous genres qui dépassent le cadre du Mali et sont susceptibles d’affecter la paix, la sécurité et le développement, gages de stabilité de l’ensemble de la région sahelo-saharienne.

Pour sa part, le Gouvernement de la République du Mali demeure fermement attaché à la préservation de son unité et de son intégrité territoriale dans le respect de ses obligations internationales en matière de droit de l’homme.

Mesdames et Messieurs,

II nous parait difficile à comprendre qu’au moment où notre pays est cité en exemple pour ses avancées en matière de démocratie et de bonne gouvernance, des individus animés par les intentions les plus malsaines puissent se livrer à des actes criminels contre leur propre pays ?

C’est pourquoi, face à la gravité de la situation, le Gouvernement de la République du Mali sollicite de la Communauté Internationale, une condamnation ferme des crimes commis par le Mouvement dit de Libération de l’Azawad et AQMI et demande un soutien pour assurer le rétablissement de la paix, de la sécurité et le développement de l’ensemble de ses régions.

Je vous remercie de votre aimable attention !

 

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> De : ess sa <groupeattier@gmail.com>
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> Objet : Fwd: Copie de : Violence et Legitime Défense ou Abérration et
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> partagée des choses publique et privée repondant aux actes.
> Dans les combat et/ou debat on n'abat tel qu'on ne s'abat une personne
> quelque carte qu'on en ait: Les Bien et Personne sont des acquis requis
> conquis et exquis qui demeurent et profitable et inaliénable exempt de
> corruption ou oppression confiscant et aliénant de tels bien et personne
> (physique, morale), dans toutes ses dimensions.
>
> Interdependamment,
>
> Administration
> Attier et Cie
> Ensemble Pour l'Humanilité dans La Perfectibilité Contre Les Betes
> Corruptives et/ou Oppressives (Circonstance et Espèce, La Constance).

 

 

Vifs échanges d'accusations entre responsables militaires américains et chinois

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Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel

PEKIN - Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel et de hauts responsables militaires chinois se sont accusés mutuellement d'être responsables de la tension dans la région lors de réunions mardi à Pékin.

Les deux grandes puissances militaires se sont montrées en désaccord sur de nombreuses questions - disputes territoriales entre la Chine et ses voisins, Corée du Nord et cyber-espionnage - mais ont aussi proclamé leur volonté de dialogue.

M. Hagel a dû faire face à un auditoire hostile d'officiers de l'Armée populaire de libération (APL). L'un d'eux a affirmé que les Etats-Unis craignaient la montée en puissance de la Chine et qu'ils semaient le trouble dans la région afin de gêner Pékin parce qu'un jour la Chine sera devenu un défi trop important à gérer pour les Etats-Unis.

Plus tôt, il avait essuyé les vives critiques du vice-président de la Commission centrale militaire, le général Fan Changlong, lors d'un entretien avec ce dernier, selon l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Faisant référence à des propos tenus par le chef du Pentagone lors de sa tournée asiatique, le haut responsable militaire chinois a déclaré: Le peuple chinois, y compris moi-même, est mécontent de tels commentaires.

Le porte-parole de M. Hagel a convenu que les deux avaient eu un échange de vues très franc.

Dimanche à Tokyo, M. Hagel avait mis en garde Pékin contre toute action unilatérale pour résoudre ses contentieux territoriaux, en invoquant le précédent ukrainien.

Tous les pays ont droit au respect, qu'ils soient grands ou petits, avait-il déclaré après une rencontre avec son homologue japonais, Itsunori Onodera, ajoutant: Je veux en parler avec nos amis chinois.

Dans son discours à l'université de défense nationale de l'APL, M. Hagel a évoqué sans détours les points de discorde avec Pékin, reprochant à la Chine son soutien sans faille à la Corée du Nord et mettant en garde Pékin contre toute action de coercition vis-à-vis de ses plus petits voisins en mer de Chine méridionale et orientale.

Alors que les tensions sont vives entre la Chine et le Japon et les Philippines, M. Hagel a réitéré le soutien de Washington à ces pays, disant: Notre engagement aux côtés de nos alliés dans la région est indéfectible.

Une vive rivalité oppose Pékin et Tokyo à propos d'îles en mer de Chine orientale, qui fait craindre une confrontation armée entre les deux puissances asiatiques. La Chine est également engagée dans une bataille de souveraineté sur d'autres îles en mer de Chine du sud, notamment avec les Philippines et le Vietnam.

Le ministre chinois de la Défense, le général Chang Wanquan, a accusé le Japon et les Philippines d'être à l'origine des tensions, invitant Washington à modérer ses alliés.

Il a réitéré, lors d'une conférence de presse conjointe, que la souveraineté de la Chine est indiscutable sur les îles que Pékin et Tokyo se disputent et a assuré que la Chine ne fera jamais de compromis sur cette question centrale.

Il a toutefois affirmé que la Chine ne serait pas la première à provoquer des incidents.

En novembre dernier, Pékin avait déclenché un tollé régional en proclamant unilatéralement une Zone aérienne d'identification (ZAI) en mer de Chine orientale, dont le tracé incluait des îles Senkaku, administrées par le Japon, mais revendiquées par la Chine sous le nom de Diaoyu.


(©AFP / 08 avril 2014 16h20)

Source: Romandie

 

 

 

Vous êtes régulièrement accusé à l’étranger de laxisme à l’égard d’Aqmi.

Considérez-vous que cette guerre internationale contre le terrorisme n’est pas la vôtre ?

 

C’est une accusation un peu facile. On a souhaité qu’on se batte contre Aqmi et on l’a fait. Nous avons donné la chasse en juin 2009 aux assassins du chef de nos services de renseignements à Tombouctou et nous avons perdu trente hommes au cours de l’opération. Nous ne sommes pas laxistes, mais nous luttons avec nos moyens qui sont limités. Nous avions sonné l’alarme dès 2006 en expliquant que seule une coopération des pays riverains du Sahara pouvait venir à bout des islamistes armés. On a malheureusement perdu six ans puisque ce n’est que maintenant que commence à se mettre en place une stratégie transnationale pour mettre en commun nos moyens de lutte.

Êtes-vous favorable au paiement de rançons pour la libération des otages ?

C’est une mauvaise solution qui renforce les capacités de certains groupes, mais il ne faut pas être hypocrite.

 

Les pressions de toutes sortes sont fortes pour obtenir la libération de personnes retenues captives dans des conditions insupportables.

 

Je souhaite que les six otages français soient libérés le plus rapidement possible. Chaque fois que le Mali peut aider, il n’hésite pas à le faire.

 

Par Thierry Oberlé
Mis à jour le 15/03/2012 à 09:37 | publié le 14/03/2012 à 09:23

 

 

Nous avons proposé d’installer ce contingent dans des zones de cantonnement en les aidant. Surarmé, le MNLA s’est jeté de manière unilatérale dans une guerre inutile.

 

Prés de deux ans après le massacre des forains par le Mnla et ses allies a Doungoura / Les parents des victimes réclament justice

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Prés de deux ans après le massacre des forains par le Mnla et ses allies a Doungoura / Les parents des victimes réclament justice

«Le Collectif justice pour les victimes de Doungoura « . C’est le nom d’un nouveau mouvement qui regroupe les parents des victimes du village de Doungoura, dont une vingtaine de ressortissants ont été sauvagement assassinés avant d’être enfouis dans un puits par le MNLA et ses alliés. A travers la création de ce collectif, les membres de ce regroupement réclament que la lumière soit faite sur ces atrocités et que les auteurs soient traduits devant les tribunaux compétents.

C’est le Centre international de conférences de Bamako qui a servi de cadre le dimanche dernier au lancement de ce collectif. L’événement a enregistré la présence de nombreuses personnalités, dont le président du Conseil économique social et culturel, Jeamille Bittar et des députés.  Selon le président du  Collectif Justice pour les Victimes de Doungoura, l’ancien député Temoré Tioulenta, ce regroupement a été   crée pour apporter une contribution au processus de réconciliation nationale enclenché  par les autorités.

 

 

Il a rappelé que  Doungoura  constitue un pic superlatif dans  la panoplie des atrocités  vécues au cours de la crise que notre pays a connu. A cet égard, il a rappelé  que c’est dans l’après – midi du lundi 18 mars 2013, que  des forains sur l’axe Dioura – Léré ont été interceptés par des bandits armés à bord de deux véhicules dans la plaine de Ngagna.

«  Ils ont été dépouillés  de tous  leurs biens, puis, attachés, les yeux bandés, transportés à Neenga, à une dizaine de kilomètres du village de Doungoura. Sur place, dans   une furie indescriptible, les cerbères des temps modernes  abattent une vingtaine d’entre eux et les entrainent  dans les profondeurs d’un  vieux puits  » a précisé M Tioulenta, avant d’ajouter que Doungoura, est leur « Aguel  hoc et Diago « .

 

 

Il a regretté le fait qu’aucune poursuite n’a été engagée à ce jour  contre les auteurs du crime,  » alors qu’ils ont été formellement identifiés par les rescapés, les dépositions des témoins sont restées sans suite, aucune autorité administrative et politique majeure  ne s’est présentée sur les lieux  pour constater les faits, pour témoigner le regret de la nation aux populations terrifiées, pour consoler les familles  éplorées, les veuves affectées et  les orphelins abandonnés. Et ce, malgré les multiples démarches entreprises auprès des autorités régionales et nationales » a déploré le président du Collectif. Il  a par contre constaté que la situation des victimes du massacre de Doungoura, telle que vécue et traitée jusque – là, prouve s’il en était besoin que le chemin qui mène à la réconciliation nationale peut  être long et sinueux.

 

 

  » Car  la réconciliation nationale ne se décrète pas. Elle est une entreprise collective qui se construit sur la base de l’établissement de la vérité, de la demande et de l’acceptation du pardon, de  la réparation des préjudices. C’est dans cette logique que s’inscrivent les parents des victimes qui mettent le Mali au – dessus de tout «  a soutenu l’orateur.

 

Il faut rappeler que cette cérémonie de lancement a été marquée par des témoignages de certains parents des victimes de Doungoura, une localité située à environ une centaine de km de Mopti.

 

 

   Kassoum THERA

Source: L'Indépendant

Le président Keita au 20e anniversaire du génocide à Kigali : « PAR SOLIDARITE ET COMPASSION AVEC LE PEUPLE RWANDAIS »

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Le président Keita au 20e anniversaire du génocide à Kigali : « PAR SOLIDARITE ET COMPASSION AVEC LE PEUPLE RWANDAIS »

Le chef de l’Etat était l’invité spécial de son homologue rwandais Paul Kagamé à la commémoration du génocide de 1994 qui a fait 800 000 victimes

La commémoration officielle du génocide des Tutsi en 1994 a débuté hier à Kigali, la capitale du Rwanda. 20 ans après, le peuple rwandais pleure toujours ses morts. Invité personnel de son homologue rwandais, Paul Kagamé, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, accompagné de son épouse, Mme Keita Aminata Maïga, prend part à Kigali au 20e anniversaire du génocide qui a frappé ce pays peuplé aujourd’hui de 11,4 millions habitants installés sur 26 338 km2 dans la région des Grands lacs, au cœur de l’Afrique centrale.

«Aucun homme qui a du cœur ne peut rester insensible à ce qui est arrivé au peuple rwandais», a souligné le président Keita qui à son arrivée dimanche soir à Kigali, a confirmé être venu « par solidarité et compassion avec le peuple rwandais ».

Placée sous le triple signe du souvenir, de l’unité et du renouveau, cette 20ecommémoration est pleine d’émotion et d’indignation. Expression saisissante de la sauvagerie dont l’homme est capable, ce génocide qui a fait plus 800 000 victimes reste gravé au fer rouge dans la mémoire collective du peuple rwandais. Le travail gigantesque de réconciliation nationale entamé depuis 1994 a cependant donné de résultats visibles jusque dans les rues de Kigali. Ici, les bourreaux d’hier se sont repentis et ont demandé pardon. Les victimes, elles, ont pris de la hauteur pour accepter le pardon en dépit de la profondeur des blessures. Parallèlement, la justice fait son travail au nom du devoir de vérité.

Un rappel succinct des tristes faits de cette période noire au pays des milles collines. Le 7 avril 1994 fut le jour fatidique. Ce matin là, les Rwandais se rappellent encore, des milliers d’extrémistes Hutu s’emparent de la rue avec machettes et armes à feu, lancent « la chasse » aux Tutsi et aux Hutu modérés. Pendant trois mois, 800 000 Tutsi et Hutu modérés sont massacrés, soit 14 % d’une population estimée à l’époque à 7,3 millions d’âmes. Parmi les morts, plusieurs milliers de femmes et enfants.

Cette folie humaine a été déclenchée le 6 avril 1994 par la destruction par un missile de l’avion qui transportait les présidents rwandais et burundais, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira. Tous deux meurent dans l’explosion aux environs de l’aéroport de Kigali.

Pour la communauté hutue chauffée par une propagande de mort, l’auteur de cet attentat ne pouvait être que le Front patriote rwandais dirigé par l’actuel président du Rwanda. Le prétexte était suffisant pour lancer l’extermination de l’ethnie minoritaire tutsi et de quelques Hutu modérés, accusés de haute trahison.

100 JOURS DE GENOCIDE. Le 1er octobre de la même année, des Rwandais exilés et regroupés au sein du FPR décidèrent de revenir au pays à partir de l’Ouganda voisin pour prendre le pouvoir par les armes. In fine, les autorités rwandaises perdirent la guerre civile au profit du FPR, mais atteignirent en revanche leur objectif génocidaire contre les Tutsi.

D’une durée de cent jours, ce fut le génocide le plus rapide de l’histoire et celui qui fit le plus grand nombre de morts par jour.

20 ans après, le Rwanda fait toujours le deuil de ses morts. Mais dans un esprit de justice et de vérité. C’est ce que rappelle en substance le président rwandais au stade Amahoro de Kigali noir de monde ce lundi.

Avant d’arriver au stade, le président Keita s’est joint à ses pairs au Mémorial du génocide situé dans le quartier Gisozi. Ici, Paul Kagamé et ses invités ont ravivé une flamme du Souvenir qui brûlera pendant 100 jours, la même durée que le génocide. Une chorale rythmée de prières anime cette cérémonie funèbre dans l’arrière cour du mémorial. Le cérémonial était tout aussi empreint d’émotion : tous les officiels debout et devant chacun d’entre eux, une gerbe de fleurs.

Au stade Amahoro, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, et une vingtaine de chefs d’Etat ont pris place à la tribune officielle. Diplomates et autorités administratives et politique rwandaises se sont installés juste à côté. Le reste des gradins est pris d’assaut par des Rwandais, victimes et bourreaux confondus, plongés dans une profonde communion. C’est dire que le pardon est toujours possible.

Sur un écran géant qui domine le stade, des messages d’encouragement et de condoléances de personnalités du monde entier, de diverses sphères sociales, passent en boucle. Beaucoup de spectateurs n’ont pu retenir leurs larmes durant la cérémonie. De nombreuses personnes présentes étaient témoins oculaires – sinon acteurs – de la tuerie. Ceux que les larmes étouffent ou que la souffrance tétanise sont évacués du stade par une brigade d’urgentistes. Pendant ce temps, le speaker égrène les principales étapes de ce qui est considéré comme l’un des plus grands drames humains de l’histoire.

MAGNIFIER LE COURAGE RWANDAIS. Pour raviver les souvenirs, une mise en scène théâtrale qui a réuni plusieurs centaines de jeunes, mime les étapes du génocide. Les âmes sensibles craquent : les pleurs retentissent de nouveau aux quatre coins du stade.

Des orateurs célèbres se sont succédé au pupitre pour magnifier le courage du peuple rwandais. Ban Ki Moon, le président ougandais, Yowerri Museveni, et la présidente de la commission de l’UA, Nkosazana Dlamini Zuma, ont exprimé leurs émotions et leurs condoléances aux familles des disparus avant d’appeler les Rwandais à demeurer forts et travailleurs.

Plus jamais ça, disent-ils en substance, en appelant à l’apaisement des cœurs et à l’union des esprits. Le président Kagamé prit en dernier la parole pour appeler à son tour ses compatriotes à s’unir davantage pour donner naissance à un pays débarrassé de toute ségrégation et de toute injustice. Il a dit sa foi en l’avenir de son pays parce que les Rwandais sont obligés de vivre ensemble.

Pour ce qui est du génocide lui-même, Paul Kagamé dira que les responsables sont des Rwandais. Mais les implications, ajoutera-t-il, vont au delà du pays. « Les faits sont têtus », lance-t-il avant de décréter la fin de toute ingérence dans les affaires internes de son pays. « Le nouveau Rwanda » est donc né des cendres du génocide des Tutsi. « Si le génocide témoigne de la stupéfiante capacité de l’être humain à soumettre ses semblables à la cruauté, les choix du Rwanda montrent ses capacités de renouveau », a souligné le président Kagamé. Et d’ajouter : « A ce jour, la moitié de la population rwandaise est âgée de 20 ans ou moins. Près des ¾ ont moins de 30 ans. Ils sont le Rwanda nouveau. De voir ces jeunes gens portant la flamme du Souvenir dans tous les coins du pays au cours des trois derniers mois est un signe porteur d’un énorme espoir ».

Dernier acte de cette commémoration, une marche populaire a été organisée à Kigali. Le président Keita et son épouse y ont pris part pour partager la douleur d’un peuple meurtri qui, heureusement, retrouve sa voie.

Envoyé spécial

A. M. CISSE

IBK RENCONTRE BAN KI MOON ET SAMANTHA POWER

Aussitôt arrivé à Kigali dimanche après-midi, commence le ballet diplomatique à Serena Hôtel où le chef de l’Etat a pris ses quartiers. La première personnalité que le président Keita a rencontrée est le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon. Le tête-à-tête qui a duré près d’une heure d’horloge a permis aux deux personnalités de passer en revue les questions d’actualité. « Nous avons fait le point : je lui ai dit toutes mes attentes et je crois que nous nous sommes compris », a indiqué Ibrahim Boubacar Keita, après l’entretien auquel ont assisté notre compatriote Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onu Sida, le ministre du Travail, des Affaires sociales et Humanitaires, Hamadoun Konaté ainsi que le directeur de cabinet du président, Mamadou Camara. Au cours de la rencontre, ils ont aussi parlé de la stratégie intégrée pour le Sahel et du renouvellement du mandat de la Minusma.

Tôt lundi matin, le président Keita était l’invité de Samantha Power, l’ambassadeur des Etats Unis à l’ONU, à la résidence du consul de son pays à Kigali. Autour d’un petit déjeuner de travail, Ibrahim Boubacar Keita et la diplomate américaine ont notamment discuté de sujets d’ordre sécuritaire et humanitaire.

A. M. C.

Source: Essor

La France doit regarder la VERITE

 

é en face sur son rôle dans le génocide au Rwanda

Assises de Tombouctou : Le désarmement du MNLA, du HCUA et de toutes les milices comme préalable à la relance de la réconciliation

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Assises de Tombouctou : Le désarmement du MNLA, du HCUA et de toutes les milices comme préalable à la relance de la réconciliation

C’est par une prière collective vendredi à la mosquée Djingarey Ber sous la direction de l’imam Essayouiti en présence du ministre délégué à la décentralisation Malick Alhousséiny, de l’ensemble des participants que les assises régionales pour la paix et la réconciliation ont pris fin. Les participants ont exigé le désarmement du MNLA, du HCUA et de toutes les milices armées du nord du Mali.

Nous ne pouvons pas nous réconcilier avec des gens qui ont pris des armes contre nous et qui refusent de les rendre, il faut qu’ils déposent les armes pour qu’on situe les responsabilités avant de relancer tout processus de réconciliation, la paix suppose la confiance et celle-ci n’est possible que lorsque les groupes armés auront déposé les armes  » ont insisté les participants.

 

 

La semaine régionale de Tombouctou pour la paix et la réconciliation nationale organisée par le ministère de la réconciliation et du développement des régions du nord qui a pris fin vendredi  a mobilisé les participants des cinq cercles de Tombouctou, ceux de Gao et Kidal  ainsi que des  réfugiés de la Mauritanie, du Niger, du Burkina Faso, de l’Algérie, de la CEDEAO,  la MINUSMA.

 

 

Après plusieurs jours de discussions parfois houleuses, les participants ont exigé le désarmement du MNLA, du HCUA, aujourd’hui engagés dans un processus de démobilisation, désarmement et de réinsertion socio-économique mais dont des éléments incontrôlés,  dit-on, continuent à circuler avec des armes attaquant des forains et des éleveurs.

 

 

A ce sujet, les représentants de Kidal ont demandé le rétablissement de l’autorité de l’État invitant  au passage le gouvernement à prendre toutes ses responsabilités vis-à-vis de leur région à travers la multiplication des postes de sécurité et des patrouilles.   La présence de milices armées arabes dans la région de Tombouctou précisément dans le cercle de Goundam a été vivement condamnée.

 

 

Les milices armées, un véritable fonds de commerce

L’administration a aussi été mise en garde contre toute infiltration jihadiste dans le cadre du processus de cantonnement. La création de milices  devenue un véritable fonds de commerce est perçue par les habitants comme une menace pour la paix. Ces milices prolifèrent dans les trois régions du nord et constituent une véritable source d’insécurité, a-t-on précisé.

 

 

Les participants ont  demandé une loi interdisant le port d’armes et de la tenue militaire par des civils dans toutes les régions du nord. Une meilleure collaboration avec les forces de sécurité afin de retrouver les nombreuses armes enfouies dans le sable a été vivement encouragée. D’autres recommandations ont porté sur l’accélération du retour des réfugiés, l’éradication du trafic de la drogue. La mise en place d’une structure pour l’indemnisation des victimes, le statut communautaire des Bella, une distribution équitable de la justice, l’ouverture des postes de sécurité préexistant, une base militaire aérienne à Tombouctou, la construction de bases militaires modernes dans tous les points stratégiques du nord et leur dotation en effectif suffisant, l’installation des compagnies de garde dans tous les  cercles et de pelotons dans les arrondissements, leur équipement en matériels et en ressources humaines,  la création d’un haut conseil national de la chefferie traditionnelle, ont été fortement recommandés.    Le forum a aussi demandé de créer et de renforcer les cantines scolaires, d’évaluer  et doter les banques de céréales et d’aliment bétail, de rendre fonctionnel tous les Cscom et Csref.

 

 

S’y ajoute la  relecture de la carte sanitaire de la région, la révision du nombre de communes, la relance des travaux des infrastructures routières, l’indemnisation des acteurs économiques affectés par la crise et le renforcement de la prospection minière dans la région.

 

 

L’autre volet de la semaine régionale de Tombouctou était consacré à l’apport que peut jouer la jeunesse dans la réconciliation nationale. Plusieurs délégations de jeunesse ont fait le voyage de la cité des 333 saints. A l’issue de leur journée nationale organisée pour la circonstance, il a été recommandé le renforcement du leadership et de la responsabilité chez les jeunes, l’utilisation des réseaux sociaux, l’implication des médias communautaires,  la participation de la jeunesse dans la signature des accords de paix, mise en place d’un mécanisme de gestion des conflits,  la participation de la jeunesse à la Commission vérité, justice, réconciliation et l’implication des jeunes dans le processus du retour des réfugiés.

 

 

Rappelant que rien de durable ne peut se construire sans la vérité, le ministre délégué à la décentralisation a rassuré les participants sur la volonté du gouvernement de réparer les préjudices commis à travers une justice saine et équitable. Malick Alhousséïny a déclaré que les leçons tirées à Tombouctou enrichiront le cadre d’application pratique du processus de dialogue inclusif.

 

Abdoulaye DIARRA

 

envoyé  spécial

Source: L'Indépendant

 

 

Gao : Le rendez-vous de la réconciliation d’Anderanboukane

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Foto (c) AFP: Le maire du village malien d'Andramboucar et des compatriotes photographiés le 4 février 2012 dans le camp de réfugiés de Chinégodar au Niger.Foto (c) AFP: Le maire du village malien d'Andramboucar et des compatriotes photographiés le 4 février 2012 dans le camp de réfugiés de Chinégodar au Niger.

Des retrouvailles de grande portée historique ont permis les 25, 26 et 27 mars de réunir dans le cadre d’une rencontre intercommunautaire, plus de 800 participants à Anderanboukane dans le cercle de Menaka. Durant ces échanges, les ressortissants de Ménaka et ceux venus du Niger notamment de la préfecture de Banibangou ont discuté des thèmes de la réconciliation.

La rencontre a eu lieu grâce à une initiative du maire Aroudeïni Ag Hamatou et au concours financier d’Enda-Mali et d’Oxfam dans le cadre du projet YAFFA (pardon en langue songhaï) pour le dialogue communautaire dans les régions nord affectées par la crise sécuritaire. Ce projet est soutenu aussi par CARITAS Allemagne et la BMZ (coopération allemande).

La rencontre communautaire d’Anderanboukane a donc traité de réconciliation intercommunautaire, de prévention et de gestion des conflits, des conséquences de la crise sur le vivre ensemble, de la dynamisation des mécanismes locaux de prévention et de gestion des conflits et surtout de la gestion consensuelle des ressources naturelles.

Le préfet de Ménaka qui présidait les assises, son homologue de Banibangou du Niger, les représentants d’Oxfam et d’Enda, ont tous souligné l’opportunité de la rencontre après une période tumultueuse. La diversité des participants (chefs de fraction, leaders religieux, jeunes, femmes) a ajouté au caractère porteur de réussite et d’avenir de cette rencontre, selon le chef du projet YAFFA Zouda Ag Abdoulaye Samaké.

Le maire d’Anderanboukane a vivement remercié le gouvernement du Niger pour son hospitalité envers nos compatriotes réfugiés pendant l’occupation. Le préfet de Banibangou jugera les remerciements superflus car, dira-t-il, le Mali et le Niger constituent un même corps humain.

Les recommandations de cette rencontre historique ont mis l’accent sur l’accélération du processus de démobilisation, désarmement et réinsertion, l’instauration de patrouilles mixtes le long des frontières, une gestion concertée des ressources naturelles, la création de postes de sécurité à Tamalat, Tagalalte, Tabancorte, Inekar et Inlamawane. La rencontre a vivement remercié la MINUSMA et les forces armées maliennes pour leur appui sécuritaire

M. B. CISSE

AMAP-Gao

SourceL'Essor

12è anniversaire du Haut conseil des collectivités : LES PROMESSES DE LA REGIONALISATION

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12è anniversaire du Haut conseil des collectivités : LES PROMESSES DE LA REGIONALISATION

En faisant de la région l’épicentre du développement économique, social, culturel et environnemental, l’Etat engage une innovation politique majeure à même d’atteindre un niveau de développement équilibré et durable du territoire

5 avril 2002-5 avril 2014, le Haut conseil des collectivités a bouclé ses 12 ans d’existence. Le président de l’institution, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, a présidé samedi et dimanche les activités de la journée anniversaire. La cérémonie s’est déroulée à la Maison des collectivités en présence de membres du gouvernement au premier rang desquels Moussa Mara, ministre sortant de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville et désormais Premier ministre, et le ministre délégué en charge de la Décentralisation, Malick Alhousseïni, des conseillers nationaux, des gouverneurs et des représentants des partenaires techniques et financiers.

Le programme de la journée prévoyait un atelier de réflexion et de partage d’expérience avec tous les acteurs impliqués dans la mise en oeuvre de la vaste réforme de la décentralisation. Le thème central de l’atelier a trait à la régionalisation, facteur d’approfondissement de la décentralisation au Mali, défis enjeux et perspectives. Il se déclinait en 2 sous-thèmes : « les élections communales de 2014, perspectives, enjeux pour la réconciliation et le développement local et régional » et « la redevabilité, moyen d’améliorer la gouvernance ».

Tous les principes directeurs qui ont sous-tendu notre politique volontariste de décentralisation ont été fortement réaffirmés par les Etats généraux de la décentralisation tenus du 21 au 23 octobre 2013 a rappelé Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara. « Au sortir de cette réflexion, nous devons aujourd’hui nous inscrire dans une nouvelle vision dont le corpus comporte 4 grands axes : la régionalisation ; l’amélioration de la gouvernance ; le renforcement du financement de la décentralisation et la contribution des collectivités au renforcement de la paix et de la sécurité », a-t-il souligné. En faisant de la région, l’épicentre du développement économique, social, culturel et environnemental, l’Etat amorce de facto une innovation politique majeure qui, par des propositions, orientations pertinentes, lui permet d’atteindre un niveau de développement équilibré et durable du territoire. Ainsi, la région sera le lieu idéal de mise en cohérence de tous les plans de développement nationaux, régionaux et locaux, a indiqué le président du HCC.

Cette refondation de l’Etat à travers la régionalisation impose aussi l’implication effective des autorités coutumières et religieuses. La collectivité régionale doit être perçue aujourd’hui comme le socle sur lequel la réforme s’appuie à travers la valorisation de toutes les ressources et potentialités économiques. La décentralisation assise sur la région sera, en résumé, la locomotive du développement économique, social, culturel. La nécessité de résoudre définitivement les conflits exige une mise en synergie des efforts de tous les acteurs. On pourrait ainsi envisager le mode de gestion alternatif des conflits à travers la participation aussi bien de l’Etat que des ONG, des groupes associatifs, des autorités coutumières ou des personnes ressources. Mode d’expression, permettant aux citoyens d’élire en toute liberté leurs représentants, les élections en général et en particulier les communales de 2014, viendront parachever le processus du retour de notre pays dans la société des démocrates, a souligné Ibrahim Ag Mohamed Haïdara..

Les conseillers nationaux ont approuvé la décision du gouvernement de reporter les élections communales pour permettre à nos compatriotes déplacés ou exilés, de rentrer et d’exercer leur droit de vote.

Le HCC a regretté la réduction de son budget par rapport à celui de l’année budgétaire 2011. Le président de l’institution a aussi déploré l’état d’indigence dans lequel l’Etat maintient les collectivités sevrées de 2 ressources essentielles à leur fonctionnement. Il s’agit en l’occurrence des droits de représentation des élus des collectivités et de la subvention annuelle destinées à celles-ci.

La cérémonie a pris fin par la remise d’attestations de reconnaissance à trois personnalités pour service rendu au processus de décentralisation : la représentation de l’UE, Ousmane Sy, ancien ministre de l’Administration territoriale, et Adama Sissouma, le directeur général des collectivités. Les remises ont été effectuées respectivement par le président du HCC, le ministre sortant de l’Urbanisme et de la politique de la Ville et le ministre délégué en charge de la Décentralisation.

S. DOUMBIA

 

Source: Essor

 

Assemblée Nationale : discours d'ouverture de la première session ordinaire de la 5ème législature (lundi 07 Avril 2014)

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Issaka SIDIBE, Président de l'Assemblée Nationale Issaka SIDIBE, Président de l'Assemblée Nationale

Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Amis ;
Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;
Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement ;
Mesdames, Messieurs les membres du Bureau des Assemblées Nationales amies et du Mali ;
Honorables Députés du Benin, du Burkina-Faso et du Mali ;
Monsieur le Maire du District de Bamako ;
Monsieur le Gouverneur du District de Bamako ;
Monsieur le Chef d’Etat Major Général des Armées ;
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique, et des Représentations consulaires accréditées en République du Mali ;
Messieurs les Chefs d’État-major des différents corps des Forces Armées et de Sécurité, Officiers supérieurs et Directeurs Nationaux des Services des Forces Armées et de Sécurité du Mali ;
Monsieur le Médiateur de la République ;
Monsieur le Vérificateur Général ;
Mesdames, Messieurs les Présidents des partis politiques ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des Ordres Professionnels ;
Madame la Présidente de la Coordination des Associations et ONG Féminines (CAFO) ;
Messieurs les Chefs traditionnels, Notables et Représentants des Chefs de Familles fondatrices de Bamako ;
Messieurs les Chefs ou Représentants des Cultes Religieux ;
Distingués invités ;
Honorables Collègues ;
Mesdames et Messieurs,
J’ai le triste devoir de vous informer du décès hier soir de l’Honorable Nock Ag ATTIA, Ancien Député à l’Assemblée Nationale et Notable à Diré. A sa famille d’éplorée, nous adressons nos sincères condoléances.
Je vous prie de bien vouloir observer une minute de silence à sa mémoire, de même qu’à celle de nos disparus.
Que son âme repose en paix. Amen !

Honorables Collègues ;
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais d’emblée en votre nom à tous, Mesdames, Messieurs les Députés, adresser nos vives félicitations et nos sincères vœux de réussite à M. Moussa MARA, en qui Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, vient de placer sa confiance pour diriger le Gouvernement de la République du Mali en Qualité de Premier Ministre.
Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, la représentation nationale vous exprime toute sa disponibilité à vous accompagner dans l’accomplissement de votre noble mission au service du Mali et des maliens.
Mesdames et Messieurs,
Honorables Invités,
Je voudrais également en votre nom à tous, m’acquitter d’un agréable devoir, celui de saluer la présence parmi nous, d’importantes délégations des parlements amis du Bénin et du Burkina Faso, conduites respectivement par :

•Professeur Mathurin Coffi NAGO, Président de l’Assemblée Nationale du Bénin ;

•M. Soungalo Appolinaire OUATTARA, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso.

Honorables frères NAGO et OUATTARA,
Ai-je besoin de vous rappeler, que vous êtes chez vous au Mali, ce pays dont la loi fondamentale stipule qu’il peut renoncer à tout ou partie de sa souveraineté, pour la réalisation de l’unité africaine.
Votre présence à cette cérémonie, est le témoignage de l’amitié séculaire, jamais démentie, et de la solidarité toute africaine, existant si heureusement, entre nos peuples respectifs. 
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;

Après la première session extraordinaire convoquée par le Gouvernement le 22 janvier 2014, 
et consacrée principalement à la mise en place des organes dirigeants de notre parlement, de même que la prestation de serment des membres de la Haute Cour de Justice, la tenue de cette première session ordinaire, marque une étape importante, dans le processus de normalisation de la vie politique, suite à la crise que nous avons connue.
On peut dire sans risque de se tromper, que notre pays vient de loin ; et nous sommes en train de sortir de cette crise, grâce à l’accompagnement de l’ensemble des frères africains et de la communauté internationale.
Je voudrais tout particulièrement saluer, l’appui et la solidarité des pays de la CEDEAO, de l’Union Africaine et des Nations Unies, qui ont permis au Mali, de faire face à la plus grande crise de son histoire moderne.
Oui ! Le Mali est aujourd’hui debout grâce à Dieu. Mais les défis demeurent.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Au-delà de ces constats, la situation vécue par le Mali, pose la problématique de la sécurité de nos Etats, la capacité de nos armées à défendre notre souveraineté et la sécurité de nos populations.
De plus, elle souligne un autre aspect non moins important, l’avenir de nos regroupements sous régionaux et régionaux, leur perpétuation face à des menaces de grande ampleur. 
Plus que jamais, le problème de l’intégration africaine se pose avec acuité.
La solidarité et l’hospitalité des pays voisins ont allégé la souffrance de nos compatriotes déplacés. 
C’est le lieu de remercier tous les pays qui, à des degrés divers, se sont impliqués dans la sauvegarde des intérêts du Mali, dans la recherche d’une solution humaine au problème sécuritaire malien. 
L’implication de la CEDEAO et de l’ensemble de la Communauté internationale, a permis le rétablissement des institutions républicaines, le retour du Mali sur la scène internationale, le retour progressif des refugiés maliens dans leur localité d’origine, celui de l’administration dans les zones qui étaient occupées, le rétablissement du tissu économique, la reconstitution du tissu social, toute chose qui installe progressivement l’espérance d’un lendemain meilleur.

Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Le vote par l’Assemblée Nationale, durant la dernière session extraordinaire, de la loi sur la création de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation permettra, j’en suis sûr, de consolider tout ce qui a été entrepris, pour réconcilier les cœurs et les esprits, et ressouder le tissu social affecté dans certaines localités au nord du pays.
De même, les récentes assises sur la décentralisation, nous ont offert l’occasion d’évaluer son évolution, pour nous permettre d’asseoir un développement économique et social, participatif et durable, au profit de toutes les régions et de toutes les composantes de la Nation malienne.
Les rencontres intercommunautaires initiées par les communautés à la base, celles qui ont subi de plein fouet la crise et l’occupation, avec son cortège de violations des droits humains, augurent des lendemains meilleurs pour notre pays.
Ces rencontres intercommunautaires contribuent sans nul doute, à améliorer le vivre ensemble.
Pour ce faire, nous devons user de tous les mécanismes, notamment les mécanismes de gestion traditionnelle des conflits, et j’exhorte tous les acteurs, à explorer aussi cette piste.
Le retour des refugiés dans leur foyer reste un défi majeur pour le pays. Le Gouvernement doit s’y atteler, dans le respect de la dignité humaine.
C’est dire aussi, que la représentation nationale jouera toute sa partition, aux fins de contribuer à la résolution définitive de la crise dans le nord du pays, et à l’édification des bases d’une véritable réconciliation nationale.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Je voudrais ici réaffirmer la solidarité de l’Assemblée Nationale, avec l’ensemble des victimes des incendies, ayant récemment ravagé de nombreux marchés de notre capitale.
J’invite le Gouvernement à prendre les mesures idoines, pour situer les responsabilités, et circonscrire ce fléau pour toujours.
Une autre menace à nos portes, c’est sans doute le virus Ebola, dont souffre aujourd’hui un pays frère, la Guinée.
Je voudrais, en réaffirmant toute notre solidarité au peuple guinéen, inviter le Gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires, à la hauteur du danger que représente ce fléau.
Quant à nos populations, je les invite à la prudence, au respect des mesures de prévention, et surtout, à ne pas céder à la panique.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
L’Assemblée Nationale du Mali a participé en février 2014, à Téhéran en Iran, aux assises de l’Union des Parlements de l’Organisation de la Conférence Islamique (UPCI). 
Aussi, ai-je le plaisir de vous informer, que la prochaine session de cette organisation se tiendra dans notre pays courant 2015. 
Une Commission sera bientôt mise en place, pour œuvrer à la réussite de ce rendez-vous de la diplomatie parlementaire.
Nous avons également pris part en mars dernier aux rencontres statutaires de l’Union interparlementaire (UIP) et des ACP.
La participation de la délégation que j’ai conduite, la semaine dernière, à la 6e Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), a marqué, le retour de notre pays dans cette Organisation et permettra de retrouver la place qui a toujours été la nôtre dans les instances de la francophonie.
Par ailleurs, nous sommes convaincus, qu’il demeure plus que jamais nécessaire pour les Parlements africains, d’initier et d’organiser des rencontres d’échanges et de réflexions, sur tous les sujets de préoccupations majeures, en vue de formuler des recommandations pour leurs gouvernements respectifs. 
Le Parlement du Mali se propose d’organiser prochainement, dans ce cadre, un séminaire régional sur l’alternance politique en Afrique.
Mesdames, Messieurs les Députés, chers collègues ;
Le programme de la session qui s’ouvre aujourd’hui est bien fourni.
De nombreux projets, plus d’une vingtaine, sont déjà déposés par le Gouvernement sur le bureau de l’Assemblée nationale ; notamment la loi sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière. 
Son adoption contribuera, j’en suis sûr, à restaurer la confiance entre le Peuple et le Gouvernement, et entre les gouvernants et les partenaires techniques et financiers.
Plus de 80 % d’entre nous sont à leur première expérience de député. C’est dire que la tâche s’avère difficile ; mais je ne doute point chers collègues, de votre assiduité et de votre disponibilité qui vous permettront de créer les meilleures conditions pour la réussite de notre mission commune.
Vous bénéficierez, du concours d’une administration suffisamment outillée pour vous épauler dans l’accomplissement de cette mission.
Je sais pouvoir compter sur votre sens élevé du devoir bien accompli, sur votre esprit critique, pour mener à bien le rôle que la Constitution vous confère.
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables Présidents des Parlements Frères ;
Mesdames, Messieurs, distingués en vos qualités et grades ;
Je voudrais encore une fois remercier l’ensemble de nos invités, de même que les délégations du Benin et du Burkina-Faso, qui nous ont fait l’honneur, de rehausser l’éclat de cette cérémonie, et avec lesquelles nous sommes disposés à œuvrer, au renforcement de l’intégration sous-régionale et régionale.
C’est sur cette note d’espoir, que je déclare ouverts, les travaux de la première Session ordinaire de la 5ème Législature.
Je vous remercie.

Source: ASSEMBLEE NATIONALE

 

DR Etienne Fakaba Sissoko à propos du rôle de l’opposition : « Une démocratie ne se construit qu’autour des besoins du peuple »

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DR Etienne Fakaba Sissoko à propos du rôle de l’opposition : « Une démocratie ne se construit qu’autour des besoins du peuple »

Invité sur le plateau d’une radio de la place pour débattre du rôle et de la place de l’opposition dans une démocratie participative, l’universitaire Etienne Fakaba Sissoko a dénoncé le manque de convictions politique marqué par les nombreux cas de transhumance politique. Mais pour ce jeune cadre, il faut réviser la loi de juillet 2000 portant statut de l’opposition pour vaincre la peur bleue des hommes politiques de la répression des opposants en 1997, pendant la période du COPPO. Il soulignera qu’une démocratie ne peut se construire qu’autour des besoins essentiels des populations.

Le Rôle et la place de l’opposition dans une démocratie participative« . C’est le thème d’une émission débat organisée samedi dernier sur les antennes de la radio « Renouveau FM « . Animée par Antoine Dembélé, cette émission se veut la tribune de l’expression populaire sur des thèmes d’actualité dans notre pays.

Pour ce nouveau numéro de l’émission, trois invités étaient sur le plateau. Il s’agit notamment de Amadou Koïta, porte-parole du FDR et président du Parti socialiste «  Yélen Kura « , Dr Etienne Fakaba Sissoko, professeur d’université et Adama Paul Damango, député élu à Bankass et représentant le groupe parlementaire VRD (Vigilance Républicaine et Démocratique).

Les trois invités sont unanimes que l’opposition est indispensable dans toute démocratie sérieuse. D’où cet avis de M. Koïta qu’  » un oui n’a pas de sens que lorsqu’il y a un non « . L’opposant n’est pas un ennemi du pouvoir encore moins du pays, explique le porte-parole du FDR, qui a rappelé que le fiasco électoral du 11 mai 1997 a entrainé la crispation de la classe politique quand l’actuel président, IBK, était le Premier ministre. Pour Amadou Koïta, « l’opportunisme tue l’efficacité de la démocratie et de l’opposition « . D’où son appel à la crédibilisation de la politique au Mali. Mais Dr Etienne Fakaba Sissoko, des dirigeants politiques ont travaillé à cette décrédibilisassion de la politique au Mali et au dénigrement de l’opposition.  Il pointe ainsi du doigt la corruption politique et l’achat de conscience que les acteurs politiques ont encouragés ces dernières années.

Pour lui, l’adoption de la loi de juillet 2000, portant statut de l’opposition, était un salut, malgré ses insuffisances. Mais le régime ATT, explique-t-il, a anéanti cet élan. Car, dit-il, tous les hommes politiques se sont retrouvés autour du fameux consensus. « Le régime n’a pas joué son rôle. La corruption politique a été encouragée par les hommes politiques eux-mêmes. Les gens ne se battent plus pour les convictions, mais pour les postes. En témoigne le ralliement à la cause ATT, autour du consensus pendant dix ans. Cette démarche a tué la politique au Mali. Pire, renchérit-il, la répression qui s’est abattue sur les opposants en 1997, pendant la période du COPPO (Collectif des partis d’opposition) a crée la peur bleue chez les hommes politiques de s’assumer dans leur choix. Pourtant il le faut!

Pour le député Adama Paul Damango,  » en démocratie, il n’est pas indispensable qu’il y ait consensus. L’histoire politique nous apprend que l’opposition est vielle au Mali « , dit-il, rappelant les différents groupes de partis d’opposition qui ont existé au Mali de 1992 à nos jours.

Pour le député de Bankass, la VRD va constituer le nouveau visage de l’opposition et entend jouer pleinement son rôle. « Elle doit s’assumer et éviter les erreurs du passé. Mais nous revendiquons nos droits de protection juridique, et de participation pleine et active à la vie publique et à être consulté sur les grandes questions de la Nation « , réclame Adama Paul Damango.

De l’avis de Dr Etienne Fakaba Sissoko, cela passe obligatoirement la révision de la loi de juillet 2000 portant statut de l’opposition.  » On doit corriger cette loi, l’enrichir et garantir aux hommes politiques qui choisiront l’opposition d’avoir accès aux médias au même titre que la majorité, le temps de parole nécessaire à l’Assemblée, l’accès au contenu de certains dossiers pour mieux contrôler l’action gouvernementale et de faire des propositions constructives pour le bien-être des citoyens.  On ne peut pas se falloir d’être une démocratie exemplaire alors que l’opposition n’a pas voix au chapitre« , tranche Dr Etienne Fakaba.  » Il ne s’agit pas de voter des lois, mais de les appliquer. Malheureusement, le problème au Mali réside dans l’application des textes « , regrette l’universitaire qui craint le risque d’une chambre monocolore avec la nouvelle législature. « La démocratie va avec l’opposition. Et une démocratie se construit autour des besoins essentiels, tels l’accès à l’éducation, aux soins de santé, l’auto-suffisante alimentaire, à la justice équitable pour tous, etc. «  assène Dr Sissoko, qui dénonce par ailleurs la pléthore des partis politiques au Mali. Car, dit-il, il ne  peut y avoir autant de projets politiques.          

 

 Bruno D SEGBEDJI

Source: L'Indépendant

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AFP | François Hollande et Paul Kagame lors d'un sommet UE-Afrique à Bruxelles. AFP | François Hollande et Paul Kagame lors d'un sommet UE-Afrique à Bruxelles.

KIGALI - La France doit regarder la vérité en face concernant son rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda, a estimé dimanche la ministre rwandaise des Affaires étrangères, ajoutant que Kigali ne pouvait s'entendre avec Paris au détriment de l'histoire.

Louise Mushikiwabo a estimé injustifiée la décision française d'annuler sa participation lundi aux cérémonies marquant le 20e anniversaire du génocide. Paris a pris cette décision en réponse aux propos du président rwandais Paul Kagame qui a accusé dans une interview la France d'avoir joué un rôle direct dans la préparation du génocide et d'avoir participé à son exécution même.

Pour que nos deux pays commencent réellement à s'entendre, nous allons devoir regarder la vérité en face, la vérité est difficile, il est compréhensible qu'il soit très difficile d'accepter la vérité d'être proche de quelqu'un associé au génocide, a déclaré Mme Mushikiwabo qui s'exprimait à Kigali lors d'un forum international au Parlement.

Il est impossible pour nos deux pays d'avancer, si la condition est que le Rwanda doive oublier son histoire pour s'entendre avec la France (...) Nous ne pouvons avancer au détriment de la vérité historique du génocide, a-t-elle poursuivi.

Mme Mushikiwabo a ensuite estimé devant la presse que les propos de M. Kagame dans l'hebdomaire Jeune Afrique paru dimanche, n'était ni nouveaux, ni surprenants. Ce que je dis c'est que la réaction (française) à un commentaire qui a été fait plusieurs fois auparavant par le président (...) est une réaction excessive, a-t-elle expliqué aux journalistes.

C'est malheureux parce que l'histoire est l'histoire, a poursuivi la ministre, estimant que le peuple français en général ne devrait pas être tenu dans l'ignorance de ce que certains responsables français ont fait au Rwanda.

La décision de Paris d'annuler sa participation aux commémorations officielles des 20 ans du génocide au Rwanda marque un nouveau coup d'arrêt à la normalisation des relations entre les deux pays, empoisonnées par le soupçon malgré la réconciliation officielle de 2010.

La France était en 1994 une alliée du régime extrémiste hutu à l'origine du génocide qui a fait environ 800.000 morts, essentiellement dans la minorité tutsi, entre avril et juillet, et le rôle des autorités françaises de l'époque reste controversé.

Dans cette interview à Jeune Afrique, parue la veille du lancement des commémorations officielles, M. Kagame accuse notamment des soldats français d'avoir été non seulement complices mais aussi acteurs des massacres.

(©AFP / 06 avril 2014 14h35) 

Source: Romandie

 

 

Accueil | Politique | Flash info | La réconciliation pas assez rapide au Mali (Le Drian)
 
Le soutien de la France de Sarkozy au MNLA, une faute politique
Les évènements qui éclatent dans le nord Mali révèlent au grand jour
le soutien du politique du Gouvernement Sarkozy au MNLA (Mouvement
National de Libération de l’Azawad) qui était affichée comme une
rébellion, mais s’avère être un mouvement sécessionniste.
Il est maintenant établi qu’en fin 2011, le Quai d’Orsay a secrètement
reçu à Paris les responsables du MNLA (voir article publié sur le site
internet de RFI après l’interview de Mr de Raincourt le 13 février.
Les voyou-associés en relation et activités criminelles et industrielles de la misere, de la terreur avec fureur de la convoitise et de la haine organisées, recourent à la violence, incitent et encouragent la violence, obstruent d'autres issues et manipulent les marchés, corrompent la population et la jeunesse, denigrent en deni de justice.
 
Le massacre d'aguelhoc revendiqué par le mnla plus le succès éclatant des rebelles diaboliques et leurs demons, le cessez-le-feu, l'incompetence du président de la republique et relayé en apologie de crimes organisés et negations par les presses et journalistes, phylosophes, penseurs, les ministeres et emissaires de crimes est l'occasion pour le peuple juif, les sioux, les rwandais... de celebrer l'honneur contre l'horreur, le bonheur, la memoire du Grand Madiba un exemple pour les etats comme l'israel, la palestine, le soudan, la corée à l'instar de cette année 1989 en Allemagne mais ceux qui fabriquent l'histoire ne sont pas ses propriétaires mais des gens sans foi ni loi, auto-berneurs, ( voir citations, profil d'hitler et etat et ambitions...).
Ceux qui font les crimes et leur apologie, et la complicité, la negation sont les mêmes dont on a du mal à laver les mains.
 
Il faut savoir que l'imperialisme etats-unien car c'est une partie de l'Amérique, des sioux et de christoph colomb la vraie histoire est un autre chapitre, et la croissance chinoise est identique à l'imperialisme judeochrétien et l'expansionnisme arabo-musulman, tout comme le royaume-unien et français, tous prétendants la conscience ou la force humaine, il n'en resulte que chaos, désolation, misère, terreur.
 
Ces idées et idéologies même scientifiques sont sans conscience ruinant ames.
 
Les Zones d'exclusion aériennes, l'absurde araboccidental tue qu'on ouvre une nouvelle guerre totale, eternelle ( à suivre).
 
Nous précisions que l'Etat Israelien actuel de 1948 est different de Jacob - Israel, que judaïsme et sionnisme sont differents,
et
que nul a interet du crime y comrpis ceux qui y fondent leur economie, leur société, leur relation...
 
Tuer et prendre l'argent, celui qui ote la vie à un humain, en prend à l'humanité.
 
Dieu ne peut etre bon et juste que lorsque les oeuvres le sont, dès lors tous ceux qui ne repondent à ceci ne le concernent
et
que réligion et affaires sont distinctes
les relations avec l'Etre Suprême
les personnes physique et morale
n'ont de sens que par leur conscience qui elle ne sera exclusive ou d'exclusion.
 
On peut tromper une personne une fois mais soi-même et pas toujours tout le monde tout le temps.
 
De même que le royaume saoudien est different de la mecque et de médine, le prophete n'est pas wahhab et ce sceau ou chilo avec le parachevement de la réligion permet compris une féderation ( mais la reine et le président) ou deux etats d'isaak et d'ismael mais israel est quelque chose or, selon le coran toute nourriture était permise à israel sauf ce qu'il s'est interdit.
 
Cependant, le peuple du Mali est fidele à son destin lié au sacrifice ultime, le pays dogon n'a pas recours ni aux armes ni à la violence, et touareg est raciste car il n'y a que des maliens, ce n'est que de nos frontières sudistes plus judeochrétien et nordiste arabo-musulman qui permet de comprendre lorsque le monde avec le culte insené et araboccidental s'est mû contre la chine, et le besoin de puissance regionale musulmane plus la russie element clé d'équilibre international qu'on comprend mieux.
 
Le soutien de la France de Sarkozy au MNLA, une faute politique
Les évènements qui éclatent dans le nord Mali révèlent au grand jour
le soutien du politique du Gouvernement Sarkozy au MNLA (Mouvement
National de Libération de l’Azawad) qui était affichée comme une
rébellion, mais s’avère être un mouvement sécessionniste.
Il est maintenant établi qu’en fin 2011, le Quai d’Orsay a secrètement
reçu à Paris les responsables du MNLA (voir article publié sur le site
internet de RFI après l’interview de Mr de Raincourt le 13 février

 

ENTRE NEGATION / INCITATION ET RECONCILIATION

Soumaila Cissé citant le représentant Français au conseil de sécurité: «Le Mali perdra la guerre contre le MNLA»

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Soumaila Cissé citant le représentant Français au conseil de sécurité: «Le  Mali perdra la guerre contre le MNLA»

 

C’est à partir  Montreuil (France) que  SoumaïlaCissé,  président du parti URD a fait des révélations pour le moins gênantes à propos de Kidal. C’était à la faveur d’un échange
avec les militants  de son parti organisé pour les besoins de la cause en milieu de la semaine dernière. L’orateur s’exprimait en langue nationale Bamanan.

S’adressant aux militants très mobilisés pour la cause, M. Soumaïla Cissé a affirmé que «c’est l’armée malienne qui donne l’impression d’être cantonnée  dans cette localité au contraire des combattants du MNLA qui ont droit d’aller et venir».

Il a révélé que lors d’une réunion avec les représentants de la Minusma et à laquelle il a pris part au même titre que d’autres élus nationaux, où était également présent l’ambassadeur de France au Mali, que les représentants de la mission onusienne au Mali ont clairement mis en garde qu’ils ne s’engageraient nullement contre le Mnla en vue de récupérer cette partie du territoire. Comme pour dire que le Mali est libre de reconquérir ou non cette partie du pays.

Mais que l’avantage ne lui serait pas forcément favorable. En clair, que le Mali perdrait la guerre. La révélation a été en effet faite par le représentant américain au sein du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Le conférencier Soumaila Cissé a déploré que la promesse du président de la République en exercice de libérer entièrement le pays, soit restée vaine.
 
Batomah Sissoko

Source: Sphynx.com

La réconciliation pas assez rapide au Mali (Le Drian)

 

 

 

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Massacre de Doungoura / Le collectif des victimes interpelle le gouvernement

Par Lerepublicainmali - Date: il ya 8 heures 20 minutes 1 réactions  
 
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Massacre de Doungoura / Le collectif des victimes interpelle le gouvernement

Afin de réprimer les auteurs des abominables crimes commis à Doungoura, village du cercle de Ténènkou, lors de l’occupation des régions du nord, Un collectif des victimes a été porté sur les fonds baptismaux. Dénommé « Collectif justice pour les victimes de Doungoura » (COJVD), le baptême de feu de cette organisation a eu lieu le 6 Avril 2014 au CICB, lors d’une cérémonie présidée par Docteur Témoré Thioulenta, président du collectif.

Le président du collectif a entamé ses propos par présenter la nouvelle organisation, tout en exposant ses objectifs.  « Le collectif justice pour les victimes de Doungoura est crée pour apporter une contribution au processus de réconciliation nationale enclenché par les autorités de la République », a indiqué le docteur Témoré Thioulenta.

Avant d’ajouter qu’il est composé de parents  des victimes du massacre et des citoyens maliens de toute catégories engagés pour la construction d’une société malienne plus solidaire dans une République plus équidistante vis-à-vis de ses fils et plus proche de ceux qui souffrent le martyr. Il a fait savoir que la mise en exergue des victimes du massacre de Doungoura est essentiellement motivée par deux faits majeurs. « Primo Doungoura constitue un pic superlatif dans la panoplie des atrocités vécues au cours de la crise, une crête surélevée dans le paysage des horreurs jusque-là répertoriées et dont seuls sont capables des êtres aux neurones surannés.

Secundo, Doungoura, c’est un autre Aguel-hoc. Doungoura c’est un autre Diago. Ce village est manifestement le marqueur saillant d’un déficit d’écoute incompréhensible, d’une insuffisance d’attention terrifiante, d’un manquant troublant de réactivité » a-t-il souligné.

Avant d’ajouter que des paisibles citoyens y ont été lâchement attachés et égorgés par des bandits sans foi ni loi du MNLA et ses acolytes et depuis ces horribles crimes aucune enquête n’a été engagée afin de punir les auteurs. « Nous demandons au gouvernement malien de faire toute la lumière sur ces crimes. Le collectif voudrait humblement rappeler que la nouvelle République que nous nous sommes engagés à bâtir à un devoir impérieux d’accompagner ceux qui sont victimes d’arbitraires, d’être attentive à la souffrance des victimes innocentes.

A la recherche de la vérité, les parents des victimes sollicitent le soutien des associations et organismes des droits de l’homme, celui d’avocats sensibles à la cause des personnes fragiles et celui de toutes les bonnes volontés tant au niveau national qu’international afin que la vérité soit reconnue » a-t-il insisté. Tioulenta est convaincu qu’on ne décrète pas la réconciliation nationale, qui est une entreprise collective qui se construit sur la base de l’établissement de la vérité, de la demande de l’acceptation du pardon, de la réparation des préjudices.

« C’est dans cette logique que s’inscrivent les parents des victimes qui mettent le Mali au dessus de tout », a-t-il indiqué. L’assistance a eu droit aux témoignages attristant de l’imam Hama Cissé, un rescapé du massacre. « Dans l’après midi du lundi 18 Mars 2013, des forains sur l’axe Dioura-Léré ont été interceptés par des bandits armés à bord de deux véhicules dans la plaine de Ngagna.

Nous avons été dépouillés de tous nos biens, puis ils ont attaché certains, bandés leurs yeux et les ont transportés à une dizaine de kilomètres du village de Doungara (commune rurale de Toguèré Coumbé, cercle de Ténenkou). En ce lieu, dans la pénombre et dans une furie indescriptible, les cerbères des temps modernes abattent à coup de feu une vingtaine personne et les entrainent dans les profondeurs d’un vieux puits », a-t-il rappelé.

Moussa Samba Diallo

 

 

 

Source: Lerepublicainmali

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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense Française. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense Française.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, considère que le processus de réconciliation nationale n'est pas assez rapide au Mali, où la France est engagée militairement depuis quinze mois pour combattre des groupes jihadistes.

Le processus de réconciliation nationale au Mali, "je trouve qu'il n'avance pas assez vite", tranche le ministre et proche du président François Hollande, dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique paru ce dimanche. "Je le dis très clairement. Je pense que l'heure est venue", insiste Jean-Yves Le Drian. "Le processus de réconciliation est impérieusement nécessaire pour garantir l'intégrité du Mali, la paix et le développement". Il assure l'avoir dit au chef de l'État malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en janvier dernier.

Dans la même interview, le ministre appelle aussi à une accélération du dialogue politique en Centrafrique, où la France est également engagée dans une opération de maintien de la paix. Il récuse le terme de "Françafrique militaire", affirmant qu'"appliquer les résolutions des Nations unies et faire respecter le droit international, cela n'a rien à voir avec la Françafrique".

 

Le Figaro.fr avec AFP

 

Source: Le Figaro

Le soutien de la France de Sarkozy au MNLA, une faute politique
Les évènements qui éclatent dans le nord Mali révèlent au grand jour
le soutien du politique du Gouvernement Sarkozy au MNLA (Mouvement
National de Libération de l’Azawad) qui était affichée comme une
rébellion, mais s’avère être un mouvement sécessionniste.
Il est maintenant établi qu’en fin 2011, le Quai d’Orsay a secrètement
reçu à Paris les responsables du MNLA (voir article publié sur le site
internet de RFI après l’interview de Mr de Raincourt le 13 février

 


http://www.rfi.fr/afrique/20120213-mali-france-dialogue-rebelles-mnla-de-raincourt,%20touaregs-)
et réaction du journal Indépendant du Mali (invité régulier de RFI
dans son édition matinale )
http://www.maliweb.net/news/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/2012/02/16/article,48406.html
.
Quelques semaines plus tard, c'est-à-dire le 17 janvier 2012 la guerre
éclata dans le nord du Mali. Il est difficile d’imaginer que ces
rebelles touaregs aient pu engager cette guerre sans informer Paris,
lors de la réunion secrète. Du 17 janvier à maintenant, plusieurs
localités du nord Mali (Menaka, Anderaboucane, Tinezaoutène, Aguelog,
Tessalit, Kidal, Ansongo, Gao et Tombouctou) sont successivement
tombées entre les mains de la rébellion, sans qu’on ait entendu une
seule condamnation officielle du Gouvernement de Sarkozy. Pire, M.
Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères a affirmé que la «
Rébellion » a eu des succès militaires incontestables, avant d’appeler
le Gouvernement malien à ouvrir des négociations (Journal Afrique
matin de RFI du 12 février 2012) pour sortir de la crise.
Par ailleurs, il n’est un secret pour personne que le porte-parole du
MNLA est basé à Paris, d’où il commente régulièrement les victorieux
communiqués de guerre sur RFI et France 24 (entretien video du 13 mars
du porte parole du MNLA sur France 24.
http://www.france24.com/fr/taxonomy/emission/16276). C’est de Paris,
qu’il a procédé tôt dans la matinée du 6 avril 2012, sur France 24 et
BFMTV, à la déclaration solennelle d’indépendance de l’Azawad
(http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/06/mali-independance-nord-touareg_n_1407628.html?ref=france&ref=france)
. Comment comprendre que Paris autorise sur son sol, ces multiples
déclarations d’un mouvement rebelle à un Gouvernement ami de la France
? Peut-on imaginer une seconde que la déclaration solennelle
d’indépendance de l’Azawad ait pu être faite sur France 24 et BFMTV,
depuis Paris, sans que le Gouvernement de Sarkozy n’ait été au
préalable informé ? N’est-il pas étonnant que la condamnation, par
Paris, de cette déclaration d’indépendance soit intervenue bien plus
tard dans la journée du 6 avril 2012, après celles de l'Union
européenne, de l’Union africaine, de la CDEAO et des pays voisins du
Mali ?
Il est aussi établi maintenant que l’essentiel de l’armement du MNLA
provient de la Libye qui n’est pas un pays frontalier du Mali. Comment
comprendre que ces colonnes d’engins lourds aient pu traverser tout le
territoire libyen qui était étroitement surveillé par les forces de
l’OTAN, à l’insu du Gouvernement de Sarkozy?
http://www.francesoir.fr/actualite/international/mali-une-crise-majeure-en-quatre-questions-207611.html
(voir notamment le dernier paragraphe de cet article).
N’y a-t-il pas eu arrangements entre l’OTAN et les touaregs fidèles à
Kadafi, pour lâcher ce dernier contre récompense ?
L’ignorance de la réalité du nord Mali
Imaginer que la France puisse s’appuyer sur le MNLA, pour libérer les
otages français détenus par AQMI était faire preuve d’une grande
ignorance de la situation du nord Mali, où sévissent depuis plusieurs
années :
 des trafiquants de drogues arabes (transformés en milices par le
Président ATT pour contrer les touaregs),
 Ansardine un mouvement touareg islamiste (il n’y a pas longtemps
encore allié du président ATT et dont le chef, un proche parent d’un
des chefs d’AQMI, a servi d’intermédiaire à ATT pour la libération de
plusieurs otages européens) ;
 Le mouvement terroriste AQMI (dont les combattants sont constitués
pour une bonne part de jeunes touaregs du Mali).
 Plusieurs autres petits mouvements terroristes proches ou dissidents d’AQMI ;
C’était aussi ignorer que les premières grandes villes du nord Mali
(Menaka, Aguelog, et Tessalit) ont été conjointement attaquées par
AQMI, Ansardine et le MNLA, avant d’échapper au contrôle de l’Armée
malienne.
Dans l’émission Internationales de RFI/TV5 Monde, en date du dimanche
25 mars 2012, le ministre de la Coopération, Henri De Raincourt
écartait encore avec assurance tout lien entre AQMI et le MNLA.
Sûr de son coup, le Gouvernement français, par l’entremise de
l’Ambassade de France au Mali, continuait à rassurer jusqu’à samedi
1er avril, par message SMS, les ressortissants français dans le pays.
Ce n’est que le lundi 3 avril au matin qu’un communiqué du Ministère
des Affaires étrangères a été lu sur RFI, pour demander aux Français
dont la présence n’est pas nécessaire au Mali, de quitter le pays et
pour fermer les écoles françaises. La France venait d’apprendre que le
dimanche 2 avril, le MNLA a été chassé des villes de Tombouctou et Gao
par les islamistes d’Ansardine et d’AQMI. Il est donc clair qu’AQMI
s’est servi du MNLA pour avoir le soutien de la France et s’installer
plus confortablement dans le nord Mali. Le Gouvernement de Sarkozy
continue à clamer qu’il n’y a pas de solution militaire possible et
que le Mali devrait négocier avec le MNLA, alors même qu’il reste
encore à prouver que ce dernier est le représentant légitime de la
majorité des touaregs du Mali.
http://lanationdz.com/2012/04/06/alain-juppe-le-mlna-est-un-interlocuteur/
Pendant ce temps, les Français au Mali, sans Armée, sans Gouvernement
et frappé d’embargo total (économique, financier et diplomatique) par
la CEDEAO soutenue ouvertement par Paris, ne sont-ils pas désormais
des proies faciles pour AQMI. Les services de renseignements français
sont–ils devenus myopes ?
Le porte parole du MNLA en France appelle à une manifestation en
France samedi 7 avril.
http://www.tamurt.info/le-porte-parole-du-mnla-en-france-appelle-au-rassemblement-des-amazighs-a-paris,2440.html


Guerre au Mali : « Sarkozy et Bernard-Henri Lévy doivent être jugés
par la CPI ! »

Par afrik.com - Date: 18 Janvier 2013


Le rappeur sénégalais Didier Awadi est de retour sur scène avec un
nouvel album très engagé, « Ma Révolution ». Cet opus aux sonorités
très diverses traduit l’engagement de l’artiste qui n’a pas sa langue
dans la poche pour le développement de l’Afrique. Awadi, qui s’est
inspiré de ses différents voyages dans le monde pour créer ce qu’il
appelle « ma révolution musicale », se révolte contre tous ceux qui
empêchent le continent de se redresser.

 

L’artiste critique notamment l’ex-président français Nicolas Sarkozy et le philosophe Bernard-Henri
Lévy pour leur engagement dans le conlit libyen, qui a provoqué la crise malienne.




Afrik.com : Pourquoi avez-vous intitulé cet album « Ma Révolution » ?
Didier Awadi : Je l’ai appelé ainsi car je me suis inspiré de tout ce
qui se passait en Afrique. Il y avait une ère de révolution un peu
partout dans le monde, notamment dans les pays arabes. J’ai estimé
qu’il était important d’aborder la question.

Afrik.com : Vous avez voyagé à travers de multiples pays avant de vous
mettre à composer cet album. Pouvez-vous nous raconter dans quelles
conditions vous l’avez préparé ?
Didier Awadi : Chaque fois que je vais dans un pays je m’inspire de la
contestation des citoyens activistes. J’ai rencontré les
révolutionnaires tunisiens, activistes burkinabè, sénégalais. Il y a
tellement de choses qui se sont passés cette année dans le monde, en
Libye, Egypte. Tout m’inspire dans un pays, l’ambiance, les gens, la
culture. J’aime bien aussi découvrir les cultures des autres, cela
m’apporte beaucoup. Dans l’album, je fais aussi référence aux pères
des indépendances africaines tels que Kwame Nkrumah, Thomas Sankara et
d’autres. Je les nomme car ils m’ont beaucoup inspirés. Je voulais
leur rendre hommage. En tant qu’artiste, nous avons le devoir de
continuer leur travail car ils ont beaucoup apporté au continent.

Afrik.com : Vous explorez différents styles musicaux, notamment du
reggae. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce renouveau musical ?
Didier Awadi : J’ai voulu en effet explorer plein de styles de
musique. Il y a notamment beaucoup de reggae dans l’album. J’ai
toujours voulu faire du reggae mais étant un rappeur, je n’avais pas
la voix pour cela. Je me suis finalement lancé en essayant de trouver
le bon mariage entre rap et reggae sans les dénaturer. J’ai d’ailleurs
collaboré avec des chanteurs tels que Wyclef Jean des Fugees, avec qui
je partage les mêmes idées. On se bat pour que nos pays vivent dans de
meilleures conditions. Lui est haïtien et vit aux Etats-Unis, moi
étant originaire du Sénégal. J’ai aussi eu la chance de travailler
avec Tyrone Downie qui était le clavier de Bob Marley, qui m’a aidé à
travailler le concept. Il y aussi des sonorités nigérianes, ou encore
des thèmes sur l’amour. Une première dans un de mes albums. C’est
aussi une révolution musicale pour moi. J’ai vu beaucoup de choses à
travers mes différents voyages avant la composition de l’album. Ces
voyages ont enrichi mon travail.

Afrik.com : Vous dénoncez aussi dans cet opus la mauvaise gouvernance
en Afrique, la corruption, les conflits qui se poursuivent notamment
en République démocratique du Congo (RDC), sous le silence de la
communauté internationale. Est-ce le rôle d’un artiste d’aborder ces
sujets politiques ?
Didier Awadi : Un artiste a le devoir d’utiliser sa parole à bon
escient. J’ai eu la chance d’avoir beaucoup voyagé de découvrir
d’autres pays, de voir comment les choses se déroulent ailleurs. Pour
moi il est très important de dénoncer les inégalités et injustices.
C’est une façon d’apporter une prise de conscience pour que les gens
soient informés de ce qui se passe dans certains pays car ils sont
parfois en effet très mal informés. Ma musique est aussi une autre
approche de la réflexion sur beaucoup de sujets car on a souvent que
le point de vue des occidentaux, jamais celui des Africains. C’est
aussi une façon pour moi à travers ma musique de changer cette donne.

Afrik.com : Quel regard portez-vous sur le conflit au Mali ? Que
pensez-vous de l’intervention militaire de la France ?
Didier Awadi : Il fallait une intervention militaire rapide. Il n’y
avait pas d’autres choix. On doit mettre la France et l’Otan face à
leurs responsabilités car c’est eux qui ont créé le chaos en Libye,
qui a provoqué la crise malienne. N’oublions pas qu’après
l’effondrement du régime de Kadhafi beaucoup d’armes étaient en libre
circulation. Ils ont été récupérés par les différents groupes armées
qui contrôlent actuellement le nord-Mali. La crise malienne résulte
donc des conséquences directe du conflit libyen. C’est pour cela que
Sarkozy et Bernard-Henri Lévy, qui étaient en première ligne durant la
guerre en Libye, doivent être jugés par la Cour Pénale internationale
pour leur responsabilité dans la crise malienne. Tous deux sont
responsables de la crise au Mali, ils doivent donc en payer le prix !
La communauté internationale est d’une grande hypocrisie ! En réalité,
ce sont trois pays qui la composent : la France, les Etats-Unis la
grande Bretagne. Ils donnent leur bénédiction ou non selon leurs
intérêts. De toute façon, la communauté internationale n’a jamais
servi les intérêts des populations africaines qui souffrent. Mais les
Africains doivent aussi faire face à leur responsabilité. On n’a pas
d’armée forte pour se défendre. La Communauté économique des Etats de
l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) devrait être aussi être plus solidaire
du mali. On a tous un devoir de solidarité envers le Mali.

Afrik.com : Vous êtes aussi très engagé pour la paix en Casamance,
dans le sud du Sénégal. Vous y avez même consacré un titre dans cet
album. Pourquoi êtes-vous si impliqué sur cette question ?
Didier Awadi : Le conflit en Casamance dure depuis trop longtemps.
Trente ans de conflit c’est trop. Tous les citoyens sénégalais
souffrent de ce conflit. D’ailleurs, je vais effectuer une tournée
dans les régions du sud du Sénégal tels que Kolda, Oussouye,
Ziguinchor, Bignona, et Sédhiou pour divulguer ce message. Nous allons
notamment essayer de sensibiliser les jeunes sur la question.

Afrik.com : La majorité de la population sénégalaise ne mange pas à sa
faim. Que pensez-vous de la politique actuelle de votre pays ?
Didier Awadi : Il y a un nouveau gouvernement qui s’est installé. On
le regarde faire en espérant qu’il trouvera rapidement des solutions.
Mais s’il n’y arrive pas, on sera les premiers à le dire haut et fort.

PAR ASSANATOU BALDÉ


Source: afrik.com



Un influent religieux du Qatar critique l’intervention française au Mali

18 jan 2013 Rubrique: Insécurité,Nord-Mali

Youssef Al-Qaradaoui

L’Union internationale des oulémas musulmans (UIOM), l’organisme de
l’influent dignitaire musulman Youssef Al-Qaradaoui, installé au
Qatar, a critiqué jeudi l’intervention « précipitée » de la France au
Mali « avant d’avoir épuisé tous les moyens de parvenir à une solution
pacifique et à la réconciliation nationale ». Dans un communiqué,
l’UIOM estime que « cette intervention militaire aura des conséquences
dangereuses, qu’il s’agisse des morts, des destructions, des
déplacements de population » ou de l’aggravation de la famine au Mali.
L’Union, qui cautionne d’un point de vue religieux la politique
étrangère du Qatar, demande « à l’Organisation de la coopération
islamique (OCI) et aux pays africains d’œuvrer pour parvenir à un
règlement pacifique ».

Le premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, avait
déjà mis en doute mardi le bien-fondé de l’intervention française au
Mali, estimant que le recours à la force ne réglerait pas le problème,
et appelant au dialogue. Une sénatrice communiste française, Michelle
Demessine, avait accusé le Qatar de financer les groupes islamistes
contre lesquels la France est partie en guerre dans le nord du Mali.
Mais le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a
estimé mercredi qu’il n’y avait « aucune confirmation » de ces
accusations.

(lemonde.fr Avec AFP – 18/01/2013)


Intervention de l’armée française au Mali : L’OCI appelle à un cessez-le-feu

18 jan 2013 Rubrique: Armée

Le mardi dernier, le Secrétaire général de l’Organisation de la
coopération islamique (OCI) a appelé à un cessez-le-feu au Mali où les
troupes françaises sont engagées avec l’armée malienne dans une
offensive contre les islamistes.

Dans un communiqué, le Secrétaire général de l’OCI,
EkmeleddinIhsanoglu, a appelé à un cessez-le-feu immédiat au Mali,
qui est membre de son organisation, et à un retour aux négociations.
Il s’est dit profondément préoccupé par la situation au Mali et a
exhorté à la retenue toutes les parties en conflit et souhaité une
solution pacifique du conflit. Les déclarations du SG de l’OCI sont
surprenantes. En effet, où était-il au moment où le Médiateur de la
crise malienne avait engagé des pourparlers pour une issue pacifique
de la crise ?

Est-il vraiment bien informé sur le dossier malien ? Il semble que non
sinon il aurait dû se taire, surtout que l’interlocuteur du pouvoir de
Bamako, qui était Ançardine, a radicalisé sa position et s’est allié
aux terroristes d’AQMI tout comme l'aggresseur terroriste initial avec
la benediction des lobby RFI, France 24, son allié historique La
Suisse, le gouvernement Sarko où Le Massacre est confondu avec une
victoire militaire en position de force de negociation de l'unité
nationale, l'intégrité territoriale mais aussi de succès éclatant qui
en dit long.

Comment veut-il alors qu’on discute avec des terroristes MNLA,
ANSARDINE à plus forte raison le monde entier ayant été prevenu
qu'aqmi soutenait Mnla, ou encore le massacre algerien du terrorisme
des années 90 ainsi que le traitement haineux médiatique tout comme
actuellement avec les lobby alors que le pays qui abrite le siège de
son organisation, à savoir l’Arabie Saoudite, petromonarchie mène une
lutte farouche contre le terrorisme ?

Une chose est de vouloir défendre les causes des pays islamiques dans
les cas comme l'islamophobie, ou terrorisme depend des interêts et
varie, mais une autre est de ne pas encourager certaine forme
provoquée et instrumentalisée dans le monde, surtout au regard des
exactions dignes du Moyen âge que ses terroristes puisqu'il faut
adopter le langage occidental actuel ou des lobbys, car il s'agit
d'activité et organisation, propagande criminelle corrutive,
oppressive en association de malfrats, infligées aux populations sous
leur contrôle. Il aurait été plus sage de la part du SG de l’OCI ou
toute autre entité de prendre le devant des négociations lorsque le
gouvernement malien sentait le besoin de résoudre cette crise par la
voix du dialogue, plutôt que de vouloir changer le cours de l’histoire
au moment même où la communauté internationale menerait toute
intervention contre ces groupes du prémier au dernier en partant du
mouvement raciste eugeniste sessessioniste terroriste contre le Mali
cad le Mnla et ses alliés armés sur le terrain ou ...?
Précisons enfin que l’OCI est basée à Djeddah, en Arabie Saoudite, et
regroupe 57 pays dont le Mali.

Paul N’Guessan


SOURCE: Le Combat du 18 jan 2013. modifié en raison de la prise
de position cooruptive et oppressive



Le Qatar, soutien des jihadistes du Nord-Mali ? Cinq choses à savoir


Par rue89.com


Les islamistes du Mujao, à Gao le 8 août 2012 (Romaric Ollo Hien/AFP)

Les accusations se multiplient autour du potentiel soutien du Qatar
aux groupes jihadistes du Nord-Mali. Après les révélations du Canard
enchaîné, c’est au tour de la sénatrice communiste Michelle Demessine,
rejointe par Marine Le Pen, d’incriminer Doha.

Devant les nombreuses zones d’ombre que cette affaire suscite, il est
nécessaire de rappeler quelques points essentiels et de mettre en
évidence quel est le degré et la nature de l’implication du petit
émirat dans la région.



1 -Il n’y a pas de forces spéciales qataries dans la zone



Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas trace d’une présence de
forces spéciales qataries dans la zone. Confirmée par une enquête de
la DGSE du mois de novembre, cette absence d’éléments militaires
qataris se comprend aisément au regard de la relation nouée entre la
France et le Qatar depuis plusieurs années.

Faisant de Paris un élément clé de son dispositif diplomatique,
l’intérêt stratégique de Doha de prêter main forte à des groupuscules
radicaux qui mettent en péril la zone traditionnelle d’influence de la
France en Afrique n’est pas du tout évident.

En outre, si le Qatar est accusé d’avoir récupéré le Printemps arabe
en soutenant massivement les formations islamistes victorieuses des
urnes, ce soutien reste cantonné aux tenants de l’islam proche des
Frères musulmans.

Or, la vision de l’islam défendue par Al-Qaeda au Maghreb islamique
(Aqmi) et ses affidés est celle d’un islam de type « salafi-jihadiste
» qui n’a pas grand-chose à voir avec la tendance promue à Doha.

Ce principe de non-ingérence a été rappelé à plusieurs reprises par
les autorités qataries qui ont tenu à rassurer le Quai d’Orsay,
notamment suite aux rumeurs persistantes d’une partie de la presse
française et africaine. Lors de la visite officielle du président par
intérim Dioncounda Traoré à Doha, le 24 octobre, l’émir a tenu une
nouvelle fois à démentir le soutien de son pays aux rebelles du Nord.



2- Les puissantes ONG de l’émirat dans le Sahel



Si la non-présence d’agents officiels qataris dans la région est
avérée, il n’en est pas de même pour les institutions privées de type
caritatif. L’émirat compte en effet de puissantes ONG richement dotées
dont le périmètre d’intervention couvre plusieurs continents.

Dominées par les courants salafis littéralistes, ces associations
n’hésitent pas à intervenir au cœur des lignes de fracture du monde
musulman. Présents au Bangladesh pour soutenir les réfugiés musulmans
birmans, elles sont également actives en Somalie malgré la gravité de
la situation sécuritaire. En plus du Croissant rouge qatari, les
structures telles que Qatar Charity ou la Mou’assassat Eid ont fait
des pays du Sahel (et donc du Nord-Mali) l’un de leurs terrain
d’intervention privilégiés.

Au début du mois d’août, le Croissant rouge qatari a lancé une
campagne de dons à l’adresse des nécessités du Nord-Mali et, en vertu
d’un accord avec la Croix-rouge malienne, certains humanitaires
qataris ont pu se rendre dans des villes comme Gao et Kidal.

Le mois suivant, la Qatar Charity y inaugurait un centre d’accueil
pour les enfants déplacés. La force de frappe financière de ces
structures est colossale. A l’été 2011, lors du mois de Ramadan, elles
avaient débloqués près de 100 millions de dollars afin de répondre à
la catastrophe humanitaire qui frappait la Corne de l’Afrique.

Dans un pays considéré par le magazine Forbes comme étant le plus
riche de la planète en PNB/habitant, la simple récolte de la zakat
(troisième pilier de l’islam) peut dégager des dizaines de millions de
dollars. Même si la majorité des donations fait l’objet d’une
surveillance étroite de diverses instances gouvernementales (et
américaines), il se peut qu’une partie d’entre elles aient pu passer
les mailles du filet.



3- Un détournement des fonds qataris ?



La véritable question qui se pose est celle de l’éventuelle
déplacement de cette aide financière, initialement destinée aux camps
de réfugies, vers les rebelles armés. Le Canard enchaîné croit savoir,
sur la base de fuites des renseignements militaires français, qu’une
partie de ces fonds ont été affectés aux insurgés d’Ansar Dine ou du
Mujao.

Du fait de la situation conflictuelle et de l’absence de preuves
irréfutables d’une implication directe de ces ONG auprès de ces
réseaux jihadistes, la question d’une affectation délibérée ou d’un
détournement de force des fonds qataris reste ouverte.

Quoi qu’il en soit, cette manne ne pourrait être la seule variable
expliquant les ressources financières des groupes armés. Les prises
d’otages, les rançons, les trafics d’armes et de drogue, conjugués au
chaos qui s’est installé dans la région après la chute de Kadhafi,
sont autant d’éléments à prendre en compte.



4- Les limites de la lune de miel entre Paris et Doha



Cette affaire met en relief les limites de la lune de miel entre Paris
et Doha. Contrairement à l’intervention en Lybie, le Qatar n’a pas
soutenu l’opération Serval et s’est montré critique face à l’emploi de
la force.

Cette réserve n’est pas le seul fait de l’émirat. D’autres pays tels
que la Tunisie ou l’Egypte ont tenu à prendre leurs distances.
Contrairement à son prédécesseur qui n’hésitait pas à faire un détour
par Doha lorsqu’il se rendait dans un pays du Golfe, François Hollande
n’a pas jugé utile d’y faire escale lors de son séjour à Abu Dhabi.

Si vraiment le Qatar avait un quelconque moyen de pression pour forcer
les groupes jihadistes à la reddition, ou tout le moins à la
négociation, le président français en aurait directement fait part à
l’émir lorsqu’il était dans la région.



5- Le Qatar fait les frais de sa réputation sulfureuse



Ce que révèle ces soupçons autour du Qatar n’est finalement peut-être
qu’un début de retour de bâton. A force d’investissements tapageurs et
d’acquisitions tous azimuts, le pays s’est forgé cette image d’Etat à
l’interventionnisme débridé. Hier médiateur apprécié des conflits –
qui a permis des sorties de crises retentissantes comme au Liban en
2008 – l’arc diplomatique qatari prend désormais parfois des allures
de prédation.

Cette nouvelle tournure est de plus en plus décriée dans une partie de
la presse arabe, notamment au Maghreb. Sur le dossier du Mali, le
Qatar fait un peu les frais de cette réputation sulfureuse dont il est
en partie responsable. Même sans preuves indiscutables, le doute plane
du fait d’une stratégie d’influence mondiale qui ne néglige aucun
domaine d’intervention.

En France, de Jean-Luc Mélenchon à Marine le Pen, les personnalités
politiques qui ont fait du Qatar leur bête noire dépassent les
clivages partisans. Signe des temps, quelques mois après une
manifestation ou se mêlaient groupuscules proches de l’extrême-droite
et milieux syriens pro-Bashar organisée près de l’ambassade du Qatar à
Paris, ce sont des centaines de Maliens qui défilèrent au même
endroit.

A force d’affichage et de marketing, la stratégie du « soft power »,
chère aux stratèges de Doha, peut avoir des effets boomerang.

Nabil Ennasri | Thésard

Source: rue89.com



La Droite Radicale Accuse Le Radicalisme

ou

L'Islam Marchand, Mercantile.


Mali: Marine Le Pen accuse le Qatar de favoriser « l’expansion
mondiale de l’islamisme radical »



19 jan 2013 Rubrique: Nord-Mali,Politique
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INTERVENTION AU MALI – Marine Le Pen joue les francs-tireurs. Si la
présidente du Front national a renouvelé son soutien à l’intervention
française au Mali contre « la menace islamiste », elle n’économise pas
ses munitions contre son ennemi déclaré, le Qatar, pays accusé de
jouer « contre nos intérêts nationaux et pour l’expansion mondiale de
l’islamisme radical et violent ».


La présidente du Front national, Marine Le Pen (AFP)

Dans un communiqué diffusé ce vendredi 18 janvier, la cheffe de file
de l’extrême droite française s’en prend violemment à Doha qu’elle
accuse de financer les groupes rebelles dans le Nord-Mali. « Si le
Qatar ne veut pas que la France s’engage au Mali, c’est parce qu’elle
vise à y déloger les éléments les plus fondamentalistes, alliés de
l’émirat partout dans le monde », assure Marine Le Pen.

Le Qatar a en effet marqué ses réticences à l’égard de l’intervention
française. Son premier ministre, le cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani,
a mis en doute mardi le bien-fondé de la participation militaire
française, estimant que le recours à la force ne réglerait pas le
problème. De son côté, l’organisme de l’influent dignitaire musulman
Youssef al-Qaradaoui, basé au Qatar, a critiqué jeudi l’intervention «
précipitée » de la France au Mali, affirmant qu’elle aurait des «
conséquences dangereuses ».
Une union sacrée à géométrie variable

Ces critiques permettent à Marine Le Pen de se joindre à l’union
sacrée politique derrière l’armée française tout en jouant sa propre
partition géopolitique. L’eurodéputée accuse ainsi « les élites
françaises » de s’être fourvoyées dans une alliance dangereuse avec le
Qatar.

« Nous sommes les alliés du Qatar, pays qui a armé tous les islamistes
du monde en toutes circonstances. Doha est devenue la capitale de
villégiature des élites françaises. On sait pertinemment que le Qatar
est du côté des islamistes », a renchéri l’ancienne candidate du FN à
la présidentielle ce matin sur France Info.

Un point de vue pas tout à fait isolé sur la scène politique
française. La sénatrice communiste, Michelle Demessine, a elle aussi
accusé le Qatar de financer les groupes islamistes contre lesquels la
France est partie en guerre dans le nord du Mali.

Un scénario démenti par le ministre des Affaires étrangères, Laurent
Fabius. « Sur les financements, il ne s’agit pas de prononcer des
accusations comme cela, nos services ont mené toute une série
d’actions pour savoir d’où viennent ces financements, il y a des
accusations qui sont portées dont nous n’avons absolument aucune
confirmation », a-t-il déclaré au Sénat.

Le Quai d’Orsay privilégie la piste du grand banditisme et du trafic
de drogue pour expliquer le financement de ces mouvements
fondamentalistes. « Au-delà de tel ou tel Etat, la drogue, le trafic
d’armes, le trafic d’otages sont à l’origine de dizaines et de
dizaines de millions d’euros, et il y a confusion pour beaucoup de ces
groupes entre le banditisme, le terrorisme et l’affirmation religieuse
», a expliqué Laurent Fabius.
Le Qatar, bête noire du Front national

Doha est depuis plusieurs mois dans le collimateur de l’extrême droite
française. La pétromonarchie, qui multiplie les investissements sur le
territoire, est soupçonnée par le FN de soutenir en sous-main
l’idéologie salafiste et les mouvements islamistes radicaux.

Après une manifestation illégale de musulmans radicaux devant le
ministère de l’Intérieur en septembre dernier, Marine Le Pen s’en
était déjà pris à l’émirat. « Quand je vois ce type de manifestation,
je m’inquiète des investissements qu’effectue le Qatar avec la
bénédiction de notre gouvernement dans les banlieues françaises, où
évidemment le but n’est pas humanitaire mais politique », avait-elle
déclaré.

Le HuffPost | Par Geoffroy Clavel | 19/01/2013


SOURCE: Autre Presse du 19 jan 2013.



Mali : putschistes, MNLA, Ançar Dine, Aqmi, que cherchent-ils ?

Le Point.fr - Publié le 06/04/2012 à 17:54

La situation au Mali se dégrade. La junte, le Mouvement national de
libération de l'Azawad, Ançar Dine, al-Qaida au Maghreb islamique :
quels sont les intérêts stratégiques en jeu ? André Bourgeot,
chercheur au CNRS et spécialiste du Mali, apporte ses clartés.

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Anthropologue et directeur de recherche émérite au CNRS, André
Bourgeot est responsable scientifique du programme "Nouveaux enjeux
dans l'espace saharo-sahélien" à la fondation de la Maison des
sciences de l'homme à Paris.

Quelles sont les motivations qui ont poussé la junte à se rebeller
contre le pouvoir actuel, le 22 mars dernier ?

Ces motivations sont multiples. En premier lieu, les militaires
protestaient, car ils considéraient ne pas avoir les moyens militaires
et financiers pour lutter, au nord, contre le MNLA, le Mouvement
national de libération de l'Azawad. De plus, ils se sont rebellés
contre ceux qu'ils considéraient comme des "officiers de salon", qui
étaient au sud, alors que eux combattaient au front. Enfin, les
putschistes fustigeaient un État qu'ils jugaient trop laxiste pour
mener la lutte contre Aqmi, contre les trafiquants de drogue, contre
les activités criminelles. Et ils soupçonnent des complicités au plus
haut sommet de l'État.

Des signes précurseurs ont-ils été perceptibles avant l'offensive de la junte ?

Oui, il y en a eu plusieurs. Déjà, début février, les femmes de
militaires ont manifesté, à Bamako, pour dénoncer les conditions de
vie de leurs maris qui combattaient au Nord. Les manifestantes
s'énervaient aussi de l'absence d'informations, tout en sachant que
les rares informations qui leur parvenaient étaient fausses. Certaines
sources font d'ailleurs référence à une tentative de coup d'État au
début du mois de février. De plus, il y a eu plusieurs mutineries dans
les casernes du Nord pour des raisons similaires : pas assez de
munitions, pas de relève alimentaire...

Pourquoi le coup d'État n'a-t-il pas eu l'envergure escomptée ?

Déjà, on ne peut pas dire que le putsch ait échoué : pour l'heure, la
junte est toujours à la tête de l'État. Les ripostes de leurs
opposants ne les ont pas perturbés outre mesure, malgré l'alliance
entre la plupart des partis politiques au sein du Front du refus, qui
a manifesté plusieurs fois suite au putsch. Il existe à Bamako des
dissensions au sein de la population qui se partage entre le soutien
aux putschistes - derrière un mouvement appelé MP22 - et ceux qui y
sont hostiles. Il est difficile, pour l'heure, de savoir quel
mouvement canalise la majorité de sympathisants.

Des élections présidentielles étaient prévues au Mali, à la fin du
mois d'avril. Pourquoi les putschistes n'ont-ils pas attendu cette
échéance pour présenter un candidat ?

C'est vrai que les élections devaient se dérouler dans cinq semaines.
La question est pertinente, car elle souligne une des failles de la
junte qui met à mal sa crédibilité. Et ce n'est pas la seule :
contrairement à ce que prétendaient les putschistes, les moyens
militaires qu'ils revendiquaient pour lutter contre le MNLA - ils
pensaient que la présidence, à Bamako, conservait des réserves -
n'existaient pas. Leur démarche peut être qualifiée d'aventureuse,
même d'aventuriste. Leur absence de stratégie est criante. On ne voit
pas du tout où ils veulent aller...

"Le MNLA, Ançar Dine et Aqmi ont un ennemi commun : le Mali"

En fin de semaine dernière, les Touareg ont commencé leur offensive
dans le Nord. Il paraît difficile de comprendre les objectifs de
chacun des mouvements qui ont mené l'assaut...

En premier lieu, le MNLA, Mouvement national de libération de
l'Azawad, a pour objectif, comme son nom l'indique, l'indépendance de
l'Azawad, la grande région du nord du pays, qu'ilsont proclamée jeudi
dernier. Il faut d'ailleurs souligner que l'Azawad n'a aucun fondement
géographique ni historique. Le MNLA, dont la direction est
exclusivement composée de Touareg d'une certaine région, est un
mouvement laïque. Mais ils ne représentent pas toute la diversité du
peuple touareg. D'autant plus que l'Azawad n'est pas majoritairement
peuplée de Touareg : on compte des Songoïs, des Maures, des Peuls et
des Arabes, des Bozos, des Soninkés...

Vous dites que le MNLA est laïque, ce qui n'est pas le cas d'Ançar
Dine, mouvement qui a conduit des offensives et qui, aujourd'hui,
prend le contrôle de certaines villes...

L'objectif du mouvement est l'instauration de la charia dans tout le
pays, comme il a commencé à le faire à Tombouctou. Créé en 1983, le
mouvement a pris cette tournure avec l'arrivée, comme chef, comme
émir, d'Iyad Ag Ghaly, un Touareg qui se réclame du salafisme
djihadiste. Il a été formé au Pakistan avant de revenir au Mali.

Qu'est-ce qui différencie Ançar Dine d'Aqmi ?

Aqmi relève d'al-Qaida, ce qui n'est pas le cas d'Ançar Dine. Aqmi est
reconnu par Al-Zawahiri, le chef d'al-Qaida, comme le mouvement qui
bénéficie de son soutien. Certaines personnes témoignent avoir vu des
responsables d'Aqmi à Tombouctou au cours des derniers jours, dont
deux de ses hommes forts, Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar. Ils sont
d'anciens membres du GSPC algérien, auteurs de nombreux attentats à la
fin des années 1990. Leur souhait est véritablement de sanctuariser
leur présence dans le Nord pour continuer leur activité.

Comment peut-on expliquer l'alliance entre le MNLA, Ançar Dine et
Aqmi, qui ont pourtant des objectifs différents ?

Tous ces mouvements ont un ennemi commun : le Mali. Pour le MNLA, le
Mali est colonisateur, pour Ançar Dine, son chef est un musulman
mécréant, pour Aqmi, un danger pour sa propre implantation. C'est une
alliance de facto. Mais du fait que cet ennemi commun disparaît,
actuellement, il risque d'y avoir une compétition de leadership
politico-militaire. D'après le maire de Tombouctou, Ançar Dine,
administrerait sa ville, celle de Tessalite, et celle de Kidal.
Pourtant, dans le même temps, le MNLA proclame l'indépendance : c'est
la confusion.

Nombreuses sont les armes actuellement employées par les différents
mouvements qui proviennent de Libye. Comment cela s'explique-t-il ?

Au sein du MNLA, il y a de nombreux Touareg maliens qui ont fait le
coup de feu pour Kadhafi et qui, quand les Occidentaux ont commencé
leur offensive, se sont ralliés au CNT. C'est ce qui leur a permis de
disposer d'un armement lourd : missiles sol-sol, missiles sol-air,
camions, même si je doute qu'ils aient pu, aussi, acquérir des chars
comme certains le prétendent. C'est une des conséquences de cette
offensive occidentale, qui a des effets sur l'ensemble de la région.

Ces combattants étaient-ils nombreux ? Comment ont-ils pu passer les
frontières ?

Ils étaient assurément plusieurs centaines. Concernant l'acheminement
des armes jusqu'au Mali, c'est une interrogation. La Libye n'ayant pas
de frontières communes avec le Mali, les Touareg ont dû franchir deux
frontières : Libye-Algérie et Algérie-Mali. Et ils n'ont pas été
désarmés ! Pourtant, les combattants touareg d'origine nigérienne qui
ont franchi la frontière entre la Libye et le Niger, eux, ont été
appréhendés par les forces de l'ordre nigériennes. Ce qui s'est passé
rend perplexe. Même s'il n'existe pas de preuves formelles, il y a
forcément eu des complicités.

Comment expliquer, en plus du manque de matériel, que l'armée
putschiste ait été autant prise de court lors de l'offensive des
Touareg ?

Quand le MNLA a commencé son offensive, l'armée est montée en masse
vers le Nord. Il y a même eu une intervention de l'aviation malienne
qui ne s'était jamais manifestée avant ! Peut-être y avait-il, chez
les militaires, une absence de motivation à combattre.

"Il y a de quoi se montrer inquiet sur l'avenir de la situation"

Avec la déclaration d'indépendance de l'Azawad, le MNLA vient-il de
créer une partition du pays ?

La partition "militaire" existe, de facto. Mais les différents
mouvements, au Nord, sont confrontés à un autre défi : ce territoire,
il faut l'administrer et, surtout, qu'il soit reconnu, ce qui n'est
pas le cas pour l'instant.

La Cedeao s'est d'ailleurs montrée ferme avec les putschistes en
instaurant un "embargo total" et en menaçant d'intervenir
militairement...

Bien entendu, car aucune organisation communautaire ne peut accepter
un coup d'État. Sinon, cela crée une porte ouverte pour tous les
autres. Par principe, un coup d'État ne peut être progressiste. La
Cedeao souhaite que l'ordre constitutionnel revienne, et dans tout le
pays. La junte, qui louvoie un peu, paraît acculée. De plus, il faut
observer attentivement les effets de l'embargo. La population malienne
peut être confrontée rapidement à des problèmes d'approvisionnement en
nourriture et en carburant. Cela peut influer sur les événements.

Si la France n'était pas en période électorale, serait-elle intervenue au Mali ?

Je pense que cette théorie n'est pas très fondée. Certes, la France
peut apporter un soutien logistique, mais cela s'arrête là. Il y a,
dans le nord comme à Bamako, un fort sentiment anti-occidental et
anti-français.

Comment peut-on imaginer l'évolution de la situation ?

Je suis bien incapable de dire quelle issue prendront les derniers
événements. Mais il y a de quoi se montrer très inquiet sur l'avenir
de la situation. La montée de l'islam exerce une pression sociale
forte au Mali et progresse en raison de la situation économique,
désastreuse, la plupart des fonctionnaires maliens risquent de ne pas
percevoir leurs salaires ce mois-ci. La montée de l'islam est
perceptible depuis plusieurs années : le Code de la famille,
progressiste, a été modifié après l'intervention du Haut Conseil
islamique du Mali. Désormais, sa dernière version est très rétrograde
: âge du mariage pour les femmes abaissé à 16 ans au lieu de 18 ans,
mariages religieux reconnus...

Quel impact peut avoir la crise que traverse le Mali dans cette région
du continent africain ?

Les conséquences peuvent être déstabilisatrices. 200 000 Maliens
environ se sont déjà réfugiés dans les pays limitrophes, ce qui peut
être un facteur de criminalité, de délinquance. Ce qui se passe au
Mali peut aussi encourager des tribus comme les Toubous, qui
revendiquent l'indépendance dans un espace transfrontalier entre la
Libye, le Tchad et le Niger. Sans parler du Nigeria et des multiples
attentats antichrétiens de la secte islamique Boko Haram. La situation
dans la région est très préoccupante.

 

 

 

 

 

 

Le 17 Janvier 2012,

Le Mouvement génocidaire eugeniste formé, financé et armé et commendité sème la terreur, la désolation, dans ses activités et organisations criminelles diffamatoires, corruptives, oppressives au Mali en association de malfrats complices et coupables de faits et actes ignobles pire que chaotique des dites DEUX GRANDES notamment la shoa, la traite, le génocide...

Il porte un nom, une image

Le MNLA.

Mais l'exploitation et la recuperation est inesperée.

 

La Lybie à ne pas confondre à la Nubie pas plus que l'Egypte des Pharaons, d'Assouan fut attaquée par L'Occident Judeo-chrétien avec le Qatar arabomusulman.

 

Comme cette guerre a été anticipée, puisque c'était le Mali qui était visé, les mises en gardes et conseils malgré des pressions de toutes sortes que ce soit de la guerre dite antiterroriste et la liberation des otages, la signature du contrat de readmission, les effets collateraux puis l'affrontement suscités par l'imposition et le complot font echo.

 

Le Mali doit payer le prix.

 

C'est une institution laïque membre de l'ONU et à majorité musulmane aussi membre de l'OCI. Le conflit est transfrontalier et s'inscrit dans un processus économique, politique et de redefinition d'un monde qui bouge.

 

Le massacre de maliens y compris de composantes touaregues par un MOUVEMENT LAÏC SESSESSIONISTE basé sur le fascisme nasi soutenu et reparti sur quelques points revelés ci-dessous puis la terreur, les campagnes militaires, propagandistes, corruptives et oppressives en complicité sont les faits de personnes d'abord morales connues.

 

Il leur appartient d'assumer les conséquences de leurs actes.

Un terroriste ne vaut pas plus qu'un autre. Ces responsables des actes cités sont responsables et complices des faits qui s'etablissent et les images parlent d'elles-mêmes.

 

Le MNLA, ANSARDINE, MUJAO, AQMI et tous leurs soutiens sont pareils. Plus pire est le theoricien, le declencheur, l'obstiné, le borné...

 

Ce que nous ne comprenons c'est la victoire militaire mais surtout le succès éclatant des terroristes lors du massacre d'adielhoc et la suite des evenements, la déclaration d'indépendance, les médias qui couvrent, ceux qui hebergent, soutiennent... Le MNLA ne serait pas à la même enseigne, en tout cas pas pour les EU antiterroriste, la France et le Qatar pour ce que l'on peut citer.

Les jihadistes et le changement.

Leur revendication, leur intervention et leur operation en disent long.

 

Du 17 janvier 2012 à un certain moment avancé, l'ONu et l'Oci comme l'Ethiopie agréssée par l'Italie ne reagissait mais se permet de se prononcer et d'agir à GEOMETRIE VARIABLE.

 

La mutinerie, coup de force suscitée par la campagne ménée et la situation du pays conduit à l'occupation par des terroristes de tout bord se reclamant de laïcs ou de religieux, à la demission de celui qui été traité de tous les noms et les manières mais d'incompétent Chef de l'Etat et des Armées Garant de la Constitution de la Nation atteinte en son unité, son intégrité.

On parle de coup d'Etat, d'occupation, de partition...

 

La France de Monsieur F. HOLLANDE peut bien redresser les torts car son parti n'a opposé une opposition forte ou proposé un cadre surtout sur les contours.

 

Seulement, le pyropompier ou les petits malins, les petits cons prétentieux ne peuvent s'inscrire dans un processus similaire ou de systeme denoncé.

 

En attendant, Son Excellence Monsieur Bernard henry Levy, fête l'anniversaire des 17 et 24 Janvier comme Alain Juppé et s'adonne à son activité avec organisation de deni, de diffamation, de corruption, d'oppression enfin guerre et misère mais surtout terreur puis bon samarritain eugeniste angeliste fasciste nasi antisemite au sens cette fois-ci de l'arabe puisque la communauté en existe au Mali.

 

 

Comment pouvons dire nous sommes sages de la loi quand le burin mensonger des scribes en fit un mensonge, maltraite l'etranger quand on l'a été soi-même.

 

 

 

 

 

 

 

Les médias Français, notamment France 24 et RFI qui dépendent du Quai d’Orsay, relaient avec magnanimité les communiqués politiques et militaires de la rébellion et l’incompétence du président ATT qui conduit au renversement de son regime dit democratique.

.
En janvier dernier, dans son rôle de factotum des États-Unis et de la france,

l'émir at- Thani du Qatar qui est entré dans le groupe pétrolier Total, un des principaux intervenants au Nord-Mali - en acquérant 2% de son capital pour plus de deux milliards d'euros il a carrément menacé le président mauritanien, Ould Abdel Aziz, d'utiliser sa chaine El-Jazeera pour le renverser, s’il ne soutenait pas la rébellion touareg(MNLA) et autres. Qui au même moment garantirait L'avenir du cabinet d'avocats du président français (Nicholas S.), dont le cabinet deviendrait du cout conseiller juridique du group.

 

 

Financement: Prémeditation et Prédation,

 

Accueil | Régions | Crise du Nord | Le Canard révèle : Des dollars du Qatar pour financer un khalifa islamique aux frontières d’Algérie

Le Canard révèle : Des dollars du Qatar pour financer un khalifa islamique aux frontières d’Algérie TOUT COMME SON DEVANCIER LA SUISSE AVEC MhaiNeHELL COMME A SES HABITUDES DE REBELLION OU HAINE VISCERALE ANTI-MALI OU ANTI-NOIR QU'ISLAMOPHOBE

Par 47 réactions Article lu 2787 fois (actualisé toutes les 30mn)
 
 
Le Canard révèle : Des dollars du Qatar pour financer un khalifa islamique aux frontières d’Algérie

Voilà des informations qui n’arrangeront pas les relations déjà tendues entre l’Algérie et l’émirat du Qatari. L’hebdomadaire satirique français Le Canard Enchaîné rapporte dans son édition du mercredi 6 juin que l’émir du Qatar a livré une aide financière aux mouvements armés qui ont pris le contrôle du Nord du Mali. Parmi ces groupes qui ont reçu les dollars qataris figurent le Mujao qui retient en otage 7 diplomates algériens depuis le 5 avril dernier.


Sous le titre : « ‘Notre ami du Qatar’ finance les islamistes du Mali », le Canard Enchainé indique que la Direction du renseignement militaire (DRM), qui relève du chef d'état-major des armées françaises, a recueilli des renseignements selon lesquels « les insurgé du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ansar Dine, Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) et Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ont reçu une aide en dollars du Qatar. »

Le journal satirique ne précise pas les montants de cette aide qatarie ainsi que le mode de son attribution, toutefois il note que les autorités françaises sont informées des agissements des Qataris dans cette partie du Nord du Mali qui partage 1300 km de frontières avec l’Algérie.

En clair : les émirs du Qatar financent des mouvements islamistes armés qui sèment la terreur en Algérie et dans le Sahel ; qui détiennent des otages algériens et qui ont proclamé un khalifa islamique aux frontières algériennes.

Le pétrole du Sahel

Mais il y a mieux encore. Toujours selon le Canard, l’émirat du Qatar a des visées sur les richesses des sous-sols du Sahel. « Des négociations discrètes ont déjà débuté avec Total », le géant pétrolier français pour exploiter à l’avenir le pétrole dont regorge cette région de l’Afrique.

Le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) et Ansar Dine qui ont reçu ces subsides ont pris le contrôle du Nord du Mali à la faveur d'un coup d'Etat qui a renversé le 22 mars 2012 le régime du président malien Amadou Toumani Touré.

Les deux mouvements avaient annoncé samedi 27 mai leur fusion et proclamé un « Etat islamique » dans la région. Néanmoins, le MNLA a vite fait de renier cet engagement et de se désolidariser de cette initiative. Al Qaïda au Maghreb islamique, dirigée depuis 2004 par l’Algérien Droukdel, qui mène la guerre en Algérie est particulièrement présente en Kabylie et dans les vastes territoires désertiques du Sahel.

Quant au Mujoa (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), une dissidence d’Aqmi, elle détient sept diplomates algériens enlevés le 5 avril dernier et réclame des autorités algériennes 15 millions d’euros contre leur libération et menace d'actions terroristes en cas de refus de satisfaire ses revendications.

Pétaudière

Bref, une vraie pétaudière qui risque de transformer le Sahel en un nouvel Afghanistan.

Selon le Canard Enchaîné, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, « n’ignore aucune des mauvaises nouvelles arrivées d’Afrique subsaharienne. Et rien de l’implication de ‘notre ami du Qatar’, formule d’un officier de l’état-major, dans la ‘capture’ du Nord du Mali par plusieurs mouvements djihadistes.»

« Au début de cette année, écrit encore l’hebdomadaire, plusieurs note de la DGSE ont alerté l’Elysée sur les activités internationales, si l’on ose dire, de l’émirat du Qatar. Et, sans vraiment insister, diplomatie oblige, sur le patron de cet Etat minuscule, le cheikh Hamad ben Kalifa al-thani, que Sarko a toujours traité en ami et en allié. Les officiers de la DRM affirment eux, que la générosité du Qatar est sans pareille et qu’il ne s’est pas contenté d’aider financièrement, parfois en livrant des armes, les révolutionnaires de Tunisie, d’Egypte ou de Libye. »

Tensions entre Alger et Doha

Justement, les relations entre l’Algérie et le Qatar se sont refroidies depuis la chute en 2011 des dictatures à Tunis, au Caire et à Tripoli. Les Algériens goûtent ainsi très peu l’aide financière, militaire et le soutien diplomatique apportés par les Qataris à ces trois pays de l’Afrique du Nord ainsi que l’influence prise par cet émirat au sein de la Ligue arabe.

Ces informations faisant étant d’une aide des Qataris aux mouvements islamistes armés qui ont pris pied au Nord du Mali et leur intérêt pour le pétrole du Sahel ne sont pas de nature à apaiser les tensions entre Alger et Doha.

 
 

Source: DNA

 

 

Mali - Union Européenne : Le MNLA active ses relais à l’Europarlement

 

 

File:Bundesarchiv Bild 102-13774, Adolf Hitler.jpg


Entre les eurodéputés favorables à la cause touareg et les partisans d’une intervention militaire, la situation chaotique du Nord-Mali suscite de vifs débats au sein de l’Union européenne.


Le 20 avril, une résolution approuvée par les députés européens (475 voix pour, 40 contre et 30 abstentions) a salué les initiatives de la CEDEAO, tout en approuvant un soutien militaire aux autorités maliennes pour sécuriser les zones non occupées par des groupes armés, contrairement à la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, qui opte pour un soutien en vue de restaurer l’intégrité territoriale totale du pays. Plusieurs eurodéputés emmenés par François Alfonsi réprouvent cette dernière solution, préférant négocier avec les groupes présents dans le Nord. Membre du Partitu di a Nazione Corsa (PNC, allié aux Verts) et principal avocat de la cause touareg, Alfonsi dit craindre qu’une solution militaire ne jette les Touareg dans les bras des groupes terroristes d’obédience salafiste. L’eurodéputé français entend plaider la cause touareg devant le Parlement en invitant, le 22 mai à Strasbourg, une délégation de haut niveau du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

Une autre formation alliée au PNC, la puissante Nieuwe-Vlaamse Alliantie (N-VA), premier parti belge dirigé par Bart De Wever, doit recevoir des représentants du même mouvement, le 9 mai, au Parlement flamand à Bruxelles. En Europe, le MNLA bénéficie déjà du soutien des Verts et de 35 partis autonomistes, voire indépendantistes, dont certains comme Esquerra Republicana de Catalunya, le Scottish National Party ou Plaid Cymru (Pays-de-Galles) comptent des députés à Strasbourg.

par la lettre du continent N° 634 03/05/2012

 

Aqmi occupe une position "dominante" dans le nord du Mali


BAMAKO - Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) occupe désormais une position dominante dans le nord du Mali, grâce à son alliance avec le groupe islamiste armé Ansar Dine, et au renfort de combattants marocains, tunisiens et libyens, a appris samedi l'AFP de sources sécuritaires.

"Aujourd'hui, c'est Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi) qui occupe une position dominante dans les trois régions du nord du Mali, grâce à son alliance avec le groupe islamiste Ansar Dine, et avec l'arrivée sans ses rangs de combattants tunisiens, libyens et marocains", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire mauritanienne.

Le nord du Mali est coupé du reste du pays depuis le coup d'Etat du 22 mars à Bamako qui a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré (ATT), longtemps accusé par ses voisins d'avoir fait preuve de laxisme dans la lutte contre Aqmi.

Des témoins ont vu dans la périphérie de la ville de Tombouctou (nord-ouest), des combattants d'Aqmi qui se sont déclarés de nationalité marocaine, libyenne, et tunisienne.

Ces combattants "ont distribué des vivres aux populations déplacées. Ils ont expliqué qu'ils sont Marocains, Tunisiens et Libyens. Ils ont dit aussi qu'ils sont venus pour le Jihad, aux côtés de leurs frères algériens, mauritaniens, et d'autres", a expliqué à l'AFP l'un de ces témoins, fonctionnaire malien de Tombouctou, mais qui vit actuellement avec sa famille depuis trois semaines dans un hameau de la périphérie de la ville.

Le chef militaire de la ville de Tombouctou est actuellement Abou Yaya Hamame, le chef d'une unité d'élite d'Aqmi.

Il dirige la ville avec à ses côtés "Sanda", un homme qui a une double casquette: officiellement porte-parole de Iyad Ag Ghaly -leader de Ansar Dine, ex-militaire et ex-figure des rébellions touareg des années 1990- et soutien actif connu de la branche maghrébine Al-Qaïda.

Ansa Dine (défenseurs de l'islam) prône l'imposition de la charia dans tout le Mali.

"A Gao, et à Kidal, on ne voit pas en masse les combattants d'Aqmi, parce qu'ils préfèrent se mettre hors de la ville, et intervenir quand c'est nécessaire. Mais à l'intérieur de ces deux autres localités, ils ont leurs hommes, leurs pions comme on le dit", explique une source sécuritaire nigérienne.

 

 

 

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> conquis et exquis qui demeurent et profitable et inaliénable exempt de
> corruption ou oppression confiscant et aliénant de tels bien et personne
> (physique, morale), dans toutes ses dimensions.
>
> Interdependamment,
>
> Administration
> Attier et Cie
> Ensemble Pour l'Humanilité dans La Perfectibilité Contre Les Betes
> Corruptives et/ou Oppressives (Circonstance et Espèce, La Constance).

 

 

File:Bundesarchiv Bild 183-H25217, Henry Philippe Petain und Adolf Hitler.jpg

 

 

 

 

MASSACRES D’AGUEL’HOC : Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maharafa TRAORE, à la tribune de la 19ème session du Conseil des Droits de l’Homme (Genève, le 28 février 2012)

 

 

 

Madame la Présidente,

Madame le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Mesdames, Messieurs,


En prenant la parole devant cette auguste assemblée, permettez-moi en l’entame de mon propos de vous transmettre les chaleureuses salutations de son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali et de l’ensemble du Peuple malien.

Je voudrais vous dire également combien je suis honoré par l’occasion qui m’est ainsi offerte de m’adresser à vous au cours de la présente session qui se tient à un moment où mon Pays le Mali traverse des moments difficiles.

Comme vous le savez, le Mali a fait depuis 1991 le choix de la démocratie comme mode de gestion des affaires publiques.

De cette date à nos jours, des actes majeurs ont été posés dans le sens du renforcement et de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.

Sous cet angle, on peut citer l’instauration du multipartisme, l’organisation d’élections libres et transparentes, l’émergence d’une société civile responsable, la liberté de la presse et la reforme de l’administration territoriale par la mise en oeuvre de la décentralisation permettant aux populations locales de gérer leurs propres affaires elles-mêmes.

A cet égard, comment ne pas rappeler que le Mali a constamment privilégié le règlement pacifique des conflits intercommunautaires à travers des modes traditionnels de gestion fondés sur le dialogue, la concertation, la concorde et la tolérance.

En dépit de tous les efforts consentis par le Gouvernement en vue de promouvoir le développement économique et social du pays, on assiste et de façon récurrente à des rebellions armées dans la partie septentrionale.

A ce sujet, il est bon de souligner que les régions Nord du Mali sont constituées de plusieurs communautés dont, entre autres les soninke, les sonrhaï, les arabes, les touaregs, les peulhs, les bozos, les dogons, les bambaras qui, depuis I’aube des temps, cohabitent en parfaite harmonie.

C’est pourquoi, nous sommes parvenus comme en 1992 et en 2006, grâce aux valeurs de paix et de tolérance de notre peuple, à faire remplacer Ie langage des armes par celui du dialogue constructif, fondé sur Ie désir de vivre ensemble, dans Ie respect des différences.

Mesdames et Messieurs,

L’Etat malien a signe plusieurs Accords avec les mouvements rebelles et mis en oeuvre des programmes de développement dont l’exécution de certains est encore en cours.

II s’agit, entre autres :

du Pacte National signé en avril 1992 ;
de l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la région de Kidal signé en juillet 2006 ;
de la mise en oeuvre du Programme Décennal de Développement des Régions Nord (PDDRN) ;
de la création d’un Fonds spécial d’investissements et de développement du nord Mali ;
du Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et Ie Développement des Régions du Nord Mali (PSPSDN), effectif depuis 2010 sous l’autorité directe du Président de la République.

C’est le lieu de rappeler qu’en mars 1996, grâce au consensus national, l’Etat malien et les mouvements rebelles ont organisé à Tombouctou, la cérémonie de la Flamme de la Paix, initiative majeure saluée par les Nations-Unies et qui a fait école depuis, à travers le monde. Cette initiative a consacré la fin officielle de la rébellion de 1990 et I’intégration de plusieurs milliers d’ex-combattants rebelles dans les corps militaires, paramilitaires, ainsi que dans différents corps de I’administration.

Mesdames et Messieurs,

En plus des actions que je viens de citer, il faut souligner que déjà en 2006, Ie Président de la République a proposé à ses Pairs de la bande sahelo-saharienne, I’organisation d’une Conférence sur la Paix, la Sécurité et Ie Développement dans Ie but de promouvoir une approche concertée de la lutte contre I’insécurité de façon générale dans cette région.

A la faveur de cette proposition du Président de la République, certaines rencontres importantes ont pu se tenir au plan régional, notamment :

la réunion des Ministres des Affaires étrangères d’Alger du 16 mars 2010 relative au terrorisme et à la sécurité au Sahel ;
la réunion ministérielle sur la Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée tenue à Bamako le 20 mai 2011 qui a regroupé les représentants des « Pays du Champ » à savoir l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger.

Comme vous pouvez le constater, le Gouvernement de la République du Mali a, dans sa démarche toujours privilégié et de manière constante la négociation, le dialogue et la recherche de solutions durables aux problèmes de sécurité et de développement des régions nord du pays.

Hélas ! C’est dans la poursuite de ces efforts que depuis Ie 17 janvier 2012, notre pays le Mali fait I’objet d’agressions armées dans toute sa partie nord de la part de groupes armés non étatiques.

La jonction entre ces groupes et des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) rompus à toutes sortes de trafics dont ceux de la drogue, des armes et de la traite des personnes a permis à des rebelles se réclamant d’un mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) de lancer une série d’attaques sanglantes, de pillages et de destructions de biens.

Le MNLA a lancé une première attaque contre la ville de Ménaka, le 17 janvier 2012.

C’est à cette occasion que l’opinion nationale et internationale a entendu parler de l’existence dudit Mouvement.

Le 18 janvier 2012 ce mouvement a lancé une autre attaque, cette fois-ci contre Ie camp militaire d’Aguel’hoc.

Le Mardi 24 janvier 2012, il lançait un nouvel assaut qui fit tomber le camp militaire d’Aguel’hoc.

Les soldats de l’armée malienne désarmés ont été poursuivis, arrêtés, les mains liées au dos et froidement exécutés au mépris des dispositions des Conventions de Genève relatives au droit international humanitaire.

Apres ces attaques barbares et meurtrières de la localité d’Aguel’hoc, le Président de la République du Mali a instruit la mise en place d’une Commission Spéciale d’Enquête en vue de mener les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité sur les cas d’atteintes à la vie, à l’intégrité physique des personnes et aux biens.

Cette commission a pu recueillir des témoignages auprès des rescapés militaires et civils et des preuves soutenues par des images qui attestent de par le mode opératoire inédit dans l’histoire des rebellions au Mali, que ces exécutions sommaires portent la signature de AQMI.

Mesdames et Messieurs,

Ces actes de terrorisme, de crimes de guerre et d’atteintes à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ne doivent pas restés impunis.

Ces graves violations des droits de l’homme nous interpellent tous individuellement et collectivement.

Des poursuites judiciaires seront engagées, le moment venu contre les auteurs de ces crimes conformément aux procédures judiciaires en vigueur au niveau National et éventuellement au niveau International

A ce propos, permettez-moi de remercier très sincèrement au nom de mon pays le Secrétaire Général des Nations Unies pour sa prise de position claire et sans équivoque face à la situation que nous vivons dans la partie nord de notre pays.

Au demeurant, cette situation est porteuse de menaces de tous genres qui dépassent le cadre du Mali et sont susceptibles d’affecter la paix, la sécurité et le développement, gages de stabilité de l’ensemble de la région sahelo-saharienne.

Pour sa part, le Gouvernement de la République du Mali demeure fermement attaché à la préservation de son unité et de son intégrité territoriale dans le respect de ses obligations internationales en matière de droit de l’homme.

Mesdames et Messieurs,

II nous parait difficile à comprendre qu’au moment où notre pays est cité en exemple pour ses avancées en matière de démocratie et de bonne gouvernance, des individus animés par les intentions les plus malsaines puissent se livrer à des actes criminels contre leur propre pays ?

C’est pourquoi, face à la gravité de la situation, le Gouvernement de la République du Mali sollicite de la Communauté Internationale, une condamnation ferme des crimes commis par le Mouvement dit de Libération de l’Azawad et AQMI et demande un soutien pour assurer le rétablissement de la paix, de la sécurité et le développement de l’ensemble de ses régions.

Je vous remercie de votre aimable attention !

 

 

Dérapage : une élue UMP promet "Bamako-sur-Seine" si Hollande est élu


"Si vous voulez que nos villes deviennent Bamako-sur-Seine et Ghaza-sur-Marne, votez pour Hollande". Voici ce qu'a twitté Malika Salim, conseillère municipale UMP à Choisy-le-Roi, ce vendredi. Née à Moroni, aux Comores, elle se présente elle-même comme "gaulliste, conseillère municipale de l’opposition à Choisy-le-Roi, membre du CD de l’UMP Val-de-Marne, suppléante de Thierry Hebbrecht aux Législatives 2012".

En 2ème et 4ème position dans la liste de tendance Twitter, le tweet de Malika Salim a provoqué le buzz sur les réseaux sociaux, avant d'être retiré quelques minutes plus tard et remplacé par des excuses. "J’ai fais réagir beaucoup de gens, je n’aurais pas du m’exprimer ainsi mais je parlais du droit de vote des étrangers. Pardon !", rapidement suivi de "Hollande et le PS sont pour et Sarkozy et l’UMP sont contre le vote des étrangers. Je sais d’où je viens je ne me permettrais pas. Mea culpa".

Publié le 04/05/2012 15:42 - Modifié le 04/05/2012 à 15:47 | avec Agence

Mali: le plaidoyer de Ténin Touré contre les viols dans le nord du pays

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Mali: le plaidoyer de Ténin Touré contre les viols dans le nord du pays

« Voix de femmes » reçoit cette semaine Ténin Touré. Cette activiste malienne, présidente de l'Association « Action aides aux familles démunies », qui s'est rendue au siège de l'ONU à New York pour participer à la 56eme session de la Commission sur la condition de la femme, n'est plus rentrée dans son pays depuis que la crise s'y est déclenchée.

Ténin Touré maintient néanmoins un contact quotidien avec les ONG sur le terrain qui rapportent que selon des témoins venus du nord, des exactions sont en train d'être commises contre des femmes dans le nord du Mali, notamment des viols.

Au micro de Cristina Silveiro, Ténin Touré revient sur les informations qu'elle reçoit du terrain et le plaidoyer qu'elle mène en faveurs des femmes dans le nord du Mali, zone baptisée « Azawad » par les séparatistes.

(Interview : Tenin Touré, Présidente de l'Association « Action aides aux familles démunies » ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Source: Afrique Renouveau

 

Sodome

Page d'aide sur l'homonymiePour les articles homonymes, voir Sodome (homonymie).

Sodome et Gomorrhe de John Martin, 1852

Sodome est une ville mentionnée dans la Genèse1. La tradition biblique la situe au sud de la mer Morte2, dans l'actuelle Jordanie, en face de la forteresse de Massada.

Sodome est, avec Gomorrhe, détruite par le soufre et le feu, victime de la colère divine, à cause de la décadence qui y régnait.

Depuis l'empereur Justinien en 543, cet épisode a été utilisé pour justifier la répression de l'homosexualité. Une telle interprétation est présente chez plusieurs penseurs chrétiens comme Augustin d'Hippone, l'un des quatre Pères de l'Église.

Sommaire

Récit biblique

La destruction de Sodome,
Bible française du XVIIe siècle

Son récit fait partie de la Genèse : Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le « péché » est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Loth, le neveu d'Abraham, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Loth en demandant qu'il leur livre les deux étrangers pour qu'ils les « connaissent » (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Loth  : « Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Amène-les nous pour que nous les connaissions. » (yada’ en hébreu). Loth propose ses deux filles vierges en échange mais les habitants refusent.

Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville par « le soufre et le feu » en même temps que la cité voisine de Gomorrhe qui apparaît dans le texte sans autre précision, réunie avec Sodome dans un sort que connaissent en définitive la plupart des villes aux alentours de la mer Morte3 :

« Le soleil se levait sur la terre quand Lot entra dans le Tsoar. Alors l'Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu ; ce fut l'Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Loth regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin et se rendit à l'endroit où il s'était tenu en présence de l'Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l'étendue de la plaine ; et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d'une fournaise. »

D'autres passages ainsi que des sources non bibliques évoquent la destruction, en plus de Sodome et Gomorrhe, des cités pécheresses d'Admah et Zéboïm. Seule la cinquième ville de la vallée de Siddim, Zoar, est épargnée. Ces cinq cités sont communément désignées dans la Bible sous le terme des « villes de la Plaine ». Une guerre est mentionnée (Genèse, 14) au cours de laquelle les rois des cinq villes de la vallée de Siddim sont alliés, et font face aux quatre rois d’Élam, de Goyim, de Shinéar et d'Ellasar.

Le péché de Sodome

Chronique de Nuremberg, Loth fuit Sodome, gravure sur bois, 1432

L'objet initial du texte est de condamner la transgression des traditions de l'hospitalité, qui était une valeur fondamentale des civilisations antiques4. L'idée de la punition de toute une ville par un déluge est un thème de la mythologie antique attesté. Dans le récit mythologique de Philémon et Baucis5 par exemple, Zeus et Hermès se présentent déguisés dans une ville dont les citoyens les rejettent ; la ville est alors punie à l'exception de Philémon et Baucis qui les ont accueillis4. On trouve un épisode semblable dans le Livre des Juges, 19-206. Il est encore question de transgression des lois de l'hospitalité lorsque Jésus mentionne Sodome dans l'évangile selon Luc, à propos des villes qui n'accueilleraient pas les missionnaires7.

De nombreuses discussions ont porté sur le sens de la demande des habitants de Sodome. Les textes prophétiques donnent des explications qui n'ont pas trait à l'homosexualité, comme le Livre d'Ézéchiel (« orgueilleuse, repue, tranquillement insouciante »)8 qui reproche de n'avoir pas secouru le pauvre et le malheureux9 ou d'autres documents qui positionnent le reproche du non-respect du droit. Plus tardivement, la demande des habitants sera interprétée comme une demande de rapports homosexuels4.

Cette lecture semble apparaître aux IIIe et IIe siècles av. J.-C., dans des textes qui ont peut-être été motivés par la rencontre de la culture juive avec la civilisation grecque qui vouait un culte aux éphèbes, à la nudité et à la pédérastie. Elle apparaît d'abord dans le Livre des jubilés, les Testaments des douze patriarches et le testament de Nephtali10 ou le Testament de Lévi11 même si les allusions restent discrètes12. La première assimilation du crime de Sodome à l'homosexualité apparaît ainsi vers 50 av. J.-C.13.

Dans un premier temps, l'homosexualité passive est principalement visée et condamnée, étant considérée dans l'antiquité comme une faiblesse, la passivité étant un apanage féminin ; d'ailleurs dans la société antique, le viol des prisonniers constituait une grande humiliation. Cette confusion de rôles est proscrite dans le Lévitique14.

La fuite de Loth, gravure de Wenceslas Hollar, vers 1650

Le terme traduit par le mot connaître en français a pour racine yada’ qui signifie connaître, savoir. Il constitue parfois un euphémisme pour rapport sexuel mais cela concerne généralement les rapports hétérosexuels. Dans le cas d'un rapport homosexuel, d'autres occurrences bibliques15 utilisent le verbe sakan qui signifie coucher4. Certains exégètes expliquent donc que le terme yada’ signifie faire connaissance avec dans le sens d'une demande de l'identité de voyageurs qui, arrivés le soir chez un étranger habitant en ville, n'aurait pas été vérifiée à l'entrée de la ville16. La réaction de Loth, qui semble choqué de la demande, laisse penser qu'il s'agit d'une demande d'ordre sexuel, mais n'impliquant pas nécessairement l'homosexualité. Celui-ci répond à la demande des habitants de la ville — dont font partie les gendres de Loth — par la proposition de leur offrir ses propres filles — dans un passage auquel répond un passage ultérieur où ce sont les filles qui utiliseront leur père dans un récit incestueux — ce qui remet en question cette supposée homosexualité de la même manière qu'il est douteux que tous les habitants de la ville, y compris les gendres de Loth, aient pu être homosexuels. Le crime des habitants de Sodome semble donc s'apparenter au crime grave pour l'antiquité du déni des lois de l'hospitalité à travers l'agression sexuelle motivée par l'agressivité, l'orgueil et l'inhospitalité de Sodome4.

Au Ier siècle, dans le texte De Ebrietate, le philosophe juif Philon d'Alexandrie applique la notion grecque d'aplestia, le désir insatiable, à Sodome dont le nom est traduit par stérilité — rappelant le châtiment de Sodome, feu sel et stérilité — et aveuglement qui évoque la cécité dont sont frappés les habitants qui veulent forcer la porte de Loth dans un contexte où Philon parle du vice gloutonnerie et des vices d'insensibilité et d'insatiable désir qu'engendre l'ébriété17.

La lecture s'est progressivement imposée, principalement dans le christianisme, comme un traité anti-homosexuel, particulièrement à partir d'Augustin d'Hippone qui utilise Genèse 19 pour faire de l'homosexualité un crime contre nature18. C'est une lecture qui va avoir un impact majeur dans la législation et la civilisation judéo-chrétienne. Si l'homosexualité est déjà réprouvée et condamnée au Concile d'Ancyre en 31419, à partir du règne de l'empereur Théodose Ier, à la fin du IVe siècle, l'homosexuel sera condamné au bûcher14, dans une loi du 6 août 390 promulguée par Théodose, Valentinien II et Arcadius20. Ces lois ne semblent pas avoir été appliquées avec rigueur et sont renforcées par Justinien dans ses novellae de 538 dans une liaison implicite avec l'épisode biblique de Sodome, probablement motivée par la crainte des tremblements de terre et des épidémies21, alors qu'une série de catastrophes naturelles ont détruit plusieurs cités d'Asie mineure22 et d'Europe23. En 543, une épidémie de peste ravage Constantinople et Justinien réitère la condamnation dans une novella qui nomme explicitement Sodome  :

« Car, instruits par les Saintes Écritures, nous savons que Dieu a prononcé un jugement mérité contre les hommes de Sodome à cause de la folie de leurs rapports, si bien qu'à ce jour leur terre brûle d'un feu interminable. Par ces choses, Dieu nous a instruit pour que, le sachant, nous puissions éviter un tel sort […]. Par conséquent, il appartient à tous ceux qui désirent craindre Dieu de s'abstenir d'une conduite si vile et si criminelle qu'on ne la rencontre même pas chez les bêtes sauvages »

— Code Justinien, nov. 14124.

Cette novella influencera durablement les législations civiles postérieures durant plusieurs siècles.

Influence du récit

Mosaïque byzantine de Monreale

Dans la tradition chrétienne, ces passages bibliques sont invoqués comme fondements de la condamnation de la sodomie et de l'homosexualité. L'interprétation chrétienne est utilisée par les traités d'éthique chrétienne qui fondent sur cette lecture particulière du passage Genèse 19 et inspire la plupart des traités de droit criminel condamnant l'homosexualité jusqu'au XVIIIe siècle avec une rigueur inouïe4.

Le texte biblique et la tradition qui s'y attache paraissent en effet présenter les habitants de ces cités comme vivant une vie aux mœurs condamnées par la morale religieuse.

Genèse 19:4 et 5 : « Ils n’étaient pas encore couchés que les hommes de la ville, les hommes de Sodome, entourèrent la maison, depuis le garçon jusqu’au vieillard, tout le peuple en masse. Et ils criaient vers Lot et lui disaient : “ Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous pour que nous ayons des relations avec eux. »

Il est à noter que cette lecture généralement admise du texte biblique dans la société chrétienne a entretenu et continue sans-doute d'entretenir une confusion entre homosexualité masculine et sodomie alors même que ces deux questions ne sont pas nécessairement reliées.

Dans la tradition juive, l'accent est d'avantage mis sur le caractère « égoïste » des Sodomites, et leur rejet de l'hospitalité : selon un midrash aggadique sur le sujet, la « clameur » est celle d'une jeune fille condamnée à être dévorée par les corbeaux pour avoir offert l'hospitalité à un étranger de passage25.

C'est en ce sens aussi qu'il faut comprendre l'aphorisme du Traité des Pères (mishna 5:13) : « Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est à toi. C'est la voie de l'homme moyen, et certains disent : c'est la voie de Sodome. »

En français

Du nom de cette ville dérivent les termes « sodomie », « sodomisme », « sodomiste », « sodomiser »26, « sodomite »26 et « sodomitique ». Appliqué au texte biblique de la Genèse, le terme homosexualité est évidemment anachronique puisque le terme moderne, inventé au XIXe siècle, s'accorde difficilement avec des textes aussi anciens. Dans l'usage contemporain, le mot sodomie est d'ailleurs reçu de manière différente en français et en anglais, où il décrit le rapport anal, qu'il soit homosexuel ou hétérosexuel, alors qu'en allemand14, il décrit un rapport sexuel avec les animaux27.

En français, depuis l’époque moderne, le terme désigne métonymiquement soit l’amour masculin, soit encore le milieu homosexuel masculin. Ainsi et par exemple, on trouve le passage suivant dans les Mémoires du marquis de Sourches : « Le commencement du mois de juin [1682] fut signalé par l’exil d’un grand nombre de personnes considérables accusées de débauches ultramontaines. Tous ces jeunes gens avaient poussé leurs débauches dans des excès horribles, et la Cour était devenue une petite Sodome » ; dans les Mémoires du duc de Saint-Simon, en 1706, : « Le Roi […] plein d’une juste, mais d’une singulière horreur pour tous les habitants de Sodome, et jusqu’au moindre soupçon de ce vice ».

Le nom de Sodome fut repris par Marcel Proust comme titre de parties de son roman À la recherche du temps perdu, parties publiées en 1922 et 1923 : Sodome et Gomorrhe, où il est justement question de l'homosexualité de Charlus et d'Albertine.

Dans le Coran

Le Coran ne mentionne pas Sodome - pas plus que Gomorrhe - mais y fait allusion dans les récits présentant le personnage de Lût (Loth) dans une histoire dont le déroulement est assez proche dans ses indications factuelles de ce qui figure dans la Genèse28. Il est seulement question de « cité de Lût » et des « villes renversées » concernant les villes avoisinantes29, dans un récit qui, comparé au récit biblique, comporte assez peu de détails30.

Dans le récit coranique, Lût prend néanmoins une autre stature que celle qui transparait au travers du récit biblique : évoluant dans le sillage d'Ibrahim (Abraham), Lût n'en a pas moins une magistrature spirituelle indépendamment de celui-ci31, présenté comme un prophète et un « envoyé » (« rasoul »)32 d'Allah, qui lui confère une mission d'apostolat auprès d'une communauté déterminée. Ainsi, si les récits biblique et coranique sont similaires concernant le déroulement des évènements, la perspective de ce dernier est toute autre28.

Quand dans la Bible Loth se rend à Sodome à la suite d'un différend avec Abraham, pour le Coran Lût s'y rend missionné par Allah pour rappeler la Loi divine à ceux qui la transgressent en pratiquant l'homosexualité33, dans un message trans-historique et universel qui dispense de nommer précisément l'espace géographique où se déroulent les évènements28.

Récit coranique

Les éléments qui trament le récit coranique se déroulent en trois phases31. Dans un prélude, Ibrahim reçoit la visite de « messagers » d'Allah qui lui annoncent la naissance de son fils Isaac et la destruction de la « cité de Lût » dont ce dernier et sa famille seront épargnés34, à l'exception de son épouse dont un verset explique qu'elle a « trahi » son époux35.

Ensuite, le récit présente une scène d'émeute provoquée par le fait que Lût a accueilli des « hommes » chez lui et s'est refusé à les livrer aux habitants de la ville afin qu'ils aient des rapports homosexuels avec eux. Les habitants massés autour de la maison le somment alors de leur livrer ses hôtes tandis que Lût tente de les raisonner allant jusqu'à leur proposer, en vain36, ses « filles », désignant en fait les femmes de son peuple et non ses propres filles afin de leur indiquer la licéité des rapports avec les femmes et le caractère illicite de l'homosexualité37,38. C'est alors que les messagers révèlent à Lût, en plein désarroi39, leur vraie identité et la nature de leur mission, recommandant à celui-ci de fuir avec sa famille car la ville sera détruite à l'aube31.

C'est ainsi qu'aux premières lueurs du jour, le peuple de Lût est détruit, la cité est « renversée »40 et victime d'une série de phénomènes atmosphériques qui participent à l'anéantissement de la ville : une « pluie » de « pierres d'argile » - préalablement « entassées » et « gravées » -, un « nuage chargé de cailloux » et enfin un « cri »41 habituellement assimilé au claquement de la foudre, dans une richesse de vocabulaire qui tranche avec l'aspect plutôt sobre du récit, même si la scène de châtiment n'est pas très descriptive30.

Récits postérieurs

À l'inverse de la relative sobriété du récit coranique, l'épisode va susciter de longs développements chez les commentateurs et les auteurs de Qisas al-anbiyâ, les recueils consacrés à l'histoire des prophètes pré-islamiques, qui n'hésitent pas à puiser dans la Bible et la littérature rabbinique pour enrichir l’épisode30. C'est là qu'ils puisent notamment le lien de parenté entre Ibrahim et Lût mais aussi le nom des cités de la Pentapole dont les noms varient selon les auteurs, à l'exception de celui de Sodome. Tous les commentateurs s'accordent également pour dire que les « envoyés » tant auprès d'Ibrahim que de Lût sont des anges42.

Une tradition absente tant du Coran que de la Bible, qui remonte à Abdullah ibn Abbas explique que Sodome ne serait détruite que si Lût témoignait à quatre reprises contre son peuple, ce qu'il aurait fait devant les anges. Les commentateurs cherchent également à préciser la nature de la trahison de l'épouse de Lût, qui aurait dénoncé la présence des visiteurs de son mari42. L'épisode de l'émeute populaire retient l'attention des exégètes qui, s'inspirant d'un court passage coranique - qui dit « et nous avons frappé leurs yeux de cécité »43 - et de la Genèse indiquent que quelques individus pénètrent dans la maison de Lût mais sont repoussés par les anges qui les aveuglent42.

Mais les questions qui retiennent particulièrement l'attention des commentateurs sont d'abord celle de savoir pourquoi le châtiment divin a touché indistinctement les hommes et les femmes, à quoi il est répondu que ces dernières s'adonnaient également à l'homosexualité ; ensuite celle du sort des individus absents de la ville au moment de sa destruction, ce à quoi les commentaires expliquent qu'il ont été frappés là où ils se trouvaient par les mêmes pierres, en toute équité42.

Certaines traditions concernant la Dâbba (la Bête eschatologique) font surgir cette dernière de Sodome plutôt que, suivant la plupart des traditions, de la Mecque44.

Localisation et hypothèses historiques

Vestige d'un mur de brique sur le site archéologique de Bab edh-Dhra

On ignore où étaient situées les villes de Sodome et Gomorrhe. Le texte biblique situe les deux villes à proximité d'une plaine ou d'une mer de sel — qui suggère évidemment la mer Morte — dans une région alors florissante. Plusieurs sites ont été proposés pour situer la ville mais rien ne permet actuellement d'arrêter une localisation définitive.

Les archéologues s'accordent pour dire qu'il semble y avoir eu un phénomène de régression de la civilisation urbaine en Palestine vers le milieu du troisième millénaire avant notre ère, les villes étant abandonnées et leurs habitants se tournant alors vers un mode de vie pastoral, nomade ou villageois. On a notamment proposé la localisation de Sodome sur le site archéologique de Bab edh-Dhra (en), en Jordanie, découvert dans les années 1920 dans la péninsule d’El Lisan et qui laisse apparaître dans la région les vestiges d'une cité forteresse très ancienne, habitée de 3200 à 1900 avant notre ère. La poursuite des fouilles dans la région a permis de découvrir les vestiges de quatre autres villes, près du plateau jordanien, occupées vers la même époque et dont certaines, Numeira et Bab edh-Dhra, portent les traces d'une destruction brutale due à un tremblement de terre accompagné d'un incendie. Les archéologues W. Rast et R. T. Schaub ainsi que d’autres chercheurs ont pensé identifier Bab ed-Dhra avec Sodome et Numeira avec Gomorrhe mais cette théorie demeure encore largement discutée45.

S'il est exact que Sodome a été effectivement anéantie, diverses hypothèses ont été avancées pour expliquer sa destruction.

Selon l'une des dernières hypothèses énoncées, elle serait située sur les rivages de l'ancien lac salé entourant l'un des volcans submergé par la montée brutale de la mer Noire lors de l'effondrement du barrage du Bosphore il y a environ 9 000 ans, en donnant naissance aux récits repris dans la fameuse épopée de Gilgamesh, ayant elle-même inspiré le récit de Noé dans la Bible hébraïque. Certains chercheurs estiment cependant que Sodome aurait été détruite par un tremblement de terre et que le sol de la région étant riche en hydrocarbures, du bitume contenu en sous-sol aurait jailli pendant le séisme et se serait enflammé46. Marie-Agnès Courty, géologue du CNRS, avance l'hypothèse que la chute d'un bolide serait à l'origine de ce cataclysme.

La mention de la transformation de la femme de Loth en statue de sel pourrait accréditer la théorie volcanique : comme à Pompéi, une nuée ardente peut en effet conserver la forme des corps qu'elle fige, les inondations apportant ensuite des minéraux qui se recristallisent dans la géode ainsi formée pour constituer des formes humaines d'aspect hyalin. Il pourrait ainsi y avoir eu contamination entre plusieurs récits d'origines diverses.

Dans les arts plastiques

Le thème de la destruction de Sodome et de la fuite de Loth ont souvent été utilisés dans la culture populaire[précision nécessaire] et ont inspiré de nombreux artistes dans leurs créations, à l'instar de Pierre-Paul Rubens, Jan Bruegel l'Ancien, Véronèse, ...

Joachim Patinir, XVIe siècle

Jan Matsys, 1565

Paul Véronèse, 1585

Hendrick Goltzius, 1616

Orazio Gentileschi, 1621

Pierre-Paul Rubens, XVIIe siècle

Jan Bruegel l'Ancien, XVIIe siècle

Francesco Furini, vers 1640

Johann Georg Trautmann, XVIIIe siècle

James Tissot, vers 1900

Willem de Zwart, vers 1920

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Notes et références

  1. aux chapitres 18 et 19
  2. Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005, p. 50, extrait en ligne [archive]
  3. cf. Gen 19. 24.28-29 [archive]
  4. a, b, c, d, e et f Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005, pp.[Quoi ?] 50, extrait en ligne [archive].
  5. Ovide, Métamorphoses, Livre VIII, 611-784, passage en ligne [archive].
  6. Jg 19-20 [archive], cité par Thomas Römer
  7. cf. Lc 10. 11-13 [archive]
  8. Ez 16. 49 [archive]
  9. voir notamment Mark D. Jordan, The Invention of Sodomy in Christian Theology, éd. University of Chicago Press, 1997, p. 31
  10. Ouvrage écrit vers 109-106 ; cf. Mina Martens in mélanges André Arbel, vol. 3, éd. Brill, 1974, p. 153, article en ligne [archive].
  11. Ces ouvrages sont accessibles dans La Bible. Écrits intertestamentaires, éd. Gallimard / la Pléiade, 1985.
  12. Cf. texto in John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982, p. 70-80, passage en ligne [archive].
  13. John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p 72.
  14. a, b et c Thomas Römer, Le cycle d'Abraham : alliances, guerres et sacrifice scandaleux, cours d'Histoire biblique au Collège de France, 4 février 2010, cours en ligne [archive]
  15. par exemple Lév 18. 22 [archive] Lév 20. 13 [archive]
  16. Randall C. Bailey, « They're Nothing but Incestuous Bastards: The Polemical Use of Sex and Sexuality in Hebrew Canon Narratives», in Fernando F. Segovia et Mary Ann Tolbert, Reading from this Place: Social location and biblical interpretation in the United States, vol 1, éd. Forteress Press, 1995, p. 121-138, article en ligne [archive], cité par Thomas Rômer.
  17. Cf. Philon d'Alexandrie, De Ebrietate, 220-224, cité par Jacques Cazeaux, La trame et la chaîne, II — Le cycle de Noé dans Philon d'Alexandrie, éd. Brill, 1989, p. 229-238, extraits en ligne [archive].
  18. Maurice Lever, Les bûchers de Sodome, éd. Fayard, 1985, cité par Thomas Römer.
  19. John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982, p. 79 passage en ligne [archive].
  20. Code de Théodose, IX. 7.
  21. Randall C. Bailey cité par John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p. 77-78 passage en ligne [archive].
  22. Édesse, Anazarba, Pompeiopolis
  23. Corinthe et Dyrrachium
  24. Passage cité par John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p. 78 passage en ligne [archive].
  25. Bereshit Rabba 49:6, qui s'inspire d'Ézéchiel 16:49 (traduction LSG 1910 : « Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent »)
  26. a et b Voir TLFI, article en ligne [archive].
  27. Sens qui a existé en français mais qui est inusité désormais, cf. voir TLFI, article en ligne [archive].
  28. a, b et c Claude Addas, article Loth, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 490
  29. Gomorrhe, Adma, Seboïm et Ségor
  30. a, b et c Claude Addas, article Loth, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 492
  31. a, b et c Claude Addas, article Loth, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 491
  32. Coran, 26, 162
  33. Coran, 7,80-81 ; 26, 160-166
  34. Coran, 15, 58-59 ; 29,32
  35. Coran, 66,10
  36. Coran, 11,79
  37. Tafsîr At-Tabarî, Coran, 11,78
  38. Tafsîr At-Qurtubî, Coran, 11,78
  39. Coran, 11,80
  40. Coran, 11,82; 15,74
  41. Coran, 11,82-83; 15,75-75; 26,173; 27,58; 51,33-44; 54,31
  42. a, b, c et d Claude Addas, article Loth, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 493
  43. Coran, 54,37
  44. Paul Ballanfat, article Bête, in Mohammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 493
  45. David Neev et Kenneth Orris Emery, The destruction of Sodom, Gomorrah, and Jericho: geological, climatological, and archaeological background, éd. Oxford University Press, 1995, extraits en ligne [archive].
  46. Cf. théorie de Graham Harris et Anthony Beardowin, « The destruction of Sodom and Gomorrah: a geotechnical perspective », in Quarterly Journal of Engineering, novembre 1995, vol. 28, no 4, p. 349-362, recension en ligne [archive].

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Derrick Sherwin Bailey, Homosexuality and the Western Christian tradition, éd. Longmans, Green, 1955
  • John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982
  • Maurice Lever, Les bûchers de Sodome, éd. Fayard, 1985
  • (en) Randall C. Bailey, « They're Nothing but Incestuous Bastards : The Polemical Use of Sex and Sexuality in Hebrew Canon Narratives», in Fernando F. Segovia et Mary Ann Tolbert, Reading from this Place: Social location and biblical interpretation in the United States, vol 1, éd. Forteress Press, 1995, p. 121-138, article en ligne
  • (en) Daniel Helminiak, What the Bible Really Says about Homosexuality, éd. Alamo Square Press, 1994
  • (en) David Neev et Kenneth Orris Emery, The destruction of Sodom, Gomorrah, and Jericho: geological, climatological, and archaeological background, éd. Oxford University Press, 1995, extraits en ligne
  • (en) Mark D. Jordan, The Invention of Sodomy in Christian Theology, éd. University of Chicago Press, 1997
  • (en) Mark D. Jordan, The Silence of Sodom : Homosexuality in Modern Catholicism, éd. University of Chicago Press, 2002
  • Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005

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Liens externes

  • Thomas Römer, Le cycle d'Abraham : alliances, guerres et sacrifice scandaleux, cours d'Histoire biblique au Collège de France, 4 février 2010, cours en ligne

 

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FAMILLE-TRAVAIL ET PATRIE

 

en la demeure au Mali :

Propos outré sur les démons de la liberté au cul

Par Option -

La France, le genre humain, et le péril en la demeure au Mali : Propos outré sur les démons de la liberté au cul

Les Français votent les lois qui leur chantent. C’est leur pays, et c’est pour eux. De quoi, nous autres, on se mêle ? Ouais ! Sauf, mon cher Jacques, que la loi dont il s’agit dépasse les potions et barbituriques habituels des droits de l’homme et… même du singe, le cousin. « La loi sur l’égalité du mariage pour tous » votée par le parlement français est un coup de semonce dans le ciel serein de la sombre destinée humaine, une atteinte gravissime aux droits de… l’Espèce. En cela, citoyen du monde à son postérieur, il ne m’est possible de me taire, sans être, quelque part, complice du… sacrilège. La chose a un point commun avec le phénomène de décomposition aggravée de l’Etat au Mali.

 

Permettez-moi, ici, une petite parenthèse. C’est en restant simples observateurs des dérives manifestes de nos gouvernants, assis dans un mutisme… courageux, que nous contribuons au chaos général, qui devient inévitable ; parce que la majorité d’entre nous n’a pas l’honnêteté de se reconnaître une passivité coupable. On joue de subterfuges en refuge, une bonne excuse malicieuse de girouette ne voulant prendre aucun risque, afin de pouvoir marchander ses compétences à tous les régimes. Ce qui compte, c’est le gain, à tout prix. Les indexés ici se reconnaîtront, ils sont nombreux à l’affût, cherchant toujours à se positionner, sans couleur ni odeur, candidats au service du Prince, fut-il Tunturu à Koulouba. C’est valable au Mali, comme ailleurs.

Ceux qui défendent leur propre cause de comptables des forfaitures révélées, n’ont rien à nous apprendre à travers leurs plaidoyers pro domo. Ils peuvent encore plastronner, beau jeu au micro et devant la camera, en attendant l’ultime correction du souverain… Hakè. Mais, une chose laisse perplexe, c’est le cas de ceux-là qui, sans être mouillés autant que ceux qui sont aux affaires, préfèrent quand même se taire, ou se complaire dans de beaux discours de salon à ne rien faire, avec des prises de position d’intellos adaptées à l’auditoire, se faisant passer pour « l’avisé que l’on a pas su écouter ». Ce sont de braves arrivistes que l’histoire jugera, au même titre que les prédateurs qu’ils n’osent ni dénoncer ni désavouer.

Dieu, on peut ne pas Y croire, a bien réglé la nature, où l’homme a pris sa place. Ses créatures se divisent en espèces appelées à se reproduire à l’aide d’organes de conception. Les arbres et les végétaux plantés, ne pouvant se mouvoir, trouvent aux insectes et oiseaux qui les fréquentent, mais aussi au vent, les vecteurs de la fécondation leur permettant de se répandre, donner fruits et survivre aux agressions. L’homme, comme tous les animaux, a été doté d’un appareil génital distinct pour le mâle et la femelle. La condition de la reproduction humaine s’incruste dans l’attirance naturelle entre les deux sexes et, plus encore, par l’extase qu’offre l’acte même du coït, « tentation » immanente des pulsions innées du genre qui, ainsi, ne risquerait de disparaître par dédain de l’acte sublime de la vie. Le religieux proclame cette exhortation divine : « Multipliez-vous ».

Mon propos, loin s’en faut, ne se fonde pas sur la religion, mais, plutôt, sur la logique qui l’inspire ainsi que les lois qui animent notre monde. Je ne m’associe à aucun courant de pensée politique en Occident. Mais, pour avoir des valeurs communes avec les forces dites de gauche, je suis dépité par l’intrusion importune de la sexualité, dans sa forme la plus abjecte, dans le débat politique actuel, où elle n’a nullement sa place, portée par des lobbies. L’homosexualité, quoiqu’on dise, pose plutôt un problème de morale, et non de droit, des adeptes du plaisir absolu, en dehors des cas de troubles pathologiques à soigner, contraires à l’ordre biologique consacré par la nature, depuis la nuit des temps. Je m’accorde avec l’opposition de droite française et les conservateurs américains sur ce sujet.

Dans tout le règne animal, l’homme est le seul être dont l’acte de reproduction est parfaitement libre, aléatoire, échappant à une période spéciale de « chaleur » de la partenaire, appelée saison des amours, expliquée par le rut des femelles, chez les mammifères. L’accouplement s’est ainsi affranchi de l’acte de procréation, pour revêtir le caractère d’un rapport banal de copulation pour le plaisir. Pourtant, c’est en vue de protéger la femme des risques qu’elle encourt, en étant objet d’un désir masculin incontrôlé, et dans sa propre recherche de plaisir difficilement contrôlable, que le mariage a été institué, en tant que moyen de gérer l’énergie sexuelle des individus. Il permit ainsi de bannir l’inceste, et de répondre au souci de la paternité, du sang de l’enfant, de la lignée, qui conditionnait la reproduction sociale, tout en responsabilisant un homme, identifié, aux côtés de la mère, dans l’épreuve astreignante de prise en charge de la maternité (besoins divers de la mère et de l’enfant, du fœtus à la petite enfance).

Le mariage n’est pas que l’union libre, légalisée par un officier, de deux personnes consentantes ; loin de là. Il ne faut pas confondre ici le contrat d’agrément à l’institution sociale qu’il formalise. Le mariage, recouvre, comme toute institution, une fonction sociale majeure : c’est la reproduction, déterminante pour la survie de l’homme. Il s’agit, pour la société, de créer les conditions de sa perpétuation à travers la sécurisation de la génitrice, livrée à 9 mois de grossesse, fragilisée et dépendante, devant accoucher, ensuite allaiter, protéger, veiller, soigner, materner et faire grandir les braves continuateurs de l’aventure. La sécurité, l’équilibre et la quiétude de la mère et de l’enfant étant aussi indissociables de l’existence, de la présence et de la capacité du père à faire face, l’union est donc scellée formellement pour contraindre les deux parties, en parapluie de la couvée, à se soutenir dans un cadre stable, dans la durée, et assumer leur devoirs et responsabilités l’une vis-à-vis de l’autre, et de la société, intéressée. Comment ignorer cette essence de l’institution mariage, pour le réduire à une autorisation triviale de vie en couple entre qui le désirent, dans une philosophie hédoniste de liberté anarchiste du sexe ? L’ignorance, visiblement, n’est pas le propre que de l’Afrique. On aurait voulu que les nations en tête de marche de l’humanité se trompent moins à ce niveau structurant, et nous montrent la voie de la raison et non de la passion débridée qui égare et pervertit dans la licence.

Le culte de l’individualité façonnée entraîne, de plus en plus, les sociétés occidentales dans un syndrome de la liberté qui est fatal pour leur avenir. Elles s’autodétruiront par leur fièvre mécréante de conquête sur la vie, à la barbe du Créateur, pour ainsi dire.

L’amour est un bien pour tous. Nous avons nos amours multiples. Le fait d’aimer une personne : sentiment filial, fraternel, amical, collégial, est chose humaine, et un bonheur social. Mais, lorsqu’il s’agit du sexe, de la libido, où la décence nous invite à la pudeur, la société ne saurait être conviée. De grâce, allez fricoter au diable, si je puis dire. Peu importe comment vous vous y prenez, mais votre plaisir est votre problème, tant qu’il ne se met pas sur la place publique pour déranger, est-on tenté de réagir. Partant, l’homosexualité, qui n’a aucune fonction sociale autre que la jouissance des pratiquants, n’est pas digne d’intérêt, si ce n’est son caractère asocial d’agression morale pour ceux que le bon Dieu a daigné éloigner et préserver de cet égarement. La loi doit protéger la société morale de la poussée corrodante des déviants, et même réprimer ceux qui osent en faire étalage et revendication. Pendant qu’on y est, à quand les mouvements des droits à l’inceste, à la pédophilie, à la fornication dans les lieux de culte… ?

Les écritures et les oracles ont prévenu de l’apocalypse de la fin des temps, de cette malédiction de Sodome et Gomorrhe qui guette les nations « infidèles », les communautés désobéissantes et maudites, sombrant dans le licencieux et le dépravé. Le présage a du réel. L’homosexualité est tout d’abord un danger à la procréation, dans cette atmosphère de récréation permanente, de libertinage défoncé. Ceux qui n’y voient aucun mal devraient se représenter les choses à l’échelle, si jamais la majorité de la collectivité basculait dans la pratique homosexuelle. On peut se demander en quoi serons nous meilleurs ? Par contre, la Psychanalyse atteste des délires névrotiques et démentiels de « l’indifférenciation » du sujet qui en résulte forcément. D’un point de vue éthique, l’humanité peut-elle prendre le risque subséquent de concevoir ses gardiens du futur dans des éprouvettes et machines, avec des matières synthétiques, sans fibres et cordons biologiques pour sentir et s’émouvoir humainement ; ou logés aux flancs de bailleresses du ventre aux gênes étrangers, à la douceur volée par le viol arrogant de l’argent à gagner. Et, demain, pour faire face au carnet de commande de couples gays, nous aurons ainsi des officines de placement de bébés clonés à usage unique. Non, messieurs, dames, vous vous trompez, tout n’est pas faisable. Le vote de la loi incriminée est historique, certes, mais par son absurdité, qui sera vite prouvée, si la vertu au Sénat flanchait. Et, je ne suis pas loin de croire d’ailleurs que la mise en avant de Madame Tobira, brave ministre de la Justice, et son « encensement » dans cette affaire, procèdent d’une certaine combine hypocrite, aux relents racistes, dont elle fera un jour ou l’autre les frais. Le temps nous dira. Wait and see !

L’avancée technologique est une chose, mais le clonage humain, puisqu’il devient probable en conséquence, est une imposture qui n’a aucun dessein de progrès, sauf l’horreur de l’expérience d’une science sans conscience risquant d’anéantir l’espèce. La crainte est fondée dans nombre de questions d’éthique pendantes, dont celui des OGM, des cellules souches, etc.

C’est une vacherie que de faire réciter à de petites cervelles que « notre corps nous appartient ». Comment ? S’il s’agit de l’intégrité physique de la personne, on est d’accord ; mais, au-delà, il faut faire très attention. Le sexe, autour duquel s’est forgé un certain discours « féministe », n’est pas une marque déposée de « propriété ». Personne n’est l’artisan ni le fabricant de son organe, qui procède du don. Le plaisir qu’il procure n’est pas inventé non plus, et ne saurait valoir droit d’auteur, outre les produits d’exploitation. C’est pour dire que le corps humain a bien une essence en soi, commune, qui dépasse la conscience de ceux qui n’y voient, malheureusement, que l’instrument de leur plaisir. A ce titre, il est sacré ; un bien de l’espèce qu’il n’est pas permis d’assigner à un traitement dégradant du point de vue de la morale publique, même si la personne concernée y est favorable. La collectivité a le droit de se protéger contre les excentricités de quelques uns, fussent-ils des illuminés. Le corps de chacun est un symbole de tous. La condamnation du trafic d’organes humains procède de ce principe de respect du corps, qui nous fait donner sépulture à nos défunts.

Franchement, que des personnes vivent ensemble pour leur bon plaisir de quéquettes et nénettes, la société n’en a rien à cirer, tant qu’ils ne viennent pas à s’exposer impudiquement et, partant, indisposer les autres. Que cette minorité veuille se mettre dans la couverture du mariage est une pure provocation ; et assimiler leur union de mêmes signes au mariage est un mépris et une guerre à la femme, à la société de surcroît. Croire qu’un homme en jupe ferait « bonne femme », est une insulte à la compagne de l’homme et au Créateur qu’aucune femme ni personne de sensée ne devrait tolérer ni cautionner. Pour les enfants, le tout n’est pas de les dorloter, câliner, ou pouponner. Confier un garçon, privé de maternage, à une cure de « paternage » épilé est, ni plus ni moins, qu’un crime abominable contre l’enfance, quant on sait que l’homme est forcément le produit de son éducation et de son environnement. Le Pape vient de démissionner… au même moment, curieusement, sans doute à bonne raison. Y a-t-il un lien ou non ? Une chose me dit qu’un scandale est au bout, car l’Eglise ne saurait abdiquer ; les musulmans, non plus.

Enfin, le plaisir a-t-il jamais été le but du mariage de l’homme et de la femme ? Que non ! Ce n’est pas mon avis. « J’aime Jean ou Paul, Jeanne ou Pauline, Mamadou ou Bineta », a-t-il jamais été la seule raison des unions célébrées de nos parents ? Jamais ! Pourquoi en faire un papier, s’il ne s’agissait que de ça ? Chacun n’est-il pas libre d’aimer, ou de ne pas aimer ; de nouer à midi et rompre à minuit, etc. ; pas besoin de protéger ce sentiment, plus ou moins éphémère dans tous les cas. Que venons-nous, société, faire dans cette galère sans enfant, obligeant la loi, triturée, à tous les artifices pour s’en procurer sur le marché, comme des poupées, ou des animaux de compagnie. C’est le monde à l’envers. Demain, on va nous amener, en complément de loi, « les couples reproducteurs », chargés de faire des enfants à des clients, sur commande, avant les chaînes de « prêts à adopter », et l’avalanche de l’irréversible. Bon Dieu, où va notre monde ; où donc s’arrêteront-ils dans leurs avancées sataniques vers l’autodestruction de la civilisation humaine ?

Les personnes qui font le choix de l’homosexualité doivent en assumer les corollaires, sachant qu’un enfant n’est pas donné à ce type d’union. Vouloir en avoir dans ces conditions relève du « caprice de gribouille ». Et, c’est d’un cynisme extrême, révoltant, que de comparer, et faire un amalgame de ce « bi-célibat » volontaire, avec la situation des couples normaux stériles, éprouvés par le sort. Ceux qui veulent véritablement des enfants, par amour du petit d’un homme et d’une femme, conformément à notre nature, devraient songer au respect des droits inaliénables de ces fraîches vies, qu’il vaudrait mieux ne pas dessoucher deux fois. Ils n’ignorent pas le, ou la, partenaire qu’il leur faut pour cela, et le cadre d’union se prêtant à la sécurité sociale du fruit. Alors, mettre des enfants dans des situations contre-nature qu’ils n’auront pas choisies (le pourraient-ils d’ailleurs), et dont ils risquent de subir les conséquences toute leur vie, est une grave responsabilité que prend la société française aujourd’hui à l’égard de ces générations sacrifiées à la profession libidinale de leurs tutelles, si elle admettait cet ultime… forfait. Les faillites des parents, leur divorce, les foyers monoparentaux, cas de figures accidentelles, irrégulières, ne sauraient justifier l’incongru. Les homosexuels ont parlé pour eux-mêmes. C’est leur droit. Mais, qui parle pour ces enfants qu’ils prétendent adopter, si ce n’est la morale, la conscience humaine ?

J’ai bien de choses à dire de la France et du Mali souffleté. Mais, ce cri m’a presque échappé, car le danger est à la porte de nos sociétés de misère, abandonnées aux mains de dirigeants sans vision et pour la plupart indélicats, voire amoraux. Docteurs, professeurs, maîtres, généraux et autres matamores, ils n’en sont pas moins des incultes politiques, qui pataugent en apprentis et se cherchent dans les méandres de l’Etat, sans aucune science du sujet qu’ils rabâchent en recalés, avalant toutes les couleuvres de leurs mentors, ne sachant même pas les limites où s’arrêter, éminents grammairiens des sentiers battus, confondant et confondus dans le beau parler creux, inutile, vide de savoir faire et de projets pour la nation.

L’Occident, après nous avoir tentés par le projet de Code de la famille, où se retrouvent toutes sortes de fenêtres ouverte à la perversité qu’ils expérimentent, pour le sac des fondements de notre société, nous a livrés à des soi-disant islamistes, djihadistes soutenus par eux, venus de nulle part, par leurs forfaits, piller, souiller et discréditer l’islam brandi, pendu à la charia suspendue, afin de nous retourner et provoquer une guerre civile, encore et toujours en projet. Ils se sont retrouvés dans l’obligation de remettre temporairement la cabale, non sans nous faire voler au passage des manuscrits, en simulant piètrement une mise à feu crapuleuse, aucunement justifiée, un vandalisme gratuit que seuls les commanditaires de cette « croissanzia » (razzia du croissant, en opposition à leur croisade) ont la réponse. Puisqu’ils n’abandonnent jamais leurs proies, ils vont revenir à ce fameux code sous d’autres formes, en d’autres circonstances. Déjà, on constate un activisme sur RFI pour signifier que les attentats sont possibles et réels au Mali ; tambourinant qu’à Gao il y a eu un ou deux kamikazes « d’essai », que la guerre asymétrique a commencé, signe que se joue le complot que j’ai dénoncé antérieurement, et qui se poursuit à nos dépends par combines, pas à pas. Où en est-on aujourd’hui avec le Mali indivisible, avec l’Armée malienne empêchée de monter à Kidal, Taoudéni et Tessalit ? Il faut poser les mines et les traquenards que les fuyards n’ont pas eu le temps de poser. Il faut couvrir le vol de notre pétrole, sans témoins. On prétend, pour nous rassurer que les Tchadiens sont là. Les Occidentaux, que l’on voit partout sillonner Bamako et le pays en ses moindres recoins, ne sont ni touristes ni journalistes, mais des agents de la subversion débarqués à la faveur de l’euphorie. Les mêmes veulent faire en Afrique, ce qu’ils ont fait et continuent en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, un terrorisme boucher idiot, sans objet, obscurantiste, pervers, en terre étrangère, dont les morts ne seront que nous autres, des Noirs, et revendiqué par des cellules de basses œuvres et montages, avec de rares sacrifiés et victimes unitaires dans leur camp. Rien ne se fera chez eux, ni contre eux, et rien ne leur arrivera. Nous sommes livrés à la barbarie de leurs protégés et mercenaires. Les sceptiques finiront bien par se rendre à l’évidence. Car quand les bombes commencent à exploser, elles ne finissent plus de vous endeuiller, sans raison, avec des motifs abracadabrantesques. Ils ont des quantités inépuisables d’explosifs en tout genre, non vendables, à déstocker, et créent ainsi l’insécurité permanente partout, afin de se rendre utiles en sauveurs qui apportent les solutions obligées.

Mais, que font nos intellectuels de service, analystes à l’occasion ? Ils répètent savamment ce qu’ils ont entendu et perçoivent à peine, ressassant les lieux communs. Dieu sauve le Mali de tant de lascars et bonimenteurs qui prétendent être ce qu’ils croient, ignorant ce qu’ils sont vraiment : des pollueurs de l’intellect.

Pour conclure sur les conséquences de la fameuse loi française de l’égalité entre couples : époux – épouse ; époux – époux ; épouse – épouse ; je dis qu’il faut interdire de séjour au Mali toutes personnes sous ce régime matrimonial bâtard, qui nous fait perdre notre latin. Les révolutionnaires de 1789 n’ont pas vu venir ce coup à François Ho de Rouen, notre cher ami, Chevalier du Serval, Comte de Konna, Duc de Diabali, Prince Askia, Messager à Tombouctou, Amenokal de Kidal à Anefis. Année de grâce pour lui, sous le signe du Serpent. L’innocence des populations maliennes, bon cœur, s’offrant des Damien et François, suffira-t-elle à attendrir la bête et stopper son élan meurtrier, conquérant ? On peut en douter. Justement, de l’intervention française au Mali, je vous promets d’en parler. Mais, il me brûle de répéter ceci : Dieu ne voudra jamais sortir les Nègres de leur esclavage mental, tant qu’ils se refusent à apprendre et à réfléchir, à comprendre les intérêts en jeu, se contentant de ce qu’ils voient, et de ce qu’on leur dit, qu’ils prennent pour argent comptant.

On a entendu des figures, et non des moindres, reprendre après le Président français, très politique sur ce coup là, lorsqu’il dit que « la France paye ainsi sa dette au Mali », s’appropriant une idée de quelques amis maliens, dont Ami, à la bonne franquette. Si cela paraît très osé, détonant avec d’autres discours de pugiliste, il n’a rien de courageux, car c’est du vent. Et, aucune dette n’est réglée, c’est trop facile, même enfantin. Vous aurez remarqué que ça n’a suscité aucun remous sérieux dans une France non repentante, même dans la droite française « décomplexée », qui mâche de l’indigène cru, broie du colonisé, tranquille, trinque de l’immigré sans papier toilette, et se paye la tête et les tripes des sujets français des dépendances d’une Afrique des cocos, qui tarde à rentrer dans l’Histoire, perdue dans sa paresse douillette, ses illusions d’un âge d’or imaginaire et sa répétition des mêmes gestes et incantations, refusant l’aventure du progrès. Une insanité loufoque à la mémoire blessée de l’Afrique qui a irrité et courroucé nos grands intellectuels, à juste raison, mais qui n’a, malheureusement, pas eu la juste réponse, la réplique irréfragable. Car, nos Totos sont le problème. C’est d’une gouvernance vertueuse, clairvoyante, intelligente et courageuse dont l’Afrique est orpheline depuis Gamal Abdel Nasser, Kwamé Nkrumah, Ahmed Sékou Touré, Modibo Kéita, Julius Nyerere. Il y a eu ces héros assassinés, n’oublions pas, mais aussi Robert Mugabe, et, bien sûr, Nelson Mandela, Madiba, pour l’apothéose, dans la magie d’un sourire divin, mais combien humain. Et puis…

Nous paraîtrons toujours plus puérils que nos peuples ne le sont, à cause de nos dirigeants hasardeux, assez souvent limités, infatués mal préparés, navigateurs sans boussole, complexés à deux temps, empêtrés dans des considérations d’ego et d’orgueil, que flatte la docilité des incompétents, incapables de donner chance au savoir qui n’est pas le leur, et impulser la dynamique de la science, de tenir les promesses d’un choix visionnaire, préférant les solutions mesurées, encadrées, tronquées, convenant au prisme, écrasées sous le poids des basses combines politiciennes d’avilissement de toutes forces d’analyse indépendantes, d’usure et de discrédit du génie en autrui, d’élimination de toutes capacités et voix de contradiction potentielles, sans assurer de relève digne du nom. C’est pourquoi, la jeunesse patriotique et panafricaniste, engagée, consciente, doit se retrouver pour faire face à la recolonisation en projet, dont ils ont préparé le lit, et reprendre en urgence le flambeau de la lutte, en se débarrassant des franges sans conviction, alimentaires et prétendument humanitaires, qui cultivent l’esprit de l’assistanat, de la mendicité, de la dépendance, dans l’indignité totale de la souveraineté niée et reniée, de l’acceptation servile de la loi des dominants, de la reddition sans combat.

 

Nous devons, comme nos pères, nos aînés, nos aïeux, déterminés, la foi inébranlable, mourir les armes à la main et la liberté au cœur, pour la gloire du Mali aujourd’hui, du Mali demain, du Mali éternel.

 

Mohamed Coulibaly

Ingénieur

12 février 2013

 

Source: Option

 

 

 

Empire et République : Le Mali,

un Homme, une Femme nommée Sogolon ou le sacrifice ultime d’une femme pour la nation de la diversité contre l’adversité, l’hospitalité contre l’hostilité, l’utilité contre l’absurdité nulle part ailleurs au monde.

Kéïta d’hier & d’aujourd’hui

 

Les objectifs assignés à ce module rappelaient les droits de la femme et spécifiquement la femme

malienne d’une part, et d’autre part quelques références et fondements de la participation de la femme

à la gestion des affaires publiques.

Les droits de la femme sont les mêmes dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen dans la

constitution du Mali en ses article 1 et 2.

Quant à la participation de la femme malienne à la gestion des affaires publique, les principales

références de positionnement ont fait allusion à Wagadou sous Sokna, le dernier sermon du prophete de l’islam et le saint coran notamment en tant que vetement, couverture, champs sur lequel il faut œuvrer pour soi-même suivant les prescriptions divines tels que jachere ou repos, s’eloigner des impuretés, s’adapter de l’indisponibilité féminine, sa versalité, ou encore en tant que partenaire au droit d’être nourrie et on comprend aisement qu’on ne se nourrit pas que de pain, d’être vetue convenablement pour interdire le blamable dont un cache un autre et se cache sous quelque chose d’autre, aussi de bien la traiter, d’être gentil avec, et de s’assurer qu’elle ne commette l’adultère préjudiciable à l’enfant, à la mère, à la société, et le choix des amies au sens de la mauvaise compagnie ou des relations douteuses, des pratiques insensées, absurdes, de dechéance, de corruption de sa nature or, mère de l’humanité et éducatrice et bien plus, tout comme la charte de Kourougan Fuga ou la charte de Mandé en 1236 à travers quelques articles bien avant la révolution ou plus vieux la masculinisation divine et la divinité partagée familiale, ou l’accès à la félicité ou le repos eternel était payant et onereux detenu par certaines qui s’approprient de la conscience et de l’être en terme d’exclusivité et d’exclusion, et l’absurde aberration de la traite, du commerce triangulaire des detenteurs leaderships des droits de l’homme qui déshumanisent en sous-humains avec des avis et traitements inhumains ce qui touchait aux hommes de bonne dentition et enlevait aux femmes dont les marchands d’illusion eugenistes, racistes et turbulents destabilisateurs veulent faire croire se soucier d’elles, ces 210 millions de victimes qu’on divise par 35 pour celles des conflits imperialistes et expansionnistes d’exclusivité et d’exclusion, également ces tirrailleurs africains dits sénégalais en parlant de la résistance après l’appel de demande de protection émis à la radio sachant compter sur ces bras valides dans des procéssus absurdes où cette force comme l’energie sera employée depuis congo en asie est appélée noire comme charbon non pas en royaume uni dans ses transports du fer, ainsi que la déclaration d’indépendance dudit nouveau monde d’après massacre malgré qu’on parlera de puritanisme ou des sioux de nagasaki et d’hiroshima à ho chi min piste, les droits civiques du 20° siècle après le 18°, les droits de vote de 1948, et aussi aux différentes manifestations des femmes dans divers pays entre 1975 et 2006 qui a vu institutionnalisé la journée du 08 Mars et le 31 Juillet pour les femmes.

S’agissant de l’engagement des femmes dans la gestion des affaires publiques, quelques figures féminines de référence pour leur forte implication dans la vie publique à savoir :

- (A)Brakatal abashya et agar pour leur influence

- Sokna sept ans de règne

- Sogolon Kediou et Niéleni avnt la colonisation

- Mamo Traoré

- Awa Keîta pendant la période coloniale sans oublier les femmes qui ont joué un rôle prépondérant dans la révolte des cheminots de la Régie du chemin de fer Dakar Niger.

 

On retrace cette femme africaine, son identité, sa culture, sa dignité qu’on veut voler, violer, détruire sous pretexte …

Le modèle de femme africain, mère de famille, fondateur de nation exprimé et raclamé est combattu et corrompu par des maitres de science sans conscience qui s’imposent dans nos maisons, et imposent son diktat d’action, d’experimentation n’est ce pas qu’il faut extraire son or et comment et à quel prix.

Ils denaturent, violent et promettent troubles et bains de sang, contre des sueurs et des sangs d’un age à autre, dans sa sélection, sa domination, sa tyrannie et embrigandage…

Sogolon Kondé

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Sogolon Kondé ou Koné, appelée aussi Sogolon Kèdjou ou Kèdjougou (« Sogolon la vilaine »), Sogolon Koudouman (« Sogolon la verruqueuse ») ou encore Sogolon Kondouto (« Sogolon la bossue ») en raison de son apparence laide et difforme, est la mère de Soundiata Keïta, le fondateur de l'empire mandingue en Afrique de l'Ouest au XIIIe siècle. Elle joue un rôle important dans l'épopée de Soundiata transmise par les traditions orales et qui mêle événements historiques réels et éléments légendaires. Dans l'épopée, Sogolon apparaît dotée de pouvoirs magiques et conseille son fils. Elle apparaît par la suite dans la postérité de cette épopée, notamment ses réécritures et adaptations sur divers supports.

Sommaire

Dans l'épopée de Soundiata

Mariage de Sogolon

Dans toutes les variantes de l'épopée de Soundiata, Sogolon Kondé joue un rôle important dans la naissance et la jeunesse de Soundiata Keïta. Dans la version rapportée par Wa Kamissoko, Sogolon est recherchée par deux frères chasseurs, Dan Massa Woulani (autrement dit Tiramakhan Traore) et Dan Massa Woulamba, les vainqueurs de Dô-Kamissa, la femme-buffle qui ravageait la région de Dô sous la forme d'un buffle sauvage1. À titre de récompense pour avoir mis fin à ce fléau, les deux chasseurs sont invités par les gens de la région à choisir une épouse parmi les jeunes femmes du pays. Mais, conseillés avant leur expédition par le patriarche des devins, les deux chasseurs demandent au roi du Dô, Dô Moko Niamoko Djata (« Djata, le guide des gens du Dô »), aussi appelé Gnèmo Diarra, ou encore Do Mansa Gnèmo Diarra, « Gnèmo Diarra, roi du Dô »2, de faire aussi sortir de sa case Sogolon Koudouman, malgré sa laideur exceptionnelle qui lui interdit a priori le mariage. Les deux frères emmènent Sogolon et vont la remettre au roi de Niani, Fara-Koro Makan Kègni (Naré Maghann Konaté dans la version de D. T. Niane3) qui l'épouse4. Elle lui donne six fils, dont Soundiata Keïta qui est le quatrième né, ainsi qu'une fille, Sogolon Kolonkan5.

Gestation et naissance de Soundiata

La gestation et l'enfance de Soundiata comportent plusieurs éléments merveilleux. Dans la version de Wa Kamissoko, la nuit où Soundiata est conçu, tout le royaume du Manden en est prévenu par un rêve et pressent le grand destin de l'enfant à naître ; la gestation dure dix-sept ans, et, le jour de la naissance, tout le Manden rêve à nouveau de Soundiata6. Pendant la gestation, le petit Soundiata avait la capacité de sortir du ventre de sa mère endormie pour aller chasser des margouillats (de petits lézards), les faire griller et les manger, avant de rentrer dans le sein maternel pour terminer sa nuit. Ayant remarqué ce manège une nuit, Sogolon va se faire conseiller par Djéli Moussonin Toumoun Maninyan (« Toumoun Maninyan, la petite-dame-griotte »), qui lui indique comment accoucher : pendant l'absence de l'enfant parti chasser les margouillats, Sogolon va prévenir Toumoun Maninyan, qui l'aide à se recoucher et place un mortier entre ses jambes, de sorte que, lorsque Soundiata revient et tente de rentrer dans le ventre de sa mère, il se heurte au fond du mortier, où la mère et la sage-femme peuvent le saisir7.

Enfance de Soundiata

L'enfance de Soundiata est cependant malheureuse : paralysé des jambes, l'enfant reste incapable de marcher jusqu'à un âge avancé, dix-sept ans dans la version de Wa Kamissoko8. Pendant ce temps, Sogolon Kèdjougou est en butte à la jalousie et à la haine de Sassouma Bérété (ou Tassouma), la précédente épouse du roi, qui a elle aussi des fils. Un jour, Manden Bogori, fils de Sassouma, va chercher pour sa mère des feuilles de baobab ; Sogolon, dont le fils est incapable de lui rendre le même genre de services, est contrainte de quémender quelques feuilles auprès de sa rivale, mais Sassouma les lui refuse et l'insulte publiquement. Devant les lamentations de Sogolon, le jeune Soundiata décide de se lever : il demande à son père de commander aux forgerons (dont l'ancêtre mythique est Noun Fayiri) de couler une énorme barre de fer pour la lui livrer. Soundiata s'appuie à cette barre de fer, qu'il courbe sous sa force, et parvient ainsi à se mettre debout et à marcher. C'est la fin de sa paralysie : aussitôt, il va jusqu'à un baobab et arrache l'arbre entier pour le remettre à Sogolon9.

Vieillesse et mort de Sogolon

Après la mort de Fara-Koro Makan Kègni, Sogolon est exilée avec toute sa famille, dont Soundiata. Après plusieurs étapes, tous trouvent un accueil durable et bienveillant à Mèma (ou Nèma), auprès du roi Faran Tounkara10. Ils y résident jusqu'à l'arrivée de messagers venus du Manden pour demander secours à Soundiata, seul capable de tenir tête à Soumaworo Kanté, roi du Sosso, qui a conquis le Manden et le dépouille de ses richesses. Sogolon rencontre les messagers au marché et reconnaît leur origine aux variétés de légumes qu'ils sont venus vendre et qui sont typiques du Manden (le grand gombo, l'aubergine et le haricot dit mògòtigi, « le populaire ») : elle les amène alors au palais, où ils transmettent leur message à Soundiata et le pressent de rentrer au Manden11. Sogolon donne alors des indications à Soundiata qui lui permettent de prédire la tournure que prendra sa guerre contre Soumaworo en accomplissant un rite divinatoire devant un karité mort ; Soundiata accomplit le rite, qui augure de sa victoire, et il décide de partir le lendemain. Dans la nuit, Sogolon meurt. Le lendemain, Soundiata veut l'enterrer sur place, mais le roi Faran Tounkara s'y oppose dans un premier temps, puis tente de lui faire payer le prix de la terre où la reine serait enterrée. Soundiata réplique à cette demande inique par une menace, et, sur l'avis de ses conseillers, le roi finit par accepter que Sogolon soit enterrée à Nèma12.

Dans la postérité de l'épopée

Sogolon apparaît dans plusieurs des réécritures et adaptations de l'épopée de Soundiata. Au cinéma, elle apparaît dans le film Keïta ! L'Héritage du griot réalisé par le cinéaste burkinabé Dani Kouyaté en 1995, où elle est jouée par Blandine Yaméogo. Au théâtre, elle donne son nom à un spectacle de la compagnie ivoirienne Ki Yi M'Bock, Sogolon, l'épopée panafricaine, créé en 2006.

Notes et références

  1. Cissé et Kamissoko (1988), p. .53-69
  2. D.T. Niane (1960), p. 21.
  3. D.T. Niane (1960), p. 17-31.
  4. Cissé et Kamissoko (1988), p. 69-71.
  5. Cissé et Kamissoko (1988), p. .71-73.
  6. Cissé et Kamissoko (1988), p. .73.
  7. Cissé et Kamissoko (1988), p. 73-77.
  8. Cissé et Kamissoko (1988), p. 77-79.
  9. Cissé et Kamissoko (1988), p. 99-103.
  10. Cissé et Kamissoko (1988), p. 127.
  11. Cissé et Kamissoko (1988), p. 137-141.
  12. Cissé et Kamissoko (1988), p. 143-151.

Bibliographie

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v · d · m

L'épopée de Soundiata

Personnages principaux

Naré Maghann KonatéSogolon KondéSoundiata KeïtaBalla FassékéSassouma BeretéSoumaoro KantéTiramakhan TraoreFakoli Doumbia

Lieux principaux

MandéNianiDakadjalanNiger (fleuve)KoulikoroSankarani

Éléments historiques

MandinguesEmpire du MaliRoyaume de SossoBataille de KirinaCharte du MandenConfréries de chasseurs en AfriqueCaste au Mali

Griots et traducteurs

Mamadou Kouyaté (griot) et Djibril Tamsir NianeWa Kamissoko et Youssouf Tata CisséBazoumana Sissoko

Catégories :

 

Soundiata Keïta

Soundiata Keïta

Titre

Empereur du Mali

12351255

Prédécesseur

Dankaran Toumani1

Successeur

Mansa Oulé

Biographie

Dynastie

Keïta

Nom de naissance

Sogolon Diata Konaté

Date de naissance

20 août 11902

Lieu de naissance

Niani (Royaume du Manding)

Date de décès

1255

Lieu de décès

Rivière Sankarani3
(Empire du Mali)

Père

Naré Maghann Konaté

Mère

Sogolon Kondé

Enfant(s)

Oulé
Ouati
Khalifa
Plusieurs autres filles

Religion

Sunnisme4,5

modifier Consultez la documentation du modèle

Sogolon Diata Keïta, plus connu sous le nom de Soundiata Keïta6, né le 20 août 1190 à Niani dans la région de siguiri (au Royaume du Manding, en actuelle Guinée) et mort en 1255, est un souverain mandingue de l'Afrique de l'Ouest médiévale, fondateur de l'Empire du Mali.

Fils du roi Naré Maghann Konaté et de sa seconde épouse Sogolon Kondé, il est couronné sous le nom de Mari Diata Ier et règne aux alentours d'entre 1235 et 1255.

L'histoire de Soundiata est essentiellement connue par l'épopée racontée de génération en génération jusqu’à nos jours par les griots ainsi que les savants, et est ainsi analysée par Seydou Camara :

« Cette « épopée » aux tonalités légendaires est un mélange de souvenirs réels et de motifs de conte ; c'est, autrement dit, une construction littéraire qui évoque l'histoire locale parasitée par le thème universel du héros classique7 »

Sommaire

Biographie

Origines familiales

Naré Maghann Konaté était un roi du Manding, petit royaume d’Afrique de l'ouest (situé dans l'actuelle Guinée). Il reçut un jour la visite d’un chasseur devin qui lui prédit qu’une femme laide lui donnerait un jour un fils qui deviendrait un grand roi. Naré Maghann Konaté était alors déjà marié à Sassouma Bereté et avait un fils, Dankaran Toumani.

Pourtant, selon la prédiction faite quelques années plutôt, les deux frères Traoré, chasseurs venant du pays de Do, lui présentent une femme laide et bossue, Sogolon Kondé (Sogolon Kedjou ou Sogolon « la vilaine »8), que le roi épouse.

Enfance et exil

Cette deuxième épouse donne donc naissance à un fils baptisé « Diata » ou « Djata ». L'additif « Sogolon », marque son appartenance matriarcale, dans le but de le distinguer de tout homonyme. Cet ajout est également le fait de son infirmité. En effet, la tradition orale rapporte que Soudiata est né paralysé et qu'il marcha à quatre pattes jusqu'à l'âge de sept ans2). Or, selon les coutumes mandingues, si plusieurs enfants d´une même famille ont le même prénom ou qu'un enfant porte une caractéristique un peu spécifique (un handicap ou une réputation par exemple), ces enfants ajoutent le nom de leur mère à leur prénom. Le prénom de Sogolon Diata signifie ainsi « Diata, fils de mère Sogolon ». Cela devint par diminutif « Soundiata ».

À la mort de Naré Maghann Konaté en 1218, son premier fils, Dankaran Toumani, prend le pouvoir malgré la volonté du roi défunt de respecter la prédiction. Soundiata et sa mère, qui avait entre temps donné naissance à deux nouvelles filles et avait adopté le fils de la troisième femme de Naré Maghann Konaté, furent donc l’objet permanent du mépris du nouveau roi et de sa mère.

Après un affront contre sa mère, Soundiata, à l’âge de sept ans, réussit à se lever et recouvrit miraculeusement l’usage de ses jambes lorsqu’il toucha le bâton royal. Mais la haine de Dankaran Toumani et de Sassouma Bereté conduisit Soundiata, sa mère et ses sœurs à l’exil au Royaume de Mena.

Soumaoro Kanté, roi du Sosso, attaque ensuite le royaume du Manding. Dankaran Toumani, craignant pour sa vie, finit par fuir vers Kissidougou (en actuelle Guinée). Selon la tradition, Soumaoro mena une dizaine d’expéditions au cours desquelles il massacra onze des fils de Naré Maghann Konaté, sauf Soundiata.

Retour d'exil sous le nom nouveau de Keïta

Les habitants du Manding allèrent donc ensuite chercher Soundiata dans son exil et lui demandent de prendre son héritage soit: « Kien » (héritage) et « Ta » (prendre), qui est devenu « Kienta » (prends ton héritage) et par la suite « Keïta ».

Le jeune prince devient rapidement très populaire auprès des Mandingues qui espèrent qu’il chassera un jour les envahisseurs du Sosso. Sa popularité croissante inquiète Soumaoro, le roi du Sosso, à qui des sorciers ont prédit : « Ton vainqueur naîtra au Mali ». Pour échapper à sa vengeance, Soundiata se réfugie chez un souverain voisin et ami, régnant au sud de son pays. Là, il attend le moment favorable pour libérer son royaume.

Soundiata était aguerri dès son plus jeune âge à la chasse, au tir à l’arc et fut mithridatisé contre les poisons. Il vécut pendant des années avec l’idée de se venger du massacre de sa famille. Un jour, un émissaire lui apprend la révolte des Mandé (ou mandingues) contre Soumaoro Kanté.

Il rassemble ses guerriers (selon les traditions orales, il aurait organisé une armée composée de dix mille cavaliers et de cent mille fantassins), conquiert le Fouta-Djalon, et lance des attaques sur le Sosso. Sa soeur Djegue, que Soumaoro Kanté avait épousé de force, s'enfuit et, selon la légende, alla apprendre à son frère que « seule une flèche portant un ergot de coq blanc pourra tuer le roi du Sosso ». Soundiata fait le nécessaire avec le secours des magiciens attachés à son service.

Rassemblant les armées de différents petits royaumes en lutte contre le Sosso, Soundiata Keïta forma une armée et réussit à vaincre l’armée de Soumaoro Kanté en 1235 à la bataille de Kirina, qui finit par disparaitre dans une montagne à Koulikoro.

Fondateur de l'empire du Mali

Carte de l'empire du Mali à son apogée.

Soundiata Keïta réunit tous les royaumes pour constituer l’Empire du Mali. Il est proclamé « Mansa » ce qui signifie « Roi des rois », et établit sa capitale à Niani, sa ville natale (aujourd’hui un village en haute Guinée). Lors de son intronisation, la confrérie des chasseurs du Mandé proclame la Charte du Manden, qui abolirait l'esclavage et serait l'une des premières déclarations des Droits de l'homme (il existe une controverse à ce sujet).

Vers 1240, le roi Soundiata s’empare de Koumbi-Saleh, capitale du Ghana, et détruit la ville. Il prend alors le titre d’empereur et envoie ses lieutenants conquérir le Bambouk.

Soundiata est présenté comme un grand administrateur qui développe le commerce, l’exploitation de l’or et des cultures nouvelles (introduction du cotonnier). Il organise politiquement et administrativement les peuples soumis, en implantant une solide organisation militaire. Les chefs de ses armées sont installés comme gouverneurs de province. Soundiata, outre ses exploits guerriers, est connu pour sa sagesse. Sa tolérance permet la coexistence pacifique de l’islam et de l’animisme dans son Empire.

Soundiata Keïta meurt en 1255, noyé dans les eaux du Sankarani pour les uns, tué d’une flèche par traîtrise (ou accidentellement) lors d’une fête à Niani selon les autres. À sa mort, l’empire du Mali s’étend de l’Atlantique au Moyen Niger, et de la forêt au désert.

Famille

Unions et descendances

Soundiata Keïta durant l'assemblée constitutive.

Soundiata Keïta a eu trois fils qui se sont succédé sur le trône de l’Empire du Mali :

Les successeurs de Mansa Oulé, Ouati, Khalifa et Aboubakari, manqueront d’autorité et laisseront régner l’anarchie dans l’Empire.

Ancêtres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Moussa Allakoï

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Naré Maghann Konaté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Soundiata Keïta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Sogolon Kondé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'épopée de Soundiata

Article détaillé : Épopée de Soundiata.

Une épopée se développe rapidement à partir de la vie réelle de Soundiata Keïta : diffusée et transmise par tradition orale, elle se ramifie en plusieurs variantes dans les différentes régions d'Afrique de l'Ouest. Au cours du XXe siècle, elle est mise par écrit et commence à être mieux connue au plan international.

Hommages et postérité

  • Les Badou Sakho depuis Bakel font encore aujourd’hui des sacrifices à la mémoire de Soundiata, qui selon la légende se serait métamorphosé en hippopotame.
  • Dans sa chanson Sundjata, Tiken Jah Fakoly (dont son ancêtre, Fakoly, fut l'allié de Soundiata et neveu de Soumaoro Kanté) rend hommage à Soundiata Keïta.

Annexes

Notes et références

  1. Prédécesseur en tant que Faama (roi), mais en tant que Mansa (roi des rois, l'équivalent de l'empereur), Soundiata est le premier.
  2. a et b Soundiata Keïta, fondateur de l'empire du Mali — cultures-maliennes
  3. Il serait mort dans sa vile natale de Niani selon d'autres sources.
  4. (en) SUNDIATA
  5. Certaines sources affirment également qu'il pratiquait les religions traditionnelles.
  6. Également appelé Sundiata, Sunjata ou encore Soundjata.
  7. Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 770
  8. Appelée également la bossue ou encore la femme-buffle.

Bibliographie

Histoire

  • Djibril Tamsir Niane, « Soundjata ou l'Epopée Mandingue », 1960, éd. Présence Africaine
  • Djibril Tamsir Niane, « Le Mali et la deuxième expansion manden », in Histoire générale de l'Afrique, IV, L'Afrique du XIIe au XVIe siècle, chapitre 6, UNESCO/NEA, 1985, rééd. UNESCO/Edicef/Présence Africaine, 1991
  • Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, La Grande Geste du Mali. Des origines à la fondation de l'Empire, Paris, Karthala, 1988, 2e édition 2007.
  • Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du Mali (La Grande Geste du Mali, tome 2), Paris, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 1991, 2e édition 2009.
  • Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 770
  • Jan Jansen, Épopée, histoire, societé - Le Cas de Soundjata, Mali et Guinée, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 2003

Littérature

Filmographie

L'épopée de Soundiata

Personnages principaux

Naré Maghann KonatéSogolon KondéSoundiata KeïtaBalla FassékéSassouma BeretéSoumaoro KantéTiramakhan TraoreFakoli Doumbia

Lieux principaux

MandéNianiDakadjalanNiger (fleuve)KoulikoroSankarani

Éléments historiques

MandinguesEmpire du MaliRoyaume de SossoBataille de KirinaCharte du MandenConfréries de chasseurs en AfriqueCaste au Mali

Griots et traducteurs

Mamadou Kouyaté (griot) et Djibril Tamsir NianeWa Kamissoko et Youssouf Tata CisséBazoumana Sissoko

Catégories :

 

 

Il Faut Preserver ce qui Nous Conserve de la rupture, la corruption, l'oppression et la confiscation aliénant Bien et Personnes physique et/ou morale:

 

Charte du Kurukanfuga

Véritable constitution avant la lettre, la charte de Kurukanfuga adoptée en 1236 après la bataille de Kirina par les représentants du Mandé et leurs alliés, régissait la vie du grand ensemble mandingue.

Programmée sur toute l’année, la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance se poursuit. L’épicentre des activités se déplace aujourd’hui à Kangaba. Dans la cité historique, le président de la République, Amadou Toumani Touré, présidera la journée de la Charte de Kurukanfuga. Cette journée se divise en plusieurs séquences : une déclaration des griots, des manifestations folkloriques, une fresque historique sur la Charte de Kurukanfuga, la pose de la première pierre de la stèle commémorative par le chef de l’Etat.

La Charte de Kurukanfuga, également appelée Charte du Mandé, date de 1236. Il s’agit d’une déclaration des droits de l’homme élaborée bien avant la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En 1236 donc à Kurukanfuga (dans l’actuel cercle de Kangaba), après la sanglante bataille de Kirina, les représentants du Mandé et leurs alliés se réunirent pour adopter un code destiné à régir la vie du grand ensemble mandingue.

Le roi Naré Maghan Soundiata était entouré pour la circonstance à la tribune par 4 chefs de tribus : Siby Kamandjan Camara (roi des Camara non forgerons), Fran Camara dit Tabon N’Yana Fran Camara (chef des rois forgerons), Fakoly Koroma et Faouly Tounkara (frère cadet de Nema Moussa Tounkara).

La Charte de Kurukanfuga est l’une des plus anciennes constitutions au monde même si elle a traversé les siècles sous une forme orale. Elle est composée d’un préambule et de chapitres prônant notamment la paix sociale dans la diversité, l’inviolabilité de la personne humaine, l’éducation, l’intégrité de la patrie, la sécurité alimentaire, l’abolition de l’esclavage par la razzia, la liberté d’expression et d’entreprise (voir encadré).

Si l’Empire a disparu, les termes de la Charte et les rites associés continuent d’être transmis oralement, de père en fils, et de manière codifiée au sein de la communauté des Malinkés.

Pour perpétuer cette tradition, des cérémonies commémoratives annuelles de l’assemblée historique sont organisées à Kangaba. Elles sont soutenues par les autorités locales et nationales, et surtout par les autorités coutumières lesquelles y voient une source d’inspiration juridique ainsi qu’un message d’amour, de paix et de fraternité venu du fond des âges. La Charte de Kurukanfuga représente aujourd’hui encore le socle des valeurs et de l’identité des populations concernées.

A côté de la Charte de Kurukanfuga, le village de Kangaba, reconnu aujourd’hui comme site mondial de l’UNESCO, est aussi célèbre pour sa case sacrée, le "Kababulon". La réfection septennale du toit de l’édifice est un événement culturel majeur. Les Malinkés et les autres populations du Mandé, des régions du sud-ouest du Mali, se rassemblent tous les sept ans pour célébrer la pose de la toiture de chaume sur le Kababulon. Construit en 1653, le Kababulon est un édifice circulaire qui abrite des objets et des éléments de mobilier d’une grande richesse symbolique pour la communauté et est utilisé comme sénat villageois. La cérémonie est organisée par les membres du clan des Kéïta, descendants du fondateur de l’Empire du Mali, Soundiata Kéïta, et par les griots du patronyme Diabaté, lesquels sont les détenteurs de l’histoire du Kababulon.

La réfection du toit est l’occasion d’évoquer l’histoire et la culture du Mandé à travers les traditions orales. Elle renforce les liens sociaux, règle les conflits et prédit l’avenir pour les sept ans à venir. Les festivités durent cinq jours, pendant lesquels les jeunes âgés de 20 à 21 ans descendent l’ancienne toiture puis posent la nouvelle sous la surveillance et la direction des anciens de la communauté, qui, à cette occasion, transmettent leur savoir lié à la case sacrée, à sa construction, son histoire et sa valeur symbolique.

 

Que dit la charte de Kouroukan Fouga ?

I. DE L’ORGANISATION SOCIALE

Article 1 : La société du grand Mandé est divisée en seize (16) porteurs de carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre (4) classes de Nyamakalas (hommes de caste), une (1) classe de serfs (esclaves) (Mofé molu). Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques.

Article 2 : Les Nyamakalas se doivent de dire la vérité aux chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur l’ensemble du royaume.

Article 3 : Les Morikandas lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.

Article 4 : La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Font partie de la classe d’âge, les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives. Les Kangbès (classe internationale entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés à participer à la prise des grandes décisions concernant la société.

Article 5 : Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.

Article 6 : Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.

Article 7 : Il est institué entre les Mandenkas, le Sanankuya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyoya (forme de totémisme). En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits, la tolérance et le chahut doivent être le principe.

Article 8 : La Famille Keïta est désignée famille régnante sur l’empire.

Article 9 : L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.

Article 10 : Adressons-nous mutuellement les condoléances.

Article 11 : Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez par chez le voisin.

Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.

Article 13 : N’offensez jamais les Nyaras.

Article 14 : N’offensez jamais les femmes, nos mères.

Article 15 : Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.

Article 16 : Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements.

Article 17 : Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.

Article 18 : Respectons le droit d’aînesse.

Article 19 : Tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l’on n’a pas eue et la parole qu’on a prononcée sans contrainte aucune. On leur doit respect et considération.

Article 20 : Ne maltraitez pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.

Article 21 : Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l’ami et de l’associé.

Article 22 : La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.

Article 23 : Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.

Article 24 : Ne faites jamais du tort aux étrangers.

Article 25 : Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.

Article 26 : Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.

Article 27 : La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelque soit le nombre des candidats.

Article 28 : Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.

Article 29 : La dot est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour son père et sa mère.

Article 30 : Venons en aide à ceux qui en ont besoin.

 

II. DES BIENS

Article 31 : Il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.

Article 32 : Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété commune qu’au bout de 4 ans.

Article 33 : La quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.

Article 34 : Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.

Article 35 : Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.

Article 36 : Assouvir sa faim n’est pas de vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.

 

III. DE LA PRÉSERVATION DE LA NATURE

Article 37 : Fakombé est désigné chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.

Article 38 : Avant de mettre le feu à la brousse ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.

Article 39 : Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures, libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.

IV. DISPOSITIONS FINALES

Article 40 : Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.

Article 41 : Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.

Article 42 : Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez–vous les uns les autres.

Article 43 : Balla Fassèkè Kouyaté est désigné grand chef des cérémonies et médiateur principal du Mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes les tribus, en priorité avec la famille royale.

Article 44 : Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est chargé de l’application stricte de ces articles.

 

La charte du Manden ou charte du Mandé1, charte de Kouroukan Fouga , ou encore, en langue malinké, Manden Kalikan, est un texte oral, dont l'authenticité n'est pas sérieusement mise en doute, contemporain du règne du premier souverain Soundiata Keita qui vécut de 1190 à 1255. Il aurait été solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soundiata Keïta comme empereur du Mali à la fin de l'année 1236. Il n'en existerait pas de trace écrite antérieure aux années 1960. La Charte qui est décrite ci-dessous provient des travaux de Wa Kamissoko, menés dans les années 1970.

Au même titre que la Magna Carta éditée en 1215 en Angleterre, ce texte est considéré comme l'une des plus anciennes références concernant les Droits fondamentaux. Pour cette raison, il est inscrit depuis 2009 par l'UNESCO au patrimoine immatériel de l'Humanité. Cette reconnaissance confirme la valeur juridique et la portée universelle de la Charte du Mandé.

Sommaire

Origine

Œuvre de lettrés, ce texte en forme de serment nous est connu sous forme de deux versions, l'une datée de 1222 et comportant sept chapitres, l'autre datée 1236 et comportant quarante-quatre articles. Ces deux versions ont été retranscrites à partir de travaux conduits depuis les années 1960 auprès des dépositaires de la mémoire africaine appartenant en particulier à la confrérie des chasseurs.

Contenu de la Charte

Après un préambule « à l'adresse des douze parties du Monde et au nom du Mandé tout entier » avec une vocation universelle, la charte mentionne sept paroles, qui sont autant d'entêtes d'articles de la charte :

  • le droit à la vie, les principes d'égalité et de non-discrimination sont déclarés : « Une vie n'est pas plus ancienne ni plus respectable qu'une autre vie, de même qu'une autre vie n'est pas supérieure à une autre vie »
  • « Que nul ne s'en prenne gratuitement à son voisin, que nul ne cause du tort à son prochain, que nul ne martyrise son semblable
  • « Le tort demande réparation »
  • « Pratique l'entraide »
  • « Veille sur la patrie »
  • « La faim n'est pas une bonne chose, l'esclavage n'est pas non plus une bonne chose.»
  • « La guerre ne détruira plus jamais de village pour y prélever des esclaves; c'est dire que nul ne placera désormais le mors dans la bouche de son semblable pour aller le vendre; personne ne sera non plus battu au Mandé, a fortiori mis à mort, parce qu'il est fils d'esclave
  • Le principe moderne de liberté est ainsi énoncé : « Chacun est libre de ses actes, dans le respect des interdits des lois de sa Patrie. »

On trouve donc dans cette charte le respect de la vie humaine, la liberté individuelle, la justice et l'équité, la solidarité. En prenant le parti de lutter contre ce qui lui apparait comme la racine des conflits, l'esclavage, elle identifie la violence des situations comme précédant la violence de la guerre. L'esclavage était devenu courant en Afrique de l'Ouest. Selon les transcripteurs de la charte du Manden l'abolition de l'esclavage fut une œuvre maîtresse de Soundiata Keïta et de l'Empire du Mali.

Patrimoine culturel national

Le 16 mars 2011, le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national de la Charte du Manden2.

Controverse sur cette charte

Le contenu exact de cette charte est contesté parce qu'il n'y a pas de traces écrites de cette déclaration. On a pu dire à propos de l'épopée de Soundiata :

« Le schéma idéologique mis en place répond à la situation dominante de ceux qui l'ont construit et vise à consolider celle-ci. Ce modèle qui donne de l'organisation sociale une image simplifiée répartit les hommes en trois catégories : les hôôrôn (hommes libres) spécialistes du pouvoir, de la guerre et de la production, les nyamakala (gens dits de caste inférieure) à qui la société délègue le soin de la sauvegarde et de l'enseignement de l'histoire, et les jôn (esclaves) aux rôles multiples. […] Le schéma que nous évoquons ici reflète avant toutes les structures globales d'une société guerrière et dissimule les tensions entre les trois catégories sociales, sous couvert d'un échange équilibré de services mutuels. De plus, il justifie, par l'accomplissement de ces services, les inégalités de fait, l'oisiveté et l'opulence des tenants du pouvoir et des nyamakala leurs alliés, les obligations de labeur qui pèsent sur les jôn et l'exploitation dont ces derniers sont l'objet. Enfin ce reflet idéologique rassure dans la mesure où il vise à stabiliser les structures dont il montre l'image dans l'intérêt des élites qui occupent leur sommet. Cette idéologie de la société, qui est en effet résolument conservatrice, conçoit les divisions dont elle décrit l'ajustement comme des «ordres», c'est-à-dire des groupes considérés comme immuables, délimités par des frontières difficiles à franchir3. »

L'état de la société décrit dans la Geste de Sundjata contredit fortement le texte de la charte. À cet égard, la charte de Kurukanfuga, parfois assimilée à celle de Manden, et qui daterait de 1236, telle que retranscrite par le CELTHO, (Center of Linguistic and Historical Studies by the Oral tradition) en 1998 ne mentionne pas l'abolition de l'esclavage mais seulement dans son article 20 l'obligation pour les maîtres de se comporter humainement4. La charte du Manden fait l'objet d'un intérêt marqué en Afrique de l'Ouest et en particulier au Mali5. Son ancienneté prétendue en fait un argument localement fort pour lutter contre l'esclavage6. D'un point de vue historique elle soulève de nombreuses questions, à commencer par celle de la fiabilité des sources orales, de leur reconstruction et de leur réinterprétation durant l'histoire7.

Notes et références

  1. La Charte du Mandé et autres traditions du Mali, traduction Youssouf Tata et Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Albin Michel 2003
  2. Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 mars 2011 [archive], 16 mars 2011
  3. Seydou Camara, « La tradition orale en question », Cahiers d'études africaines, n°144, 1996, p. 785. [lire en ligne [archive]]
  4. [1] [archive] et [2] [archive]
  5. maliweb.net :: Charte du Manden ou de Kurukanfuga : Le ministère de la Culture ouvre le débat [archive]
  6. PDF/Full%20English%20Slavery%20in%20Niger.pdf [archive]
  7. Voir ainsi à propos de l'épopée de Soundiata, Seydou Camara, "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines, 144, 1996, p. 775 : "Au fur et à mesure que le texte était véhiculé par les nyamakala, il se transformait selon les intérêts de chacun".

Bibliographie

  • CELTHO (collectif), La Charte de Kurukan Fuga. Aux sources d'une pensée politique en Afrique, Paris, L’Harmattan / Conakry (Guinée), Société africaine d’édition et de communication, 2008.
  • Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, La grande geste du Mali - Des origines a la fondation de l'empire- Karthala - Hommes et Sociétés - Civilisation
  • Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du mali - Karthala - Hommes et Sociétés - Histoire
  • Aboubacar Fofana; La Charte du Mandé et autres traditions du Mali, calligraphies de Aboubacar Fofana, traduction de Youssouf Tata Cissé, Les Carnets du calligraphe, éditions Albin Michel, 2003. (ISBN 222613736X)
  • Éric Jolly, « L’épopée en contexte Variantes et usages politiques de deux récits épiques (Mali/Guinée) », dans Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2010/4, p. 885-912.
  • Djibril Tamsir Niane, « Recherches sur l'Empire du Mali au Moyen Âge », article dans Recherches africaines, n°1, janvier 1959 p. 6-56. [lire en ligne] (Sur Guinee.net.) (L'article ne mentionne pas que la tradition ait transmis de façon précise les principes fondateurs de l'empire mandingue.
  • Francis Simonis L'âme de l'Afrique - Epopée, contes et légendes Le Point Références, Novembre-décembre 2012, pages 70 et 71.

Articles connexes

Liens externes

 

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vPatrimoine culturel immatériel de l’humanité au Mali

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L'épopée de Soundiata

 

 

 

 

Modibo Keïta

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Modibo Keïta

Illustration.

Fonctions

1er président de la République du Mali

22 septembre 196019 novembre 1968
(8 ans, 1 mois et 27 jours)

Premier ministre

Lui-même

Prédécesseur

Fonction créée

Successeur

Moussa Traoré
(président du Comité militaire de libération nationale)

Président de l'Assemblée fédérale de la Fédération du Mali
Chef du gouvernement

17 janvier20 août 1960
(7 mois et 3 jours)

Président

Léopold Sédar Senghor

Prédécesseur

Fonction créée

Successeur

Fonction supprimée

Secrétaire général de L'Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain

19 janvier 194622 septembre 1960
(14 ans, 8 mois et 3 jours)

Président

Félix Houphouët-Boigny

Secrétaire d'État à la présidence du Conseil

6 novembre 195715 avril 1958

Président

René Coty

Gouvernement

Félix Gaillard

Prédécesseur

Georges Galy-Gasparrou
Michel Soulié
Jean Meunier

Successeur

Aucun

Sous-secrétaire d'État à la France d'Outre-mer

12 juin 195730 septembre 1957

Président

René Coty

Gouvernement

Maurice Bourgès-Maunoury

Prédécesseur

Gaston Defferre

Successeur

Gérard Jaquet

Biographie

Date de naissance

4 juin 1915

Lieu de naissance

Bamako (Soudan français)

Date de décès

16 mai 1977 (à 61 ans)

Lieu de décès

Bamako (Mali)

Nationalité

malienne

Parti politique

Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain

Religion

Islam


 

Modibo Keïta

Présidents de la République du Mali

modifier Consultez la documentation du modèle

Modibo Keïta est un homme politique malien, président de la République du Mali entre 1960 et 1968.. Il est né le 4 juin 1915 à Bamako (Mali). Il est mort en détention au camp des commandos parachutistes de Djikoroni Para à Bamako le 16 mai 1977, ses geôliers lui ayant apporté de la nourriture empoisonnée.

Modibo Keïta est un panafricaniste et un tiers-mondiste convaincu. Il partage cette conviction avec les grands nationalistes de son temps, Mouammar Kadhafi, de Libye, Gamal Abdel Nasser d’Égypte, Kwame Nkrumah du Ghana, Ahmed Ben Bella d’Algérie, Nehru d’Inde, pour ne citer que ceux-ci.

Sommaire

Son enfance et sa jeunesse

Modibo Keïta est né le 4 juin 1915 à Bamako-Coura, un quartier de Bamako, alors capitale du Soudan français. Fils de Daba et Hatouma (Fatoumata) Camara, Modibo est issu d’une famille malinké et musulmane pratiquante. Après avoir fréquenté de 1925 à 1931 l’école primaire de Bamako, il entre en 1931 à l'école primaire supérieure Terrasson de Fougères (actuel lycée Askia Mohamed) et en 1934, il poursuit ses études à l’école normale d’instituteurs, l’École William Ponty de Gorée à Dakar. Ses professeurs le signalèrent déjà comme un bon élément mais comme un agitateur anti-français, à surveiller. Il sort major de sa promotion et en 1936, il devient instituteur. Il enseignera d’abord en brousse puis à Bamako, Sikasso et Tombouctou.

Les débuts de son engagement

Très vite, il adhère à plusieurs associations. Il fonda avec Mamadou Konaté, l’« Association des lettrés du Soudan » qui deviendra par la suite le « Foyer du Soudan ». Il s’investit dans les activités culturelles et anime le groupe « Art et Travail ».

En 1937, il fonde avec le Voltaïque Ouezzin Coulibaly le « syndicat des enseignants d’Afrique occidentale française ».

Il devient membre du « Bloc soudanais » créé par Mamadou Konaté.

En 1943, il fonde avec son ami Jean Marie Koné la revue L’Œil de Kénédougou dans laquelle il critique le pouvoir colonial.

L’homme politique

Cette même année, est créé à Bamako le Rassemblement démocratique africain (RDA), présidé par Félix Houphouët-Boigny. Il prend le poste de secrétaire général de l’Union soudanaise R.D.A.

En 1948, il est élu conseiller général du Soudan français au titre de la circonscription de Bamako-Kita.

En 1953, il est élu conseiller de l’Union française.

Le 26 novembre 1956, il devient maire de Bamako et est élu député à l’assemblée nationale française dont il devient vice-président.

Il siègera deux fois comme secrétaire d’État dans les gouvernements français de la Quatrième République :

En 1958, il est élu président de l’Assemblée constituante de la Fédération du Mali qui regroupe le Soudan français, le Sénégal, la Haute-Volta et le Dahomey (ces deux derniers pays quitteront rapidement la fédération).

Le président de la République

Le 20 juillet 1960, Modibo Keïta est nommé chef du gouvernement de la Fédération du Mali (qui regroupe le Soudan français et le Sénégal). Après l’éclatement de cette fédération, le 22 septembre 1960, il proclame l’indépendance du Soudan français qui devient la république du Mali. Il en prend la présidence.

Socialiste, il oriente son pays vers une socialisation progressive de l’économie, d’abord de l’agriculture et du commerce avec la création en octobre 1960 de la Société malienne d’importation et d’exportation (SOMIEX) ayant le monopole de l’exportation des produits maliens et de l’importation des produits manufacturés et des biens alimentaires (sucre, thé, lait en poudre…) et de leur distribution à l’intérieur du pays. La création du franc malien en 1962 et les difficultés d’approvisionnement entraînent une inflation importante et un mécontentement dans la population, notamment auprès des paysans et des commerçants.

Sur le plan politique, Modibo Keïta fait rapidement incarcérer ses opposants comme Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko, anciens députés représentant le Soudan à l’Assemblée nationale française. À partir de 1967, il déclenche la « révolution active » et suspend la constitution en créant le Comité national de défense de la révolution (CNDR). Les exactions des « milices populaires » et la dévaluation du franc malien en 1967 amènent un mécontentement général.

Le 19 novembre 1968, le lieutenant Moussa Traoré organise un coup d’État et renverse Modibo Keïta qu’il envoie en prison à Kidal. Durant dix ans, de 1968 à 1978, le pays est alors dirigé par le Comité militaire de libération nationale (CMLN).

Modibo Keïta meurt en détention à Bamako le 16 mai 1977 à l’âge de 62 ans dans des circonstances suspectes. Radio-Mali diffuse un communiqué annonçant : « Modibo Keïta, ancien instituteur à la retraite, est décédé des suites d’un œdème aigu des poumons. » Ses obsèques au cimetière d’Hamdallaye donnèrent lieu à d’importantes manifestations, réprimées violemment par les services de sécurité dirigés alors par Tiécoro Bagayoko. Le président Moussa Traoré est obligé d’intervenir à Radio-Mali pour donner une version « officielle » du décès de Modibo Keïta, qui ne convainc personne. Modibo Keïta est réhabilité en 1992 à la chute du régime de Moussa Traoré par le président Alpha Oumar Konaré. Le mémorial Modibo Keïta est inauguré à Bamako le 6 juin 1999.

Le panafricaniste

Modibo Keïta a œuvré toute sa vie pour l’unité africaine. D’abord en participant à la création de la Fédération du Mali avec Léopold Sédar Senghor.

Après son éclatement, il s’éloigne de Léopold Sédar Senghor et avec Sékou Touré (président de la Guinée) et Kwame Nkrumah (président du Ghana), il fonde l’Union des États de l'Afrique de l'Ouest.

En 1963, il participe à la rédaction de la charte de l’Organisation de l'unité africaine (OUA) dont il est l’un des principaux artisans.

Invitant à Bamako le roi du Maroc et le président algérien, il œuvrera pour mettre fin à la « guerre des sables », conflit frontalier entre l’Algérie et le Maroc.

De 1963 à 1966, il normalisera ses relations avec le Sénégal, la Haute-Volta et la Côte d’Ivoire.

Partisan du non-alignement, il a défendu les mouvements nationalistes comme le Front de libération nationale (FLN) algérien.

Voir aussi

Bibliographie

Filmographie

Liens externes

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v · d · m

Présidents du Mali

 

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v · d · m

Premiers ministres du Mali

 

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v · d · m

Gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury (12 juin - 30 septembre 1957)

 

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v · d · m

Gouvernement Félix Gaillard (6 novembre 1957 - 15 avril 1958)

Catégories :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mali

 

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République du Mali

 

 

 

 

 

Drapeau
Drapeau du Mali.

Blason
Armoiries du Mali.

 

 

Description de l'image  Mali (orthographic projection).svg.

 

Devise nationale

Un peuple, un but, une foi

Hymne national

Pour l'Afrique et pour toi, Mali

 

 

Administration

Forme de l'État

République

Président de la République

Ibrahim Boubacar Keïta

Premier ministre

Oumar Tatam Ly

Langues officielles

Français

Capitale

Bamako

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e9/Geographylogo.svg/18px-Geographylogo.svg.png12° 39′ N 8° 0′ O

 

 

Géographie

Plus grandes villes

Bamako, Sikasso, Mopti, Koutiala, Kayes

Superficie totale

1 240 192 km2
(classé 24e)

Superficie en eau

1,68

Fuseau horaire

UTC +0

 

 

Histoire

Indépendance

de la France

date

20 juin 1960 (Fédération du Mali)
22 septembre 1960 (République du Mali)

 

 

Démographie

Gentilé

Malien, Malienne

Population totale (2009)

14 517 176[  hab.
(classé 65e)

Densité

11,7 hab./km2

 

 

Économie

IDH (2013)

en diminution0,3441 (faible) (182e)

Monnaie

Franc CFA2 (XOF​)

 

 

Divers

Code ISO 3166-1

MLI, ML​

Domaine Internet

.ml

Indicatif téléphonique

+223

 

Le Mali, officiellement République du Mali, est un pays d'Afrique de l'Ouest, frontalier de la Mauritanie et de l'Algérie au nord, du Niger à l'est, du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire au sud, de la Guinée au sud-ouest et du Sénégal à l'ouest.

Ancienne colonie française du Soudan français, le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960, après l'éclatement de la Fédération du Mali regroupant le Sénégal et le Soudan français. Sa devise est « un peuple, un but, une foi » et son drapeau est constitué de trois bandes verticales verte, jaune et rouge.

La république du Mali a conservé les frontières héritées de la colonisation, celles du Soudan français. Antérieurement, plusieurs royaumes et empires se sont succédé, englobant une partie plus ou moins importante du Mali actuel et des pays limitrophes.

Avec 14 517 176 habitants en 20093, la population malienne est constituée de différentes ethnies, dont les principales sont les Bambaras, les Bobos, les Bozos, les Dogons, les Khassonkés, les Malinkés, les Minianka, les Peuls, les Sénoufos les Soninkés (ou Sarakolés), les Sonrhaïs, les Touaregs, les Toucouleurs. Le français est la langue officielle, mais la population parle majoritairement les langues nationales, le bambara étant la plus utilisée et sert, parallèlement au français, de langue véhiculaire.

Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA) en termes de développement socio-économique4.

Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine.

Bamako, ville située au sud-ouest et qui comptait 1 809 106 habitants en 20095, est la capitale du pays.

 

Sommaire

 

Toponymie

La République du Mali tient son nom de l'ancien empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au XIIIe siècle et qui a connu son apogée au XIVe siècle.

En 1959, les deux colonies françaises du Soudan français et du Sénégal fondent la Fédération du Mali qui obtient son indépendance. Lors de l'éclatement de cette fédération, les Soudanais conduits par Modibo Keïta, déclarent leur indépendance et donnent à leur pays le nom de République du Mali.

Histoire

Article détaillé : Histoire du Mali.

Histoire pré-coloniale

Cinq empires ou royaumes importants se sont succédé : l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire songhaï, le royaume bambara de Ségou et l'empire peul du Macina. Son économie reposait sur l’agriculture, l’élevage et le commerce transsaharien avec les peuples d’Afrique du Nord intéressés par l’or, le sel et les esclaves mais aussi la culture. À son apogée l’empire s’étend de l’Atlantique au Nigeria et du Nord de la Côte d’Ivoire au Sahara.

De 1883 à 1960, une colonie française

Après l'invasion par la France en 1883, le Mali devient une colonie française sous le nom de Soudan français. Le 4 avril 1959, le Sénégal et le Soudan se regroupent pour former la Fédération du Mali, qui accède à l'indépendance le 20 juin 1960. Deux mois plus tard, le Sénégal se retire de la fédération et proclame son indépendance. Le 22 septembre 1960, le Soudan proclame à son tour son indépendance sous la conduite de Modibo Keïta, tout en conservant le nom de Mali.

De 1960 à aujourd'hui, après l'indépendance

En 1968, Modibo Keïta est renversé par un coup d'État conduit par un groupe d'officiers ayant à leur tête Moussa Traoré, qui instaure une dictature. Le 26 mars 1991, celui-ci est renversé à son tour par le général Amadou Toumani Touré. Après une période de transition, ce dernier restaure la démocratie avec l'élection d'Alpha Oumar Konaré en 1992, qui sera réélu en 1997.

En 2002, Amadou Toumani Touré, qui a quitté l'armée pour se présenter, est élu président de la République du Mali, et réélu en 2007.

2012-2013, des conflits croisés

Article détaillé : Conflit malien de 2012-2013.

De janvier à avril 2012, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) attaque les camps militaires maliens et les villes situés dans les régions de Gao, de Tombouctou et de Kidal remettant en cause l'unité territoriale du Mali dont l'armée est mise en difficulté.

Le 22 mars 2012, le gouvernement est renversé par un coup d'État conduit par de jeunes militaires qui dénoncent son incapacité à gérer le conflit sévissant au nord du pays6,7. L’unité politique du pays est plus que jamais menacée8,9. Ces soldats mutins dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo prennent le contrôle de la présidence, puis annoncent la dissolution des institutions et la suspension de la Constitution ; et ce, à un mois de l'élection présidentielle. Ce coup d'État entraîne le départ d'Amadou Toumani Touré et la mise en place d'un couvre-feu temporaire. Les violences qui suivent le renversement du pouvoir entraînent la mort d'une personne et en blessent une quarantaine d'autres.

Le 1er avril 2012, la rébellion Touareg, constituée du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et d'un mouvement salafiste Ançar Dine, contrôle les trois régions situées au nord du Mali. Le MNLA réclame l'indépendance de l'Azawad tandis qu'Ançar Dine souhaite imposer la charia. Les deux mouvements revendiquent le contrôle des principales villes.

Le 4 avril, le MNLA décide unilatéralement la fin des opérations militaires à compter du 5 avril à minuit (TU)10. Deux jours plus tard, le 6, le MNLA proclame l'indépendance de l'Azawad.

La proclamation de l'indépendance de l’Azawad par les touaregs du MNLA a été condamnée de façon catégorique par les différents partis maliens ainsi que par l’Union africaine et la communauté internationale ; ces partis affirment que l’intégrité territoriale du Mali n’est pas négociable et souhaitent que le MNLA revienne à la raison, de gré ou de force.

Le 15 novembre 2012, François Hollande, président français reçoit le président Nigérien à l'Élysée pour discuter d'une intervention française et de la protection des exploitations française des mines d'uranium, au Niger, à la frontière avec le Mali11,12.

Le 11 janvier 2013 devant la progression des rebelles au-delà de la ligne de séparation des deux Mali et la prise de la ville de Konna, verrou stratégique dans la marche sur Bamako, l'état d'urgence est déclaré dans le pays13. À la suite de la demande du président du Mali par intérim Dioncounda Traoré, la France sollicite l'accord de l'ONU pour déclencher une intervention militaire (Opération Serval) de libération du pays14. Le 13 janvier 2013 marque le début du recul des islamistes, l'Armée Française 15poursuivant sa progression vers le nord16. Des troupes de la CEDEAO viennent renforcer le dispositif et la France demande à l'ONU d'accélérer l'arrivée de troupes d'appui et d'une mission d'assistance de l'Union européenne 17 pour février 201318.

Politique

Article détaillé : Politique au Mali.

Le Mali est une république avec un parlement unicaméral. Le pouvoir exécutif est représenté par le président et son gouvernement. Le pouvoir législatif par l'Assemblée nationale. La plus haute autorité judiciaire est la Cour suprême.

La démocratie a été instaurée en 1991, après le coup d'État d'Amadou Toumani Touré contre le régime autoritaire de Moussa Traoré, à la suite des révoltes populaires. Malgré des difficultés importantes, notamment lors des élections présidentielle et législatives de 1997, le Mali a maintenu la démocratie, faisant figure d'exemple pour l'Afrique. Cependant, la faible participation électorale et la non-compréhension par une partie importante de la population des enjeux électoraux fragilisent cette démocratie19.

Depuis l'indépendance du Mali, six chefs d'État se sont succédé :

En mars 2012, un coup d'État est lancé par des militaires à la suite des rébellions du nord-Mali avant les élections présidentielles, engendrant couvre-feu temporaire et départ de Toumani Touré. En avril, les Touaregs du MNLA proclament l'indépendance du Nord du pays, mais celle-ci n'est reconnue par personne. Les conflits continueront et s'aggraveront, conduisant à l'engagement de forces internationales au début de l'année 2013.

Ordres et décorations du Mali

  • Ordre National du Mali
  • Ordre du Mérite Agricole

Administrations

Article détaillé : Institution au Mali.

Justice

Articles détaillés : Cour constitutionnelle (Mali), Cour suprême (Mali), Médiateur de la République (Mali) et Commission nationale des droits de l'homme (Mali).

Santé

Article détaillé : Catégorie:Santé au Mali.

Éducation

Article détaillé : Éducation au Mali.

Forces armées

Article détaillé : Forces armées et de sécurité du Mali.

Géographie

Articles détaillés : Géographie du Mali et Liste de villes du Mali.

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Image satellite du Mali

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Carte du Mali

Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale entre le tropique du Cancer et l'Équateur. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. La plus grande part de la population vit en zone rurale. La densité, très variable, passe de 90 hab./km2 dans le delta central du Niger à moins de 5 hab./km2 dans la région saharienne du Nord.

Le pays possède des frontières communes avec la Mauritanie, l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Sénégal.

Outre la capitale Bamako, les villes principales sont Kayes, Ségou, Mopti, Sikasso, Koulikoro, Kidal, Gao, Tombouctou.

Le pays possède trois zones climatiques :

  • les deux tiers nord du pays, entièrement désertiques, appartiennent au Sahara méridional, avec des précipitations annuelles inférieures à 127 mm. Cette région est traversée par des nomades avec leurs troupeaux ;
  • le centre : la région sahélienne, relativement sèche (aux pluies tropicales relativement insuffisantes), est couverte de steppe remplacée progressivement vers le sud par la savane. La vallée du Niger est cultivée grâce à certains travaux de mise en valeur : on y trouve du riz, du coton, du karité (appellation en langue bamana), de l'arachide, du mil, du sorgho. Une vaste étendue dans le centre du Mali est constituée de marécages, dus aux nombreux bras du Niger ;
  • la région soudanaise est une zone avec des précipitations de 1 400 mm par an et des températures moyennes comprises entre 24 °C et 32 °C. Elle est, dans sa partie nord, couverte de savane devenant de plus en plus dense et se transformant progressivement en forêt vers le sud.

Le relief est peu accentué. Les plaines alluviales, très vastes, sont toutefois dominées par quelques plateaux calcaires et de grès (plateaux mandingues et dogon). Le point culminant du Mali est le mont Hombori (1155 m).

Article détaillé : Savane ouest soudanienne.

Subdivisions

Article détaillé : Collectivité territoriale au Mali.

Le Mali est divisé en huit régions et un district. Ces subdivisions portent le nom de leur ville principale. Les trois régions du nord : Gao, Kidal et Tombouctou représentent les deux tiers de la superficie du pays pour seulement 10 % de sa population. Deux nouvelles régions devraient bientôt voir le jour, à la suite d'un récent projet de loi, il s'agit des régions de Ménaka et de Taoudeni. Neuf autres régions seront créées au cours des cinq prochaines années. Il s'agit des régions de Nioro, Kita, Nara, Dioïla, Koutiala, Bougouni, San, Bandiagara et Douentza.

Au sud le pays est divisé entre les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou, Sikasso et le district de Bamako.

La décentralisation est une réforme majeure en cours. Elle vise à transférer des compétences aux collectivités territoriales afin que les affaires locales soient gérées au plus près des populations.

Cette réforme a pour base une refonte complète du découpage territorial hérité de l'administration coloniale et se distingue par le processus de consultation populaire qui a permis la création des communes sur la base de regroupements volontaires de villages et de fractions suivant des critères bien définis21.

Il y a 703 communes au Mali, dont 684 nouvelles communes ont été créées en 1996. Une loi de 1999 confirme cette réorganisation administrative et territoriale du Mali en créant les cercles (regroupement de communes) et les régions (regroupement de cercles)22.

L'État malien a créé une direction nationale des collectivités territoriales au sein du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) chargée de suivre la mise en œuvre de la décentralisation et le renforcement des capacités des collectivités territoriales. Des dispositifs d'appui technique et d'appui financier sont également en place.

En 2005, un document cadre de la politique nationale (DCPN) de décentralisation (2005-2014) a été adopté et s’articule autour de quatre axes majeurs, à savoir :

  • Le développement des capacités des collectivités territoriales ;
  • L’amélioration de la déconcentration des services de l’État ;
  • Le développement de la citoyenneté ;
  • Le développement des prestations privées des services au niveau local.

En 2005, la huitième Institution de la République du Mali a été créée. Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales assure la représentation nationale des collectivités territoriales. Son avis est requis sur toutes les questions concernant la politique de développement local et régional, la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens à l’intérieur des collectivités territoriales22.

Environnement

Économie

Article détaillé : Économie du Mali.

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Usine de coton de la Compagnie malienne pour le développement du textile

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Marché du Mali

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États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)

Le Mali est un pays en développement, avec 65 % de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L'activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Environ 10 % de la population est nomade et environ 80 % travaille dans l'agriculture ou la pêche. L'activité industrielle est concentrée autour des activités agricoles. L'émigration constitue une très importante manne de revenus. Le Mali dépend de l'aide étrangère et est très vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du coton, son exportation principale. En 1997, le gouvernement a mis en place un programme d'ajustement structurel réclamé par le FMI qui a aidé la croissance, la diversification et les investissements étrangers. Ces réformes économiques et la dévaluation du Franc CFA en janvier 1994 ont soutenu une croissance moyenne de 4 %. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l'or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d'or dans la région sub-saharienne. Il est d'ailleurs actuellement le troisième exportateur africain, derrière l'Afrique du Sud et le Ghana. L'or est la première source d'exportation du pays, suivi du coton et du bétail. La production d'or a doublé entre 2000 et 2002 pour représenter 12% du PIB malien. C'est le troisième producteur aurifère d'Afrique.

Depuis la fin des années 1990, les "compagnies juniors" canadiennes, investies dans plus de 8000 propriétés minières, dans plus de 100 pays, pour la plupart encore à l'état de projet23 multiplient les contrats avec des pays africains. Au Mali, elles ont pour nom Nevsun Resources, Robex, Resources, Great Quest Metals, Axmin, Delta Exploration , Etruscan Resources, Glencar Mining pic, North Atlantic Resources et IAMGold24.

Pour ce qui est des principaux partenaires commerciaux, le principal pays importateur du Mali est le Sénégal avec 13,1 % en 2008 et le principal pays exportateur est la Chine avec 26,7 % en 2008. En dehors de ces pays, le Mali a aussi, comme partenaires commerciaux, la France, la Côte d’Ivoire, la Belgique, le Luxembourg, la Grande-Bretagne et l’Allemagne25. De très nombreuses références historiques [Lesquelles ?] attestent de l’existence d’un potentiel minier confirmé au Mali. [ réf.  souhaitée]

Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database).

Le Mali est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le Mali s’est hissé au niveau de premier producteur de coton de l’Afrique au sud du Sahara. Il possède le premier troupeau de bétail de la sous-région, assure l’autosuffisance alimentaire durable en année de pluviométrie normale et subvient à l’ensemble de ses besoins en céréales sèches. Grâce aux réussites déjà constatées et au regard des potentialités déjà existantes, notamment dans les cultures irriguées et l’élevage qui reste à développer, le Mali a donc démontré qu’il peut devenir la grande puissance agricole de la sous-région.

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Mali,

À la suite de la chute du cours du coton sur le marché en 2005, les paysans maliens produisent aujourd'hui à perte. Les agriculteurs dégagent des marges de plus en plus étroites et sont obligés de contracter des dettes. La CMDT (Compagnie malienne du développement des textiles) achète le kilogramme de coton 160 francs CFA alors que la production de ce même kilogramme coûte 190 francs CFA. Le Mali envisage des alternatives, mais il n'est pas facile de sortir de la monoculture. Le Mali est détenteur de plusieurs faiblesses, mais il y a entre autres les sécheresses répétitives depuis les années 1970, la baisse des matières premières produites, la hausse des coûts de production et le secteur industriel peu développé, ce qui engendre une grande importation des biens de consommation. Le Mali est également confronté au problème de la dette. Les organisations mondiales ont poussé le Mali à adopter des politiques d’ajustement structurel avec la privatisation de certains secteurs de l’économie.

Quant à la dévaluation du franc CFA, censée favoriser les exportations, elle a surtout divisé par deux la valeur des capitaux nationaux et donc les capacités d'investissement nationales ; les exportations maliennes de produits transformés sont avant tout bloquées par des barrières administratives, et non du fait de leur prix.

En plus du coton ( 12e  producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200 000 tonnes) dont une faible partie seulement est exportée (3 000 tonnes) malgré un énorme potentiel. C'est un gros producteur et exportateur de bétail dans la région :

  • cheptel bovin 7,8 millions de têtes
  • cheptel caprin 22 millions de têtes.

L'or occupe la première place dans les recettes d'exportation du Mali (75 % en 2009). suivi du bétail, du coton et du fer. D'autres produits comme l'arachide (360 000 tonnes produites en 2003) s'exportent fortement.

En ce qui concerne l'immobilier, le Mali est un pays en chantier. Il existe de nombreux projets publics et privés dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. La demande en matériaux de construction est en très forte croissance. Aussi, les créneaux suivants offrent d'énormes possibilités d'investissement : fabrique de briques, cimenteries, fabrication de chaux et de peintures, production de plâtre, fabrication de fer à béton et autres, menuiserie métallique ou de bois pour les bâtiments, fabrication d'appareils électriques (ampoules, disjoncteurs, prises, gaines).

Le tourisme, encore circonscrit à quelques zones, se développe depuis quelques années. Citons notamment les sites classés au patrimoine mondial de l'humanité UNESCO : le Pays Dogon, Tombouctou, Djenné, le tombeau des Askia à Gao. Certains de ces sites ont été profanés à Tombouctou et Gao depuis l'occupation par les islamistes en juillet 2012.

Le Mali possède comme principales ressources naturelles des produits agricoles. En effet, 80 % de la population étant active trouve un emploi dans ce domaine. Les vingt autres pourcent sont dans l’industrie et les services. Leur production est surtout basée sur les céréales qui constituent l’essentiel de leur base alimentaire. Ces céréales sont surtout : le mil, le sorgho, le riz, le maïs, le fonio ainsi que le blé. Il y a aussi quelques tubercules tels que : l’igname, la pomme de terre et le manioc. Une des cultures ayant eu une certaine montée en production est celle de la production fruitière et maraîchère. Les bananes, les mangues et les oranges forment une importante exportation vers les pays d’Europe et les pays arabes. La production cotonnière domine l’agriculture industrielle, mais malgré cela elle a quand même connu une baisse de 5,23 %. Aujourd’hui le coton est produit à perte et cela depuis la chute du marché en 2005. L’industrie n’a malheureusement jamais réussi à atteindre de nouveau le prix de vente d’avant la crise.

En 2012, une entreprise canadienne a fait des sondages exploratoires en vue d’exploiter une mine d’uranium dans la région de Faléa26.

Le PIB est principalement tiré par les secteurs primaire et tertiaire. Le PIB de 2006 était de 3 132 milliards de francs CFA et a augmenté à 3 344 milliards de francs CFA en 2007. L’inflation en 2009 était de 2,2 %. Le Mali espère réaliser un taux de croissance nominal du PIB de 7,8 %. En 2008 et 2009, la croissance devrait légèrement s'accélérer pour atteindre un taux moyen annuel de 4,8 %. Les exportations sont de 0,915 milliard de dollars et les importations de 0,927 milliard de dollars. Le PIB par secteurs (principaux) l’agriculture 45 %, l’industrie 17 % et les services 38 %. Les services occupent 13 % de la population active et contribuent pour 38 % au PNB du pays. Le secteur public n'occupe plus que 22 % des effectifs salariés du pays. Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1 % (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30 %. Et puis, 30 % de ce total résident dans un milieu urbain tandis que la majorité des démunis vivent dans un milieu rural.

Sources : http://www.indexmundi.com/fr/mali/index.html#Économie, http://www.emergence-mali.com/economie.html

Indicateurs de développement

Indice de développement humain (IDH) : 182e sur 187 en 2012.

Évolution de l'IDH sur 30 ans1

Année

1980

1990

2000

2005

2010

2011

2012

IDH

0,176

0,204

0,270

0,312

0,344

0,347

0,344

 

Indicateur de pauvreté humaine : 107e sur 177 (56,4 %)27.

Le rapport national sur le développement humain 2006 porte sur les relations entre la dégradation de l'environnement et ses effets sur les conditions de vie et de bien-être des populations. Les recommandations touchent principalement la maîtrise des eaux, la diminution de la pression humaine sur les ressources forestières, le contrôle des déchets chimiques toxiques, la lutte contre l'ensablement et la désertification. Il propose notamment de renforcer les capacités de gestion des populations locales et réclame l'application de la réglementation existante28.

Transports

Le transport aérien se caractérise non seulement par la présence de plusieurs aéroports internationaux, et des aérodromes, mais aussi par la fréquentation de ceux-ci par beaucoup de compagnies aériennes : Air-France, Aigle-Azur, Royal-Air Maroc, Tunis-air, Air-Algérie, Ethiopian Airlines, Air-Mali, Air-Burkina, Air-Ivoire, Spanair, Afriquiha, etc.

Le transport ferroviaire relie la Capitale du Mali à la Capitale du Sénégal sur 1248 km, hérité de la colonisation, Trans-rail autrefois appelé Régie des Chemins de Fer du Mali a été construit par le colon dans le but de faciliter les interventions militaires du Sénégal vers le Niger (fleuve) et inversement en cas d’émeute, et surtout le transport des matières premières vers l'Europe. Une rénovation effectuée par la China Railway Construction Corporation International est à l'étude29.

Le transport fluvial reste marqué par sa saisonnalité à cause de la présence des chutes et des cataractes le long des cours d'eau, il est assuré par deux bateaux : Kankou Moussa et Général Soumaré qui relient Koulikoro à Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.

Démographie

Article détaillé : Démographie du Mali.

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Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Le Mali a 14,5 millions d'habitants, dont 53,3 % de femmes[Quand ?].

La pauvreté est importante puisque les 10 % de la population la plus pauvre ne consomment que 2,4 % des consommations totales du pays et les 10 % les plus riches en consomment 30,2 % (2001)30.

Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l'un des taux de fécondité les plus élevés au monde. La croissance très rapide de la population constitue un problème fondamental pour l’amélioration du niveau de vie des Maliens, d'autant plus que les deux tiers de la superficie du Mali sont arides ou semi-arides.

Santé

L'espérance de vie à la naissance est de 53,06 ans en moyenne, 51,43 ans pour les hommes et 54,73 ans pour les femmes (estimation de 2012 31).

SIDA au Mali

Le taux de prévalence moyen national du VIH est de 1,3 % en 2006 contre 1,7 % en 2001 dans la population générale. Cependant cela est marqué par une féminisation de l’épidémie, en effet le taux de prévalence observé chez les femmes enceintes est de 3,5 % depuis 200232. Cependant le pourcentage de personnes ayant entendu parler du VIH a baissé, sur la tranche d’âge de 15 à 49 ans, et est passé de 90,3 % à 86,2 % pour les femmes et de 98,1 % à 90,6 % chez les hommes. Parmi eux, 20,7 % a eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans. Pour les femmes la proportion est de 24,7 % contre 5,4 % pour les hommes. 9,3 % des femmes et hommes de 15-49 ans ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois, dont 25,3 % des hommes et 5,9 % des femmes. Parmi eux 28,4 % ont déclaré avoir utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel, dont 16,7 % pour les femmes et 38,8 % pour les hommes33.

Éducation

Le taux d’alphabétisation se situe entre 23 et 46 % selon les sources34,35. Ce taux est plus faible parmi les femmes, la majorité des élèves étant des garçons. L'alphabétisation au Mali est en développement.

Culture

Article détaillé : Culture du Mali.

Le Mali a su conserver les éléments importants de ses cultures traditionnelles. Les griots (ou « Djéli ») exercent toujours leurs fonctions de musiciens-poètes transmettant l’histoire du pays et des hommes sur plusieurs générations. Bakary Soumano, chef des griots du Mali de 1994 à 2003, a contribué à réhabiliter les fonctions du griot dans la société moderne.

Parmi les grands écrivains maliens, on peut citer Amadou Hampâté Bâ.

Parmi les cinéastes de renommée internationale, on peut citer Cheick Oumar Sissoko et Souleymane Cissé.

Pour la musique, voir la section dédiée.

Langues

Article détaillé : Langues du Mali.

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Signalisation bilingue à l'entrée de Kidal. Sur le côté gauche du rocher, Kidal est transcrit en caractères tifinagh.

Le français est la langue officielle, mais la plus utilisée est le bambara qui est parlé par 80 % de la population35. Cette dernière, ainsi que douze autres (bobo, bozo, dogon, peul, soninké, songhaï (ou Songoy), sénoufo-minianka, tamasheq, hassanya, khassonké, madenkan et le maninkakan) sont reconnues par l'État comme des langues nationales36.

Le recensement de 1987 a enregistré la langue parlée par les personnes de plus de 6 ans. Le bambara arrive largement en tête (38,3 %), suivi du peul (11,7 %), du dogon (6,9 %), du songhay (6,3 %) et du soninké (12,3 %)37. La connaissance du français a également beaucoup progressé. En 1960, 66 000 Maliens savaient lire et écrire en français. En 1985, ils étaient 564 000. En 2009, ils sont 2,2 millions38.

Religion

Article détaillé : Religion au Mali.

Selon les données du CIA World Factbook, l'islam est la principale religion pratiquée au Mali (90 %) alors que les catholiques, protestants et animistes représentent à peu près 10 %. La religion est omniprésente au Mali. Il est rare de trouver un village sans sa mosquée. Mais des cérémonies animistes, pourtant interdites par l'islam, persistent encore dans quelques villages majoritairement musulmans.

L'un des lieux célèbres du christianisme au Mali est la ville de Kita dans la région de Kayes ( 1re région) où se trouve la cathédrale Notre-Dame où a lieu le pèlerinage catholique annuel au Mali.

Communautés

La population du Mali est divisée en plusieurs communautés. Les peuples nomades et semi-sédentaires se trouvent au nord. Les Maures, les Kountas et les Touaregs se partagent environ 10 % de la population. Les premiers sont traditionnellement spécialisés dans le commerce de la gomme arabique tandis que les seconds et les troisièmes sont éleveurs nomades ; ils se déplacent en permanence à la recherche de pâturages frais pour leur bétail.

Plus au sud, on trouve les Bambaras (28 %) qui représentent le groupe majoritaire, autour de la capitale Bamako, ainsi que les Malinkés qui leur sont apparentés et les Soninkés, les Peuls, les Sénoufos, les Bwas, les Bozos, les Dogons, les Songhai, les Khassonkés.

Les Touaregs, les songhaïs, les Kounta et les Bérabich résident dans le nord du Mali, la partie la plus aride et la moins peuplée du pays.les Bellas, qui sont d'anciens esclaves des Touaregs, vivent dans ces mêmes régions.

Musique

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Amadou au Parc de Choisy lors d'un concert de lutte contre la désertification du Sahel.

Les mélodies traditionnelles, autrefois jouées sur la kora, continuent d'alimenter la musique d'aujourd'hui via des interprètes dignes descendants des griots tels Diaby doua, Mamadou Diabaté, Ganda Fadiga, Toumani Diabaté, Babani Koné, Ami Koïta, Tata Bambo, Mah Kouyaté, Sekou Kouyaté. Parmi les non-griots, on peut également citer Salif Keïta, Ali Farka Touré, Boubacar Traoré, Oumou Sangaré et Samba Touré.

La diversité de la musique malienne met en valeur la diversité culturelle du Mali. On peut ainsi trouver différents styles musicaux comme les chansons de chasseurs, la musique du wassolou, les griots,  etc.39

Les instruments utilisés sont essentiellement le n'goni, la kora, le balafon, le bara, le n'dounu.

La musique malienne est surtout connue à travers des célébrités comme Amadou et Mariam Bagayogo, le "couple aveugle" qui a créé Beaux dimanches (Le dimanche à Bamako…), Ali Farka Touré le deux fois nommé aux Grammy Awards, Salif Keïta, Habib Koité, Samba Touré, héritier de la musique d'Ali Farka Touré, Mama Sissoko qui fut plagié par le célèbre chanteur américain Carlos Santana et dont l'affaire fut portée devant la justice américaine en 2005, Oumou Sangaré, Oumar Koïta qui est naturalisé allemand, ou encore Mokobé jeune malien de France qui a su s'imposer dans le milieu du rap tout en n'oubliant pas ses racines et en collaborant avec plusieurs artistes africains. Ballaké Sissoko œuvre par ses collaborations avec des musiciens européens comme le violoncelliste Vincent Ségal ou le pianiste Ludovico Einaudi au rayonnement de la kora et de la culture malienne.

La musique dogon est bien souvent l'oubliée de ce patrimoine très riche. Cette musique dogon est diverse et variée. Elle est étroitement associée aux différents rites : mariages, funérailles,  etc. Après Kadja Lélé, la vétérane, la jeune chanteuse Déné Issébéré est l'emblème de cette culture musicale dogon aussi bien au Mali qu'en dehors des frontières maliennes40.

La musique touareg est appréciée au-delà des frontières maliennes, notamment le blues touareg ; elle est représentée entre autres par le groupe Tinariwen, initiateur et leader de ce courant musical.

En plus d'elle, il y a le célèbre reaggaeman Koko Dembélé qui a composé beaucoup de titres en langue dogon.

Média

Article détaillé : Média au Mali.

Les médias au Mali sont constitués par la presse écrite (en français et quelques journaux en langues nationales), par la radio de proximité, par la télévision, ainsi que par plusieurs services liés (satellite, câble, internet).

Les journaux sont concentrés dans la capitale Bamako ou dans les grandes villes régionales. Le réseau des radios libres croit à grande vitesse. Ces radios atteignent la grande majorité de la population en diffusant des émissions dans les langues locales. L'accès à internet se développe tant au niveau de l'extension des infrastructures, de la réduction des coûts et de la familiarisation des usagers aux outils les plus courants. On note plusieurs collaborations de sites internet avec des journaux, des radios et des télécentres communautaires.

L’artisanat du Mali est très riche, il varie d’une région à une autre, d’une ethnie à une autre.

Fêtes et jours fériés

Fêtes et jours fériés

Date

Nom français

Nom local

Remarques

1er  janvier

 

Jour de l'an

 

20 janvier

 

Fête de l'armée du Mali

 

26 mars

 

Journée des Martyrs

Chute du régime de Moussa Traoré

1er  mai

 

Fête du travail

 

25 mai

 

Fête de l'Afrique

Création de l'Organisation de l'unité africaine

22 septembre

 

Jour de l'Indépendance

Proclamation de la République du Mali (Indépendance accordée par la France le 20 juin 1960 à la Fédération du Mali).

25 décembre

 

Noël

Naissance de Jésus-Christ

 

Sont également fériées un certain nombre de fêtes dépendant du calendrier musulman : Korité (fin du Ramadan), Tabaski (commémoration du sacrifice d'Abraham), Maouloud (naissance de Mahomet), Tamkharit (nouvel an musulman).

Francophonie

Les régions du Mali de Gao, Kayes, Kidal, Koulikoro, Mopti, Segou, Sikasso et de Tombouctou sont membres de l'Association internationale des régions francophones41.

De plus le Mali est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie de même que de l'Organisation internationale de la francophonie.

Notes et références

  1. a et b Indicateurs internationaux de développement humain
  2. Du 30 juin 1962 au 1er  juin 1984, la monnaie était le franc malien.
  3. ( fr ) [PDF]Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 7 octobre 2009, sur Maliweb (consulté le 31 août 2010)
  4. ( en ) Least Developed Countries, sur Bureau du Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement des Nations Unies (consulté le 31 août 2010)
  5. ( fr ) [PDF]Résultats Provisoires RGPH 2009 (District de Bamako), sur Institut national de la statistique (République du Mali) (consulté le 31 août 2010)
  6. Le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du comité, justifie le coup d’État par « l'incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens nécessaires de défendre l'intégrité de notre territoire national » AP, « Coup d'État de soldats contre le gouvernement au Mali »,‎ 22 mars 2012
  7. « Nord-Mali : la rébellion crée un État islamique » - Article du Figaro du 27 mai 2012
  8. « L’unité du Mali plus que jamais menacée » - article de afriscoop.net du 27 mai 2012
  9. « Le Mali est menacé de partition » - article de la-croix.com du 12 avril 2012
  10. Bilal Ag Acherif, « Communiqué no  14-04-04-2012- Fin des Opérations Militaires », sur MNLA,‎ 4 avril 2012 (consulté le 16 août 2012)
  11. Le Mali et l'uranium au cœur des discussions entre les présidents français et nigérien à Paris sur Radio France International
  12. Niger : les forces spéciales protégeront les mines d'uranium d'Areva sur Le Point.fr
  13. Jeune Afrique/ AFP, Mali : état d'urgence pour combattre les islamistes, 11/01/2013
  14. http://news.fr.msn.com/m6-actualite/les-forces-fran%c3%a7aises-engag%c3%a9es-au-mali-contre-les-islamistes-arm%c3%a9s-1
  15. Nicolas Gros-Verheyde sur Bruxelles2.eu et le CLUB de B2: http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/armees-europeennes/un-defile-national-aux-couleurs-du-mali.html
  16. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/mali-les-islamistes-ont-subi-de-lourdes-pertes_1209040.html
  17. Nicolas Gros-Verheyde, Thomas Le Bihan sur Bruxelles2.eu et le CLUB de B2, http://www.bruxelles2.eu/zones/sahel/la-formation-du-second-bataillon-commence-a-koulikoro.html http://www.bruxelles2.eu/zones/sahel/mali-un-premier-tour-salue-par-les-europeens.html
  18. http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/jean-pierre-bel-evoque-3-000-soldats-francais-en-juillet-au-mali-25-03-2013-1645571_240.php
  19. François L'Écuyer, « Lent développement au Mali », Le Journal des alternatives (Québec),‎ 25 janvier 2006 (lire en ligne)
  20. Mali : Ibrahim B. Keïta élu avec 77,61%, Le Figaro, 15-08-2013.
  21. Modibo Kéita et Kò Samaké (Réseau Réussir la Décentralisation), Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali
  22. a et b Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Mise en œuvre de la décentralisation au Mali : « Bilan et perspectives »
  23. "L'Afrique des Grands Lacs: Annuaire 1999-2000", par Stefaan Marysse et Filip Reyntjens, page 302 [1]
  24. « LES SOCIETES MINIERES CANADIENNES D'EXPLORATION ET DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE L'OR: LES IMPACTS DE LEURS ACTIVITES EN AFRlQUE DE L'OUEST» mémoire de PAR FODÉ-MOUSSA KEITA à l'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL 2007 [2]
  25. Mali : statistiques, sur statistiques-mondiales.com (consulté le 16 août 2012)
  26. Mali : uranium
  27. [PDF]Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), « Rapport mondial sur le développement humain 2007/2008 », La Découverte (ISBN 978-2-7071-5356-2, consulté le 12.7.2009), p.  257
  28. Lancement officiel du rapport national sur le développement humain (RNDH) édition 2006, sur initiatives-mali.info,‎ 20 octobre 2006 (consulté le 16 août 2012)
  29. [http://www.ladepechediplomatique.com/Vers-la-renovation-du-troncon-malien-du-chemin-de-fer-Dakar-Bamako_a1010.html
  30. [3]
  31. Fiche du Mali du CIA World Factbook.
  32. ONUSIDA, « RAPPORT DE LA COLLECTE DES DONNEES SUR LES RESSOURCES ET LES DEPENSES NATIONALES (REDES) DE LA LUTTE CONTRE LE VIH ET LE SIDA AU MALI 2006 », sur www.unaids.org,‎ 2007 (consulté le 18 janvier 2013)
  33. ONUSIDA, « RAPPORT NATIONAL UNGASS 2012 », sur www.unaids.org,‎ 2012 (consulté le 18 janvier 2013)
  34. ( en ) Mali statistcs, sur UNICEF (consulté le 16 août 2012)
  35. a et b ( en ) The World FactBook : Mali, sur Central Intelligence Agency (consulté le 16 août 2012)
  36. ( fr ) Jacques Leclerc, « L'aménagement linguistique dans le monde - Mali », sur Trésor de la langue française au Québec,‎ 27 mai 2009 (consulté le 3 août 2009)
  37. S. M. Traoré, la répartition spatiale de la population, in Philippe Bocquier et Tiéman Diarra, Population et société au Mali, Paris, L'Harmattan,‎ 1999, 204  p. (ISBN 2738484905, 9782738484901), p.  21-29
  38. Jean-Benoît Nadeau, « En 2050, la langue française sera Africaine ! », sur Forum mondial de la langue française,‎ 5 mars 2012 (consulté le 16 août 2012)
  39. http://ias.umn.edu/2012/10/11/skinner-ryan/ Lecture on Music and Politics in Mali (anglais)
  40. Déné Issébéré - Pays dogon
  41. Site de l'Association internationale des régions francophones, sur regions-francophones.com (consulté le 16 août 2012)

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Mali, sur Wikimedia Commons
  • Mali, sur Wikinews

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

 

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<a data-cke-saved-href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flag_of_OIC.svg" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flag_of_OIC.svg" title="" drapeau="" de="" l'organisation="" la="" conférence="" islamique"="" t="" "="">Drapeau de l'Organisation de la conférence islamique

<a data-cke-saved-href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flag_of_OIC.svg" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flag_of_OIC.svg" title="" drapeau="" de="" l'organisation="" la="" conférence="" islamique"="" t="" "="">
 

C’est comme dirait l’autre: «Aide-moi à extraire mon or et moi je fais la guerre à tes côtés». C’est le deal

 

 

 

INTERVIEW DU CHEF DE L’ETAT AU FIGARO : « Aqmi épaule les rebelles touaregs »


Le Présdent de la République, SEM Amadou Toumani TOURE, a accordé le lundi dernier une interview à M. Thierry Oberlé, l’envoyé spécial du journal français Le Figaro. Dans l’interview publiée dans l’édition en ligne du journal parisien, le Chef de l’Etat évoque, entre autres, la fin de son mandat, les derniers développements de la crise du Nord, AQMI et les élections.
Nous vous proposons ci-après l’intégralité de cette interview.

 

LE FIGARO. - Pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de beaucoup d’autres chefs d’État africains et ne briguez-vous pas un troisième mandat présidentiel ?

Amadou Toumani TOURÉ. - Je suis le coauteur de la Constitution actuelle qui a suivi le soulèvement populaire de 1991. Les Maliens s’étaient battus dans la rue pour la démocratie. Porté au pouvoir par cette révolution du 26 mars, je l’ai remis aux civils l’année suivante dans les délais prévus comme je l’avais promis. L’objectif de la Constitution était de mettre fin au régime du parti unique et de favoriser un système d’alternance en limitant à deux les mandats présidentiels. Je me dois d’être exemplaire et de respecter ma propre parole.
Le Président ATT avec Thierry Oberlé du journal Le Figaro
Le premier tour de la présidentielle va-t-il se dérouler, comme prévu, le 29 avril alors que l’intégrité du territoire est remise en cause par le conflit dans le nord du Mali ?

L’élection présidentielle peut et doit se tenir quelle que soit la situation dans le Nord. Il est important de ne pas tomber dans le piège comme cela s’est fait ailleurs sur le continent et de prétendre que la crise oblige à reporter le scrutin. Sortir des délais, c’est partir à l’aventure. Seuls 2 % de la population apparaît dans une situation de vote difficile. La crise ne doit pas déteindre sur les institutions. Quel que soit le résultat des discussions engagées d’ici là avec les rebelles, il faut qu’un président à forte légitimité puisse mener le dialogue.

Comment expliquez-vous l’émergence d’une nouvelle rébellion touarègue ?

Le Mali subit les effets collatéraux de la guerre en Libye qui était devenue le magasin d’armes à ciel ouvert le plus important du monde, le moins cher et le mieux achalandé. À la chute du régime de Kadhafi, les ressortissants originaires du Mali qui avaient combattu pour l’ancien régime sont rentrés avec armes et bagages au pays de leurs ancêtres. Ces combattants aguerris sont près d’un millier. Ils sont équipés de véhicules blindés légers, d’artillerie, de canons antiaériens, de fusées SAM7, de mitrailleuses lourdes, de moyens de transmission, de munitions. Nous avons proposé d’installer ce contingent dans des zones de cantonnement en les aidant. Surarmé, le MNLA s’est jeté de manière unilatérale dans une guerre inutile.

Vous venez de perdre Tessalit, un verrou stratégique. La rébellion est-elle supérieure militairement à l’armée régulière ?

Je ne suis pas sûr. Nos troupes ont quitté la garnison de Tessalit pour permettre aux civils de sortir du piège de l’encerclement par les rebelles. Le retrait s’est effectué pour des raisons humanitaires.

Que s’est-il passé le 24 janvier dans la garnison d’Aguelhok ? Qui est, selon vous, responsable du massacre de vos hommes ?

La garnison n’avait plus de munitions et il était impossible d’acheminer des renforts. Les soldats qui se sont battus vaillamment ont été faits prisonniers. Lorsque le MNLA a quitté les lieux nous avons découvert une tragédie. 70 de nos jeunes étaient alignés sur le sol. Les Noirs avaient les poignets ligotés dans le dos. Ils ont été abattus par des balles tirées à bout portant dans la tête. Ceux qui avaient la peau blanche, les Arabes et les Touaregs, ont été égorgés et souvent éventrés (Amadou Toumani Touré montre des photos de corps suppliciés, NDLR). C’est un crime de guerre. Je suis étonné par le silence des organisations internationales sur ces atrocités. Que dit la Cour pénale internationale ? Rien. Une commission d’enquête a été chargée de remettre un dossier à la justice malienne. Le MNLA qui a revendiqué la victoire porte une lourde responsabilité, mais nous savons que le contingent le plus important du groupe était composé essentiellement de gens d’Aqmi. L’implication d’Aqmi est importante dans ce conflit tout comme celle du groupe islamiste touareg Ansar dine d’Iyad ag Ghali.

Allez-vous, malgré tout, négocier avec le MNLA ?

Je n’aime pas le terme de négociation, je lui préfère celui de dialogue. En revanche, il n’est pas question d’envisager une indépendance. Il est indispensable de préserver l’intégrité territoriale du Mali, après tout peut se discuter. Je tiens toutefois à souligner que les critiques sur l’absence d’efforts en faveur du développement du Nord sont injustes. Nous y avons investi des sommes considérables en favorisant le transfert des responsabilités aux autochtones. On peut même parler sur ce point de discrimination positive en faveur des Touaregs.

Vous êtes régulièrement accusé à l’étranger de laxisme à l’égard d’Aqmi. Considérez-vous que cette guerre internationale contre le terrorisme n’est pas la vôtre ?

C’est une accusation un peu facile. On a souhaité qu’on se batte contre Aqmi et on l’a fait. Nous avons donné la chasse en juin 2009 aux assassins du chef de nos services de renseignements à Tombouctou et nous avons perdu trente hommes au cours de l’opération. Nous ne sommes pas laxistes, mais nous luttons avec nos moyens qui sont limités. Nous avions sonné l’alarme dès 2006 en expliquant que seule une coopération des pays riverains du Sahara pouvait venir à bout des islamistes armés. On a malheureusement perdu six ans puisque ce n’est que maintenant que commence à se mettre en place une stratégie transnationale pour mettre en commun nos moyens de lutte.

Êtes-vous favorable au paiement de rançons pour la libération des otages ?

C’est une mauvaise solution qui renforce les capacités de certains groupes, mais il ne faut pas être hypocrite. Les pressions de toutes sortes sont fortes pour obtenir la libération de personnes retenues captives dans des conditions insupportables. Je souhaite que les six otages français soient libérés le plus rapidement possible. Chaque fois que le Mali peut aider, il n’hésite pas à le faire.

Par Thierry Oberlé
Mis à jour le 15/03/2012 à 09:37 | publié le 14/03/2012 à 09:23

 

 

 

 

 


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